Une vieille chaussure pour des pouce-pieds !
Est-ce vraiment l’homme qui a inventé le recyclage ?

Fin août, début septembre des pluies abondantes ont mis fin à la récolte de sel et de fleur de sel. Pour les sauniers inscrits à la coopérative de sel de Noirmoutier, c’est le temps du coloi (le moment où l’on doit rentrer le sel pour le mettre à l’abri et l’amener après pesage à la coopérative).
Durant 3 jours, si les conditions météo le permettent, on assiste au va et vient incessant de tracteurs qui transportent le sel jusqu’à la coopérative.

Autrefois le sel était mis en sac puis chargé sur des charrettes tirées par des ânes ou des chevaux. Le coloi s’étalait alors sur une période d’un mois ou plus. Actuellement, une collaboration entre agriculteurs et sauniers facilite ce transport par le prêt de tracteurs et remorques… modernité oblige.

Mais à la fin de la semaine les sauniers se retrouveront quand même pour perpétuer la fête liée à cet événement.
Bon repos aux sauniers et au printemps prochain !!!
Conscient de la valeur exceptionnelle de son littoral, la France a fait le choix de préserver une part significative d’espaces naturels remarquables et de les rendre accessibles à tous.
Créé en 1975 par l’Etat, le conservatoire n’a cessé d’acquérir des parcelles du littoral menacées d’urbanisation ou dégradées pour en faire des sites protégés dans le respect des équilibres naturels.
C’est ainsi que sur l’île de Noirmoutier, le marais de Mullembourg, l’île du Pilier et le marais de Luzéronde ont été acquis.
Pour en savoir plus vous pouvez visionner un document vidéo de TV Vendée en cliquant sur le lien suivant :
Les enquêtes publiques sont là pour permettre à tous les citoyens de prendre la parole. Alors, n’hésitez pas : vous avez jusqu’à samedi pour donner votre avis sur le PPRL. Il est possible de le faire directement de chez vous, par internet en cliquant sur le lien suivant :
www.registre-dematerialise.fr/
L’association participe aussi activement à cette enquête. Voici le dossier qu’elle remet au commissaire enquêteur :
« Tout d’abord, l’Association « Vivre l’île 12 sur 12 » est favorable à la mise en place d’un PPRL à la condition qu’il garde un niveau d’exigence qui corresponde à la finalité de son existence. Il s’agit bien de maîtriser le développement de l’urbanisation sur des territoires situés dans les zones basses de l’ile de Noirmoutier afin de limiter la mise en danger de toute nouvelle population.
Nous pensons qu’il faut aller plus loin que celui qui est proposé nettement moins ambitieux que le précédent projet (que nous avions approuvé en 2012) ….. » pour pousuivre la lecture, cliquez sur le lien : 2015 EP PPRL Deposition 12s12
A lire aussi (cliquez sur les liens) :
Samedi 22 aout des membres de l’association ont assuré une animation sur la plage de l’Océan à Barbâtre sur l’importance de la laisse de mer et en particulier des algues qui la composent.
Malgré le jour peu favorable et une météo capricieuse l’intérêt d’une telle animation est manifeste auprès des enfants en particulier. La recherche des coquillages, des bois flottés et autres richesses présentes dans ce que la mer dépose lorsqu’elle se retire est une activité que beaucoup d’entre nous apprécient.

Au-delà de cet aspect ludique et de recherche de curiosités, la banderole plantée dans le sable explique l’importance des algues présentes dans cette laisse :
L’Assemblée Générale du 6 aout 2015, a renouvelé le Conseil d’administration, Celui-ci dans sa réunion du 7 août a procédé à l’élection du BUREAU
La Présidente, Marie Thérèse Beauchêne, exprimait depuis plusieurs années son souhait de laisser sa responsabilité de Présidente. Un nouveau bureau a donc été désigné :
Président : THIBEAUD Bernard,
Vice-présidente : BEAUCHENE Marie-Thérèse
Secrétaire : GUERIN Maryvonne.
Trésorier : PALVADEAU Benjamin
Trésorière adjointe : DAMOUR Annik
Administrateurs : Michèle CHEVET, Pierre CITEAU, Jean Louis EUGENE, Isabelle GALLOIS MORIN.
Jeudi 6 août, s’est tenue l’Assemblée Générale de notre association qui fête cette année ses 30 ans.
70 personnes étaient présentes et 102 autres avaient donné un pouvoir, ce qui montre l’intérêt toujours porté au travail de défense de l’île de Noirmoutier.
La présidente, Marie-Thérèse Beauchêne, a rappelé le travail effectué depuis plus de 30 ans. Puis les différents chantiers de cette année ont été détaillés : classement du Gois, PPRL, les éoliennes, les contentieux en cours ….
Une nouvelle administratrice a été élue, Isabelle Gallois-Morin, saunière sur l’île de Noirmoutier et participante régulière aux conseils depuis quelques mois.
Et nous avons terminé en fêtant l’anniversaire de ces 30 ans autour de délicieuse tartes et d’un verre de l’amitié.
Les dossiers complets du rapport d’activité et du rapport financier seront mis en ligne très bientôt.
Voilà près de trente ans que l’association Vivre l’Île 12/12 existe pour défendre l’environnement et la nature de Noirmoutier. « Nous sommes devenus un réel contre-pouvoir », avance la présidente Marie-Thérèse Beauchêne. À grands renforts de recours (d’abord gracieux puis contentieux), l’association se targue d’avoir « gagné pas mal de procédures » contre les pouvoirs publics et, principalement, la mairie de Noirmoutier.
Au point de voir pondre un brin de suffisance de la part des élus. « Non seulement notre avis n’est pas écouté mais parfois des élus se moquent ouvertement de nous », explique Bernard Thibeaud, bénévole et administrateur pour l’association.
Il faut avouer que deux visions totalement différentes sur l’évolution de l’île s’opposent. D’un côté les pouvoirs publics, tentant toujours d’augmenter la surface constructible de l’île pour y accueillir de nouvelles résidences secondaires. De l’autre l’association, avec une approche tant écologique que démographique : « Notre île n’est plus occupée que pour la saison estivale (deux mois). Pendant l’année, il n’y a que 10 000 habitants dans les quatre communes… Treize classes ont dû être supprimées dans les écoles primaires publiques », affirme l’ancien professeur.
Avec l’augmentation du prix des logements, de plus en plus d’îliens, habitants historiques et présents toute l’année, sont contraints de déménager dans les communes voisines, de l’autre côté du pont.
Tout un écosystème bouleversé
Mais la vision est aussi écologique. L’association s’oppose ainsi au nouveau PPRL. « Un projet moins respectueux envers la nature que le précédent. Il ne respecte pas notamment la circulaire qui demandait la prise en compte de la montée des eaux. Au lieu de diminuer les actions de ce PPRL, il faut les augmenter ! », explique Marie-Thérèse Beauchêne.
Vivre l’Île 12/12, dont l’assemblée générale aura lieu le jeudi 6 août, manque encore de moyens pour multiplier les actions. « C’est pourquoi nous nous engageons dans une seule action à la fois, mais c’est toujours symbolique », précise–t-elle. En ce moment, l’enjeu se situe au niveau des Près Patouillard, à proximité du Bois de la Chaise, à Noirmoutier-en-Île. « C’est une zone de 5 000 m², reconnue humide, que la municipalité entend utiliser pour de nouvelles constructions, au détriment de l’agriculture et de la nature en général. C’est tout un écosystème qui est bouleversé, voire menacé. Plus on va construire sur notre île, plus on va perdre notre identité. Notre île est fragile ! », termine la présidente.
Vivre l’Île 12/12 participe aux enquêtes publiques jusqu’au 29 août pour ce nouveau PPRL. Dans le but de montrer aux pouvoirs publics les méfaits d’une politique touristique excessive.
Romain BEDDOUK.
Vous pouvez retrouver l’article sur OuestFrance.fr en cliquant ici
Assemblée Générale Vivre l’Île 12 sur 12
Jeudi 6 août 2015 à 20h30 Espace Hubert Poignant à Noirmoutier
Un collectif avait fait l’essai l’an dernier de marchés paysans le soir de 18 à 21h. Au regard du succès rencontré il a été décidé que cet été ce serait toutes les semaines, le jeudi soir, dans les différentes communes de l’île à tour de rôle.
On y trouve de la bière fabriquée artisanalement à Notre Dame de Monts, du vin bio d’Aizenay, des huitres, du sel, des pommes de terre bio de Noirmoutier … et bien d’autres produits de qualité fabriqués dans la région. Ce marché privilégie les circuits courts, sans intermédiaire entre le producteur et le consommateur. Le tout dans une ambiance très conviviale mêlant rencontre et dégustation.

Alors, en revenant de la plage pourquoi pas un petit détour jeudi prochain !
Le polder de Sébastopol est devenu le premier site de nidification de France pour la Mouette Mélanocéphale. Des centaines de couples s’y retrouvent au printemps pour s’y reproduire. Dans un nid construit à même le sol sur les ilots du polder deux ou trois œufs sont pondus au printemps. Les poussins vont naître environ 3 semaines plus tard. Une aubaine pour les ornithologues qui veulent poser des bagues.

L’opération est organisée très rationnellement afin de limiter au maximum le temps de dérangement de la colonie. Les poussins sont dirigés vers des enclos ou capturés avec des épuisettes. Puis le baguage peut commencer. Autour des bagueurs officiels, seuls habilités à poser des bagues, s’activent des bénévoles pour approcher les poussins, préparer les bagues, tenir un secrétariat …

Plus de 700 poussins ont été bagués cette année. Le baguage permet un suivi de ces populations dont les déplacements de population et ne sont pas bien compris.

L’utilisation de bagues de couleurs portant des numéros, sorte de plaque minéralogique, permet d’identifier à distance chaque individu. On pourra ainsi le suivre dans ses pérégrinations et peut être le revoir les années suivantes sur son lieu de naissance.
Depuis le début de l’année, les quelques éleveurs de l’île ont retrouvé plus de 20 moutons tués sur les lieux de pâturages. Un véritable fléau qui remet en cause l’existence même de ces quelques petits troupeaux. Les moutons sont retrouvés généralement égorgés, saignes au niveau de la carotide, parfois même éventrés. N’ayant pas l’habitude de faire dans le sensationnel nous vous épargnerons des photos particulièrement choquantes.
Le loup coupable ? Non bien sûr. Il s’agit surement de chiens errant la nuit, qui s’attaquent aux troupeaux présents dans les marais.
Les éleveurs sont désemparés. Et c’est la peur tous les matins de retrouver encore des animaux morts. Un chien qui a retrouvé ses instincts de chasseur et pris l’habitude de tels actes ne pourra que recommencer si l’occasion lui est donnée.
Quoi faire ? Impossible de les ramener tous les soirs dans les bâtiments. Difficile aussi de monter la garde toute la nuit ! Non la seule solution se trouve du côté des propriétaires de ces chiens. Il semble invraisemblable que ces personnes irresponsables n’assument pas la surveillance de leur animal, y compris la nuit ! Le chien, qu’il soit destiné à la garde, à la chasse ou comme simple compagnon mérite qu’on s’occupe de lui en permanence.
Ou alors c’est la fin des initiatives d’élevage de mouton qui ont débuté sur l’île.
65 personnes environ ont assisté à la conférence de Thierry Sauzeau samedi soir 6 juin à la salle des Oyats à Barbâtre. Jugée par tous très intéressante et particulièrement pédagogique elle a permis de se faire une idée plus précise de ces phénomènes de submersion marine dont il est beaucoup question actuellement suite à la tempête Xynthia et à la mise en place des PPRL (Plan de prévention des Risques Littoraux).
Quelques éléments abordés :
……. et beaucoup d’autres enseignements que nous ne manquerons pas de relater dans notre prochain journal !
Suite aux interrogations de riverains après les coupes effectuées dans le bois cet hiver, Guillaume Simon de l’Office National des Forêts animera une sortie jeudi 21 mai à 14h. Cette visite proposée au public accueillera aussi la presse.
Si vous êtes intéressés, rendez-vous rue de la Noure (route de l’hôtel Punta-Lara), au niveau des tables de pique nique.
Demain 12 mai se tiendra à Noirmoutier la réunion d’ouverture du débat public concernant le projet de construction de 62 éoliennes entre les îles d’Yeu et de Noirmoutier.
Ce débat où vous êtes tous attendus se déroulera jusqu’au 7 août et proposera différentes réunions publiques, ateliers et débats mobiles dont vous trouverez le calendrier sur le site de la Commission Nationale de Débat Public. Tous vous sont ouverts si vous souhaitez vous informer et donner votre avis.
Réunion d’ouverture: mardi 12 mai 19h30-22h30
Centre culturel des Salorges, 22 quai Jean Bart, Noirmoutier-en-l’île
Nous vous suggérons de consulter le site
Barbâtre pourra bientôt s’enorgueillir d’un site classé: le Gois!
Ce classement que notre association sollicite depuis bientôt vingt ans auprès du Ministère de l’Environnement, nous sommes heureux de le voir aboutir.
Des milliers de personnes sont attirés chaque année par ce phénomène, où la mer abandonne un passage à pieds secs au milieu des eaux, pour se retirer suivant les marées, très loin, ou aux abords de cette voie par mauvais temps.
Une enquête publique actuellement en mairie de Barbâtre, attend que les iliens se manifestent pour prendre connaissance du dossier et donner leur avis.
Elle sera close le 7 mai, ne tardez pas, c’est un plus pour l’environnement de l’île!
Avec les abords du Gois et la réserve du polder Sébastopol, c’est un site exceptionnel et un paysage à conserver pour sa beauté et son exclusivité nationale.
Pour alimenter le débat sur ce sujet important pour les îliens, nous mettons en ligne les observations de Vendée Nature Environnement (VNE) et Coorlit 85 (associations de défense de l’environnement et du littoral dont nous sommes membre).
Lien vers le communiqué: VNE-COORLIT 85 – PPRL Noirmoutier
Vivre l’île 12 sur 12 participe actuellement aux instances de concertation sur le projet éolien dit « des deux îles ».
Une commission a été mise en place en début d’année afin d’organiser un débat public prévu se tenir de mai à août .
