L’Ostreid Herpes virus 1 serait, selon les chercheurs d’Ifremer, la cause probable de la surmortalité des jeunes huîtres que nous avons signalée le mois dernier dans cet article.
Lire, par exemple, cet article du Nouvel Observateur.
L’Ostreid Herpes virus 1 serait, selon les chercheurs d’Ifremer, la cause probable de la surmortalité des jeunes huîtres que nous avons signalée le mois dernier dans cet article.
Lire, par exemple, cet article du Nouvel Observateur.
Notre assemblée générale se tiendra à la Prée au Duc à Noirmoutier-en-l’île le vendredi 8 août à 20 heures 30. Nous ferons le point sur nos dossiers; nous envisageons de travailler cette année sur la qualité de l’eau, les eaux de ruissellement, les zones humides. La question de la gestion de l’eau sera posée.
La carte jointe à la convocation envoyée aux adhérents localise les sujets de préoccupation de l’association.
Toutes les personnes concernées par l’environnement de l’île de Noirmoutier sont cordialement invitées. Selon nos statuts, seuls les adhérents à jour de cotisation ont voix délibérative; ils auront à approuver le rapport moral, le rapport d’activité et le rapport financier, se prononcer sur le rapport d’orientation qui présentera les projets de l’association pour l’année à venir, et voter le renouvellement ou l’admission éventuelle de membres du Conseil d’administration.
Les visiteurs qui découvrent l’Ile demandent souvent: “Quand récolte-t-on le sel ?”
La récolte peut exceptionnellement commencer en avril-mai, mais en général elle débute en juin-juillet pour se terminer en août-septembre. Elle peut exceptionnellement se prolonger en octobre, voire même très rarement jusqu’à la Toussaint !
Après un beau mois de juin qui a permis le limage des oeillets (le nettoyage de la vase salée des bassins de cristallisation) quelques pluies début juillet avaient perturbé le démarrage de la saison du sel cette année.
Mais depuis la mi-juillet le salange (la saison de récolte du sel) bat son plein; nous avons eu une première phase de vents Ouest Nord-Ouest un peu frais mais très bénéfiques pour la croissance du gros sel et la floraison du viel (fleur de sel).
Depuis peu les vents remontent à l’Est Nord-Est, c’est la Galerne (vent de terre sec et chaud), à la fois espérée et redoutée: de fructueuses mais rudes journées de travail en perspective pour les cent vingt sauniers de l’Ile, pour qui ces beaux jours représentent la récompense d’un long et minutieux travail de préparation des marais commencé dès le mois de février.
La mortalité juvénile estivale des huîtres est un phénomène connu; cependant, les jeunes huîtres des côtes françaises sont actuellement frappées de surmortalité, à un taux de 40% à 100% selon les sites, pour un seuil d’alerte fixé à 15%.
Cette crise, la plus grave depuis celle qui décima l’huître plate portugaise aux années 1970, a touché le sud de la France en mai, et le littoral vendéen en juin; elle affecte également les Pays Bas.
(Courrier vendéen du 17 juillet 2008: cliquez sur les vignettes)
Pour l’instant, la cause de la crise reste inconnue. Des études sont en cours, et plusieurs hypothèses sont émises: la hausse de la température de l’eau, la présence d’une algue toxique ou, hypothèse plus inquiétante, un nouveau virus. Selon le Courrier vendéen, un rapport d’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), soulève les pistes environnementale et pathologique.
Le Comité régional conchylicole a invité les ostréiculteurs et professionnels de la filière à une réunion d’information sur la mortalité juvénile de l’huitre, mardi dernier à La Guérinière.
Cette crise ne présente aucun risque pour le consommateur.
Certains marais salants de l’île sont des sites exceptionnels où prolifère une plante rare et protégée, l’absinthe ou armoise maritime: Artemisia Maritima. Cette plante médicinale était bien connue des Noirmoutrins comme vermifuge, les sauniers en mâchonnaient la tige amère ou s’en frottaient la peau contre les moustiques. Située à la limite des plus hautes marées, elle peut se développer plus haut sur les berges au pied des tas de sel, sur les berges où l’on jette les algues salées retirées des réserves d’eau ou aux endroits où la vase salée est étalée lors des travaux de nettoyage.
La conduite des eaux usées surplombant l’Etier du Moulin sur le Pont Noir vient d’être réparée suite à deux fuites (voir ici). A 500 mètres de là, le long de la route de Champierreux, un bassin d’alimentation salicole en communication avec l’étier du Moulin se remplit d’eau à marée haute, puis se vide mystérieusement, demeurant à sec la plupart du temps. Ce phénomène se produit règulièrement à chaque grande marée depuis plus de quinze ans. Magie de l’évaporation ? Pas du tout. L’observateur attentif peut voir à un endroit une sorte de trou en entonnoir dans le fond du bassin.
(cliquez sur les vignettes pour les agrandir)
Par ce trou d’effondrement provoqué très probablement par les surpompages intensifs aquacoles, les eaux de surfaces communiquent avec la nappe d’eau salée souterraine. Les qualités biologiques de cette eau souterraine sont dès lors altérées par des eaux de surface dont on sait que la qualité est sujette à de nombreuses sources de pollution potentielles.
Or, aucune cartographie précise n’a pour l’instant répertorié officiellement l’ensemble des effondrements dus aux excès de l’aventure aquacole. Les conséquences juridiques, financières, environnementales et sanitaires de ces “accidents” n’ont toujours pas été officiellement évaluées. Ainsi dans les zones de l’île où le bri (couche d’argile) est de faible épaisseur d’autres effondrements non répertoriés peuvent être encore actifs et générer une pollution de la nappe souterraine et l’impossibilité de valorisation économique des marais concernés.
Une nouvelle association d’usagers du port de Noirmoutier en l’île est en création (voir notre article ici, avec le commentaire de Jean-Marie Berthet, un des membres fondateurs de l’association).
L’assemblée générale constitutive de « La Grue en Main » se tiendra le lundi 14 Juillet 2008 à 14h30 à la Salle Ganachaud, derrière la Mairie annexe de l’Herbaudière.
L’association « La Grue en Main » espère rassembler des adhérents parmi ceux qui souhaitent que le Port de Noirmoutier-en-l’Ile vive et se développe; ceux qui veulent pouvoir y embarquer, débarquer, mettre à l’eau ou sortir d’eau leur bateau sept jours sur sept en toute sécurité, à un coût raisonnable, et y faire séjourner leur bateau dans de bonnes conditions; et ceux qui souhaitent que le patrimoine traditionnel du Port et de ses alentours soit préservé et entretenu.
Inquiets de l’état de la conduite qui renvoie à travers les marais les eaux usées de l’Épine vers la station d’épuration de la Salaisière (voir nos articles en cliquant ici) nous avons envoyé la lettre suivante à Monsieur le Président de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier.
Noirmoutier, le 4 juillet 2008
Monsieur le Président,
Les incidents répétés (deux fuites successives) survenus ces derniers jours au Pont Noir au niveau de l’Etier du Moulin sur la conduite principale de renvoi des eaux usées vers la station d’épuration de la Salaisière inquiètent, à juste titre les responsables de la SAUR.
Ces incidents concernent directement l’ensemble des professionnels ou usagers dont l’activité dépend de la bonne qualité de l’eau salée littorale (saliculture, aquaculture, pêche à pied, baigneurs…)
Le dynamisme de ces activités liées à la qualité de l’eau est une base essentielle de l’économie insulaire.
Nous nous permettons d’attirer votre attention sur les graves conséquences écologiques et économiques que provoqueraient de nouvelles ruptures de ces canalisations.
Vous n’ignorez pas que ces canalisations traversent les marais de notre île entre L’Epine et Noirmoutier, franchissant deux étiers en tronçons aériens et plusieurs étreaux en tronçons immergés. Il est envisageable que de nouvelles fuites puissent se produire à tout moment sur d’autres parties de ce réseau.
Nous avons constaté que certaines portions à ciel ouvert de ces canalisations se trouvaient dans un état inquiétant et nous pouvons nous demander s’il n’est pas urgent de faire une révision de l’ensemble de ce réseau.Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous rassurer en mettant le plus rapidement possible cette question à l’ordre du jour du conseil communautaire que vous présidez et en nous informant des mesures d’urgence prises pour évaluer ce risque et prévenir la répétition de ces incidents.
Croyez, Monsieur le Président, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
La Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne
Nouvel épisode du feuilleton des fuites de canalisations des eaux usées dans l’Etier du Moulin au Pont Noir: une nouvelle rupture de canalisation se serait produite le 1er juillet au matin, ayant entraîné une pollution de l’Etier du Moulin. La SAUR a travaillé jusqu’au 2 au soir pour remplacer les nouvelles parties défectueuses, apparemment le tronçon enterré en aval de la première réparation (dont semble-t’il le poste de contrôle).
Où sera la prochaine rupture? Jusqu’à quand ce feuilleton durera-t’il, faisant planer un danger permanent sur la qualité des eaux pour la saliculture et les eaux littorales?
Les prises d’eau prévues pour les marais salants à partir du 1er juillet ont dû être retardées par décision de précaution dans l’attente d’une chasse le 2 juillet au soir. On espère pouvoir prendre une eau indemne à partir du 3 après-midi.
Un responsable de la SAUR aurait reconnu ces jours-ci que la conduite était susceptible de connaître de nouvelles ruptures n’importe où et n’importe quand cet été. Voilà une bonne nouvelle pour les sauniers, les marais salants, les baigneurs, les pêcheurs à pied, les ostréïculteurs et la nappe souterraine avec laquelle les eaux de surface sont en communication à 500m du Pont Noir!. Les élus communautaires vont certainement se saisir très rapidement de ce dossier urgent et ultra sensible; Vivre l’île 12 sur 12 va les interpeller pour les y encourager!
Pour compliquer la situation, une petite marée de déchets divers issus de la casse du Thalassa hante le fond du port tout contre les portes des écluses.
Il semblerait que la municipalité n’ait rien prévu pour faire repêcher tous ces débris pourtant bien accessibles. On espère sans doute s’en débarrasser lors de la chasse du 2 juillet. Tous ces débris vont alors aller se promener un peu partout dans la baie du port pour revenir ensuite par petits paquets à chaque marée. Ah que la mer est joli… sans l’espèce humaine!
La semaine dernière nous avons publié quelques photos de la conduite qui renvoie à travers les marais les eaux usées de l’Épine vers la station d’épuration de la Salaisière. Par une curieuse coïncidence, la conduite des eaux usées dont nous avons signalé le mauvais état apparent vient de faire hier l’objet d’une intervention.
En effet sur les quatre photos ci-dessous, prises vers 16h30 le 24 juin, on peut constater que les enveloppes métallique et polystyrène de la conduite ont été enlevées sur une certaine longueur au niveau du Pont Noir (route de Champierreux, sur l’Étier du Moulin), qu’un collier de sécurité a été posé sur une partie fissurée de la conduite, et qu’une fuite sous pression se produit par intermittence, un peu d’eau usée tombant sur la chaussée et dans l’étier situé juste dessous, l’étier étant en vidange.
Vers 17h30, tous les débris de polystyrène et de métal avaient été enlevés; comme on le voit sur la photo ci-dessous, un morceau d’enveloppe métallique avait été replacé sur la conduite, dissimulant au regard l’endroit de la réparation et de la fuite.
