Aidez nous à sauver les dauphins de l’Atlantique Nord-Est

Message de FNE Vendée

Aidez-nous à protéger les dauphins de l’Atlantique Nord-Est
Chaque hiver, plus de 10 000 dauphins communs sont capturés dans des filets de pêches. Certaines méthodes ont été identifiées comme cause principale de mortalité et de blessures pour cette espèce, pourtant protégée.

Après avoir été mise en demeure par la Commission Européenne à la suite d’une plainte de 26 ONG dont France Nature Environnement, la France a pris la décision de ne pas fermer les méthodes de pêche concernées cet hiver. Cette décision va à l’encontre des demandes de la Commission européenne et des recommandations des scientifiques.

Seule une intervention urgente de la Commission Européenne peut désormais empêcher une nouvelle hécatombe l’hiver prochain.

Vous pouvez nous aider à atteindre cet objectif en signant ci-dessous la pétition de la Blue Planet Society. Cette dernière nous permettra avec nos partenaires Seas at Risk et Whale and Dolphin Conservation d’interpeller le Commissaire Européen à l’environnement, l’océan et la pêche Virginijus Sinkevičius.

Faites entendre votre voix et participez avec nous à la protection de la biodiversité marine.

Pour aller plus loin, un témoignage d’un bénévole de Ré Nature Environnement

Je signe

France Nature Environnement

Observatoire des Vers Luisants et Lucioles – ILES

Les premiers vers luisants sont de retour sur les îles !

ver luisant

L’Observatoire des Vers Luisants sur les îles du Ponant (et aussi sur toute la France !) vous sollicite et espère que vous allez lui faire part de vos observations !

N’hésitez pas à les lui transmettre à ver.luisant.idp@gmail.com   ou par téléphone au 0298480324.

Voici l’adresse de leur site :  http://www.observatoire-asterella.fr/vers_luisants

Avis de recherche ver luisant

 

 

Protection de la faune sauvage: protection nids de gravelots à collier interrompu sur la plage de Barbâtre

Suite à l’alerte sentinelle donnée par un membre de Vivre l’Ile 12 sur 12, FNE Vendée et le Conservatoire du littoral ont aussitôt réagi pour informer la mairie de Barbâtre pour qu’une protection soit mise en œuvre.

FNE Vendée  à  accueil.mairie@barbatre.fr

Monsieur le Maire,

Nous avons été informés aujourd’hui de l’existence d’un nid de Gravelot à collier interrompu en haut de plage de Barbâtre, à 300m de l’entrée de plage « Sandaya », et surtout alertés d’un fait de dérangement de la mère sur son nid par un chien divaguant.

Nous sollicitons de votre part un balisage et la pose d’un panneau d’information, du type du modèle en pièce jointe diffusé par les services de l’État, de manière à sensibiliser le public fréquentant cette plage à cet enjeu de protection d’une espèce protégée.

Ne doutant pas de l’attention que vous vous voudrez bien porter à notre démarche,

avec nos sincères salutations,

Yves le Quellec

FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT VENDÉE

 85000 LA ROCHE-SUR-YON
contact@fne85.frwww.fne85.fr

Conservatoire du littoral   à   accueil.mairie@barbatre.fr

Monsieur le Maire, 

Suite au signalement d’un nid de Gravelot à collier interrompu à quelques centaine de mètres de l’entrée de la plage « Sandaya »  et à la circulaire envoyée par Monsieur le Préfet relative à la protection des oiseaux nicheurs sur le littoral, je me permets de vous envoyer quelques outils de communication. 

Vous pouvez d’ores et déjà, si ce n’est déjà fait, les utiliser au plus vite afin de répondre à l’enjeu de protection de cette espèce protégée et menacée de disparition présente sur votre territoire.

 S’il s’avère que d’autres nids sont découverts dans les jours à venir sur les plages de votre commune,  je vous remercie par avance de l’attention que vous porterez à les protéger avant ce grand week end prolongé.

 Je reste à votre disposition.

Cordialement.

Julie Holthof, Chargée de mission

Conservatoire du littoral Délégation Centre Atlantique

17303 ROCHEFORT

Premier week-end de déconfinement – signalez nous les atteintes à l’environnement que vous verrez

Communiqué de FNE Pays de Loire

Cela fait 5 jours que la LPO PdL et FNE PdL échangent  avec la DREAL et le Conservatoire du littoral pour élaborer une carte des sites à enjeux et permettre aux préfets de Loire Atlantique et Vendée de limiter l’accès à certains sites. Le déconfinement devient maintenant une réalité et les plages s’ouvrent au public sans aucune restriction par rapport à la biodiversité !!!

voici notre communiqué de presse du jour :

http://www.fne-pays-de-la-loire.fr/rejoindre-les-sentinelles-de-la-nature-pour-contribuer-a-un-deconfinement- -de-lenvironnement/

afin d’inviter le grand public à nous signaler les atteintes à l’environnement après 8 semaines voire 9 maintenant de confinement.