Dans cet objectif, la Commission Particulière de Débat Public propose un atelier ouvert à tous sur inscription:
Sujet: méthodologies des visualisations
Ci-après l’invitation de la CPDP:
« Dans le cadre du débat public sur le projet de parc éolien en mer des îles d’Yeu et de Noirmoutier, la commission particulière vous convie à un atelier préparatoire.
Le 7 avril, de 15h à 18h
Espace Terre de Sel,
34 route de la Grande côte
85550, La Barre-de-Monts
(Inscription obligatoire)
Cet atelier abordera la question des méthodologies de simulations visuelle du projet de parc éolien. Il a pour objectif de définir un consensus sur les points d’accord et de désaccord concernant les visualisations du projet soumis à débat public. Ainsi, la question de l’impact paysager ne sera pas abordée lors de cet atelier: il s’agit ici de participer à l’élaboration d’une méthodologie partagée par le plus grand nombre et qui sera mise en oeuvre au cours du débat public.
L’atelier est ouvert à tous: n’hésitez pas à en parler autour de vous! Toutefois, le nombre de places étant limité à 50 personnes, nous vous remercions de bien vouloir vous inscrire, en envoyant un mail à l’adresse suivante:
La commission compte vivement sur votre participation ! »
Nous mettons en ligne ci -dessous les 2 lettres envoyées par notre Présidente et Vice-Présidente, au Préfet de Vendée, et à la Direction Départementale des Territoires et de la Mer 85 (DDTM) dans le cadre de la concertation publique sur le deuxième projet de Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL).
Vous trouverez nos remarques commune par commune, zone par zone,pour alimenter ce débat très important pour notre île, pour sa sécurité, et son harmonie.
Ce projet qui nous concerne tous, est aujourd’hui en discussion jusqu’au 29 mars 2015, et nous ne pouvons qu’encourager les noirmoutrins a s’en emparer, en argumentant, en posant des questions à la Préfecture de Vendée, qui a ouvert un site dédié:
http://www.vendee.gouv.fr/pprl-de-l-ile-de-noirmoutier-concertation-avec-le-a1808.html
ou sur la messagerie de notre Blog (voir dans le bandeau) pour toute information.
Il est possible d’envoyer des courriels pour que vos remarques soient prises en compte directement dans le cadre de la concertation: ddtm-pprl-noirmoutier@vendee.gouv.fr
Copie des 2 lettres:
A la veille de plusieurs marées exceptionnelles en 2015, dont une de coef. 119 ce samedi 21 mars. France Nature Environnement (FNE), avec qui nous sommes associés, a diffusé un communiqué de presse pour pointer les difficultés à mettre en place les Plans de Prévention des Risques Naturels (PPRN), ainsi que les Plans de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) suite aux blocages, et aux pressions, sur les Préfets et les services de l’Etat, de « lobbies » comme le dit l’article, afin de continuer un urbanisme littoral important, sans tirer les leçons du passé, en particulier de Xynthia et des 59 morts (coef 102 pour mémoire…) dont le procès vient de s’achever. L’article parle de l’île de Noirmoutier particulièrement concernée par le sujet. Notre association est particulièrement active sur ces gros dossiers (Plan Local d’urbanisme (PLU), PPRL,.…) techniques, complexes, pour défendre d’abord la sécurité des îliens, et éviter que nos côtes soient bétonnées, enrochées, rechargées en sable, enlaidies…
Lien: CP FNE grandes marées 25 fév 15
(voir également l’article suivant sur la concertation en cours sur le PPRL de l’île de Noirmoutier).
Voici les explications apportées par le responsable ONF aux questions posées suite aux travaux de coupes effectués cet hiver dans les bois de la Chaise, de Luzéronde et des Eloux. Elles répondent aux commentaires diffusés sur le blog après notre article. Continue reading
Le journal Ouest-France du 24 février 2015 publie une demi-page sur Barbâtre intitulée: « Prévention des risques : 150 personnes ont assisté à la « folle marée ».
Il est très intéressant de voir la population se préoccuper des risques venant de la mer.
L’association Vivre l’île 12 sur 12, suit régulièrement depuis de longues années les aléas des marées et s’autorise une lecture différente des risques pouvant survenir sur des terrains sensibles, très en dessous du niveau des plus hautes eaux, définies au niveau national à 4m20 NGF. Actuellement, elle prépare ses observations sur le projet de Plan de Prévention des Risques Littoraux qui vient d’être soumis à concertation.
Ceux qui vivaient sur l’île lors de la marée du siècle de 120 furent très déçus : très beau temps, mer plate, sans vent, celle-ci fut banale. Mais au matin du 1er janvier 1979, par grand beau temps également, personne ne s’attendait à la disparition de plus de 400 ha sous l’eau.
En 2010, le passage de Xynthia fut meurtrier sur la Vendée, mais heureusement s’éloigna vers l’est avant d’atteindre l’île de Noirmoutier, cependant nous avons pû constater alors 16 points d’attaque sur les quatre côtés de l’île!
Le 22 janvier 2015, la grande marée de 109 n’a donné aucun souci.
Mais le mardi 20 janvier, il n’y avait personne sur le Gois, pour constater qu’une marée de 93 avec vents non tempétueux mais soufflant du sud, a poussé la mer qui présentait des vagues suffisantes pour couvrir la route sur 300 m de long. Les vagues secouées par la houle ont rempli d’eau jusqu’au terrain élevé des Ponts et Chaussées, la petite baie qui reste sèche habituellement.
Ce n’est donc pas sur une seule marée que l’on peut se rendre compte des dangers.
Il n’est pas sans intérêt de suivre l’évolution des eaux sur les quelques points les plus exposés de l’île pour se faire une idée réelle de ce qui nous attend dans les années à venir.
Cette rencontre sur le terrain aurait pû mener à l’intérieur par la piste cyclable, le long de la digue des Mattes voir l’état du terrain au pied de celle-ci. Des mares permanentes d’eaux saumâtres posent question : la mer, si elle ne passe pas au-dessus, traverse probablement en dessous laissant prévoir un jour ou l’autre une cassure inondant une partie des terres.
Alors peut-on dire que la digue des Mattes ne pose aucun problème ?
Tout en travaillant beaucoup sur ce dossier lourd et complexe, car il s’agit de la sécurité des habitants de l’île, nous sommes restés silencieux depuis nos observations transmises lors du premier projet de PPRL qui avait notre soutien, pour laisser le débat se dérouler entre les élus et les services de l’Etat. Nous avons participé aux commissions techniques, l’association « Vivre l’ile 12 sur 12 » était invitée comme association agrée par arrêté préfectoral.
Le Préfet et ses services sont venus le 29 janvier à 19 h, à l’Espace Docteur Poignant (salle de la Prée au Duc) pour présenter le nouveau projet avec un début de débat avec les habitants. Nous y étions.
Notre première analyse, après cette présentation officielle, à la mise en ligne des cartes (juste après la réunion publique…) et en attendant la prise en comptes des remarques pertinentes : est que ce projet sur plusieurs points importants est en recul, malgré l’avertissement du procès Xynthia.
Pas de prise en compte des conséquences du changement climatique : aléa 2100 !
Pourtant la circulaire du 27 juillet 2011 du Ministère de l’écologie, indiquait de « prendre des maintenant les mesures nécessaires pour limiter la vulnérabilité future des territoires au risque de submersion marine face à l’augmentation prévisible du niveau marin sur le littoral français ».
Le PPRL devait prendre en compte deux aléas distincts : l’aléa de référence et un aléa à l’horizon de 2100, (augmentation du niveau marin égale à 60 cm).
Or, dans ce deuxième projet, l’aléa 2100 n’est plus pris en compte !
Pourtant le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) estime dans son dernier rapport, que la hausse totale du niveau des mers au cours de ce siècle sera comprise entre 30 et 98 cm.
Il en est de même de l’aléa érosion non pris en compte. Et de nombreux autres points que nous ferons remonter aux services d’Etat à la fin de cette concertation publique et ensuite que nous reprendrons en fonction de l’évolution du projet lors de l’enquête publique.
Pour résumer, et comme l’a dit un participant à la réunion publique, ce projet est assez favorable à la continuation d’une urbanisation importante, y compris dans les zones fragiles, ceci comme va le confirmer le recensement en cours : pour toujours plus d’habitations sur l’ile, pour de moins en moins d’habitants….paradoxe ?
Comme nous l’avons rappelé de nombreuses fois : notre sécurité n’est pas négociable. N’oublions pas que les 2/3 de l’île se trouvent sous le niveau des plus hautes eaux de la mer.
C’est pourquoi, nous vous invitons à vous rendre nombreux le lundi 9 Février à 19h dans les différents lieux de réunion des 4 communes de l’île pour donner votre opinion au Préfet et aux Services d’Etat.
Chacun doit être entendu.
Lien vers le site de la Préfecture de Vendée: http://www.vendee.gouv.fr/pprl-de-l-ile-de-noirmoutier-concertation-avec-le-a1808.html
Vous avez pû être intrigués par les travaux de coupe effectués récemment dans les bois de la Chaise et de Luzeronde. Voici l’explication que nous a très gentiment donnée Guillaume Simon de l’ONF: Continue reading
Deux informations positives pour l’île et à encourager bien sûr:
un éleveur de vaches maraîchines-agriculteur, installé à Barbâtre, labellisé « Nature et Progrès », vous propose d’acheter de la viande et des légumes
et nous avons maintenant un restaurant bio également labellisé » Nature et Progrès » à l’Herbaudière…essayez-le!
Seul commentaire :
Y aura-t-il cohérence désormais entre les accusations retenues, la conclusion du tribunal et les décisions puis les mesures prises par nos dirigeants régionaux et nationaux concernant la protection du littoral ?
Au-delà des travaux de défense maintenant nécessaires, auront-ils le courage de faire appliquer les lois déjà votées, notamment la loi littoral ?
Auront-ils la volonté de préserver les espaces naturels encore existants contre des constructions « bord de mer » toujours plus recherchées et rémunératrices à court terme pour les communes ?
Auront-ils le pouvoir de se faire entendre des élus locaux ?
Jusqu’à présent, nous avons surtout le sentiment d’assister à une valse connue ; un pas en avant et trois pas en arrière ! Beaucoup de beaux gestes suivis de peu d’effets !
2015 doit être l’année des PPRL et ils semblent encore loin d’être approuvés…
Communiqué de presse LPO: CP LPO Ornitho et transhumance
L’Association « Vivre l’île 12 sur 12 » ne peut admettre que des membres de défense de l’environnement demandant le dialogue et la concertation ne soient pas entendus et que l’on arrive à des actes aussi graves lors de manifestations pacifiques.
Associée à France Nature Environnement nous déplorons l’emploi de la force publique, tant que des discussions sur des aménagements possibles n’aient pas été envisagées.
Lettre de FNE (France Nature Environnent) à Monsieur Manuel Valls (premier ministre), suite au drame de la mort de Rémi Fraisse à Sivens, en pdf: nmp_fne_mp_fne_lettre_m-valls
VNE (Vendée Nature Environnement) a mis en ligne un article suite au procès Xynthia, que nous voudrions partager, sur les risques de notre territoire:
« Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, au plus fort d’une dépression atmosphérique, la tempête Xynthia conjuguée à une marée de fort coefficient frappait la côte atlantique, y causant 46 morts. 29 de ces victimes, prises au piège de la submersion marine, étaient localisées dans la seule commune de La Faute-sur-Mer, dans des lotissements relativement récents.
Le procès pénal tenu aux Sables d’Olonne s’est s’attaché à déterminer et à faire comprendre l’enchaînement des faits, et surtout des fautes qui, additionnées, ont conduit à un tel désastre.
Pour éviter qu’une telle catastrophe ne se reproduise sur nos côtes, comment ne pas s’interroger sur des attitudes ayant contribué à celle-ci ? Sur quels principes s’appuyer pour éviter les dérives constatées ? »….
La suite (où il est beaucoup question de l’île de Noirmoutier) sur le lien de VNE : http://vne.eklablog.com/risques-cotiers-la-protection-contre-la-prevention-a112961582
Le procès Xynthia (29 décès à La Faute) se termine. La décision est en délibéré jusqu’au 12 décembre.
En attendant, FNE (France Nature Environnement) (et ses associations membres) ainsi que Coorlit85 (Coordination Littoral Vendée) (*) qui ont assisté au procès aux Sables d’Olonne tirent leurs premières conclusions suite aux débats : le rôle des digues, leur limite, l’importance des PPRL, et surtout la nécessité impérieuse de développer notre culture du risque particulièrement déficiente sur notre littoral, et éviter l’amnésie (volontaire et involontaire) de l’histoire des catastrophes sur nos côtes.
Comme il a été souvent dit suite à cette catastrophe, et pour le futur: « Plus jamais ça ! »
(*)–dont l’Association Vivre l’île 12 sur 12 fait partie-
lien vers l’article de FNE: CP FNE 22oct14 procès Xynthia
Nous notons un beau travail de l’ONF quant à la protection des dunes.
De plus en plus d’espaces sont replantés et protégés pour le plus grand bien de l’île.
Il serait vraiment dommage de revenir sur ces progrès en autorisant des constructions en zone fragile.
Un an après les 28000 m3 du port de plaisance, 30000 m3 de sédiments vaseux du port de pêche sont à nouveau déversés au niveau des rochers devant la plage de la Linière !
Les travaux de dragage du port prévoyaient un rejet de 95% de ces vases au large, sur le site d’immersion de l’Herbaudière, mais pour des raisons économiques (dépassement du budget lors du dragage du port de plaisance l’hiver dernier suite aux tempêtes), la Chambre de Commerce et d’Industrie a changé d’option.
Les boues sont donc rejetées devant la plage au grand désespoir des riverains et des palourdes !
A la place du petit bois de cyprès et de tamaris, savez-vous quoi qu’y aura ?
DEUX constructions plantées dans la dune, à quelques mètres de la petite plage des Lutins encore existante à marée basse à l’Herbaudière.
On y espère même un accès direct à la mer, à travers l’espace protégé par l’ONF, à moins que ce ne soit la mer qui accède bientôt aux maisons…
Il ne restera plus qu’à prolonger l’enrochement aux frais de la communauté et la vue sera belle !
