Catastrophes et cataclysmes dans l’Ile de Noirmoutier depuis le IIIème siècle

ou Essai sur le devenir de l’Ile de Noirmoutier

Jean Louis EUGENE, administrateur de Vivre l’Ile 12 sur 12, a voulu réaliser un répertoire des tempêtes survenues sur l’ile de Noirmoutier. Ce documentaire a peu à peu évolué en un livre dont le but est de nous faire prendre conscience de la réalité du changement climatique et de ses conséquences sur l’élévation du niveau des mers. Cette connaissance doit nous inspirer pour réfléchir et mener à bien une réelle culture du risque.

Nous ne pouvons que vous conseiller d’acheter ce livre dont voici, ci-dessous, les couverture et 4ème de couverture.

devenir de l'ile de Noirmoutier JL EUGENE

Préserver les dunes et les forêts aux côtés de l’ONF

L’Office National des Forêts (ONF) a, entre autres objectifs, celui d’accompagner la formation et le maintien des dunes. En Pays de Loire, l’ONF gère près de 80 km de dunes. Alerter vacanciers, locaux et collectivités sur l’utilité et la fragilité du cordon dunaire est donc une de ses missions.

Voici un communiqué de presse de l’ONF sur le sujet :

ONF Pays de la Loire_Saison estivale CES GESTES SIMPLES CONTRIBUENT ACTIVEMENT A PRESERVER LES DUNES- PENSEZ-Y -_juillet2020

Rencontre avec les associations de défense de l’environnement de l’île de Ré – 12 octobre 2019

En 2017, une  première  rencontre avait rassemblé les Associations de Protection de l’Environnement des îles à pont de la côte Atlantique, Ré, Oléron et Noirmoutier sur l’île de Ré. Cette fois c’est à Noirmoutier, à l’initiative de Vivre l’île 12/12, que se sont retrouvés les représentants de ces associations. Le matin a été consacré à des visites sur place : polder de Sébastopol, le Gois et, pour illustrer la défense contre la mer, la plage des Homardiers à La Guérinière. L’après-midi, nous avons échangé, principalement autour de trois thèmes : capacité d’accueil, loi ALUR et urbanisation, le PPRL.

Voici le lien de l’article du Courrier Vendéen relatant cette rencontre:

Rencontre Ré Noirmoutier 12.10.2019

Dégradation de l’épi de pierre au bout de la rue du Père Crépier

Les dégâts occasionnés sur cet épi par les tempêtes de février 2019 ne font que s’aggraver. L’entretien de ces ouvrages de défense contre la mer incombe à la Communauté de Communes. Voici des photos prises le 09 mai 2019:

Epi Père Crépier_2 Epi Père Crépier_1

Un article du Courrier Vendéen (du 09 mai 2019, page 32) relate l’inquiétude des riverains et associations quant à l’état de cet épi. Voici l’article:

Courrier Vendéen 09 mai 2019 p32

Etude : Evaluation des impacts sur la santé du PAPI de l’Ile de Noirmoutier

Dans le cadre des mesures de prévention des inondations et submersions marine, un groupe de travail s’est réuni à plusieurs reprises pour travailler sur les conséquences de cette menace pour la santé des noirmoutrins. Vivre l’île 12 sur 12 a participé à  cette réflexion qui a abouti à une étude dont voici le résumé.

 

Réalisé par l’Observatoire Régional de la Santé des pays de la Loire avec le concours de Conseil Régional et sur proposition de la Communauté de communes de l’Ile de Noirmoutier(CCIN), Le dossier définitif de cette étude vient de paraitre : voir www.santepaysdeloire.com/ors/

45 pages (+ les annexes), assez ardu à lire mais beaucoup plus intéressant qu’il n’y laissait paraître à priori ;

– non pas à propos du PAPI (Programme d’Actions de Prévention des Inondations) car l’étude montre que le PAPI et la santé des habitants sont deux ensembles disjoints….

– mais beaucoup plus sur la richesse d’information qu’il contient, acquise en partie au travers de questionnaires et entretiens auprès de la population.

On en retient essentiellement:

– Le PAPI n’est pas connu, c’est un « machin » de spécialistes et les habitants se reposent entièrement sur ces « spécialistes » et la CCIN pour les préserver. Par ailleurs, le risque de submersion sur l’ile de Noirmoutier n’est pas considéré comme majeur par la population !

– par contre, le PPRL est connu de tous, non pas à cause du risque de submersion mais par l’effet de déclassement du patrimoine des iliens du fait des zonages.

Si le PAPI n’a pas ou peu d’influence sur la santé des iliens, l’étude montre que le milieu associatif, du fait en particulier de l’âge élevé et de la solitude de la population agit positivement sur la santé en jouant sur le lien social.

– Le dossier conforte sans ambiguïté la prééminence de « la qualité de vie » dans le bien-être des iliens de la même manière que l’on a pu le voir dans les questionnaires réalisés avec Alternance, 12/12 ou la CCIN, « le cadre de vie  paradisiaque « en figure de proue.

– de la même manière que dans ces enquêtes, on lira en particulier page 43 que les accès à certains services restent une attente forte, en partie en lien avec la santé:

  • La forte saisonnalité des commerces, activités diverses dont culturelles
  •  L’encombrement routier en saison
  • L’éloignement des services de santé1/ Cette étude montre que le PAPI n’est pas connu parce que ne touchant pas « directement » les iliens et que l’appropriation par les habitants n’a pas été suffisamment travaillée en compensation. Elle montre par contre une grande confiance envers les autorités locales pour gérer ces affaires très techniques….3/ Non diffusable en l’état, elle est solide et mériterait  une diffusion plus large de ses conclusions avec un langage grand public.Bernard Poncelet

 

  • 2/ Elle conforte en tous points les enseignements des travaux divers sur le « Projet de territoire »

 

  • En conclusion,1/ Cette étude montre que le PAPI n’est pas connu parce que ne touchant pas « directement » les iliens et que l’appropriation par les habitants n’a pas été suffisamment travaillée en compensation. Elle montre par contre une grande confiance envers les autorités locales pour gérer ces affaires très techniques….2/ Elle conforte en tous points les enseignements des travaux divers sur le « Projet de territoire »

    3/ Non diffusable en l’état, elle est solide et mériterait  une diffusion plus large de ses conclusions avec un langage grand public.

     

    Bernard Poncelet

Principales catastrophes et cataclysmes Ile de Noirmoutier

Principales catastrophes et cataclysmes dans l’île de Noirmoutier depuis le IIIème siècle, ce document réalisé en 2010 par Jean-Louis, administrateur à Vivre l’île 12/12 vient d’ être  remis à jour .

Cette version annule les versions précédentes. Vous trouvez là la dernière version revue, corrigée et augmentée.

 

Pour lire le document, cliquez ci-dessous :

CATASTROPHES Juin 2016

 

 

 

Commentaire reçu récemment sur cet article :

Je tiens à vous remercier pour ce dossier REMARQUABLE, qui vous a demandé beaucoup, beaucoup de temps et d’énergie.

Je l’ai parcouru hier soir et je vais le relire plus intensément et plus en profondeur dans les jours prochains.

Félicitations pour nous aider à avancer dans une connaissance plus précise de notre territoire, en faisant l’inventaire, non discutable, de notre passé, en mettant aussi en valeur la »jugeotte » de nos Anciens.

Tous nos décideurs en urbanisme devraient réfléchir intensément avant d’entériner une décision, très souvent positive mais si lourde de conséquences…pour le futur.

Félicitation.

Merci.

D.P

Conférence : l’érosion sur nos littoraux

Composition1Eminent connaisseur des côtes de la Vendée, le professeur Paul Fattal traitera le sujet très actuel des littoraux menacés et de la nécessité d’en tirer les conséquences : l’érosion est une donnée qu’on ne peut méconnaître à l’avenir.

L’urbanisation moderne, les pieds dans l’eau, a trop souvent supprimé la marge de sécurité indispensable entre mer et habitations, elle a aussi dégradé de nombreux secteurs dunaires surtout avant la mise en place de la loi littoral. Depuis, mais souvent trop tard, ces espaces remarquables ont été classé en zones ZNIEFF (zones naturelles d’intérêt faunistique et floristique), ou en périmètre de protection Natura 2000. Ces classements, s’ils n’autorisent pas une protection complète, permettent au moins une réduction des menaces.

Aujourd’hui, nous devons payer le prix des erreurs passées, et pourtant, par les contraintes qu’elle impose, la loi littoral est encore souvent contestée…

 

[Article Libération/AFP] A Noirmoutier, la prévention des risques de submersion fait fi du réchauffement climatique

Gois

C’est le début d’un article de « Libération » paru le 12 novembre suite à la visite d’un journaliste de l’AFP (Agence France Presse) qui a rencontré des membres de Vendée Nature Environnement, de Coorlit, et de « Vivre l’île 12sur12 » (Marie-Thérèse Beauchêne)

Même au niveau national l’attitude de nos élus intrigue !

Vous pouvez lire la suite en cliquant sur le lien :

2015-11-12 Article AFP-PPRL Noirmoutier

PPRL de Noirmoutier : la commission d’enquête rend son rapport

Après la rupture de la digue près du Gois le 31 décembre 1978

Après la rupture de la digue près du Gois le 31 décembre 1978

 

L’élaboration de ce PPRL dure depuis de nombreux mois. Une opposition virulente de nos élus avait amené le préfet à revoir sa copie et présenter un nouveau projet beaucoup moins contraignant pour l’urbanisme que le premier. Une enquête publique s’est déroulée cet été permettant à chacun d’exprimer ses opinions sur ce second projet

Nos élus et une association proche d’eux au niveau des idées, trouvent que ce projet est encore trop contraignant. « Vivre l’île 12 sur 12 » a participé activement en présentant un avis très argumenté et dont le sérieux a été reconnu par les 5 commissaires enquêteurs, regrettant les conclusions du premier PPRL proposé par l’état. Nous constatons avec plaisir qu’ils ont retenu certains de nos arguments :

  • La nécessité de prise en compte de la montée du niveau de la mer (comme cela se fait dans les autres PPRL)
  • L’île a toujours été exposée aux phénomènes de submersion marine, argument confirmé par des données historiques et les nombreux secteurs touchés lors de Xynthia.
  • Nécessité de l’interdiction de constructions dans les zones les plus dangereuses.
  • Aucun ouvrage, aussi solide soit-il n’est infaillible …

Vous pouvez lire l’ensemble du rapport sur le site officiel de la préfecture, en suivant le lien http://www.vendee.gouv.fr/IMG/pdf/Conclusions_et_Avis_PPRL_Ile_de_Noirmoutier.pdf

Attendons maintenant la décision du préfet !

Sur le même sujet, mais avec beaucoup d’humour vous pouvez lire les commentaires sur la position de Jacques Oudin dans le dernier numéro du « sans culotte 85 » aux pages 8 et 9.

 

Participez à l’enquête publique sur le PPRL (plan de prévention des risques littoraux)

Les enquêtes publiques sont là pour permettre à tous les citoyens de prendre la parole. Alors, n’hésitez pas : vous avez jusqu’à samedi pour donner votre avis sur le PPRL. Il est possible de le faire directement de chez vous, par internet en cliquant sur le lien suivant :

www.registre-dematerialise.fr/123

L’association participe aussi activement à cette enquête. Voici le dossier qu’elle remet au commissaire enquêteur :

« Tout d’abord, l’Association « Vivre l’île 12 sur 12 » est favorable à la mise en place d’un PPRL à la condition qu’il garde un niveau d’exigence qui corresponde à la finalité de son existence. Il s’agit bien de maîtriser le développement de l’urbanisation sur des territoires situés dans les zones basses de l’ile de Noirmoutier afin de limiter la mise en danger de toute nouvelle population.

Nous pensons qu’il faut aller plus loin que celui qui est proposé nettement moins ambitieux que le précédent projet (que nous avions approuvé en 2012) ….. » pour pousuivre la lecture, cliquez sur le lien : 2015 EP PPRL Deposition 12s12

A lire aussi (cliquez sur les liens) :

Un PAPI ambitieux renie par le PPRL

Etude la Tresson

Rupture de digue PPRL EP

Etude la Clere

Zones a urbaniser PPRL 26 aout

[Article Ouest France] Noirmoutier : un Plan de prévention contesté

L’association Vivre l’Île 12/12 dénonce le nouveau Plan de prévention des risques littoraux (PPRL), jugé pas assez respectueux de la nature de l’Île de Noirmoutier.

Voilà près de trente ans que l’association Vivre l’Île 12/12 existe pour défendre l’environnement et la nature de Noirmoutier. « Nous sommes devenus un réel contre-pouvoir », avance la présidente Marie-Thérèse Beauchêne. À grands renforts de recours (d’abord gracieux puis contentieux), l’association se targue d’avoir « gagné pas mal de procédures » contre les pouvoirs publics et, principalement, la mairie de Noirmoutier.

Au point de voir pondre un brin de suffisance de la part des élus. « Non seulement notre avis n’est pas écouté mais parfois des élus se moquent ouvertement de nous », explique Bernard Thibeaud, bénévole et administrateur pour l’association.

Il faut avouer que deux visions totalement différentes sur l’évolution de l’île s’opposent. D’un côté les pouvoirs publics, tentant toujours d’augmenter la surface constructible de l’île pour y accueillir de nouvelles résidences secondaires. De l’autre l’association, avec une approche tant écologique que démographique : « Notre île n’est plus occupée que pour la saison estivale (deux mois). Pendant l’année, il n’y a que 10 000 habitants dans les quatre communes… Treize classes ont dû être supprimées dans les écoles primaires publiques », affirme l’ancien professeur.

Avec l’augmentation du prix des logements, de plus en plus d’îliens, habitants historiques et présents toute l’année, sont contraints de déménager dans les communes voisines, de l’autre côté du pont.

Tout un écosystème bouleversé

Mais la vision est aussi écologique. L’association s’oppose ainsi au nouveau PPRL. « Un projet moins respectueux envers la nature que le précédent. Il ne respecte pas notamment la circulaire qui demandait la prise en compte de la montée des eaux. Au lieu de diminuer les actions de ce PPRL, il faut les augmenter ! », explique Marie-Thérèse Beauchêne.

Vivre l’Île 12/12, dont l’assemblée générale aura lieu le jeudi 6 août, manque encore de moyens pour multiplier les actions. « C’est pourquoi nous nous engageons dans une seule action à la fois, mais c’est toujours symbolique », précise–t-elle. En ce moment, l’enjeu se situe au niveau des Près Patouillard, à proximité du Bois de la Chaise, à Noirmoutier-en-Île. « C’est une zone de 5 000 m², reconnue humide, que la municipalité entend utiliser pour de nouvelles constructions, au détriment de l’agriculture et de la nature en général. C’est tout un écosystème qui est bouleversé, voire menacé. Plus on va construire sur notre île, plus on va perdre notre identité. Notre île est fragile ! », termine la présidente.

Vivre l’Île 12/12 participe aux enquêtes publiques jusqu’au 29 août pour ce nouveau PPRL. Dans le but de montrer aux pouvoirs publics les méfaits d’une politique touristique excessive.

Romain BEDDOUK.

Vous pouvez retrouver l’article sur OuestFrance.fr en cliquant ici

Observations de VNE-COORLIT 85 sur le projet de Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) de l’île de Noirmoutier.

Pour alimenter le débat sur ce sujet important pour les îliens, nous mettons en ligne les observations de Vendée Nature Environnement  (VNE) et Coorlit 85 (associations de défense de l’environnement et du littoral dont nous sommes membre).

Lien vers le communiqué: VNE-COORLIT 85 – PPRL Noirmoutier

Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) de l’île de Noirmoutier (2e projet). Nos observations dans le cadre de la concertation publique.

Nous mettons en ligne ci -dessous les 2 lettres envoyées par notre Présidente et Vice-Présidente, au Préfet de Vendée, et à la Direction Départementale des Territoires et de la Mer 85 (DDTM) dans le cadre de la concertation publique sur le deuxième projet de Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL). 

Vous trouverez nos remarques commune par commune, zone par zone,pour alimenter ce débat très important pour notre île, pour sa sécurité, et son harmonie.

Ce projet qui nous concerne tous, est aujourd’hui en discussion jusqu’au 29 mars 2015, et nous ne pouvons qu’encourager les noirmoutrins a s’en emparer, en argumentant, en posant des questions à la Préfecture de Vendée, qui a ouvert un site dédié:

http://www.vendee.gouv.fr/pprl-de-l-ile-de-noirmoutier-concertation-avec-le-a1808.html

ou sur la messagerie de notre Blog (voir dans le bandeau) pour toute information.

Il est possible d’envoyer des courriels pour que vos remarques soient prises en compte directement dans le cadre de la concertation: ddtm-pprl-noirmoutier@vendee.gouv.fr

Copie des 2 lettres:

20150312 lett PREFET ProjPPRL obs concert publique signée

2015 Projet PPRL concert publique OBSERVATIONS 12 sur 12 ok

« Grandes marées: la France n’est pas prête… »

A la veille de plusieurs marées exceptionnelles en 2015, dont une de coef. 119 ce samedi 21 mars. France Nature Environnement  (FNE), avec qui nous sommes associés, a diffusé un communiqué de presse pour pointer les difficultés à mettre en place les Plans de Prévention des Risques Naturels (PPRN), ainsi que les Plans de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) suite aux blocages, et aux pressions, sur les Préfets et les services de l’Etat, de « lobbies » comme le dit l’article, afin de continuer un urbanisme littoral important, sans tirer les leçons du passé, en particulier de Xynthia et des 59 morts (coef 102 pour mémoire…) dont le procès vient de s’achever. L’article parle de l’île de Noirmoutier particulièrement concernée par le sujet. Notre association est particulièrement active sur ces gros dossiers (Plan Local d’urbanisme (PLU), PPRL,.…) techniques, complexes, pour défendre d’abord la sécurité des îliens, et éviter que nos côtes soient bétonnées, enrochées, rechargées en sable, enlaidies…

Lien: CP FNE grandes marées 25 fév 15

(voir également l’article suivant sur la concertation en cours sur le PPRL de l’île de Noirmoutier).

Complément d’information à l’article de Ouest-France du 24 février 2015.

Le journal Ouest-France du 24 février 2015 publie une demi-page sur Barbâtre intitulée: « Prévention des risques : 150 personnes ont assisté à la « folle marée ».

Il est très intéressant de voir la population se préoccuper des risques venant de la mer.
L’association Vivre l’île 12 sur 12, suit régulièrement depuis de longues années les aléas des marées et s’autorise une lecture différente des risques pouvant survenir sur des terrains sensibles, très en dessous du niveau des plus hautes eaux, définies au niveau national à 4m20 NGF. Actuellement, elle prépare ses observations sur le projet de Plan de Prévention des Risques Littoraux qui vient d’être soumis à concertation.

Ceux qui vivaient sur l’île lors de la marée du siècle de 120 furent très déçus : très beau temps, mer plate, sans vent, celle-ci fut banale. Mais au matin du 1er janvier 1979, par grand beau temps également, personne ne s’attendait à la disparition de plus de 400 ha sous l’eau.

En 2010, le passage de Xynthia fut meurtrier sur la Vendée, mais heureusement s’éloigna vers l’est avant d’atteindre l’île de Noirmoutier, cependant nous avons pû constater alors 16 points d’attaque sur les quatre côtés de l’île!

Le 22 janvier 2015, la grande marée de 109 n’a donné aucun souci.
Mais le mardi 20 janvier, il n’y avait personne sur le  Gois, pour constater qu’une marée de 93 avec vents non tempétueux mais soufflant du sud, a poussé la mer qui présentait des vagues suffisantes pour couvrir la route sur 300 m de long. Les vagues secouées par la houle ont rempli d’eau jusqu’au terrain élevé des Ponts et Chaussées, la petite baie qui reste sèche habituellement.

Ce n’est donc pas sur une seule marée que l’on peut se rendre compte des dangers.
Il n’est pas sans intérêt de suivre l’évolution des eaux sur les quelques points les plus exposés de l’île pour se faire une idée réelle de ce qui nous attend dans les années à venir.

Cette rencontre sur le terrain aurait pû mener à l’intérieur par la piste cyclable, le long de la digue des Mattes voir l’état du terrain au pied de celle-ci. Des mares  permanentes d’eaux saumâtres posent question : la mer, si elle ne passe pas au-dessus, traverse probablement en dessous laissant prévoir un jour ou l’autre une cassure inondant une partie des terres.
Alors peut-on dire que la digue des Mattes ne pose aucun problème ?