LPO PdL: Ligue Protection des Oiseaux Pays de Loire

FNE: France Nature Environnement

DREAL: Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement

 

Message de France Nature Environnement : déconfinement et faune sauvage

Plusieurs alertes ont été données ces derniers jours, concernant les impacts sur la faune sauvage d’un déconfinement brutal dans cette période printanière toujours sensible. L’État, y compris à l’échelon régional, semble avoir entendu ces alertes et vouloir en tenir compte dans les dispositions à prendre pour accompagner le déconfinement.

Suivez ces liens :

https://www.fne.asso.fr/communiques/d%C3%A9confinement-s%C3%A9merveiller-tout-en-respectant-la-faune-et-la-flore-sauvages

http://www.fne-pays-de-la-loire.fr/deconfinement-soyons-vigilants-a-la-nature/

Opération Littoral 2020

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Ouverture anticipée de la chasse aux gibiers d’eau sur le Domaine Public Maritime

pour faire suite aux parutions des 13 avril et 4 mai 2019.

Vivre l’Ile 12 sur 12 prend note avec satisfaction de l’arrêté du 3 juillet 2019 de Monsieur le Préfet de Vendée interdisant le tir d’armes à feu sur l’intégralité du domaine maritime jusqu’au 30 août 2019 inclus. La date d’ouverture initialement prévue au 3 août avait suscité l’opposition de FNE Vendée. Vivre l’Ile 12 sur 12 lui avait apporté son soutien pour demander le report de cette date.

Voici l’arrêté préfectoral: 2019-07-03 AP interdiction tir DPM-1

Exprimez-vous sur la date d’ouverture de la chasse au gibier d’eau dans le polder de Sébastopol

Le polder Sébastopol est classé Réserve Naturelle Régionale et site classé par décret ministériel du 2-11-2017. A ce titre un gros travail naturaliste est fourni (inventaires, études de populations, pratiques agricoles favorables etc…)

Le projet d’arrêté préfectoral fixant les dates de chasse pour la saison 2019-2020 prévoit que la chasse sur le domaine public maritime ouvre dès le 3 août à Barbâtre.

Vous pouvez consulter l’article ICI

Les incohérences autour de cette décision d’ouvrir la chasse à partir du 3 août 2019 sont nombreuses :

  • Juste à côté du polder où pâturent des vaches maraîchines,
  • A cette époque, les randonneurs sont très nombreux sur la digue (tourisme familial),
  • La vie sur la réserve bat son plein (jeunes avocettes, sternes, mouettes qui ne volent pas encore…)

Nous craignons que cette ouverture précoce ne perturbe les oiseaux de la réserve mais également l’activité économique de l’éleveur et augmente le risque d’incident ou d’accident avec les promeneurs.
La préfecture de la Vendée propose au public de s’exprimer entre le 9 et le 30  avril, nous vous invitons à donner votre avis pour demander un report de la date d’ouverture. sur le site de la préfecture :

http://www.vendee.gouv.fr/projet-d-arrete-fixant-les-modalites-d-ouverture-a3130.html

 

Echouage de dauphins sur l’île de Noirmoutier

7 dauphins (grand dauphin et dauphins communs) ont échoué ce weekend de fin janvier sur les plages de l’Epine et de la Guérinière. Si ces échouages sont réguliers, particulièrement en hiver, c’est un nombre surprenant. Une autopsie et des prélèvements ont été effectués lundi matin 1er février pour analyses.

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Que faire si vous observez un mammifère marin ?

Appelez le 05 46 44 99 10   (réponse 7 jours sur 7 de l’Observatoire PELAGIS)

Signalez le lieu, l’espèce, la taille et son état.

 

Une personne habilitée à intervenir se rendra au plus vite sur les lieux pour examiner l’animal.

 

Les échouages de mammifères marins constituent une source de données et de prélèvements biologiques qui nous renseigne sur leur état de santé et celui de leur environnement. Afin d’acquérir le maximum d’informations, il est indispensable que tout échouage soit signalé.

 

L’Observatoire PELAGIS, Systèmes d’Observation pour la Conservation des Mammifères et Oiseaux Marins (UMS 3462).

 

Situé à la Rochelle il rassemble les programmes d’observation et d’expertise sur la conservation des populations de mammifères et oiseaux marins ainsi que la gestion des bases de données associées. Son adossement de l’UMS au laboratoire de recherche CEBC (UMR 7372 – CNRS & Université de La Rochelle) permet la valorisation des données d’observatoire par la recherche. L’unité repose sur un ensemble de bases de données et une banque de prélèvements biologiques.
L’examen d’un mammifère marin échoué est obligatoire avant son élimination, il doit être effectué par une personne mandatée car le transport et toutes autres interventions sur les mammifères marins sont réglementés par la loi. 