A défaut de nous faire entendre du tribunal qui, pour le moment, ne tient compte que du POS datant de 1998, nous essayons de sensibiliser les institutions aux conséquences d’un tel projet immobilier sur un littoral déjà fragilisé.
Ceci prouve que tempêtes et procès ont bien peu de pouvoir au final…
L’érismature rousse : espèce d’oiseau invasive repérée sur Noirmoutier et à éliminer
L’érismature est un canard au corps foncé, à la tête noire et blanche, repérable aisément à son joli bec bleu clair.
Le jour même de la nouvelle condamnation de la France par la Cour de Justice de l’Union Européenne dans le dossier des nitrates,
Le préfet de Vendée et le président de la FDSEA 85 signaient un protocole d’accord relatif aux contrôles des exploitations agricoles ….. quitte à abandonner tout espoir de reconquête de la qualité de nos eaux.
Communiqué de presse de VNE ci-dessous:
Paru dans la revue » Sciences et avenir » n°810 d’août 2014, qui rejoint nos préoccupations et reprend les orientations données ces dernières années (notamment depuis les tempêtes Sandy aux Etats-Unis et Xynthia en France ) par des scientifiques spécialisés dans la gestion des risques littoraux. Il peut nous aider à mieux comprendre les enjeux d’un PPRL ( plan de prévention des risques littoraux ) sur l’île.
Nous en reparlerons sûrement très bientôt…
Continue reading
Nous étions présents à l’Epine devant la salle de la Salangane, lundi 7 juillet, en réponse à l’appel du collectif « eaux et marais pour notre île » qui venait défendre son environnement de travail, le marais, contre toute forme de golf, petit, grand, bio ou raisonné! Continue reading
Nous avons donc repris l’ensemble des dossiers du PLU lancé en 2007, le recours gracieux ainsi que la requête déposée par » Vivre l’île 12 sur 12 » et enfin le jugement du tribunal administratif de Nantes du 14 décembre 2010, pour rédiger un argumentaire que nous lui avons transmis en lui demandant de le communiquer à tous les conseillers municipaux. Continue reading
Nous vous en avons déjà parlé cet hiver, un permis de construire a été accordé en novembre 2013 par la mairie de l’Epine, en faveur d’un projet de golf au coeur des marais salants ( lieu-dit le Pré aux Oies, près de la « mini-ville », route de Noirmoutier à l’Epine) .
Un collectif de professionnels appelé « eau et marais pour notre île » s’est constitué contre ce projet, a déposé un recours gracieux en mairie et à la préfecture, qui n’a pas abouti, et vient, en conséquence, d’entamer une procédure auprès du Tribunal administratif de Nantes, demandant l’annulation du permis accordé.
Vous pouvez consulter notre article de février 2014 accompagnant un communiqué de presse soutenant les démarches des professionnels contre ce projet destructeur, dans la rubrique du blog intitulée « vie des marais ».
Actuellement circule sur l’île une pétition de soutien au collectif que nous vous engageons vivement à signer.
Pétition
Nous vous invitons à lire avec attention l’article paru sur le blog de Vendée Nature Environnement (VNE). L’objectif louable peut se transformer en catastrophe pour les oiseaux nicheurs et la flore naissante.
Apprenons à nettoyer les plages au bon moment.
C’est officiel, Ségolène Royal et ses services ont tranché: ce sera le consortium mené par GDF Suez qui vient d’être désigné pour mener à bien le projet d’implantation d’un parc éolien offshore au large entre Noirmoutier et l’île d’Yeu. Voir sur le lien http://www.fne-pays-de-la-loire.fr/le-deuxieme-parc-eolien-marin-attribue-un-projet-qui-reste-etudier-dans-toutes-ses-dimensions/
A suivre….
Communiqué de presse commun FNE, COORLIT 85 et 12sur12 : CP – Désignation lauréat parc des deux iles
Notre association a travaillé sur ce dossier lourd par les possibles impacts environnementaux (épis en pierre) et aussi financiers (impôts) selon les choix qui seront faits. Notre Présidente a déposé un dossier préparé avec l’équipe, avec nos remarques auprès du Commissaire Enquêteur Titulaire Madame Brigitte Chalopin nommée ainsi que Monsieur Jean-Yves Hervé, ingénieur en chef de l’armement en retraite, commissaire enquêteur suppléant, par le Président du Tribunal Administratif de Nantes, pour procéder à ladite enquête.
Vous trouverez le détails de nos remarques en liens (pdf) ci-dessous:
2014 5 5 courrier a commission enquete stabilisation trait cote les éloux
Dossier l’Epine EP avril 2014 JLE AD 5 5 14
Reportage photos Les Eloux avril 2014 JLE AD
La Communauté de Communes présente sur son site Internet (très complet) les détails du projet.
Nous vous tenons informés des conclusions des Commissaires Enquêteurs qui seront remises à la Communauté de Communes de l’Ile de Noirmoutier, et de la suite de cette Enquête Publique.
Nous vous faisons part de l’article envoyé à la presse (Ouest-France et Courrier Vendéen) suite aux réponses reçues ou non après le questionnaire que nous avons adressé aux listes candidates, et suite aux résultats des élections municipales:
Si vous êtes intéressés et que vous pouvez vous rendre à la Roche sur Yon, deux animations sur des thèmes différents touchant à l’environnement, vous sont accessibles:
samedi 29/3/2014 : le film de Caroline Poliquin (Canada) » Homo Toxicus », dans le cadre de la semaine « sans pesticide » à 20h au lycée nature de la Roche.
et
vendredi 11/4/2014 à la Bourse du Travail : un atelier proposé par la coordination du littoral vendéen (COORLIT) sur le thème des sédiments portuaires, les problèmes, les solutions.
Ci-après le programme de l’atelier et le bulletin d’inscription si besoin :
atelier Sédiments portuaires Bulletin d’inscription
France Nature Environnement (FNE) vient de publier un communiqué de presse faisant le bilan, quatre ans après, de la mise en application dans les régions des mesures décidées par l’Etat juste après Xynthia.
Nous vous le communiquons :
CP FNE après Xynthia 28fev2014
Nous vous rappelons que le Plan de Prévention des Risques Littoraux ( PPRL ) de l’île de Noirmoutier a été refusé en l’état par les quatre communes et la communauté de communes. Un nouveau plan est en préparation, à l’initiative des services de l’Etat, à la suite de la contre-expertise présentée par la communauté de communes. Il devrait être finalisé en 2015, après enquête publique fin 2014.
Pour information, M. le Président de la communauté des communes et Mme la vice Présidente chargée de l’activité économique se sont rendus au Ministère de l’Ecologie en octobre 2013, afin de présenter leur point de vue. Ils ont rencontré, en présence du Préfet de Vendée, la Directrice Générale de la Prévention et des Risques (DGPR).
« Un certain nombre de demandes formulées par Noël Faucher, Président de la Communauté de Communes, au cours de ce travail de contre-expertise a été validé :
entre autres :
-prise en compte du seul niveau de cote marine 2010
-acceptation d’une modulation de la bande de précaution en arrière des ouvrages selon les cas (notamment en arrière des perrés et des cordons dunaires).
Au vu de ces nombreux éléments, la DGPR a décidé de réaliser une nouvelle étude technique pour élaborer un nouveau projet de PPRL »
(extrait du blog mer de la communauté des communes de l’île de Noirmoutier-9 octobre 2013)
Cependant, nous tenons à souligner que les événements météorologiques violents qui se succèdent depuis plusieurs semaines nous rappellent clairement que les risques de submersion marine et de dégâts sur les côtes sont liés directement aux tempêtes. Les désaccords entre les bureaux d’études sur la hauteur de la montée des eaux ne sont pas l’essentiel du débat pour la mise en place de ce PPRL. Les scientifiques sont d’accord pour dire que la fréquence des tempêtes va augmenter avec le réchauffement climatique et nous en avons peut être un avant goût cette année. Cette augmentation probable de leur fréquence représente pour nous un problème au moins aussi important que l’évolution des eaux de quelques dizaines de centimètres en plus ou en moins. Nous espérons que les nouvelles études en tiendront compte.
Une accalmie se dessine enfin depuis le début de la semaine.
Les interventions se succèdent dans les media pour prôner toutes sortes de mesures radicales et rarement appliquées pour limiter l’érosion du littoral, la première toujours citée étant de ne plus construire en front de mer, voire de « déconstruire » !
Après les paroles et les écrits viennent les faits, beaucoup moins éloquents.
Pour votre information, je vous invite à lire deux documents d’origines différentes, tirés de la presse :
-un communiqué de presse gouvernemental datant du 16 janvier 2014:
communique min ecologie sur erosion marine 16jan14
-un article de Ouest-France de cette semaine où on voit la limite des ouvrages de protection:
bilan des travaux prévus sur l’île suite aux tempêtes (OF 15fev 2014)
Qu’en pensez-vous ?
23 ans après, un nouveau projet de golf 6 trous en plein cœur des marais salants sur un terrain situé au « Pré aux Oies » à L’Épine, fait polémique !!!!
Lire notre communiqué presse à ce sujet (fichier au format PDF).
En complément de ce communiqué de presse, nous rappelons notre inquiétude face aux risques de pollutions des étiers, sujet déjà abordé lors des assises des marais.
Quel est l’impact du ruissellement des eaux pluviales des bassins versants amont agricoles et des zones urbanisées, industrielles et artisanales vers ces étiers? Le schéma directeur des eaux pluviales, en cours d’élaboration sous maîtrise d’ouvrage de la communauté des communes de l’île de Noirmoutier devrait nous apporter une réponse.
Depuis la fin de la semaine dernière, nous assistons à l’échouage de milliers d’oiseaux morts sur le littoral atlantique, tout particulièrement des macareux moines, inhabituels dans la région. Plusieurs d’entre eux ont été retrouvés sur Noirmoutier.
Deux hypothèses sont évoquées pour expliquer cette mortalité inhabituelle: la fatigue due aux tempêtes successives qui les empêche de se nourrir et qui les affaiblit peu à peu ou une maladie microbienne. Des études sont en cours.

Macareux morts plage de la Cantine 7 février 2014
Pour tout dire, nous pouvons déjà les remarquer facilement depuis quelques semaines!
Des périodes très pluvieuses comme nous en vivons pour la deuxième année de suite permettent de remettre la nature à sa place et devraient nous inciter à garder la nôtre…
Il semble pourtant que cela ne suffise souvent pas!
Lire le communiqué de presse ci-joint:
journée zones humides et CP FNE
Voir le fichier PDF Lettre-Philippe-MARTIN-aux-préfets_oct 2013.pdf
Notre inquiétude concerne « l’étroite » collaboration recommandée par la note ministérielle entre les services de l’état et les collectivités locales, sans approbation préalable des Plans de Prévention des Risques Littoraux , afin d’accélérer la réalisation des travaux prévus dans le cadre des Plans d’Action de Prévention des Inondations labellisés.
Trois questions se posent :
Quelle importance sera réellement accordée à l’environnement dans le cadre de procédures accélérées ?
Quelle incidence est attendue de ces travaux sur la validation des PPRL ?
Quelle garantie de prise en compte d’éléments autres que la sécurité des biens et personnes et le rapport coût /bénéfice sans un regard extérieur ?
Nous vous laissons y réfléchir.
En complément de l’article paru dans le journal n°64
Créées en 1964 les Agences de l’Eau (au nombre de 6 suivants les différents bassins versants des grands fleuves) prélèvent via les factures d’eau, une redevance destinée à alimenter un budget d’aides visant à financer des études et travaux. Ceci afin de réduire les pollutions de toutes origines,et à protéger la ressource en eau et les milieux aquatiques.
Cette » ponction » n’est pas nouvelle ; on en trouve la trace dans les débats budgétaires du Sénat dès 1999.
La question essentielle est de savoir à quelles dépenses du budget général de l’État ce « crédit » est affecté.
« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Continue reading
Nous mettons en ligne ci-dessous le document officiel de la Préfecture de Vendée daté du 28 août 2013 au format PDF: 2013 08 arrêté Préfet Agrément Association locale usagers
Ci-joint le document au format PDF : Observations VNE et COORLIT 85 sur le projet de PPRL de Noirmoutier
Rapport de l’Assemblée Générale de Vivre l’île 12/12 du 30 juillet 2013
Devant une bonne salle d’adhérents convaincus et fidèles Vivre l’île a tenu son assemblée générale.
Le rapport moral relate la situation de l’île dans les années de 1987 à 1990 qui déjà posait question sur la capacité d’accueil. La construction grignotant de plus en plus de terrains, l’Association se demande quelle étude a été réalisée pour connaître la nouvelle capacité d’accueil 2013, 26 ans après. Elle pose la question « Où peut nous mener cette croissance ? Les réseaux eau, assainissement, les voiries et les zones sensibles résisteront-ils ? » Elle constate que les lois : littoral, loi sur l’eau, loi paysage et le plan de prévisions des risques ne sont pas appliqués.
Divers intervenants vont se succéder pour faire le point sur les dossiers de l’année qu’ils suivent plus particulièrement. Tout d’abord, invités par M. le Préfet pour représenter soit Coorlit ( la coordination des associations du littoral) soit Vivre l’île 12/12, nous participons aux CLI (Commissions Locales d’Information) des dragages du grand port maritime de Nantes-St-Nazaire, à l’extraction des granulats marins du Pilier et des nouveaux projets plus éloignés de Cairnstrat et d’Astrolabe remis en cause par les Élus mais de plus en plus encadrés par les services de l’État. Nous sommes conscients des problèmes qui peuvent être soulevés et apportons notre point de vue, entendus et repris par le Préfet comme les autres demandes.
Invités par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Vendée nous participerons aux réunions prévues par l’étude du dévasage du port de pêche et du chenal du port de l’Herbaudière. Nous espérons que la SA du port de Plaisance suivra l’engagement du Préfet de réinstaurer le comité de suivi.