Apparemment, un accident de voiture se serait produit à cet endroit, et un véhicule serait resté en équilibre sur la conduite, ce qui pourrait expliquer une fragilité à ce niveau.
Nous en concluons:
Nous apprenons la création de deux nouvelles associations.
Bien vivre à l’Épine est une association dont l’objet (selon l’article 2 de ses statuts) est double: défendre les intérêts des habitants permanents ou occasionnels et des visiteurs de la commune de L’Epine dans tous les domaines de la vie commune; et agir pour la protection du patrimoine et de l’environnement de la commune. Elle voudrait constituer un « contre-pouvoir » face au conseil communal monolithique.
La Grue en main est une association en création, de défense des utilisateurs de la grue Nord du port de Noirmoutier, sur laquelle un panneau de « cessation d’activité » a récemment été apposé par les services du port, sans que les utilisateurs aient été informés des raisons de cette cessation.
Si vous avez suivi nos articles sur le dévasage des ports de pêche et de plaisance de l’Herbaudière, vous savez que les opérations de dragage du port de pêche et de son chenal d’accès étaient suivies par un comité dont Vivre l’île 12 sur 12 fait partie.
Ce comité s’est réuni le 28 mai, pour faire le point.
En ce qui concerne le dévasage du port, le bilan est satisfaisant. Les travaux ont duré jusqu’au 12 avril: presque deux semaines de plus que prévu au départ. Pour la prochaine opération, dans cinq ans, la CCI prendra ses dispositions pour respecter les délais en prévoyant un début de travaux dès la fin de l’automne et non en février.
Un volume de 32 000 m³ a été dragué et clapé, et 5,5 tonnes de macrodéchets ont été évacués en décharge (y compris, outre les algues et pierrailles, des casiers, des chaînes, des pneus, des cadres de vélo, des machines à laver etc.!). La qualité des boues semble s’améliorer.
En ce qui concerne le dévasage du chenal d’accès, par contre, assorti de l’engraissement de la plage de la Linière, cette opération s’est soldée par un échec. En effet, après dragage de 7 100 m³, un contrôle bathymétrique dans le chenal montre une différence de seulement 1 100 m³. Ce sont donc 6 000 m³ de sable qui sont arrivés au fur et à mesure du dragage.
Tenant compte de cet échec, l’opération a été interrompue, car coûteuse et inutile. Il s’avère impossible d’atteindre les objectifs de l’opération: il aurait fallu draguer jusqu’à la fin de l’été, pour un coût trop élevé.
Ce constat d’échec implique le risque d’obstruction de l’entrée du chenal; il va donc falloir procéder à une extraction plus régulière et à distance plus raisonnable du chenal pour éviter l’enlisement.
En raison de l’importance de l’ensablement du chenal d’accès et des questions de sécurité induites, la CCI se propose de tenir une prochaine réunion du comité de suivi en septembre, pour analyser les observations collationnées, et réfléchir aux solutions.
Ci-dessous, quelques photos de la conduite qui renvoie à travers les marais les eaux usées de l’Épine vers la station d’épuration de la Salaisière. À plusieurs endroits les installations semblent vétustes; apparemment, elles ne bénéficient pas de l’entretien qui semblerait s’imposer au vu de la sensibilité des milieux traversés (étiers de l’Arceau et du Moulin).
Vivre l’île 12 sur 12 attire l’attention des responsables sur cette situation.
Ci-dessus, la canalisation au-dessus de l’étier de l’Arceau, au pont de la Corbe.
Ci-dessus, la canalisation dans le fond d’un étreau avant le pont de l’étier du Moulin
Comme on peut le lire aux pages 6 et 7 du Journal de la Vendée N° 96 (l’organe officiel du Conseil Général), trois grandes mesures ont été prises afin de placer le département à l’abri des cultures d’organismes génétiquement modifiés.
Il s’agit d’un plan en faveur de l’agriculture biologique, la création d’un label « Vendée sans OGM », et la mise en place d’un contrôle scientifique par le Laboratoire de l’Environnement et de l’Alimentation.
Comme pour les autres communes de l’île, nous avons été associés à l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme de La Guérinière. Nous avons ainsi participé à plusieurs réunions où nous avons émis des réserves sur le projet.
Le bureau d’études en charge du dossier a finalisé le projet. Le projet ensuite a été soumis aux « Personnes publiques associées »: Direction départementale de l’équipement, communes adjacentes, communauté de communes, Chambre d’agriculture, … et aussi associations agréées de défense de l’environnement qui en ont fait la demande.
C’est ainsi que, au début du mois de février, nous avons été destinataire du projet de PLU afin que, après étude et dans un délai de 3 mois, nous formulions un avis, cet avis devant être inclus dans le dossier d’enquête publique avec celui des autres personnes publiques associées. Selon ce calendrier l’enquête publique était prévue cet été.
Nous avons envoyé l’avis ci-dessous :
Noirmoutier, le 3 mai 2008
Madame le Maire de
La GuérinièreMadame le Maire,
Vous avez bien voulu consulter notre association pour l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme de la commune de La Guérinière, nous apprécions vivement votre offre de participer à l’élaboration de cet important document car, compte tenu des dimensions économiques et politiques de la commune et des engagements électoraux de l’équipe municipale, le PLU de votre commune aura inéluctablement valeur d’exemple pour les autres communes du canton.
Nos observations portent sur les thèmes suivants :
- La capacité d’accueil que nous estimons traitée sommairement: une fois de plus ce concept n‘a pas fait l’objet d’une étude. Le seul projet en la matière dont nous ayons eu connaissance se résume à l’urbanisation de tous les terrains au Sud de la RD 38. Nous souhaitons que soit approchées:
o Une estimation plus serrée de la population estivale comprenant les résidents, les touristes et les saisonniers. L’assertion « en été, la population est multipliée par 8 » n’est appuyée sur aucune explication ni argumentation.
o La capacité des équipements publics intercommunaux (traitement des eaux usées et des déchets en particulier) qui est très rapidement évoquée, mais qui ne prend pas en compte les capacités réservées aux collectivités voisines.
o Une étude sur la saturation des différents équipements (routes, sécurité, sanitaire, …).
o Une étude du concept de capacité d’accueil touristique que les directives gouvernementales conçoivent comme la possibilité à accueillir des populations dans des conditions satisfaisantes d’un point de vue qualitatif.
o Les conséquences des difficultés d’approvisionnement départementales en eau potable.
- La prise en compte du risque de submersion marine :
Nous lisons : « Il convient de délimiter les zones inondables et d’y limiter l’urbanisation » nous n’avons pas trouvé de réelle application de cette directive.
- La destruction de zones humides
Des zones humides sont classées en 1Au et 2Au ce qui équivaut à programmer leur destruction.
Il en est de même, en espace Natura 2000, pour la zone Ap identifiée comme zone de marais et Zone de Protection Spéciale, mais où sont autorisés les affouillements et exhaussements de sol liés à l’exploitation agricole !
- La qualité des paysages :
o Un des objectifs de la loi Barnier vise à protéger la qualité des entrées de ville. Les projets des zones 1Aue et 2Au ne répondent pas à cet objectif.
o On ne peut parler de la qualité de l’environnement sans avoir un règlement en matière d’affichage publicitaire.
o Des zones boisées classées disparaissent sans raison valable ou sont transformées en Ucn avec une protection insuffisante.
o La plupart des zones 2Au et une zone 1Au vont supprimer des paysages patrimoniaux (moulins, …). Cette conséquence de la vision à priori d’un front continu de maisons au Sud de la D38 ne nous semble pas acceptable.
Ces observations seront reprises et détaillées lors de l’enquête publique.Croyez, Madame le Maire, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
Lors du Conseil municipal du 23 mai nous apprenions que la commune avait reçu parallèlement un avis aussi défavorable que le nôtre de la Direction Départementale de l’Équipement, qui reprochait notamment :
– le non respect des zones naturelles humides,
– le déclassement de zones boisées,
– l’absence de prise en compte du risque de submersion marine,
– …
Le Conseil municipal considérant que le projet devait être remanié décidait à cette fin de reprendre le dossier avec le bureau d’études. De ce fait il ne sera pas possible de procéder à l’enquête publique cet été comme prévu.
L’assemblée générale 2008 de l’association Vivre l’île 12 sur 12 se tiendra le vendredi 8 août à la salle de la Prée au Duc à Noirmoutier en l’île, à partir de 20h30.
Pour les règles concernant l’assemblée générale de l’association, voir à l’article 8 de nos statuts.
Cliquez sur la miniature ci-dessus pour lire l’article paru dans Ouest France du 7 mai 2008, intitulé Les boues du port de plaisance valent bien une plage?
Il est compréhensible que le maire de Noirmoutier, qui découvre les dossiers, n’ait pas apprécié toute la différence entre ces opérations. En effet, il s’agit de trois rejets différents.
Les boues issues du dévasage du port de pêche ont été clapées au large du Pilier (voir notre article ici).
Le dévasage du port de plaisance a défrayé la chronique au début de l’année (voir nos articles ici et ici). Les boues issues de ce dévasage ont été rejetées sur l’estran à la Linière. L’opération a été autorisée par la préfecture sans comité de suivi. Nous venons de recevoir les documents qui doivent nous permettre de juger de la qualité de ces boues.
Comme nous l’écrivions ici, les sables extraits du chenal d’accès du port de pêche, utilisés pour recharger la plage de la Linière, sont propres, bien que noirs.
Une thèse soutenue en 2005 à l’Université de Nantes traite des limites et potentialités des études d’impact et des enquêtes publiques dans la prise de décisions d’aménagement dans l’espace littoral, en prenant l’exemple du littoral atlantique français. Elle est disponible en format pdf (14.2 MB, 423 pages) sur le site Thèses en ligne, serveur de thèses multidisciplinaires.
Voici ce que dit l’auteur, Claire Choblet, concernant les associations de défense de l’environnement:
« Les associations ont ainsi un rôle primordial dans l’aménagement local : d’abord, parce qu’elles effectuent un suivi constant des évolutions de l’espace (sur le littoral : UMIVEM (Morbihan), Vivre l’île 12 sur 12 (Noirmoutier), etc) et diffusent l’information par le biais de nombreux moyens facilement accessibles au public : bulletin, sites Web, presse locale ou spécialisée… on est loin des annonces légales des enquêtes publiques !…
Ensuite, parce qu’elle connaissent bien le territoire sur lequel elles sont engagées et sont fortes de nombreux arguments lorsqu’elles contestent un aménagement. Une solide formation à l’environnement, qui s’est constituée au gré de leur parcours ou qui est le fait de quelques membres « experts », leur permet souvent d’appuyer leurs revendications et de poser les bonnes questions.
Enfin, les associations s’entraident et s’informent mutuellement de ce qui se passe ou s’est passé sur des espaces ou milieux semblables, ou lors de projets identiques : elles se rassemblent pour cela souvent en groupements (Cohérence, UMIVEM, etc.). »
Cependant, ajoute Claire Choblet:
« Malgré sa reconnaissance par son agrément ou le nombre de ses adhérents, l’association de protection de l’environnement n’est pas toujours la bienvenue lorsqu’elle intervient, son image reste souvent péjorative et réductrice au yeux des aménageurs et des élus qui considèrent encore les « écolos » comme des personnes anti-progrès qui auraient dû vivre à l’époque des charrues et des bœufs.