 

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Opération baguage de Mouettes Mélanocéphales au polder de Sébastopol

Le polder de Sébastopol est devenu le premier site de nidification de France pour la Mouette Mélanocéphale. Des centaines de couples s’y retrouvent au printemps pour s’y reproduire. Dans un nid construit à même le sol sur les ilots du polder deux ou trois œufs sont pondus au printemps. Les poussins vont naître  environ 3 semaines plus tard. Une aubaine pour les ornithologues qui veulent poser des bagues.

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L’opération est organisée très rationnellement afin de limiter au maximum le temps de dérangement de la colonie. Les poussins sont dirigés vers des enclos ou capturés avec des épuisettes. Puis le baguage peut commencer. Autour des bagueurs officiels, seuls habilités à poser des bagues, s’activent des bénévoles pour approcher les poussins, préparer les bagues, tenir un secrétariat …

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Plus de 700 poussins ont été bagués cette année. Le baguage permet un suivi de ces populations dont les déplacements de population et ne sont pas bien compris.

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L’utilisation de bagues de couleurs portant des numéros, sorte de plaque minéralogique, permet d’identifier à  distance chaque individu. On pourra ainsi le suivre dans ses pérégrinations et peut être le revoir les années suivantes sur son lieu de naissance.

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Moutons égorgés sur l’île : le loup réintroduit ?

Depuis le début de l’année, les quelques éleveurs de l’île ont retrouvé plus de 20 moutons tués sur les lieux de pâturages. Un véritable fléau qui remet en cause l’existence même de ces quelques petits troupeaux. Les moutons sont retrouvés généralement égorgés, saignes au niveau de la carotide, parfois même éventrés. N’ayant pas l’habitude de faire dans le sensationnel nous vous épargnerons des photos particulièrement choquantes.

Le loup coupable ? Non bien sûr. Il s’agit surement de chiens errant la nuit, qui s’attaquent aux troupeaux présents dans les marais.

Les éleveurs sont désemparés. Et c’est la peur tous les matins de retrouver encore des animaux morts. Un chien qui a retrouvé ses instincts de chasseur et pris l’habitude de tels actes ne pourra que recommencer si l’occasion lui est donnée.

Quoi faire ? Impossible de les ramener tous les soirs dans les bâtiments. Difficile aussi de monter la garde toute la nuit ! Non la seule solution se trouve du côté des propriétaires de ces chiens. Il semble invraisemblable que ces personnes irresponsables n’assument pas la surveillance de leur animal, y compris la nuit !  Le chien, qu’il soit destiné à la garde, à la chasse ou comme simple compagnon mérite qu’on s’occupe de lui en permanence.

 Ou alors c’est la fin des initiatives d’élevage de mouton qui ont débuté sur l’île.

Compte rendu de la Rencontre avec Thierry Sauzeau

65 personnes environ ont assisté à la conférence de Thierry Sauzeau samedi soir 6 juin à la salle des Oyats à Barbâtre. Jugée par tous très intéressante et particulièrement pédagogique elle a permis de se faire une idée plus précise de ces phénomènes de submersion marine dont il est beaucoup question actuellement suite à la tempête Xynthia et à la mise en place des PPRL (Plan de prévention des Risques Littoraux).

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Thierry Sauzeau

Quelques éléments abordés :

  • Depuis 1075 jusqu’à nos jours des évènements de submersion marine graves ont régulièrement affecté nos côtes au nombre de quelques-uns par siècle avec des périodicités variables et imprévisibles.
  • La plupart de ces évènements se sont produits avec des vents orientés de Ouest-Sud-Ouest à Sud.
  • Ces submersions ont lieu pour la plupart en hiver mais certains se sont produits parfois en plein été.
  • Le niveau de la mer augmente régulièrement depuis 1860 et cette élévation s’accélère actuellement.
  • La dernière submersion grave sur l’île de Noirmoutier date de l’hiver 1937. Des brèches se sont ouvertes en même temps sur la côte EST et sur la côte OUEST entre la Guérinière et Barbâtre. Ce phénomène dit de concomitance viendra surement alimenter les débats sur le PPRL.

……. et beaucoup d’autres enseignements que nous ne manquerons pas de relater dans notre prochain journal !