20 février 2015 coef 116 (12sur12)

20 février 2015 coef 116
(12sur12)

 

Nouveau PPRL de l’île de Noirmoutier

Tout en travaillant beaucoup sur ce dossier lourd et complexe, car il s’agit de la sécurité des habitants de l’île, nous sommes restés silencieux depuis nos observations transmises lors du premier projet de PPRL qui avait notre soutien, pour laisser le débat se dérouler entre les élus et les services de l’Etat. Nous avons participé aux commissions techniques, l’association « Vivre l’ile 12 sur 12 » était invitée comme association agrée par arrêté préfectoral.

Le Préfet et ses services sont venus le 29 janvier à 19 h, à l’Espace Docteur Poignant (salle de la Prée au Duc) pour présenter le nouveau projet avec un début de débat avec les habitants. Nous y étions.

Notre première analyse, après cette présentation officielle, à la mise en ligne des cartes (juste après la réunion publique…) et  en attendant la prise en comptes des remarques pertinentes : est que ce projet sur plusieurs points importants est en recul, malgré l’avertissement du procès Xynthia.

Pas de prise en compte des conséquences du changement climatique : aléa 2100 !

Pourtant la circulaire du 27 juillet 2011 du Ministère de l’écologie, indiquait de « prendre des maintenant les mesures nécessaires pour limiter la vulnérabilité future des territoires au risque de submersion marine face à l’augmentation prévisible du niveau marin sur le littoral français ».

Le PPRL devait prendre en compte  deux aléas distincts : l’aléa de référence et un aléa à l’horizon de 2100, (augmentation du niveau marin égale à 60 cm).

Or, dans ce deuxième projet, l’aléa 2100 n’est plus pris en compte !

Pourtant le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat)  estime dans son dernier rapport, que la hausse totale du niveau des mers au cours de ce siècle sera comprise entre 30 et 98 cm.

Il en est de même de l’aléa érosion non pris en compte. Et de nombreux autres points que nous ferons remonter aux services d’Etat à la fin de cette concertation publique et ensuite que nous reprendrons en fonction de l’évolution du projet lors de l’enquête publique.

Pour résumer, et comme l’a dit un participant à la réunion publique, ce projet est assez favorable à la continuation d’une urbanisation importante, y compris dans les zones fragiles, ceci comme va le confirmer le recensement en cours : pour toujours plus d’habitations sur l’ile, pour de moins en moins d’habitants….paradoxe ?

Comme nous l’avons rappelé de nombreuses fois : notre sécurité n’est pas négociable. N’oublions pas que les 2/3 de l’île se trouvent sous le niveau des plus hautes eaux de la mer.

C’est pourquoi, nous vous invitons à vous rendre nombreux le lundi 9 Février à 19h dans les différents lieux de réunion des 4 communes de l’île pour donner votre opinion au Préfet et aux Services d’Etat.

Chacun doit être entendu.

Lien vers le site de la Préfecture de Vendée: http://www.vendee.gouv.fr/pprl-de-l-ile-de-noirmoutier-concertation-avec-le-a1808.html

Xynthia, le verdict est tombé!

Seul commentaire :
Y aura-t-il cohérence désormais entre les accusations retenues, la conclusion du tribunal et les décisions puis les mesures prises par nos dirigeants régionaux et nationaux concernant la protection du littoral ?
Au-delà des travaux de défense maintenant nécessaires, auront-ils le courage de faire appliquer les lois déjà votées, notamment la loi littoral ?
Auront-ils la volonté de préserver les espaces naturels encore existants contre des constructions « bord de mer » toujours plus recherchées et rémunératrices à court terme pour les communes ?
Auront-ils le pouvoir de se faire entendre des élus locaux ?
Jusqu’à présent, nous avons surtout le sentiment d’assister à une valse connue ; un pas en avant et trois pas en arrière ! Beaucoup de beaux gestes suivis de peu d’effets !
2015 doit être l’année des PPRL et ils semblent encore loin d’être approuvés…

 

Risques côtiers : la « protection » contre la prévention ?

VNE (Vendée Nature Environnement) a mis en ligne un article suite au procès Xynthia, que nous voudrions partager, sur les risques de notre territoire:

« Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, au plus fort d’une dépression atmosphérique, la tempête Xynthia conjuguée à une marée de fort coefficient frappait la côte atlantique, y causant 46 morts. 29 de ces victimes, prises au piège de la submersion marine, étaient localisées dans la seule commune de La Faute-sur-Mer, dans des lotissements relativement récents.

Le procès pénal tenu aux Sables d’Olonne s’est s’attaché à déterminer et à faire comprendre l’enchaînement des faits, et surtout des fautes qui, additionnées, ont conduit à un tel désastre.

Pour éviter qu’une telle catastrophe ne se reproduise sur nos côtes, comment ne pas s’interroger sur des attitudes ayant contribué à celle-ci ? Sur quels principes s’appuyer pour éviter les dérives constatées ? »….

La suite (où il est beaucoup question de l’île de Noirmoutier) sur le lien de VNE : http://vne.eklablog.com/risques-cotiers-la-protection-contre-la-prevention-a112961582

Premières réflexions après le procès Xynthia

Le procès Xynthia (29 décès à La Faute) se termine. La décision est en délibéré jusqu’au 12 décembre.
En attendant, FNE (France Nature Environnement) (et ses associations membres) ainsi que Coorlit85 (Coordination Littoral Vendée) (*) qui ont assisté au procès aux Sables d’Olonne tirent leurs premières conclusions suite aux débats : le rôle des digues, leur limite, l’importance des PPRL, et surtout la nécessité impérieuse de développer notre culture du risque particulièrement déficiente sur notre littoral, et éviter l’amnésie (volontaire et involontaire) de l’histoire des catastrophes sur nos côtes.
Comme il a été souvent dit suite à cette catastrophe, et pour le futur: « Plus jamais ça ! »
(*)–dont l’Association Vivre l’île 12 sur 12 fait partie-
lien vers l’article de FNE:  CP FNE 22oct14 procès Xynthia

Avez-vous lu cet article ?

Paru dans la revue  » Sciences et avenir  » n°810 d’août 2014, qui rejoint nos préoccupations et reprend les orientations données ces dernières années (notamment depuis les tempêtes Sandy aux Etats-Unis et Xynthia en France ) par des scientifiques spécialisés dans la gestion des risques littoraux. Il peut nous aider à mieux comprendre les enjeux d’un PPRL ( plan de prévention des risques littoraux ) sur l’île.
Nous en reparlerons sûrement très bientôt…
Continuer la lecture

Enquête d’Utilité Publique Travaux Les Eloux – mai 2014

Notre association a travaillé sur ce dossier lourd par les possibles impacts environnementaux (épis en pierre) et aussi financiers (impôts) selon les choix qui seront faits. Notre Présidente a déposé un dossier préparé avec l’équipe,  avec nos remarques auprès du Commissaire Enquêteur Titulaire Madame Brigitte Chalopin nommée ainsi que Monsieur Jean-Yves Hervé, ingénieur en chef de l’armement en retraite, commissaire enquêteur suppléant, par le Président du Tribunal Administratif de Nantes, pour procéder à ladite enquête.

Vous trouverez le détails de nos remarques en liens (pdf) ci-dessous:

2014 5 5 courrier a commission enquete stabilisation trait cote les éloux

Dossier l’Epine EP avril 2014 JLE AD 5 5 14

Reportage photos Les Eloux avril 2014 JLE AD

La Communauté de Communes présente sur son site Internet (très complet) les détails du projet.

Nous vous tenons informés des conclusions des Commissaires Enquêteurs qui seront remises à la Communauté de Communes de l’Ile de Noirmoutier, et de la suite de cette Enquête Publique.

Xynthia, quatre ans après, où en sommes-nous ?

France Nature Environnement (FNE) vient de publier un communiqué de presse faisant le bilan, quatre ans après, de la mise en application dans les régions des mesures décidées par l’Etat juste après Xynthia.

Nous vous le communiquons :
CP FNE après Xynthia 28fev2014

Nous vous rappelons que le Plan de Prévention des Risques Littoraux ( PPRL ) de l’île de Noirmoutier a été refusé en l’état par les quatre communes et la communauté de communes. Un nouveau plan est en préparation, à l’initiative des services de l’Etat, à la suite de la contre-expertise présentée par la communauté de communes. Il devrait être finalisé en 2015, après enquête publique fin 2014.

Pour information, M. le Président de la communauté des communes et Mme la vice Présidente chargée de l’activité économique se sont rendus au Ministère de l’Ecologie en octobre 2013, afin de présenter leur point de vue. Ils ont rencontré, en présence du Préfet de Vendée, la Directrice Générale de la Prévention et des Risques (DGPR).

«  Un certain nombre de demandes formulées par Noël Faucher, Président de la Communauté de Communes, au cours de ce travail de contre-expertise a été validé :
entre autres :
-prise en compte du seul niveau de cote marine 2010
-acceptation d’une modulation de la bande de précaution en arrière des ouvrages selon les cas (notamment en arrière des perrés et des cordons dunaires).
Au vu de ces nombreux éléments, la DGPR a décidé de réaliser une nouvelle étude technique pour élaborer un nouveau projet de PPRL »

(extrait du blog mer de la communauté des communes de l’île de Noirmoutier-9 octobre 2013)

Cependant, nous tenons à souligner que les événements météorologiques violents qui se succèdent depuis plusieurs semaines nous rappellent clairement que les risques de submersion marine et de dégâts sur les côtes sont liés directement aux tempêtes. Les désaccords entre les bureaux d’études sur la hauteur de la montée des eaux ne sont pas l’essentiel du débat pour la mise en place de ce PPRL. Les scientifiques sont d’accord  pour dire que la fréquence des tempêtes va augmenter avec le réchauffement climatique et nous en avons peut être un avant goût cette année. Cette augmentation probable de leur fréquence représente pour nous un problème au moins aussi important que l’évolution des eaux de quelques dizaines de centimètres en plus ou en moins. Nous espérons que les nouvelles études en tiendront compte.

Bilan des coups de vent et tempêtes depuis Noël

 Une accalmie se dessine enfin depuis le début de la semaine.
Les interventions se succèdent dans les media pour prôner toutes sortes de mesures radicales et rarement appliquées pour limiter l’érosion du littoral, la première toujours citée étant de ne plus construire en front de mer, voire de « déconstruire » !
Après les paroles et les écrits viennent les faits, beaucoup moins éloquents.
Pour votre information, je vous invite à lire deux documents d’origines différentes, tirés de la presse :
-un communiqué de presse gouvernemental datant du 16 janvier 2014:
communique min ecologie sur erosion marine 16jan14
-un article de Ouest-France de cette semaine où on voit la limite des ouvrages de protection:
bilan des travaux prévus sur l’île suite aux tempêtes (OF 15fev 2014)
Qu’en pensez-vous ?

Accélération des projets de digues

Voir le fichier PDF Lettre-Philippe-MARTIN-aux-préfets_oct 2013.pdf

Notre inquiétude concerne « l’étroite » collaboration recommandée par la note ministérielle entre les services de l’état et les collectivités locales, sans approbation préalable des Plans de Prévention des Risques Littoraux , afin d’accélérer la réalisation des travaux prévus dans le cadre des Plans d’Action de Prévention des Inondations labellisés.
Trois questions se posent :
Quelle importance sera réellement accordée à l’environnement dans le cadre de procédures accélérées ?
Quelle incidence est attendue de ces travaux sur la validation des PPRL ?
Quelle garantie de prise en compte d’éléments autres que la sécurité des biens et personnes et le rapport coût /bénéfice sans un regard extérieur ?

Nous vous laissons y réfléchir.

 

Observations sur le projet de Plan de Prévention des Risques Littoraux de l’Ile de Noirmoutier

Un document très intéressant des associations: Vendée Nature Environnement et Coorlit 85 sur le projet de PPRL de Noirmoutier, article de décembre 2012, mais dont les sujets sont toujours d’actualité.

Ci-joint le document au format PDF : Observations VNE et COORLIT 85 sur le projet de PPRL de Noirmoutier

Communiqué de l’association sur le PPRL

Depuis 1990, Vivre l’île 12 sur 12 se préoccupe des catastrophes naturelles annoncées par les chercheurs et scientifiques qui sont une réalité ; les changements climatiques de plus en plus rapides, sont une certitude et entraînent la montée des eaux. Face à cette perspective, la sécurité des personnes et des biens, aujourd’hui et demain, pour tenir compte des générations à venir est incontournable.

Le 2 décembre, nous avons réagi par un communiqué auprès de la presse locale exposant notre position par rapport au Plan de Prévention des Risques du Littoral; dans ce communiqué, que vous pourrez lire en cliquant ici, nous faisons également une mise au point pour répondre aux diverses critiques qui nous ont été adressées.

Idées reçues sur le PPRL : le Préfet répond

Dans une note de presse du 16 novembre, la Préfecture de la Vendée répond à une série de contre-vérités qui ont été mises en avant dans le débat concernant le PPRL de l’île de Noirmoutier.

  • Le PPRL a été fait par des fonctionnaires éloignés du terrain : c’est faux!
  • L’État reste bloqué sur ses certitudes : c’est faux !
  •  Il suffit de construire des digues pour protéger définitivement la population : c’est faux!

Par contre, il est vrai de dire que l’État est ouvert à la discussion, qu’il a une approche globale des moyens de protection, et que le risque s’est déjà  concrétisé, notamment en 1882 et en 1937.

Pour lire la note presse de la Préfecture, cliquez ici.

PPRL : le Préfet répond aux opposants

Lors d’un entretien accordé au journal Ouest France, Bernard Schmeltz, Préfet de la Vendée, dément les arguments mis en avant par Jacques Oudin (ancien sénateur, conseiller général et conseiller municipal de la Guérinière) et par  le collectif contre le Plan de Prévention des risques du Littoral et publiés dans le journal le 5 et 10 novembre.

Pour lire l’article, cliquez sur la vignette.

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Existe-t-il encore dans l’Ile des zones à risques ?

Troisième volet de notre série sur les zones à risques : les portes.

Vous pourrez lire le premier volet en cliquant ici,  et le deuxième volet en cliquant ici.

Extrait du 1er volet :
« La continuité de la ligne de crête des digues et des quais est un élément essentiel pour assurer la sécurité de l’Ile. Les principaux débordements se sont produits là où il y avait discontinuité.
Des travaux sont-ils prévus pour corriger cette problématique ? »

Nous posions cette question en juillet 2011, qu’en est-il aujourd’hui ?

ETAT DES LIEUX LE 15 SEPTEMBRE 2011

Zones concernées : la Tresson, les Sableaux, la Berche.

La Tresson

Porte vue depuis l’intérieur de la digue

Porte vue depuis l’intérieur de la digue

Porte vue depuis l’extérieur

Porte vue depuis l’extérieur

On ne peut que se réjouir de la mise en place d’une porte amovible en madriers superposés au milieu de la digue de la Tresson à une altitude d’environ 4,2m NGF.
Bien qu’elle ne soit pas 100% étanche, cette structure limiterait considérablement les entrées d’eau en cas de surcote.

On peut remarquer la semelle horizontale sur le sol

On peut remarquer la semelle horizontale sur le sol

La continuité du muret du Bonhomme à la Berche est aujourd’hui réalisée, assurant la sécurité du casier de la Tresson.

Bravo !
C’est une réalisation efficace et de qualité.

Les Sableaux
Par contre des problèmes persistent, en particulier aux Sableaux, où une structure quasiment inutile a vu le jour peu après la tempête.

Passage principal

Passage principal

En cas de danger, des madriers en métal (fonte ?) seraient insérés dans les rainures visibles sur les poteaux de soutien verticaux. Une semelle horizontale partiellement ensablée existe.
On peut douter de la solidité de ces piliers verticaux, sous la poussée des vagues de tempêtes ou de leur pérennité dans le temps.

portes-5.jpg

Passage secondaire

Passage secondaire

Il n’y a pas de semelle horizontale visible (existe-t-elle ?)
Les deux murets en madriers n’apparaissent pas comme capables de supporter une forte pression et pourraient contribuer à fragiliser les poteaux à rainure.

Insérés dans les rainures visibles sur le poteau et sur le muret (Ce muret marque la fin du muret du Sableaux qui est effectivement une structure adéquate, capable de stopper une invasion de la mer lors d’une tempête avec surcote), des madriers superposés sont supposés stopper les entrées d’eau ; mais cette action nécessite quelques aménagements.

  • Anticipation de l’événement
  • Bien évidemment, les madriers devront être mis en place avant une marée haute de fort coefficient lors d’une tempête avec surcote prévue.
  • On peut douter de la solidité des poteaux verticaux sous les coups de boutoir de vagues de tempête. En effet, il suffirait d’un début de démantèlement ou de déchaussement pour que les madriers s’échappent de la rainure en créant des perturbations considérables à toute la structure.
  • Le madrier à la base doit pouvoir reposer sur un sol ou un plan horizontal stable et résistant pour limiter au maximum les passages d’eau et assurer un minimum d’étanchéité. Sinon, une érosion régressive rapide pourrait perturber l’effet souhaité de cette structure qui est d’abord de stopper ou du moins limiter les passages d’eau.
  • Sinon, on pourrait rapidement assister à la destruction rapide de la structure dans son ensemble et le lotissement en zone inondable en contrebas – atteint lors de « Xynthia » – situé à quelques dizaines de mètres connaîtrait de nouveau les affres d’une inondation.

Incroyable mais vrai, juste au nord de la porte principale il existe une barrière totalement ouverte créant un vide sous lequel les flots de tempête s’engouffreraient sans coup férir tout simplement par contournement puisque aucun obstacle ne s’y opposerait ! Cette porte est une structure inutile parce qu’inopérante, à l’efficacité presque nulle puisqu’il existe toujours un manque de continuité de la crête vers le nord.

La rainure et plan horizontal

La rainure et plan horizontal sur le sol sont bien visibles
La barrière est ouverte à tous vents et à toutes eaux!

Cette zone est-elle toujours à risque ? OUI !
Peut-on observer une réelle amélioration ?
Malheureusement la réponse est NON.

Existe-t-il d’autres solutions ?

  • Un muret construit vers le nord sur une vingtaine de mètres à 4,2m NGF permettrait une continuité de la ligne de défense actuelle matérialisée par le muret des Sableaux, vers Fort Larron.
  • Un mur en madriers amovibles fixé solidement sur des poteaux sécurisés dans le muret.
  • Une mise en place rapide des madriers serait une obligation en cas de menaces graves.
  • On peut aussi créer un bourrelet de sable au nord, en veillant au maintien d’une altitude suffisante (4,2m NGF).
  • Dans le cas du prolongement du muret maçonné vers le nord, un double pan incliné en bois au niveau de la porte permettrait le franchissement du muret.
  • Un bourrelet de sable côté plage amené au niveau du muret serait aussi une solution (avec ou sans pan incliné de franchissement).

Cette zone sensible des Sableaux est-elle, aujourd’hui une zone à risque ?
La réponse est OUI !

Comme nous l’avons clairement dénoncé, les solutions actuellement mises en œuvre ne sauraient résoudre totalement les problèmes persistants de sécurité.

En effet, telle qu’elle existe aujourd’hui, cette structure en bois aux Sableaux ne saurait répondre au souci permanent de la sécurité des biens et des personnes face aux risques présentés par des conditions météorologiques extrêmes qui seront, selon une majorité de scientifiques de plus en plus violentes et fréquentes.

La Berche

Passage entre le muret de la Tresson et la résidence secondaire

Passage entre le muret de la Tresson et la résidence secondaire
Zone de submersion lors de « Xynthia »

Zone submergée lors de la tempête, rien n’a changé sauf pour les réparations effectuées sur le mur de clôture partiellement détruit de la propriété.
Une porte en madriers de bois superposés sur une semelle horizontale semblable à celle de la Tresson pourrait sécuriser à peu de frais cette zone toujours à risque.

La cale de mise à l ‘eau

La cale de mise à l ‘eau (environ 3,7m NGF)
Importante zone de débordement. Lors de « Xynthia », l’eau s’est engouffrée à cet endroit précis inondant les marais de la Berche.

Cette cale submergée lors de « Xynthia » s’est avérée être la zone la plus à risque.
Utilisée surtout par des professionnels, cette cale doit rester opérationnelle mais rien ne s’oppose à la création d’une porte amovible comme celle de la Tresson, tout en respectant les contraintes que nous avons proposées pour la porte des Sableaux.
Une nouvelle fois, nous posons donc la question :
Cette partie de la digue est de l’Ile où nous avons observé des débordements provoquant une remise en eau des marais de la Berche est-elle aujourd’hui mieux protégée ?

Malheureusement, encore une fois la réponse est NON, dans le cas d’une tempête semblable à Xynthia, les dégâts seraient sensiblement les mêmes !