Ainsi, au lieu d’être avisée au plus tôt d’un projet pour que le dialogue soit constructif et l’aménagement optimisé et accepté, l’association n’est le plus souvent tenue informée que par ses membres « locaux », juste au moment de l’enquête publique. Sa seule possibilité d’intervention, si elle est opposée au projet, sera alors d’agir massivement et rapidement, dans le pire des cas d’engager un recours. C’est pour cela qu’elles sont (et doivent être) de mieux en mieux formées sur la réglementation relative à la protection de l’environnement et leurs droits en général. A titre d’exemple, on citera la mise en place d’un réseau juridique dans le cadre des actions de France Nature Environnement (FNE) en 1995, ou encore l’emploi d’un juriste à plein temps pour la SEPNB. »
Claire Choblet constate que les associations essayent de faire valoir et appliquer la loi alors que les administrations abandonnent peu à peu ce rôle.
« Les textes juridiques » écrit-elle, « deviennent leur principale arme pour défendre l’environnement, malgré elles, qui préfèrent la concertation (qui ne leur est que peu proposée) à l’affrontement, usant en argent et en temps. […] De fortes disparités sont néanmoins visibles et les relations avec les élus sont très variables d’une commune à l’autre. Il s’agit beaucoup, comme pour les administrations, de la sensibilité de la personne plutôt qu’une relation entre structures. »
Les Directives européennes en matière de développement durable ont imposé :
Natura 2000 permet de concilier la sauvegarde de la biodiversité et le maintien des activités humaines dans le cadre d’une réflexion locale animée par tous les acteurs concernés par la vie du site.
NATURA 2000 EN MER :
Face à une érosion importante de la biodiversité marine, l’Union européenne a décidé se doter, pour fin juin 2008, d’un réseau cohérent d’aires marines protégées exemplaires : le réseau Natura 2000 en mer.
La façade maritime et la zone marine de la Vendée sont particulièrement riches et diversifiées. On y recense cinq types d’habitats d’intérêt communautaire :
La Directive « oiseaux » concerne de nombreuses espèces familières de nos côtes: Mouettes, bernache, puffin des Baléares, guillemot, sternes, fou de Bassan, …
Les mammifères marins (grand dauphin, marsouin commun, globicéphale) sont aussi concernés par la Directive « habitats ».
Nous avons attiré l’attention, dans notre article du 12 août dernier, au projet VULSACO (Vulnerability of Sandy Coast Systems to Climatic and Anthropic Changes), une étude de la vulnérabité des sytèmes côtiers sableux aux changements climatiques et anthropiques – c.à.d. causés par l’activité humaine.
Le Courrier Vendéen, dans son numéro du 10 avril, consacre un dossier à ce projet, dont le coordonnateur, Marc Robin, est professeur des universités à Nantes. Selon celui-ci, « la côte vendéenne est caractérisée par une succession de cordons dunaires plus ou moins larges protégeant naturellement des zones basses à l’arrière (marais). Une urbanisation importante depuis un demi-siècle s’y développe généralement au contact entre la dune et le marais. Ce contexte augmente la menace liée à l’érosion marine, aux surcotes génératrices de risques de submersion, mais aussi à l’ensablement par mobilité des dunes pourtant en partie fixées. Noirmoutier réunit ainsi sur un espace restreint l’ensemble des menaces liées à la mer présentes en Vendée. »
Pour lire le dossier, cliquez sur les miniatures.
Le comité de suivi du dévasage du port de pêche s’est réuni ce matin afin de connaître la position des participants quant au projet de rechargement de la plage de la Linière par les sables du chenal d’accès. Vivre l’île 12 sur 12 est seule représentante d’association de défense de l’environnement.
Le dévasage devait être terminé pour le 31 mars; comme nous l’avons signalé, il a pris du retard, du fait de 16 jours de mauvais temps, perturbant les travaux de dragage. Depuis lundi, les travaux sont interrompus en attente de la signature par le Préfet de Vendée de l’autorisation à les poursuivre jusqu’au 10 Avril. L’opération se déroule sur deux départements: la Vendée pour le dragage et la Loire Atlantique pour le clapage; de ce fait, deux signatures préfectorales sont requises. Celle de la Loire Atlantique étant acquise à bonne date, la C.C.I. espère recevoir celle de la Vendée demain.
L’opération de rechargement de la plage commencerait entrer le 7 et le 14 Avril pour environ deux semaines; le volume de sable sera de 8 000 m³, soit environ 10cm sur la surface de rechargement prévue.
Il faudra aussi installer de 50 à 100 mètres de canalisations.
Ce sable sera déposé en plusieurs tas sur la plage; soit on l’étale ensuite, soit on attend les prochains forts coefficients de marée.
Les mesures de précaution qui seront prises sur la zone:
Il y aura des panneaux colorés, une information en langage simple et clair; le message n’emploiera pas de mots difficiles. C’est l’entreprise qui doit faire établir ces panneaux en collaboration avec le C.C.I.
La zone sera « rubalisée » par une balisation légère.
Un engin de l’entreprise sera auprès de la sortie de la canalisation (refoulement de 15% de sable, le reste étant de l’eau) afin d’éviter tout accident de curieux.
La communication portera aussi sur la propreté du sable, qui bien que noir, ne comporte aucun élément nocif pour la santé.
Une communication par voie de presse est également prévue.
Vivre l’île 12 sur 12 se félicite du climat dans lequel se déroulent toutes les réunions où tous les sujets sont abordés sans aucune réserve et en toute transparence.
Le 31 janvier, nous avions déposé un recours gracieux contre le PLU de la commune de Noirmoutier.
Le recours gracieux est un recours administratif formé devant l’autorité qui a pris l’acte, en vue de demander son annulation ou sa réformation pour des motifs juridiques, d’opportunité ou de bienveillance. Cette procédure est gratuite, comme son nom l’indique, et ne nécessite pas l’intervention d’un avocat.
Notre recours porte sur un certain nombre d’illégalités dont le PLU est entaché.
En résumé: le rapport de la commission d’enquête n’examine pas toutes nos observations; il ne répond pas de façon satisfaisante à d’autres; encore d’autres sont interprétées de façon erronée. En outre, il ne prend pas en compte l’article 414.4 du code de l’environnement (conservation des sites Natura 2000).
Les réserves du commissaire enquêteur, notamment en ce qui concerne la capacité d’accueil, ne sont pas prises en compte par la commune.
Notre recours gracieux reprend les termes de nos observations déposées lors de l’enquête publique, pour lesquelles nous n’avons pas eu de réponse, ou avons eu une réponse insuffisante. Ces observations concernent surtout les trois paramètres constants à partir desquels nous nous sommes engagés, lors de l’Assemblée Générale, à filtrer les projets publics, à savoir: la capacité d’accueil, le risque de submersion marine, le contrôle qualitatif et quantitatif des eaux de ruissellement.
Le texte complet de notre recours gracieux peut être téléchargé en format pdf en cliquant ici.
Le site du Luzan a fait l’objet de plusieurs projets destructeurs que notre association et celle de défense du Luzan ont combattus (RD 5 – dévasage – enrochement).
Il reste encore aujourd’hui un parent pauvre de la politique de protection et de valorisation, et demeure menacé. Ainsi, le projet de désenclavement de la rue du Puits de la Vierge vers la rue de la Pointe est contraire à la loi littoral.
Le cas du projet actuel de piste cyclable longeant la plage des Lutins, le Luzan et la pointe, est également révélateur de l’absence de volonté de mise en valeur simple de cette frange du littoral.
Ces photos, prises le lendemain de la tempête du 9 mars, montrent des dégats importants, preuves de la dangerosité d’un sentier ou piste cyclable si près de la plage. Il est urgent de prévoir une protection adaptée au site dans le cadre du plan pluriannuel de défense contre la mer.
(cliquez sur les miniatures pour les agrandir)
Le dévasage du port de pêche de l’Herbaudière a pris du retard du fait d’un retard de démarrage, et du mauvais temps. En principe, ces travaux auraient dû être terminés aujourd’hui; ils se prolongent d’une dizaine de jours.
Quant aux 7500 m³ de granulats sableux qui seront elevés du chenal d’accès au port de pêche, ils doivent être utilisés pour recharger la plage de la Linière.
Ce chantier se déroulera dans la deuxième moitié du mois d’avril. Pendant les travaux, la plage de la Linière sera interdite d’accès, pour des raisons de sécurité.
Dans la soirée de dimanche 16 mars, alors qu’un pétrolier se ravitaillait à la raffinerie de Donges, une canalisation s’est rompue et quelques 400 tonnes de fuel ont été déversées dans la Loire.
De ce fait, la prise d’eau de mer pour remplir les réserves des marais salants de l’île de Noirmoutier, qui devait avoir lieu durant les grandes marées actuelles, est repoussée à plus tard. Principe de précaution oblige…
Pour plus de détails sur cette marée noire, voir la rubrique « Marées noires et pollutions » sous le titre « Articles les plus récents » sur la page d’accueil de la Coordination marée noire (dérouler vers le bas).
(Cliquez sur les miniatures pour agrandir les images)
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Érosion due à l’enrochement qui a accru l’agitation provoquée par les vagues.
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Extrémité Sud des ganivelles hydrauliques : à la hauteur des ganivelles le niveau de la plage a diminué d’une cinquantaine de cm. Derrière une petite falaise s’est formée.
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Plus on s’approche de l’épi Nord, plus l’attaque de la dune s’accentue.
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C’est à proximité de l’épi Nord que l’érosion est la plus forte.
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Imaginons ce qui resterait de la dune si les ganivelles hydrauliques n’avaient pas cassé l’énergie des vagues.
Pour mémoire : la même côte en 2005. On distingue les restes des enrochements qui avaient été implantés en pied de dune et qui ne l’avaient, hélas, pas protégée.
N’ayant pas reçu de réponse à notre lettre du 31 janvier, nous avons envoyé la lettre ci-dessous au Ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables le 5 mars, avec copie au Préfet de la Vendée et à la Directrice régionale de l’environnement des Pays de la Loire.
objet : transparence d’une opération de dragage de port
pièces jointes : articles de presse, schéma du port de l’HerbaudièreMonsieur le ministre d’État,
Les dragages périodiques du port de l’Herbaudière dans l’île de Noirmoutier ont été l’occasion, depuis plus de 15 ans, de confrontations entre notre association de défense de l’environnement et les gestionnaires des ports de pêche et de plaisance : nous insistions pour que ces opérations s’effectuent dans le respect de l’environnement.
Dans un souci de transparence démocratique, l’arrêté préfectoral du 31 décembre 2001 autorisait le dragage du bassin pêche (maîtrise d’ouvrage CCI 85) et celui du port de plaisance (maîtrise d’ouvrage SA du port de plaisance) et, dans son article 5-1, mettait en place un comité de suivi qui remplissait son rôle à la satisfaction des parties. Nous participions à ce comité de suivi en tant qu ‘association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier.En 2007, il est apparu qu’un nouveau dragage était nécessaire. Un arrêté inter préfectoral est pris le 19 octobre 2007 portant “prescriptions particulières pour le dragage et l’immersion des déblais de dragage du porte de pêche de l’Herbaudière et du chenal extérieur“. Un premier comité de suivi à l’initiative de la CCI 85 se réunissait le 25 octobre 2007 et examinait les conditions de dragage du port de pêche et du chenal d’accès. En conclusion de cette réunion nous étions amenés à féliciter le gestionnaire du port de pêche, la Chambre de commerce et d’industrie de la Vendée, qui, conjointement avec l’administration préfectorale, avait retenu comme mode opératoire le dragage des vases puis leur clapage en mer dans de bonnes conditions de dispersion. L’opération devait commencer fin janvier 2008.