 

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Animations à la Roche sur Yon

Si vous êtes intéressés et que vous pouvez vous rendre à la Roche sur Yon, deux animations sur des thèmes différents touchant à l’environnement, vous sont accessibles:
samedi 29/3/2014 : le film de Caroline Poliquin (Canada)  » Homo Toxicus », dans le cadre de la semaine « sans pesticide » à 20h au lycée nature de la Roche.
et
vendredi 11/4/2014 à la Bourse du Travail : un atelier proposé par la coordination du littoral vendéen (COORLIT) sur le thème des sédiments portuaires, les problèmes, les solutions.
Ci-après le programme de l’atelier et le bulletin d’inscription si besoin :
atelier Sédiments portuaires    Bulletin d’inscription

Conséquences des tempêtes

Depuis la fin de la semaine dernière, nous assistons à l’échouage de milliers d’oiseaux morts sur le littoral atlantique, tout particulièrement des macareux moines, inhabituels dans la région. Plusieurs d’entre eux ont été retrouvés sur Noirmoutier.
Deux hypothèses sont évoquées pour expliquer cette mortalité inhabituelle: la fatigue due aux tempêtes successives qui les empêche de se nourrir et qui les affaiblit peu à peu ou une maladie microbienne. Des études sont en cours.

macareux morts plage de la Cantine 7février 2014

Macareux morts plage de la Cantine 7 février 2014

Demain, journée internationale des zones humides

Pour tout dire, nous pouvons déjà les remarquer facilement depuis quelques semaines!
Des périodes très pluvieuses comme nous en vivons pour la deuxième année de suite permettent de remettre la nature à sa place et devraient nous inciter à garder la nôtre…
Il semble pourtant que cela ne suffise souvent pas!

Lire le communiqué de presse ci-joint:
journée zones humides et CP FNE

Les pesticides et nous…

Connaissez-vous la légende du colibri ?

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Continuer la lecture

VNE – journée sur les espèces invasives

Vendée Nature Environnement organise une journée d’information sur les espèces invasives le vendredi 15 juin à Saint Jean de Monts.

  • De 11h à 13h,  interventions sur la flore et la faune invasive à l’école de musique de Saint-Jean de Monts (4 rue de la Plage).
  • L’après-midi, sortie sur le terrain à Brem et expo à la médiathéque.
  • À 20h30, conférence sur le frelon asiatique  à St Jean de Monts.

Frelon asiatique

Cliquez ici pour le programme de la journée

Cliquez ici pour le formulaire d’inscription à la journée

La trame verte et bleue

La « trame verte et bleue » (TVB) est une mesure phare du Grenelle de l’environnement, dont l’objectif est d’enrayer le déclin de la bio-diversité sur le territoire français.

La bio-diversité est un concept récent, complexe et simple à la fois : elle recouvre l’ensemble des milieux naturels et des formes de vie existantes sur terre (plantes, animaux, champignons, bactéries, virus…) ainsi que toutes les relations et interactions qui existent, d’une part, entre ces organismes vivants eux-mêmes, d’autre part, entre ces organismes et leurs milieux de vie. Nous autres humains appartenons à une espèce (Homo sapiens) qui constitue l’un des éléments de la bio-diversité. Environ 1,8 million d’espèces animales et végétales différentes ont été identifiées à ce jour, et quelques 15000 espèces nouvelles sont décrites chaque année. On estime le nombre d’espèces existantes à entre 5 millions et 100 millions : c’est dire à quel point le travail de recensement est loin d’être terminé. Or, dans le même temps, les experts indiquent que la moitié des espèces vivantes pourrait disparaître d’ici un siècle, compte tenu du rythme actuel de leur disparition : 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel d’extinction !

Dans le contexte européen, la France est le 5e pays abritant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées (par exemple le scarabée pique-prune, le vison d’Europe…) après l’Espagne, le Portugal, l’Italie et la Grèce. Environ 165 ha de milieux naturels et terrains agricoles (soit un peu plus de quatre terrains de football) sont détruits chaque jour en  France (métropole et outre-mer), remplacés par des routes, habitations, zones d’activités.

La Trame verte et bleue est un outil d’aménagement du territoire qui vise à (re)constituer un réseau écologique cohérent, à l’échelle du territoire national, pour permettre aux espèces animales et végétales, de circuler, de s’alimenter, de se reproduire, de se reposer… En d’autres termes, d’assurer leur survie, et permettre aux écosystèmes de continuer à rendre à l’homme leurs services.

La loi n°2009-967 du 3 août 2009 de mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement dite « Loi Grenelle I » instaure dans le droit français la création de la Trame verte et bleue, impliquant l’État, les collectivités territoriales et les parties concernées sur une base contractuelle.

La loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, dite « Loi Grenelle II », propose et précise ce projet parmi un ensemble de mesures destinées à préserver la diversité du vivant.

C’est ce mardi 18 octobre que la Ministre en charge de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet ainsi que les Secrétaires d’État en charge des Transports et du Logement installent le Comité National « Trame verte et bleue » dont France Nature Environnement, la Fondation pour la Nature et l’Homme, la LPO, et la Ligue Roc sont membres.

Pour lire le communiqué de presse de France Nature Environnement  à ce sujet, cliquez ici.

Laisse de mer et plantes colonisatrices

haut de la plage

Le haut de la plage avant le passage de la cribleuse (juin 2010).