La Berche

La Berche

La Berche

Les pieux hydrauliques des Éloux

Par un communiqué de presse en date du 5 décembre 2011, la Communauté de Communes informait de sa décision de remettre en place, en urgence, la trentaine de pieux hydrauliques « déchaussés ». Ces travaux devaient être réalisés à partir du 12 décembre suivant.

Dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12, une soixantaine de pieux sont, de nouveau, partis. (Lire ici.)

Ces pieux ont fait l’objet de plusieurs articles de ce  blog, par exemple le 21 novembre 2006, en décembre 2006, le 6 décembre 2008 et  le 27 août 2009.

Comme on pourra le lire dans l’article ci-dessous du Courrier Vendéen daté du 8 décembre 2011 (cliquez sur les miniatures), qui rend compte du débat communautaire d’orientation budgétaire pour 2012,  les subventions de défense contre la mer seront en baisse.

Courrier vendéen du 8 décembre 2011 Courrier vendéen du 8 décembre 2011

Le “plan digues” départemental

Le vendredi 23 septembre, les Conseillers Généraux de Vendée ont adopté à l’unanimité un vaste plan pour faire face aux risques de submersion marine.

Il s’agit de la déclinaison départementale du Plan des Submersions Rapides mis en place par l’État après Xynthia.

Le plan du Département s’articulera autour de trois aides proposées aux acteurs locaux :

  • d’abord une aide à la coordination, pour l’élaboration des Programmes d’Action de Prévention des Inondations (PAPI) et des Plans de Submersion rapide (PSR) ;
  • ensuite une aide technique et humaine, en proposant une cellule d’appui pour l’élaboration des dossiers ;
  • enfin, une aide financière, en subventionnant les études préliminaires.

À noter : le PAPI de Noirmoutier a été labellisé le 12 juillet dernier par la Commission mixte inondation. Cette labellisation conditionne l’obtention de financement à hauteur de 1,2 million d’euros. Le Président de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier représente l’Association Nationale des Élus du Littoral et de l’Association des Maires de France au sein de la Commission Mixte qui a labellisé le Programme.

Dans le Journal de Vendée N° 162 (octobre 2011), un court article sur le « plan digues » départemental.

Les lecteurs assidus de ce blog se rappelleront que nous avions proposé notre propre plan de survie dès 2009 (c’était le 1er avril – la date n’est pas anodine…)

Après Xynthia

Le 26 juillet à Saint Jean de Monts, une conférence était organisée à l’initiative de Coorlit dont fait partie Vivre l’Ile 12 sur 12. Freddy VINET, professeur à l’Université Montpellier 3, y a présenté le travail réalisé avec une équipe de chercheurs. qui se sont attachés à étudier «les causes humaines dont on parle rarement».

Ce travail, présenté avec une très grande clarté par M.VINET, originaire de Vendée qui connaît bien le littoral, est très intéressant et devrait être connu de tous les Elus et habitants concernés.

A noter que M.VINET a repris quelques éléments des documents réalisés par J-L.EUGENE administrateur de Vivre l’île 12 sur 12, sortis depuis plusieurs années traitant des catastrophes intervenues depuis le 5ème siècle sur l’Ile de Noirmoutier où les risques d’inondations restent très présents. Ces dossiers peuvent être téléchargés à partir de la page « Documents » de ce site (cliquez sur l’onglet en haut).

1 – Déroulement : le 28 février un phénomène naturel s’abat sur les côtes de Charente et du sud Vendée, phénomène reproductible provenant de la combinaison

  • d’une submersion marine due à une surcote de marée liée à une tempête pourtant moins importante que celles que l’on voit souvent sur nos côtes,
  • de la vulnérabilité du bâti,
  • du manque de maitrise de l’occupation du sol : obsession de la construction dans n’importe quelles zones même en dessous du niveau de la mer et surtout les pieds dans l’eau.

Une catastrophe est révélatrice des évolutions du territoire et arrive dans un contexte spécifique de l’histoire du pays (exemple : décès survenus pendant la canicule de l’été 2003 en France, non préparée à cette catastrophe où une crise éclatait chez les urgentistes.) Dans le cas présent, le retard pris dans l’application des PPRI et dans un temps où rien n’est prévu pour faire face à une catastrophe de cette envergure sont des éléments à prendre en compte. A la Faute-sur-Mer, les décès s’inscrivent dans le dernier lotissement créé, espace restant entre deux lotissements, zone basse nommée «cuvette de la mort».

La tempête était bien prévue par Météo-France sur 4 départements. Météo-France a bien fait son travail, mais ce service ne pouvait pas prévoir la submersion ; à l’heure actuelle les différents services restent très cloisonnés et n’échangent pas entre eux.

2 – Entrée dans les vulnérabilités connues par les victimes : l’étude se faisait jusqu’alors sur les faits et jamais sur les victimes, les décès étaient dus au hasard. Le travail engagé par le groupe de chercheurs après Xynthia et les inondations du Var vont permettre de préciser les causes réelles des événements :

  • les décès ont atteint des personnes âgées (moyenne 70 ans) et les jeunes enfants : population fragile,
  • la transformation du site : la flèche de sable n’existait pas au 18 siècle,
  • les secteurs qui ont eu le plus d’eau sont les derniers urbanisés et les plus dangereux sur la Commune, le lotissement «les Doris» a été rempli comme une baignoire : la notion du risque n’existe plus,
  • l’accroissement de la population touristique (avec 90% de résidences secondaires, La Faute a doublé entre 1999 et 2007 et une population plus âgée s’est installée),
  • le bâti est le plus souvent de plain-pied, quelquefois sortie en toit ; pièce refuge ou étage complet très peu envisagé, volets électriques, escaliers extérieurs, autant de facteurs de risque ; la laisse de crues apparaît à 2,45 m à l’intérieur et jusqu’à 2,70 à l’extérieur ; le lien entre le bâti et la mortalité est évident : 32 décès,
  • les facteurs favorables au plain-pied : le coût du foncier et de l’immobilier, le choix de l’urbanisme sur les petites communes : maisons basses présentant peu de prise au vent, logements petits et accessibles pour les personnes âgées et diminution d’occupation des logements de 2,7 à 2 par foyer.

3 – Enseignement pour prévention à l’avenir :
Tous les décès ont eu lieu dans des zones protégées derrière des digues : le risque existe toujours. Il faut que les populations en soient pleinement conscientes, elles ne peuvent empêcher le risque de submersion marine.
Les mesures à prendre :

  • recul minimum de 100m non reconnu jusqu’alors,
  • étage refuge : une pièce en hauteur avec escalier intérieur,
  • rôle essentiel de la maîtrise du sol : pas de construction dans les zones basses toutes les victimes se trouvaient à un niveau de 3,10 m, norme NGF à La Rochelle 5,70m, pas de comblement des étiers et fossés, envisager des bassins de rétentions (garder les bassins d’orages et les polders qui peuvent être réouverts à la mer),
  • nécessités de prévision des risques assorties de réflexes de protection,
  • plans communaux de sauvegarde : les communes sont sommées par l’Etat de les inscrire dans les PPRI : mise en place de plans communaux de sauvegarde avec des structures de commandement, veille obligatoire, équipes de secours, hébergements provisoires, transmissions entre Services et populations, cartographie d’intervention…
  • plans d’intervention graduée : pompiers, sauvegarde de proximité (voisins), les habitants doivent être informés : nécessité de travailler sur le problème de représentation mentale de la catastrophe, la difficulté d’associer le phénomène aux dégâts possibles,
  • une certification orange est en cours pour les Communes qui prennent en compte la sécurité.

Cette conférence a été suivie par une centaine de personnes très attentives et les questions ont été nombreuses. La présentation du vécu par les personnes présentes victimes de la catastrophe a ajouté un très grand intérêt à cette soirée.

Les quais du port de Noirmoutier

Existe-t-il encore dans l’île des zones à risque ?

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2ème volet
Les quais du Port patrimonial : rue de l’Ecluse.
(Pour le 1er volet, cliquez ici.)

Rue de l’Ecluse, nuit du 28 février 2010, au niveau de la nouvelle digue/quai
Rue de l’Ecluse, nuit du 28 février 2010, au niveau de la nouvelle digue/quai

 port3.jpgLocaux de la Chaloupe et magasins des Phares et Balises

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Le quai des Phares et Balises

Ces organeaux et ce bollard (voir photos ci-dessous), bien ancrés dans le béton en haut du nouveau quai/digue, et destinés à l’amarrage des navires…

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… ne sont là que pour le décor ! En effet, aucun navire n’est susceptible de s’amarrer à cet endroit de la digue/quai sans s’exposer à des avaries graves à ses bordés ou à sa quille. Ce faux quai/digue est un piège à bateaux!

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Le quai/digue s’interrompt brutalement au niveau de la petite cale, pourquoi ?
Peut-être tout simplement pour protéger des intérêts privés !

Si « on » s’est inquiété avec exagération de la portion de berge qui a vu la construction du quai/digue en question, entre le « véritable » quai des Phares et Balises, quai utilisable par des navires, et le commerce existant, on peut remarquer, en plus du maintien d’une petite cale de mise à l’eau, l’état de dégradation avancé de la digue située sous ce commerce, lui même entièrement inondé lors de « Xynthia ».

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Qu’est-ce que c’est ?

Qu’en est-il aujourd’hui de ce repaire à rats et à renards ?

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Des travaux sont-ils programmés pour sécuriser et rendre à cette portion de berge dégradée jusqu’à l’inacceptable un aspect esthétique satisfaisant?
Ce lieu pollué,  dangereux pour les promeneurs et pour les usagers d’un commerce, qui pourrait d’ailleurs – fort opportunément – être déplacé de l’autre côté de la rue de l’Ecluse afin de rétablir la perspective depuis l’ensemble des quais vers l’avant port et le chenal d’accès. La « vue » est en effet bloquée par cette structure rébarbative qui n’a plus sa place dans un port souhaité « patrimonial ». La clientèle des bars et restaurants du quai Cassard et les promeneurs en général en seraient ravis.
« Quelle belle vue » s’exclameront-ils ? Enfin !

La rue de l’Ecluse est-elle aujourd’hui protégée si une tempête semblable à Xynthia devait se produire demain ?
Malheureusement NON
Les débordements, les dégâts seraient sensiblement les mêmes, fort peu de choses ont changé.

L’aberrant quai/digue construit à la hâte sans étude d’impact, sans respect pour une tradition maritime ou sans souci esthétique n’y  changerait rien !

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L’ineffable quai/digue

L’état de cette berge méritait certes des travaux de confortement mais les travaux réalisés sont-ils judicieux ? Il est difficile de croire que cette digue/quai réalisée dans une urgence suspecte était l’unique solution possible à la mise en sécurité de cette zone.

Non seulement, cette digue n’est rehaussée que de quelques centimètres (sauf au niveau de la cale ou sa hauteur est la même), mais si elle est inutilisable pour l’accostage des navires, elle présente aussi un danger supplémentaire par le rétrécissement du plan d’eau qu’elle réduit en largeur, diminuant d’autant la zone d’évolution des navires.

De nouveau, nous nous posons cette question :
Le rehaussement à 5m NGF de la chaussée Jacobsen protègera-t-il les berges du quai, restées à environ 4m NGF ?
Une nouvelle fois la réponse est NON et on ne peut que s’inquiéter du manque de rigueur dans le calendrier des travaux à effectuer en priorité ! En effet, des débordements importants se sont produits lors de « Xynthia » là même où s’arrête le muret !

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Interruption brutale du muret de la chaussée Jacobsen.

Le manque de continuité de la ligne de crête rend totalement impossible la capacité de cette structure à réduire les débordements sur les quais du port lors d’une tempête telle que Xynthia ; le contournement par l’élément liquide serait exactement le même. Une partie du quartier de Banzeau connaîtrait de nouveau les affres d’une inondation. En effet, aucun chantier (de défense contre la mer) n’est venu réduire ou supprimer la  cause principale de cette inondation, c’est à dire un niveau altimétrique des quais insuffisants.

Ci-dessous, quelques images du port lors de la tempête  « Xynthia », le 28 février 2010 au petit matin.

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L’écluse de l’étier du Moulin

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La grue de la rue de l’Ecluse

Le quai Cassard devant les Salorges

Le quai Cassard devant les Salorges

Dans son ensemble, le port patrimonial est-il mieux protégé aujourd’hui, 16 mois après la tempête dévastatrice ?

La réponse est NON ou très peu.

La Berche

On s’autocongratule, on bétonne, on enroche un quai, on rehausse, on remblaie, on recharge en sable, mais sommes nous réellement protégés depuis la tempête Xynthia ?
Existe-t-il encore dans l’Ile des zones à risques ?

1er volet
Digue de la Berche commune de Barbâtre :

La Berche

Les marais de la Berche inondés, 15 mars 2010

On peut s’interroger sur la ou les raisons de cette inondation ?
Voici quelques réponses en images :

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Cale de la Berche, 15 mars 2010, deux semaines après Xynthia

Le muret de rehaussement érigé en 1997 a bien protégé toute cette zone depuis le bonhomme, et vers le polder de Sébastopol. L’interruption du muret au niveau de la cale et au nord de la maison a provoqué l’essentiel de la submersion  et des débordements par manque de continuité du niveau de crête, facteur récurrent comme nous allons le voir.

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La Berche, maison sur la digue, 15 mars 2010

Le portail et une partie du muret de protection de la maison ont été détruits lors de la tempête.

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En contrebas de la cale, vers les marais

On peut observer les pierres de la digue déchaussées et transportées vers le chemin en contrebas par érosion régressive. L’essentiel de la submersion s’est produit à cet endroit.

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Mai 2011

Le muret et le portail ont été réparés, mais :

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Mai 2011, la cale existe toujours, inchangée

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De l’autre côté de la maison, une autre ouverture, rien de changé !

Nous posons donc la question :
Cette partie de la digue est de l’Ile où nous avons observé des débordements provoquant une remise en eau des marais de la Berche est-elle aujourd’hui mieux protégée ?

Malheureusement, la réponse est NON, dans le cas d’une tempête semblable à Xynthia,  les dégâts seraient sensiblement les mêmes !

La continuité de la ligne de crête des digues et des quais est un élément essentiel pour assurer la sécurité de l’Ile. Les principaux débordements se sont produits là où il y avait discontinuité.
Cependant, d’autres interruptions existent, par exemple au « Bonhomme », en divers endroits le long des digues, au Gois, les quais du port patrimonial, l’écluse sur l’étier du Moulin (4,1m NGF)…(Liste non exhaustive).

Des travaux sont-ils prévus pour corriger cette problématique ?

La Jetée Jacobsen peut-elle nous protéger ?

Quelle protection offrirait la nouvelle chaussée Jacobsen si une tempête semblable à Xynthia se produisait demain ?

Aucune, bien que l’on puisse observer une meilleure protection au niveau de l’étier de Ribandon dont les écluses renforcées et la construction de contreforts sécurisent cette zone de la chaussée (heureuse exception).

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L’étier de Ribandon entre ses digues, au fond la chaussée Jacobsen.
Une rupture de la chaussée Jacobsen à ce niveau (peu probable) enclencherait une inondation importante vers la maison de retraite en particulier. C’est aussi un endroit relativement aisé à sécuriser bien qu’aucun mouvement ne soit perceptible.

Mais ailleurs, là où se sont produits des débordements et inondations ?

N’oublions pas que le seul débordement sur la chaussée s’est produit au niveau des travaux, alors en cours, sur le coëf du Grand Müllembourg, un peu avant Fort Larron.

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Coëf du Müllembourg vers Fort Larron, photo prise le 6 février 2010, 3 semaines avant Xynthia, le nouveau coëf vient d’être mis en place , la tranchée est comblée, mais des difficultés semblent subsister et ralentir le chantier ! 

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Le 6 février 2010, étier du Moulin, le coëf vient d’être posé, on peut remarquer les gravats du rebouchage de la tranchée, le béton de renforcement de la canalisation et surtout le niveau inférieur de la chaussée.

C’est le seul endroit sur la chaussée Jacobsen où une submersion s’est produite, due aux travaux en cours.

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Le 28 février 2010, un engin tente de remettre un peu d’ordre après la submersion, chantier boueux, un manque d’étanchéité au niveau de l’écluse semble exister (renard).

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Fort Larron, le 28 février 2010 vers midi, évacuation de la submersion à Fort Larron vers la réserve du Müllembourg.

A Fort Larron, l’inondation serait à peu près la même, contournement du mur et submersion de la dune en particulier au niveau du passage des barges des professionnels. Pour rappel, l’inondation de Fort Larron s’est évacuée, en particulier, par une tranchée creusée d’urgence vers le système de contrôle du pluvial de la réserve du Müllembourg, dans lequel existe pourtant trois lotissements à risque !

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Entrée du port de Noirmoutier
Le muret se termine brutalement, toute la zone à droite serait submergée

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Le « passage » des barges, une évidente entrée d’eau possible
Un « dos d’âne » pourrait diminuer le risque !

Le quai Cassard est-il protégé ?

Quelle sécurité va apporter aux quais du port la nouvelle chaussée Jacobsen ?

AUCUNE !

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Le point le plus bas du quai Cassard

Le niveau des berges du quai Cassard (rive nord) est exactement le même, les commerces et riverains inondés lors de Xynthia le seraient de la même façon.
Aucun changement. L’élément liquide contournerait le nouveau mur et s’engouffrerait vers le quartier de Banzeau, comme lors de Xynthia.

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vers Banzeau

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Le 28 février 2010 à 5h du matin

François Gendron a filmé le port cette nuit-là : pour voir le document, cliquez ici.

Jean-Louis Eugène, administrateur de l’association Vivre l’île 12 sur 12, a réalisé en juillet dernier un dossier sur les perspectives pour le port de Noirmoutier après Xynthia, que l’on peut télécharger en cliquant ici.

Voir aussi notre article du 1er mars 2010, avec des photos des inondations, en cliquant ici.

Les scènes ci-dessus peuvent se reproduire demain; les travaux excessifs récents sur la chaussée Jacobsen n’y changeraient rien !

Travaux sur la digue Jacobsen

Le Courrier Vendéen du 12 mai 2011 publiait un article rendant compte de notre lettre au Préfet du 24 mars dernier.

Cliquez ici pour lire l’article du blog.

Courrier vendéen du 12 mai 2011

Cliquez sur la vignette ci-dessus pour lire l’article du Courrier Vendéen.

Le 19 mai, le Courrier Vendéen publiait un article intitulé : Travaux sur la digue Jacobsen : Noël Faucher répond à « Bien vivre l’île 12 sur 12 » [sic], que l’on pourra lire en cliquant sur la vignette ci-dessous.

Courrier vendéen du 19 mai 2011

Selon Monsieur Faucher, « Le projet de confortement et de rehausse était nécessaire au regard des enjeux à préserver. » Le projet participerait à « une stratégie globale de protection face à la mer, engagée par la communauté de communes depuis plusieurs années. »

Le conseil d’administration de l’Association du Port Patrimonial de Noirmoutier en l’île (APNO), La Grue en Main, pour sa part, a publié le 21 mai un communiqué de presse dénonçant (entre autres) le manque de pertinence de la surélévation de l’infrastructure, et demandant une véritable étude de sécurité pour la chaussée.

Travaux en cours

Existe t-il un plan d’ensemble ? Ou sommes-nous les témoins effarés de travaux mis en chantier au coup par coup?

Ci-dessous, des photos prises samedi 16 avril 2011.

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Arrivée à Noirmoutier par la mer, c’est «  béton » vers le port patrimonial.

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La chaussée Jacobsen bétonnée à 5m NGF se termine à Fort Larron par un muret détruit, non reconstruit à ce jour (à gauche) puis par une rangée de piquets.
Au delà de cette rangée incongrue de piquets cette zone reste extrêmement vulnérable.
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Ce passage dans la rangée de piquets, créé pour faciliter le franchissement de la dune par les barges tractées de professionnels, est aussi une invite aux eaux de tempête à pénétrer vers Fort Larron et le Müllembourg (on peut apprécier la hauteur de la dune de chaque côté de ce passage à environ 3mNGF). Zone clairement toujours à risque !
Curieusement, cette situation évidente ne semble pas concerner les responsables (ou le responsable) de la défense contre la mer.
Situation aberrante parmi d’autres…

Un maire en garde à vue

Le maire de la Faute sur Mer est poursuivi pour mise en danger de la vie d’autrui et homicide involontaire. Il a été placé en garde à vue hier et y a passé la nuit.

Vous pourrez lire un article de Ouest France en ligne en cliquant ici.

L’Express  précise que, selon l’avocat du Maire, « On lui reproche de ne pas avoir respecté des règlements que, pour beaucoup, il ne connaissait pas ».

Pour d’autres articles, cliquez sur ce lien.

