Ouverture anticipée de la chasse aux gibiers d’eau sur le Domaine Public Maritime

pour faire suite aux parutions des 13 avril et 4 mai 2019.

Vivre l’Ile 12 sur 12 prend note avec satisfaction de l’arrêté du 3 juillet 2019 de Monsieur le Préfet de Vendée interdisant le tir d’armes à feu sur l’intégralité du domaine maritime jusqu’au 30 août 2019 inclus. La date d’ouverture initialement prévue au 3 août avait suscité l’opposition de FNE Vendée. Vivre l’Ile 12 sur 12 lui avait apporté son soutien pour demander le report de cette date.

Voici l’arrêté préfectoral: 2019-07-03 AP interdiction tir DPM-1

Exprimez-vous sur la date d’ouverture de la chasse au gibier d’eau dans le polder de Sébastopol

Le polder Sébastopol est classé Réserve Naturelle Régionale et site classé par décret ministériel du 2-11-2017. A ce titre un gros travail naturaliste est fourni (inventaires, études de populations, pratiques agricoles favorables etc…)

Le projet d’arrêté préfectoral fixant les dates de chasse pour la saison 2019-2020 prévoit que la chasse sur le domaine public maritime ouvre dès le 3 août à Barbâtre.

Vous pouvez consulter l’article ICI

Les incohérences autour de cette décision d’ouvrir la chasse à partir du 3 août 2019 sont nombreuses :

  • Juste à côté du polder où pâturent des vaches maraîchines,
  • A cette époque, les randonneurs sont très nombreux sur la digue (tourisme familial),
  • La vie sur la réserve bat son plein (jeunes avocettes, sternes, mouettes qui ne volent pas encore…)

Nous craignons que cette ouverture précoce ne perturbe les oiseaux de la réserve mais également l’activité économique de l’éleveur et augmente le risque d’incident ou d’accident avec les promeneurs.
La préfecture de la Vendée propose au public de s’exprimer entre le 9 et le 30  avril, nous vous invitons à donner votre avis pour demander un report de la date d’ouverture. sur le site de la préfecture :

http://www.vendee.gouv.fr/projet-d-arrete-fixant-les-modalites-d-ouverture-a3130.html

 

Les riverains de la rue du Port à l’Epine sont inquiets

Le camping de la Bosse, à L’Epine, dont le foncier est géré par l’Office National des Forêts (ONF) a fait l’objet d’un bail passé initialement entre l’ONF et la SAS les Moulins. Ce bail a été rétrocédé à la Société Sandaya depuis le 1er janvier 2018.  L’objectif, pour cette chaine de camping, est une montée en gamme avec un classement 4* ce qui semble entraîner la construction d’équipements : piscine, snack-bar, bâtiments d’animation, logement de fonction et réhabilitation des sanitaires (actuellement très dégradés).

Les riverains de la rue du port craignent des nuisances sonores importantes liées aux animations, au snack-bar, à la piscine et au risque d’urbanisation et d’aménagements contraire au caractère naturel du site (en premier lieu, un fort déboisement).

Le plan local d’urbanisme de l’Épine (PLU) établi en 2018 a reçu un avis défavorable des services de l’État. Le Règlement National d’Urbanisme s’applique actuellement, les Plans d’Occupation des Sols (POS) étant caduques depuis mars 2017. Aujourd’hui la municipalité est en cours d’élaboration d’une 2ème version du PLU.

L’association A2B (Amis de la Bosse et de Bressuire) a été créée pour lutter contre ce projet qui entraine la suppression d’une zone naturelle de loisirs (Nl) pour un zonage AUl permettant l’urbanisation de loisirs.

Une réunion tenue le 12 février 2019 avec les élus, le porteur du projet, les associations A2B et Vivre l’Île 12 sur 12, a permis d’exprimer les points de vue de chacun.

L’association Vivre l’Île 12 sur 12 considère que la création d’un zonage AUl est inacceptable en bordure du littoral quelle que soit son emprise et un recul par rapport à la protection des zones naturelles, les espaces proches du rivage et nous insisterons sur ce point.

Quant au souhait du passage des riverains pour accéder à la plage à travers le camping, seul un emplacement réservé « liaison piétonne d’accès à la plage » inscrite dans le futur PLU peut le permettre (cf. le camping UTOPIA, aux Sableaux à Noirmoutier)

Lorsque la 2e version du nouveau PLU sera arrêtée, Vivre l’île 12 sur 12 s’exprimera en tant que Personne Publique Associée (PPA) et lors de l’enquête publique. Elle salue la démarche de l’Association A2B qui l’a rejointe et lui apporte son soutien.

Cours d’eau : quand la règlementation régresse les pesticides progressent

Bonjour,

La protection des milieux aquatiques face aux pesticides est en train de régresser dans un grand nombre de départements français et nous avons besoin de vous pour changer la donne.

À cause de l’imprécision d’un arrêté de mai 2017, certains préfets ont rayé des points et cours d’eau des cartes de leur département. Pourquoi ? En raison des zones de non traitement, bandes généralement de 5 mètres qui les bordent et sur lesquelles il est interdit d’épandre des pesticides.

Effacer ces points et cours d’eau d’une carte, c’est également faire disparaître leur zone de non traitement aux pesticides. Dans certains départements, près de la moitié de ces aires auparavant protégées des pesticides a purement et simplement été supprimée.

Face à cette régression environnementale, les associations du mouvement France Nature Environnement sont fortement mobilisées. Elles ont déposé des recours gracieux à l’encontre de plus d’une quarantaine d’arrêtés départementaux. Quels départements sont concernés ? Nous avons réalisé cette carte pour montrer l’ampleur du phénomène. Et ce n’est pas fini puisque d’autres départements vont publier leurs arrêtés.

Si vous ne voyez pas la carte, cliquez ici

Investies pour faire évoluer la situation localement, les associations du mouvement France Nature Environnement portent également une demande commune : revoir l’arrêté ministériel à la source de cette régression. Appuyez notre demande, signez la pétition adressée à Stéphane Travert et Nicolas Hulot pour réclamer que nos cours d’eau restent #LoinDesPesticides.

Plus nous serons nombreux, plus nous serons entendus, alors n’hésitez pas à diffuser cette pétition autour de vous.

Si vous êtes témoin d’une situation locale similaire, vous pouvez également nous aider en nous transmettant ces informations à juridique@fne.asso.fr

France Nature Environnement vous remercie chaleureusement pour votre mobilisation et vous souhaite une bonne journée.

Si vous ne souhaitez plus recevoir de communication de la part de France Nature Environnement, suivez ce lien.