À gauche, la dune érodée par le passage de la tempête du 28 février.

atriplex 1 atriplex 2

Ci-dessus, l’atriplex,  l’une des premières plantes à fleurs capables de s’aventurer sur le sable, où elle indique le niveau supérieur des marées.

boursoufflures

Les boursouflures correspondent aux algues recouvertes de sable.

cakillier

Le cakillier maritime, l’un des premiers colonisateurs.

couverture végétale

Le couvert végétal s’organise : chiendent des sables, panicaud champêtre et giroflée des dunes.

euphorbe

Euphorbe marine

dune mobile

Dune mobile fixée par des oyats, liseron des sables, chiendent, gaillet des sables.

haut de la dune

Mélange de Cakillier et d’Atriplex en haut de plage : le sable piégé reforme la dune peu à peu, des nouvelles espèces s’installent et limitent l’érosion (début juin 2010).

La fixation du sable en haut de la plage est en bonne voie; mais bientôt les engins (dits « cribleuses ») vont intervenir et réduire à néant en quelques heures les quelques mois nécessaires à la reconstruction naturelle des pièges à sable par les plantes colonisatrices remarquablement efficaces dans leur action.

L’érosion éolienne participe à l’amaigrissement des plages dans l’ordre de 30%, les « cribleuses » dans l’ordre de 80%.

Lorsque le nettoyage est indispensable, on ne peut que préconiser un nettoyage manuel; car le nettoyage mécanique aujourd’hui à l’œuvre sur certaines plages est une totale aberration.

Les algues vertes, c’est aussi chez nous !

Selon cet article du journal Ouest France, plus de 90% des plages touchées par les marées vertes en Vendée le sont à Noirmoutier.

Selon Sylvain Ballu, responsable des suivis au Centre d’étude et de valorisation des algues, les communes sont en général dans la dénégation du phénomène. Monsieur Ballu souhaite « qu’on sorte de la perception maladie honteuse des algues vertes. Ce qui n’incite pas à l’action. » Le chercheur du Ceva ne sous-estime pas le rôle des apports agricoles dans l’eutrophisation. Mais il pense qu’on ne peut exclure d’autres paramètres : la construction des épis, qui piègent les masses d’eau et les algues dérivantes et, bien sûr, le réchauffement climatique.

Ficopomatus enigmaticus

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Connu depuis longtemps sur nos côtes sous le nom de Mercierella enigmatica, de son nom commun le cascail, le Ficopomatus enigmaticus est un ver grégaire, originaire de l’hémisphère sud. Apparu dans le nord de la France en 1921, ce ver colonise, de manière plus ou moins permanente, les canaux saumâtres du Nord de la France, du Poitou-Charente et les bassins à flot de certains ports de plaisance.

Le Ficopomatus enigmaticus fabrique un tube calcaire qui lui sert de protection, les tubes se soudant entre eux pour former des récifs qui peuvent atteindre quelques décimètres d’épaisseur. Aussi, dans les bassins à flot, les canaux et lagunes où il se développe, il peut provoquer des désordres divers : canalisations obstruées, structures portuaires ou coques de bateaux colonisées Les concrétions calcaire des colonies de ce ver tubicole  ont posé de sérieux problèmes dans le Polder de Sébastopol, où d’importantes colonies sont observées depuis 2002.

Leur extension pourrait menacer toutes les zones humides saumâtres et salées de l’île.

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Pour en savoir plus, vous pouvez lire  l’article aux pages 12 et 13 de notre Bulletin d’infos No 51 (printemps 2008), que l’on peut télécharger en version pdf en cliquant ici.

Artemisia Maritima

Certains marais salants de l’île sont des sites exceptionnels où prolifère une plante rare et protégée, l’absinthe ou armoise maritime: Artemisia Maritima. Cette plante médicinale était bien connue des Noirmoutrins comme vermifuge, les sauniers en mâchonnaient la tige amère ou s’en frottaient la peau contre les moustiques. Située à la limite des plus hautes marées, elle peut se développer plus haut sur les berges au pied des tas de sel, sur les berges où l’on jette les algues salées retirées des réserves d’eau ou aux endroits où la vase salée est étalée lors des travaux de nettoyage.

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NATURA 2000 en mer

Les Directives européennes en matière de développement durable ont imposé :

  • une protection stricte de certaines espèces sur l’ensemble du territoire français,
  • la mise en place d’un réseau de sites représentatifs gérés durablement, le réseau Natura 2000, comprenant les ZPS (zones de protection spéciales oiseaux) et les ZSC (zones spéciales de conservation, habitats et autres espèces).

Natura 2000 permet de concilier la sauvegarde de la biodiversité et le maintien des activités humaines dans le cadre d’une réflexion locale animée par tous les acteurs concernés par la vie du site.

