Réunion du CA

La réunion mensuelle du conseil d’administration de Vivre l’île 12 sur 12 a eu lieu hier soir. Les administrateurs étaient presque tous présents, à l’exception de deux personnes, dont une en déplacement et l’autre excusée pour raison de santé. Il y avait une invitée.

Les administrateurs se sont penchés en particulier sur l’enquête publique concernant le CREZH. Plusieurs membres du CA, qui ont des compétences particulières dans ce domaine, ont éxposé leurs points de vue, et les administrateurs se sont mis d’accord sur les grandes lignes d’une contribution à soumettre au commisseur enquêteur. Surveillez le blog pour trouver des détails supplémentaires en temps utile.

Les administrateurs ont également examiné, entre autres, des questions relatives à la défense contre la mer et au budget de l’assainissement… Ils ont pu s’informer sur les premières réponses reçues au questionnaire distribué avec le dernier numéro du Bulletin d’Infos. La réunion, qui avait commencé à 19h30, s’est terminée, comme d’habitude, vers minuit.

Le Conseil d’administration se réunit une fois par mois, en général le premier vendredi du mois. Tout adhérent qui le souhaite peut assister à une réunion : il suffit pour cela  de nous envoyer un courriel à l’adresse que vous trouverez en haut de cette page, ou bien de prendre contact directement avec un administrateur. Vous trouverez les noms des administrateurs en bas de la page « Qui sommes-nous?« , accessible à partir de l’onglet « L’Association » en haut de chaque page de ce blog.

Une nouvelle fédération régionale pour FNE

Pays de la Loire Nature Environnement a organisé à Angers sa première assemblée générale le samedi 10 janvier 2009. Elle rejoint ainsi le vaste réseau associatif de France Nature Environnement (voir aussi notre article ici).

Pays de la Loire Nature Environnement (PLNE) vise à regrouper les fédérations départementales d’associations de protection de la nature et de l’environnement, ainsi que les associations ayant une activité sur tout ou partie de la région. Elle regroupe d’ores et déjà six associations, déjà membres de France Nature Environnement. Cette nouvelle fédération va permettre de renforcer la présence et l’organisation du mouvement associatif dans la région.

«Mieux nous connaître, coordonner les actions régionales de ses adhérents et les représenter auprès des instances régionales : ce sont nos deux premiers objectifs », explique Yves Lepage, son président. « En effet, PLNE souhaite exercer une présence active auprès des élus et des administrations, que ce soit celles de l’Etat, du Conseil Régional ou des autres instances régionales ou de bassin, dans tous les domaines liés à l’environnement. »

Sur le terrain, les préoccupations ne manquent pas. « L’estuaire de la Loire demande toute notre attention, précise Yves Lepage. Obstrué par des bouchons vaseux qui nuisent à la biodiversité et au passage des poissons migrateurs, il est pollué par de gros sites industriels, dont l’usine Total de Donges. En plus de la pollution dans les zones portuaires, nous sommes confrontés à l’intérieur des terres aux pollutions dues aux nitrates et aux pesticides, comme partout en France. Et nous allons être particulièrement vigilants face au projet d’aéroport à Notre Dame des Landes. »

Sébastien Genest, Président de France Nature Environnement, a assisté à cette première assemblée générale. Il a exprimé tout son soutien à PLNE : « Cette nouvelle fédération pourra s’appuyer sur l’expérience nationale de FNE. Sa proximité avec le terrain, comme celles de toutes nos associations régionales et départementales, fait la force de notre réseau. »

Appel à cotisations!

L’adhésion à l’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier Vivre l’île 12 sur 12 est annuelle, par année civile. C’est pourquoi nous demandons à nos adhérents de bien vouloir renouveler leur cotisation pour 2009 dès le mois de janvier: ce faisant, vous facilitez beaucoup la tâche de la Trésorière! Vous recevrez votre reçu fiscal dans le numéro du bulletin d’informations qui suit la réception de votre chèque: par souci d’économie, nous n’envoyons pas les reçus fiscaux séparément.

Si vous n’êtes pas encore adhérent, nous serions heureux de vous compter parmi nous.

Tous les renseignements utiles pour adhérer ou renouveler son adhésion se trouvent dans les pages « L’association », sous l’onglet en haut à droite de chaque page de ce blog. Le formulaire d’adhésion peut être téléchargé en cliquant ici.

En tant qu’adhérent, vous recevrez le bulletin d’informations de l’association, qui paraît trois ou quatre fois par an; et vous pourrez assister avec voix délibérative à l’Assemblée Générale, qui a lieu tous les ans au mois de juillet.

Tout adhérent qui le souhaite peut demander à assister à une des réunions mensuelles du conseil d’administration de l’association (normalement le premier vendredi du mois). Il suffit pour cela de contacter un des administrateurs (dont la liste figure en bas de la page que l’on trouve en cliquant ici).

Bonne année 2009

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Au seuil de la nouvelle année, la Présidente de Vivre l’île 12 sur 12, Marie-Thérèse Beauchêne, adresse ses voeux aux adhérents au nom de tous les membres du conseil d’administration de l’association.

Les changements intervenus dans les quatre communes suite aux élections vont-ils amener les élus à une réflexion sérieuse sur le respect environnemental de l’île? Après un semestre de mise en place des équipes, nous restons interrogatifs.
La crise financière annoncée pourrait remettre en cause des projets trop importants ou non adaptés à la sensibilité des milieux naturels. Votre association reste vigilante et se prépare à défendre plus que jamais les objectifs qui sont les siens. Notre détermination pour obtenir des plans locaux d’urbanisme bien pensés en fonction de la qualité des paysages, des marais et zones humides à sauvegarder, des lois à appliquer, reste d’actualité. Le PLU de Noirmoutier est en procédure, celui de l’Épine a été annulé par des propriétaires sur des questions de forme. La Guérinière attend la sortie du plan de prévention des risques naturels (PPRN). Une réflexion s’engage sur Barbâtre avec un certain regard sur ses espaces sensibles.
Il est indispensable d’envisager l’avenir proche ou lointain face aux risques d’inondation. À l’invitation de Monsieur le Préfet nous participerons au comité de réflexion sur ce sujet.
Les factures d’eau et d’assainissement vont augmenter. Une équipe cherche à en connaître les raisons. La composition de l’association change: des amis nous quittent, d’autres arrivent. Pour mieux vous connaître et répondre à vos attentes, un questionnaire en préparation vous parviendra bientôt. Nous comptons sur vos réponses.
Une année commence. Selon la tradition et au nom de tous les membres du bureau, je vous présente tous mes meilleurs voeux de bonne et heureuse année. Je souhaite que vous trouviez sur l’île le lieu privilégié où vous aimez vous retrouver dans un environnement de qualité.