12/12 se préoccupe aussi de la santé

SANTÉ L’URPS contre le glyphosate (Centre-Presse, 3 octobre 2017)

La Commission Santé et environnement de l’Union Régionale des Professionnels de Santé – Médecins Libéraux Nouvelle-Aquitaine (URPS-ML NA) et l’association Alerte Médecins Pesticides (AMLP) demandent à la France de ne pas voter le renouvellement d’autorisation du glyphosate en se fondant sur le rapport du CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) qui classe cette molécule au niveau de cancérogène probable. Les médecins libéraux pensent que « le doute doit toujours bénéficier à la santé publique ». Par ailleurs, suite à la décision prise cet été par l’Europe sur la définition des perturbateurs endocriniens, l’URPS-ML et l’AMLP souhaitent que la notion de « perturbateurs endocriniens présumés » soit reconnue et permette ainsi la mise à l’écart de nombre de produits.

Etude INSERM sur phtalates - Le Mode, oct 2017027

Massacre à la tronçonneuse aux Sorbets

les sorbets (2)

Comme trop souvent, c’est un fait accompli qui nous interpelle. Les superbes chênes verts du petit bois des Sorbets sont débités, le mini écosystème qui va avec est détruit, un combat d’arrière-garde n’y changerait rien.

 

Comme au Pélavé, il y a quelque années (on peut d’ailleurs craindre sur ce site une action semblable en accord avec le projet immobilier en cours, la méfiance doit être de mise malgré les promesses), comme cet élu qui avait coupé quelques arbres dans sa propriété sise en bord de mer dans le bois la Chaise parce que ces arbres lui masquaient la vue et qu’il savait qu’une autorisation lui aurait été refusée. Fait accompli – affaire classée sans suite !

 

Les pins du camping Indigo massacrés par l’ONF, soi-disant parce qu’ils étaient ou trop vieux ou malades alors qu’il s’agissait d’abord d’augmenter la surface au sol disponible pour les tentes dont les plateformes restent en place (illégalement ?) à l’année. Le dépeçage de la « Grande Lande » est aujourd’hui terminé. Cette liste n’est pas exhaustive.

 

L’autorisation d’abattage d’arbres, n’est-elle pas obligatoire ? Avec un permis délivré par le maire.

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Bien sûr, actuellement un tel permis ne saurait être refusé, les affaires juteuses sont tellement plus importantes… que le maintien d’un environnement de qualité. Dans le cas précis des Sorbets, la barrière d’arbres en bordure de voie aurait pu être conservée sans porter préjudice au reste du « développement». Quel manque de discernement de la part des promoteurs !

 

Nos démarches à 12/12 d’éducation, de persuasion et de négociation finiront-t-elles par porter leurs fruits ? Notre souci de dialogue, en temps utile, sauvera-t-il ce qui peut encore être sauvé de la beauté de notre territoire afin de pouvoir goûter, encore un peu, au bonheur d’y séjourner, malgré l’utilisation par certains de la technique lâche mais bien huilée du fait accompli, avec souvent la bénédiction camouflée des politiques, qui laisse peu ou pas de recours ?

Echouage de dauphins sur l’île de Noirmoutier

7 dauphins (grand dauphin et dauphins communs) ont échoué ce weekend de fin janvier sur les plages de l’Epine et de la Guérinière. Si ces échouages sont réguliers, particulièrement en hiver, c’est un nombre surprenant. Une autopsie et des prélèvements ont été effectués lundi matin 1er février pour analyses.

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Que faire si vous observez un mammifère marin ?

Appelez le 05 46 44 99 10   (réponse 7 jours sur 7 de l’Observatoire PELAGIS)

Signalez le lieu, l’espèce, la taille et son état.

 

Une personne habilitée à intervenir se rendra au plus vite sur les lieux pour examiner l’animal.

 

Les échouages de mammifères marins constituent une source de données et de prélèvements biologiques qui nous renseigne sur leur état de santé et celui de leur environnement. Afin d’acquérir le maximum d’informations, il est indispensable que tout échouage soit signalé.

 

L’Observatoire PELAGIS, Systèmes d’Observation pour la Conservation des Mammifères et Oiseaux Marins (UMS 3462).

 

Situé à la Rochelle il rassemble les programmes d’observation et d’expertise sur la conservation des populations de mammifères et oiseaux marins ainsi que la gestion des bases de données associées. Son adossement de l’UMS au laboratoire de recherche CEBC (UMR 7372 – CNRS & Université de La Rochelle) permet la valorisation des données d’observatoire par la recherche. L’unité repose sur un ensemble de bases de données et une banque de prélèvements biologiques.
L’examen d’un mammifère marin échoué est obligatoire avant son élimination, il doit être effectué par une personne mandatée car le transport et toutes autres interventions sur les mammifères marins sont réglementés par la loi. 

 

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Le Conservatoire du littoral fête ses 40 ans

Conscient de la valeur exceptionnelle de son littoral, la France a fait le choix de préserver une part significative d’espaces naturels remarquables et de les rendre accessibles à tous.

Créé en 1975 par l’Etat, le conservatoire n’a cessé d’acquérir des parcelles du littoral menacées d’urbanisation ou dégradées pour en faire des sites protégés dans le respect des équilibres naturels.

C’est ainsi que sur l’île de Noirmoutier, le marais de Mullembourg, l’île du Pilier et le marais de Luzéronde ont été acquis.

 

Pour en savoir plus vous pouvez visionner un document vidéo de TV Vendée en cliquant sur le lien suivant :

Le Conservatoire du Littoral fête ses 40 ans

Moutons égorgés sur l’île : le loup réintroduit ?

Depuis le début de l’année, les quelques éleveurs de l’île ont retrouvé plus de 20 moutons tués sur les lieux de pâturages. Un véritable fléau qui remet en cause l’existence même de ces quelques petits troupeaux. Les moutons sont retrouvés généralement égorgés, saignes au niveau de la carotide, parfois même éventrés. N’ayant pas l’habitude de faire dans le sensationnel nous vous épargnerons des photos particulièrement choquantes.

Le loup coupable ? Non bien sûr. Il s’agit surement de chiens errant la nuit, qui s’attaquent aux troupeaux présents dans les marais.

Les éleveurs sont désemparés. Et c’est la peur tous les matins de retrouver encore des animaux morts. Un chien qui a retrouvé ses instincts de chasseur et pris l’habitude de tels actes ne pourra que recommencer si l’occasion lui est donnée.

Quoi faire ? Impossible de les ramener tous les soirs dans les bâtiments. Difficile aussi de monter la garde toute la nuit ! Non la seule solution se trouve du côté des propriétaires de ces chiens. Il semble invraisemblable que ces personnes irresponsables n’assument pas la surveillance de leur animal, y compris la nuit !  Le chien, qu’il soit destiné à la garde, à la chasse ou comme simple compagnon mérite qu’on s’occupe de lui en permanence.

 Ou alors c’est la fin des initiatives d’élevage de mouton qui ont débuté sur l’île.