Courant janvier, nous apprenions par la presse que le port de plaisance débutait, lui aussi, une opération de dragage mais en rejetant les vases sur l’estran d’une plage fréquentée par les baigneurs et les pêcheurs à pied.
Stupéfaits, nous découvrions qu’un arrêté préfectoral en date du 10 janvier 2008 se substituant à l’autorisation du 31/12/01 avait précipitamment autorisé cette opération : à cette occasion, dans son article 3, cet arrêté supprimait l’article 5-1 de l’arrêté de 2001 et donc le comité de suivi.
Le 1er février 2008, nous déposions un recours gracieux auprès de Monsieur le Préfet de la Vendée, lui demandant de rétablir le comité de suivi. Ce recours arrivait en préfecture le 4 février.
Sur place, le rejet des vases sur l’estran débutait sans plus de façon. Il n’y avait même pas un panneau informant les pêcheurs à pied de l’opération. La presse s’emparait de l’affaire et les journaux locaux reprenaient nos interrogations.
Un mois plus tard l’opération de dévasage se termine. Nous n’avons reçu aucun signe d’intérêt de la préfecture. Les demandes d’information de la presse sur le sujet n’ont pas eu plus d’écho.Notre association représente environ 800 citoyens d’un pays démocratique dont les élus prônent la transparence. Nous voulons croire à cette transparence. C’est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir intervenir afin que le comité de suivi qui assurait cette fonction soit rétabli.
Croyez, Monsieur le ministre d’État, en l’assurance de ma très haute considération.
La Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne
Le rapport des commissaires enquêteurs chargés d’examiner le projet de SCOT pour l’île de Noirmoutier est consultable dans les mairies de l’île, et à la Communauté de communes.
Vous trouverez le détail de nos remarques sur le projet dans notre article du 13 janvier 2008. Pour lire tous les articles du blog où il est question du SCOT, vous pouvez cliquer ici.
Pour les lecteurs qui n’ont pas la possibilité de venir jusqu’à Noirmoutier, nous mettons à votre disposition sous format pdf une version scannée des conclusions. Vous pouvez la télécharger en cliquant ici.
Attention: la numérisation n’a pas forcément fonctionné de façon parfaite; nous avons nettoyé le fichier, mais il peut subsister quelques erreurs, par exemple dans les références.
L’enquête publique concernant le Schéma de cohérence territorial de l’île de Noirmoutier est terminée.
Le rapport des commissaires enquêteurs est consultable à la Communauté de Communes et dans les mairies des quatre communes de l’île depuis le lundi 10 février.
Pour ceux qui se trouvent au loin, nous allons publier sur notre blog dès que possible les conclusions des commissaires enquêteurs.
Le dragage du port de pêche a commencé; il se fait selon les accords conclus entre la CCI, la Préfecture et la Co-ordination.
Ci-dessous, quelques photos prises hier (15 février 2008) – cliquez pour agrandir.
La vacation de la péniche est d’environ 2h: 30mn pour le chargement et le reste en clapage un peu plus loin que le Pilier.
Pour le port de plaisance, pas de changement. La drague était hier au pied des ateliers Simonins.
Cliquez sur les vignettes pour les agrandir
C’est avec stupéfaction que nous avons appris par le presse que les opérations de dévasage du port de plaisance de l’Herbaudière étaient en cours et que les vases issues de l’opération devaient être rejetées sur l’estran de la plage de La Linière.
Pourquoi cet étonnement ? Revenons un peu en arrière.
Le précédent dévasage des ports de pêche et de plaisance de l’Herbaudière remonte à l’année 2002. À cette époque, nous nous étions mobilisés afin que Continue reading
Ci-dessous: coëfs, clapets et portes au nord de l’île.
Ci-dessus: Ecluse à porte à l’Herbaudière, entièrement ensablée, totalement inopérante.

Ci-dessus: Ecluse à porte d’une largeur de 1,4 m à la Linière: alimentée par des pompes électriques, premier déversoir du courseau des Boeufs. Eaux pluviales et autres rejets (drainage partiel de la plaine agricole, sans traitement des eaux !)

Ci-dessus: Déversoir par busage en haut de l’estran, à l’extrémité de la rue de la Plage à la Linière.
Deuxième exutoire du courseau des bœufs. Facile d’accès, dangereux pour les enfants. Alimenté uniquement par les pompes électriques de la route du Martroger.
Evacuation des eaux pluviales (souvent polluées par les engrais artificiels de la plaine agricole, nitrates et phosphates), aucun traitement préalable des rejets.

Ci-dessus: Pompes route du Martroger.
Ci-dessus: Coëf de la Blanche.
Au milieu du superbe mur de défense contre la mer de l’abbaye de la Blanche probablement construit en 1733. Ce coëf d’une importance essentielle fonctionne par gravité, alimenté par l’important réseau de fossés et d’étangs à l’intérieur des murs de l’ancienne abbaye de la Blanche.
Ci-dessus: Coëf de la Madeleine.
Coëf ancien, fonctionne par gravité, souvent ensablé au gré des marées, nécessite un entretien régulier.
Exutoire des prairies humides au niveau de la Résistance, ainsi que d’une partie de la plaine agricole.
Inopérant le 13 janvier 2007.
Ci-dessus: Coëf de Mardi-Gras au Vieil.
Fonctionne par gravité, alimenté par « le canal », courseau fort ancien, doté en partie de murs en pierre dont l’entretien laissait à désirer. Extrémité nord d’un vaste système de fossés aboutissant à la Grande Lande (Prés Patouillards). Mai 2003, janvier 2007, entièrement ensablé, totalement inopérant.
Ci dessus: le canal du Mardi Gras.
Sa récente réhabilitation devrait efficacement amoindrir les nuisances connues lors de pluies violentes. Le coëf de Mardi Gras présentant de nombreuses et larges fissures a été réétanché. Lors des forts coefficients de marée, l’eau de mer ne remonte plus dans le canal ce qui était contraire à sa destination.
La réfection de la porte en bois de «Mardi Gras » devrait permettre d’assurer une vidange régulière du canal et aussi d’augmenter la capacité de rétention d’eaux pluviales tout en réduisant le coût de fonctionnement des pompes des Roussières.
Noirmoutier, l’Information n°53
Le canal de « MardiGras » au Vieil, fait l’objet de travaux de remise en état sur environ 80m. Ce canal très âgé réceptionne les eaux pluviales du Vieil et des Roussières et les pierres qui le constituent menacent de s’ébouler par endroits. Afin d’assurer sa solidité, il sera refait à l’aide de U de béton habillés de pierres afin de conserver son cachet.
Info en bref, juillet-août 2004
L’objet de l’association Paysages de France est de lutter contre toutes les atteintes au paysage et au cadre de vie et contre toutes les formes de pollution visuelle dans les paysages urbains et non urbains, y compris maritimes et aériens.
Cette association militante et résolument indépendante met à la disposition des adhérents toute une série de matériel pédagogique, ainsi que des fiches de relevé d’enseignes illégales, de points noirs, etc. Le site internet dispose d’un forum où on peut soumettre aux experts ses questions sur des sujets tels que la législation en vigueur, les possibilités de formation, l’activité de l’association, etc.
Paysages de France propose aussi une assistance affichage pour les collectivités. L’association fournit aux communes trois services complémentaires:
Vivre l’île 12 sur 12 adhère en tant qu’association à Paysages de France, dont nous sommes correspondant local. Vous pouvez aussi adhérer à titre individuel. L’adhésion simple, qui coûte €10 (€12 pour un couple, €4 pour un étudiant ou un demandeur d’emploi), comprend l’abonnement à Action Paysage.
Il y a de multiples causes à la disparition des bassins de rétention au nord de l’île:
Tous les ans au printemps, les trois principaux étiers (du Moulin, de l’Arceau, des Coëfs) évacuent les eaux pluviales par des écluses contrôlées manuellement avant l’alimentation en eau salée indispensable aux sauniers, aux exploitations aquacoles et ostréicoles. Effectivement, cette zone centrale gérée techniquement par deux syndicats (la SNAM et le Syndicat des 3 étiers), peu urbanisée, ne risque pas d’inondations pluviales bien qu’encore exposée à des risques de submersion marine dans des cas extrêmes.
On peut cependant apprécier la diminution persistante de la surface de cette zone due à des comblements continus souvent souhaités par certaines municipalités après modification du POS ou PLU, à la suite de pressions soutenues de la part de certains élus afin d’accélérer de malencontreux « développements ».
En particulier : projet de nouvelle zone commerciale et artisanale à la Guérinière; deux anciens marais salants près du Super marché U à l’Epine destinés à augmenter la capacité du parking; et l’établissement de nouveaux commerces, à l’entrée de Noirmoutier.
A la Linière, à la Blanche, à la Madeleine, aux Roussières, à la Claire, aux Prés Patouillards, des coëfs contrôlés par des clapets et des portes, alimentés par un vaste réseau de fossés et d’étangs éliminaient les eaux pluviales depuis toujours.
Aujourd’hui, des pompes électriques coûteuses pour la communauté suppléent à la disparition des bassins d’orage et au mauvais entretien des clapets à l’extrémité des coëfs souvent totalement ou partiellement ensablés, donc inopérants.
Le numéro 86 du « Journal de la Vendée« , le bimensuel du Conseil Général daté du 7 au 20 janvier 2008, comporte en dernière page (page 12) un article intitulé « Protection contre la mer: une lutte quotidienne contre l’Océan ».
On y lit: « Si la plupart des communes de bord de mer présentent un risque d’inondation maritime plus ou moins grave, seules celles du Marais Breton (Bouin, Beauvoir sur Mer et la Barre de Monts) et l’île de Noirmoutier (Noirmoutier en l’île, La Guérinière, L’Epine et Barbâtre) au nord et La Faute sur Mer et l’Aiguillon sur Mer ont été classées par l’Etat à risque avec enjeu humain.«
Le 11 janvier, nous avons envoyé la lettre suivante à la Commission d’enquête relative au projet de SCOT de l’île de Noirmoutier:
J’ai l’honneur de vous faire parvenir les observations de l’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier “Vivre l’île 12 sur 12“ relatives au projet de Schéma de Cohérence Territoriale de l’Île de Noirmoutier.
La Communauté de communes de l’île de Noirmoutier a bien voulu nous associer à la préparation de ce SCOT, nous y avons apporté les points de vue d’une association de défense de l’environnement soucieuse du développement durable du territoire, points de vue qui ne coïncident pas toujours avec ceux des élus, souvent obligés de limiter leur projection au court terme ou au moyen terme. Continue reading
L’adhésion à l’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier Vivre l’île 12 sur 12 est annuelle, par année civile.
C’est pourquoi nous demandons à nos adhérents de bien vouloir renouveler leur cotisation pour 2008 dès le mois de janvier: ce faisant, vous facilitez beaucoup la tâche de la Trésorière!
Si vous n’êtes pas encore adhérent, nous serions heureux de vous compter parmi nous.
Tous les renseignements utiles pour adhérer ou renouveler son adhésion se trouvent dans les pages « L’association », sous l’onglet en haut à droite de votre écran. Le formulaire d’adhésion peut être téléchargé en cliquant ici.