Espérons que les maires de nos communes noirmoutrines  s’informeront des règlements applicables, afin d’éviter de partager cette expérience désagréable.

La Jetée Jacobsen : nous écrivons au Préfet

Le 24 mars, nous avons envoyé la lettre suivante au Préfet de la Vendée, avec copie au Président de la Communauté de communes, à la Sous-préfète et à l’Architecte des Bâtiments de France.

Objet : Travaux sur la chaussée Jacobsen à Noirmoutier-en-l’Ile.

Monsieur le Préfet,

Certains membres du CA de l’association « Vivre l’Ile 12 sur 12 » participaient régulièrement à la commission de défense contre la mer, mise en place par la Communauté de Communes de l’Ile de Noirmoutier et ce jusqu’à la  date du 5 décembre 2009. Or, malgré nos demandes réitérées avant, puis après le début des travaux sur la digue Jacobsen, aucun calendrier des travaux, aucun plan concernant ce projet d’importance ne nous ont été communiqués, sauf pour un document de mauvaise qualité aux plans illisibles, délivré début février 2011, alors que les travaux sont en voie d’achèvement.

Invités par le Président de la Communauté de Communes à aller voir sur place, ce qui est seulement possible le dimanche pour des questions de sécurité, nous avons découvert, effarés,  la dénaturation de cette chaussée historique, secteur classé.
Que voit-on ? Une fortification qui débute après la digue de Fort-Larron et s’arrête au niveau de la chapelle des Martyrs. Du béton, deux murs, une large voie réservée aux ostréiculteurs (qui ne l’empruntent que dix jours par mois), la chaussée réduite de 5 mètres à 4 vers le milieu, l’espace traditionnellement réservé aux promeneurs, piétons et cyclistes, devient cohabitation sur la portion congrue. L’une des balades champêtres favorites des Noirmoutrins est aujourd’hui disparue, mais des passerelles en bois sont prévues pour la sécurité des promeneurs. L’aspect esthétique de cette zone  défigurée donne l’impression d’un mur de béton entre la mer et la réserve naturelle.

Nous sommes très soucieux de la protection de la population, mais d’une façon cohérente, et pas à ce prix là ! Pas ce gaspillage financier et cette atteinte à l’environnement !

Quelles sont les véritables raisons qui justifient ces travaux ? Ouest-France du 18 mars 2011 nous apprend qu’un nouveau lotissement est prévu dans le Mullenbourg, alors que plusieurs POS successifs  avaient retiré ces zones de l’urbanisation.
Qu’en est-il réellement ? Comme d’habitude, la concertation n’est pas de mise.

Certes, cette jetée avait besoin de travaux de consolidation, l’étanchéité devait être revue côté chenal, et une rehausse par un muret eut suffi, mais l’urgence ne se situe pas là, tant que le plan de protection ne prend pas en compte une cohérence du niveau de crête depuis les Sableaux jusqu’à l’écluse sur l’étier de l’Arceau.

Comment peut-on réaliser une telle structure à 5,00m NGF qui sera irrémédiablement contournée en cas de surcote, les points bas se situant sur les berges du port de Noirmoutier à 3,80m NGF, certaines sections des Sableaux (une barrière récente en partie amovible doit éviter les franchissements) et la pointe de Fort Larron sur laquelle le muret en continuation de la jetée Jacobsen s’interrompt brutalement.

Les berges de l’étier de Ribandon et les digues de Ribandon est et ouest confortées protégeraient les quartiers alentours de la montée des eaux. De même, les travaux actuellement en cours sur la berge sud du port (submergée lors de Xynthia), qui ne semblent pas prévoir un rehaussement à 5,00m NGF en continuité avec la jetée Jacobsen nous semblent parfaitement incohérents.
Qu’en est-il du rehaussement à 5,m NGF du quai nord, également submergé lors de Xynthia, et de la mise en sécurité à 5,00m NGF de l’écluse de l’étier du Moulin récemment remodelée avec des normes déjà dépassées ? Une continuité de la ligne de crête à 5m NGF depuis la plage St Pierre jusqu’à l’écluse de l’étier des Trois Coëfs, nous semblent bien dans la logique de rehaussement à 5,m NGF de la jetée Jacobsen décidé à la hâte par la Communauté de Communes.

En ces temps difficiles, nous percevons là, un chantier de travaux décidés à la hâte, avant la mise en place d’un PPRI cohérent. On ne peut que s’inquiéter de cette utilisation de l’argent public à des fins autres que la défense contre la mer.

Dans l’attente de votre position, je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet l’assurance de ma haute considération

Marie-Thérèse BEAUCHÊNE

Présidente

La Jetée Jacobsen : travaux

Selon un article publié dans le Courrier Vendéen du 17 mars 2011, « l’affaire de la Jetée Jacobsen peut encore connaître quelques remous avant que l’édifice soit rouvert au public. Cette réouverture est annoncée pour le mois de mai. »

Vous pourrez lire l’article en cliquant sur la miniature ci-dessous:

Courrier Vendéen du 17 mars 2011

Ci-après, des photos récentes de la jetée (cliquez sur les miniatures). Qu’en pensez-vous ?
ja-004.JPG La Jetée Jacobsen : travauxja-003.JPGjetee4.JPGjetee5.JPGja-005.JPGjetee9.JPGjetee8.JPGjetee6.JPGjetee7.JPGjetee3.JPGjetee2.JPGjetee1.JPGja-010.JPGja-009.JPGja-008.JPGja-007.JPGja-006.JPG

La pointe de la Fosse (2ème épisode)

Début décembre 2010 nous avions signalé (à la mairie de Barbâtre, à la Communauté de Communes et à la Préfecture), l’érosion rapide affectant la pointe de la Fosse depuis le pont vers l’ouest. (Voir notre article en cliquant ici.)

Un courrier du maire de Barbâtre se voulait rassurant.

Qu’en est-il aujourd’hui ?
Que s’est-il passé depuis cette date ?
Les pouvoirs publics se sont-ils véritablement inquiétés de la situation ?
Ont-ils la volonté de résoudre ce problème qui, s’il n’affecte pas directement la protection de biens ou de personnes, influe directement sur l’intégrité du territoire insulaire ?

Malheureusement NON, et les images suivantes illustrent bien cette négligence coupable.

Fin novembre 2010

Ci-dessus : fin novembre 2010

15 mars 2011

Ci-dessus : 15 mars 2011

On peut constater au niveau de la roche au premier plan un recul de la falaise de sable d’environ 5 mètres en trois mois.
Le sentier piétonnier largement entamé est en partie disparu.
Et cela alors qu’aucune tempête, aucun coup de vent puissant n’a affecté ce site depuis décembre 2010. On n’ose imaginer l’effet d’un coup de vent de suroit qui frapperait de plein fouet cette dune fragilisée.
Le sable remis en suspension par l’érosion qui affecte ce site à chaque marée d’un coefficient supérieur à 80, repris par le puissant courant de jusant, participe à l’ensablement du chenal, à la formation de bancs de sable vers le nord ouest et à l’ensablement des nourres et des tables ostréicoles, aujourd’hui délaissées.

Les photos suivantes sont tout aussi parlantes (cliquez sur les miniatures pour les agrandir) :

érosion continue autour des piles du pont érosion continue autour des piles du pont

les racines tentent de freiner l’érosion les racines tentent de freiner l’érosion

fin du sentier piétonnier  fin du sentier piétonnier

début de submersion  début de submersion

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Plus au nord, les plantes colonisatrices ont commencé leur travail de fixation du sable sur une zone affectée par les prélèvements de sable.

Xynthia : une tragédie prévisible

La revue Place Publique vient de sortir un hors série intitulé « Xynthia, une tragédie prévisible » sous la direction de Denis Mercier et Martine Acerra.

Place publique - xynthia

Cette publication est issue du colloque « La violence de la mer : impact de la tempête Xynthia du 28 février 2010 sur le littoral atlantique », organisé le 3 décembre 2010 à la Maison des Sciences de l’Homme Ange Guépin avec le soutien de l’université de Nantes et la Région des Pays de la Loire.

Il est en vente au prix de 5 euros.
ISBN 978-284809-169-3

http://www.revue-placepublique.fr/styled-2/Hors serie/xynthia.html

Ce volume regroupe les contributions de géographes, d’historiens, de juristes, d’économistes.

Urbanisation : ce que Xynthia a changé (ou pas)

Un an après la tempête Xynthia, le plan national submersions rapides vient d’être validé par le premier ministre, après une large concertation conduite de juillet 2010 à début février 2011. Véritable feuille de route de l’Etat en matière de prévention des risques d’inondation, ce plan, doté d’un budget de 500M€, comprend plus de 60 actions concrètes. Et un nouvel appel à projets « programmes d’actions de prévention des inondations  » (PAPI) est lancé.

Dans le plan présenté la semaine dernière, la ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, affirme que « Aucune construction de digue ne pourra être autorisée pour ouvrir de nouveaux secteurs à l’urbanisation. »

Selon le Président de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier, Noël  Faucher, cité dans cet article du journal Ouest France en ligne, « l’État préfère les lézards à la sécurité des populations. »

Cependant, selon le programme du Ministère de l’Ecologie, « l’engagement de 1200 km de travaux de confortement d’ouvrages est prévu sur la période 2011-2016 et l’Etat mobilisera pour cela des ressources de l’ordre de 500M€. »

Le 16 mars 2010, le Président de la République, lors d’un discours à La Roche sur Yon, disait : »Nous allons considérablement accélérer le déploiement sur le territoire des plans de prévention des risques. Nous ne pouvons plus attendre des années pour que ceux-ci soient mis en place. Notre objectif est simple, je vous l’annonce : dans trois ans, toutes les communes situées dans des zones à risques seront couvertes par un plan de prévention. »

Les quatre communes de l’île sont concernées par l’accélération des PPRI.

Xynthia, un an après

Au petit matin du 28 février 2010, la tempête Xynthia a balayé nos côtes, coïncidant avec une très forte marée et une surcôte importante.

Sur ce blog nous avons publié un article dès le 1er mars, et une centaine de photos dans les jours qui ont suivi la tempête.

Le 17 février, le Courrier Vendéen a consacré un article aux actions prises depuis un an à Barbâtre et La Guérinière pour la défense contre la mer (pour lire l’article, cliquez sur la vignette).

Courrier vendéen du 17 février 2011

Le Journal de 13 heures de TF1 consacrera un sujet à Xynthia chaque jour de cette semaine. Pour revoir celui d’aujourd’hui, cliquez sur le lien.

L’érosion à la Fosse : le maire de Barbâtre nous répond

En décembre nous avons publié sur ce blog un article sur l’érosion constatée à la Fosse, avec un lien vers le dossier que nous envoyions à la mairie de Barbâtre, à la Communauté de communes, au Préfet et au sous-Préfet.

En décembre, nous avons reçu du Maire de Barbâtre la réponse que vous pourrez lire en cliquant sur la miniature ci-dessous.

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Le risque de submersion marine à Noirmoutier

Freddy Vinet, originaire de la Vendée, est agrégé de géographie, professeur à l’Université de Montpellier, et chercheur au laboratoire gestion des territoires et des risques (Gester).

Ouest France, 24 août 2010

Dans un entretien publié dans Ouest France du 24 août dernier (cliquez sur la miniature), voici ce qu’il répond à la question : « Ne s’est-on pas trop concentré sur les digues, en croyant qu’elles étaient incassables? »

« Je ne dis pas qu’il ne faut pas s’occuper des digues. Mais en France on a trop vu la protection des personnes sous ce seul angle. En oubliant que le destin d’une digue – je le dis de manière provocante à dessein – est de casser. Ce faisant on a oublié d’agir sur les vulnérabilités humaines : le manque de conscience du risque, ou un bâti exposé, surtout lorsqu’il est occupé par des personnes âgées. »

En réponse à la question : « Xynthia a-t-elle fait progresser la conscience du risque de submersion marine ? Et met-elle la France à l’abri de drames semblables? », il répond:

« Les scientifiques connaissent ce risque. Mais il y a un gouffre entre les connaissances scientifiques et la représentation mentale de cette réalité qui peut occasionner d’immenses dégâts. Ne nous méprenons pas, il y aura d’autres Xynthia, c’est probable. Car en France, bien des secteurs sont menacés : l’estuaire de la Gironde, l’île de Noirmoutier, plusieurs endroits du littoral méditerranéen… »

Ouest France, 2 septembre 2010

Dans l’édition de Ouest France du 2 septembre (cliquez sur la miniature), Jacques Oudin, conseiller général de l’île de Noirmoutier, se dit « choqué » par certains propos de Monsieur Vinet. D’après lui, « une digue est construite pour résister, protéger et rassurer. » Si les digues cèdent parfois, c’est la faute à l’État: « Il est possible de fixer des normes de sécurité » dit Monsieur Oudin, « permettant aux populations d’être parfaitement protégées. »

Puisqu’il le dit….

Le mot de la fin revient encore à Monsieur Oudin, qui conclut: « Si la Loi littoral du 3 janvier 1986 avait été respectée, il est évident qu’un grand nombre de risques auraient pu être réduits ou supprimés. »

Le port de Noirmoutier après Xynthia

Au petit matin du 28 février 2010, à marée haute, une forte dépression, un vent de 120 km/h, un coefficient de marée de 108, provoquèrent une surcote de 1,30m sur l’ensemble des côtes de Noirmoutier, le niveau de la mer atteignant 4,00m IGN (un record historique) dans le port de Noirmoutier en l’Ile.

Le niveau des quais du port patrimonial compris entre 3,7m et 4,2m IGN a montré ses limites.

De nombreux débordements ont été observés sur la presque totalité du linéaire des quais au nord comme au sud; des dégâts marquants ont été constatés dans de nombreuses propriétés situées en contrebas des quais.

François Gendron a filmé le port cette nuit-là : pour voir le document, cliquez ici.

Jean-Louis Eugène, administrateur de l’association Vivre l’île 12 sur 12, a réalisé un dossier sur les perspectives pour le port de Noirmoutier après Xynthia, que l’on peut télécharger en cliquant ici.

Le plan “digues”

Mardi 13 juillet, le Ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, a présenté en Conseil des Ministres un projet de plan de prévention des submersions marines et des crues rapides, dit plan « digues », qui sera soumis à une large consultation jusqu’en octobre.

Les détails sont publiés sur le site internet du Ministère de l’Écologie, du Développement Durable, de l’Énergie et de la Mer.

Ce plan sera soumis à une large consultation jusqu’en octobre visant à l’enrichir et à le préciser.

Entre autres, il prévoit de formuler des propositions, si besoin législatives, d’ici fin 2010, sur la base des conclusions d’un groupe de travail piloté par le Sénateur Doligé, et regroupant les associations de collectivités, les gestionnaires et l’État.

La Secrétaire d’État chargée de l’écologie, Chantal Jouanno, citée dans plusieurs périodiques, dont l’Express et l’Humanité, aurait déclaré que : « … la meilleure protection, c’est la prévention. Pour commencer, on arrête les bêtises, on ne construit plus en zone inondable et on ne fait plus de digues pour construire derrière. »

Pour identifier les zones inondables de l’île de Noirmoutier, on peut consulter les cartes établies en 2002 (téléchargeables ci-dessous), qui montrent l’aléa de submersion marine dans toute l’île de Noirmoutier.

Sur ces cartes, on distingue :

  • la zone des 100m derrière les côtes susceptibles de céder où l’aléa est qualifié de « fort »; c’est la zone quadrillée en rouge ;
  • en arrière, les zones où l’aléa est défini en fonction de la hauteur d’eau qui résulterait d’une brèche : si cette hauteur d’eau est supérieure à 1m, l’aléa est qualifié de “moyen à fort “ (c’est la zone hachurée en rouge) ; si la hauteur est inférieure à 1m, l’aléa est alors “faible à moyen“ (c’est la zone hachurée en jaune) ;
  • la zone « hors d’eau », guillochée en ocre.

Cet atlas constitue donc une base de connaissances sur les phénomènes en présence.

Ces cartes sont très détaillées (échelle de 1/25000), et les fichiers sont lourds. Le téléchargement risque d’être long! Mais si vous voulez savoir dans quelle zone se situe un endroit précis de l’île, vous pourrez le voir ici.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur la commune de Noirmoutier et le nord de la commune de l’Épine.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur le sud de la commune de l’Épine, et sur la commune de la Guérinière.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur la commune de Barbâtre.

Noël Faucher et le plan national des digues

Nous apprenons par le journal Ouest France en ligne du lundi 5 juillet que Noël Faucher, Président de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier et Maire de Noirmoutier-en-l’île, a participé récemment à une réunion extraordinaire du conseil d’orientation pour la prévention des risques naturels majeurs organisée à l’initiative du ministère de l’Écologie. Noël Faucher y représentait l’Association nationale des élus du littoral. L’un des points à l’ordre du jour était l’examen du plan digues. Selon Ouest France, Noël Faucher a pu présenter la situation de l’île de Noirmoutier au regard de la protection face à la mer et plaider pour une gestion territoriale du risque de submersion, qui prenne en compte les mécanismes d’information et de prévention. Selon lui, « laléa de submersion marine doit être analysé en fonction de la situation réelle du terrain, des ouvrages de défense existants et des casiers hydrauliques susceptibles de se former ».

Au début du mois de mars 2010, nous lui avions envoyé notre document sur les dysfonctionnements de la lutte contre l’érosion des côtes. Ce document a été repris sous forme d’article dans le dernier Bulletin d’Infos (« Le Processus de la défense contre la mer, exemple de la côte ouest de l’île de Noirmoutier » en page 6 du Bulletin d’Infos N° 57), et peut être téléchargé en format pdf en cliquant ici.

Nous espérons que ce document lui sera utile pour la suite des travaux, puisque Ouest France nous apprend que la réflection sur le plan national des digues sera poursuivie au cours du mois de juillet lors d’une rencontre du Centre européen de prévention des risques d’inondations, à laquelle participera Noël Faucher.

Laisse de mer et plantes colonisatrices

haut de la plage

Le haut de la plage avant le passage de la cribleuse (juin 2010).

À gauche, la dune érodée par le passage de la tempête du 28 février.

atriplex 1 atriplex 2

Ci-dessus, l’atriplex,  l’une des premières plantes à fleurs capables de s’aventurer sur le sable, où elle indique le niveau supérieur des marées.

boursoufflures

Les boursouflures correspondent aux algues recouvertes de sable.

cakillier

Le cakillier maritime, l’un des premiers colonisateurs.

couverture végétale

Le couvert végétal s’organise : chiendent des sables, panicaud champêtre et giroflée des dunes.

euphorbe

Euphorbe marine

dune mobile

Dune mobile fixée par des oyats, liseron des sables, chiendent, gaillet des sables.

haut de la dune

Mélange de Cakillier et d’Atriplex en haut de plage : le sable piégé reforme la dune peu à peu, des nouvelles espèces s’installent et limitent l’érosion (début juin 2010).

La fixation du sable en haut de la plage est en bonne voie; mais bientôt les engins (dits « cribleuses ») vont intervenir et réduire à néant en quelques heures les quelques mois nécessaires à la reconstruction naturelle des pièges à sable par les plantes colonisatrices remarquablement efficaces dans leur action.

L’érosion éolienne participe à l’amaigrissement des plages dans l’ordre de 30%, les « cribleuses » dans l’ordre de 80%.

Lorsque le nettoyage est indispensable, on ne peut que préconiser un nettoyage manuel; car le nettoyage mécanique aujourd’hui à l’œuvre sur certaines plages est une totale aberration.

La tempête Victor sépare l’île en deux!

Vendée Info du 27/4/2030

La tempête Victor a durement frappé sur l’île de Noirmoutier, séparée en deux pendant quelques heures quand l’océan a franchi la dune de la Tresson. Cliquez sur la miniature ci-dessus (extrait de Vendée Infos du 27 avril 2030) pour lire le récit des premières impressions sur place.

Un atelier composé de représentants d’association, d’habitants des lotissements de la Tresson et des Sables d’Or, de représentants du Conseil général, de l’ONF, des élus, … a été réuni dans le cadre du projet VULSACO à l’Herbaudière afin de réfléchir aux décisions qu’il faudrait prendre si le scénario ci-dessus se réalisait.
VULSACO (VULnerability of SAndy COast Systems to climatic and anthropic changes) est un projet de recherches qui, à partir de quatre sites constitués de plages sableuses linéaires et basses, avec des environnements hydrodynamiques et des contextes socio-économiques variés, se propose d’évaluer différentes stratégies qui pourraient être proposées par les gestionnaires du littoral.
Les quatre sites sont la plage du Lido à Sète, un cordon de dunes à l’Est de Dunkerque, le site du Truc Vert en Gironde et la plage de la Tresson à Noirmoutier.

