Le blog est de retour!

Nous espérons que vous avez été aussi malheureux que nous de l’absence du blog de Vivre l’île 12 sur 12.

Nous sommes maintenant de nouveau en ligne; il reste à recharger un certain nombre d’images et de documents joints aux articles. Nous essaierons de terminer ce travail dans les plus brefs délais.

Entretemps, nous continuerons à publier des articles réguliers afin de vous tenir au courant de la vie de l’île et de l’association.

Compte rendu de l’AG en ligne

Le compte rendu complet de l’Assemblée Générale 2007 de Vivre l’Île 12 sur 12 est maintenant disponible. Vous pouvez le télécharger en cliquant ici.

Ce compte rendu inclut le texte complet des rapports soumis à l’approbation des adhérents: le rapport moral, le rapport d’activités, le rapport financier et le rapport d’orientation. Ce dernier est particulièrement important, puisqu’il esquisse les grandes lignes de notre action pour l’année à venir.

La capacité d’accueil, le risque de submersion marine et le contrôle qualitatif et quantitatif des eaux de ruissellement sont les trois paramètres constants à partir desquels nous filtrons les projets publics.

Assemblée Générale

« Vivre l’île 12 sur 12 » a tenu son assemblée générale hier à Noirmoutier.

En présence d’une centaine d’adhérents et de quelques personnes extérieures intéressées à divers titres à la vie de l’association, la Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne, présente le rapport moral et le rapport d’activités; Liz Muller annonce l’ouverture prochaine d’un nouveau site sur internet; la Trésorière, Michèle Chevet, rend compte de la situation financière de l’association; et le responsable de la communication, Michel Devroc, esquisse les orientations proposées par le Conseil d’Administration pour notre action future.

Marie-Thérèse Beauchêne évoque deux sujets qui nous ont fortement mobilisés en 2006: Continuer la lecture

Deux exemples ou Comment utiliser 12 sur 12

Article du Bulletin N° 46

Commune de l’Épine, vendredi 4 août. Le propriétaire d’une résidence dans un site boisé classé, sans demander d’autorisation aux services de l’urbanisme de la mairie, perce un talus pour avoir accès à une voie communale. Le maire, inquiet, craint que le week-end soit utilisé pour déboiser. Il alerte les administrations qui avouent leur impuissance. Désemparé il nous téléphone.Nous lui conseillons d’utiliser les médias et nous alertons des journalistes. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin. Le samedi à 10 heures, une quinzaine d’adhérents de Vivre l’île 12 sur 12 sont là, les journalistes arrivent, FR 3 fait son travail, des articles paraissent dans les journaux locaux.Un éventuel  déboisement sauvage est devenu improbable. 
Commune de La Guérinière, lundi 7 août. Un habitant de la commune demande un rendez-vous à un administrateur de 12 sur 12 : au pied de la Croix du Fier deux plots rouges inquiètent les habitants du quartier, ils craignent que “leur” croix soit en danger. Une visite rapide à la mairie nous permet de constater qu’un permis de construire dont les limites coupent l’enclos de la Croix du Fier a été accordé. Le maire a d’ailleurs répondu à un voisin qu’il n’y pouvait rien.Ouest France, le Courrier Vendéen, Vendée Matin sont informés. Rendez-vous est pris avec la presse, Un groupe d’une quinzaine d’habitants du quartier du Fier vient accueillir une journaliste. Après la photo rituelle tout le monde se rend en groupe à la mairie. La discussion est vive, finalement le maire promet de revoir le permis de construire.Une pétition est élaborée, elle circule dans la commune et recueille des signatures d’habitants indignés.Le 17 août on peut lire dans Ouest France qu’une solution a été trouvée : l’enclos de la Croix du Fier restera intact.

Relations conflictuelles avec les élus

Sur l’île de Noirmoutier, des conflits entre une association de défense de l’environnement, « Vivre l’île 12 sur 12 », et les élus se répètent depuis 1985.