Ensuite les procédures réalisées ou lancées dans l’année font l’objet d’explications pour tenir nos adhérents au courant de la situation : même si nous n’avons pas gagné sur le Marais près de la zone d’activité des Salorges pour cause de « tardiveté » de la demande de procédure, la zone est reconnue par le tribunal comme zone inondable où toute construction est interdite. Le nouveau PLU classe celle-ci en zone naturelle.
Le parking saisonnier ouvert en juillet 2012 sur des prés humides classés L146-6 n’a pas été réouvert en 2013 ; une procédure engagée a mis fin à cette illégalité. Reste en cours un permis d’aménager aux Prés Patouillards sur une partie de terrain déjà reconnue par un jugement du tribunal comme zone humide à conserver, ainsi que le permis de construire aux Lutins à moins de 100 m du bord de mer sur une côte en érosion.
Le PLU (Plan Local d’Urbanisme) de la commune de Noirmoutier, approuvé par le Conseil Municipal le 19 mars 2013, auquel l’association a participé, présente quelques points positifs mais de nombreux désaccords subsistent sur plusieurs thèmes importants. Un recours gracieux a été déposé le 17 mai près de M. le Maire mais la commission d’urbanisme n’a pas donné pas suite à notre demande. Nous avons la possibilité de contester cette décision ; mais avant toute décision l’association a décidé de s’entourer des conseils de son avocat.
Le point est ensuite fait sur les dossiers environnementaux aboutis ou non que nous continuons à suivre : – le classement du Gois où des aménagements doivent être entrepris : parkings à éloigner du bord de mer et hors des zones humides, un rond-point prévu côté Barbâtre, que nous dénonçons, proche du littoral et inutile,
les polders réserves d’oiseaux qui ne répondent pas toujours à leur rôle d’accueil à cause des dérangements : piste cyclable, ou trop urbanisés,
la pointe de la Fosse où 80m de plage et dunes ont disparus, la dernière pile du pont et la côte-est présentent des dégradations sérieuses,
les estacades : celle de la Fosse à reconstruire, celle de Noirmoutier qui après travaux permettra de reprendre la liaison Pornic-Noirmoutier,
les dunes de la Tresson classées Natura 2000 pour leur très grande qualité floristique et faunistique à protéger grâce au document d’objectif décidé en commission.
Les zones de Protections du Patrimoine Architectural et Urbain mises en places sur Noirmoutier et l’Épine, oubliées lors de la signature de permis de construire, laissent détruire des murs de pierres, des maisons classées. Elles vont être remplacées par des Aires de Mise en Valeur mais risquent d’être allégées et de laisser disparaître des quartiers anciens et d’agréables coupures paysagères.
Les terres agricoles sont remplacées par des terres à bâtir. Dans le PLU de Noirmoutier en l’île 37 ha sont condamnés ; triste constat que l’on retrouve en Vendée 2 fois plus que dans le reste de la France
Les Marais salants font l’objet de détériorations sur l’Épine aux Ileaux après l’installation d’un terrain d’entraînement de quads et motos et les digues de défense contre la mer servent de piste de courses. Il est également question d’un golf en plein cœur de marais. Nous rappelons aux Élus la promesse faite à 12/12 de participer à la réflexion sur le PLU
M. le Préfet propose d’inscrire l’île de Noirmoutier en site Ramsar, convention qui sert de cadre à l’action nationale et à la coopération internationale pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources. Les sauniers de l’île y voient la possibilité d’une reconnaissance de leur activité comme la Camargue, Guérande et l’île de Ré :
Le PPRL (Plan de Prévention des Risques Littoraux) mis en place par le Préfet depuis le 4 juin 2008 « est élaboré à l’initiative de l’État et les plans s’imposent aux documents d’urbanisme SCOT (Schéma de Cohérence Territorial) et PLU. Les objectifs sont de limiter la population exposée dans les zones à risques et de mettre en œuvre les mesures et les interdictions de construire ». Vivre l’île 12/12 fut invitée à participer au comité de pilotage par M. le Préfet le 4 juin 2008.
Le 18 juin 2009 le dossier présenté par le bureau d’étude choisi par le Préfet est remis en cause par les Élus de l’île qui décident de demander une étude à un bureau de leur choix. Le 28 février 2010 passe sur les côtes de Vendée, Xynthia qui fait de nombreux morts en sud Vendée. Heureusement les vents s’écartent et la surcote de marée ne sera pas aussi importante que dans le sud ; malgré tout 35 points seront touchés sur l’île à l’ouest, à l’est, au sud , au nord : dommages matériels seulement mais importants
Le 18 octobre 2012 le plan de prévention des risques littoraux est présenté. Les Services d’État feront une réunion dans chaque commune pour expliquer et répondre à toutes les questions. Certaines furent houleuses « Les Îliens préfèrent-ils fermer les yeux devant l’inévitable ? Se réfugient-ils derrière des digues et des enrochements comme si la mer devait s’arrêter à leurs pieds et à leur commandement ? » Question posée par 12/12 ?
Le 8 juillet 2013 le comité de pilotage est de nouveau réuni. M. le préfet annonce « que l’enquête publique n’aura pas lieu, qu’une ultime étude va reprendre les éléments des uns et des autres qui montrent assez peu de différences entre les 2 dossiers et fait remarquer qu’il ne transigera pas sur la sécurité, qu’il ne reviendra pas sur les zones rouges » mais l’approche des élections reporte de 2 ans le PPRL.
Nous espérons que la Nature sera bienveillante et que les grandes marées ne seront pas sujettes à des tempêtes et des surcotes.
Il fut également question du suivi des réunions sur la réflexion concernant les éoliennes de St-Nazaire permettant d’appréhender par la suite le projet Yeu-Noirmoutier. Trois membres de l’association invitée à participer étaient présents dans les groupes de travail. Ils abordaient les questions liées aux usages, à l’environnement et aux répercussions économiques du projet sur la région et ont permis d’anticiper les questions et problèmes qui vont probablement nous concerner l’an prochain.
La remise en route du blog et la « charte d’utilisation » de celui-ci permet une mise au point sur l’utilisation raisonnée de celui-ci.
Enfin une présentation « sur la forme » et les nombreuses réunions auxquelles nous assistons liées à nos statuts, 29 au cours du 1er semestre 2013 plus les conseils d’administration mensuels, réunions de travail suivant les dossiers « brûlants » en cours et quelques journées de formation.


Observations communiquées à M. le Préfet de Vendée et recours gracieux après approbation par le conseil municipal de la commune de Noirmoutier en l’île le 19 mars 2013 du Plan Local d’Urbanisme (PLU).
Nous avons longuement formulé nos remarques dans un courrier adressé à M. le Préfet de la Vendée (courrier du 15 avril 2013 + tableau + cartes de zônage + lettre recommandée du 15 mai, pour recours gracieux) assorti d’un tableau et de cartes de zônage faisant apparaître les divergences et les rapprochements entre notre avis, celui du Commissaire Enquêteur et les décisions prises par le conseil municipal du 19 mars 2013.
Le Conseil d’Administration de Vivre l’île 12 sur 12 se réunit tous les mois, généralement les premiers vendredis.
C’est donc le vendredi 1er février que les administrateurs ont tenu leur réunion mensuelle.
A l’ordre du jour :
Nous avons évoqué les conseils communautaire et municipaux ainsi que les différentes cérémonies des vœux du mois de janvier et entendu les comptes rendus des réunions auxquelles certains administrateurs ont assisté en tant qu’association désignée par les différents services de l’Etat.
La rencontre avec M. le Sous Préfet des Sables d’Olonne le 11 janvier a fait l’objet d’un rapport particulier. Il a confirmé la concertation avec le terrain en fonction des risques encourus. Sa préoccupation actuelle se porte sur la Pointe de la Fosse malmenée par les forts coups de vent de l’hiver.
Nous avons terminé par une discussion sur les oiseaux présents actuellement sur l’île autour de petits gâteaux « maison »
Tout adhérent qui le souhaite peut assister à une réunion du Conseil d’Administration. Il suffit d’envoyer un courriel à l’adresse citée en haut de cette page ou bien de prendre contact avec un administrateur.
Le 17 décembre, nous avons soumis au Préfet de la Vendée nos observations dans le cadre de la consultation du public du 19 octobre au 19 décembre 2012.
Cliquez ici pour lire notre lettre au Préfet.
Le communiqué de presse du 2 décembre 2012 joint à la lettre au Préfet a été publié sur ce blog le 4 décembre.
Depuis 1990, Vivre l’île 12 sur 12 se préoccupe des catastrophes naturelles annoncées par les chercheurs et scientifiques qui sont une réalité ; les changements climatiques de plus en plus rapides, sont une certitude et entraînent la montée des eaux. Face à cette perspective, la sécurité des personnes et des biens, aujourd’hui et demain, pour tenir compte des générations à venir est incontournable.
Le 2 décembre, nous avons réagi par un communiqué auprès de la presse locale exposant notre position par rapport au Plan de Prévention des Risques du Littoral; dans ce communiqué, que vous pourrez lire en cliquant ici, nous faisons également une mise au point pour répondre aux diverses critiques qui nous ont été adressées.
Dans une note de presse du 16 novembre, la Préfecture de la Vendée répond à une série de contre-vérités qui ont été mises en avant dans le débat concernant le PPRL de l’île de Noirmoutier.
Par contre, il est vrai de dire que l’État est ouvert à la discussion, qu’il a une approche globale des moyens de protection, et que le risque s’est déjà concrétisé, notamment en 1882 et en 1937.
Pour lire la note presse de la Préfecture, cliquez ici.
Lors d’un entretien accordé au journal Ouest France, Bernard Schmeltz, Préfet de la Vendée, dément les arguments mis en avant par Jacques Oudin (ancien sénateur, conseiller général et conseiller municipal de la Guérinière) et par le collectif contre le Plan de Prévention des risques du Littoral et publiés dans le journal le 5 et 10 novembre.
Pour lire l’article, cliquez sur la vignette.
Depuis 4 mois, nous ne nous sommes plus exprimés sur le site. Les aléas du bénévolat nous ont rendu peu bavards ces derniers temps, nous l’avouons bien volontiers. Certains l’ont regretté et ils ont eu raison. Mais qu’ils ne s’inquiètent pas, nous sommes toujours restés vigilants et continuons de travailler. Les sujets hélas ne manquent pas : le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Noirmoutier, le Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL), le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) du Nord Ouest Vendée en sont des exemples.
L’équipe fait son retour avec un enthousiasme renouvelé ! En effet, afin d’informer un public toujours plus large, nous avons décidé d’utiliser également les réseaux sociaux, vous pourrez donc désormais nous suivre sur Facebook et Twitter.
« Bien informés, les hommes sont des citoyens ; mal informés ils deviennent des sujets. » Alfred Sauvy
Rappel : L’enquête publique concernant le PLU de Noirmoutier se termine le 14 novembre. Vous trouverez sur le site internet de la commune, sous la rubrique environnement – urbanisme tous les éléments du dossier.
A très bientôt !
L’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier tiendra son Assemblée Générale annuelle le vendredi 27 juillet 2012 à l’espace Hubert Poignant, rue de la Prée au Duc, à Noirmoutier en l’île.
Émargement à partir de 20h15.
Assemblée Générale extraordinaire à 20h30; à l ‘ordre du jour : deux modifications des statuts de l’association.
Assemblée Générale annuelle à 21h; à l’ordre du jour : le rapport annuel d’activité, le rapport moral, le rapport financier sur les comptes annuels, le renouvellement du mandat d’administrateurs.
Seuls les adhérents en règle de cotisation ont une voix délibérative.
Vendée Nature Environnement organise une journée d’information sur les espèces invasives le vendredi 15 juin à Saint Jean de Monts.
Selon un article paru ce matin dans MaVille.com de la région des Sables d’Olonne, l’Organisation des producteurs pêcheurs artisans de l’île de Noirmoutier (OPPAN) se préoccupe de « l’amoncellement de projets » autour de l’île.
On pourra lire l’article en cliquant ici.
Nous avons envoyé au Maire de Challans, avec copie au Président de la Communauté de communes de Challans et au Président de la Communauté de communes de Noirmoutier, un dossier de réflexions sur le SCOT du Nord-ouest Vendée, qui nous a été présenté lors d’une réunion publique le 8 décembre 2011. Le contenu de ce dossier est reproduit ci-dessous.
Nous demandons au Maire de Challans de bien vouloir transmettre ce dossier au Bureau d’étude qui a préparé le SCOT; nous faisons remarquer quel le SCOT de Noirmoutier, applicable depuis mars 2008, fait suite aux échanges entre groupes formés de professionnels, d’associations et de membres divers intéressés.
Réflexions sur le SCOT nord-ouest vendéen
L’association Vivre l’Ile 12/12 était représentée, à la réunion du 8 décembre 2011 sur le SCOT élargi, par trois de ses administrateurs qui ont été très surpris par les propos tenus par le bureau d’étude sur l’économie actuelle du pays.
Nous sommes déçus de n’y trouver ni la place des petites communes ni la prise en compte de la diversité de leur situation économique. Les perspectives de développement d’un canton comme Noirmoutier, basé essentiellement sur le tourisme, ne peuvent pas être les mêmes que celles d’une ville comme Challans ou d’une petite commune rurale.
Nous sommes étonnés d’entendre parler de 3% de croissance en 2011.
– Cette croissance concerne-t-elle les petites communes ?
– Quels sont les critères retenus pour la calculer ?
– Comment est-elle mesurée ?
Dans le compte rendu de la séance du 9 décembre 2010, le maire de Noirmoutier rappelait le contexte économique général en ces termes : « en France, les prévisions de croissance s’établissent à 1,5% pour 2010 et 1,6% pour 2011 ».
– Quel est le taux actuel des petites communes rattachées à Challans ?
On semble aussi considérer l’augmentation de la population comme signe d’une grande vitalité.
– Là aussi il faudrait analyser la situation plus en détail et différencier les communes de la côte de celle de Challans et des communes alentour.
La commune de Noirmoutier voit sa population active diminuer et l’ensemble de l’île vieillit faute de logements accessibles aux jeunes actifs noirmoutrins. Le bâtiment vit bien, mais quel sens donner à ce dynamisme de la construction sur l’île lorsque les maisons sont de plus en plus nombreuses alors même que la commune de Noirmoutier a perdu 350 habitants et que même si les communes de Barbâtre et de l’Epine voient leur population augmenter, celle de l’île passerait en dessous de 10 000 habitants.