Coupes au Bois des Eloux: sortie d’information

Suite aux interrogations de riverains après les coupes effectuées dans le bois cet hiver, Guillaume Simon de l’Office National des Forêts animera une sortie jeudi 21 mai à 14h. Cette visite proposée au public accueillera aussi la presse.
Si vous êtes intéressés, rendez-vous rue de la Noure (route de l’hôtel Punta-Lara),  au niveau des tables de pique nique.

piles de bois aux Eloux mars 2015

piles de bois aux Eloux mars 2015

Une information importante et étonnante …

Le jour même de la nouvelle condamnation de la France par la Cour de Justice de l’Union Européenne dans le dossier des nitrates,

Le préfet de Vendée et le président de la FDSEA 85 signaient un protocole d’accord relatif aux contrôles des exploitations agricoles ….. quitte à abandonner tout espoir de reconquête de la qualité de nos eaux.

Communiqué de presse de VNE ci-dessous:

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Les Brigades Vertes au Tour de France

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Dans un article intitulé « À l’approche du Tour de France, Mobilisation générale sur l’île » paru dans son édition du 30 juin (que l’on peut lire en cliquant sur la vignette ci-dessus) Le Courrier Vendéen cite Monsieur Noël Faucher, Président de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier, qui aurait déclaré que, pour assurer la surveillance de la réserve régionale du polder Sébastopol, « deux agents assermentés seront présents. » L’article poursuit « Et de regretter que l’association Vivre l’île 12 sur 12 ait décliné son invitation à diffuser sur son site internet un appel à volontaires pour cette surveillance. »
Cette affirmation est fausse. En effet, nous n’avons reçu aucune demande en ce sens ; Monsieur Faucher a sollicité notre association d’assurer cette surveillance.

Comme on pourra le lire en cliquant sur la miniature ci-dessous, Le Président nous informe que la Communauté de communes souhaite « mettre en place une brigade verte bénévole encadrée par le personnel de la Réserve, dont l’objectif sera de veiller à la préservation du site, notamment en ce qui concerne le respect des consignes de fréquentation. » Afin de constituer cette brigade verte bénévole, il sollicite les membres de l’association « pour une participation active à cette opération à vocation environnementale. » Il n’est nullement question d’appel à volontaires, ni de notre site internet.

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Notre réponse est reproduite ci-dessous.

Monsieur le Président,
Par courrier du 1er juin, vous nous sollicitez pour assurer « une action de prévention efficace » à travers la mise en place d’une « brigade verte bénévole encadrée par le personnel de la Réserve du Polder SEBASTOPOL pour veiller à la préservation du site ».
Nous avons évoqué votre demande lors de notre dernier Conseil d’Administration et nous estimons que les membres d’associations de défense de l’environnement ne sont pas assermentés ni formés, pour s’opposer à une foule attirée par un événement discuté et mis en place jusqu’alors sans que nous soyons associés en amont.
Nous pensons d’ailleurs, que pour plus d’efficacité, cette « brigade verte » devrait être assurée par la police à cheval.
Cette manifestation relève du Décret 2010-365 du 9 avril 2010 relatif à l’évaluation des incidences Natura 2000 : dans le dossier qui nous préoccupe, elle traverse le site du Gois et longe le polder Sébastopol : ces 2 sites et leurs abords rentrent dans les classements Natura 2000 et ZPS et relèvent donc de ce Décret.
L’analyse des incidences dommageables sur ces sites doit être réalisée par le monteur de projet notamment : les incidences du bruit, les détériorations des abords du Gois et des digues prises ici comme aires de stationnement pour les spectateurs. Dans ce cas, seulement après état des lieux initial, des mesures compensatoires sont à prévoir et mises en place par l’organisateur. Un engagement avec celui-ci permet au moment du bilan la réalisation, si nécessaire, des mesures de restaurations.
Tout ce travail préparatoire relève de votre compétence et de celle du Maire de la Commune sur laquelle se déroule la manifestation, en relation avec l’organisateur du projet, en l’occurrence, le Tour de France, et notre association ne doit pas interférer et avoir une quelconque responsabilité dans cette organisation qui relève des partenaires cités plus haut.
Nous espérons que vous comprendrez le bien fondé de notre position et vous prions de croire, Monsieur le président, à l’assurance de nos salutations distinguées.

Plan d’action contre les algues vertes

« L’Etat consacrera 134 millions d’euros pour éliminer les algues vertes qui envahissent chaque année les plages du littoral breton. Le plan présenté, mercredi 3 février, en conseil des ministres par la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno, et le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, court de 2010 à 2014 et prévoit notamment la création d’une filière de ramassage et de traitement des algues. »(Lire l’article du Monde.fr)

Ouest France parle d’un plan « qui ménage les agriculteurs ».

Le plan quinquennal est basé sur les recommandations du rapport de la mission interministérielle demandé par le Premier Ministre François Fillon, et remis le 20 janvier, rapport dont, cependant, les recommandations n’ont pas été rendues publiques.

D’après le journal Libération,  les associations écologistes (qui ont été reçues hier par les services de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie), se demandaient pourquoi les agriculteurs auraient eu connaissance du rapport avant elles. (Voir aussi Ouest France du 28 janvier 2010.)

“Ce rapport devait être rendu public début décembre, on est arrivé fin janvier et c’est le monde agricole qui en a eu connaissance, il y a quelque chose qui n’est pas clair, s’alarmait Gilles Huet, de l’association Eau et Rivières à la fin de janvier.

Après avoir été reçu hier, mardi, avec d’autres écologistes par des membres du cabinet de la secrétaire d’Etat, il ne s’est pas montré moins sceptique. « On est dans la com. Sur l’axe préventif, pour l’instant c’est la nébuleuse. Il est question de la mise en œuvre de projets territoriaux, de ‘renaturalisation’ de 20 % des surfaces, de protection des zones humides sur la base du volontariat, mais qu’est ce qu’on fait si ça ne marche pas ? », s’interroge t-il.

À lire également:

Libération : les écolos sceptiques après avoir été reçus au Ministère

France Info : un plan pour éradiquer les algues vertes

Le Télégramme : déception des associations

FR3 : explication du phénomène ; reportage – Mesquer (44) ; article sur le plan d’action.

Pour un dossier très complet sur la question des algues vertes, on peut consulter le site du Télégramme de Brest, et en particulier la page des vidéos et le dossier sur les algues vertes. À consulter aussi, le site internet de l’association S-eau-S.

Il y a dix ans : Erika (bis)

Le dixième anniversaire du naufrage de l’Erika était marqué dans les colonnes du Journal du Dimanche, qui publie un article dans son numéro du 12 décembre, lisible sur le site internet du journal en cliquant ici. La page contient aussi des liens vers d’autres articles pertinents, sur le procès de Total.

Outre la pollution, cette catastrophe a eu d’autres effets néfastes, dont l’érosion importante de la plage due au nettoyage.

« Dans l’urgence, la dépollution a privé les plages de plus de 200.000 tonnes de sable et de galets. Cela a favorisé l’érosion du littoral. » explique le géomorphologue Paul Fattal, directeur de l’Institut de géographie et d’aménagement régional de Nantes.