Ces conflits sont apparemment peu productifs; peuvent-ils être évités?

Dans le cadre d’un travail universitaire, un membre du Conseil d’administration de l’association, Michel Devroc, s’est penché sur la question des relations entre les associations et les élus.

Après avoir décrit le cadre, les acteurs, la structure d’un conflit, à partir d’entretiens avec les élus locaux et d’une enquête menée auprès des adhérents de l’association, une question sera posée: peut-on éviter ces conflits?

Cliquez pour télécharger le mémoire.

Brèves

Article du Bulletin N° 36

La population du département de la Vendée consomme 135 000 m3 d’eau par jour pendant la saison estivale et 50 000 m3 en moyenne pendant les autres mois de l’année.

Selon l’association La facture d’eau est imbuvable  « l’infrastructure importante que le communes et les syndicats d’eau ont dû mettre en place pour faire face à cette pointe de consommation de l’été, et au traitement des eaux usées qui en résulte, demeure largement à la charge des petits usagers de l’eau ». L’association réclame en vain depuis plusieurs années une participation effective de l’industrie touristique au budget de l’eau.

Elle demande aussi que les mobile homes et les bungalows fixés à demeure soient assujettis, comme les autres habitations au paiement de l’abonnement. Selon l’association, en Vendée, le montant de l’abonnement s’élève à trois fois le prix de l’abonnement moyen en France.

La municipalité de Noirmoutier a décidé de poser sa candidature pour la concession du port de l’Herbaudière. Les concessionnaires actuels, et ce jusqu’en 2023, sont la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Vendée pour le port de pêche et la SA du port de plaisance (sous concessionnaire de la partie plaisance).

Les gestionnaires actuels du port de plaisance se trouvent un peu à l’étroit. La demande d’emplacements est importante et ne peut être satisfaite. Un projet pour augmenter sa capacité d’accueil est dans les cartons de Dominique Arrighi, président de la SA du Port de plaisance. Inutile de vous dire que nous allons suivre ce projet de très près !

Nous attirons tout spécialement l’attention des habitants de La Linière sur ce projet

Un épi a été implanté sur la plage des Sableaux. En bois d’azobé, long de 64 m, il est destiné à retenir les sables transportés tout le long de la plage par la dérive littorale. Les épis de la Clère et du Vieil seront restaurés.

Philippe de Villiers, Président du Conseil Général de la Vendée reproche à son Vice-président Jacques Oudin, le temps qu’il passe à faire de la « politique politicienne » au lieu de défendre les grands dossiers vendéens (Ouest-France).

Toujours sur Ouest-France le 20 septembre, Philippe de Villiers demande cette fois ci à J. Oudin de se retirer de la présidence du Comité d’expansion de la Vendée, ce dernier n’a pas envie d’être poussé sur la touche.

Décidemment le torchon brûle!

Vivre l’île 12 sur 12   a été invitée à la première Assemblée générale de l’association de défense de La Linière. Nous avons été à même de leur apporter quelques éclaircissements sur les causes de l’érosion de leur plage.

Nous avons souligné que, quand une plage ou une dune était victime d’une érosion extraordinaire, la source du phénomène pouvait être lointaine. Ainsi la concession des sables du Pilier pourrait être à l’origine de cette érosion.

De gré ou de force, tous les Noirmoutrins sont solidaires dans ce domaine, leur vigilance ne doit pas se limiter au proche environnement.

De plus en plus d’îliens se plaignent de l’indigence des moyens de transport en commun mis à leur disposition. Un exemple a été cité récemment : une habitante du Vieil qui ne sait pas conduire et qui veut rendre visite à son mari en convalescence à Bon Secours à La Guérinière a dû quitter son domicile le matin pour n’y revenir qu’en fin d’après midi en usant des moyens de transports en commun.