– Doit-on continuer à privilégier les résidences secondaires plutôt que l’installation d’une population active ?
– Qu’adviendra-t-il du tourisme si les paysages et les zones naturelles qui font sa richesse touristique disparaissent sous les constructions ?
Si nous voulons conserver les nombreuses zones sensibles et la qualité de vie sur l’île, il ne faut pas dépasser la limite supportable.
Enfin, si les communes péri-urbaines de Challans connaissent une grosse progression démographique, c’est aussi le résultat de cette migration des jeunes foyers de Noirmoutier et de la côte, vers des communes où l’immobilier est plus abordable.
Comment le SCOT pourrait-il mieux réguler ces déplacements de population ?
Le SCOT doit prévoir une gestion économe de l’espace et chercher des moyens pour maîtriser l’urbanisation, arrêter la destruction des zones agricoles et des zones fragiles au profit d’aménagements de grande envergure et réfléchir à la sauvegarde de son environnement, qui est son principal attrait.
Nous aurions aimé entendre qu’une réflexion sur la capacité d’accueil des communes du littoral était entamée.
Le SCOT constitue un projet d’aménagement durable fixant les grands objectifs, présentant les enjeux en présence et appréciant les incidences sur l’ensemble des communes.
Or il a surtout été question de la croissance de Challans.
Qu’est-ce que ce SCOT élargi apportera aux autres cantons ?
Il est important que les habitants soient au courant de ce qui se prépare.
Si nous avons su qu’un nouveau SCOT était en cours depuis plusieurs mois, nous ignorons tout de la nouvelle formule.
– Les réunions publiques seront-elles décentralisées ou devra-t-on se déplacer à chaque fois à Challans ?
Le tourisme est une activité importante pour certaines communes concernées par ce SCOT.
– Quel type de tourisme voulons-nous développer ?
– Quelles infrastructures cela nécessitera-t-il ?
– On nous annonce l’arrivée du TGV à Challans et après ? …
– Quels sont les moyens envisagés pour atteindre nos communes ?
On aurait aimé entendre les réflexions et les perspectives d’avenir sur ce sujet.
L’urbanisation de Challans ( 300 habitants de plus par an ) a été évoquée.
– Comment s’inscrit-elle dans son environnement, prend-elle en compte le respect de la nature ?
Le volet économique a été évoqué par l’ouverture de zones artisanales et commerciales.
– Peut-on parler du bassin d’emploi sur le SCOT élargi plutôt que des parcs d’activités de Challans seulement.
Quelle réflexion a été conduite pour le volet maritime ?
– La défense contre la mer, le plan nautique, concernent aussi le SCOT, ainsi que les difficultés rencontrées par l’ostréiculture.
Des problèmes ont été provoqués sur l’île par l’aquaculture que l’on ne retrouve pas sur le Continent.
Quels sont les moyens envisagés pour remédier aux graves problèmes médicaux ?
– De nombreux retraités, faute de moyens rapides pour être accueillis dans un hôpital, refusent de s’installer toute l’année sur l’île.
Nous sommes dans une zone blanche
– L’été, le SMUR ne veut plus venir dans l’île car la circulation y est trop difficile et les urgences sont incapables de répondre aux demandes ; il n’est pas rare de voir des familles attendre de 15h à 22h sans nouvelles de la personne arrivée dans ce service.
Nous sommes déçus d’entendre parler seulement des projets pour la ville de Challans.
Nous sommes déçus que le Grenelle qui a fait l’objet de décisions récentes, n’ait suscité aucune remarque.
Les prévisions d’application devraient apparaître dans le SCOT
Qu’en est-il :
– de la résolution des problèmes de pollution de la Baie de Bourgneuf, des rivières, de la mer, des plages et des sites naturels ?
– de la dépollution des eaux pluviales des secteurs urbains, du rejet des eaux « épurées » des stations d’épuration des collectivités et de la gestion des « eaux usées non domestiques » des industries ?
– de la compatibilité avec les SAGE et SDAGE du marais Breton-Vendéen ?
– de la ressource en eau « potable » : quantité et qualité ?
– des extractions de granulats marins ?
– du patrimoine : espaces et bâtiments classés ?
– des espaces remarquables : incidences de l’arrivée massive d’habitants sur l’ensemble formé par le SCOT élargi qui entraînera des répercussions sur tous les espaces sensibles des côtes et notamment par les allers – retours à la journée sur l’île ?
– des risques naturels : inondations, submersions, séismes, incendies, etc.
En résumé, comment envisage-t-on d’appliquer les lois sur l’eau, sur les paysages et la loi littoral ?
Troisième volet de notre série sur les zones à risques : les portes.
Vous pourrez lire le premier volet en cliquant ici, et le deuxième volet en cliquant ici.
Extrait du 1er volet :
« La continuité de la ligne de crête des digues et des quais est un élément essentiel pour assurer la sécurité de l’Ile. Les principaux débordements se sont produits là où il y avait discontinuité.
Des travaux sont-ils prévus pour corriger cette problématique ? »
Nous posions cette question en juillet 2011, qu’en est-il aujourd’hui ?
ETAT DES LIEUX LE 15 SEPTEMBRE 2011
Zones concernées : la Tresson, les Sableaux, la Berche.
La Tresson
Porte vue depuis l’intérieur de la digue
Porte vue depuis l’extérieur
On ne peut que se réjouir de la mise en place d’une porte amovible en madriers superposés au milieu de la digue de la Tresson à une altitude d’environ 4,2m NGF.
Bien qu’elle ne soit pas 100% étanche, cette structure limiterait considérablement les entrées d’eau en cas de surcote.
On peut remarquer la semelle horizontale sur le sol
La continuité du muret du Bonhomme à la Berche est aujourd’hui réalisée, assurant la sécurité du casier de la Tresson.
Bravo !
C’est une réalisation efficace et de qualité.
Les Sableaux
Par contre des problèmes persistent, en particulier aux Sableaux, où une structure quasiment inutile a vu le jour peu après la tempête.
Passage principal
En cas de danger, des madriers en métal (fonte ?) seraient insérés dans les rainures visibles sur les poteaux de soutien verticaux. Une semelle horizontale partiellement ensablée existe.
On peut douter de la solidité de ces piliers verticaux, sous la poussée des vagues de tempêtes ou de leur pérennité dans le temps.
Passage secondaire
Il n’y a pas de semelle horizontale visible (existe-t-elle ?)
Les deux murets en madriers n’apparaissent pas comme capables de supporter une forte pression et pourraient contribuer à fragiliser les poteaux à rainure.
Insérés dans les rainures visibles sur le poteau et sur le muret (Ce muret marque la fin du muret du Sableaux qui est effectivement une structure adéquate, capable de stopper une invasion de la mer lors d’une tempête avec surcote), des madriers superposés sont supposés stopper les entrées d’eau ; mais cette action nécessite quelques aménagements.
Incroyable mais vrai, juste au nord de la porte principale il existe une barrière totalement ouverte créant un vide sous lequel les flots de tempête s’engouffreraient sans coup férir tout simplement par contournement puisque aucun obstacle ne s’y opposerait ! Cette porte est une structure inutile parce qu’inopérante, à l’efficacité presque nulle puisqu’il existe toujours un manque de continuité de la crête vers le nord.
La rainure et plan horizontal sur le sol sont bien visibles
La barrière est ouverte à tous vents et à toutes eaux!
Cette zone est-elle toujours à risque ? OUI !
Peut-on observer une réelle amélioration ?
Malheureusement la réponse est NON.
Existe-t-il d’autres solutions ?
Cette zone sensible des Sableaux est-elle, aujourd’hui une zone à risque ?
La réponse est OUI !
Comme nous l’avons clairement dénoncé, les solutions actuellement mises en œuvre ne sauraient résoudre totalement les problèmes persistants de sécurité.
En effet, telle qu’elle existe aujourd’hui, cette structure en bois aux Sableaux ne saurait répondre au souci permanent de la sécurité des biens et des personnes face aux risques présentés par des conditions météorologiques extrêmes qui seront, selon une majorité de scientifiques de plus en plus violentes et fréquentes.
La Berche
Passage entre le muret de la Tresson et la résidence secondaire
Zone de submersion lors de « Xynthia »
Zone submergée lors de la tempête, rien n’a changé sauf pour les réparations effectuées sur le mur de clôture partiellement détruit de la propriété.
Une porte en madriers de bois superposés sur une semelle horizontale semblable à celle de la Tresson pourrait sécuriser à peu de frais cette zone toujours à risque.
La cale de mise à l ‘eau (environ 3,7m NGF)
Importante zone de débordement. Lors de « Xynthia », l’eau s’est engouffrée à cet endroit précis inondant les marais de la Berche.
Cette cale submergée lors de « Xynthia » s’est avérée être la zone la plus à risque.
Utilisée surtout par des professionnels, cette cale doit rester opérationnelle mais rien ne s’oppose à la création d’une porte amovible comme celle de la Tresson, tout en respectant les contraintes que nous avons proposées pour la porte des Sableaux.
Une nouvelle fois, nous posons donc la question :
Cette partie de la digue est de l’Ile où nous avons observé des débordements provoquant une remise en eau des marais de la Berche est-elle aujourd’hui mieux protégée ?
Malheureusement, encore une fois la réponse est NON, dans le cas d’une tempête semblable à Xynthia, les dégâts seraient sensiblement les mêmes !
La Berche
Le 22 novembre, nous avons publié un billet intitulé « Histoire de rond-point » dans lequel nous attirions l’attention sur le manque d’entretien du giratoire de l’entrée de l’île.
Ce billet avait fait l’objet d’un article quelques semaines auparavant dans notre bulletin d’infos N° 60.
C’est totalement par hasard que ce même 22 novembre, au conseil municipal de Barbâtre, la question du giratoire a été évoquée par un des conseillers municipaux, comme on pourra le lire à la page 6 du compte rendu.
Nous reproduisons ci-dessous cette intéressante conversation:
« Monsieur VIOLEAU signale que le rond point de la Fosse n’est pas entretenu. Dans les autres communes, les giratoires sont plus beaux.
Monsieur le Maire répond que c’est le Conseil Général qui crée les giratoires et que sur celui de la Fosse, il y a beaucoup de végétation.
Monsieur GABORIT précise que cela rentre dans le cadre du plan vert.
Monsieur le Maire fait remarquer que l’arrosage se fait avec de l’eau de recyclage. »
Et voilà. Problème reporté, à moins qu’il ne soit réglé dans l’esprit de Monsieur le Maire. En fait, 3 000 plantes ont été utilisées pour « paysager » ce Rond Point, dont la végétation qui a résisté est loin d’être luxuriante. De l’argent gâché dites-vous ?
Il y a une dizaine de jours, nous avons reproduit un article du Courrier Vendéen rendant compte du conseil municipal de l’Épine du 28 novembre, et des propos tenus par certains élus concernant le devenir de la Cabana Coco.
Il semblerait qu’il y ait malentendu. Les élus n’auraient rien compris. Le propriétaire de la boîte de nuit s’explique dans un commentaire publié sur notre blog (voir l’article du 11 décembre), dans un autre commentaire sur le blog Debout l’Épine, et enfin, comme on pourra le lire ci-dessous, dans le Courrier Vendéen du 15 décembre.
Par un communiqué de presse en date du 5 décembre 2011, la Communauté de Communes informait de sa décision de remettre en place, en urgence, la trentaine de pieux hydrauliques « déchaussés ». Ces travaux devaient être réalisés à partir du 12 décembre suivant.
Dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12, une soixantaine de pieux sont, de nouveau, partis. (Lire ici.)
Ces pieux ont fait l’objet de plusieurs articles de ce blog, par exemple le 21 novembre 2006, en décembre 2006, le 6 décembre 2008 et le 27 août 2009.
Comme on pourra le lire dans l’article ci-dessous du Courrier Vendéen daté du 8 décembre 2011 (cliquez sur les miniatures), qui rend compte du débat communautaire d’orientation budgétaire pour 2012, les subventions de défense contre la mer seront en baisse.
Le samedi 17 décembre 2011 à 15 heures dans la Salle des Fêtes de La Guérinière aura lieu une réunion publique sur le devenir de la maison de convalescence de Bon Secours.
La Mairie l’annonce dans un numéro spécial de la publication Guérin’Infos (numéro de décembre 2011, disponible en Mairie ou téléchargeable en format pdf à partir du site internet de la Mairie).
Le règlement d’urbanisme de la commune précise qu’à cet endroit il ne peut y avoir que des équipements sanitaires ou sociaux. Le bâtiment devant être mis en vente, l’équipe municipale de La Guérinière envisage de s’en porter acquéreur.
Pour plus de détails on pourra lire l’article du Courrier Vendéen en cliquant sur la vignette ci-dessous.
Le conseil municipal de l’Épine a voté fin novembre un changement de zonage pour un terrain au lieu-dit la Grande-Passe sur lequel est construite la discothèque « La Cabana Coco ». En effet, suite à l’annulation du PLU de l’Épine en 2008, le propriétaire de la discothèque vient de s’apercevoir que la zone dans laquelle elle se trouve ne serait plus appropriée à l’exercice de son activité.
Mais ce n’est pas tout : le propriétaire de la discothèque souhaite maintenant la transformer en « un site commercial comprenant un restaurant, une boutique, un salon esthétique et une salle de remise en forme », le tout dans un nouveau bâtiment – « quelque chose de type salorge », dit un adjoint épinerin – qui serait conçu en harmonie avec cette zone de marais.
Cliquez sur la vignette pour lire l’article du Courrier vendéen du 1er décembre 2011.
Ce changement de zonage implique une enquête publique (encore une!). Vivre l’île 12 sur 12 ne manquera pas d’informer le commissaire enquêteur de sa position.
Le Conseil d’Administration de Vivre l’île 12 sur 12 se réunit tous les mois, en général le premier vendredi. Ce mois-ci, cependant, la Présidente et la Vice-présidente étaient invitées le 2 décembre (premier vendredi du mois) à la réception d’adieu du Préfet, Jean-Jacques Brot, nommé Préfet du Finistère.