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L’association rencontre les étudiants

Hier soir, mercredi 17 décembre, un groupe d’étudiants préparant le BTS de Gestion et protection de la nature au Lycée Briacé, en visite dans l’île, a rencontré la Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne, et la responsable du site internet, Elizabeth-Anne Muller.

visite Lycée Briacé - 1

La Présidente leur a parlé de l’origine de l’association en 1985, et leur a donné un aperçu des dossiers les plus importants à l’heure actuelle: les PLU des quatre communes, le Plan de prévention des risques d’inondation, la défense des zones humides, la défense contre la mer, l’application de la loi « Littoral »….

Lycée Briacé 2

La responsable du site internet a décrit le blog, dans l’espoir qu’ils pourront trouver sur notre site du matériel intéressant pour leurs études. Il a été question en particulier de notre dossier sur le bassin versant du  nord de l’île, de celui sur les catastrophes et cataclysmes, et des articles sur le PPRN et les ganivelles hydrauliques.

Lycée Briacé 3

Les questions étaient nombreuses et intéressantes, portant en particulier sur les relations avec les élus, le classement du Gois, et les ressources de l’association, tant financières qu’humaines.

Nous remercions les étudiants et leurs enseignants de leur accueil, et espérons avoir souvent l’occasion d’exposer notre travail à des groupes de lycéens et étudiants.

La visite du Lycée Bel Air

Le mercredi 8 octobre, Michel Devroc, responsable de la communication à Vivre l’île 12 sur 12, a présenté l’association à un groupe d’élèves de 1ère  préparant le baccalauréat agricole STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant) au lycée agricole de Bel-Air à Fontenay le Comte, en visite dans l’île de Noirmoutier pour la semaine.

Michel Devroc a expliqué aux élèves ce qu’est une association « Loi 1901 » avant de présenter plus particulièrement notre association. Il a ensuite parlé de notre travail, et de nos dossiers prioritaires.

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En réponse aux nombreuses questions qui ont fusé, Michel a exposé notre approche au développement harmonieux, et notre conviction que l’environnement est un valeur économique. Il a parlé longuement de la Loi Littoral, de la capacité d’accueil, du « sentier des douaniers », du parc éolien, de la concession du Pilier, de la dérive littorale, de la pomme de terre de Noirmoutier, du PPRN…

C’était un plaisir pour nous de présenter notre travail à ce groupe de jeunes attentifs et motivés. Nous espérons les avoir encouragés à prendre une part active dans la vie citoyenne.

Définitions

Ouest France 20/21 septembre 2008

Comme on peut le lire dans l’article du journal Ouest France ci-dessus (cliquez pour l’agrandir), le conseil municipal de Noirmoutier en l’île a voté son règlement intérieur.

Ce règlement comporte 35 articles, dont le numéro 16 précise qu’ « aucune personne autre que les membres du conseil municipal ou de l’administration municipale ne peut pénétrer dans l’enceinte du conseil sans y avoir été autorisée par le président. »

Or, l’article L. 2121-18 du Code Général des Collectivités Territoriales pose le principe que « les séances des conseils municipaux sont publiques ». Il serait donc illégal d’exclure le public de l’enceinte où siège le conseil municipal.

Le Dictionnaire de l’Académie Française (8ème édition 1932-35) définit le terme « enceinte » de la façon suivante:

ENCEINTE.  n. f. Ce qui enceint. L’enceinte d’une ville. Une enceinte de murailles, de haies, de fossés. Une double enceinte.

Il désigne aussi l’Espace enceint. Enceinte réservée. Les membres du gouvernement prirent place dans l’enceinte réservée.

Il se dit particulièrement d’une Salle plus ou moins vaste, dans l’intérieur d’un édifice. L’enceinte d’un tribunal. Des soldats pénétrèrent dans l’enceinte où siégeait le conseil.

Qu’à cela ne tienne! On explique qu’en l’occurrence, « l’enceinte » veut dire l’espace entre les deux branches du U formé par les tables autour desquelles les conseillers municipaux prennent place.

 « – Quand j’emploie un mot, dit Humpty Dumpty avec un certain mépris, il signifie ce que je veux qu’il signifie, ni plus ni moins.

– La question est de savoir, dit Alice, si vous pouvez faire que les mêmes mots signifient tant de choses différentes.

– La question est de savoir, dit Humpty Dumpty, qui est le maître – c’est tout. »

               Lewis Carroll, De l’autre côté du miroir

Commerçants, écolos: même combat

Lors de l’Assemblée Générale de Vivre l’île 12 sur 12 vendredi dernier, nous avons évoqué dans le rapport d’orientation une approche de l’avenir économique de l’île que nous voudrions faire adopter par les décideurs.

Le rapport d’orientation a été adopté à l’unanimité; mais il nous a néanmoins semblé utile d’expliquer  notre raisonnement de façon un peu plus approfondie.

Nous constatons que nous avons la réputation d’être « contre le développement économique de l’île. » C’est faux! Nous sommes contre la destruction d’un environnement unique en son genre: là où le développement économique peut contribuer à sa conservation, nous sommes pour!

Notre idée est simple: l’environnement est une valeur économique. Partant, détruire l’environnement de Noirmoutier, ce serait, pour ceux qui gagnent leur vie grâce au tourisme, tuer la poule aux oeufs d’or. Le bétonnage tous azimuts peut créer de l’emploi et de la richesse à très court terme et/ou pour un tout petit nombre de personnes; mais pour assurer une prospérité générale durable et des emplois à long terme, il faut un développement harmonieux.

Le marché du tourisme n’est pas homogène. Il existe une demande pour les plages de sable fin, toujours ensoleillées, bordées d’immeubles, d’hôtels quatre étoiles et de boîtes de nuit; cette demande est satisfaite par les stations balnéaires de la côte d’Azur pour les nantis, et à des prix tout à fait démocratiques par celles du sud de l’Espagne, de la Tunisie, du Maroc…

Noirmoutier n’est pas en mesure de satisfaire cette demande-là. Bien évidemment,  nous pourrions construire les hôtels quatre étoiles et les boîtes de nuit, ainsi que les autoroutes qui permettraient de les atteindre; mais le soleil, nous ne pourrons jamais le garantir. Noirmoutier doit donc se positionner sur un autre créneau – un créneau porteur!