Jointoiement de la Jetée Jacobsen

La semaine dernière a commencé le jointoiement de la Jetée Jacobsen sur 300m à partir de la Voilerie Burgaud

La technique consiste à nettoyer la pierre en surface, puis les anciens joints, à assécher la pierre de surface et à pulvériser sous 22bars un ciment très fin, sec, qui va s’infiltrer dans les joints humides et rendre étanche le parement.
D’après nos informations, ce procédé serait à appliquer sur 300m dans un premier temps, le restant étant en discussion à la Communauté de communes; le coût du jointoiement serait de 85€/m² contre 65€/m² pour l’application du béton.

Jointoiement de la Jetée Jacobsen 1

Jointoiement de la Jetée Jacobsen 2

Jointoiement de la Jetée Jacobsen 3

Jointoiement de la Jetée Jacobsen 4

L’aménagement du littoral

Selon un article à lire en troisième page du dernier numéro du Journal de la Vendée (le bi-mensuel du Conseil général), un sondage IFOP auprès des Vendéens le 14 et 15 avril dernier aurait révélé que ceux-ci approuvent à une large majorité (66%) la décision de l’État d’interdire toutes nouvelles constructions dans les zones inondables. À la question de savoir s’il faut construire des digues afin de pouvoir construire dans des zones actuellement à risque, 64% répondent non. Et 87% seraient favorables à l’acquisition par le Conseil général de 3000 hectares d’espace naturel sur le littoral afin de le protéger de l’urbanisation galopante.

Sondage IFOP - JdV 138

Bétonnage de la Jetée Jacobsen?

Nous avons été prévenus dans l’urgence par l’association « La Chaloupe » que les élus noirmoutrins doivent bientôt choisir le revêtement bétonné qui sera posé sur la face maritime de la Jetée Jacobsen.

Les trois options ont été réalisées sous forme d’échantillon (voir photo ci-dessous, prise ce matin) à soumettre aux conseillers.

Bétonnage de la Jetée Jacobsen

Vivre l’île 12 sur 12 n’était pas au courant de ce projet; nous avions demandé le dossier concernant les travaux de la Jetée Jacobsen par lettre du 15 février, restée sans réponse à ce jour.

Nous ne comprenons pas pourquoi, sur un ouvrage qui fait partie du patrimoine maritime et qui se trouve dans une Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbanistique et Paysager, on n’ait pas choisi une solution plus esthétique et plus conforme à la tradition.

Vivre l’île 12 sur 12 et le PPRI

L’association Vivre l’île 12 sur 12, en date du 4 juin 2008, a été invitée par Monsieur le Préfet à participer au Comité de pilotage du Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN).

Un travail important de recherches et de réflexion réalisé par l’association (que vous pourrez télécharger en cliquant ici) a été repris par la Direction Départementale des Territoires et de la Mer. Il nous permet d’être associés à l’élaboration du document servant de base à la prise de décision pour la mise en place du PPRN.

La première réunion eut lieu le 18 juin 2009. Le compte-rendu, reprenant les paroles de Monsieur le Préfet, rappelle :

 » que les PPR sont élaborés à l’initiative de l’État et que ces plans s’imposent aux documents d’urbanisme que sont les Plans Locaux d’Urbanisme. Les objectifs des PPR sont de limiter la population exposée dans les zones à risque et de mettre en oeuvre les mesures et les interdictions de construire, des recommandations et des dispositions constructives destinées à réduire la vulnérabilité des  biens et des personnes. »

Une « équipe pluridisciplinaire d’experts » est constituée pour mener l’enquête et pour apporter au Comité de pilotage les éléments indispensables à la prise de décisions.

Des réunions devaient être tenues chaque mois jusqu’en janvier 2010, afin que le projet de PPR puisse être présenté au public en mars 2010.

Le compte-rendu de cette première réunion du Comité de pilotage reprend l’intervention de Monsieur le Président de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier, qui :

« annonce que cette démarche inquiète les élus du secteur. Il soulève le problème d’empirisme dans le calcul du recul du trait de côte, et l’impact des extractions de granulats marins. Il s’inquiète que les ouvrages de défense contre la mer ne semblent pas être pris en compte. Il précise par ailleurs que la Communauté de communes a mandaté un bureau d’études en vue de conduire une étude similaire.

(Non content, probablement, de cette deuxième enquête, le Conseiller Général a par la suite demandé à la Communauté de communes de saisir le Conseil Général de Vendée pour une troisième enquête. Tout ceci est payé par le contribuable.)

En réponse à Monsieur Faucher, Monsieur le Préfet

« rappelle les processus de concertation et d’association des acteurs proposés dans cette démarche, et précise les étapes qui conduiront à l’approbation de ce PPR. Il indique par ailleurs que l’étude conduite par la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier pourrait être l’occasion de compléter les résultats de celle menée par l’État. Toutefois, Monsieur le Préfet exprime clairement que cette synergie ne peut s’opérer que si les résultats de l’étude portée par la CCIN sont rendus selon le calendrier du PPR présenté. »

Les réunions n’ont pas été reprises, le Préfet ayant dû faire remonter aux Ministères les inquiétudes et décisions des élus ; finalement, aucune information n’est redescendue permettant la continuation des travaux du Comité de pilotage.

Xynthia et les limites des zones noires

France Nature Environnement a réagi hier dans un communiqué de presse à l’annonce jeudi par le Gouvernement du tracé des « zones noires », zones déclarées inhabitables où les habitations seront détruites.

Près de 1 400 maisons inondées – 798 en Vendée et 595 en Charente-Maritime – devront être purement et simplement rasées, car situées en zone « d’extrême danger ». Les maires des vingt communes concernées ont été avertis de cette nouvelle cartographie mercredi.

FNE souligne les failles de ce zonage et avance des solutions pour que le drame ne se reproduise plus.

La fédération rappelle que ce mécanisme des « zones noires » est un mécanisme nouveau. Or il existe déjà des mécanismes pour délimiter les zones non constructibles : les zones « rouges » et « bleues » incluses dans les plans de préventions des risques naturels prévisibles (PPRNP). L’Etat est tenu de créer ces plans, qui contiennent notamment des plans de préventions des risques d’inondation et de submersion (inondation par la mer).

Et à la différence des « zones noires », décidées par le Préfet, donc l’Etat, seul, les plans de prévention des risques naturels prévisibles sont élaborés à partir d’une concertation avec les communes et la population, notamment via des enquêtes publiques.

Certes, un zonage est urgent. Mais il existe des procédures accélérées pour créer des plans de prévention des risques naturels prévisibles. Pour des décisions aussi sensibles, FNE s’étonne que l’Etat ait préféré créer un nouvel outil, plutôt que d’utiliser ceux existants dans un esprit d’urgence bien sûr, mais aussi de concertation.

Et le reste des côtes ?
Benoit Hartmann, coordinateur du pôle Aménagement Durable du Territoire de FNE, pointe une autre faille : « La tempête Xynthia aurait pu frapper 10 kilomètres plus haut ou plus bas. Protéger les seules zones sinistrées n’est pas suffisant, il faut anticiper les dégâts humains et matériels tout le long du littoral, et également dans les zones de submersion moins évidentes, plus à l’intérieur des terres ! »

Etendre la loi Littoral
Si la loi Littoral est essentielle pour protéger la nature et préserver la diversité des activités liées à l’agriculture et aux activités marines, elle a aussi pour objectif moins connu la protection de la population contre les risques naturels.

« Le 1er mars, Xynthia est venue cruellement rappeler l’extrême vulnérabilité des communes de bord de mer. Aujourd’hui, la loi Littoral doit être transformée pour lui donner de nouveaux moyens pour protéger la population, explique Raymond Léost, administrateur et responsable du réseau juridique de FNE. Il est notamment urgent d’étendre la loi Littoral aux berges des rus, des étiers et des chenaux. En cas de tempête et de remontée du niveau marin, les inondations s’étendent via ces ruisseaux et canaux. L’eau de mer ravage des terres loin à l’intérieur du littoral. »

Les demandes de FNE :
– Il faut supprimer tout droit à construire sur les rives des chenaux et étiers, voies de pénétration des eaux marines à l’intérieur des terres.
– La bande littorale de 100 mètres inconstructible à partir du bord de mer doit être étendue pour prévenir les risques de submersion marine.
– Les documents d’urbanisme doivent délimiter les espaces non urbanisés soumis à des risques de submersion marine et y interdire toute urbanisation

Saisir l’opportunité du Grenelle II
FNE demande donc aux députés et au Gouvernement de tirer toutes les conséquences du drame et de profiter du vote du Grenelle II en mai pour prendre deux mesures :
1. Intégrer dans la loi Littoral un troisième pilier, la prévention des risques naturels
2. Généraliser les plans de préventions des risques sur l’ensemble du territoire, DOM-COM compris, dans un délai de deux ans, faute de quoi des sanctions financières devront être prises.

Côté Barbâtre après Xynthia

Les photos ci-dessous ont été prises juste après le passage de la tempête de fin février.

Pointe ouest de la Fosse

Ci-dessus 28/2/2010 : La Pointe ouest de la Fosse – recul de la dune falaise d’environ 2 mètres.

Pointe ouest de la Fosse

Ci-dessus 28/2/2010 : La pointe ouest de la Fosse – recul très important de la dune, qui avait gagné environ 80 mètres.

La Fosse : parking

Ci-dessus 28/2/2010 : La Fosse, parking face à Fromentine à coté de l’estacade – enrochements déstablisés; trou sous le béton de surface

Le Bouclard

Ci-dessus 28/2/2010 : Le Bouclard à La Guérinière – construction à quelques mètres de la digue nouvellement refaite ?

Route menant au Gois

Ci-dessus 1/3/2010 : sur la route menant au Gois, la digue de terre, jamais entretenue, emportée par la mer, terre, tamaris dans le marais du Polder Sébastopol

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Quatre photos ci-dessus 1/3/2010: en plusieurs et multiples endroits, même attaque de la digue en arrière par la mer qui a traversé la chaussée

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Deux photos ci-dessus 3/3/2010 : arrière de la digue en pierres

Croix du Gois

Ci-dessus 3/3/2010 : dans l’angle du belvédère de la Croix, la digue arrière est emportée

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Ci-dessus 3/3/2010 : à l’endroit où la digue s’est ouverte en 1979, même processus

Pour une stratégie efficace de défense contre la mer

Le 10 mars, Vivre l’île 12 sur 12 a écrit au Président de la Communauté de communes la lettre suivante :

Monsieur le Président,

Par courrier en date du 23 septembre 2009, nous avions sollicité une rencontre afin de vous présenter un certain nombre de réflexions autour de la défense contre la mer, particulièrement en ce qui concerne la côte ouest de notre île. Ce fut fait le 19 février 2010 et vous nous avez ainsi donné l’occasion de présenter nos remarques en la matière ; nous avons, d’un commun accord, conclu à l’absurdité de certains processus (voir annexe).

En conclusion, nous vous avons proposé de médiatiser une réunion qui mettrait en face de leurs responsabilités les principaux acteurs de la défense contre la mer, citoyens de Noirmoutier compris. L’association Vivre l’île 12 sur 12 serait prête à vous accompagner de toutes ses forces dans cette démarche d’intérêt public.

Vous nous avez promis de réfléchir à cette action.

Les dramatiques événements qui viennent de se dérouler réaffirment l’urgence d’une remise en cause des procédures en vigueur. Nous soumettons donc, parallèlement aux autres acteurs de la défense contre la mer, ces réflexions et nous leur demandons de réagir aux incohérences qu’ensemble nous avons soulignées.

Recevez, Monsieur le Président, mes salutations distinguées.

La Présidente

Marie-Thérèse Beauchêne

Le document annexe de quatre pages que nous avons envoyé à Noël Faucher, au Préfet et à différents autorités et services peut être téléchargé en cliquant ici. Il illustre, en se basant sur l’exemple de l’île de Noirmoutier, les mécanismes physiques, budgétaires et politiques qui entravent l’efficacité d’une stratégie raisonnée de lutte contre l’érosion de nos côtes.

Par exemple, les mécanismes de financement des budgets de nos collectivités locales font que, s’il est possible d’obtenir des subventions de l’État, de la Région, du Département pour des investissements, le budget de fonctionnement ne peut pas être subventionné et reste entièrement à la charge des communes. Ainsi, en matière de défense contre la mer, la construction des ouvrages est largement subventionnée, l’entretien de ces ouvrages ne l’est pas du tout. Il est économiquement plus facile aux collectivités de construire un nouvel ouvrage que d’entretenir l’ancien.

Les mécanismes politiques et les luttes électorales ont aussi leur conséquences : les équipes municipales font des choix en matière de défense contre la mer (épis, enrochements, pieux hydrauliques, …). Il est de bon ton pour les « oppositions » de critiquer ces choix. Si ces « oppositions » prennent les commandes, leurs choix différeront par principe de ceux de leurs prédécesseurs.

Nous proposons que les différents acteurs de la défense contre la mer : l’État, la Région, les députés, le Conseil général, le Préfet, les associations, les citoyens soient rassemblés afin de mettre à plat des problèmes de défense contre la mer qui dépendent souvent des modes de financements. Que le contenu et les résultats de cette réunion fassent l’objet d’une opération médiatique afin que les responsabilités des différents acteurs soient clairement affichées.
Nous nous associerions sans réserve à une telle opération de communication.

Vivre l’île 12 sur 12 témoigne sa solidarité

Réuni hier soir pour sa réunion du mois de mars 2010, le conseil d’administration de Vivre l’île 12 sur 12 a adopté la déclaration suivante:

Lors d’une réunion extraordinaire le mardi 2 mars 2010, le Conseil communautaire de l’île de  Noirmoutier a adopté une délibération sollicitant un Plan de Prévention des Risques Naturels pour le territoire de l’île.
Vivre l’île 12 sur 12 ne peut qu’être satisfait de la prise de conscience par les élus de l’importance de ce PPRN; mais notre satisfaction a un goût très amer. Nous ne souhaitons pas récupérer la situation, ni profiter de l’émotion légitime qui a été suscitée par le drame du weekend du 27/28 février 2010. C’est pourquoi nous nous réservons de donner notre analyse des choix d’urbanisme et de défense contre la mer à une date ultérieure, après plus mure réflexion.
Pour l’instant, nous nous bornerons à exprimer notre profonde tristesse face aux deuils qui ont frappé nos concitoyens, et face aux pertes catastrophiques subies par les professionnels de l’île.

Le conseil d’administration s’est penché sur l’organisation de la conférence-débat qui aura lieu le vendredi 26 mars à 20h à la salle de la Prée au Duc sur les impacts du tourisme côtier et la capacité d’accueil.

Nous avons entendu le compte-rendu de la rencontre entre des membres de la commission « défense contre la mer » et le Président de la Communauté de communes; nous avons parlé des enquêtes publiques à venir (à la Guérinière en mars, et pour la défense contre la mer aux Éloux avant l’été), de notre procédure contre le PLU de Noirmoutier-en-l’île, d’un projet de développement à Barbâtre, de la voirie (pistes cyclables et ronds-points), et des conseils municipaux et communautaires du mois écoulé.

Nous avons décidé de continuer à publier sur le blog des photos des inondations du 28 février, afin de permettre de compléter la carte de « débordements observés » produite par la Communauté de communes.

C’est pourquoi dans les jours à venir, il y aura des articles en ce sens.

Entre le Bouclard et les Ileaux – suite

La semaine dernière, nous avons publié une série de photos prises le 21 février le long des digues orientales entre le Bouclard et les Ileaux.
Nous devions vous donner la suite de ce reportage-photo au début de cette semaine, mais nos calendriers ont été bousculés par la survenu de la tempête Xynthia.

Les photos et le texte ci-dessous sont antérieurs aux inondations.

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Ci-dessus, l’exutoire en mer du coëf de prise et d’évacuation de cette exploitation conchylicole. Situé à environ 20 mètres, pour aller au delà de la sédimentation naturelle de cette zone en forte accrétion. L’exploitant a même du creuser un canal d’évacuation de plusieurs dizaines de mètres dans la vasière pour pouvoir évacuer.

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Cette zone de la digue de Bremaud est dans un secteur à forte sédimentation présentant l’existence d’un « schorre ». Le « Schorre » est la partie supérieure des étendues intertidales (comprises dans la zone de balancement des marées ) faites de sédiments fins accumulés par les pleines mers et couvertes d’un tapis végétal halophile (plantes spécifiquement adaptées aux milieux salés). On voit ici le rôle potentiel des algues dans la sédimentation.

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Les travaux ont creusé dans la couche sédimentaire de » bri » pour poser les fondations de l’enrochement.
Le bri est une terre argileuse constituée par les alluvions fluviomarines issues de la remontée du niveau marin lors de la transgression flandrienne après la fusion des calottes glaciaires du Würm, achevée il y a 8000 ans. Cette transgression a conduit à l’inondation des golfes, puis à leur colmatage progressif par une vase composite très fine, le bri. La proportion d’argile dans le « bri » dépasse 50%, avec 10 à 35% de calcaire et de fines particules sableuses
A la fin des travaux, des blocs de ce « bri » ont été replacés en vrac au pied de l’enrochement. Après érosion par la mer, on voit très bien ici, basculée à 90 degrés, la stratigraphie des différentes couches de plages et vasières fossiles avec leurs coquillages, et des couches brunâtres.

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Ces couches brunâtres correspondent-elles à des phases de dépôts d’algues ? Certains travaux de creusements à travers la couche de bri effectués en zone de marais (Marais Cholleau) ont révélé des couches sédimentaires semblables sur fond sableux.

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Ci-dessus, la digue de Bremaud. Au premier plan on voit bien l’accrétion sédimentaire et les dépôts d’algues. A l’arrière-plan des bâtiments d’exploitation ostreïcole.

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Ci-dessus, la partie Sud de la digue (en forme de pointe triangulaire) du Clouet des Ileaux. L’épaisseur et la hauteur de cette digue sont très impressionnantes, du fait du volume de terre apporté dans le partie interne.

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Ci-dessus, extremité de la digue du Clouet des Ileaux

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Ci-dessus, la partie Nord de la digue du Clouet des Ileaux. On aperçoit, à l’arrière-plan les bâtiment de France Turbot.

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Jusqu’à la digue des Ileaux qu’on aperçoit au loin, ce secteur forme une baie sujette à la sédimentation. On en voit la preuve par l’existence d’un schorre.

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Au droit de cette portion de digue, à une trentaine de mètres dans la vasière, une forme originale de schorre constituée autour d’un banc de galets calcaires.

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Derrière la jetée des Ileaux, vue (ci-dessus) de la salorge récemment construite du marais salant des Ileaux. Ce très beau marais salant de 32 oeillets réhabilité dans les années 1990, et situé entre la digue et France Turbot, est l’unique vestige en activité du très important passé salicole de cette zone presque totalement aménagée à partir des années 1981 pour l’aquaculture et la conchyliculture.

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Les travaux ne sont pas terminés. Comme on peut le voir ci-dessus, la partie intérieure de la digue est encore sous la forme d’un chemin de terre pour le roulage des camions.

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Ci-dessus: dans la partie intérieure de la concavité du trait de côte de la digue des Ileaux, la sédimentation est très forte.

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Une véritable plage s’est formée, se terminant par un schorre.

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Un petit bateau de pêche y a trouvé son port d’échouage.

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Ci-dessus, vue de la digue des Ileaux, de France Turbot jusqu’à l’ancienne jetée maçonnée des Ileaux fermant l’avant-port au Sud. L’épaisseur de bri est très faible à cet endroit. On peut s’interroger sur l’impact d’un tel poids d’ouvrage sur la stabilité du sol aux alentours. C’est dans cette zone que s’étaient produits des effondrements du fait des surpompages aquacoles dans les années 1990. En 2008 nous avions photographié un effondrement récent proche de la digue du Boucaud, récemment rehaussée.

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Cliquez sur les miniatures pour voir les photos du trou, prises en 2008

La surcote : explications techniques

Les commentaires et explications sur les inondations du weekend dernier se réfèrent régulièrement à « l’importante surcote » qui aurait été partiellement responsable de l’inondation.

Mais qu’est-ce qu’une « surcote », et comment pouvons-nous l’évaluer?

Les surcotes et les décotes sont les différences entre les prédictions de marées et les hauteurs d’eau observées en réalité. Une surcote est un écart positif, c’est à dire qu’il y a plus d’eau que prévu. Les décotes, à l’inverse, sont des différences négatives, l’eau étant montée moins haut que prévu.

Le principal facteur déclencheur dans ces phénomènes est la météorologie. Il est ainsi courant de voir une dépression entraîner un effet de surcote et un anticyclone provoquer un effet de décote. La pression atmosphérique peut en effet contrarier ou amplifier les effets de marées, et aller ainsi à l’encontre des prévisions faites.