NATURA 2000 EN MER :
Face à une érosion importante de la biodiversité marine, l’Union européenne a décidé se doter, pour fin juin 2008, d’un réseau cohérent d’aires marines protégées exemplaires : le réseau Natura 2000 en mer.
La façade maritime et la zone marine de la Vendée sont particulièrement riches et diversifiées. On y recense cinq types d’habitats d’intérêt communautaire :

  1. Les bancs de sable à faible couverture permanente d’eau marine : ils comprennent les substrats sableux à moins de 20m.
  2. Les estuaires.
  3. Les replats boueux ou sableux découverts à marée basse.
  4. Les grandes criques et baies peu profondes.
  5. Les récifs, fonds rocheux – exposés à la houle ou abrités – dont certains peuvent se découvrir à marée basse.

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La Directive « oiseaux » concerne de nombreuses espèces familières de nos côtes: Mouettes, bernache, puffin des Baléares, guillemot, sternes, fou de Bassan, …
Les mammifères marins (grand dauphin, marsouin commun, globicéphale) sont aussi concernés par la Directive « habitats ».

Pour des cartes plus détaillées en format pdf, cliquez ici.

Sauvons le pélobate cultripède!

Bulletin N° 45

Ce petit animal, plutôt méconnu, de la famille du crapaud, est présent dans de rares milieux dunaires de l’île de Noirmoutier.
pélobate cultripède

Le Pélobate cultripède ressemble au crapaud commun en raison de sa taille ( 7 à 10 cm de long) et de son allure trapue. Cependant la pupille de l’oeil est verticale et la peau est lisse, pratiquement dépourvue de verrues.

Outre son museau large et arrondi, le pélobate possède des pattes arrières nettement palmées mais il est surtout caractérisé par l’extrémité durcie de ses doigts et par un tubercule corné et tranchant au niveau des pattes arrières : le couteau. Cela lui sert à s’enfouir assez profondément dans le sable où il passe la journée.

couteau visible sur la patte
couteau visible sur la patte

Il ne sort, dans l’année, que lors des nuits humides ou pluvieuses et au moment de la reproduction en février-mars. C’est l’époque de l’année la plus favorable à son observation car il reste alors cantonné aux points d’eau. Il dépose ses œufs sur la végétation au fond des rares petites mares, souvent temporaires, camouflées au milieu des dunes. Ses têtards se caractérisent par leur grande taille, parfois supérieure à la taille des adultes.

En France, on rencontre le Pélobate cultripède dans la zone méditerranéenne et sur le littoral sud atlantique là où les terrains sont assez meubles (sables, marnes, argiles …). Le pélobate cultripède est en régression sur la façade atlantique. Il pâtit de l’urbanisation du littoral et de la disparition progressive des petites mares.

Les mares temporaires sont des milieux extrêmement vulnérables : leur petite taille, leur distribution dispersée et leur mise en eau temporaire en font des milieux peu attractifs, dont la richesse passe trop souvent inaperçue. L’indifférence vis-à-vis des ces habitats renforce des menaces déjà importantes : dégradation par des aménagements divers, disparition par manque d’entretien, par fréquentation trop importante…

Tous ces phénomènes aboutissent à la disparition de ces mares temporaires et des espèces animales et végétales qui y vivent. Depuis 1950, près de 30 % d’entres elles ont disparu et leur nombre est environ 10 fois moins élevé qu’au début du vingtième siècle.

On comprend que la protection du pélobate dépasse largement le cadre de ce petit animal. En luttant pour sa survie, ce sont des milieux particulièrement riches que nous protégerons.

L’ibis sacré devient indésirable

Article du Bulletin N° 40

ibis-indesirable.jpgNous avions consacré, il y a quelques temps, un article à cet oiseau échappé du zoo de Branféré en Bretagne, qui s’installe et se reproduit dans notre région depuis 1997. Il s’adapte très bien aux conditions de l’île et sa population ne cesse d’augmenter : 238 individus recensés sur le « dortoir » du Mullembourg le mardi 28 septembre par les responsables de la LPO de Noirmoutier, soit 100 de plus que l’an passé et 150 de plus qu’en 2002.

Sous des apparences un peu balourdes, ce gros oiseau blanc et noir, facile à observer car peu farouche, semble bien inoffensif et pourtant, comme beaucoup d’espèces introduites accidentellement ou volontairement par l’homme, il commence à perturber l’écosystème de l’île. Le 9 juillet dernier, sur la réserve naturelle du Mullembourg, 2 ibis sacrés ont anéanti en quelques minutes une trentaine de nids de sternes caujeks, espèce menacée et protégée, en mangeant les œufs. Déjà en Brière ils s’étaient attaqués aux nids d’une autre espèce protégée : la guiffette noire. Des faits similaires sont régulièrement rapportés sur d’autres sites. L’ibis, peu difficile au niveau de la nourriture, s’accommode de tout ce qu’il trouve dans les marais, sur les bossis et même dans les décharges. Sa réputation de pilleurs de nids, œufs et oisillons, est bien connue des ornithologues mais n’avait pas été encore constatée sur l’île.