Soyons clair: il ne s’agit pas de snobisme, de rechercher une certaine « qualité » de touristes pour notre île; chacun et chacune peut être amené, au cours de sa vie, voire au cours d’une même année, à prendre des vacances « sable, soleil » et des vacances « authenticité, nature ». Il s’agit de tirer le maximum d’avantages des atouts spécifiques, uniques, de notre île.

Si nous pouvons convaincre les décideurs politiques et économico-commerciaux de l’île de Noirmoutier que les valeurs que nous défendons coïncident avec leurs intérêts bien compris, notre tâche de défense de notre patrimoine naturel et culturel sera grandement facilitée. C’est le sens du principe que nous vous avons présenté en Assemblée Générale, et que vous avez approuvé à l’unanimité.

Assemblée Générale

L’Assemblée Générale 2008 de Vivre l’île 12 sur 12 a eu lieu hier soir à la Prée au Duc à Noirmoutier-en-l’île.

Devant une centaine d’adhérents, la Présidente et différents membres du Conseil d’administration ont présenté les activités de l’année passée, et les orientations pour l’année à venir.

Les questions des adhérents indiquent que les sujets de préoccupation sont multiples, comprenant notamment l’approvisionnement d’eau, le Gois, la propreté et l’entretien des espaces publics, les risques naturels…

Au lieu de pointer les dossiers prioritaires, notre rapport d’orientation présente deux principes qui guideront l’action des administrateurs cette année pour tous les dossiers traités: d’abord, nous voudrions faire passer dans les esprits l’idée que l’environnement est une valeur économique: Vivre l’île 12 sur 12 n’est pas systématiquement opposé à tout développement. Nous pensons que notre action de protection de l’environnement de notre île garantit son avenir économique; les valeurs que nous cherchons à promouvoir constituent justement les atouts de Noirmoutier sur le marché du tourisme.

Notre deuxième principe est la recherche de concertation avec les élus: les relations conflictuelles comportent un risque de stérilité.

Nous reviendrons dans ce blog sur ces deux principes, qui nous guideront dans les mois à venir.

Vers 23 heures, le travail terminé, les membres du CA ont pu partager le verre de l’amitié avec les adhérents lors d’un moment convivial d’échange chaleureux.

L’assemblée générale 2008

Notre assemblée générale se tiendra  à la Prée au Duc  à Noirmoutier-en-l’île le vendredi 8 août à 20 heures 30. Nous ferons le point sur nos dossiers; nous envisageons de travailler cette  année sur la qualité de l’eau, les eaux de ruissellement, les zones humides. La question de la gestion de l’eau sera posée.

La carte jointe à la convocation  envoyée aux adhérents localise les sujets de préoccupation de l’association.

Toutes les personnes concernées par l’environnement de l’île de Noirmoutier sont cordialement invitées. Selon nos statuts, seuls les adhérents à jour de cotisation ont voix délibérative; ils auront à approuver le rapport moral, le rapport d’activité et le rapport financier, se prononcer sur le rapport d’orientation qui présentera les projets de l’association pour l’année à venir, et voter le renouvellement ou l’admission éventuelle de membres du Conseil d’administration.

Pays de la Loire Nature Environnement

Le 11 juin à Angers a eu lieu l’assemblée générale constitutive de la fédération des associations de protection de la nature et de l’environnement des Pays de la Loire. La Vendée était représentée par COORLIT 85 (en la personne de Michel Devroc, administrateur de Vivre l’île 12 sur 12) et la coordination du marais Poitevin.

Étaient présents :

  • Sauvegarde de l’Anjou
  • Coordination de défense du marais Poitevin
  • COORLIT 85
  • Coordination régionale LPO (qui représente les associations de défense de l’environnement au Conseil régional – CRES)
  • Sarthe Nature Environnement
  • Maine Nature Environnement
  • Eau et Rivières de Bretagne.
  • L’assemblée a adopté des statuts qui seront déposés en Préfecture de Région.

    Les objets de cette fédération d’associations comprennent notamment:

    • la coordination des actions de ses membres,
    • la protection, conservation et restauration des espaces, ressources, milieux et habitats naturels, des espèces animales et végétales, de la diversité et les équilibres fondamentaux écologiques, de l’eau, de l’air, des sols, du sous-sol, des sites, du patrimoine bâti et historique, des paysages et du cadre de vie, de la mer et du littoral,
    • la lutte contre les pollutions et nuisances de toute nature,
    • la promotion d’une utilisation économe et équilibrée des espaces naturels, urbains, périurbains et ruraux, littoraux et maritimes,
    • le soutien aux associations locales œuvrant dans des buts similaires,
    • l’action en faveur d’une meilleure transparence des décisions publiques ou privées, de l’information et la participation du public, et du bon emploi des fonds publics en matière d’environnement,
    • et, de manière générale, l’action pour la sauvegarde de ses intérêts dans le domaine de l’environnement, de l’aménagement harmonieux et équilibré du territoire et de l’urbanisme et pour la défense de l’intérêt de ses membres dans le cadre de leurs activités associatives.

    Sauvegarde de l’Anjou va assurer la présidence par intérim pour le dépôt en préfecture, et en attendant l’assemblée générale du 26 septembre prochain, qui élira le CA.

    Étude de la prise de décisions d’aménagement du littoral

    Une thèse soutenue en 2005 à l’Université de Nantes traite des limites et potentialités des études d’impact et des enquêtes publiques dans la prise de décisions d’aménagement dans l’espace littoral, en prenant l’exemple du littoral atlantique français. Elle est disponible en format pdf (14.2 MB, 423 pages) sur le site Thèses en ligne, serveur de thèses multidisciplinaires.

    Voici ce que dit l’auteur, Claire Choblet, concernant les associations de défense de l’environnement:
    « Les associations ont ainsi un rôle primordial dans l’aménagement local : d’abord, parce qu’elles effectuent un suivi constant des évolutions de l’espace (sur le littoral : UMIVEM (Morbihan), Vivre l’île 12 sur 12 (Noirmoutier), etc) et diffusent l’information par le biais de nombreux moyens facilement accessibles au public : bulletin, sites Web, presse locale ou spécialisée… on est loin des annonces légales des enquêtes publiques !…
    Ensuite, parce qu’elle connaissent bien le territoire sur lequel elles sont engagées et sont fortes de nombreux arguments lorsqu’elles contestent un aménagement. Une solide formation à l’environnement, qui s’est constituée au gré de leur parcours ou qui est le fait de quelques membres « experts », leur permet souvent d’appuyer leurs revendications et de poser les bonnes questions.