Tout adhérent qui le souhaite peut demander à assister à une des réunions mensuelles du conseil d’administration de l’association (normalement le premier vendredi du mois). Il suffit pour cela de contacter un des administrateurs.
Comme nous le savons, environ 66% des terres de l’île sont inondables dans un cas extrême (3m IGN). En dehors de la zone centrale largement formée de marais salants, des dépressions, anciens bassins d’orage, étangs, marais, prairies humides, mares ou fossés existent tout autour de l’île, tous en voie de régression, tous inondables.
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Les Roussières vers 1950 (cliquez sur la vignette pour agrandir)
Les anciens s’accommodaient de ces aléas climatiques par le creusement de fossés (les courseaux), souvent pourvus de murs appareillés afin de faciliter la progression des eaux vers les coëfs et écluses, et par le maintien de zones humides en guise de bassins de rétention capables d’absorber un surplus soudain et brutal d’eaux pluviales, à la suite d’orages par exemple.
Les Prés Patouillards vers 1900 (cliquez pour agrandir)
Parfaitement localisées, ces prairies humides ou marécages étaient dénués d’habitations ou de constructions de valeur. Il s’agit en particulier au Nord de l’île, des Roussières, des Prés Patouillards, des étangs de la Blanche et de la Linière, du courseau des Bœufs, du fossé de la Madeleine, du canal au Vieil.
L’île ne possède aucun ruisseau se jetant à la mer, sa partie centrale étant creusée en cuvette. Dans les endroits où les eaux douces retenues par le littoral forment des marécages, il a fallu établir des canaux pour leur permettre de rejoindre la plage; ce sont eux qui portent le nom de «courseaux».
Ils sont maçonnés pour résister à l’ensablement, se continuent sous les dunes et sont munis de portes pour régler la sortie de l’eau.Dr Viaud-Grand-Marais, Guide du voyageur à Noirmoutier – Lusseau Frères – 1952
Hélas, de nos jours, maltraitées par les développeurs de tout poil, ces zones basses (inférieures à 2,5 m IGN) dont la capacité de rétention s’amenuise irrémédiablement, n’assument plus leur rôle de vases d’expansion. Les remblaiements consécutifs à l’abandon de l’utilisation habituelle de ces dépressions, une urbanisation déraisonnable dans des zones traditionnellement dénuées de toute construction, provoquent des inondations dont la fréquence et la gravité augmentent d’année en année.
Le courseau des Boeufs à la Linière (cliquez pour agrandir)
L’acharnement des intérêts fonciers à vendre des terrains inondables, l’obstination des municipalités à délivrer des permis de construire sur ces mêmes terrains perdurent, sans souci d’informer franchement voire honnêtement les nouveaux propriétaires sur les risques potentiels et la modulation possible voire probable des polices d’assurances.
Le risque d’inondation n’est pas un phénomène nouveau à Noirmoutier (dans le centre ville en particulier), cependant, le développement urbain accéléré provoque une double problématique :
Le rôle des plaines inondables et de débordement est de servir de réservoir et de vase d’expansion, où les eaux peuvent séjourner temporairement, lors des inondations provoquées par de fortes pluies. Si l’on remblaie ces zones, bloquant alors l’expansion indispensable de l’élément liquide, l’envahissement de ces milieux humides chasse les eaux vers des secteurs adjacents devenus vulnérables, y provoquant des inondations rapides inconnues jusqu’alors.
Pour une historique rapide, voir notre article dans le Bulletin N° 29 (automne 2001).
Rappelons qu’un dragage eu lieu en 1985, le suivant en 93-94.
En 1994, nous avions perdu la bataille : en dépit de tous nos efforts, les vases contaminées provenant du dévasage du port avaient été déversées par dizaines de milliers de m³ sur l’estran, plus précisément sur le platier rocheux du Luzan, zone de pêche à pied et à proximité immédiate d’une zone Natura 2000.
L’affaire avait été chaude : de “bonnes âmes“ avaient réussi à persuader quelques pêcheurs que des écolos voulaient entraver leurs activités ; des membres de l’association avaient Continue reading
L’année qui se termine nous a apporté quelques déceptions.
Nous espérions fermement que l’élaboration des Plans locaux d’urbanisme des communes noirmoutrines seraient l’occasion d’approfondir une réflexion sur l’avenir de l’île dans le respect de son environnement, sur l’évolution des activités insulaires dans le cadre d’un développement durable et sur l’importance de la qualité de vie pour les habitants présents et futurs.
Nous n’avons pas vraiment été entendus dans de nombreux domaines et les motifs de lutte ne vont pas manquer.
Restons optimistes : nous avons remporté quelques succès. Nos luttes pour obtenir que le dévasage du port de l’Herbaudière se fasse correctement ont été longues et répétées, elles aboutissent cette année à un résultat positif : il n’est plus question de rejeter des vases sur l’estran au Luzan, le principe du clapage au large de l’îlot du Pilier n’a pas fait l’objet de discussion. En ce qui concerne l’extension de la zone artisanale de La Guérinière, le tribunal administratif d’appel nous a aussi donné raison.
Que nous réserve l’année 2008 ?
Elle va commencer avec des élections locales. Exigeons des programmes, veillons à ce que nos préoccupations soient prises en compte. Nous allons envoyer un questionnaire aux candidats qui se déclareront, nous espérons ainsi mieux connaître leur vision de l’avenir de notre île. Une absence de réponse illustrerait de façon significative leur conception de la démocratie.
Nous leur demanderons comment ils vont s’attaquer aux problèmes d’environnement essentiels pour notre île : eaux de ruissellement, contrôle de leur qualité et de leur absorption ou de leur évacuation, prévision des risques naturels, prise en compte des limites de la capacité d’accueil de l’île, maîtrise de nos richesses biologiques patrimoniales, …
Le programme est encore chargé et nous avons toujours plus besoin de votre aide.
Je vous souhaite enfin une bonne et heureuse année, que 2008 soit pour vous et vos familles une année de joies, de bonheur et de bonne santé.
La Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne
L’enquête publique relative au Schéma de cohérence territorial (SCOT) de l’île de Noirmoutier est en train de se dérouler (voir notre article ici, qui inclut notre avis sur le projet et un lien vers nos observations).
Le dossier d’enquête est consultable, aux heures d’ouverture, dans toutes les mairies et dans les locaux de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier . Ce dossier comprend :
– un projet d’aménagement et de développement durable (PADD) qui fixe les grandes orientations pour le territoire de l’île,
– un document d’orientation générale (DOG), prescriptif, qui a pour objet de décliner concrètement les principes énoncés dans le PADD, et peut être assorti de documents graphiques,
– un rapport de présentation, qui doit présenter les enjeux en présence, justifier le projet de SCOT et en apprécier les incidences.
Le dossier comprend aussi les avis des personnes publiques associées dont celui de “Vivre l’île 12 sur 12“ et un registre d’enquête sur lequel vous pouvez enregistrer toutes vos remarques et observations.
Cette enquête publique se terminera le vendredi 11 janvier 2008.
Carte de la partie nord de l’île: les zones en rose sont situées en dessous des plus hautes mers (cliquez pour agrandir)
Dans le rapport d’orientation adopté par l’Assemblée Générale de l’association en juillet 2007, nous avons défini trois critères constants pour l’évaluation de tous les projets publics: la capacité d’accueil, le risque de submersion marine et le contrôle qualitatif et quantitatif des eaux de ruissellement.
L’importance de ce troisième critère est amplement démontrée par notre dossier sur le bassin versant de 600 ha au nord de l’île de Noirmoutier (dossier qui sera publié dans notre bulletin d’infos).
Le remarquable effort consenti par la Communauté de Communes à la défense contre la mer a quelque peu occulté le problème de l’évacuation vers la mer des eaux pluviales bloquées dans des cuvettes situées au dessous des plus hautes mers. La plupart de ces dépressions sont situées sur la face intérieure des dunes côtières, en particulier au Nord de l’île.
Préoccupés par la reconversion de ces zones humides fragiles et complexes, les élus et aménageurs ont malencontreusement « oublié » la vulnérabilité et l’utilité indéniable de ces zones indispensables.
Si la commune de Noirmoutier tient compte dans son PLU, au niveau des pompes des Roussières, du besoin d’un bassin d’orage, (le volume prévu de ce réservoir est d’ailleurs tout à fait insuffisant), elle souhaite cependant urbaniser la zone des Prés Patouillards et une partie des prairies humides à la Linière, en bordure du courseau des Bœufs, alors que toutes les eaux de ruissellement de cette dernière zone s’évacuent en mer, exclusivement par des pompes électriques, sujettes à des pannes, en cas d’orage par exemple. Certaines propriétés y sont régulièrement inondées.
Ces réceptacles obligatoires des eaux pluviales et d’irrigation sont à la fois un danger pour les biens et pour la santé publique, par le lessivage des eaux de la plaine agricole, fertilisée par des produits hautement polluants jusqu’à preuve du contraire. Le rejet en mer sans traitement pollue toute la zone côtière du nord et de l’est de l’Ile.

Les Prés Patouillards en mars 2007
Toutes les eaux pluviales de cette zone sont évacuées en mer, plage de la Clère, par une pompe électrique.
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Le sommet de la dune a été équipé d’une double rangée de ganivelles.
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La double rangée de ganivelles est complétée par un cloisonnement.
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Au sud de la plage, le niveau du sable est monté de façon étonnante: on peut s’asseoir dessus!
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Nous estimons à plus de 2 mètres l’élévation du niveau du sable!
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Quand on remonte vers le nord, l’influence négative de l’épi qui augmente l’agitation se fait sentir.
Cliquez sur les miniatures pour voir les photos.
Voir aussi nos photos des mêmes plages il y a un an, ici.
Le Comité de suivi des travaux de défense contre la mer s’est réuni le 29 novembre 2007. Il s’agissait de faire le bilan des travaux de protection de la plage de l’Hommée et de la plage des Éloux. Ces travaux avaient été réalisés l’hiver dernier, ils avaient consisté à Continue reading
Nous espérons que vous avez été aussi malheureux que nous de l’absence du blog de Vivre l’île 12 sur 12.
Nous sommes maintenant de nouveau en ligne; il reste à recharger un certain nombre d’images et de documents joints aux articles. Nous essaierons de terminer ce travail dans les plus brefs délais.
Entretemps, nous continuerons à publier des articles réguliers afin de vous tenir au courant de la vie de l’île et de l’association.
Le schéma de cohérence territorial, ou SCOT, est un document d’urbanisme défini par la Loi de solidarité et de renouvellement urbains du 13 décembre 2000 (voir notre article ici).
Le périmètre du SCOT est défini par le Préfet sur proposition des communes; c’est ainsi que l’île de Noirmoutier a été désignée en tant que territoire dans le cadre de ces dispositions.
Par sa participation au Conseil de développement de l’île de Noirmoutier, Vivre l’île 12 sur 12 a été impliqué dans l’élaboration du SCOT. Au mois de juin, la Communauté de Communes nous a transmis pour avis son document d’orientation générale. Nous avons publié ici la réponse de la Présidente, qui résume notre position sur pas mal des plus importants problèmes d’environnement de l’île.
Le 25 octobre, en joignant notre lettre du 1er juin, nous avons soumis notre avis sur le projet de SCOT en ces termes:
Monsieur le Président :
J’accuse réception de vos envois du 26 juillet et du 9 août 2007 du projet de Schéma de cohérence territorial de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier et vous en remercie.