Comme le dit notre présidente, Marie-Thérèse Beauchêne, citée dans l’article du Journal du Dimanche : « Une plage n’est pas faite pour être balayée tous les jours! »

À Noirmoutier, on a parfois l’impression d’être passé de l’autre côté du miroir avec Alice!

 

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Or, le Morse et le Charpentier
S’en allaient tous deux côte à côte.
Ils pleuraient à faire pitié
De voir le sable de la côte,
En disant : « Si on l’enlevait,

Quel beau spectacle ce serait ! »


« Sept bonnes ayant sept balais
Balayant pendant une année
Suffiraient-elles au déblai ? »
Dit le Morse, l’âme troublée.
Le Charpentier dit: « Certes non »,
Et poussa un soupir profond.

La lutte contre la prolifération des algues

Notre Association a été invitée à participer à une réunion publique organisée en Mairie de La Guérinière le 24 novembre dans le cadre de la “Mission interministérielle en vue d’un plan de lutte contre la prolifération des algues vertes” ordonnée par le Monsieur le Premier Ministre François FILLON.

Une journée de travail en Vendée était consacrée à cette mission, associant le Préfet, les élus et les services de l’Etat. Notre association n’était invitée que le matin à partir de 11h en mairie. Nous n’avons donc malheureusement pas pu assister à la totalité des débats du matin déjà en cours lors de notre arrivée, ni à l’ensemble des échanges de cette journée.

La visite sur place et la rédaction pour le 8 décembre du rapport de deux inspecteurs généraux était au centre de cette réunion présidée par Madame le Sous Préfet, recueillant les témoignages des élus locaux, des professionnels, des associations. Plusieurs habitants de l’île y assistaient également à titre personnel.

Les principaux élus présents:  Mme Gisèle GAUTIER, sénatrice de Loire Atlantique; Mr Louis GUEDON, député des Sables d’Olonne; Mr Noël FAUCHER, Président de la Communauté de Communes de l’ïle de Noirmoutier; Mr  Jean GAUTIER, maire de l’Epine;  Mme Marie France LÉCULÉE, maire de La Guérinière.

La réunion était structurée en deux parties:

  1. Analyse et compréhension des causes du phénomène des marées d’algues sur l’île.
  2.  Reflexions et propositions pour la mise en place d’une méthodologie préventive et opérationnelle efficace.

Questions principales posées par les différents élus locaux:

  • D’où viennent les nutriments ayant nourri ces phénomènes d’eutrophisation ?
  • Comment se sont formées ces algues ? D’où viennent-elles ?
  • Comment sont-elles venues ?
  • Des études courantologiques existent-elles permettant de modéliser leurs déplacements ?

Certaines propositions explicatives ont été apportées venant des inspecteurs généraux ou de services techniques présents.

Mr Noël FAUCHER  est intervenu longuement, traduisant l’attente forte de la population insulaire sur ce dossier :

« On a vraiment besoin de comprendre comment le phénomène se déroule et d’identifier la provenance. Nous avons aujourd’hui un questionnement sanitaire et un problème économique impactant la pêche, le tourisme. Tout doit être fait pour éviter l’échouage. Concernant le traitement de ces algues, comment les  valoriser? les détruire? On est clairement victimes avec des moyens inadaptés. Il faut par ailleurs que les données analytiques soient croisées avec les phénomènes de mortalité d’huîtres. »

Les questions principales en filigrane de ce débat:

  • L’évaluation des impacts respectifs du bouchon vaseux anoxique estuarien, des sources locales de nitrates et phosphates venant de la Baie de Bourgneuf et de l’île, d’autres sources plus lointaines.
  • L’appréciation des facteurs déclenchants météorologiques: secteur de vent d’Ouest Sud Ouest, ensoleillement exceptionnel…, ou géomorphologiques: formes littorales naturelles ou artificielles non dispersives et provoquant des courants giratoires aggravants l’accumulation de macroalgues.

Il est à noter que ce facteur morphologique dû à des aménagements artificiels a été particulièrement souligné par Madame le Sous Préfet, qui a rappelé sur un ton particulièrement ferme le lien potentiel de ces phénomènes de marées d’algues avec certains choix locaux d’aménagements littoraux (ouvrages de défense contre la mer, urbanisation…) mentionnant son expérience de Présidente de la Commisssion des sites.

Les inspecteurs généraux ont interrogé les professionnels présents pour connaître l’impact des phénomènes d’algues sur les activités primaires.

L’activité aquacole  était représentée par Mr Michel ADRIEN qui est intervenu pour évoquer les problèmes de mortalité d’huîtres liées à l’action virale récente de l’Herpès et à l’émergence d’un facteur environnemental nouveau mettant en péril les activités aquacoles liées à la bonne qualité de l’eau littorale.

L’activité agricole était représentée par Mr Luc JEANNEAU, qui est intervenu pour demander qu’en cas de nouveaux épandages agricoles à l’avenir, une convention tripartite solide soit signée entre la profession agricole, les élus, et l’Etat.

Le représentant mandaté par l’association Vivre l’ïle 12 sur 12, Nicolas GARNIER, est intervenu à cette occasion pour évoquer les forts développement d’algues vertes dans les étiers et les réserves de marais salants depuis plusieurs années.
Il a ensuite rappelé l’existence d’importants apports de nutriments (nitrates et phosphates) à partir de l’étier du Moulin et du Ribandon, citant les résultats du Bilan 1995-2004 de l’Observatoire de la Baie de Bourgneuf. Il a insisté sur la nécessité de ne pas occulter les sources locales potentielles dans les phénomènes d’eutrophisation des eaux littorales insulaires (voir l’article: “Les marées d’algues” dans notre bulletin N°55)

Messieurs DATTIN (Comité local des Pêches) et BURGAUDEAU (Adjoint au maire de l’Epine et ancien pêcheur) sont intervenus pour évoquer l’impact très fort du panache d’eau douce chargée en sédiments de l’estuaire de la Loire jusqu’à 30-40 kms au large.

Il a été souligné à cette occasion les lacunes de la recherche d’IFREMER sur l’impact du bouchon vaseux estuarien.

Mr Marc POIREAUDEAU, président de l’association Les amis de Noirmoutier, était présent mais n’est pas intervenu.

Suite au départ, en milieu de réunion, de Messieurs Louis GUÉDON et Noël FAUCHER, Mme Marie France LÉCULÉE, maire de La Guérinière, a rappelé l’obligation de solidarité intercommunale, appelant à des résultats rapides sur le plan de traitement opérationnel à organiser avant la saison prochaine. Où va t’on traiter les algues sur l’île? et qui va payer?
Elle a également posé la question des plages classées Natura 2000 (où la laisse de haute mer doit être préservée), particulièrement celle de Barbâtre : « des latitudes devront être données pour protéger à la fois la sécurité sanitaire et les règles environnementales. »

La question du financement, essentielle pour les élus locaux et les populations en attente de moyens efficaces, à été relativement bien évoquée lors de la fin de la matinée. Elle va forcément être au centre des discussions entre les élus locaux et l’Etat dans les prochains mois.