    Enfin, les associations s’entraident et s’informent mutuellement de ce qui se passe ou s’est passé sur des espaces ou milieux semblables, ou lors de projets identiques : elles se rassemblent pour cela souvent en groupements (Cohérence, UMIVEM, etc.). »

    Cependant, ajoute Claire Choblet:
    « Malgré sa reconnaissance par son agrément ou le nombre de ses adhérents, l’association de protection de l’environnement n’est pas toujours la bienvenue lorsqu’elle intervient, son image reste souvent péjorative et réductrice au yeux des aménageurs et des élus qui considèrent encore les « écolos » comme des personnes anti-progrès qui auraient dû vivre à l’époque des charrues et des bœufs.
    Ainsi, au lieu d’être avisée au plus tôt d’un projet pour que le dialogue soit constructif et l’aménagement optimisé et accepté, l’association n’est le plus souvent tenue informée que par ses membres « locaux », juste au moment de l’enquête publique. Sa seule possibilité d’intervention, si elle est opposée au projet, sera alors d’agir massivement et rapidement, dans le pire des cas d’engager un recours. C’est pour cela qu’elles sont (et doivent être) de mieux en mieux formées sur la réglementation relative à la protection de l’environnement et leurs droits en général. A titre d’exemple, on citera la mise en place d’un réseau juridique dans le cadre des actions de France Nature Environnement (FNE) en 1995, ou encore l’emploi d’un juriste à plein temps pour la SEPNB. »

    Claire Choblet constate que les associations essayent de faire valoir et appliquer la loi alors que les administrations abandonnent peu à peu ce rôle.
    « Les textes juridiques » écrit-elle, « deviennent leur principale arme pour défendre l’environnement, malgré elles, qui préfèrent la concertation (qui ne leur est que peu proposée) à l’affrontement, usant en argent et en temps. […] De fortes disparités sont néanmoins visibles et les relations avec les élus sont très variables d’une commune à l’autre. Il s’agit beaucoup, comme pour les administrations, de la sensibilité de la personne plutôt qu’une relation entre structures. »

    Les municipales : toutes les réponses à nos questions

    Le 19 janvier, nous avons envoyé une lettre et un questionnaire aux personnes suivantes:

    Jean Marie Berthet

    Bernard Bloch

    Raymond Bonneau

    Luc Bonnifait

    Gilles Faucher

    Noël Faucher

    Robert Fouasson

    Jean Gautier

    Joël Guitonneau

    Marie France Léculée

    Georges Mélanson

    Alain Modot

    Jacques Oudin

    Jean Marie Palvadeau

    Jean-Loup Pottier

    Jacques Sourbier

    En cliquant sur les noms, vous trouverez les réponses éventuelles.

    Les municipales : réponses à nos questions – 5

    Nous avons reçu deux nouvelles réponses à notre questionnaire: une de la part de Jacques Oudin, candidat au conseil municipal de La Guérinière sur la liste Agir ensemble pour La Guérinière, qui nous répond en sa capacité de candidat pour le mandat de Conseiller Général pour l’île de Noirmoutier, et une de la part de la liste épinerine Équilibre et Progrès.

    Vous pouvez télécharger ces réponses en format pdf.

    Pour celle de Jacques Oudin, cliquez ici.

    Pour celle d’Équilibre et Progrès, cliquez ici.

    Les municipales : réponses à nos questions – 4

    Réponse de Marie-France LÉCULÉE à notre questionnaire.

    La Guérinière, le 13 février 2008
    Madame la Présidente,

    Comme toutes les Guernerines et tous les Guernerins, nous sommes tout particulièrement attachés à la préservation de notre patrimoine et de notre environnement fragiles et vulnérables.

    Dans l’élaboration de notre programme électoral, nous avons naturellement pris en compte les paramètres environnementaux de notre commune avec:

    – la poursuite de l’application de la loi littoral,

    – une utilisation réfléchie du foncier avec les zonages définis au PLU, un avis favorable pour un plan d’accession à la propriété intercommunal et une adhésion de la Communauté de Communes de l’Île de Noirmoutier à un établissement public foncier départemental,

    – l’application des normes HQE pour nos bâtiments publics à construire et à rénover (mais sans négliger les contraintes financières qu’elles posent), et l’utilisation de nouveaux moyens oeuvrant pour le développement durable et les économies d’énergie,

    – l’information et l’incitation de nos concitoyens à ces nouvelles pratiques,

    – la préservation de notre patrimoine naturel qui est également un support économique de premier ordre: les marais salants pour la saliculture, l’ostréiculture et l’aqusculture, les zones agricoles, les zones d’accueil prévues pour un tourisme de qualité et respectueux de l’environnement,

    – la défense contre la mer, élément fondamental de la sauvegarde notre territoire communal.

    Bien entendu, il ne s’agit pas d’un « inventaire » exhaustif, et plutôt que de répondre point par point à votre questionnaire qui par nature ne peut être que limitatif et incomplet, nous vous invitons à prendre connaissance de notre programme que nous vous communiquerons dès sa parution; dans une volonté constructive, nous serions heureux de pouvoir échanger avec vous à un moment dont nous pourrions convenir.

    Très respectueusement.

    En tant que citoyens nous avions espéré des réponses précises à nos questions. Les candidats de cette liste ont apparemment trouvé l’exercice trop imprudent.

    Un membre du CA candidat aux municipales

    Un membre du Conseil d’Administration de Vivre l’île 12 sur 12, Georges Mélanson, est candidat aux élections municipales sur une liste de Noirmoutier-en-l’île.

    Par conséquent, Georges Mélanson suspend ses activités en tant qu’administrateur de l’association pendant toute la période de la campagne électorale.

    Les municipales : réponses à nos questions – 2

    Monsieur Jean Gautier de la liste « Ensemble pour l’Épine » nous envoie la réponse suivante à notre questionnaire.

    REPONSE DE LA LISTE ENSEMBLE POUR L’EPINE

    L’écologie est l’affaire de tous et pas seulement un domaine réservé aux associations, même si leur inquiétude est compréhensible et leur objectif louable.