Une fois de plus, l’introduction d’une nouvelle espèce est venue perturber l’équilibre naturel existant comme c’est déjà le cas avec le ragondin, la crépidule ou le baccharis pour ne citer que des exemples de l’île. On estime qu’à travers le monde, l’implantation accidentelle ou volontaire d’espèces animales ou végétales représente la deuxième cause du recul de la biodiversité après la destruction des habitats naturels par l’homme. Dans le cas présent, l’ibis risque de réduire à néant tous les efforts consentis depuis plusieurs années pour la protection d’espèces fragilisées ou en voie de disparition.

Les acteurs concernés par ce nouveau problème se concertent actuellement pour trouver des solutions. Une limitation de la reproduction est possible par la destruction des œufs mais le nombre d’individus est important et l’on voit mal comment ne pas passer par un abattage systématique.

Les crépidules

Article du Bulletin N° 38

La conchyliculture en Baie de Bourgneuf doit faire face à deux menaces : les concessions ostréicoles abandonnées qui s’envasent et abritent des millions d’huître sauvages mais aussi les crépidules dont la masse est évaluée à 90 000 tonnes. Mais qui sont ces fameuses crépidules ?
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Un coquillage gênant pour les conchyliculteurs.

Vous avez sans doute rencontré ce coquillage échoué en haut de la plage, seul, avec sa coquille barrée d’une lame sur sa face inférieure, ou en groupe entassant les individus les uns au-dessus des autres, cet empilement des individus lui a d’ailleurs valu le nom scientifique de «crepidula fornicata». Très commun, d’aucune valeur gustative particulière, il est apparu il y a seulement quelques dizaines d’années. Depuis, il prolifère et envahit le littoral, devenant très gênant pour les conchyliculteurs.

En effet, comme l’huître ou la moule, c’est un animal filtreur. Il se nourrit de plancton (animaux et plantes microscopiques flottant dans l’eau de mer) qu’il retire des nombreux litres d’eau filtrés par jour. Il concurrence donc directement les coquillages d’élevage, les privant de la nourriture essentielle à leur développement.

L’histoire de son arrivée sur nos côtes n’est pas banale. L’animal vivait aux Amériques fixé sur un sup-port quelconque : rocher, autre coquillage… Ne pouvant se déplacer par lui-même, il empruntait donc clandestinement les bateaux en s’attachant à leurs coques. Sa première apparition en Europe daterait de 1872, date à laquelle la crépidule débarqua en Angleterre, accrochée aux navires commerciaux provenant des États- Unis. Il faudra ensuite attendre les bateaux du débarquement du mois de juin 1944 pour la voir arriver sur les côtes normandes. Depuis elle a parcouru beaucoup de kilomètres pour envahir peu à peu toute la côte atlantique, portée par les courants sous sa forme adulte de coquillage mais surtout sous sa forme larvaire planctonique. Les larves microscopiques flottant à la surface de l’eau peuvent ainsi dériver sur plusieurs kilomètres avant de se fixer sur de nouveaux supports.

La crépidule prolifère grâce à une reproduction très efficace : les individus mâles et femelles sont empilés régulièrement formant des chaînes d’une dizaine d’individus ce qui facilite la rencontre des cellules reproductrices, spermatozoïdes et ovules. Ces cellules sont rejetées dans l’eau, fusionnent et forment ainsi des millions d’oeufs qui deviendront autant (ou presque) de larves planctoniques. C’est ainsi qu’elle prend peu à peu la place d’autres coquillages sauvages ou d’élevage.

Les solutions recherchées pour l’éliminer sont sans grande efficacité pour l’instant. L’animal n’a pas de prédateurs spécifiques et n’offre pas un attrait gustatif particulier pour les amateurs de coquillages. Il ne reste guère que le ramassage systématique, solution coûteuse, difficile à mettre en place, qu’il faudra recommencer régulièrement mais qui va vite devenir indispensable au maintien d’une conchyliculture rentable.

Ces animaux parasites représentent dans notre Baie de Bourgneuf un tonnage équivalent à celui des huîtres d’élevage ; avec les huîtres sauvages ils sont la cause d’une baisse de vitesse de la croissance des produits conchylicoles dont le prix de revient augmente fortement réduisant drastiquement le revenu des producteurs.

La chenille processionaire du pin

Article du Bulletin N° 36

La chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa)

La chenille processionnaire est un insecte appartenant à l’ordre des lépidoptères. Cette chenille est la forme larvaire d’un papillon nocturne. Elle étend ses ravages sur les forêts de pins et de cèdres de tous les pays méditerranéens.

Le Sud de la France et les zones atlantiques sont les plus touchés. Son cycle biologique est annuel. De plus, les populations de processionnaires subissent des fluctuations importantes et assez régulières s’étalant sur plusieurs années. La “processionnaire du pin” se caractérise par son comportement grégaire et par la formation de nids soyeux dans la partie haute et éclairée des arbres. L’activité des chenilles, l’alimentation et la confection du nid sont nocturnes.