Mme Gisèle GAUTIER, sénatrice de Loire Atlantique, semble particulièrement impliquée depuis plusieurs mois sur ce dossier, qui a fait l’objet de sa part d’une question écrite à la secrétaire d’Etat à l’Environnement (JO sénat du 08-10-09 page 2343) ainsi que d’une intervention le 22 septembre à Angers dans le cadre de la mise en oeuvre du Grenelle de l’Environnement.

Lors de ces interventions elle a notamment attiré l’attention sur l’impact en termes de santé publique et d’impact économique et appelé à la reconduction en 2010 des crédits exceptionnels versés lors de l’été 2009 pour le ramassage.

Lors de la réunion en mairie de La Guérinière Mme Gisèle GAUTIER a été la seule à pointer directement cette question des financements, rappelant à l’adresse des inspecteurs généraux l’engagement du premier Ministre: “L’Etat paiera”. Elle a demandé que soit porté au procès-verbal de la réunion la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat.

En vrac, quelques interventions des inspecteurs généraux:

  • L’existence d’une unité du CNRS à Roskoff spécialisée sur ces domaine de recherche.
  • L’INERIS est compétente pour évaluer le risque sanitaire.
  • Lors des enlèvements d’algues, enlever le moins de sable possible.
  • Nécessité de compétence et de plan d’action intercommunal.
  • La quantité d’algues vertes sur l’île était d’environ un tiers de la masse totale.
  • Enlever les algues pour les mettre en tas ailleurs ne fait que déplacer le danger dû à la fermentation.
  • Certaines communes ont mis au point une technique de traitement permettant de stabiliser la fermentation en 8-10 jours à partir d’un mélange d’algues et de paille (ou de broyat de déchet vert) avec un seul retournement. La réduction du quart du volume permet le report de l’épandage. Cette solution est présentée comme la moins coûteuse et la plus efficace dans un premier temps utilisée par le CAT de Dinan depuis 10 ans.
  • C’est en accumulant de l’analyse qu’on arrive à trouver des solutions.
  • Plus on étudie les phénomènes plus on découvre la complexité des intéractions.
  • Ici on est sans doute sur un panache Loire-Vilaine.
  • Proposition de création d’un comité opérationnel méthodologique associant élus, associations, et experts.

Suite à ces différentes remarques un débat a été engagé par Madame le Sous Préfet pour “revenir au côté opérationnel”: « Comment fait-on venir la paille Où la stocke-t’on ? Sur quelle plate-forme on travaille? » Elle a demandé la mise en place d’un plan de collecte, de stockage et d’épandage.

Nous tiendrons les lecteurs du blog informés du suivi de ce dossier.

Une plante envahissante

Les pages 5 à 8 du journal de la Communauté de communes du mois de septembre 2009 consistent en une plaquette d’information sur la lutte contre le Baccharis halimifolia, ou séneçon en arbre.

Vivre l’île 12 sur 12 s’inquiète depuis longtemps de cette « peste végétale ». En été 2002, nous avons distribué aux iliens et aux vacanciers une brochure donnant des informations sur cette plante; en décembre de la même année, nous avons demandé que des plans anti-baccharis soient adoptés par les communes de l’île; la lutte contre la prolifération du baccharis était le thème de notre stand au Forum des associations en 2004. Nous avons consacré plusieurs articles du blog à ce problème, en particulier celui-ci, en juin 2008.

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Comme le montrent les photos ci-dessus (cliquez dessus pour les agrandir), septembre et octobre sont les mois de floraison du baccharis. Discret tout le reste de l’année il devient particulièrement visible, et le climat exceptionnellement doux de cette année prolonge encore cette floraison.

Grâce à ses petites fleurs blanches il est facilement repérable et on constate que d’année en année il gagne du terrain dans beaucoup d’endroits. De plus en plus d’arbres isolés se révèlent ici et là et vont immanquablement donner autour d’eux un très grand nombre de plants qui peu à peu vont continuer à envahir le milieu. La situation n’est pas nouvelle mais elle empire. Il est indispensable de prévoir un plan sérieux, à long terme, pour l’éradication de cette plante envahissante.

Heureusement que la Communauté de communes semble se mobiliser, car si l’on tarde encore il faudra bientôt parler davantage de l’ile au baccharis que de l’île au mimosa.

Dune mobile, dune vivante

L’exposition dans l’entrée de l’Intermarché de La Guérinière est moins bien fréquentée que celle tenue il y a six ans dans la salle de la rue piétonne de Noirmoutier. Peu de personnes se déplacent exprès pour l’expo, qui est visitée principalement par les clients d’Intermarché à la sortie des caisses.

Expo dune intermarché

Expo dune intermarché 2

Nous distribuons des exemplaires de nos statuts, d’anciens numéros du Bulletin d’Infos, des formulaires d’adhésion et des plaquettes publiées par COORLIT85 (téléchargeable en cliquant ici pour le recto, ici pour le verso). Ces plaquettes servent de relais à l’exposition, expliquant la formation de la dune, son importance et sa fragilité, et donnant des recommandations afin d’assurer sa préservation.

Pêche à pied au Fort Larron

En septembre 2006 nous avons publié sur le site internet de Vivre l’île 12 sur 12  un article avec des photos montrant des pêcheurs à pied sans peur et sans remords, qui ramassaient des coquillages sérieusement contaminés.

Le 1er juin de cette année, nous avons encore une fois observé ce comportement incompréhensible.

Fort Larron 1

Selon cette affiche (voir ci-dessus), le nombre d’escherichia coli pour 100gr de chair et de liquide intervalvaire  relevé sur les palourdes le 26 mai 2009 était de 5400, équivalent à une forte contamination : la cuisson des coquillages est recommandée à partir de 240; le ramassage et la consommation des coquillages sont interdits par arrêté municipal dès que ce nombre dépasse 1000, et deux résultats à moins de 1000 sont nécessaires pour lever la fermeture temporaire.

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L’article 1 de cet arrêté municipal dispose que « La zone de pêche à pied de loisirs située à l’ouest du Fort Larron est temporairement fermée. Le ramassage des coquillages ainsi que leur consommation est strictement interdit. »

Fort Larron 2

Les relevés et l’arrêté municipal sont bien en évidence sur le site. Et pourtant…

Fort Larron 3

Fort Larron 4

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Une découverte peu rassurante

Pour établir la hausse possible du niveau des mers d’ici la fin du siècle, sous l’influence du réchauffement climatique global, le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat) n’a pas pris en compte la possibilité de fonte accélérée des glaces. A sa décharge, en 2007, un tel phénomène n’avait jamais été constaté sur une échelle de temps aussi courte, et les 18 à 69 cm de hausse avancée ne rassuraient déjà pas. Or, une étude que vient de publier le magazine Nature, du 16 avril, suggère qu’une telle possibilité est non seulement probable mais s’est déjà produite il y a environ 121 000 ans, lors de la fin de la dernière période interglaciaire.
C’est en étudiant des coraux fossilisés, découverts à l’occasion de travaux au Mexique, que l’équipe du professeur Blanchon, de l’institut des sciences marines de l’université de Mexico, aurait fait ce constat. En effet, selon ses travaux, à cette époque, le niveau des océans se serait élevé d’environ 3 mètres en l’espace de 50 ans.