Il est certainement très utile de subventionner des manifestations prestigieuses, d’investir dans des ports de plaisance, …, mais, quand la saison est terminée, il reste du monde dans l’île. Ne pourrait-on pas par exemple, utiliser les cars scolaires, leur mission de ramassage terminée, pour instaurer au profit des quatre communes, une navette qui ferait le tour de l’île ?

Les jeunes ménages noirmoutrins se plaignent amèrement des difficultés qu’ils rencontrent pour se loger dans l’île : le parc locatif est réduit et les loyers sont très élevés. Ainsi y a t’il de plus en plus de jeunes couples qui se logent sur le continent.

La solution à cette difficulté serait la construction de logements HLM. Malheureusement l’effort reste faible. Entre 1990 et 1999 il ne s’est construit que 40 logements sur l’île, pendant la même période il s’en construisait 151 à Saint-Jean-de-Monts.

Le Comité de pilotage dit du Parc Littoral du Gois auquel nous participons a donné son accord pour que la Communauté de Communes engage, avec la Direction Régionale de l’Environnement, les démarches en vue de faire classer en Réserve Naturelle le polder de Sébastopol.

L’été dernier nous avions lancé une campagne en faveur de la destruction du Baccharis Hamilifolia plante parasite, à la multiplication difficilement contrôlable qui menace le marais. Le bilan est maigre :

·         le Maire de l’Épine a essayé en vain d’entraîner ses concitoyens,

·         quelques sauniers se sont associés à notre action,

·         la LPO a nettoyé le polder de Mullembourg,

·         des élèves du collège des Sorbets ont été mobilisés,

·         des pieds ont été arrachés dans le polder de Sébastopol.

C’est bien insuffisant, le Baccharis va croître et multiplier aux dépens du marais

Association de protection du site de Luzan

Article du Bulletin N° 36

ASSOCIATION DE PROTECTION DU SITE DE LUZAN

Après 13 ans d’existence, l’Association de Protection du Site de Luzan s’efface et passe le relais.

Née en 1989 pour protéger le site de Luzan et son environnement, à la pointe de l’Herbaudière, au Nord-Ouest de l’agglomération de l’Herbaudière, elle regroupait les usagers du site : habitants permanents, résidents secondaires et campeurs familiers du camping de la Pointe

Les objectifs de l’association étaient clairs :

– mettre tout en œuvre pour préserver ce site naturel de tout projet coûteux entraînant des dégradations inutiles et/ou irréversibles pour l’environnement de la pointe de l’Herbaudière et donc de l’ensemble de l’île de Noirmoutier.

– rester vigilants afin que les élus de l’île respectent les droits des citoyens (application de la loi littoral, accès aux documents administratifs communicables au public, …)

Nous nous sommes ainsi opposés :

– au projet d’une route côtière surplombant la plage, au titre d’un désenclavement. Le maître d’ouvrage de ce projet était le Département. Le projet prévoyait 4 expropriations d’habitants de l’île et entraînait des travaux d’enrochement lourds nécessaires pour l’assise de la route. On prétendait alors que ces enrochements avaient pour fonction la protection du littoral !

– aux déversements périodiques sur l’estran de vases toxiques ou de matériaux de déblais (1972 creusement du port et 1985 dévasage). C’est à l’ occasion du creusement du port que la dune a été supprimée.

– aux déversement prévisibles des déblais provoqués par une nouvelle extension du port (extension annoncée en 1993 et au sujet de laquelle nous avions émis de sérieuses réserves).

Nous avons proposé un plan de réhabilitation paysagère du site qui le laissait accessible au public (restauration et protection du Dolmen de la Pointe, aménagement simple et sécurisé d’un sentier littoral).

Résultats (obtenus en coopération avec l’Association Vivre l’île 12 sur 12) :

– en 1992, le Président du District a été condamné par le Tribunal Administratif de Nantes à nous verser une indemnité à la suite d’un refus de nous communiquer différents documents concernant les travaux d’enrochement.