Cependant je tiens à noter que cet envoi ne contient pas les documents graphiques qui doivent accompagner le document d’orientation générale. J’en ai conclu Continue reading
En septembre nous avons attiré votre attention sur l’enquête publique ouverte à La Guérinière.
Le 24 octobre, notre Présidente a envoyé la lettre suivante au commissaire enquêteur:
J’ai l’honneur de vous communiquer les observations de l’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier “Vivre l’île 12 sur 12“.
Tout d’abord, nous nous étonnons de la tenue de cette enquête de modification du plan d’occupation des sols de la commune de La Guérinière alors que Continue reading

une drague en action lors du dévasage de 2004
Le comité créé par le Préfet de la Vendée pour suivre les travaux de dragage du port de l’Herbaudière s’est réuni le 25 octobre 2007 dans les locaux de la Chambre de commerce et d’Industrie (CCI) de la Vendée. Nous sommes membres de ce Comité de suivi.
Depuis le dernier dragage (hiver 2003/2004) un mètre de vase s’est déposé dans le port de pêche, 20 cm dans le port de plaisance.
Les gestionnaires du port de pêche (CCI de la Vendée) souhaitent évacuer cette vase.
Par arrêté n° 07/ DDE-293 du 19 octobre 2007 le Préfet leur a donné son autorisation.
40 000 m3 de vase seront donc rejetés en mer au large de l’îlot du Pïlier avant le 31 mars 2008. Le rejet se fera pendant la période de jusant
Parallèlement 7500 m3 de sable encombrent le chenal d’entrée, ces sables seront dragués avant le 30 avril 2008. Le rejet de ce sable vers la plage de La Linière fait l’objet d’une étude: si elle n’aboutit pas, le sable sera rejeté lui aussi au large du Pilier.
Nous avons noté avec satisfaction :
Nous avons reçu les deux photos ci-dessus d’un lecteur qui se dit « horrifié » de la mise à mort par comblement ou étouffement de ce marais salant à l’Epine.
« Qui » nous demande-t-il « a pu autoriser une telle aberration? »
Sa question nous gêne. Mais nous devons la vérité à nos lecteurs et adhérents: nous avons manqué de vigilance. Ce comblement était inscrit dans le PLU de l’Épine; d’autres chapitres de ce PLU ont accaparé notre attention; nous n’avons pas protesté.
Lors de l’élaboration du PLU de l’Épine, compte tenu de nos moyens, nous nous sommes concentrés sur les questions qui nous semblaient les plus importantes : Continue reading
On trouve sur le site internet du Ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable, sous le rubrique « aménagement du territoire », le texte du rapport sur l’application de la loi Littoral et sur les mesures spécifiques prises en faveur du littoral, déposé devant le Parlement début octobre. D’après le communiqué de presse publié par le ministère à cette occasion, « ce bilan, fruit d’un travail interministériel coordonné par la Diact avec l’appui du Secrétariat général de la mer, a été établi en concertation avec le Conseil national du littoral (CNL). Il a fait l’objet d’une communication de Nathalie Kosciusko-Morizet en Conseil des ministres le 11 octobre 2007. Il insiste tout particulièrement sur l’importance des changements qui ont affecté les espaces littoraux. »
Ces changements sont en partie imputables à la forte accélération de l’attractivité résidentielle, économique et touristique du littoral; ainsi, la population des communes littorales s’est accrue de 530 000 habitants depuis l’adoption de la loi Littoral en 1986.
Toujours selon le Gouvernement, « en définissant des règles permettant de concilier la préservation des espaces naturels et la mise en valeur du littoral, la loi Littoral a dégagé des principes précurseurs qui gardent aujourd’hui toute leur actualité. Elle bénéficie, d’ailleurs, d’une bonne perception dans l’opinion publique : 94 % des Français sont favorables au principe d’une loi régissant spécialement le littoral tandis que 53 % d’entre eux estiment que l’état du littoral s’est amélioré en 20 ans. »
Le rapport confirme notre position sur la notion de « capacité d’accueil », notion à la fois primordiale et incomprise. A la page 61, nous lisons:
« Les contours de ces concepts [il s’agit de concepts introduits par la loi Littoral en 1986, qui, bien que novateurs, avaient déjà été expérimentés] sont d’inspiration géographique et écologique. A l’exception de la bande inconstructible des 100 mètres, ils font appel à une approche qualitative et fonctionnelle de l’espace. Il en est ainsi par exemple, de deux notions:
A la page 88, le rapport constate un retard de mise en conformité dans les documents d’urbanisme, et la difficulté qu’ont les élus à saisir certains concepts: « La notion de capacité d’accueil est mal appréhendée par les élus, qui la comprennent souvent comme ‘ce qui reste à urbaniser’ sur leur commune. Cette notion est donc insuffisamment prise en compte dans les documents d’urbanisme, son intégration se limitant dans la plupart des cas à une brève évocation dans le rapport de présentation. » Dans un tableau à la page 89, les conséquences de la non prise en compte des notions de la loi sont identifiées; pour la capacité d’accueil, il s’agit, entre autres, de congestion, saturation et perte d’attractivité.
En conclusion (p. 124), les rapporteurs recommandent de « poursuivre avec détermination la mise en oeuvre de la loi Littoral. »
Le rapport est disponible en format pdf sur le site du ministère. Mais attention, il est volumineux: il comporte 127 pages, et pèse 7,7Mo
Nous remercions le correspondant qui nous a envoyé le lien vers ces belles photos (cliquez ici), qu’il a rassemblées, nous dit-il, pour « faire revivre quatre étés merveilleux passés en famille à Barbâtre. »
Bois de la Chaise, août 2007: 20 minutes d’attente….
La capacité d’accueil est un des thèmes forts de l’association « Vivre l’Île 12 sur 12 » (par exemple, voir notre article ici). Mais notre île n’est pas le seul endroit au monde où la capacité d’accueil est problématique: d’après le CDRI (centre canadien de recherches pour le développement international), c’est une des clés du développement d’un tourisme durable dans le Tiers Monde (voir article).
C’est aussi le sujet de la lettre d’un lecteur du Courrier Vendéen, publiée dans le numéro du 12 septembre 2007.
Notre réponse est parue dans le numéro du 19 septembre.
Le compte rendu complet de l’Assemblée Générale 2007 de Vivre l’Île 12 sur 12 est maintenant disponible. Vous pouvez le télécharger en cliquant ici.
Ce compte rendu inclut le texte complet des rapports soumis à l’approbation des adhérents: le rapport moral, le rapport d’activités, le rapport financier et le rapport d’orientation. Ce dernier est particulièrement important, puisqu’il esquisse les grandes lignes de notre action pour l’année à venir.
La capacité d’accueil, le risque de submersion marine et le contrôle qualitatif et quantitatif des eaux de ruissellement sont les trois paramètres constants à partir desquels nous filtrons les projets publics.
Une enquête publique relative à la modification du Plan d’occupation des sols (POS) de La Guérinère a lieu du 24 septembre au 25 octobre 2007.
Le dossier peut être consulté à la mairie aux jours et heures d’ouvertures.
Le projet soumis à enquête prévoit de modifier le réglement de la zone UE (zone artisanale des Mandeliers) :
1. Article UE.11.2. « Les constructions devront avoir une volumétrie simple, elles seront couvertes d’une toiture à deux pentes (15 à 33%). Le faîtage étant parallèle au plus grand côté, exception faite des petits bâtiments pouvant se situer en appentis contre une autre construction ou contre une clôture »
est ajouté :
« cette règle ne s’applique pas aux serres fixes. Elles pourront disposer d’une pente de toit différente.
Les toitures terrasses sont admises. »
2. Article UE.12. Stationnement (des véhicules).
UE.12.2.4. « pour les bureaux et professions libérales, une place par 25 m2 »
est remplacé par
« pour les bureaux et professions libérales une place par 20 m2 de surface de vente. »

Ouest France, 19 septembre 2007
En tant que correspondant local de l’association Paysages de France, Vivre l’île 12 sur 12 ne peut que se réjouir de l’application des règles de la ZPPAUP au centre de Noirmoutier-en-l’Île!
Monsieur le Directeur Départemental de l’Equipement
1, quai Dingler
BP 366
85119 Les Sables d’Olonne Cedex
à l’attention de M. Stéphane RAISON
Projet de travaux de protection de la plage des Lutins.
Monsieur le Directeur,
Nous avons l’honneur d’attirer votre attention sur les travaux de défense contre la mer qui vont être exécutés sur la plage des Lutins à l’Herbaudière.
Les premiers travaux réalisés nous inquiètent beaucoup car ils nous semblent inadaptés à la qualité de ce site. Nous avons appris par la presse que le chantier devait reprendre sur une plus grande échelle en septembre.
Ces travaux relevant de la compétence de vos services, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir conseiller la Communauté de Commune de l’île de Noirmoutier afin Continue reading
Le décret n°2007-18 du 5 janvier 2007 relatif au permis de construire et aux autorisations d’urbanisme, publié au JO le 6 janvier 2007, entrera en vigueur le 1er octobre 2007.
Les nouveaux actes d’urbanisme vont permettre de clarifier le droit de l’urbanisme en diminuant le nombre d’autorisations : trois permis (permis de construire, permis d’aménager, permis de démolir) et une déclaration préalable remplacent les onze régimes d’autorisation et cinq déclarations précédents.
Seules trois activités seront désormais contrôlées : la construction, l’aménagement et la démolition. En fonction de sa nature, de son importance et de sa localisation, chaque projet est soumis, soit à permis, soit à simple déclaration préalable, soit à aucune formalité au titre du code de l’urbanisme.
Il sera en outre possible de demander un seul permis lorsqu’un projet prévoit à la fois des aménagements, des constructions ou des démolitions.
Dorénavant, pour chaque projet, il est indiqué quelle autorisation est nécessaire, les procédures sont regroupées, les délais d’instruction garantis et le contenu des dossiers de demande défini de manière exhaustive et précise.
Les nouveaux formulaires de demande, plus clairs et plus lisibles, ont été publiés au JO du 21 juin 2007, et devront être utilisés pour les demandes ou déclarations déposées en mairie à partir du 1er octobre 2007.
Le Ministère de l’Équipement publie une brochure résumant l’essentiel de la réforme; vous pouvez le télécharger en cliquant ici.
La commission d’enquête chargée d’analyser le projet de Plan Local d’Urbanisme de la commune de Noirmoutier-en-l’île publie le 22 août 2007 son rapport et son avis.
Entre autres, la commission évoque le problème de la capacité d’accueil, en ces termes:
Concernant la capacité d’accueil, qui est insuffisamment développée dans le projet du PLU comme le signalent les services de l’Etat et l’association Vivre l’Ile 12/12, la commission recommande qu’au delà du projet soumis à l’enquête une réflexion approfondie soit conduite sur cette question essentielle qui ne se résout pas à chercher à accroître les moyens pour garantir l’accueil d’une population sans que se pose la question des limites de la croissance de cette population.
Si la lecture de l’avis de la commission d’enquête est particulièrement intéressante (à partir de la page 49), le rapport, long de 54 pages, mérite d’être lu en entier. Vous pourrez le télécharger en cliquant ici.