Les adultes, papillons nocturnes, émergent au cours de l’été, de fin juin à mi-août. Pour pondre les femelles parcourent quelques kilomètres à la recherche d’un hôte qui leur convienne.

Le développement larvaire complet, qui dure entre 4 et 8 mois, s’effectue en cinq stades. A la fin du cinquième stade, les chenilles quittent l’arbre en procession et cherchent un endroit au sol suffisamment chaud et meuble pour s’enfouir et se symphoser. Les chrysalides peuvent subir un repos prolongé d’un an, qui permettra aux adultes de sortir aux dates optimales sous forme de papillon.

Les chenilles consomment les aiguilles de Pins. Une défoliation, même totale de l’arbre, ne provoque pas la mortalité des arbres atteints, mais en ralentit la croissance.

Les histamines contenus dans les poils urticants des chenilles processionnaires sont une source de gêne  importante : outre des démangeaisons épidermiques, l’inhalation de ces poils peut avoir des conséquences fâcheuses sur le plan respiratoire, aussi bien chez l’homme que chez les animaux domestiques

La lutte ne permet pas d’éviter une nouvelle pullulation, mais elle protège les peuplements de pins les plus sensibles. Elle se fait à l’aide de produits insecticides répandus en automne par hélicoptère par les municipalités ou les agents de l’ONF. Des produits similaires sont à la disposition des particuliers

Les particuliers privilégieront une intervention mécanique sur les gros cocons soyeux communautaires installés à l’extrémité des rameaux : à l’aide d’un sécateur ou d’un échenilloir on coupe puis on brûle les branches infestées.

Si les nids d’hiver restent inaccessibles, on peut empêcher les chenilles de regagner le sol au printemps en badigeonnant un anneau de glu autour des troncs concernés.

Un visiteur indésirable

Article du Bulletin N° 31

Peut-être avez-vous remarqué un drôle d’oiseau qui a fait son apparition dans l’île depuis quelques années. Grand, presque entièrement blanc avec le bout des ailes, la tête et le cou noirs, son grand bec est courbé vers le bas, il a tout pour séduire les amateurs d’ornithologie. Il s’agit en fait de l’ibis sacré, oiseau origine de l’Est de l’Afrique, vénéré par l’Egypte Ancienne, présent sur beaucoup de hiéroglyphes.

Observés pour la première fois sur l’île en  1994, leur nombre n’a cessé d’augmenter. On peut en dénombrer parfois plus de 70 qui se regroupent, le soir, pour dormir dans les arbres de la réserve naturelle de Mullembourg. Présente toute l’année sur l’île c’est une espèce opportuniste qui se nourrit de tout ce qu’elle trouve autour des marais et dans les prés suivant les saisons et les endroits : insectes, mollusques, petits mammifères, …

Comment est-il arrivé sur l’île ?Il y a 25 ans, quelques individus se sont échappés du du zoo de Branféré, commune de Muzillac dans le Morbihan. Les oiseaux revenant régulièrement au parc, personne, au début, ne s’est inquiété. Puis un jour certains ont commencé à nicher au-dehors. S’adaptant très bien à ces nouvelles conditions de vie, ils ont peu à peu colonisé des régions proches. Plus adaptés aux zones humides douces, ils nichent autour du lac de Grandlieu. On y dénombre quelques 250 couples et leur nombre continus à s’accroître.

Simple anecdote passagère ou début de problèmes plus importants ? Nul ne peut encore le prédire. L’évolution de la population fait en tout cas l’objet d’un suivi attentif. En effet l’introduction accidentelle d’espèces exotiques par l’homme a été quelquefois à l’origine de sérieux problèmes. Citons le ragondin d’origine américaine autrefois élevé pour sa fourrure puis relâché quand n’a plus été rentable, ou la crépidule, coquillage débarqué en juin 44 sur les côtes normandes avec les bateaux anglais et américains, redoutée par les ostréiculteurs car ce sont des concurrents directs des huîtres et des moules au niveau de l’alimentation. Bien connu également des agriculteurs noirmoutrins le doryphore a profité des échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Europe pour coloniser nos champs de pommes de terre.

En ce qui concerne l’ibis, rien d’alarmant pour le moment même s’il a la fâcheuse habitude de s’attaquer aux oeufs des autres oiseaux pour se nourrir? Ce comportement n’a pas encore été observé sur les populations actuelles. Mais à l’avenir ?

Souvent l’homme, volontairement ou non joue à l’apprenti sorcier. L’équilibre naturel entre les êtres vivants est fragile, il est difficile de prévoir les conséquences de l’arrivée d’une nouvelle espèce. La prudence est donc de rigueur mais en attendant ne boudons pas notre plaisir : profitons de l’élégance et de l’exotisme de cet oiseau.