C’est donc hier soir que les administrateurs ont tenu leur réunion mensuelle.
À l’ordre du jour : les modifications (présentes et à venir) du POS de l’Épine; les travaux sur les canalisations au Cloudis ; la réunion publique de la veille sur le SCOT nord-ouest Vendée… Nous avons évoqué les conseils communautaires et municipaux du mois écoulé, et entendu des nouvelles des rencontres de certains administrateurs avec Madame le Maire de La Guérinière, avec un bureau d’études qui travaille sur le PAPI (Programme d’Action de Prévention des Inondations) et avec Madame la sous-préfète.
Tout adhérent qui le souhaite peut assister à une réunion du Conseil d’Administration : il suffit pour cela de nous envoyer un courriel à l’adresse que vous trouverez en haut de cette page, ou bien de prendre contact directement avec un administrateur. Vous trouverez les noms des administrateurs en bas de la page “Qui sommes-nous?“, accessible à partir de l’onglet “L’Association” en haut de chaque page de ce blog.
Si vous envisagez de poser votre candidature au Conseil d’administration, pensez à assister pendant quelques mois aux réunions en tant qu’invité avant de prendre votre décision. Vous pourrez participer aux travaux et vous familiariser avec nos méthodes; évidemment les invités n’ont pas voix délibérative lors des réunions du Conseil d’administration; mais celui-ci n’est pas souvent amené à délibérer formellement.
Auparavant, la SHON (surface hors oeuvre nette) intégrait les murs extérieurs. La nouvelle définition de la surface d’une construction exclut l’épaisseur des murs, pour ne pas avoir de répercussions sur l’isolation du bâtiment. En matière d’urbanisme, la surface se définit comme la « somme des surfaces de plancher closes et couvertes, sous une hauteur de plafond supérieure à 1.80m, calculée à partir du nu intérieur des façades du bâtiment », dont on déduit les vides, les combles, les aires de stationnement etc.
Voir Ordonnance n° 2011-1539 du 16 novembre 2011 relative à la définition des surfaces de plancher prises en compte dans le droit de l’urbanisme
L’hebdomadaire régional basé à Challans, le Courrier Vendéen, est enfin sur la toile. Les lecteurs de ce blog ont souvent l’occasion de lire des articles du journal, que nous publions sous forme de coupure de presse lorsqu’ils concernent le travail de l’association. Le journal sort tous les jeudi.
Le Courrier Vendéen a vu le jour le 26 janvier 1996. Il a été créé et lancé par la famille Caillaud, alors propriétaire de l’hebdomadaire « Le Courrier de Paimboeuf ». Il couvre les cantons de Challans, Palluau, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Saint-Jean-de-Monts, L’Île-d’Yeu, Beauvoir-sur-Mer et Noirmoutier.
Le Courrier Vendéen est un journal du groupe Publihebdos, une filiale du groupe SIPA / Ouest-France spécialisée dans l’édition d’hebdomadaires régionaux.
Le groupe publie aujourd’hui 76 titres différents qui diffusent 740.000 exemplaires par parution.
Les autres titres du groupe publiés en Vendée sont Le Journal des Sables et Le Journal du Pays Yonnais.
Comme nous l’explique le Courrier Vendéen du 10 novembre, les élus communautaires ont voté les tarifs de la redevance d’assainissement pour 2012.
Selon le service communication de la Communauté de communes, la répercussion sur la facture d’eau des hausses appliquées sur cette redevance sera très limitée : « entre 0.77% et 0.94%, selon la consommation de l’abonné. »
Pour plus de détails, on pourra lire l’article du Courrier Vendéen en cliquant sur la miniature.
Sur la même page, le Courrier Vendéen rend compte de notre projet pédagogique concernant le fonctionnement du service d’assainissement, dont la première partie est apparue dans notre récent Bulletin d’Infos.
Le 9 décembre 2011 de 09h00 à 18h00 se tiendra un colloque sur les 25 ans de la Loi Littoral, organisé par le Centre de Recherches Administratives de la Faculté de Droit de l’Université de Bretagne Occidentale (C.R.A.) avec l’Ordre des Avocats de Brest et Brest Métropole Océane.
Lieu : Faculté de Droit et Sciences économiques, Bâtiment principal, amphithéâtre 123, 12 rue Kergoat, Brest.
Télécharger la plaquette (contenant le programme de la journée)
Télécharger le bulletin d’inscription
Coordonnées pour l’inscription au colloque:
Tél : 02 98 01 83 69
Fax : 02 98 01 73 02
Courriel : veronique.ziegler@univ-brest.fr
Les frais d’inscription sont de €15 ; à 12h un buffet est ouvert aux inscrits.
(illustrations extraites des Cahiers techniques de l’Office International de l’Eau)
Extrait du Code Général des Collectivités Territoriales
Les Communes ou leurs établissements publics de coopération délimitent, après enquête publique réalisée conformément au chapitre III du titre II du livre Ier du code de l’environnement :
(illustrations extraites des Cahiers techniques de l’Office International de l’Eau)
Sur l’île de Noirmoutier l’assainissement collectif et non collectif des eaux usées est de la compétence de la communauté de communes ; ils font l’objet de deux budgets annexes séparés, différents du budget principal.
Extrait du Code Général des Collectivités Territoriales :
Le président de l’établissement public de coopération intercommunale (communauté de communes) présente à son assemblée délibérante un rapport annuel sur le prix et la qualité du service public d’assainissement destiné notamment à l’information des usagers.
La gestion des eaux pluviales et de ruissellement est assurée par les communes et son financement est intégré au budget général de chaque commune.
L’envers du décor : deux marais salants ; deux communes ; deux conceptions opposées de l’environnement…
Le tourisme est actuellement l’activité principale de l’île et on ne peut nier l’importance des marais salants dans l’image présentée et appréciée jusqu’alors par les visiteurs.
Et cependant, nous sommes de nouveau confrontés, dans deux communes voisines, à une conception totalement opposée de l’image qu’elles souhaitent donner de l’île en général, et de leur commune en particulier.
Pour l’une de ces communes,* on ne peut que s’inquiéter de sa conception malveillante de la notion de respect du patrimoine ; pour l’autre, on ne peut que la féliciter pour une tentative de réhabilitation d’un marais salant.
Pour la première, nous observons, consternés, la mise à mort d’un marais salant (marais de la Prée au Jonc) que la municipalité précédente avait voué à une réhabilitation de qualité. Aujourd’hui, ce marais asséché par un bûsage impitoyable, sous le prétexte fallacieux qu’il provoquait des arrivées intempestives d’eau de mer et aurait mis à risque une partie de la commune, offre désormais aux vacanciers la triste image d’une destruction maladroite souhaitée par une municipalité obtuse.
Malgré la destruction en cours, le marais résiste et nous offre encore des couleurs à contempler et à entrevoir les traces géométriques de sa conception.
On peut remarquer la « salorge » à gauche, rare survivante d’un lieu de stockage du sel.
Cette construction ancienne typique est-elle condamnée ?
Pour l’autre,** nous assistons avec plaisir à la réhabilitation d’un marais salant près du rond-point de l’Europe, sous la férule d’un maitre saunier d’une extrême compétence.
Quel est votre choix ?
Quelles images nous réjouissent le plus ?
Quels paysages souhaite-t-on voir perdurer à Noirmoutier ?
D’autres marais sont actuellement en cours de destruction un peu partout dans l’île, illégalement dans la plupart des cas, par assèchement ou par comblement.
Les priorités et la courte vue de certains de nos élus sont tout simplement navrantes.
————————————–
* en l’occurrence, l’Épine.
** en l’occurrence, La Guérinière.
Le vendredi 23 septembre, les Conseillers Généraux de Vendée ont adopté à l’unanimité un vaste plan pour faire face aux risques de submersion marine.
Il s’agit de la déclinaison départementale du Plan des Submersions Rapides mis en place par l’État après Xynthia.
Le plan du Département s’articulera autour de trois aides proposées aux acteurs locaux :
À noter : le PAPI de Noirmoutier a été labellisé le 12 juillet dernier par la Commission mixte inondation. Cette labellisation conditionne l’obtention de financement à hauteur de 1,2 million d’euros. Le Président de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier représente l’Association Nationale des Élus du Littoral et de l’Association des Maires de France au sein de la Commission Mixte qui a labellisé le Programme.
Dans le Journal de Vendée N° 162 (octobre 2011), un court article sur le « plan digues » départemental.
Les lecteurs assidus de ce blog se rappelleront que nous avions proposé notre propre plan de survie dès 2009 (c’était le 1er avril – la date n’est pas anodine…)
La « trame verte et bleue » (TVB) est une mesure phare du Grenelle de l’environnement, dont l’objectif est d’enrayer le déclin de la bio-diversité sur le territoire français.
La bio-diversité est un concept récent, complexe et simple à la fois : elle recouvre l’ensemble des milieux naturels et des formes de vie existantes sur terre (plantes, animaux, champignons, bactéries, virus…) ainsi que toutes les relations et interactions qui existent, d’une part, entre ces organismes vivants eux-mêmes, d’autre part, entre ces organismes et leurs milieux de vie. Nous autres humains appartenons à une espèce (Homo sapiens) qui constitue l’un des éléments de la bio-diversité. Environ 1,8 million d’espèces animales et végétales différentes ont été identifiées à ce jour, et quelques 15000 espèces nouvelles sont décrites chaque année. On estime le nombre d’espèces existantes à entre 5 millions et 100 millions : c’est dire à quel point le travail de recensement est loin d’être terminé. Or, dans le même temps, les experts indiquent que la moitié des espèces vivantes pourrait disparaître d’ici un siècle, compte tenu du rythme actuel de leur disparition : 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel d’extinction !
Dans le contexte européen, la France est le 5e pays abritant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées (par exemple le scarabée pique-prune, le vison d’Europe…) après l’Espagne, le Portugal, l’Italie et la Grèce. Environ 165 ha de milieux naturels et terrains agricoles (soit un peu plus de quatre terrains de football) sont détruits chaque jour en France (métropole et outre-mer), remplacés par des routes, habitations, zones d’activités.
La Trame verte et bleue est un outil d’aménagement du territoire qui vise à (re)constituer un réseau écologique cohérent, à l’échelle du territoire national, pour permettre aux espèces animales et végétales, de circuler, de s’alimenter, de se reproduire, de se reposer… En d’autres termes, d’assurer leur survie, et permettre aux écosystèmes de continuer à rendre à l’homme leurs services.
La loi n°2009-967 du 3 août 2009 de mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement dite « Loi Grenelle I » instaure dans le droit français la création de la Trame verte et bleue, impliquant l’État, les collectivités territoriales et les parties concernées sur une base contractuelle.
La loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, dite « Loi Grenelle II », propose et précise ce projet parmi un ensemble de mesures destinées à préserver la diversité du vivant.
C’est ce mardi 18 octobre que la Ministre en charge de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet ainsi que les Secrétaires d’État en charge des Transports et du Logement installent le Comité National « Trame verte et bleue » dont France Nature Environnement, la Fondation pour la Nature et l’Homme, la LPO, et la Ligue Roc sont membres.
Pour lire le communiqué de presse de France Nature Environnement à ce sujet, cliquez ici.
Le Conseil d’Administration de Vivre l’île 12 sur 12 se réunit tous les mois, en général le premier vendredi.
C’est ainsi qu’hier soir les administrateurs ont tenu leur réunion mensuelle en présence de deux invités, des adhérents qui ont pris l’occasion de mieux nous connaître et de nous observer au travail !
À l’ordre du jour : le prochain numéro du Bulletin d’Infos, dans les boîtes aux lettres des adhérents avant la fin du mois ; l’enquête publique de l’Épine (voir notre billet du 26 septembre) ; l’enquête publique en cours à Noirmoutier, concernant des modifications du bâtiment du Collège des Sorbets ; des rapports sur les réunions de la CLE (Commission Locale de l’Eau) et du SMAM (Syndicat Mixte d’Aménagement des Marais) auxquelles nous étions représentés par deux administrateurs ; des échos de COORLIT85, la coordination des associations de défense du littoral vendéen ; le bilan de notre participation au Forum des Associations 2011 ; des comptes rendus des conseils communautaires et municipaux du mois écoulé.
Tout adhérent qui le souhaite peut assister à une réunion du Conseil d’Administration : il suffit pour cela de nous envoyer un courriel à l’adresse que vous trouverez en haut de cette page, ou bien de prendre contact directement avec un administrateur. Vous trouverez les noms des administrateurs en bas de la page “Qui sommes-nous?“, accessible à partir de l’onglet “L’Association” en haut de chaque page de ce blog.
Si vous envisagez de poser votre candidature au Conseil d’administration, pensez à assister pendant quelques mois aux réunions en tant qu’invité avant de prendre votre décision. Vous pourrez participer aux travaux et vous familiariser avec nos méthodes; évidemment les invités n’ont pas voix délibérative lors des réunions du Conseil d’administration; mais celui-ci n’est pas souvent amené à délibérer formellement.
Comme indiqué dans notre article du 9 septembre, l’enquête publique à l’Épine concernant une modification du POS de 1983 s’est terminée aujourd’hui.
C’est finalement le 13 septembre que nous avons pu nous rendre à la Mairie pour obtenir les documents de l’étude, sur CD.
Vous pouvez lire ci-dessous notre communication au Commissaire Enquêteur.
En préalable :
- entre octobre 2010 et octobre 2011 : 6 enquêtes publiques ont eu lieu pour révisions simplifiées ou modifications du POS de 1983.
- pour comprendre la situation il faut savoir que le PLU arrêté en 2006 a été annulé par le Tribunal Administratif sur une question de forme et non de fond. Cette procédure avait été engagée par plusieurs membres de la même famille dont 2 sont actuellement élus de la nouvelle équipe et l’un est adjoint. A signaler également que 6 élus ont déjà démissionné. Après l’annulation du PLU, la Municipalité a demandé à M. le Préfet de supprimer la ZPPAUP ce qu’heureusement il n’a pas accepté !