Dans la nuit du 27/28 février 2010, la marée de coefficient 102 (c’est-à-dire, légèrement au-dessus de la moyenne pour une marée de vive-eau voisine de l’équinoxe) a coïncidé avec une forte tempête et une surcote importante, dépassant un mètre sur le port de Noirmoutier.

Le port de Noirmoutier n’est pas un port référencé; mais le 28 février à l’Herbaudière (marée haute à 4h10), la hauteur d’eau prévue (cote marine) était de 5,82m; à Fromentine (marée haute à 4h08), la hauteur prévue était de 5,6m (Chiffres officiels du SHOM).

On peut supposer une hauteur d’eau prévue dans le port de Noirmoutier de 5,7m. Puisque le zéro NGF (ou IGN) correspond à 3m de la hauteur d’eau cote marine, cette hauteur correspondrait donc à 2,7m NGF.

Or, d’après la carte de la Communauté de communes, la hauteur du quai en face de la voilerie Burgaud est de un mètre de plus, soit 3,7m NGF. Si on estime la lame d’eau sur le quai à 10cm, cela nous donne une hauteur d’eau réelle d’environ 3,8m, c’est à dire une surcote dans le port de Noirmoutier le 28 février 2010 de 3,8m moins 2,7m : environ 1,1m.

Pour visualiser ce que cela donne, cliquez ici.

Xynthia soulève la question de la construction en zone inondable

Après le passage de la tempête, la question de la construction en zone inondable est devenue d’une brûlante actualité!

Quelques exemples parmi tant d’autres:

Corse Matin du 1er mars : questions sur la construction en zones inondables

20 minutes du 2 mars : Après le passage de Xynthia, débat sur les zones inondables

Le Monde du 1er mars : La tempête Xynthia soulève la question des constructions en zone inondable

L’Express du 1er mars : Le gouvernement va revoir les règles de construction en zone inondable

Les Échos du 2 mars : La tempête Xynthia rouvre le débat sur l’urbanisation des zones inondables

Émission C dans l’air sur France 5 du lundi 1er mars (visible intégralement jusqu’au 7 mars, ensuite en résumé), intitulée « Trop près des côtes »

Et, pour la petite histoire, la solution géniale à tous nos problèmes préconisée la semaine dernière : un merlon anti-inondations sur la quatre-voies! Si Xynthia enterre ce projet, elle aura au moins servi à quelque chose.

Il serait édifiant de consulter de nombreux articles de ce blog, en tapant le mot « aléas » dans la fenêtre de recherche du menu de droite.

Pour identifier les zones inondables dans l’île, on peut télécharger ci-dessous des cartes établies pour la DDE en 2002 par la société SOGREAH, qui montrent l’aléa de submersion marine dans toute l’île de Noirmoutier.

Sur ces cartes, on distingue :

  • la zone des 100m derrière les côtes susceptibles de céder où l’aléa est qualifié de “fort“ ; c’est la zone quadrillée en rouge ;
  • en arrière, les zones où l’aléa est défini en fonction de la hauteur d’eau qui résulterait d’une brèche : si cette hauteur d’eau est supérieure à 1m, l’aléa est qualifié de “moyen à fort “ (c’est la zone hachurée en rouge) ; si la hauteur est inférieure à 1m, l’aléa est alors “faible à moyen“ (c’est la zone hachurée en jaune) ;
  • la zone « hors d’eau », guillochée en ocre.

Cet atlas constitue donc une base de connaissances sur les phénomènes en présence.

Ces cartes sont très détaillées (échelle de 1/25000), et les fichiers sont lourds. Le téléchargement risque d’être long! Mais si vous voulez savoir dans quelle zone se situe un endroit précis de l’île, vous pourrez le voir ici.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur la commune de Noirmoutier et le nord de la commune de l’Épine.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur le sud de la commune de l’Épine, et sur la commune de la Guérinière.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur la commune de Barbâtre.

Notre dossier “Catastrophes” (mis à jour en mars 2010) présente le problème de façon très complète, en particulier l’étude du cas de la surcote en 1999 (p.11).

Inondation au secteur de la Grande Passe

Ci-dessous: Vues des prés inondés du secteur de la Grande Passe.

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Ci-dessous: L’eau a traversé la route par un busage sans contrôle hydraulique et inondé les champs cultivés de l’autre côté de la route.

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Ci-dessous: Une buse sans aucun système de contrôle passe sous la route provoquant l’inondation des champs cultivés du secteur « Les Coëfs » et « Les Marais Neufs » à partir du secteur inondé de « La Grande Passe ».

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Ci-dessous: Vue à partir de la route menant à France Turbot (Bon Port) des prés et de la ferme inondée de La Grande Passe.

Nous ne connaissons pas encore la cause précise de l’ inondation dans ce secteur. L’eau a-t-elle passé par-dessus une digue de mer dans ce secteur récemment rehaussé ? Ou le mauvais état des digues de terre de l’estuaire de l’étier des Coëfs est-il en cause ? (cotes des ouvrages  trop basses, coupes pratiquées dans les talus par certains exploitants, mauvais entretien ou gestion défectueuse des ouvrages de prise d’eau ?)

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Ci-dessous: Vues de l’eau traversant la route menant à France-Turbot (Bon Port) Est-ce par là que l’inondation est passée vers le secteur de la Grande Passe ?

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Ci-dessous: Le long de la route menant vers France-Turbot (Bon-Port) le talus de la digue de terre Sud de l’Etier des Coëfs a été coupé par un exploitant ostréïculteur pour faciliter un accès direct à l’étier. Dans le coin de la pièce d’eau à droite on voit qu’un ravinement d’inondation a eu lieu par cet endroit. Cliché pris à 12h30.

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Ci-dessous: Vue de la même coupe à 17h45 Le talus de la digue de terre a été rebouché pendant la journée!

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Ci-dessous: Aspect de la digue de terre Sud de l’Etier des Coëfs à 200m plus au Nord dans le secteur de la Matte, la digue de terre est très haute à cet endroit.

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Ci-dessous: A partir de la digue Sud de l’Etier des Coëfs, vue vers l’Est du secteur inondé.

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Ci-dessous: Alors que ce secteur est totalement inondé, le busage de contrôle hydraulique de cette zone est laissé en situation de prise d’eau par défaut de gestion par le propriétaire ou l’exploitant de cette zone. (Clichés pris à 18h le 28 février.)

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Ci-dessous: Secteur de la Matte, rive Sud de l’Etier des Coëfs.
Ecluse intérieure de gestion en position fermée.

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Inondation au secteur Les Clouets

Ci-dessous: A l’entrée de Noirmoutier en l’Ile, le secteur des Clouets a été partiellement inondé, apparemment par le pont de la RD 948 et les chaussées de terre de la rive Nord de l’Etier de l’Arceau.

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(Cliquez sur les miniatures pour voir les photos)

Ci-dessous: A la marée haute suivante le dimanche 28 février dans l’après-midi, vue sur les chaussées de terre, fragiles protégeant le secteur de prés en partie urbanisé des Clouets voisinant l’estuaire de l’Etier de l’Arceau.
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Photos des inondations aux Sableaux

La résidence des Sableaux fait partie des secteurs d’urbanisation de l’île soumis à un aléa moyen à fort du point de vue du risque de submersion marine (sources DDE 85 Atlas SOGREAH 2000) L’inondation dont ce secteur vient d’être l’objet constitue une alerte sérieuse.

Ci-dessous: L’accès pompier à la plage des Sableaux, à l’extrémité du muret de protection, par où l’eau s’est engouffrée dans les allées de la résidence des Sableaux situées en contrebas de la route longeant la plage. Les débris à droite de l’arbre proviennent d’une cabine endommagée par la tempête, il ont été ramassés sur la plage.

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Ci-dessous: Vue d’une des trois allées par lesquelles l’eau a inondé ce secteur.

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Ci-dessous: Niveau de l’eau à 13h 40 après 9h 40 de pompage.

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Le pompage de ce secteur a duré de 4h  du matin à 15 h

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Ci-dessous: Vers 15h30 seules les traces en bas des murs,et quelques flaques témoignent de l’inondation.

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La stagnation de l’eau dans le jardin de cette villa montre que cette zone résidentielle doit sans doute revoir complètement son schéma d’évacuation des eaux pluviales.

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Le niveau maximal d’inondation semble avoir été dans ce secteur d’une trentaine de centimètres (voir ci-dessous).

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Ci-dessous: dans la partie la plus basse du secteur à environ 50 mètres en contrebas de la route, le pompage a été effectué pendant environ 11h dans un puisard recueillant l’eau provenant de rigoles cimentées servant à la collecte de l’eau pluviale de la zone.

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On peut faire l’hypothèse que l’association des copropriétaires de la résidence des Sableaux mette à l’ordre du jour de sa prochaine Assemblée générale la question de la protection contre la mer (équipement de protection amovible à créer pour l’accès pompier) et celle de la révision de son schéma d’évacuation des eaux pluviales (recreusement d’un réseau de fossés avec évacuation gravitaire).

Inondation au Fort Larron – photos

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La position de ce catamaran au Fort Larron témoigne de la très forte élévation du niveau de la mer à l’occasion d’une conjonction de plusieurs évènements exceptionnels: Chute exceptionnelle de la pression atmosphérique, très forte tempête, marée haute de fort coefficient. On comprend ici le rôle du muret de tête d’ouvrage, qui si il a été construit, témoigne qu’à l’époque de sa construction, on connaissait parfaitement la possibilité de ce risque de surcôte exceptionnelle.

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Un camping-car s’était garé la mauvaise nuit au mauvais endroit, il a été surpris par l’inondation.

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Ci-dessus: Au matin l’eau de la cuvette de Fort Larron s’écoule à travers la route vers le polder de Grand Müllembourg par deux tranchées pratiquées avec une pelleteuse.

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Ci-dessus: Vue sous un autre angle de l’eau traversant la route de Fort Larron et se déversant dans le polder de Grand Müllembourg.

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Tranchée pratiquée à la pelleteuse dans le chemin d’accès à la plage de Fort Larron permettant l’écoulement de l’eau vers le polder de Grand Müllembourg.

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Ci-dessus: reprofilage de la pente intérieure de la digue jacobsen, pour permettre l’évacuation du trop plein d’eau par le clapet d’évacuation du Grand Müllembourg.

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L’un des points par où la mer a envahi la cuvette dunaire de Fort Larron au niveau du chantier de stockage des pierres, face au bâtiment du Conservatoire du Littoral.

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Ci-dessus: Vue de la cuvette de Fort larron inondée à partir d’un des points d’inondation.

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Ci-dessus: Vues du deuxième point d’inondation, à l’angle terminal de la digue ancienne, au niveau de la plage du Fort Larron, à l’entrée de l’avant-port.

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Ci-dessus: Le muret a été emporté par la pression de l’eau.

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Ci-dessus : L’affouillement dû à l’érosion de l’inondation a mis à jour la pente intérieure pavée de l’ancienne digue de haut de plage.

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Ci-dessus: La cuvette inondée de Fort Larron formant un lac dans l’ancienne anse sablonneuse, l’eau s’évacue à basse mer à travers la digue, à sa base, creusant un canyon dans le sable du haut de plage.

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Ci-dessus: A basse mer écoulement de l’eau d’inondation par exfiltration à travers la digue.

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Ci-dessus: A basse mer au niveau des palplanches de la base de la digue, écoulement de l’eau d’inondation sous pression  par dessous les fondations.

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Ci-dessus : A marée basse, non loin du pied de digue dans le sable vaseux, plusieurs points de sorties de l’eau sous pression faisant sources témoignent de la fragilité du sous-sol sous la digue.

Inondations à Noirmoutier – nos photos inédites

Secteur le Pré des Bernes, Terrain Neuf, les Ileaux, les Retraites: photos prises le dimanche 28 février à 11h

Ci-dessous, vues du pont de la RD 948 vers le Pré des Bernes et le Terrain Neuf (cliquez sur les miniatures)

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Ci-dessous, une maison d’habitation inondée située dans le secteur du Pré des Bernes.

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Ci-dessous, une « caloge » traditionnelle au milieu des prés submergés.
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Ci-dessous, la totalité de ce secteur du Pré des bernes sous les eaux, les installations aquacoles du Terrain Neuf en arrière-plan.

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Ci-dessous, la route d’accès à la zone du Terrain Neuf, est entièrement submergée.

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Ci-dessous: Dans ce secteur inondé certaines parcelles émergent de peu de hauteur.

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Ci-dessous: Vue  vers le Nord du secteur ostréïcole des Retraites inondé. Dans ce secteur, un jeune exploitant déjà en difficulté du fait des mortalités d’huîtres avait réussi après beaucoup de difficultés à obtenir un prêt pour racheter du naissain. L’inondation a mis hors d’état de fonctionner l’ensemble de son matériel et de ses installations et dispersé toutes ses mannes d’huîtres. Il ne peut  maintenant compter que sur l’arrêté de catastrophe naturelle et l’indemnisation par l’assurance. Au premier plan, les matériaux de renforcement pré-positionnés pour le consolidement des digues de Retraites, travaux inachevés. On imagine que, à l’occasion de ces inondations catastrophiques, (mais malheureusement tout à fait prévisibles) les travaux de défense des digues estuariennes vont bénéficier d’un surcroît d’attention de la part des élus et des organismes financeurs.

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Ci-dessous: vue de la chaussée de terre très dégradée de l’estuaire de l’étier des Coëfs vers Bon Port.
A cet endroit comme à beaucoup d’autres endroits des estuaires des étiers de l’Arceau et des Coëfs, les digues de terre n’ont fait l’objet depuis très longtemps d’aucun travail d’entretien, de renforcement ou de rehaussement. A la prochaine surcote, à cet endroit comme dans d’autres secteurs, toute la zone en arrière-plan sera à coup sûr totalement submergée.

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Ci-dessous: Cabane ostreïcole inondée dans le secteur des Retraites

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Ci-dessous: Vue du secteur inondé des Retraites en direction de la zone commerciale. 14h après les surcôtes, l’eau arrive encore au niveau du chemin.

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Ci-dessous: Vue du secteur inondé des Retraites en direction de Noirmoutier, à l’arrière-plan, le Terrain Neuf.

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Ci-dessous: Au Sud du secteur ostréïcole des Retraites, au pied des matériaux de renforcements de la digue des Retraites. La laisse des déchets divers le long du talus témoignent que le niveau maximal de la submersion a pu être de l’ordre d’un mètre au-dessus du niveau observé en fin de journée le 28 février, 14h après l’inondation.

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Ci-dessous: Vue de la digue de terre de Terrain Neuf récemment rehaussée. A l’arrière-plan, la baie du Port.

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Ci-dessous: Vue des bassins aquacoles de Terrain Neuf lesquels n’auraient apparemment que peu ou pas souffert d’inondation.inondations19.jpg
Ci-dessous Un tuyau d’alimentation du Terrain Neuf provenant de l’étier des Coëfs. Ce tuyau a été déterré par l’inondation.

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À suivre….

Inondations

Comme nos lecteurs le savent sans doute, la tempête dans la nuit de samedi 27 à dimanche 28 février 2010 a occasionné des dégâts importants en Vendée (voir par exemple cet article de Ouest France).

Nous ne déplorons pas de décès à Noirmoutier; mais il y a eu de très importantes surcotes avec inondations à différents endroits de l’île lors de l’exceptionnelle chute de pression avec très forte tempête au moment d’une marée haute de vive-eau avec coefficient de 102.

En raison de cette surcote importante, l’eau est passée par dessus les digues dans la zone aquacole et ostréïcole, à la fois par l’estuaire de l’étier de l’Arceau et par celui des Coëfs. Certains points faibles trop bas, pont de la D 948, écluses, coupes dans les chaussées faites par ostréïculteurs, ouvrages hydrauliques traversants mal gérés, ont également laissé passer beaucoup d’eau.

Les dégâts à certaines exploitations conchylicoles et aquacoles de la zone de Terrain Neuf et des Ileaux sont susceptibles d’être importants.

Au Fort Larron deux passages d’eau très importants avec très forts affouillements des ouvrages anciens (muret, chemins empierré) ont eu lieu par dessus les ouvrages, l’un au niveau du Fort Larron, l’autre 200m plus à l’Est. Toute la partie basse entre Fort Larron et la mer a été remplie, deux tranchées ont été creusées à la pelleteuse pour permettre l’évacuation d’une partie de cette eau vers le polder de Grand Müllembourg.

Aux Sableaux, tout un quartier inondé (environ 30 cm) en contrebas du muret. L’eau est passée par l’accès pompier, au bout du mur côté Bois de la Chaize, où le mur s’arrête, et s’est engouffrée par trois allées vers les villas en contrebas. L’eau a été pompée dimanche de 4h du matin  à 15h vers l’évacuation pluviale.

Une inondation a eu également lieu par le quai du port de Noirmoutier devant chez Burgaud et sur la place d’Armes. Le premier marais salant du polder du Petit Müllembourg a été inondé par  de très grandes quantités d’eau provenant principalement du quai du port et par des surcotes par dessus la digue Jacobsen. Ces surcotes ont créé des « coulons », effondrements importants de la terre de la pente intérieure à différents endroits.

Le marais salant de Bonne Pogne, voisin de l’estuaire de l’Etier des Coëfs, a subi des pertes importantes dû aux inondations de l’ensemble de l’exploitation par des surcotes par dessus les points bas des chaussées de terre, assez fragiles et non entretenues dans cette zone située juste avant l’écluse de cet étier. Les bas des tas de sel stockés sur les bossis de ce marais ont subi des pertes du fait de la dissolution de la base des tas de sel par l’élévation très importante du niveau de l’eau.

La Communauté de communes tiendra une réunion exceptionnelle le 3 mars pour discuter de la sécurité des populations face à la mer. Vous serez informés en lisant le blog. Entretemps, on peut lire les réactions du Président de la Communauté de communes dans un article de Ouest France, en cliquant ici.

Nous mettrons des photos sur le blog dans les heures qui viennent.

Entre le Bouclard et les Ileaux

Reportage photos du 21 février le long des digues orientales entre le Bouclard et les Ileaux.

Chacun d’entre nous a pu suivre ces travaux à distance depuis plusieurs mois à travers les pancartes ou documents d’information et les innombrables camions de terres ou de rochers transitant par les routes. Il nous a semblé intéressant d’aller nous promener dans ce secteur peu connu du public jusque là réservé à de très rares promeneurs. La visite s’est effectuée le long des ouvrages de défense à partir de l’écluse du Bouclard jusqu’à la jetée des Ileaux sur un parcours d’environ 2500 mètres de digues, la majeure partie de ce parcours ayant fait l’objet de travaux récents de consolidation et de rehaussement.

Les noms des ouvrages successivement rencontrés: Digue de Bouclard (230m), Digue de l’Anglée (175m), Digue de Jubert (530m), Digue de Bremaud (400m), Digue du Clouet des Ileaux (470m), Digue des Ileaux (1200m).

bi-plan.jpg Pour voir un plan des lieux, cliquez sur la miniature.

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Ci-dessus, vue de l’écluse intérieure du coëf de l’ancienne zone salicole du Bouclard, aujourd’hui conchylicole.

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Ci-dessus, vue vers la vasière au niveau de l’exutoire du coëf du Bouclard. On voit bien que le niveau d’évacuation gravitaire est largement en dessous du niveau de la vasière. L’eau y a creusé un lit sinueux. C’est pourquoi il est essentiel, dans ce genre de situation, d’effectuer des chasses (hydrocurages par manoeuvres de « garde » lors des vives eaux, suivies de lâchers d’eau à marée basse).

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Ci-dessus, vue des digues du Bouclard et de l’Anglée avec à l’arrière-plan la digue de Jubert. Les travaux de consolidation des digues ont créé une « marche » extérieure, passage bétonné permettant l’accès du public. Nous avons rencontré plusieurs couples de promeneurs comme nous très intéressés de ce nouvel itinéraire de découverte. Ce site de promenade permettant de découvrir l’identité historique et technique d’une île conquise et défendue contre la mer, est sans doute promis à un bel avenir. Il faudra peut-être surveiller sa dangerosité en cas de tempête. Ce passage, s’il est durablement ouvert au public, va créer un « regard » nouveau du public sur les zones conchylicoles et aquacoles et donc modifier considérablement la « perception » paysagère de ces zones.

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Ci-dessus, vue d’une exploitation conchylicole riveraine des digues de Jubert-Bremaud. Il semble que, malgré les informations alarmantes sur l’environnement sanitaire de l’ostreïculture (fortes mortalités) des installations professionnelles à fort investissements ont toujours lieu. Ici, on voit des travaux d’agrandissement de bâtiments en cours sur une exploitation, les bassins ayant fait l’objet d’une importante campagne de travaux de curage et de réaménagement hydraulique. Les piquets avec fil de fer barbelé au premier plan témoignent d’une préoccupation importante et nouvelle créée par ce nouvel accès par la digue, d’éviter l’accès aux exploitations.