Aujourd’hui, la survenue d’un tel événement redessinerait immanquablement les côtes. Des régions aussi densément peuplées que Shanghai, Calcutta, la Nouvelle-Orléans ou New York se verraient quasiment rayées de la carte, près de 60 % de la population mondiale serait touchée.
Pour l’ancien porte-parole de la fondation Hulot lors du Grenelle de l’environnement, Jean-Paul Besset, cette étude « …est un coup de tonnerre supplémentaire. Contrairement à ce qu’on pensait jusqu’à présent, en espérant un lissage de la hausse des océans dans le temps, tout indique qu’un phénomène d’une telle ampleur et d’une telle célérité pourrait se reproduire sous l’impact du réchauffement climatique actuel ».

Pascal Farcy

(voir l’article sur le site Univers Nature)

Ficopomatus enigmaticus

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Connu depuis longtemps sur nos côtes sous le nom de Mercierella enigmatica, de son nom commun le cascail, le Ficopomatus enigmaticus est un ver grégaire, originaire de l’hémisphère sud. Apparu dans le nord de la France en 1921, ce ver colonise, de manière plus ou moins permanente, les canaux saumâtres du Nord de la France, du Poitou-Charente et les bassins à flot de certains ports de plaisance.

Le Ficopomatus enigmaticus fabrique un tube calcaire qui lui sert de protection, les tubes se soudant entre eux pour former des récifs qui peuvent atteindre quelques décimètres d’épaisseur. Aussi, dans les bassins à flot, les canaux et lagunes où il se développe, il peut provoquer des désordres divers : canalisations obstruées, structures portuaires ou coques de bateaux colonisées Les concrétions calcaire des colonies de ce ver tubicole  ont posé de sérieux problèmes dans le Polder de Sébastopol, où d’importantes colonies sont observées depuis 2002.

Leur extension pourrait menacer toutes les zones humides saumâtres et salées de l’île.

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Pour en savoir plus, vous pouvez lire  l’article aux pages 12 et 13 de notre Bulletin d’infos No 51 (printemps 2008), que l’on peut télécharger en version pdf en cliquant ici.

La dune de la Tresson

Sur le site du Conseil Général de la Vendée, un article avec de belles photos explique les raisons du classement de la dune de la Tresson en espace naturel sensible. Cet article est également publié dans le numéro 107 du Journal de la Vendée (le bimensuel du Conseil Général), à la page 2.

« Cette dune est fabuleuse parce que pendant des années elle s’est développée en toute liberté. Sa forme est unique. La dune grise, souvent menacée ailleurs, est ici complètement préservée. » déclare le représentant de l’Office National des Forêts.

Quand on pense à ce qu’aurait pu devenir cet endroit, on peut difficilement s’empêcher de pousser un « ouf! » de soulagement.

La dune de la Tresson classée en espace naturel sensible

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Ouest France du 3 décembre 2008 (cliquez pour agrandir)

1984: Jacques Oudin, président du SIVOM (syndicat intercommunal à vocation multiple) de l’île de Noirmoutier, affichait comme objectif l’implantation sur les dunes de La Tresson d’un terrain de golf et, surtout, d’une résidence hôtelière.  Vivre l’île 12 sur 12, s’appuyant en 1986 sur la loi Littoral, avait alors remué ciel et terre pour s’opposer à ce projet.

2008: que de progrès en vingt-quatre ans! Jacques Oudin ne cache pas sa satisfaction de voir  cet espace exceptionnel sur le plan environnemental  classé “Espace Naturel Sensible » (voir ci-dessus la photo qui illustre l’article de Ouest-France).

Nous nous réjouissons de sa conversion, et espérons qu’elle est authentique.

Inauguration de la réserve naturelle régionale du Polder Sébastopol

Barbâtre, commune de l’île de Noirmoutier, est décidément une petite commune bien discrète. Les grands événements de ce bourg de 1400 habitants ne risquent pas d’émouvoir le grand public et de passer à la postérité.
Il fête cette année ces 150 ans: les Barbatrins l’ont appris par un article du journal après la rencontre organisée par les élus avec les élèves des écoles maternelles et primaires, et leurs parents. La population n’était pas invitée.
Heureusement le feu d’artifice prévu comme chaque année a permis aux habitants de participer un peu à cet événement.

De nouveau, le 26 août 2008, nous apprenions après coup par le journal l’inauguration de la réserve naturelle régionale du Polder Sébastopol.
of26viii2008.jpg (Ouest France, 26/8/2008: pour lire, cliquez sur la miniature)
Ce qui aurait pu être une grande fête du pays a été gardé secret. Pourquoi? N’est-ce pas un honneur pour la commune d’avoir su conserver et offrir à tous – résidents, vacanciers – un espace de grande valeur, zone humide, zone naturelle d’intérêt écologique, floristique et faunistique? Nous sommes fiers d’avoir participé aux commissions du travail préparatoire et au comité de suivi de cet ensemble remarquable. À tous ceux qui, comme nous, ont oeuvré dans ce sens et n’ont pas été informés de cette manfestation, nous disons un grand merci! Tant de modestie nous laisse interrogatifs.

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(Ouest France, 27/8/2008: Pour lire les articles, cliquez sur les miniatures.)

Artemisia Maritima

Certains marais salants de l’île sont des sites exceptionnels où prolifère une plante rare et protégée, l’absinthe ou armoise maritime: Artemisia Maritima. Cette plante médicinale était bien connue des Noirmoutrins comme vermifuge, les sauniers en mâchonnaient la tige amère ou s’en frottaient la peau contre les moustiques. Située à la limite des plus hautes marées, elle peut se développer plus haut sur les berges au pied des tas de sel, sur les berges où l’on jette les algues salées retirées des réserves d’eau ou aux endroits où la vase salée est étalée lors des travaux de nettoyage.

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La Vendée à l’abri des OGM

Comme on peut le lire aux pages 6 et 7 du Journal de la Vendée N° 96 (l’organe officiel du Conseil Général), trois grandes mesures ont été prises afin de placer le département à l’abri des cultures d’organismes génétiquement modifiés.

Il s’agit d’un plan en faveur de l’agriculture biologique, la création d’un label « Vendée sans OGM », et la mise en place d’un contrôle scientifique par le Laboratoire de l’Environnement et de l’Alimentation.

Sauvons le pélobate cultripède!

Bulletin N° 45

Ce petit animal, plutôt méconnu, de la famille du crapaud, est présent dans de rares milieux dunaires de l’île de Noirmoutier.
pélobate cultripède

Le Pélobate cultripède ressemble au crapaud commun en raison de sa taille ( 7 à 10 cm de long) et de son allure trapue. Cependant la pupille de l’oeil est verticale et la peau est lisse, pratiquement dépourvue de verrues.