    Sur notre liste « ENSEMBLE POUR L’EPINE », ainsi que vous avez pu le constater, la majorité des hommes et des femmes sont natifs de l’île, les autres ont fait le choix d’y vivre. Tous ont des liens profonds avec la commune et aucun n’a envie de défigurer ou de détruire ce que les aïeux ont légué. C’est un devoir de mémoire et de pérennisation. Cependant, l’écologie ne doit pas être un obstacle au développement des activités et au dynamisme de la Commune. Il faut que chaque îlien trouve sa place quels que soient l’âge et l’activité ; et pour se faire, il convient de préserver et créer des emplois.

    La loi du littoral doit certes s’appliquer, mais de façon équitable et non pas au gré de quelques décideurs, adeptes de l’arbitraire. Il n’est pas question, en ce qui nous concerne, de « bétonner la côte ». C’est une caricature exploitée par certains, et comme toute caricature, elle est grotesque.

    Le développement durable, la préservation des sites remarquables sont un enjeu important. On est d’accord. C’est pourquoi il serait judicieux à l’avenir d’éviter des erreurs du genre « protection de la dune aux Eloux », où, sous l’œil goguenard de quelques anciens, nous avons assisté un un ballet de camions pour enlever un enrochement qu’il faudra probablement remettre en place.
    Depuis, on a beaucoup planté … dans le sable, sur les trottoirs … pour une efficacité toute relative et un effet qui n’est pas des plus heureux, mais c’est une question de goût. Aux dernières nouvelles, on déplante …, on déboise … ; que dire !

    Quelle dépense ! Il est vrai qu’il ne s’agit que de fonds publics locaux, régionaux et même européens. Et faire et défaire, c’est travailler …, mais à quel prix ?

    Nos Anciens, moins révolutionnaires dans leurs méthodes, étaient plus prudents. Ces travailleurs de la mer et de la terre étaient déjà des écologistes et ils savaient, avec beaucoup de bon sens et de modestie, que « On ne commande à la Nature qu’en lui obéissant » (Francis Bacon 1561-1626).

    Où est la logique ?
    Un comble !!! A l’Epine, on remblaie un marais salant pour bâtir un musée du sel … L’histoire du sel dans la Nature, oui – Le sel dans un musée, non merci. Une réalisation très coûteuse, non rentable. Et surtout, laissons aux sauniers le plaisir de raconter leur passion.
    Sur ce projet, nous aurions aimé une opposition franche et immédiate de l’Association 12/12.

    En revanche, améliorons la qualité de vie des jeunes parents.
    Pourquoi pas une halte garderie qui réponde à un réel confort des mamans et participe à l’éveil des tout-petits ; c’est une réalisation qui va dans le sens de l’égalité des chances.

    En conclusion, il ne suffit pas d’adhérer à une association ou de répondre à un long questionnaire pour se préoccuper de l’Écologie, du Développement durable, de l’Environnement. C’est un devoir au quotidien dont nous sommes conscients. Oui, pour un mode de développement responsable qui réponde aux besoins actuels sans compromettre le devenir des générations futures.

    Si nous sommes élus, ENSEMBLE POUR L’EPINE, nous serons vigilants et travaillerons dans la transparence, pas de favoritisme, pas de copinage et surtout pas de connivences. Nous serons de vrais démocrates. Le pouvoir vient du peuple, il doit donc s’exercer dans le respect et l’intérêt de tous avec la même équité.

    Municipales : nos questions aux candidats

    Nous envoyons la lettre suivante aux candidats aux élections municipales des quatre communes de l’île:

    Dans quelques semaines auront lieu les élections municipales. Vous faites partie de ces citoyens qui auront peut-être la lourde responsabilité d’orienter le développement de leur commune, mais aussi de toute notre île par l’intermédiaire de l’intercommunalité.
    L’association agréée de défense de l’environnement Vivre l’île 12 sur 12 réunit quelques centaines de résidents principaux et secondaires de l’île de Noirmoutier qui souhaitent que le destin de l’île s’inscrive dans le cadre du développement durable.
    Nous avons du mal à discerner, à travers la presse ou l’information locale, quels sont, dans ce domaine, les programmes des candidats ou des listes constituées. C’est pourquoi nous nous permettons de vous adresser un questionnaire sur les sujets qui nous préoccupent.
    Vos réponses (ou vos non-réponses) seront publiées dans notre blog www.12sur12.org , puis dans notre bulletin d’information.
    Nous souhaitons ainsi améliorer le fonctionnement de la démocratie sur l’île de Noirmoutier.

    Le questionnaire peut être téléchargé en cliquant ici.

    COORLIT85

    Vivre l’île 12 sur 12 est une association locale de défense de l’environnement; le territoire où nous luttons est plutôt restreint. Mais les évolutions aux niveaux national et européen nous concernent: une part importante de notre travail consiste à veiller au respect des instruments juridiques en vigueur; et nous avons besoin, pour bien travailler, de faire entendre notre voix au-delà de nos côtes.

    Depuis des années, Vivre l’île 12 sur 12 adhérait à l’Association de Défense de l’Environnement en Vendée (ADEV), fondée en 1968; cette adhésion nous permettait d’étendre notre action au niveau du départment; l’ADEV étant membre de France Nature Environnement (la fédération nationale des associations locales), nous étions également représentés à l ‘échelon national. Depuis 2001, cependant, suite à un changement de dirigeants, nous constatons avec regret que l’ADEV ne fonctionne plus de façon démocratique (certaines décisions sont prises sans la ratification des associations membres), et ne respecte plus ses principes de base. Avec d’autres associations de défense du littoral vendéen, nous sommes finalement amenés à quitter l’ADEV en mars 2006.

    Au début de 2007, avec l’Association de Protection de la Nature du pays des Olonnes (APNO), le Comité de Protection de la Nature et des Sites (CPNS) du Canton de Saint Gilles Croix de Vie, et Yeu demain, bientôt rejoints par l’Association de Sauvegarde de la nature et de l’environnement du littoral sud-vendéen (ASNEL), Vivre l’île 12 sur 12 participe à la création d’une coordination des associations du littoral vendéen (COORLIT 85), pour agir ensemble sur des situations récurrentes qui détruisent peu à peu notre littoral envahi par une urbanisation dévorante et insidieuse. La Coordination est déclarée à la sous-Préfecture des Sables d’Olonne le 9 mai 2007 (parution au Journal Officiel le 2 juin).