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Ci-dessus, l’exutoire en mer du coëf de prise et d’évacuation de cette exploitation conchylicole. Situé à environ 20 mètres, pour aller au delà de la sédimentation naturelle de cette zone en forte accrétion. L’exploitant a même dû creuser un canal d’évacuation de plusieurs dizaines de mètres dans la vasière pour pouvoir évacuer.

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Cette zone de la digue de Bremaud est dans un secteur à forte sédimentation présentant l’existence d’un « schorre ». Le « Schorre » est la partie supérieure des étendues intertidales (comprises dans la zone de balancement des marées ) faites de sédiments fins accumulés par les pleines mers et couvertes d’un tapis végétal halophile (plantes spécifiquement adaptées aux milieux salés). On voit ici le rôle potentiel des algues dans la sédimentation.

(à suivre…)

Jetée Jacobsen : suite du photo-reportage

Les photos ci-dessous ont été prises le 17 février.

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Ci-dessus, vue de la pente intérieure de la jetée, Grand Müllembourg. Environ 200 mètres d’enrochement ont été réalisés.

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Ci-dessus, Grand Müllembourg, trappe intérieure du coëf de prise d’eau après achèvement des travaux de pose du nouveau busage.

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Ci-dessus, vue de la tête de digue  et de sa pente extérieure refaite après remplacement du busage.

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Ci-dessus, la vieille porte intérieure du coëf de l’Etier de Ribandon, tristement vouée à la destruction et à l’oubli (photographiée en place dans notre précédent reportage).

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Le Coëf maçonné de l’Etier de Ribandon a perdu sa vieille porte. Nous ne savons pas si une nouvelle porte est prévue.

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Ci-dessus, la pente extérieure de la chaussée, côté mer, au niveau du clapet du coëf de l’étier de Ribandon.

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Au dessus de la voûte du coëf de Ribandon, un coffrage a été réalisé pour renforcer le coeur de la chaussée. A droite on voit le muret maçonné qui renforce le sommet de la digue côté mer. La coupe laisse apparaître les couches successives d’empierrement sous le bitume.

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Vue à partir de l’étier de Ribandon vers le Petit Müllembourg. Les travaux d’enrochement intérieur ont commencé.

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Ci-dessus, détail de la réalisation vu du haut de la digue: On distingue bien le géotextile et la couche de petites roches stabilisant la base de l’enrochement lourd.

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Vue du début du chantier d’enrochement de Petit Müllembourg à proximité de l’étier de Ribandon.

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Le froid tombe avec le soir, dans les dernières lueurs du soleil, il n’y a pas de vent. Sous cette belle étendue d’eau, sous la vase de l’avant-port, entre les membrures enfouies du cimetière des vieux bateaux, dorment des souvenirs…

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…et des secrets, que connaissent peut-être ces oies Bernaches qui s’envolent.

Travaux sur la Jetée Jacobsen (suite du reportage photo)

 Ci-dessous, des photos prises aujourd’hui sur la Jetée Jacobsen.

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Ci-dessus, le matériel utilisé pour les travaux.

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Ci-dessus, vue de la trappe intérieure du Grand Müllembourg après finition.

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Ci-dessus, les plaques métalliques constituant le plateau de travail de la pelleteuse d’enrochement.

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Ci-dessus, 80 mètres d’enrochement ont été réalisés sur la pente intérieure. Pendant le travail, de nombreuses pierres sont tombées sur la pente extérieure.

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Ci-dessus, travaux de remplacement du busage de prise d’eau du Grand Müllembourg, 40 mètres à l’Est de l’Etier de Ribandon. Coupe de la digue au trois-quart remblayée après pose d’un busage plastique renforcé de 630mm.
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Ci-dessus, vue de la pente extérieure de la digue après pose du nouveau busage.

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Ci-dessus, le clapet extérieur.

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Ci-dessus, vue du chantier côté polder. L’épaisseur de la digue est à moitié ouverte. Les éléments de busage et le tablier en béton qui portera la trappe intérieure attendent leur pose définitive.

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Après de longues années de bons et loyaux services la porte à crémaillère ci-dessus mériterait de plus honorables funérailles!
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Travaux sur la Jetée Jacobsen

Si vous aimez à vous promener le long de la Chaussée Jacobsen, vous allez être privé d’un plaisir pendant quelques semaines : la jetée est interdite à toute circulation pendant la durée des travaux.

Voici notre reportage photo, réalisé mercredi dernier, 3 février.

jacobsen-1.jpg Ci-dessus, les derniers travaux de remblaiement suite au remplacement du coef de vidange du Grand Müllembourg, tout au bout de la jetée, avant le fort Larron. Ce coef (terme noirmoutrin désignant les canalisations hydrauliques traversant les digues de mer) servait autrefois pour l’évacuation des eaux de cette zone salicole.

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Ci-dessus, détail du système de contrôle intérieur Ventelle coulissante à crémaillère.

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Ci-dessus, vue du clapet côté mer. La digue, d’une cinquantaine de mètres de largeur à ce niveau a été ouverte, un tuyau de 800mm a été posé à côté de l’ancien coef en pierre de section rectangulaire, postérieurement prolongé de busages en ciment. Le passage sous-pierre a été rebouché afin qu’il ne constitue pas un point faible caché.

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Ci-dessus, la totalité de la pente intérieure de la jetée a été débroussaillée, les troncs de tamarin tronçonnés ou arrachés.

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Sous le poids des allées et venues des engins de chantier (pelleteuses, camions), les fissures du revêtement de bitume montrent le tassement du sol et la fragilité de l’ouvrage.

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La bande enherbée côté mer a été décaissée par endroits, mettant en évidence la tête maçonnée et l’épaisseur des couches successives de bitume.

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La pelleteuse, avec son bras de quinze mètres, en train de décaisser environ un mètre d’épaisseur de terre meuble sur la pente intérieure.

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Ci-dessus, au premier plan, la planche-gabarit de bois indiquant au pelleteur le bon angle pour la pose de  l’enrochement. En haut à gauche les planchers métalliques de 10 mètres de large permettent à la pelleteuse d’avoir une assise stable et une meilleure répartition du poids. A l’arrière, l’enrochement en cours de réalisation.

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Après décaissement, pose d’un géotextile, de pierraille, puis de roches. Le 3 février, 40 mètres d’enrochements ont déjà été réalisés, 100m à l’Est de l’étier de Ribandon.

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Ci-dessus, la vieille porte intérieure du coef de Ribandon, entièrement maçonné. Les enfants y allaient jouer et pêcher autrefois.

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Ci-dessus, l’escalier fait de pierres en saillie permet de descendre manoeuvrer et entretenir le clapet de la porte extérieure.

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La ferraille à la mer, ça fatigue dur, des gonds en inox sont les bienvenus!

Travaux d’enrochement

Dans un article du 10 décembre, nous avons montré des photos des travaux entrepris d’urgence pour poser des enrochements devant la dune aux Éloux.

La photo ci-dessous montre la situation hier après-midi sur la plage nord où les pieux hydrauliques se déchaussent sous l’effet d’un épi perpendiculaire. Un enrochement a été posé devant la dune qui s’effondrait.

enrochement éloux

Nous avons publié à plusieurs reprises sur ce blog des photos de cet endroit, que vous pourrez voir en lisant les articles classés dans la catégorie « défense contre la mer », accessibles en cliquant sur le lien en tête de cet article, ou celui dans la liste à droite.

En particulier, cet article du 27 août 2009 montre bien la différence d’efficacité entre les ganivelles hydrauliques au sud et celles au nord.

Nous écrivions à l’époque:

Le bureau d’études auquel on avait demandé de se pencher sur ce problème a conclu que cette érosion intempestive était due à un épi situé en extrémité Nord qui, en accroissant l’agitation provoquée par la houle, accentuait la mise en suspension du sable qui repartait ainsi vers le bas de plage. Les spécialistes recommandaient que cet épi soit supprimé.

Cette étude qui a coûté très cher au contribuable est maintenant vieille de presque deux ans ; rien n’a été fait.

Cherche-t-on des arguments tendant à prouver l’inefficacité des ganivelles afin de revenir – pour des raisons qui restent mystérieuses – aux enrochements? Quoi qu’il en soit, il semblerait urgent que les élus noirmoutrins prennent en compte les progrès de la connaissance des causes de l’érosion des plages, et des remèdes que l’on peut y apporter.

L’épi incriminé est toujours en place. L’enrochement qui vient d’être posé va sans doute provoquer une augmentation de la turbulence, les pieux vont être progressivement déchaussés et finiront par tomber. La plage disparaîtra.
Lorsque l’île de Noirmoutier ressemblera à Fort Boyard, le danger de submersion marine sera écarté, et nous n’aurons pas besoin de plan de prévention de risques naturels prévisibles!

Fort Boyard

Le plan de prévention de risques naturels

La Loi du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l’environnement est mieux connue sous le titre de Loi Barnier, de Michel Barnier, Ministre de l’Environnement du gouvernement Balladur à l’époque.

La  Loi Barnier institue les principes généraux du droit de l’environnement et une série de nouvelles exigences.

En particulier, le Titre II contient des dispositions relatives à la prévention des risques naturels; le Chapitre 2 de ce Titre (article 16 à 22) traite des plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPRNP).

Le PPRN n’est pas un programme de travaux qui viserait à empêcher les inondations ou tout autre évènement naturel de se produire. Son objet est de délimiter les zones exposées directement ou indirectement à un risque et d’y réglementer l’utilisation des sols. Cette réglementation va de l’interdiction de construire à la possibilité de construire sous certaines conditions.

L’élaboration des PPRN est une compétence de l’Etat. Les collectivités concernées sont consultées. Le projet est soumis à enquête publique.

Comme le précise la fiche d’un dossier de presse gouvernemental de 2007 téléchargeable en cliquant ici, les PPRN ont pour objectif de maîtriser l’urbanisation dans les zones à risques et de réduire la vulnérabilité des populations et des biens existants.

À Vivre l’île 12 sur 12, nous sommes convaincus que notre île a besoin d’un plan de prévention de risques naturels.  Nous attirons l’attention sur le danger de submersion marine depuis de nombreuses années: nous en avons fait le thème de notre stand au Forum des Associations en 2007, et nous réclamons ce PPRN depuis 2003.

La Présidente et un autre membre du CA, Jean-Louis Eugène, participent au Comité de Pilotage du PPRN. Nous y avons été félicités pour notre travail sur les dossiers sur les catastrophes et cataclysmes, et sur le bassin versant du nord de l’île, qui sont utiles au bureau d’études retenu par le Préfet. Jean-Louis Eugène, l’auteur de ces dossiers, a préparé un mémoire sur le plan de prévention des risques qui a été très bien reçu.

Comme nous l’avons prévu dans notre article du 18 septembre 2008 : « La création de ces PPRN noirmoutrins va soulever certainement beaucoup de commentaires car, dans notre île située en grande partie sous le niveau de la mer mais où les transactions immobilières sont une importante source de revenu, les enjeux financiers vont être considérables. »

Et en effet, après avoir commandé une contre-étude – celle commencée par le Préfet ne leur ayant pas plu – les élus réclament maintenant une troisième étude au Conseil Général pour les soutenir. Ces trois études sur le même sujet sont bien entendu payées par le contribuable! Affaire à suivre, donc.

Pour lire le compte rendu du Courrier Vendéen de la réunion publique sur le PPR tenue en octobre 2008, cliquez ici.

Il y a dix ans : Erika (bis)

Le dixième anniversaire du naufrage de l’Erika était marqué dans les colonnes du Journal du Dimanche, qui publie un article dans son numéro du 12 décembre, lisible sur le site internet du journal en cliquant ici. La page contient aussi des liens vers d’autres articles pertinents, sur le procès de Total.

Outre la pollution, cette catastrophe a eu d’autres effets néfastes, dont l’érosion importante de la plage due au nettoyage.

« Dans l’urgence, la dépollution a privé les plages de plus de 200.000 tonnes de sable et de galets. Cela a favorisé l’érosion du littoral. » explique le géomorphologue Paul Fattal, directeur de l’Institut de géographie et d’aménagement régional de Nantes.

Comme le dit notre présidente, Marie-Thérèse Beauchêne, citée dans l’article du Journal du Dimanche : « Une plage n’est pas faite pour être balayée tous les jours! »

À Noirmoutier, on a parfois l’impression d’être passé de l’autre côté du miroir avec Alice!

 

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Or, le Morse et le Charpentier
S’en allaient tous deux côte à côte.
Ils pleuraient à faire pitié
De voir le sable de la côte,
En disant : « Si on l’enlevait,

Quel beau spectacle ce serait ! »


« Sept bonnes ayant sept balais
Balayant pendant une année
Suffiraient-elles au déblai ? »
Dit le Morse, l’âme troublée.
Le Charpentier dit: « Certes non »,
Et poussa un soupir profond.

Les dunes du Morin aux Éloux

Visite de terrain le 6 et le 8 décembre 2009.

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Le dimanche 6 décembre 2009. Ci-dessus, vue vers le port de Morin à partir de la cale du moulin de la Bosse; dune fortement attaquée.

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Comme toujours, une très forte érosion à proximité de l’enrochement.

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Vue vers le sud à partir de la cale du moulin de la Bosse. La hauteur de l’enrochement par rapport à la plage est d’environ 6 mètres. Le trait de côte est complètement artificialisé, la plage est horizontale, on ne peut s’y promener qu’à marée basse. L’accès y est limité et il faut aimer l’escalade.

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En avançant vers la cale St Jean, cette partie est plutôt en accrétion.

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Vue de la plage de la Martinière (au droit de la rue du même nom): forte érosion. La passerelle d’accès pend dans le vide. La dune est haute mais étroite. Le village est à une trentaine de mètres derrière.

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La première maison sur la dune n’est pas loin. Plusieurs mètres de sable ont été attaqués.
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Deux jours plus tard, le mardi 8 décembre, le sable devant la capitainerie du port de Morin part en voyage…

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… Cap au sud, plage de la Martinière.

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L’enrochement est prolongé vers le sud de la plage après réensablement du pied de dune, pose d’un géotextile et lit de cailloutis.

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Retour à la visite de terrain le dimanche 6 décembre.

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Cale de l’Océan. La différence de hauteur de plage de part et d’autre est impressionnante (plus de 6 mètres). C’est à dire qu’il n’y a pas de transfert d’un « casier » vers l’autre.

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Vue de la plage des Eloux du Nord vers le Sud. Enrochements, pieux hydrauliques et à l’arrière-plan, la dune fortement attaquée.

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À l’extrémité Nord de la plage, contre l’enrochement. La hauteur de la falaise de sable attaquée est d’environ 7 mètres.

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Dans ce cul de sac où l’énergie de la mer est renvoyée par l’extrémité de l’enrochement, les pieux hydrauliques ne peuvent jouer leur rôle et commencent à se déchausser.
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Vue vers le Sud. Des arbres entiers sont tombés.

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Un bosquet de chênes est prêt à tomber. Sur la plage, l’ombre des pieux hydrauliques déchaussés.

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Vue de la falaise érodée vers le Nord. Au premier plan, le restant de la dune de très faible hauteur est très étroit.

La dune
Vue de la plage des Eloux vers le Sud. L’extrémité Sud de la plage est en accrétion.

Nous avons déjà publié dans ce blog des photos de ces plages, qui permettent de constater l’évolution. Par exemple, pour un article de décembre 2007 avec des photos du nord de la plage des Éloux, cliquez ici; pour un article de mars 2008, cliquez ici; pour un article de février 2009, cliquez ici; pour un article d’août 2009, cliquez ici.

L’estran à l’Hommée

La pointe de l’Hommée se trouve au Sud Ouest de la plage de Luzéronde. Depuis quelques semaines, les conditions météorologiques se déchaînent: de forts vents d’Ouest-Sud-Ouest, une pluviométrie importante, des houles fortes. Autant de facteurs potentiels d’érosion littorale donnant l’occasion d’observer l’état de l’estran sur un point  fragile de la côte Ouest de l’île. Lorsque certains citoyens ou élus insulaires doutent de l’efficacité des défenses douces, c’est aussi l’occasion de rendre visite aux doubles rangées de pieux hydrauliques qui font  désormais partie intégrante du paysage de notre île.

L’Hommée

Ci-dessus, le profil de la plage est attaqué en arrière des pieux mais la majeure partie de la masse de sable du haut de plage est sauve.

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Ci-dessus, à quelques mètres de la jonction des deux doubles rangs de pieux créant une ouverture, une microfalaise dans la partie sud montre une érosion plus forte.

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Ci-dessus, vue générale du profil de plage vers le Sud. A l’exception de cette microfalaise, la pente est régulière et légèrement convexe.

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Ci-dessus, à travers les branchages-ganivelles installés par l’Office National des Forêts, on voit nettement la végétation qui repousse, fixant la dune.

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Ci-dessus, revégétalisation en avant des piquetages et grillages de protection.
La présence d’oyat, de chiendent des sables, et d’euphorbe maritime, espèces pionnières des sables nus, témoignent d’une phase de sédimentation du haut de plage en arrière des pieux hydrauliques.

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Ci-dessus, détail de la fonction de sédimentation éolienne de l’euphorbe maritime. Une microdune se forme sous le vent de la plante pionnière.

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Ci-dessus, les déchets d’écorces des tronc de pins arrachés par la mer aux pieux hydrauliques fixent également le sable. C’est ici qu’on comprend l’utilité d’une laisse de mer en haut de plage.

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Pointe du Devin. Ci-dessus, l’ancien éperon en pierre XIXème regarni en béton et enrochements fin XXème. Les vagues sont du XXIème siècle.

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29 novembre, 17h00 il commence à faire froid, vent Sud Ouest force 4-5, le soir vient tôt. À un moment, la lumière est magnifique, comme dans une gravure de Rembrandt, parce qu’elle traverse une trouée au milieu d’immenses formations nuageuses. La mer semble bouillonner sur les brisants des Boeufs. Pour l’instant l’océan ne cherche pas encore à nous manger.
De toute façon, si l’Antarctique fond, on ne verra plus que les antennes émerger en haut du château d’eau route de l’Herbaudière.

Les ganivelles des Éloux : la réponse de la Communauté de communes

Le 23 septembre dernier, nous avons écrit au Président de la Communauté de communes afin d’attirer son attention sur les effets néfastes de l’épi qui est à l’origine du dysfonctionnement des ganivelles hydrauliques au nord de la plage des Éloux.

Nous avons reçu une réponse, datée du 20 octobre, dans laquelle le Président nous remercie vivement de nos réflections. Il admet que la présence de l’épi explique probablement l’échec des pieux hydrauliques.

La Communauté de communes prépare un dossier pour les services de l’État, afin d’obtenir les financements pour couvrir les travaux nécessaires . « Compte tenu de l’ampleur des travaux à réaliser, » nous écrit Monsieur Faucher, « il est important que nous puissions travailler en étroit partenariat avec l’ensemble des intervenants habituels en matière de défense contre la mer.

« Il me semble qu’il serait utile, » poursuit-il, « que nous puissions nous rencontrer pour évoquer ce sujet particulièrement important et que vous puissiez me faire part de vos observations et des préconisations, étayées par des observations scientifiques, pour que nous puissions ensemble porter toute l’attention requise à cet enjeu majeur pour notre territoire qu’est la défense contre la mer. »

Vivre l’île 12 sur 12 est concernée depuis plus de 20 ans par le problème de la défense de notre île contre la mer et par les choix qui ont été faits dans ce domaine. Il nous semble que certains de ces choix ont privilégié des intérêts économiques ou politiques à court terme et se sont affranchis de toutes les études scientifiques. Notre association n’a pas de contraintes de ce genre et nous pouvons apporter aux décideurs les compétences de citoyens uniquement soucieux de développement durable.

C’est pourquoi nous nous réjouissons de l’invitation du Président de la Communauté de communes à une rencontre, que nous acceptons bien volontiers; nous souhaitons même que cette rencontre ne soit pas un événement isolé, mais qu’elle devienne régulière.

En écrivant en ce sens à Monsieur Faucher, la Présidente de Vivre l’île 12 sur 12 ajoute que nous considérons aussi que nous sommes tout à fait aptes à participer, au titre d’association agréée de défense de l’environnement, au Comité de suivi et de surveillance des travaux et du milieu naturel mis en place par Monsieur le Préfet de la Vendée dans son arrêté n° 07 DDE-171 du 18 juillet 2007.