L’érosion touche plus du quart du littoral français
LE MONDE | 11.08.07 | 14h55 • Mis à jour le 11.08.07 | 15h18

erra-t-on, dans quelques décennies, la mer battre de nouveau les rivages d’Aigues-Mortes (Gard), comme au temps de Saint Louis, ou le littoral de Normandie ou d’Aquitaine reculer de plusieurs kilomètres ? Le réchauffement climatique, qui devrait augmenter la violence et la fréquence des tempêtes et élever le niveau des mers de 18 à 59 centimètres d’ici à 2100, modifiera la géographie du trait de côte. De l’avis des spécialistes, les rivages plats et sableux, beaucoup plus fragiles que les littoraux rocheux, seront Continue reading
Vous y êtes! Faîtes-nous part de vos réactions.
Nous allons progressivement transférer tout le contenu de l’ancien site, qui ne sera plus mis à jour, et ne sera bientôt plus accessible.
En attendant, si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez ici, vous pouvez toujours accéder à l’ancien site en cliquant ici.
« Vivre l’île 12 sur 12 » a tenu son assemblée générale hier à Noirmoutier.
En présence d’une centaine d’adhérents et de quelques personnes extérieures intéressées à divers titres à la vie de l’association, la Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne, présente le rapport moral et le rapport d’activités; Liz Muller annonce l’ouverture prochaine d’un nouveau site sur internet; la Trésorière, Michèle Chevet, rend compte de la situation financière de l’association; et le responsable de la communication, Michel Devroc, esquisse les orientations proposées par le Conseil d’Administration pour notre action future.
Marie-Thérèse Beauchêne évoque deux sujets qui nous ont fortement mobilisés en 2006: Continue reading
À l’occasion du futur “Grenelle de l’environnement », COORLIT85, la Coordination des associations du littoral vendéen, a fait parvenir à France Nature Environnement, qui est l’un des participants, le message suivant :
COORLIT 85 vous demande de prendre en compte – mais sans doute est-ce déjà le cas – le problème des attaques incessantes de certains élus contre la Loi Littoral. Comme vous le savez, une initiative de l’association des maires de France a conduit à une offensive assez générale, puisque de nombreux conseils municipaux ont voté leur soutien à la motion de l’AMF 29. Le Conseil national du littoral est impliqué (via Louis Guédon, député-maire des Sables d’Olonne, qui a fait voter la dite motion par son conseil). Ce point paraît capital à nos associations : comment défendre cette loi qui, même appliquée comme elle l’est, reste tout de même un garde-fou ?
Merci de nous dire comment vous envisagez d’agir.
France Nature Environnement publie un communiqué de presse concernant le « Grenelle de l’environnement », que vous trouverez en cliquant ici.
La Communauté des Communes nous a communiqué pour avis le projet de SCOT.
La Présidente répond dans une lettre qui résume notre position sur pas mal des plus importants problèmes d’environnement de l’île.
Monsieur le Président,
Je tenais tout d’abord à vous dire combien nous avons apprécié le travail de concertation préalable à la confection du SCOT de l’île de Noirmoutier.
Le document d’orientations générales d’avril 2007 que vous nous avez transmis reflète bien votre volonté d’inclure dans la réflexion et les orientations le souci d’un “développement durable“. Nous regrettons d’ailleurs que Continue reading
Bulletin N° 48
Le Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) de notre île est en voie d’élaboration. Logiquement, les bureaux d’études qui en sont chargés commencent par le diagnostic de la situation présente. Ces chiffres sont intéressants : ils sont censés présenter avec précision les données sociologiques et économiques de notre canton.
Données sociologiques :
Depuis 25 ans, l’évolution démographique est continue, en 2005 on recensait 9900 habitants. Parmi les 4 communes, seule Noirmoutier voyait son rythme de croissance ralentir, ceci s’expliquant par la rareté et le prix élevé des terrains. La commune reste cependant le pôle urbain et démographique de l’île en abritant la moitié de la population. Les opérations de logement sociaux, des échanges de jeunes ménages entre les communes mais surtout des arrivées de retraités de l’extérieur sont à l’origine de ces mouvements.
La taille moyenne des ménages par logement se réduit : les célibataires, les divorcés, les veufs et les veuves sont à l’origine de ce déclin. Pour l’île en 1999 on comptait un peu plus de 2,2 personnes par logement ; en 2005 on est à 2,12, à Barbâtre, en 2005 les logements sont occupés par un peu plus de 2 habitants en moyenne.
Les revenus déclarés sont faibles, c’est le reflet d’une activité saisonnière et primaire et de l’existence de nombreuses personnes isolées et le plus souvent âgées. En 2005 on comptait à Noirmoutier 60 allocataires du RMI, à l’Épine 26, à La Guérinière 18 et 11 à Barbâtre. Parmi ces allocataires 95% sont seuls, 57% sont des hommes et 53% ont plus de 45 ans.
Le parc immobilier :
Le parc de l’île se répartit entre 63% de résidences secondaires, 34% de résidences principales et 3% de logements vacants. L’Épine et Noirmoutier conservent la plus forte proportion de résidences principales (55 et 60%), Barbâtre et La Guérinère comprennent environ 70% de résidences secondaires.
Entre 1999 et 2004, 165 logements ont été construits chaque année, 52% de ces logements étaient destinés à des résidences secondaires, pendant la même période 170 logements ont été utilisés en conséquence du desserrement des ménages.
Se loger, à Noirmoutier c’est acheter. On comptait en 1999, 73% de propriétaires, 19% de locataires chez des propriétaires privés et 2% de logement HLM. En 2006 la probabilité de louer son logement est donc faible. Le parc locatif privé s’était développé jusqu’en 2003 (18% de la construction neuve), compte tenu du prix des terrains, il est tombé en 2004 à 6%,
Le parc locatif social (150 logements sociaux HLM sur l’île dont 114 à Noirmoutier) est donc insuffisant pour jouer un rôle modérateur. Pourtant la demande sociale est importante, il y a eu en janvier 2005 : 68 demandes ; en novembre : 84 demandes !
En 2005, une enquête auprès des professionnels de l’immobilier fixe le prix moyen des terrains entre 210 et 385 € le m2. Les logements anciens entre 3,5 et 4,4 pièces se vendent à un prix moyen compris entre 126 000 et 232 000 €.
Article du Bulletin N° 48
(cliquez pour voir la carte)
La zone d’extraction de 70 millions de m³ de sable se trouve dans l’estuaire de la Loire à 5km de la côte noirmoutrine.
Une drague remonte l’estuaire de la Loire, en route vers le site du Pilier. L’extraction se poursuit ainsi de façon ininterrompue, jour et nuit, tout au long de l’année.
(L’article suivant est paru sous forme de communiqué de presse dans Ouest France et Vendée Matin, et sous forme de « courrier des lecteurs » dans le Courrier Vendéen; il a été envoyé au quotidien Le Monde.)
Le 12 juillet 1999, le Préfet de la Région des Pays de la Loire autorisait l’ouverture des travaux d’extraction de colossales quantités de sable (70 millions de m³) à proximité de Noirmoutier, dans l’estuaire de la Loire. Cette autorisation avait été accordée Continue reading
Article du Bulletin N° 48
LA CAPACITÉ D’ACCUEIL ET LE PROJET DE PLU DE NOIRMOUTIER-EN-L’ÎLE
La notion de capacité d’accueil apparaît dans l’article L. 146-2 du code de l’Urbanisme, sa définition est mise en lumière dans les circulaires d’application « La capacité d’accueil touristique se conçoit comme la possibilité à accueillir des populations dans des conditions satisfaisantes d’un point de vue qualitatif ».
La capacité d’accueil peut se définir plus concrètement à partir :
1. la capacité d’accueil technique :
– structures d’accueil touristiques (places de parking, parkings pour camping cars, capacité des campings, capacité des structures hôtelières), Continue reading
Article du Bulletin N° 48
Dans certaines salles de restaurant vous êtes « accueillis », un portemanteau est à votre disposition pour y déposer un vêtement encombrant, vous accédez à votre chaise sans déranger les convives voisins, la surface utile de votre table vous permet d’y déposer votre étui à lunettes, la patronne vient vous proposer le menu en le commentant, le « mojette-jambon vendéen » passe-partout ne figure pas dans ce menu.
Le 5 mai 2007, dans un restaurant de ce type la « formule déjeuner » est affiché à 15,5 €. Sa capacité d’accueil est modeste, elle correspond à une qualité certaine de l’accueil.
Il y a des restaurants où, en été, on refuse les clients en nombre impair car « cela fait perdre une place ! », ne parlons pas des fauteuils pour handicapés avec lesquels « on perdrait plusieurs places ! ». Atteindre sa table nécessite de faire lever plusieurs convives, écarter les coudes pour manger est impensable car ils empiétraient sur la table voisine, le menu répond bien sûr aux mêmes impératifs de rentabilité et vous n’avez pas le loisir de vous attarder après le café car votre table ne rapporte plus rien !
La capacité d’accueil de ce restaurant est importante, la qualité de l’accueil est différente.
Quelle qualité d’accueil voulons nous pour notre île ? Ne pas choisir c’est tendre vers la médiocrité !
Article du Bulletin N° 47
Les travaux ont commencé en novembre.
Rappelons les événements: Depuis quelques années on avait constaté sur la plage de l’Hommée située juste au Nord de la digue de Devin, la réapparition du perré des Sénégalais construit en 1937 et qui, jusqu’alors, était resté enfoui sous le sable. Une modification du transit littoral (Due au port de l’Herbaudière ? Continue reading
Article du Bulletin N° 47
Le 18 juillet 2006, le Conseil municipal de l’Épine adoptait, en y apportant quelques modifications, le projet de Plan Local d’Urbanisme qui avait été soumis à l’enquête publique.
Avant, pendant et après l’enquête, l’association “Vivre l’île 12 sur 12“ avait eu largement l’occasion d’exprimer son avis sur ce document d’urbanisme. Ce PLU nouveau, élaboré dans un tout autre esprit que celui du POS de 1983, entérinait une réflexion de qualité en matière de développement durable.
Cependant, nous avions soulevé deux objections qui n’avaient pas été prises en considération :
Aucune réflexion n’avait été entreprise sur la question de la capacité d’accueil. Or, nous considérons qu’il n’est pas possible de construire un projet d’aménagement et de développement durable dans l’île de Noirmoutier sans avoir pris en compte ce facteur.
L’extension de la zone commerciale à l’entrée de Noirmoutier-en-l’île entraînait la destruction d’un marais particulièrement “visible“ donc emblématique.
Nous disposions de tous les arguments de forme et de fond pour déposer un recours devant la justice administrative et faire annuler le PLU. Considérant les conséquences pour la commune d’une telle annulation, nous avons décidé d’utiliser une procédure moins lourde, permettant aux deux parties de rediscuter avant de s’engager en procédure et le 15 septembre, nous déposions, auprès de la municipalité de l’Épine un « recours gracieux » dont le texte a été publié dans ce blog en date du 15 septembre 2006.
Le 9 octobre, une réunion avec le maire et quelques conseillers municipaux a permis de mettre en évidence nos divergences, particulièrement au sujet de l’extension de la zone commerciale.
Notre Conseil d’administration se réunissait le 14. Par esprit de conciliation et considérant l’impact qu’aurait eu une annulation du PLU, nous faisions une nouvelle proposition : notre exigence concernant la capacité d’accueil restait inchangée mais, en ce qui concerne la future zone commerciale, nous demandions que, sur sa partie Sud, celle-ci soit bordée d’un espace aquatique de 15 à 20 m de large rappelant fortement l’existence du marais.