    Selon la déclaration, l’objet de Coorlit85 est de « capitaliser et coordonner les savoirs et les savoir-faire des associations agréées de défense de l’environnement des communes vendéennes concernées par la loi littoral. »

    L’ADEV est exclue de France Nature Environnement en avril 2007 (cas unique dans l’histoire de la fédération).
    COORLIT 85 est admis comme membre de France Nature Environnement, qui conserve ainsi des interlocuteurs en Vendée.

    Indépendante des groupes de pression politiques ou professionnels, la Coordination veut promouvoir et défendre un environnement qui se révèle être une des principales richesses de la Vendée.

    COORLIT 85 a pour objectif de permettre :

    • une information réciproque entre les associations,
    • une mise en commun de méthodes de résolution des problèmes environnementaux relatifs au littoral vendéen.

    Elle se propose d’accueillir les associations littorales vendéennes ayant obtenu un agrément officiel en matière de défense de l’environnement ; d’une manière plus générale, elle souhaite faire bénéficier de son expérience les créateurs de nouvelles associations d’orientation identique.

    COORLIT85: siège social:
    62, rue des Normands, 85100 Les Sables-d’Olonne
    courriel: coorlit85@wanadoo.fr

    Voir aussi:
    Dossier de presse

    Appel à cotisations!

    L’adhésion à l’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier Vivre l’île 12 sur 12 est annuelle, par année civile.

    C’est pourquoi nous demandons à nos adhérents de bien vouloir renouveler leur cotisation pour 2008 dès le mois de janvier: ce faisant, vous facilitez beaucoup la tâche de la Trésorière!

    Si vous n’êtes pas encore adhérent, nous serions heureux de vous compter parmi nous.

    Tous les renseignements utiles pour adhérer ou renouveler son adhésion se trouvent dans les pages « L’association », sous l’onglet en haut à droite de votre écran. Le formulaire d’adhésion peut être téléchargé en cliquant ici.

    Tout adhérent qui le souhaite peut demander à assister à une des réunions mensuelles du conseil d’administration de l’association (normalement le premier vendredi du mois). Il suffit pour cela de contacter un des administrateurs.

    Les voeux de la Présidente pour 2008

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    L’année qui se termine nous a apporté quelques déceptions.
    Nous espérions fermement que l’élaboration des Plans locaux d’urbanisme des communes noirmoutrines seraient l’occasion d’approfondir une réflexion sur l’avenir de l’île dans le respect de son environnement, sur l’évolution des activités insulaires dans le cadre d’un développement durable et sur l’importance de la qualité de vie pour les habitants présents et futurs.
    Nous n’avons pas vraiment été entendus dans de nombreux domaines et les motifs de lutte ne vont pas manquer.

    Restons optimistes : nous avons remporté quelques succès. Nos luttes pour obtenir que le dévasage du port de l’Herbaudière se fasse correctement ont été longues et répétées, elles aboutissent cette année à un résultat positif : il n’est plus question de rejeter des vases sur l’estran au Luzan, le principe du clapage au large de l’îlot du Pilier n’a pas fait l’objet de discussion. En ce qui concerne l’extension de la zone artisanale de La Guérinière, le tribunal administratif d’appel nous a aussi donné raison.

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    Que nous réserve l’année 2008 ?

    Elle va commencer avec des élections locales. Exigeons des programmes, veillons à ce que nos préoccupations soient prises en compte. Nous allons envoyer un questionnaire aux candidats qui se déclareront, nous espérons ainsi mieux connaître leur vision de l’avenir de notre île. Une absence de réponse illustrerait de façon significative leur conception de la démocratie.
    Nous leur demanderons comment ils vont s’attaquer aux problèmes d’environnement essentiels pour notre île : eaux de ruissellement, contrôle de leur qualité et de leur absorption ou de leur évacuation, prévision des risques naturels, prise en compte des limites de la capacité d’accueil de l’île, maîtrise de nos richesses biologiques patrimoniales, …
    Le programme est encore chargé et nous avons toujours plus besoin de votre aide.
    Je vous souhaite enfin une bonne et heureuse année, que 2008 soit pour vous et vos familles une année de joies, de bonheur et de bonne santé.

    La Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne

    Le blog est de retour!

    Nous espérons que vous avez été aussi malheureux que nous de l’absence du blog de Vivre l’île 12 sur 12.

    Nous sommes maintenant de nouveau en ligne; il reste à recharger un certain nombre d’images et de documents joints aux articles. Nous essaierons de terminer ce travail dans les plus brefs délais.

    Entretemps, nous continuerons à publier des articles réguliers afin de vous tenir au courant de la vie de l’île et de l’association.

    Compte rendu de l’AG en ligne

    Le compte rendu complet de l’Assemblée Générale 2007 de Vivre l’Île 12 sur 12 est maintenant disponible. Vous pouvez le télécharger en cliquant ici.

    Ce compte rendu inclut le texte complet des rapports soumis à l’approbation des adhérents: le rapport moral, le rapport d’activités, le rapport financier et le rapport d’orientation. Ce dernier est particulièrement important, puisqu’il esquisse les grandes lignes de notre action pour l’année à venir.

    La capacité d’accueil, le risque de submersion marine et le contrôle qualitatif et quantitatif des eaux de ruissellement sont les trois paramètres constants à partir desquels nous filtrons les projets publics.

    Assemblée Générale

    « Vivre l’île 12 sur 12 » a tenu son assemblée générale hier à Noirmoutier.

    En présence d’une centaine d’adhérents et de quelques personnes extérieures intéressées à divers titres à la vie de l’association, la Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne, présente le rapport moral et le rapport d’activités; Liz Muller annonce l’ouverture prochaine d’un nouveau site sur internet; la Trésorière, Michèle Chevet, rend compte de la situation financière de l’association; et le responsable de la communication, Michel Devroc, esquisse les orientations proposées par le Conseil d’Administration pour notre action future.