Nous espérons que la Communauté de communes prendra rapidement contact avec les membres de la commission « Défense contre la mer » afin d’organiser notre collaboration.

Les ganivelles des Éloux

Dans le Courrier Vendéen du 27 août, un dossier sur la défense contre la mer : dans la photo illustrant l’article ci-dessous, on dirait que Monsieur Faucher montre à Madame Collier l’endroit précis où les ganivelles hydrauliques semblent inefficaces pour protéger le trait de côte.

Courrier vendéen du 27 août 2009

Le 23 septembre, nous avons écrit à Monsieur Faucher, Président de la Communauté de communes, pour lui demander quelles mesures allaient être prises pour éviter la destruction de la dune au niveau de l’épi rocheux qui, en augmentant la turbulence, empêche la déposition du sable. Notre lettre est illustrée de photos, et fait référence aux articles du blog qui évoquent ce problème.

Vous pouvez lire ci-dessous le texte de notre lettre :

Monsieur le Président,

Un article du Courrier Vendéen du 27 août 2009 rend compte de votre souci permanent de défendre l’île de Noirmoutier contre les attaques de la mer (Dossier de la rédaction « Défense contre la mer dans le Nord-Ouest Vendée »). C’est pourquoi nous nous permettons d’attirer votre attention sur les effets néfastes d’ouvrages anciens, que d’ailleurs vous semblez pointer du doigt sur la carte de l’île que vous regardez avec Madame Collier dans la photo illustrant l’article du Courrier Vendéen.
Vous vous souviendrez que la Communauté de communes a adopté le 14 septembre 2006 les conclusions d’une étude concernant la dune des Éloux, que nous résumons ci-dessous :

  1. La priorité doit être donnée au rechargement en sable : les quantités prévues au regard de la situation actuelle sont insuffisantes. Elles devront être doublées. La granulométrie appropriée existe à la Fosse, mais la grande quantité de sable prélevée récemment ne permet plus de nouveaux prélèvements avant le rechargement naturel de la plage.
  2. Le perré bas devra être enlevé : même recouvert par du sable son effet sera néfaste. (NB. : Ce perré a été enlevé entre temps.)
  3. Les épis en enrochement prévus auront un impact négatif. Il déstabiliseront le trait de côte. L’épi actuel dit des Éloux devrait être remis en question après une étude de l’effet de sa suppression sur les casiers de sable en amont. (Le conseil communautaire avait en son temps décidé de ne démonter que les planches horizontales pour des raisons mystérieuses.)
  4. Les ganivelles hydrauliques seront installées à titre expérimental : il faudra contrôler leur efficacité.

Recommandations:

  • actualiser les données bathymétriques dans les zones où elles sont insuffisantes,
  • affiner la topographie des platiers rocheux,
  • actualiser les données de houle,
  • intégrer dans le modèle le port de Morin et tous les épis ainsi que les perrés bas,
  • revoir le projet de protection de la cellule hydraulique entre le port de Morin et la pointe de la Loire.

L’installation des ganivelles hydrauliques sur la plage des Éloux a commencé en octobre 2006. Nous vous suggérons de consulter le site internet de notre association, www.12sur12.org, où vous trouverez, en choisissant la catégorie « défense contre la mer », toute une série d’articles démontrant, photos à l’appui, l’efficacité complète de ces ganivelles hydrauliques sur la partie sud de la plage. Malheureusement, ces mêmes photos montrent également une érosion aggravée au nord.
Notre article du 6 décembre 2008 commente les photos en ces termes:

« On constate aussi que la dune à cette extrémité Nord de la plage est mal protégée par les ganivelles et que de grands pans de dune s’affaissent. Une étude a donc été demandée pour essayer d’expliquer les causes de ce dysfonctionnement des ganivelles hydrauliques. Les spécialistes de l’érosion des plages d’un bureau d’études coûteux ont étudié soigneusement la configuration de la plage et le régime des houles et ont conclu que cette érosion intempestive était due à un épi (voir photo ci-dessus) situé en extrémité Nord qui, en accroissant l’agitation provoquée par la houle accentuait la mise en suspension du sable qui repartait ainsi vers le bas de plage. Le bureau d’études recommandait que cet épi soit supprimé. En même temps que cette suppression, il fallait retenir le sable des plages amont.
Cette étude qui nous a coûté cher est maintenant vieille de plus d’un an. Rien n’a été fait.
C’est de l’argent jeté par les fenêtres. »

Les photos datant de la fin du mois d’août 2009 sont affligeantes: nous vous invitons à consulter les articles de notre blog daté du 27 et du 28 août 2009, afin de vous en convaincre.
Il nous semble urgent de prendre des mesures avant l’arrivée de l’hiver afin de protéger cette plage et la dune qui s’effondre.
Comme vous le dites si justement dans l’article précité, notre rôle : « consiste [..] à entretenir les protections naturelles existantes, comme les dunes. Notre rôle est d’aider la nature à se protéger et à nous protéger. »
Nous vous serions reconnaissants de nous communiquer les mesures que la Communauté de communes compte prendre afin d’éviter la destruction de la dune des Éloux au niveau de l’épi incriminé.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma haute considération.

La Présidente :

M. T. Beauchêne

Un peu de lecture

Roland Paskoff, qui est mort en 2005,  était un universitaire français, géographe, géomorphologue, spécialiste du littoral. Parmi ses ouvrages, ce petit livre (58 pages) qui s’adresse à des non-spécialistes: Les plages vont-elles disparaître?, publié dans la collection « Les petites pommes du savoir » par les Éditions Le Pommier (ISBN-13: 978-2746502383).

Au sommaire :

  • La nature des plages
  • L’érosion des plages
  • Les remèdes à l’érosion
  • Vivre en harmonie avec les plages
  • “Les plages vont-elles disparaître?”

    Paskoff nous apprend ce qu’est une plage, et quels en sont les traits charactéristiques; il nous explique pourquoi les plages sont menacées, et mesure notre part de responsabilité. Il propose des mesures de sauvegarde qui impliquent de composer avec l’action de la mer plutôt que de s’y opposer.

    Un ouvrage un peu plus détaillé, écrit en collaboration avec Christine Clus-Auby et publié après le décès de Roland Paskoff est « L’érosion des plages : les causes, les remèdes » édité par l’Institut Océanographique de Monaco (ISBN-13: 978-2903581473). Il s’agit d’une introduction très dense et rigoureuse, mais abordable, à l’étude du phénomène de l’érosion des plages, avec d’abondantes photos, diagrammes et illustrations.

    L’érosion des plages : les causes, les remèdes

    Vous aurez l’occasion de parcourir ces ouvrages, parmi d’autres, lors du Forum des associations organisé par le Centre Social Grain de Sel dans les locaux de l’ancien Lycée des Sorbets le dimanche 20 septembre de 10h30 à 17h30, où Vivre l’île 12 sur 12 aura son stand.

    Parfois la cause de l’érosion d’une plage saute aux yeux. Par exemple, les plages au sud du Port de Morin se dégraissent de façon dramatique depuis la construction du port. Le diaporama, téléchargeable en cliquant ici, produit par l’association La Vigie, dont l’objectif est d’informer sur les dangers et problèmes que pose le projet de port à la Normandelière, à Brétignolles sur mer, montre très clairement cette évolution (voir aussi notre article du 13 février 2009).

    La dune abîmée

    La photo ci-dessous nous a été envoyée par un correspondant qui nous écrit : « Voici l’état de la dune sur la plage de l’Épine (derrière les ganivelles) dans l’après-midi du samedi 23 août (marée d’un coefficient de 105). On voit que des arbres sont tombés. »

    La dune le 23 août 2009

    Nos photos montrent que les ganivelles hydauliques sont efficaces plus au sud; mais il faudrait d’urgence prendre des mesures pour protéger le nord de la plage avant les tempêtes de l’hiver.

    La défense douce

    Dans son numéro du 12 août, Le Monde publie un article sur la défense contre la mer sous le titre : « Des solutions douces pour un littoral fluctuant »  (article lisible jusqu’au 12 septembre en cliquant sur ce lien).

    L’article attire l’attention sur un phénomène que nous avons observé à Noirmoutier : les effets pervers des moyens lourds de défense contre la mer.

    « Aujourd’hui, la communauté scientifique porte un regard quasi unanime sur les politiques de gestion du « trait de côte » menées ces dernières décennies : « Jusqu’à une période récente, on essayait de se barricader derrière des digues, des brise-lames, des enrochements », constate Frédéric Uhl, chef du bureau du littoral et du domaine public maritime naturel au ministère français de l’écologie. « En installant des ouvrages de défense contre l’érosion, on n’a fait que déplacer celle-ci », complète Paolo Antonio Pirazzoli, directeur de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Les exemples abondent dans le monde entier d’épis ou de digues construits pour protéger une plage et qui n’ont eu pour effet que d’accélérer l’érosion des zones voisines. »

    De nombreuses études scientifiques ont montré que, si les perrés et enrochements peuvent stopper le progrès de la mer vers les terres, la plage a tendance à disparaître devant ces ouvrages. C’est ce que nous observons sur la côte ouest de Noirmoutier, au niveau de la Guérinière et de l’Épine.

    Fin 2006,  des ganivelles hydrauliques ont été installées sur la plage des Éloux. Nos photos prises en novembre  et décembre 2006 peuvent être comparées à celles de jeudi dernier, 20 août, visibles ci-dessous.

    Ganivelles 20/8/2009

    Ganivelles 20/8/2009

    Ganivelles 20/8/2009 (3)

    Ganivelles 20/8/2009 (4)

    Ganivelles 20/8/2009 (5)

    Des pieux qui dépassaient d’environ 1 mètre 50 sont pratiquement enterrés.

    Mais, comme nous l’avons expliqué à plusieurs reprises, et en particulier dans ce billet du 6 décembre 2008,   la situation évolue différemment à l’éxtrémité nord de la plage, où l’on constate que le sable s’en va au pied des ganivelles et que la dune est mal protégée (voir ci-dessous).

    Ganivelles 20/8/2009 (nord de la plage)

    Ganivelles 20/8/2009 (nord de la plage - 2)

    Ganivelles 20/8/2009 (nord de la plage - 3)

    Le bureau d’études auquel on avait demandé de se pencher sur ce problème a conclu que cette érosion intempestive était due à un épi situé en extrémité Nord qui, en accroissant l’agitation provoquée par la houle, accentuait la mise en suspension du sable qui repartait ainsi vers le bas de plage. Les spécialistes recommandaient que cet épi soit supprimé.

    Cette étude qui a coûté très cher au contribuable est maintenant vieille de presque deux ans ; rien n’a été fait.

    Cherche-t-on des arguments tendant à prouver l’inefficacité des ganivelles afin de revenir – pour des raisons qui restent mystérieuses – aux enrochements? Quoi qu’il en soit, il semblerait urgent que les élus noirmoutrins prennent en compte les progrès de la connaissance des causes de l’érosion des plages, et des remèdes que l’on peut y apporter.

    L’article du Monde dont nous parlons plus haut précise que « les collectivités locales, concernées au premier chef par la gestion du littoral, manquent de compétences, de moyens et de repères. En France, où une loi datant de 1807 leur donne la responsabilité de la gestion du trait de côte, le Grenelle de la mer, qui s’est achevé début juillet, a appelé à la définition d’une véritable stratégie nationale. » (Voir à ce propos les mesures préconisées par la table ronde N° 2 du Grenelle de la mer.) Il nous semble en effet que ce serait souhaitable.

    Dune mobile, dune vivante

    L’exposition dans l’entrée de l’Intermarché de La Guérinière est moins bien fréquentée que celle tenue il y a six ans dans la salle de la rue piétonne de Noirmoutier. Peu de personnes se déplacent exprès pour l’expo, qui est visitée principalement par les clients d’Intermarché à la sortie des caisses.

    Expo dune intermarché

    Expo dune intermarché 2

    Nous distribuons des exemplaires de nos statuts, d’anciens numéros du Bulletin d’Infos, des formulaires d’adhésion et des plaquettes publiées par COORLIT85 (téléchargeable en cliquant ici pour le recto, ici pour le verso). Ces plaquettes servent de relais à l’exposition, expliquant la formation de la dune, son importance et sa fragilité, et donnant des recommandations afin d’assurer sa préservation.

    Une découverte peu rassurante

    Pour établir la hausse possible du niveau des mers d’ici la fin du siècle, sous l’influence du réchauffement climatique global, le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat) n’a pas pris en compte la possibilité de fonte accélérée des glaces. A sa décharge, en 2007, un tel phénomène n’avait jamais été constaté sur une échelle de temps aussi courte, et les 18 à 69 cm de hausse avancée ne rassuraient déjà pas. Or, une étude que vient de publier le magazine Nature, du 16 avril, suggère qu’une telle possibilité est non seulement probable mais s’est déjà produite il y a environ 121 000 ans, lors de la fin de la dernière période interglaciaire.
    C’est en étudiant des coraux fossilisés, découverts à l’occasion de travaux au Mexique, que l’équipe du professeur Blanchon, de l’institut des sciences marines de l’université de Mexico, aurait fait ce constat. En effet, selon ses travaux, à cette époque, le niveau des océans se serait élevé d’environ 3 mètres en l’espace de 50 ans.

    Aujourd’hui, la survenue d’un tel événement redessinerait immanquablement les côtes. Des régions aussi densément peuplées que Shanghai, Calcutta, la Nouvelle-Orléans ou New York se verraient quasiment rayées de la carte, près de 60 % de la population mondiale serait touchée.
    Pour l’ancien porte-parole de la fondation Hulot lors du Grenelle de l’environnement, Jean-Paul Besset, cette étude « …est un coup de tonnerre supplémentaire. Contrairement à ce qu’on pensait jusqu’à présent, en espérant un lissage de la hausse des océans dans le temps, tout indique qu’un phénomène d’une telle ampleur et d’une telle célérité pourrait se reproduire sous l’impact du réchauffement climatique actuel ».

    Pascal Farcy

    (voir l’article sur le site Univers Nature)

    Début des travaux sur les perrés de La Guérinière

    Les travaux de confortement des digues de La Guérinière viennent de débuter (voir notre billet ici):
    Il s’agit, sur 80 m à partir de la maison Boutolleau et vers l’Est,

    • de déshabiller la digue actuelle,
    • de sonder la structure de la digue en exerçant des pressions à l’aide d’une pelle mécanique afin de déceler d’éventuelles poches dans la digue et, en ce cas, les combler,
    • puis de coller sur une couche superficielle de béton des dalles de béton parées de pierres semblables au parement actuel de la digue,
    • simultanément le bas de la digue serait renforcé par une structure de béton limitée par des palplanches enfoncées de 1,50 m.

    perre1.jpg
    Ci-dessus, les dalles de béton destinées à recouvrir la digue, d’environ 2m X 3m, sont déposées sur la plage.

    perre2.jpg

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    Ci-dessus, les palplanches métalliques sont enfoncées dans le sable au pied de la digue, du béton sera coulé entre les palplanches et la digue.

    Les voisins se sont inquiétés :

    • des incidences que pourrait avoir le sondage à la pelle mécanique sur les murs de leurs maisons,
    • de l’esthétique de l’ouvrage et particulièrement de la structure bétonnée du pied,
    • de la probable nécessité de supprimer les plantations proches de la digue ,
    • du contrôle des sorties de leur propriété vers la mer.

    Nous avons fait remarquer :

    • que ce nouveau “pansement“ sur 80 m risquait fort de ne pas être poursuivi : les tranches suivantes sont en effet hypothétiques,
    • que les procédures de suivi de la tenue de l’ouvrage nous paraissaient légères : rien n’était prévu pour contrôler l’état de la digue sous les plaques de béton et, plus généralement, que comme d’habitude, les crédits de fonctionnement ne sont pas prévus assez largement pour l’entretien des ouvrages de défense contre la mer,
    • que les promesses électorales de concertation préalable avant de tels travaux étaient bien lointaines.

    Le port de Morin fournit le contre-exemple

    L’association La Vigie, dont l’objectif est d’informer sur les dangers et problèmes que pose le projet de port à la Normandelière, à Brétignolles sur mer, a réalisé à cette fin un diaporama mettant en garde contre les dangers de la réalisation d’un port, à l’aide de l’exemple du port de Morin, à l’Épine.

    Ce diaporama peut être téléchargé en cliquant ici. On y voit très clairement les effets de la construction du port de Morin sur les plages de l’Épine et de la Guérinière en aval.

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    Pour ceux qui se souviennent des superbes plages disparues, le goût est amer.

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    Alerte orange sur l’île de Noirmoutier

    Dans la nuit de lundi à mardi, une violente tempête a secoué nos côtes. Les photos ci-dessous ont été prises aujourd’hui, mardi, vers midi.

    eloux
    On voit ci-dessus que les ganivelles hydrauliques ont rempli leur office en protégeant la dune aux Éloux.

    Sauf…. sauf  en extrémité Nord où un épi parasite accroît l’agitation des vagues en pied de dune, met le sable en suspension et facilite ainsi son départ vers le large.

    tempete fev 09
    Le rôle néfaste de cet épi avait été souligné par la dernière étude que les résidents de Noirmoutier ont payée (voir notre billet à ce sujet).

    bosse
    Le port du Morin continue à retenir le sable qui dérive du Nord vers le Sud : comme on le voit ci-dessus, la dune recule au pied du Moulin de la Bosse.

    langue

    La langue de sable à l’entrée du port de Morin se renforce : les Épinerains vont encore avoir un dragage à subventionner.

    Dégâts de grande marée

    Un correspondant nous envoie ces photos, prises la semaine dernière à la suite des grandes marées (coefficients 103/102 le mardi 13 janvier).

    Les images montrent les dommages causés par la grande marée aux dunes des Éloux, à l’endroit ou les ganivelles se déchaussent à cause de l’épi (voir notre article ici).

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    Il est urgent d’agir. Il ne faut pas que des considérations politiciennes empêchent les mesures indispensables de défense contre la mer, avant qu’il ne soit trop tard.

    À bon entendeur, salut!

    Les ganivelles des Éloux

    Les ganivelles hydrauliques sont des rangées de solides poteaux d’environ 5 mètres, enfoncés à mi-hauteur dans le sable, tous les mètres et en quinconce sur deux rangées parallèles.
    Ces ganivelles ont été implantées à titre expérimental sur la plage des Éloux afin de stopper le recul du trait de côte. Les enrochements qui devaient prévenir ce recul n’avaient pas tenu. Le protocole d’expérimentation prévoyait qu’en cas de baisse du niveau de la plage, afin de poursuivre l’expérimentation, il fallait recharger la plage. (Voir nos articles ici et ici. )

    Au moment des travaux, nous avons publié des photos : voir ici et ici.

    Ci-dessous, vous trouverez des photos prises le 4 décembre 2008. Cliquez sur les miniatures pour les agrandir.

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    Ci-dessus, nous sommes à l’extrémité Nord de la plage. Depuis un an on constate que le sable au pied des ganivelles s’en va. On ne compense pas le déficit de sable comme le prévoyait le protocole et on compromet ainsi une expérimentation fort coûteuse pour le contribuable.

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    On constate aussi que la dune à cette extrémité Nord de la plage est mal protégée par les ganivelles et que de grands pans de dune s’affaissent. Une étude a donc été demandée pour essayer d’expliquer les causes de ce dysfonctionnement des ganivelles hydrauliques.

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    Les spécialistes de l’érosion des plages d’un bureau d’études coûteux ont étudié soigneusement la configuration de la plage et le régime des houles et ont conclu que cette érosion intempestive était due à un épi (voir photo ci-dessus) situé en extrémité Nord qui, en accroissant l’agitation provoquée par la houle accentuait la mise en suspension du sable qui repartait ainsi vers le bas de plage. Le bureau d’études recommandait que cet épi soit supprimé. En même temps que cette suppression, il fallait retenir le sable des plages amont.
    Cette étude qui nous a coûté cher est maintenant vieille de plus d’un an. Rien n’a été fait.
    C’est de l’argent jeté par les fenêtres.

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    Plus on descend la plage vers le Sud, plus on constate que la plage s’est engraissée, on note même une nette élévation de la plage entre les ganivelles et la dune (photo ci-dessus).

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    Les pieux sont de plus en plus enterrés.

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    À certains endroits, le sable a monté de plus de deux mètres.

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    Ci-dessus, une dune qui se couvre d’oyats s’est formée derrière les ganivelles hydrauliques.

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    Ci-dessus, un méplat s’est formé entre la dune et les ganivelles.

    Les tempêtes d’hiver vont arriver, rien n’a été fait pour protéger le Nord de la plage. Si les pieux sont déchaussés, l’occasion sera excellente pour conclure à l’inefficacité de la méthode et revenir aux enrochements.
    On en connaît  qui s’en frotteront les mains !