Outre son museau large et arrondi, le pélobate possède des pattes arrières nettement palmées mais il est surtout caractérisé par l’extrémité durcie de ses doigts et par un tubercule corné et tranchant au niveau des pattes arrières : le couteau. Cela lui sert à s’enfouir assez profondément dans le sable où il passe la journée.

couteau visible sur la patte
couteau visible sur la patte

Il ne sort, dans l’année, que lors des nuits humides ou pluvieuses et au moment de la reproduction en février-mars. C’est l’époque de l’année la plus favorable à son observation car il reste alors cantonné aux points d’eau. Il dépose ses œufs sur la végétation au fond des rares petites mares, souvent temporaires, camouflées au milieu des dunes. Ses têtards se caractérisent par leur grande taille, parfois supérieure à la taille des adultes.

En France, on rencontre le Pélobate cultripède dans la zone méditerranéenne et sur le littoral sud atlantique là où les terrains sont assez meubles (sables, marnes, argiles …). Le pélobate cultripède est en régression sur la façade atlantique. Il pâtit de l’urbanisation du littoral et de la disparition progressive des petites mares.

Les mares temporaires sont des milieux extrêmement vulnérables : leur petite taille, leur distribution dispersée et leur mise en eau temporaire en font des milieux peu attractifs, dont la richesse passe trop souvent inaperçue. L’indifférence vis-à-vis des ces habitats renforce des menaces déjà importantes : dégradation par des aménagements divers, disparition par manque d’entretien, par fréquentation trop importante…

Tous ces phénomènes aboutissent à la disparition de ces mares temporaires et des espèces animales et végétales qui y vivent. Depuis 1950, près de 30 % d’entres elles ont disparu et leur nombre est environ 10 fois moins élevé qu’au début du vingtième siècle.

On comprend que la protection du pélobate dépasse largement le cadre de ce petit animal. En luttant pour sa survie, ce sont des milieux particulièrement riches que nous protégerons.

L’ibis sacré devient indésirable

Article du Bulletin N° 40

ibis-indesirable.jpgNous avions consacré, il y a quelques temps, un article à cet oiseau échappé du zoo de Branféré en Bretagne, qui s’installe et se reproduit dans notre région depuis 1997. Il s’adapte très bien aux conditions de l’île et sa population ne cesse d’augmenter : 238 individus recensés sur le « dortoir » du Mullembourg le mardi 28 septembre par les responsables de la LPO de Noirmoutier, soit 100 de plus que l’an passé et 150 de plus qu’en 2002.

Sous des apparences un peu balourdes, ce gros oiseau blanc et noir, facile à observer car peu farouche, semble bien inoffensif et pourtant, comme beaucoup d’espèces introduites accidentellement ou volontairement par l’homme, il commence à perturber l’écosystème de l’île. Le 9 juillet dernier, sur la réserve naturelle du Mullembourg, 2 ibis sacrés ont anéanti en quelques minutes une trentaine de nids de sternes caujeks, espèce menacée et protégée, en mangeant les œufs. Déjà en Brière ils s’étaient attaqués aux nids d’une autre espèce protégée : la guiffette noire. Des faits similaires sont régulièrement rapportés sur d’autres sites. L’ibis, peu difficile au niveau de la nourriture, s’accommode de tout ce qu’il trouve dans les marais, sur les bossis et même dans les décharges. Sa réputation de pilleurs de nids, œufs et oisillons, est bien connue des ornithologues mais n’avait pas été encore constatée sur l’île.

Une fois de plus, l’introduction d’une nouvelle espèce est venue perturber l’équilibre naturel existant comme c’est déjà le cas avec le ragondin, la crépidule ou le baccharis pour ne citer que des exemples de l’île. On estime qu’à travers le monde, l’implantation accidentelle ou volontaire d’espèces animales ou végétales représente la deuxième cause du recul de la biodiversité après la destruction des habitats naturels par l’homme. Dans le cas présent, l’ibis risque de réduire à néant tous les efforts consentis depuis plusieurs années pour la protection d’espèces fragilisées ou en voie de disparition.

Les acteurs concernés par ce nouveau problème se concertent actuellement pour trouver des solutions. Une limitation de la reproduction est possible par la destruction des œufs mais le nombre d’individus est important et l’on voit mal comment ne pas passer par un abattage systématique.

Les crépidules

Article du Bulletin N° 38

La conchyliculture en Baie de Bourgneuf doit faire face à deux menaces : les concessions ostréicoles abandonnées qui s’envasent et abritent des millions d’huître sauvages mais aussi les crépidules dont la masse est évaluée à 90 000 tonnes. Mais qui sont ces fameuses crépidules ?
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Un coquillage gênant pour les conchyliculteurs.

Vous avez sans doute rencontré ce coquillage échoué en haut de la plage, seul, avec sa coquille barrée d’une lame sur sa face inférieure, ou en groupe entassant les individus les uns au-dessus des autres, cet empilement des individus lui a d’ailleurs valu le nom scientifique de «crepidula fornicata». Très commun, d’aucune valeur gustative particulière, il est apparu il y a seulement quelques dizaines d’années. Depuis, il prolifère et envahit le littoral, devenant très gênant pour les conchyliculteurs.

En effet, comme l’huître ou la moule, c’est un animal filtreur. Il se nourrit de plancton (animaux et plantes microscopiques flottant dans l’eau de mer) qu’il retire des nombreux litres d’eau filtrés par jour. Il concurrence donc directement les coquillages d’élevage, les privant de la nourriture essentielle à leur développement.

L’histoire de son arrivée sur nos côtes n’est pas banale. L’animal vivait aux Amériques fixé sur un sup-port quelconque : rocher, autre coquillage… Ne pouvant se déplacer par lui-même, il empruntait donc clandestinement les bateaux en s’attachant à leurs coques. Sa première apparition en Europe daterait de 1872, date à laquelle la crépidule débarqua en Angleterre, accrochée aux navires commerciaux provenant des États- Unis. Il faudra ensuite attendre les bateaux du débarquement du mois de juin 1944 pour la voir arriver sur les côtes normandes. Depuis elle a parcouru beaucoup de kilomètres pour envahir peu à peu toute la côte atlantique, portée par les courants sous sa forme adulte de coquillage mais surtout sous sa forme larvaire planctonique. Les larves microscopiques flottant à la surface de l’eau peuvent ainsi dériver sur plusieurs kilomètres avant de se fixer sur de nouveaux supports.

La crépidule prolifère grâce à une reproduction très efficace : les individus mâles et femelles sont empilés régulièrement formant des chaînes d’une dizaine d’individus ce qui facilite la rencontre des cellules reproductrices, spermatozoïdes et ovules. Ces cellules sont rejetées dans l’eau, fusionnent et forment ainsi des millions d’oeufs qui deviendront autant (ou presque) de larves planctoniques. C’est ainsi qu’elle prend peu à peu la place d’autres coquillages sauvages ou d’élevage.