    Marie-Thérèse Beauchêne évoque deux sujets qui nous ont fortement mobilisés en 2006: Continuer la lecture

    Deux exemples ou Comment utiliser 12 sur 12

    Article du Bulletin N° 46

    Commune de l’Épine, vendredi 4 août. Le propriétaire d’une résidence dans un site boisé classé, sans demander d’autorisation aux services de l’urbanisme de la mairie, perce un talus pour avoir accès à une voie communale. Le maire, inquiet, craint que le week-end soit utilisé pour déboiser. Il alerte les administrations qui avouent leur impuissance. Désemparé il nous téléphone.Nous lui conseillons d’utiliser les médias et nous alertons des journalistes. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin. Le samedi à 10 heures, une quinzaine d’adhérents de Vivre l’île 12 sur 12 sont là, les journalistes arrivent, FR 3 fait son travail, des articles paraissent dans les journaux locaux.Un éventuel  déboisement sauvage est devenu improbable. 
    Commune de La Guérinière, lundi 7 août. Un habitant de la commune demande un rendez-vous à un administrateur de 12 sur 12 : au pied de la Croix du Fier deux plots rouges inquiètent les habitants du quartier, ils craignent que “leur” croix soit en danger. Une visite rapide à la mairie nous permet de constater qu’un permis de construire dont les limites coupent l’enclos de la Croix du Fier a été accordé. Le maire a d’ailleurs répondu à un voisin qu’il n’y pouvait rien.Ouest France, le Courrier Vendéen, Vendée Matin sont informés. Rendez-vous est pris avec la presse, Un groupe d’une quinzaine d’habitants du quartier du Fier vient accueillir une journaliste. Après la photo rituelle tout le monde se rend en groupe à la mairie. La discussion est vive, finalement le maire promet de revoir le permis de construire.Une pétition est élaborée, elle circule dans la commune et recueille des signatures d’habitants indignés.Le 17 août on peut lire dans Ouest France qu’une solution a été trouvée : l’enclos de la Croix du Fier restera intact.

    Brèves

    Article du Bulletin N° 36

    La population du département de la Vendée consomme 135 000 m3 d’eau par jour pendant la saison estivale et 50 000 m3 en moyenne pendant les autres mois de l’année.

    Selon l’association La facture d’eau est imbuvable  « l’infrastructure importante que le communes et les syndicats d’eau ont dû mettre en place pour faire face à cette pointe de consommation de l’été, et au traitement des eaux usées qui en résulte, demeure largement à la charge des petits usagers de l’eau ». L’association réclame en vain depuis plusieurs années une participation effective de l’industrie touristique au budget de l’eau.

    Elle demande aussi que les mobile homes et les bungalows fixés à demeure soient assujettis, comme les autres habitations au paiement de l’abonnement. Selon l’association, en Vendée, le montant de l’abonnement s’élève à trois fois le prix de l’abonnement moyen en France.

    La municipalité de Noirmoutier a décidé de poser sa candidature pour la concession du port de l’Herbaudière. Les concessionnaires actuels, et ce jusqu’en 2023, sont la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Vendée pour le port de pêche et la SA du port de plaisance (sous concessionnaire de la partie plaisance).

    Les gestionnaires actuels du port de plaisance se trouvent un peu à l’étroit. La demande d’emplacements est importante et ne peut être satisfaite. Un projet pour augmenter sa capacité d’accueil est dans les cartons de Dominique Arrighi, président de la SA du Port de plaisance. Inutile de vous dire que nous allons suivre ce projet de très près !

    Nous attirons tout spécialement l’attention des habitants de La Linière sur ce projet

    Un épi a été implanté sur la plage des Sableaux. En bois d’azobé, long de 64 m, il est destiné à retenir les sables transportés tout le long de la plage par la dérive littorale. Les épis de la Clère et du Vieil seront restaurés.

    Philippe de Villiers, Président du Conseil Général de la Vendée reproche à son Vice-président Jacques Oudin, le temps qu’il passe à faire de la « politique politicienne » au lieu de défendre les grands dossiers vendéens (Ouest-France).

    Toujours sur Ouest-France le 20 septembre, Philippe de Villiers demande cette fois ci à J. Oudin de se retirer de la présidence du Comité d’expansion de la Vendée, ce dernier n’a pas envie d’être poussé sur la touche.

    Décidemment le torchon brûle!

    Vivre l’île 12 sur 12   a été invitée à la première Assemblée générale de l’association de défense de La Linière. Nous avons été à même de leur apporter quelques éclaircissements sur les causes de l’érosion de leur plage.

    Nous avons souligné que, quand une plage ou une dune était victime d’une érosion extraordinaire, la source du phénomène pouvait être lointaine. Ainsi la concession des sables du Pilier pourrait être à l’origine de cette érosion.

    De gré ou de force, tous les Noirmoutrins sont solidaires dans ce domaine, leur vigilance ne doit pas se limiter au proche environnement.

    De plus en plus d’îliens se plaignent de l’indigence des moyens de transport en commun mis à leur disposition. Un exemple a été cité récemment : une habitante du Vieil qui ne sait pas conduire et qui veut rendre visite à son mari en convalescence à Bon Secours à La Guérinière a dû quitter son domicile le matin pour n’y revenir qu’en fin d’après midi en usant des moyens de transports en commun.

    Il est certainement très utile de subventionner des manifestations prestigieuses, d’investir dans des ports de plaisance, …, mais, quand la saison est terminée, il reste du monde dans l’île. Ne pourrait-on pas par exemple, utiliser les cars scolaires, leur mission de ramassage terminée, pour instaurer au profit des quatre communes, une navette qui ferait le tour de l’île ?

    Les jeunes ménages noirmoutrins se plaignent amèrement des difficultés qu’ils rencontrent pour se loger dans l’île : le parc locatif est réduit et les loyers sont très élevés. Ainsi y a t’il de plus en plus de jeunes couples qui se logent sur le continent.

    La solution à cette difficulté serait la construction de logements HLM. Malheureusement l’effort reste faible. Entre 1990 et 1999 il ne s’est construit que 40 logements sur l’île, pendant la même période il s’en construisait 151 à Saint-Jean-de-Monts.

    Le Comité de pilotage dit du Parc Littoral du Gois auquel nous participons a donné son accord pour que la Communauté de Communes engage, avec la Direction Régionale de l’Environnement, les démarches en vue de faire classer en Réserve Naturelle le polder de Sébastopol.

    L’été dernier nous avions lancé une campagne en faveur de la destruction du Baccharis Hamilifolia plante parasite, à la multiplication difficilement contrôlable qui menace le marais. Le bilan est maigre :

    ·         le Maire de l’Épine a essayé en vain d’entraîner ses concitoyens,

    ·         quelques sauniers se sont associés à notre action,

    ·         la LPO a nettoyé le polder de Mullembourg,

    ·         des élèves du collège des Sorbets ont été mobilisés,

    ·         des pieds ont été arrachés dans le polder de Sébastopol.