Le 28 octobre, à une forte majorité, le Conseil municipal donnait son accord à nos propositions et s’engageait à associer “Vivre l’île 12 sur 12“ à l’aménagement de la future zone commerciale.
La démocratie participative a pleinement fonctionné, le recours gracieux a évité une procédure judiciaire longue et coûteuse qui aurait très vraisemblablement débouché sur l’étude d’un nouveau PLU.
Article du Bulletin N° 47
Qu’est-ce qu’un Plan Local d’Habitat ?
Le PLH est un document de programmation à 5 ans qui détaille objectifs et orientations, actions et moyens pour répondre aux besoins en logements d’une commune ou d’un groupement de communes et assurer entre les territoires une répartition équilibrée et diversifiée de l’offre en logements.
L’article 55 de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU), votée le 13 décembre 2000, renforce la dimension opérationnelle des PLH, Continue reading
Article du Bulletin N° 47
Tempête du 8 décembre: Des dégâts importants sur le littoral : Des vents atteignant parfois 120km/h en pointe ont une nouvelle fois attaqué la côte ouest de l’île, provoquant une érosion des dunes à de nombreux endroits. À la Guérinière, Les Eloux Continue reading
Article du Bulletin N° 47
Le constat d’échec du perré bas en enrochement destiné à protéger la dune des Éloux n’était plus contesté : son implantation en pied de dune avait entraîné l’abaissement du niveau de la plage et par suite son complet démantèlement. Les roches éparpillées sur la plage Continue reading
Article du Bulletin N° 47
En automne 2001, dans le bulletin d’information de l’association, sous le titre « CATASTROPHE ANNONCÉE », on pouvait lire :
« Quand vous vous dirigez vers Noirmoutier-en-l’Île, vous quittez le bourg de la Guérinière par le rond-point d’Europe. De ce rond-point, vous pouvez embrasser un paysage encore typique de l’île : prairies, arbres isolés, Continue reading
L’Hommée : les ganivelles hydrauliques sont posées, elles ont bien subi le choc. La plage n’est pas complètement rechargée en sable. Il faudra attendre pour apprécier leur efficacité.

Aux Éloux, la situation s’aggrave : la « défunte » dune des Éloux a moins de deux mètres de hauteur par endroit.

Derrière l’épis des Éloux (qui devrait être détruit) des arbres déracinés ont dévalé la pente.
Les travaux de défense contre la mer ont commencé en novembre au niveau de la dune de l’Hommée à la pointe du Devin. On a commencé par agrandir la dune d’une quinzaine de mètres à l’aide de sable provenant de la Fosse. À ce sujet, voir aussi nos photos et commentaires dans l’article daté au 17 novembre 2006.
Nous avons été alertés du problème de la destruction de toute la dune de la Fosse par le prélèvement de sable pour la pointe du Devin.
L’engraissement régulier de cette zone permettait la formation d’un cordon dunaire particulièrement riche. On y retrouvait toutes les étapes de la formation de la dune depuis la dune embryonnaire au niveau des laisses de mer jusqu’à la dune boisée. Outre l’intérêt pédagogique, de nombreuses espèces végétales colonisatrices typiques de cet écosystème étaient observables. Enfin ce lieu était particulièrement intéressant pour la nidification de certaines espèces fragiles comme le gravelot à collier interrompu.
Un accord avait même été passé entre la mairie de Barbâtre et Natura 2000 prévoyant qu’aucun travail de nettoyage mécanique n’aurait lieu pendant les périodes sensibles. Les ostréiculteurs acceptaient eux aussi de ne pas passer par le haut de la Dune pour se rendre sur leurs parcs afin de protéger cet espace.
Et tout a été détruit par les pelleteuses et autre engins qui prélèvent le sable pour renforcer la dune de l’Hommée!!!
A quoi ça sert de protéger d’un côté si on doit détruire de l’autre??
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Article du Bulletin N° 46
DERNIÈRE MINUTE : Conclusions de la dernière étude concernant la dune des Éloux
Recommandations:
Ces conclusions nous semblent en net progrès par rapport aux précédents projets. Nous nous félicitons qu’enfin la côte soit considérée dans son ensemble particulièrement au Sud du port de Morin. Le Conseil communautaire a adopté ces conclusions le 14 septembre. L’alternative étant que, sans travaux sérieux, on sera obligé de prolonger la digue de Devin jusqu’à la pointe de la Loire. Les travaux de défense contre la mer commenceront début octobre à l’Hommée, fin octobre aux Éloux.
Article du Bulletin N° 46
Commune de l’Épine, vendredi 4 août. Le propriétaire d’une résidence dans un site boisé classé, sans demander d’autorisation aux services de l’urbanisme de la mairie, perce un talus pour avoir accès à une voie communale. Le maire, inquiet, craint que le week-end soit utilisé pour déboiser. Il alerte les administrations qui avouent leur impuissance. Désemparé il nous téléphone.Nous lui conseillons d’utiliser les médias et nous alertons des journalistes. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin. Le samedi à 10 heures, une quinzaine d’adhérents de Vivre l’île 12 sur 12 sont là, les journalistes arrivent, FR 3 fait son travail, des articles paraissent dans les journaux locaux.Un éventuel déboisement sauvage est devenu improbable.
Commune de La Guérinière, lundi 7 août. Un habitant de la commune demande un rendez-vous à un administrateur de 12 sur 12 : au pied de la Croix du Fier deux plots rouges inquiètent les habitants du quartier, ils craignent que “leur” croix soit en danger. Une visite rapide à la mairie nous permet de constater qu’un permis de construire dont les limites coupent l’enclos de la Croix du Fier a été accordé. Le maire a d’ailleurs répondu à un voisin qu’il n’y pouvait rien.Ouest France, le Courrier Vendéen, Vendée Matin sont informés. Rendez-vous est pris avec la presse, Un groupe d’une quinzaine d’habitants du quartier du Fier vient accueillir une journaliste. Après la photo rituelle tout le monde se rend en groupe à la mairie. La discussion est vive, finalement le maire promet de revoir le permis de construire.Une pétition est élaborée, elle circule dans la commune et recueille des signatures d’habitants indignés.Le 17 août on peut lire dans Ouest France qu’une solution a été trouvée : l’enclos de la Croix du Fier restera intact.
Bulletin d’infos N° 46
Dans notre dernier bulletin d’information, nous avions décrit le projet d’aménagement de l’accès à la Plage des Dames. Les travaux devaient débuter cet automne, hélas des contraintes environnementales avaient été oubliées : la Pointe Saint-Pierre, comprise dans les travaux, se trouve en effet dans une zone Natura 2000 et une procédure particulière incluant une enquête publique et un passage en Commission des sites est obligatoire. Continue reading
Bulletin N° 46
L’ENQUÊTE PUBLIQUE : L’enquête publique relative au Plan Local d’Urbanisme (PLU) de l’Épine s’est déroulée du 20 avril au 23 mai 2006.
Nous nous félicitons que la participation du public ait été importante : le commissaire enquêteur a reçu 72 personnes, 122 personnes ont consulté le dossier, 66 observations ont été portées sur le dossier et 69 lettres ont été rédigées. On lit dans le rapport d’enquête : “Au cours des permanences, l’ambiance fut parfois tendue voire inamicale à l’adresse du commissaire enquêteur”. Il est aussi noté que des feuilles du registre ont été arrachées. Continue reading
Bulletin N° 46
Qu’est ce qu’un recours gracieux ? C’est une possibilité donnée par la loi, de demander à l’autorité compétente (en l’occurence la municipalité de l’Épine) de retirer une délibération ou une décision jugée litigieuse, pour éviter si possible d’engager une procédure longue et conflictuelle devant les juridictions. Cette procédure permet à la municipalité de changer à temps son projet pour tenir compte des arguments échangés en toute connaissance de cause et entre personnes responsables …
Le 15 septembre nous avons donc adressé un recours gracieux au Maire de l’Épine. Le Conseil municipal disposera de deux mois pour y répondre. En fonction de sa réponse, si nous considérons que l’enjeu est capital pour l’avenir de notre île, nous pourrons poursuivre devant la justice administrative. Ce que nous ne souhaitons évidemment pas.
Des arguments motivent notre demande :
La notion de capacité d’accueil, pourtant exigée par la loi, a été escamotée, elle avait pourtant fait l’objet de plusieurs recommandations dans le porté à connaissance en référence à la loi littoral. Aucune recherche, aucune estimation, aucune enquête n’ont été faites sur ce sujet.
L’extension de la zone commerciale : le marais actuellement en friche, cadastré n° 1250 et 1251 est toujours rattaché au circuit hydraulique d’alimentation en eau salée et se remplit naturellement lors des forts coefficients comme le prouvent de nombreuses photographies.
La zone est située sur un axe touristique majeur de l’île, exposée à toute la population entrant et sortant de la principale commune de l’île, cette zone de marais sacrifiée à un projet commercial tapageur constituerait un précédent dangereux : le marais ne serait plus sanctuarisé mais deviendrait le possible point d’accueil de toute urbanisation.
Monsieur le Maire,
Notre association qui dispose d’un agrément au titre de la protection de l’environnement, au sens de l’article L. 252-1 du Code rural, a l’honneur de former un recours gracieux, visant au retrait pour illégalité, de la délibération du Conseil municipal de l’Épine du 18 juillet 2006, affichée le 8 août 2006 approuvant son Plan local d’Urbanisme.
Cette délibération nous paraît en effet, entachée de nombreux vices Continue reading
Article du Bulletin N° 46
À plusieurs reprises, les digues de la côte Est se sont rompues, entraînant l’inondation des terrains qu’elles protégeaient. Par exemple, le 31 décembre 1978, une brèche ouverte dans la digue du Polder de Sébastopol, à Barbâtre a provoqué l’inondation d’une partie de la plaine de Barbâtre. Depuis lors, des travaux ont été engagés pour la protection de la côte Est, d’abord de façon ponctuelle, puis des programmes d’intervention ont été mis en place. Continue reading
Ce dimanche 10 septembre, la marée de fort coefficient a attiré beaucoup de monde – y compris dans les endroits ou la pêche est interdite pour cause de pollution.
C’est le cas à l’endroit où les photos ci-dessous ont été prises (à Fort Larron).
Comme on peut le voir sur les photos ci dessous, un arrêté municipal indique clairement l’interdiction.
Les dernières analyses (datant du 28 août) relèvent un taux de pollution à escherichia coli supérieur à 16 000 pour 100 gr., alors que le maximum autorisé est de 240 !


Sur l’île de Noirmoutier, des conflits entre une association de défense de l’environnement, « Vivre l’île 12 sur 12 », et les élus se répètent depuis 1985.
Ces conflits sont apparemment peu productifs; peuvent-ils être évités?
Dans le cadre d’un travail universitaire, un membre du Conseil d’administration de l’association, Michel Devroc, s’est penché sur la question des relations entre les associations et les élus.
Après avoir décrit le cadre, les acteurs, la structure d’un conflit, à partir d’entretiens avec les élus locaux et d’une enquête menée auprès des adhérents de l’association, une question sera posée: peut-on éviter ces conflits?
Cliquez pour télécharger le mémoire.
Cliquez pour télécharger en fichier .pdf la carte de l’érosion marine.
Les flèches indiquent le sens de la dérive littorale qui transporte les sédiments provenant de la Loire.
La dune protège toutes les parties de l’île en dessous du niveau de la mer (en bleu sur la carte).