Les solutions recherchées pour l’éliminer sont sans grande efficacité pour l’instant. L’animal n’a pas de prédateurs spécifiques et n’offre pas un attrait gustatif particulier pour les amateurs de coquillages. Il ne reste guère que le ramassage systématique, solution coûteuse, difficile à mettre en place, qu’il faudra recommencer régulièrement mais qui va vite devenir indispensable au maintien d’une conchyliculture rentable.

Ces animaux parasites représentent dans notre Baie de Bourgneuf un tonnage équivalent à celui des huîtres d’élevage ; avec les huîtres sauvages ils sont la cause d’une baisse de vitesse de la croissance des produits conchylicoles dont le prix de revient augmente fortement réduisant drastiquement le revenu des producteurs.

La chenille processionaire du pin

Article du Bulletin N° 36

La chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa)

La chenille processionnaire est un insecte appartenant à l’ordre des lépidoptères. Cette chenille est la forme larvaire d’un papillon nocturne. Elle étend ses ravages sur les forêts de pins et de cèdres de tous les pays méditerranéens.

Le Sud de la France et les zones atlantiques sont les plus touchés. Son cycle biologique est annuel. De plus, les populations de processionnaires subissent des fluctuations importantes et assez régulières s’étalant sur plusieurs années. La “processionnaire du pin” se caractérise par son comportement grégaire et par la formation de nids soyeux dans la partie haute et éclairée des arbres. L’activité des chenilles, l’alimentation et la confection du nid sont nocturnes.

Les adultes, papillons nocturnes, émergent au cours de l’été, de fin juin à mi-août. Pour pondre les femelles parcourent quelques kilomètres à la recherche d’un hôte qui leur convienne.

Le développement larvaire complet, qui dure entre 4 et 8 mois, s’effectue en cinq stades. A la fin du cinquième stade, les chenilles quittent l’arbre en procession et cherchent un endroit au sol suffisamment chaud et meuble pour s’enfouir et se symphoser. Les chrysalides peuvent subir un repos prolongé d’un an, qui permettra aux adultes de sortir aux dates optimales sous forme de papillon.

Les chenilles consomment les aiguilles de Pins. Une défoliation, même totale de l’arbre, ne provoque pas la mortalité des arbres atteints, mais en ralentit la croissance.

Les histamines contenus dans les poils urticants des chenilles processionnaires sont une source de gêne  importante : outre des démangeaisons épidermiques, l’inhalation de ces poils peut avoir des conséquences fâcheuses sur le plan respiratoire, aussi bien chez l’homme que chez les animaux domestiques

La lutte ne permet pas d’éviter une nouvelle pullulation, mais elle protège les peuplements de pins les plus sensibles. Elle se fait à l’aide de produits insecticides répandus en automne par hélicoptère par les municipalités ou les agents de l’ONF. Des produits similaires sont à la disposition des particuliers

Les particuliers privilégieront une intervention mécanique sur les gros cocons soyeux communautaires installés à l’extrémité des rameaux : à l’aide d’un sécateur ou d’un échenilloir on coupe puis on brûle les branches infestées.

Si les nids d’hiver restent inaccessibles, on peut empêcher les chenilles de regagner le sol au printemps en badigeonnant un anneau de glu autour des troncs concernés.

Un visiteur indésirable

Article du Bulletin N° 31

Peut-être avez-vous remarqué un drôle d’oiseau qui a fait son apparition dans l’île depuis quelques années. Grand, presque entièrement blanc avec le bout des ailes, la tête et le cou noirs, son grand bec est courbé vers le bas, il a tout pour séduire les amateurs d’ornithologie. Il s’agit en fait de l’ibis sacré, oiseau origine de l’Est de l’Afrique, vénéré par l’Egypte Ancienne, présent sur beaucoup de hiéroglyphes.

Observés pour la première fois sur l’île en  1994, leur nombre n’a cessé d’augmenter. On peut en dénombrer parfois plus de 70 qui se regroupent, le soir, pour dormir dans les arbres de la réserve naturelle de Mullembourg. Présente toute l’année sur l’île c’est une espèce opportuniste qui se nourrit de tout ce qu’elle trouve autour des marais et dans les prés suivant les saisons et les endroits : insectes, mollusques, petits mammifères, …

Comment est-il arrivé sur l’île ?Il y a 25 ans, quelques individus se sont échappés du du zoo de Branféré, commune de Muzillac dans le Morbihan. Les oiseaux revenant régulièrement au parc, personne, au début, ne s’est inquiété. Puis un jour certains ont commencé à nicher au-dehors. S’adaptant très bien à ces nouvelles conditions de vie, ils ont peu à peu colonisé des régions proches. Plus adaptés aux zones humides douces, ils nichent autour du lac de Grandlieu. On y dénombre quelques 250 couples et leur nombre continus à s’accroître.

Simple anecdote passagère ou début de problèmes plus importants ? Nul ne peut encore le prédire. L’évolution de la population fait en tout cas l’objet d’un suivi attentif. En effet l’introduction accidentelle d’espèces exotiques par l’homme a été quelquefois à l’origine de sérieux problèmes. Citons le ragondin d’origine américaine autrefois élevé pour sa fourrure puis relâché quand n’a plus été rentable, ou la crépidule, coquillage débarqué en juin 44 sur les côtes normandes avec les bateaux anglais et américains, redoutée par les ostréiculteurs car ce sont des concurrents directs des huîtres et des moules au niveau de l’alimentation. Bien connu également des agriculteurs noirmoutrins le doryphore a profité des échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Europe pour coloniser nos champs de pommes de terre.

En ce qui concerne l’ibis, rien d’alarmant pour le moment même s’il a la fâcheuse habitude de s’attaquer aux oeufs des autres oiseaux pour se nourrir? Ce comportement n’a pas encore été observé sur les populations actuelles. Mais à l’avenir ?

Souvent l’homme, volontairement ou non joue à l’apprenti sorcier. L’équilibre naturel entre les êtres vivants est fragile, il est difficile de prévoir les conséquences de l’arrivée d’une nouvelle espèce. La prudence est donc de rigueur mais en attendant ne boudons pas notre plaisir : profitons de l’élégance et de l’exotisme de cet oiseau.

Les zones boisées dans le paysage de l’île

Article du Bulletin N° 17
Les forêts de l’île sont en grande partie  artificielles.  Elles sont, en effet, composées le plus souvent de résineux plantés pour préserver les dunes de l’érosion.
Elles accueillent une faune originale et une flore spécifique, parfois rare à l’échelle du département de la Vendée, de la région ou même à l’échelle nationale.
Elles participent à l’intérêt paysager de nombreux sites de l’île: les masses boisées importantes jouent le rôle de repères visuels dans un paysage assez plat et Continuer la lecture