    C’est bien insuffisant, le Baccharis va croître et multiplier aux dépens du marais

    Association de protection du site de Luzan

    Article du Bulletin N° 36

    ASSOCIATION DE PROTECTION DU SITE DE LUZAN

    Après 13 ans d’existence, l’Association de Protection du Site de Luzan s’efface et passe le relais.

    Née en 1989 pour protéger le site de Luzan et son environnement, à la pointe de l’Herbaudière, au Nord-Ouest de l’agglomération de l’Herbaudière, elle regroupait les usagers du site : habitants permanents, résidents secondaires et campeurs familiers du camping de la Pointe

    Les objectifs de l’association étaient clairs :

    – mettre tout en œuvre pour préserver ce site naturel de tout projet coûteux entraînant des dégradations inutiles et/ou irréversibles pour l’environnement de la pointe de l’Herbaudière et donc de l’ensemble de l’île de Noirmoutier.

    – rester vigilants afin que les élus de l’île respectent les droits des citoyens (application de la loi littoral, accès aux documents administratifs communicables au public, …)

    Nous nous sommes ainsi opposés :

    – au projet d’une route côtière surplombant la plage, au titre d’un désenclavement. Le maître d’ouvrage de ce projet était le Département. Le projet prévoyait 4 expropriations d’habitants de l’île et entraînait des travaux d’enrochement lourds nécessaires pour l’assise de la route. On prétendait alors que ces enrochements avaient pour fonction la protection du littoral !

    – aux déversements périodiques sur l’estran de vases toxiques ou de matériaux de déblais (1972 creusement du port et 1985 dévasage). C’est à l’ occasion du creusement du port que la dune a été supprimée.

    – aux déversement prévisibles des déblais provoqués par une nouvelle extension du port (extension annoncée en 1993 et au sujet de laquelle nous avions émis de sérieuses réserves).

    Nous avons proposé un plan de réhabilitation paysagère du site qui le laissait accessible au public (restauration et protection du Dolmen de la Pointe, aménagement simple et sécurisé d’un sentier littoral).

    Résultats (obtenus en coopération avec l’Association Vivre l’île 12 sur 12) :

    – en 1992, le Président du District a été condamné par le Tribunal Administratif de Nantes à nous verser une indemnité à la suite d’un refus de nous communiquer différents documents concernant les travaux d’enrochement.

    – l’arrêté préfectoral du 2 juin 1994 autorisant le “bouclage” de la RD 5 par une route surplombant la plage a été annulé par le Tribunal Administratif de Nantes (il est important de souligner que cette victoire a permis d’éviter l’expropriation de 4 riverains).

    – en hiver 1993 – 1994, à nouveau 100 000 m3 de vases provenant du port de l’Herbaudière ont été déversées en mer par une conduite dans la baie de Luzan (lieu de baignades et de pêche).

    Le Tribunal Administratif de Nantes et le Conseil d’État ont rendu un jugement en notre faveur mais trop tard pour empêcher le déroulement de l’opération.

    – pour la dernière opération de dévasage du port (bassin pêche terminée en hiver 2003 – bassin plaisance devant se terminer en hiver 2004), nous avons été considérés comme des interlocuteurs incontournables par les deux maîtres d’ouvrage (CCI et SA du Port de Plaisance) et nous les remercions ; cette opération s’est faite au mieux de ce que l’on pouvait attendre en effet il n’y a pas eu de rejet sur l’estran ; pour arriver à ce résultat nos associations ont dû, pendant près de dix ans, exercer une pression soutenue sur les gestionnaires et ce dans une atmosphère souvent très conflictuelle.

    luzan.jpg
    (cliquez pour agrandir)

    Pendant l’hiver 1993/94, c’est dans cette petite anse qu’ont été rejetées 100 000 m³ de vases toxiques.

    Épilogue.
    Depuis quelques années, notre travail rejoint continuellement celui de l’Association Vivre l’île 12 sur 12 dont nous sommes membres et avec qui nous entretenons des relations très étroites.

    Aussi la question de la pérennité de notre petite association se posait (double emploi avec une association agréée par le Préfet de la Vendée de défense de l’environnement, éparpillement d’énergie pour faire vivre deux structures dont les objets se rejoignent) ;

    Par ailleurs, tant la complexité des dossiers que la dimension des projets auxquels le site de Luzan est confronté (extension des ports, défense contre la mer, piste cyclable, opérations de dévasage du port, projet de route sur le littoral…) nous confirment que ce sont des dossiers qui relèvent de plus en plus des problèmes environnementaux et écologiques de l’ensemble de l’île de Noirmoutier.

    Aussi, après décision en assemblée générale, c’est en toute conscience que je passe le relais à l’équipe de « VIVRE L ÎLE 12 SUR 12 », je continuerai à apporter à titre personnel tout mon engagement, puisque je reste membre du Conseil d’Administration. Je serai bien sûr disponible pour répondre à toutes vos questions.

    Je vous rappelle amicalement que les adhérents lors de la dernière réunion du 29 août 2003 ont confirmé toutes ces orientations et souhaité vivement que chacun prolonge son attachement à la protection de l’environnement du Luzan (et donc de l’île) après la dissolution de l’Association de Protection du site de Luzan en devenant membres de l’Association vivre l’île 12 sur 12.

    L’actif de l’Association de Protection du Site de Luzan sera transféré à l’Association “Vivre l’île 12 sur 12”.

    Maryvonne DAVIET, Vice-Présidente et Liquidateur.

    L’Association du Luzan a décidé de cesser ses activités. Depuis de longues années nous avons combattu côte à côte avec pour objectif unique et essentiel la défense de l’environnement de notre île.

    Nous remercions vivement les membres du Luzan de nous avoir accompagnés, d’avoir suivi les difficiles dossiers de ce secteur et de les avoir menés jusqu’au bout dans un contexte souvent conflictuel. Les résultats sont encourageants, nous considérons que notre travail commun a porté ses fruits.

    C’est avec fierté que nous vous accueillons au sein de “12 sur 12”. Les pressions sur notre île sont fortes, nous ne serons jamais assez nombreux pour éviter la détérioration des paysages et de la qualité de vie que nous recherchons.

    Nous avons besoin de vous pour continuer le travail.

    Marie-Thérèse Beauchêne, Présidente de “Vivre l’île 12 sur 12”