– l’arrêté préfectoral du 2 juin 1994 autorisant le “bouclage” de la RD 5 par une route surplombant la plage a été annulé par le Tribunal Administratif de Nantes (il est important de souligner que cette victoire a permis d’éviter l’expropriation de 4 riverains).

– en hiver 1993 – 1994, à nouveau 100 000 m3 de vases provenant du port de l’Herbaudière ont été déversées en mer par une conduite dans la baie de Luzan (lieu de baignades et de pêche).

Le Tribunal Administratif de Nantes et le Conseil d’État ont rendu un jugement en notre faveur mais trop tard pour empêcher le déroulement de l’opération.

– pour la dernière opération de dévasage du port (bassin pêche terminée en hiver 2003 – bassin plaisance devant se terminer en hiver 2004), nous avons été considérés comme des interlocuteurs incontournables par les deux maîtres d’ouvrage (CCI et SA du Port de Plaisance) et nous les remercions ; cette opération s’est faite au mieux de ce que l’on pouvait attendre en effet il n’y a pas eu de rejet sur l’estran ; pour arriver à ce résultat nos associations ont dû, pendant près de dix ans, exercer une pression soutenue sur les gestionnaires et ce dans une atmosphère souvent très conflictuelle.

luzan.jpg
(cliquez pour agrandir)

Pendant l’hiver 1993/94, c’est dans cette petite anse qu’ont été rejetées 100 000 m³ de vases toxiques.

Épilogue.
Depuis quelques années, notre travail rejoint continuellement celui de l’Association Vivre l’île 12 sur 12 dont nous sommes membres et avec qui nous entretenons des relations très étroites.

Aussi la question de la pérennité de notre petite association se posait (double emploi avec une association agréée par le Préfet de la Vendée de défense de l’environnement, éparpillement d’énergie pour faire vivre deux structures dont les objets se rejoignent) ;

Par ailleurs, tant la complexité des dossiers que la dimension des projets auxquels le site de Luzan est confronté (extension des ports, défense contre la mer, piste cyclable, opérations de dévasage du port, projet de route sur le littoral…) nous confirment que ce sont des dossiers qui relèvent de plus en plus des problèmes environnementaux et écologiques de l’ensemble de l’île de Noirmoutier.

Aussi, après décision en assemblée générale, c’est en toute conscience que je passe le relais à l’équipe de « VIVRE L ÎLE 12 SUR 12 », je continuerai à apporter à titre personnel tout mon engagement, puisque je reste membre du Conseil d’Administration. Je serai bien sûr disponible pour répondre à toutes vos questions.

Je vous rappelle amicalement que les adhérents lors de la dernière réunion du 29 août 2003 ont confirmé toutes ces orientations et souhaité vivement que chacun prolonge son attachement à la protection de l’environnement du Luzan (et donc de l’île) après la dissolution de l’Association de Protection du site de Luzan en devenant membres de l’Association vivre l’île 12 sur 12.

L’actif de l’Association de Protection du Site de Luzan sera transféré à l’Association “Vivre l’île 12 sur 12”.

Maryvonne DAVIET, Vice-Présidente et Liquidateur.

L’Association du Luzan a décidé de cesser ses activités. Depuis de longues années nous avons combattu côte à côte avec pour objectif unique et essentiel la défense de l’environnement de notre île.

Nous remercions vivement les membres du Luzan de nous avoir accompagnés, d’avoir suivi les difficiles dossiers de ce secteur et de les avoir menés jusqu’au bout dans un contexte souvent conflictuel. Les résultats sont encourageants, nous considérons que notre travail commun a porté ses fruits.

C’est avec fierté que nous vous accueillons au sein de “12 sur 12”. Les pressions sur notre île sont fortes, nous ne serons jamais assez nombreux pour éviter la détérioration des paysages et de la qualité de vie que nous recherchons.

Nous avons besoin de vous pour continuer le travail.

Marie-Thérèse Beauchêne, Présidente de “Vivre l’île 12 sur 12”