Les enquêtes réalisées touchent toujours des espaces sensibles : urbanisation possible sur la dune restante en arrière du port, suppression d’une zone boisée classée depuis 1975 pour le camping en bordure du littoral, extension d’un bâtiment du garage installé en limite de Natura 2000 sans espace tampon, ouverture à l’urbanisation d’un espace reconnu zone humide lors de l’inventaire de celles-ci (nous avions demandé à participer à cette étude mais le courrier est resté sans réponse). Une enquête sur l’eau, demandée par le Commissaire Enquêteur sur l’ensemble du Terpineau, n’a pas été prise en compte : ces prés humides, fossés, étiers (ancienne zone de marais salants) ont été remblayés.
Une 7ème modification est en cours : elle n’est toujours pas annoncée sur le blog (le 10-09). Lors d’une rencontre avec vous, le 03-09, vous avez noté sur le registre notre demande : avoir le texte sur papier ou sur CD, il nous a fallu 10 jours pour l’obtenir. L’intitulé «modification de la modification de novembre 1983» ne devrait-il pas être plutôt : une révision de la révision du POS approuvé en octobre 1983 ? De plus le dossier précise dès le départ qu’elle sera suivie d’une 8ème modification en cours !!!
Nous nous posons plusieurs questions :
- Peut-on longtemps encore faire des modifications sur un POS qui n’applique ni la loi littoral en vigueur depuis 1986, ni la loi sur l’eau de 92, ni la loi sur le paysage et fait fi du respect des zones humides et de la qualité des eaux (il n’existe pas de réseaux d’eaux pluviales et l’Epine dépend de la station d’épuration de la Salésière de Noirmoutier qui reçoit également celles de La Guérinière) ? Dans l’ouverture à l’urbanisation de nouveaux secteurs, on ne prend jamais en compte l’aspect pourtant très important de la capacité d’accueil : l’extension de l’usine d’épuration ne peut se faire que dans les marais salants !
- Comment appliquera-t-on le PPRI sur ces zones inondables alors que l’on fait le maximum pour construire le plus rapidement possible dans des zones largement en dessous du niveau de la mer actuellement fixé à 4,20 m NGF, sachant que dans les 3 secteurs nous sommes en dessous de 2,50 m et que les règlements des POS interdisent tous remblaiements ?
Cette modification envisage des changements partiels sur deux aspects :
- la révision du règlement des zones U et NAo
- l’ouverture à l’urbanisation de 3 secteurs classés IINA.
Révision du règlement :
Nous avons constaté que le changement de zonage du secteur du Terpineau, aussi appelé «la Bosse», sur lequel le CE a mis de sérieuses réserves concernant à la fois l’ensemble du secteur à prendre en compte et le problèmes des eaux (prés humides ,étiers, fossés ) n’a même pas fait l’objet d’une information et d’une discussion en Conseil Municipal.En préambule (p.3) il est écrit «cette modification s’inscrit dans l’économie générale du plan». A partir du moment où l’on passe du IINA, cos 0,001, à une zone U, cos de 0,30 à 0,75, l’économie du pays change obligatoirement. Cette modification comportant de graves risques de nuisances, il s’agit alors d’une révision complète du POS donc de la mise en place du PLU.
«Dans les secteurs boisés identifiés l’abattage des surfaces boisées sera justifié par l’aménagement d’un accès, d’une voie, d’une construction avec compensations», quel contrôle sera exercé ?
Articles du règlement : les voies existantes de 4 m répondent-elles aux conditions de sécurité et permettent-elles le passage des services publics… surtout quand il est dit que les voies étroites peuvent desservir jusqu’à 30 logements (art.3-1) ?
Plusieurs articles préconisent des réglementations mais avec la possibilité de les éviter : «des dérogations seront autorisées : implantations différentes, adaptation de surface pour la création de parcelles, des prescriptions pourront être adaptées…, les toiture de préférence à 2 pentes… les percements plus hauts que larges de préférences etc.», pourquoi établir un règlement si chacun peut le contourner ? Pour les toitures l’ardoise est autorisée, des pentes de 35% à 100%, que veut-on dire ? Pour le secteur NAo, il faut se référer aux croquis mais ils n’ont pas été mis sur le CD… Depuis des années une harmonisation a été demandée pour garder un certain charme à l’île en conservant le patrimoine architectural. Il existe, mais en minorité, des toits d’ardoises qui couvraient en général les maisons de «maîtres ou bourgeoises», peut-on à notre époque dans des lotissements trouver un mélange des genres de toitures ? La revue «habiter sur l’île» à laquelle il est fait référence est-elle à la disposition des constructeurs et sera-t-elle fournie lors d’une demande de permis ?
Pour vous convaincre de l’inutilité d’un tel règlement il suffit de voir, rue St Jean, une construction commencée il y a plusieurs années jamais terminée : un cube de béton à étage avec des fenêtres plus larges que hautes sans volets mais des stores toujours fermés, une horreur dans le paysage ! !!Les équipements d’infrastructures et équipements publics sont exemptés de règle de hauteur (art.10), ne risque-t-on pas de voir des bâtiments coupant les paysages ?
Il est faux de dire que de nombreux terrains sont devenus inconstructibles car le POS de 83 a ouvert toutes les zones IINA. Il nous semblait que ces zones dépourvues de voirie et des réseaux indispensables à la construction devaient faire l’objet d’un plan d’urbanisme sur au moins 1ha les 3 zones rentrent dans ce champ: comment avec une simple modification peut-on ouvrir quelques mètres carrés seulement ?
ZONE 1, Chemin des Ormeaux : ce secteur s’inscrit en bordure du bourg, il est déjà entouré d’habitats ; la loi SRU cherche à densifier les bourgs, les voies et réseaux sont probablement existants pour permettre l’intégration de quelques maisons, le nombre n’est pas précisé. Il n’est pas question des mesures à prendre dans le cadre du PPRI pour éviter l’inondation de l’ensemble des bâtiments (2,5m). Dans le cas où cela sera prévu, c’est la seule zone qui pourrait être urbanisée, mais seulement si la modification est légale…
ZONE 2, secteur du Gabion, paysage remarquable : l’ensemble des marais est reconnu ZNIEFF, ZPS, NATURA2000, le projet présenté s’inscrit en limite du Marais Bretaud sans aucune zone tampon. Deux maisons ont été construites en bordure du marais sans permis de construire, elles n’existent donc pas et ne doivent pas être reconnues par un aménagement défiant toutes les lois de défense de l’environnement. Lors de la création du PLU, dans la zone apparaissant en NDe, avait été envisagé un agrandissement du bâti qui fut refusé par les services d’Etat et M. le Préfet.
Deux autres maisons viennent d’être construites près de la RD38 et sortaient sur cette voie rapide. Pour éviter cette sortie dangereuse une nouvelle voie vient d’être ouverte probablement sans autorisation. En effet, à notre demande du 10-03-11 concernant cette création, nous avons reçu une délibération sur l’extension des réseaux de la rue du Gabion qui n’est pas la voie de desserte nouvellement créée. Ici la zone IINA s’étend très largement et en profondeur dans les marais salants. De modifications en modifications qui empêchera la progression des constructions dans une zone humide protégée et de grande valeur écologique ? Nous ignorons également le nombre d’habitats ; si le règlement est approuvé la voie prévue ne répond pas aux normes établies : 4 m ne supportent que 3 maisons et nous sommes alors en pleine contradiction avec la réglementation prévue car l’espace de retournement disparaît et les deux tournants sont à angle droit (sécurité). Dans ce secteur d’aléas forts entre les marais et la digue du Devin, défense contre la mer, sans prise en compte du PPRI : le projet nous paraît complétement fou !!!ZONE 3, Rue du Cloudis le problème se pose différemment : il s’agit d’un secteur de zone humide comprenant le marais du Pré au Jon, protégé depuis 75, coupure d’urbanisation intéressante sur laquelle existe une ancienne salorge, patrimoine architectural de l’île à sauvegarder. Il est indispensable de connaître le devenir de l’ensemble de cette surface ; la hauteur des sols se situe entre 1,8 et 2,1 et tout remblaiement est à exclure. Un aléa fort avec pertes humaines est retenu sur toute la partie ouest longeant la RD 38.
De plus le SCOT de l’île de Noirmoutier, approuvé depuis mars 2008 mais que les élus semblent ignorer, recommande (cf. annexe 2) «certains secteurs constituent un intérêt écologique ou paysagé porteur d’image qui mérite une protection» !Devant tant d’erreurs ajoutées, rien ne justifie de donner un avis favorable à cette modification. Il est très mal venu de nous parler de programme social car, comme toujours, le nombre de résidences secondaires dépassera celui des résidences principales. Les mesures à prendre pour construire dans de telles conditions dépassent largement les possibilités des jeunes ménages et les besoins non pris en compte dans la Commune concernent le locatif social. De plus il est insupportable pour le contribuable de voir l’utilisation que l’on fait des impôts versés aux Communes (coût des modifications, prix du bâti, mesures compensatoires non envisagées…) Il serait aberrant de répondre à cette demande dans de telles conditions.
Nous vous demandons de donner un avis défavorable tant que le PPRI n’est pas sorti et que le PLU n’est pas approuvé.
En cliquant sur les vignettes ci-dessous, vous pourrez lire les articles parus dans le Courrier Vendéen du 28 juillet, rendant compte de notre assemblée générale.
Les rapports présentés par les différents membres du Conseil d’Administration seront envoyés aux adhérents à l’automne.
Lors de sa réunion de rentrée, tenue le premier vendredi du mois de septembre, le Conseil d’Administration a demandé à Marie-Thérèse Beauchêne de renouveler son mandat de Présidente; Michèle Chevet reste comme Trésorière et devient Vice-Présidente.
La Fédération environnement durable (FED) a déposé un recours gracieux pour attaquer l’appel d’offre portant sur des installations éoliennes de production d’électricité en mer en France métropolitaine.
Une association noirmoutrine (entre autres) s’est associée à ce recours, déposé le 5 septembre auprès des ministres de l’Ecologie et de l’Economie avec copie au ministre de la Pêche.
Pour plus de détails, on pourra consulter l’article du site internet Énergie2077.fr en cliquant sur ce lien.
Cinq enquêtes publiques ont eu lieu entre octobre 2010 et juin 2011 pour des révisions simplifiées ou des modifications du plan d’occupation des sols mis en place en 1983 sur la commune de l’Epine.
On se rappelle que le le PLU arrêté en 2008 a été annulé par le Tribunal administratif de Nantes sur une question minime de forme, dont la nouvelle équipe n’a pas fait appel (ce qui est normal, puisque, de son propre aveu, cette annulation l’arrangeait).
Une 6éme révision est en cours, commencée le 26 août, se terminant le 26 septembre. Le site internet de la Mairie de l’Épine a publié l’arrêté prescrivant cette enquête, sans plus de détails.
Nous avons rencontré le commissaire enquêteur le 3 septembre; il a bien noté sur le cahier notre demande de recevoir les documents de l’étude, soit en format électronique par courriel, soit sur papier.
Nous avons téléphoné à la Mairie le 5 septembre, pour savoir quel format serait utilisé : le personnel de la mairie n’avait pas été mis au courant.
Nous avons de nouveau téléphoné le 7 septembre, pour nous entendre dire qu’une commission devait se réunir en fin de semaine pour décider de la suite à donner, et que la réponse n’interviendrait qu’à partir du 12 septembre.
De ce fait, nous perdons une dizaine de jours, ce qui abrège d’un tiers le temps dont nous disposons pour examiner le dossier et réagir. Il semblerait que les fichiers soient lourds à envoyer par courriel, et coûteux à imprimer : mais c’est l’association qui paie les frais des copies papier – comme nous le faisons toujours.
Les municipalités ont l’obligation d’informer les citoyens des changements intervenant sur leur Commune; elles ne peuvent refuser ces documents à une association de défense de l’environnement.
Nous vous tiendrons informé sur ce blog de la suite de cette affaire.
Le 26 juillet à Saint Jean de Monts, une conférence était organisée à l’initiative de Coorlit dont fait partie Vivre l’Ile 12 sur 12. Freddy VINET, professeur à l’Université Montpellier 3, y a présenté le travail réalisé avec une équipe de chercheurs. qui se sont attachés à étudier «les causes humaines dont on parle rarement».
Ce travail, présenté avec une très grande clarté par M.VINET, originaire de Vendée qui connaît bien le littoral, est très intéressant et devrait être connu de tous les Elus et habitants concernés.
A noter que M.VINET a repris quelques éléments des documents réalisés par J-L.EUGENE administrateur de Vivre l’île 12 sur 12, sortis depuis plusieurs années traitant des catastrophes intervenues depuis le 5ème siècle sur l’Ile de Noirmoutier où les risques d’inondations restent très présents. Ces dossiers peuvent être téléchargés à partir de la page « Documents » de ce site (cliquez sur l’onglet en haut).
1 – Déroulement : le 28 février un phénomène naturel s’abat sur les côtes de Charente et du sud Vendée, phénomène reproductible provenant de la combinaison
Une catastrophe est révélatrice des évolutions du territoire et arrive dans un contexte spécifique de l’histoire du pays (exemple : décès survenus pendant la canicule de l’été 2003 en France, non préparée à cette catastrophe où une crise éclatait chez les urgentistes.) Dans le cas présent, le retard pris dans l’application des PPRI et dans un temps où rien n’est prévu pour faire face à une catastrophe de cette envergure sont des éléments à prendre en compte. A la Faute-sur-Mer, les décès s’inscrivent dans le dernier lotissement créé, espace restant entre deux lotissements, zone basse nommée «cuvette de la mort».
La tempête était bien prévue par Météo-France sur 4 départements. Météo-France a bien fait son travail, mais ce service ne pouvait pas prévoir la submersion ; à l’heure actuelle les différents services restent très cloisonnés et n’échangent pas entre eux.
2 – Entrée dans les vulnérabilités connues par les victimes : l’étude se faisait jusqu’alors sur les faits et jamais sur les victimes, les décès étaient dus au hasard. Le travail engagé par le groupe de chercheurs après Xynthia et les inondations du Var vont permettre de préciser les causes réelles des événements :
3 – Enseignement pour prévention à l’avenir :
Tous les décès ont eu lieu dans des zones protégées derrière des digues : le risque existe toujours. Il faut que les populations en soient pleinement conscientes, elles ne peuvent empêcher le risque de submersion marine.
Les mesures à prendre :
Cette conférence a été suivie par une centaine de personnes très attentives et les questions ont été nombreuses. La présentation du vécu par les personnes présentes victimes de la catastrophe a ajouté un très grand intérêt à cette soirée.
Existe-t-il encore dans l’île des zones à risque ?
2ème volet
Les quais du Port patrimonial : rue de l’Ecluse.
(Pour le 1er volet, cliquez ici.)

Rue de l’Ecluse, nuit du 28 février 2010, au niveau de la nouvelle digue/quai
Locaux de la Chaloupe et magasins des Phares et Balises
Ces organeaux et ce bollard (voir photos ci-dessous), bien ancrés dans le béton en haut du nouveau quai/digue, et destinés à l’amarrage des navires…
… ne sont là que pour le décor ! En effet, aucun navire n’est susceptible de s’amarrer à cet endroit de la digue/quai sans s’exposer à des avaries graves à ses bordés ou à sa quille. Ce faux quai/digue est un piège à bateaux!
Le quai/digue s’interrompt brutalement au niveau de la petite cale, pourquoi ?
Peut-être tout simplement pour protéger des intérêts privés !
Si « on » s’est inquiété avec exagération de la portion de berge qui a vu la construction du quai/digue en question, entre le « véritable » quai des Phares et Balises, quai utilisable par des navires, et le commerce existant, on peut remarquer, en plus du maintien d’une petite cale de mise à l’eau, l’état de dégradation avancé de la digue située sous ce commerce, lui même entièrement inondé lors de « Xynthia ».
Qu’en est-il aujourd’hui de ce repaire à rats et à renards ?
Des travaux sont-ils programmés pour sécuriser et rendre à cette portion de berge dégradée jusqu’à l’inacceptable un aspect esthétique satisfaisant?
Ce lieu pollué, dangereux pour les promeneurs et pour les usagers d’un commerce, qui pourrait d’ailleurs – fort opportunément – être déplacé de l’autre côté de la rue de l’Ecluse afin de rétablir la perspective depuis l’ensemble des quais vers l’avant port et le chenal d’accès. La « vue » est en effet bloquée par cette structure rébarbative qui n’a plus sa place dans un port souhaité « patrimonial ». La clientèle des bars et restaurants du quai Cassard et les promeneurs en général en seraient ravis.
« Quelle belle vue » s’exclameront-ils ? Enfin !
La rue de l’Ecluse est-elle aujourd’hui protégée si une tempête semblable à Xynthia devait se produire demain ?
Malheureusement NON
Les débordements, les dégâts seraient sensiblement les mêmes, fort peu de choses ont changé.
L’aberrant quai/digue construit à la hâte sans étude d’impact, sans respect pour une tradition maritime ou sans souci esthétique n’y changerait rien !
L’ineffable quai/digue
L’état de cette berge méritait certes des travaux de confortement mais les travaux réalisés sont-ils judicieux ? Il est difficile de croire que cette digue/quai réalisée dans une urgence suspecte était l’unique solution possible à la mise en sécurité de cette zone.
Non seulement, cette digue n’est rehaussée que de quelques centimètres (sauf au niveau de la cale ou sa hauteur est la même), mais si elle est inutilisable pour l’accostage des navires, elle présente aussi un danger supplémentaire par le rétrécissement du plan d’eau qu’elle réduit en largeur, diminuant d’autant la zone d’évolution des navires.
De nouveau, nous nous posons cette question :
Le rehaussement à 5m NGF de la chaussée Jacobsen protègera-t-il les berges du quai, restées à environ 4m NGF ?
Une nouvelle fois la réponse est NON et on ne peut que s’inquiéter du manque de rigueur dans le calendrier des travaux à effectuer en priorité ! En effet, des débordements importants se sont produits lors de « Xynthia » là même où s’arrête le muret !
Interruption brutale du muret de la chaussée Jacobsen.
Le manque de continuité de la ligne de crête rend totalement impossible la capacité de cette structure à réduire les débordements sur les quais du port lors d’une tempête telle que Xynthia ; le contournement par l’élément liquide serait exactement le même. Une partie du quartier de Banzeau connaîtrait de nouveau les affres d’une inondation. En effet, aucun chantier (de défense contre la mer) n’est venu réduire ou supprimer la cause principale de cette inondation, c’est à dire un niveau altimétrique des quais insuffisants.
Ci-dessous, quelques images du port lors de la tempête « Xynthia », le 28 février 2010 au petit matin.
La grue de la rue de l’Ecluse
Le quai Cassard devant les Salorges
Dans son ensemble, le port patrimonial est-il mieux protégé aujourd’hui, 16 mois après la tempête dévastatrice ?
La réponse est NON ou très peu.
Un article de Ouest France en ligne rend compte de l’assemblée générale du 21 juillet. On pourra le lire en cliquant sur ce lien : Ouest France en ligne, 1er août 2011.
Vivre l’île 12 sur 12 a tenu son assemblée générale jeudi soir. Comme d’habitude, le quorum était atteint grâce aux procurations envoyées par les adhérents qui n’avaient pas la possibilité d’assister à l’AG.
Devant une centaine d’adhérents présents dans la salle, la présidente et les administrateurs ont présenté le rapport moral, le rapport d’activités et le rapport financier.
Ces rapports ont été approuvés à l’unanimité par les adhérents.
Ensuite, l’AG a procédé à l’élection des administrateurs; les sortants se sont tous représentés, et ont tous été réélus; un nouveau candidat s’est présenté en la personne de Monsieur Pierre Citeau, qui a également été élu à l’unanimité.
Conférence de Freddy VINET, Professeur à l’Université Paul Valéry, MONTPELLIER III, le mardi 26 juillet à 20h30 à la salle des Joselles, Palais des Congrès-Odyssea, SAINT-JEAN-DE-MONTS
À la demande de COORLIT 85, le professeur VINET traitera de la tempête Xynthia en Vendée.
Il présentera une analyse des causes humaines de la catastrophe, et en déduira les enseignements à retenir pour limiter les conséquences d’un tel évènement à l’avenir.
Ne manquez pas cette occasion d’entendre une réflexion dépassionnée mais
lucide sur un phénomène qui a profondément marqué les Vendéens.
Freddy VINET, professeur des Universités, enseignant-chercheur à Montpellier, est spécialiste de la gestion des catastrophes et des risques naturels ; en tant que tel, il est membre du groupe GRED/GESTER, équipe pluridisciplinaire où se côtoient des chercheurs internationaux, des professionnels et des étudiants en formation.
Ce groupe de chercheurs de haut niveau travaille entre autres sur les vulnérabilités des territoires, la gestion, la prévention, l’histoire et la mémoire des risques.
L’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier, Vivre l’île 12 sur 12, tiendra son Assemblée Générale pour 2011 à la salle de la Prée au Duc à Noirmoutier en l’île le jeudi 21 juillet à 20h30 (émargement à partir de 20h). Tous les adhérents ont été convoqués par courrier postal dès la troisième semaine du mois de juin.
À l’ordre du jour:
Le projet de l’association est défini dans ses statuts :
Dans la perspective de renouvellement du Conseil d’Administration, l’Assemblée Générale est l’occasion pour solliciter les adhérents à assister aux réunions mensuelles à titre d’observateur dans un premier temps, en vue éventuellement de poser leur candidature en tant qu’administrateur.
Selon nos statuts, seuls les adhérents à jour de cotisation ont voix délibérative. Ceux qui n’ont pas encore réglé leur cotisation pour 2011 auront l’occasion de régler sur place afin de voter valablement.
Le verre de l’amitié clôturera la soirée.
Dans un article intitulé « À l’approche du Tour de France, Mobilisation générale sur l’île » paru dans son édition du 30 juin (que l’on peut lire en cliquant sur la vignette ci-dessus) Le Courrier Vendéen cite Monsieur Noël Faucher, Président de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier, qui aurait déclaré que, pour assurer la surveillance de la réserve régionale du polder Sébastopol, « deux agents assermentés seront présents. » L’article poursuit « Et de regretter que l’association Vivre l’île 12 sur 12 ait décliné son invitation à diffuser sur son site internet un appel à volontaires pour cette surveillance. »
Cette affirmation est fausse. En effet, nous n’avons reçu aucune demande en ce sens ; Monsieur Faucher a sollicité notre association d’assurer cette surveillance.
Comme on pourra le lire en cliquant sur la miniature ci-dessous, Le Président nous informe que la Communauté de communes souhaite « mettre en place une brigade verte bénévole encadrée par le personnel de la Réserve, dont l’objectif sera de veiller à la préservation du site, notamment en ce qui concerne le respect des consignes de fréquentation. » Afin de constituer cette brigade verte bénévole, il sollicite les membres de l’association « pour une participation active à cette opération à vocation environnementale. » Il n’est nullement question d’appel à volontaires, ni de notre site internet.
Notre réponse est reproduite ci-dessous.
Monsieur le Président,
Par courrier du 1er juin, vous nous sollicitez pour assurer « une action de prévention efficace » à travers la mise en place d’une « brigade verte bénévole encadrée par le personnel de la Réserve du Polder SEBASTOPOL pour veiller à la préservation du site ».
Nous avons évoqué votre demande lors de notre dernier Conseil d’Administration et nous estimons que les membres d’associations de défense de l’environnement ne sont pas assermentés ni formés, pour s’opposer à une foule attirée par un événement discuté et mis en place jusqu’alors sans que nous soyons associés en amont.
Nous pensons d’ailleurs, que pour plus d’efficacité, cette « brigade verte » devrait être assurée par la police à cheval.
Cette manifestation relève du Décret 2010-365 du 9 avril 2010 relatif à l’évaluation des incidences Natura 2000 : dans le dossier qui nous préoccupe, elle traverse le site du Gois et longe le polder Sébastopol : ces 2 sites et leurs abords rentrent dans les classements Natura 2000 et ZPS et relèvent donc de ce Décret.
L’analyse des incidences dommageables sur ces sites doit être réalisée par le monteur de projet notamment : les incidences du bruit, les détériorations des abords du Gois et des digues prises ici comme aires de stationnement pour les spectateurs. Dans ce cas, seulement après état des lieux initial, des mesures compensatoires sont à prévoir et mises en place par l’organisateur. Un engagement avec celui-ci permet au moment du bilan la réalisation, si nécessaire, des mesures de restaurations.
Tout ce travail préparatoire relève de votre compétence et de celle du Maire de la Commune sur laquelle se déroule la manifestation, en relation avec l’organisateur du projet, en l’occurrence, le Tour de France, et notre association ne doit pas interférer et avoir une quelconque responsabilité dans cette organisation qui relève des partenaires cités plus haut.
Nous espérons que vous comprendrez le bien fondé de notre position et vous prions de croire, Monsieur le président, à l’assurance de nos salutations distinguées.
On s’autocongratule, on bétonne, on enroche un quai, on rehausse, on remblaie, on recharge en sable, mais sommes nous réellement protégés depuis la tempête Xynthia ?
Existe-t-il encore dans l’Ile des zones à risques ?
1er volet
Digue de la Berche commune de Barbâtre :
Les marais de la Berche inondés, 15 mars 2010
On peut s’interroger sur la ou les raisons de cette inondation ?
Voici quelques réponses en images :
Cale de la Berche, 15 mars 2010, deux semaines après Xynthia
Le muret de rehaussement érigé en 1997 a bien protégé toute cette zone depuis le bonhomme, et vers le polder de Sébastopol. L’interruption du muret au niveau de la cale et au nord de la maison a provoqué l’essentiel de la submersion et des débordements par manque de continuité du niveau de crête, facteur récurrent comme nous allons le voir.
La Berche, maison sur la digue, 15 mars 2010
Le portail et une partie du muret de protection de la maison ont été détruits lors de la tempête.
En contrebas de la cale, vers les marais
On peut observer les pierres de la digue déchaussées et transportées vers le chemin en contrebas par érosion régressive. L’essentiel de la submersion s’est produit à cet endroit.
Mai 2011
Le muret et le portail ont été réparés, mais :
Mai 2011, la cale existe toujours, inchangée
De l’autre côté de la maison, une autre ouverture, rien de changé !
Nous posons donc la question :
Cette partie de la digue est de l’Ile où nous avons observé des débordements provoquant une remise en eau des marais de la Berche est-elle aujourd’hui mieux protégée ?
Malheureusement, la réponse est NON, dans le cas d’une tempête semblable à Xynthia, les dégâts seraient sensiblement les mêmes !
La continuité de la ligne de crête des digues et des quais est un élément essentiel pour assurer la sécurité de l’Ile. Les principaux débordements se sont produits là où il y avait discontinuité.
Cependant, d’autres interruptions existent, par exemple au « Bonhomme », en divers endroits le long des digues, au Gois, les quais du port patrimonial, l’écluse sur l’étier du Moulin (4,1m NGF)…(Liste non exhaustive).
Des travaux sont-ils prévus pour corriger cette problématique ?
Selon un article de Ouest France en ligne vendredi dernier, les algues vertes sont arrivées à La Baule.
Un sujet également traité par France 3 au 19/20 de samedi soir, que vous pourrez voir en cliquant ici (au début du journal régional).
Les conditions climatiques et la sécheresse de ce printemps ont permis de récolter la fleur de sel et le sel depuis le 15 mai pour les premiers sauniers. C’est exceptionnel car habituellement la récolte débute au mieux à la mi-juin et le plus souvent ce n’est pas avant le mois de juillet !
Pratiquement pas de pluie pendant trois mois, un vent soutenu et des jours qui allongent sont les conditions idéales pour voir se former la fleur de sel à la surface des œillets, précédant de quelques jours la récolte du sel sur le fond.
Une très bonne année en perspective ?
Rien n’est moins sûr !
Ce n’est qu’en regardant le tesselier (lieu où le sel est entreposé au bord de la saline) en septembre que l’on pourra se prononcer définitivement.
Le saunier est prudent et se méfie toujours des caprices de la météo d’autant plus que depuis quelques jours le régime de perturbations pluvieuses a stoppé momentanément l’activité.