Projet éolien en mer des îles d’Yeu et Noirmoutier

Mise au point de l’Association à la suite de parution d’articles de journaux locaux évoquant des soupçons de corruption « des associations de Noirmoutier » favorables à l’implantation du parc éolien Yeu-Noirmoutier.

Ces soupçons sont soulevés par les opposants au projet qui ont déposé un recours et porté plainte.

Bien que non citée, l’association « Vivre l’île 12 sur 12 »  tient à rappeler qu’elle ne reçoit et ne demande aucune subvention, que ce soit des  collectivités locales ou d’autres organismes car elle est très attachée à son indépendance. Ses ressources ne proviennent que des cotisations de ses adhérents.

Le projet éolien en mer rentre dans le cadre de la nécessaire transition énergétique, ce qui explique la position de l’Association que nous avons développée lors des enquêtes publiques et présentée en Assemblée Générale.

Elle reste d’ailleurs, avec le soutien du réseau FNE, très vigilante sur l’application des  mesures visant à limiter au maximum l’impact écologique du projet.

Parc éolien des îles Yeu et Noirmoutier, communiqué de presse

La demande d’autorisation de destruction et de perturbation de spécimens d’espèces animales protégées actuellement instruite par la préfecture de la Vendée vient clore le processus administratif préalable à la réalisation du volet maritime du parc éolien en mer des îles d’Yeu et de Noirmoutier.Les associations du mouvement France Nature Environnement relèvent les incohérences du calendrier suivi et la faiblesse des mesures envisagées.
Lire ICI  2018-11-17 communiqué AP dérogation EMYN

La contribution de 12/12 concernant l’enquête publique EMYN base de maintenance à l’Herbaudière

Projet Eolien en Mer Yeu Noirmoutier (EMYN)

Dépositions finales produites lors de l ‘enquête publique par les Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement (APNE).

Observations relatives à l’enquête publique sur le raccordement électrique du parc éolien en mer des îles d’Yeu et Noirmoutier
Déposition de FNE Pays de la Loire, Vendée Nature Environnement,
Coorlit 85 et Vivre l’île 12 sur 12
17 mai 2018

Les observations qui suivent portent sur le dossier du raccordement électrique présenté par RTE, se décomposant en plusieurs volets :
 création d’une liaison sous-marine et souterraine à deux circuits 225 000 volts dite « Vent des îles – Gué au Roux » ;
 création du poste électrique intermédiaire du Gué au Roux (commune de Soullans) ;
 création des liaisons souterraines de raccordement à 225 000 volts du poste électrique intermédiaire de compensation du Gué au Roux au poste électrique de Soullans en vue du raccordement au réseau existant de transport de l’électricité.
Elles viennent compléter et préciser les premières observations de la déposition commune communiquée le 18 avril 2018 à la commission d’enquête.
Une autre série d’observations sera d’autre part émise sur le projet conjoint de la société EMYN, dans le cadre du second volet de l’enquête publique (parc éolien en mer et bases de maintenance).
Le projet présenté par RTE nous est connu dans la mesure où il est discuté depuis le débat public de 2015 et les différentes réunions de l’instance de concertation pilotée par l’Etat. Il consiste à organiser le transport de l’électricité produite par le parc éolien en mer depuis sa station électrique marine vers le continent, en traversant une série de milieux sensibles jusqu’à un poste électrique terrestre à créer, à partir duquel sera assurée l’injection de l’électricité sur le réseau de distribution.
La sensibilité des milieux est attestée par le fait qu’une très forte proportion de l’aire d’étude, excepté la frange Sud-Est, est concernée par diverses protections règlementaires superposées :
• Natura 2000 (ZSC, ZPS), impliquant le respect des Directives européennes Habitats et Espèces ;
• espaces remarquables au titre de la Loi Littoral ;
• espaces boisés classés ;
• ZNIEFF ;
• espaces sensibles définis par le Département.

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Observations relatives à l’enquête publique sur le projet de parc éolien en mer des îles d’Yeu et Noirmoutier
Déposition de FNE Pays de la Loire, Vendée Nature Environnement,
Coorlit 85 et Vivre l’île 12 sur 12
23 mai 2018

 

Nous sommes favorables au développement des énergies marines renouvelables, et en l’occurrence à la mise en oeuvre de l’éolien « posé » en mer, les alternatives à cette technique n’étant pas matures pour permettre leur déploiement à une échelle capable de répondre aux enjeux de la transition énergétique.

 

Les observations qui suivent portent sur le dossier du parc éolien en mer présenté par la société EMYN, se décomposant en plusieurs volets :
 demande de concession d’utilisation du domaine public maritime ;
 implantation d’un parc éolien en mer composé de 62 éoliennes, de câbles de liaison inter-éoliennes, d’un mât de mesure et d’un poste électrique en mer dit « Vent des îles » ;
 construction de bases d’exploitation et de maintenance dans l’enceinte des ports de Port-Joinville à l’Île d’Yeu et de L’Herbaudière à Noirmoutier.
Elles viennent compléter et préciser les premières observations de la déposition commune communiquée le 18 avril 2018 à la commission d’enquête, et s’ajoutent à celles qui ont été produites sur le projet du raccordement électrique présenté par RTE.

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Contribution de l’association « Vivre l’île 12 sur 12 »
sur la base de maintenance de l’Herbaudière
complémentaire à celle commune des associations : FNE Pays de la Loire, Vendée Nature
Environnement, Coorlit 85 et Vivre l’île 12 sur 12.
23 mai 2018

M. le Président,
MM et Mmes les membres de la commission d’enquête,
L’Association « Vivre l’île 12 sur 12 » est une association agréée qui agit depuis plus de 25 ans pour la protection de l’environnement et de la nature sur le territoire du canton de Noirmoutier et, entre autres, à l’égard de tout fait et notamment de fait de pollution et de dégradation qui, bien que né en dehors de sa compétence géographique serait de nature à porter atteinte à l’environnement du canton précité.
Elle a participé à de nombreuses actions dont les plus représentatives avec succès ont été le rejet des  produits de dragage (100 000 m3) du port de l’Herbaudière à même l’estran sur le site de Luzan à la pointe de l’Herbaudière, l’annulation d’une DUP en 1993 pour le projet de bouclage de RD 5 (route côtière) sur le site du Luzan, l’annulation de divers projets d’urbanisme mettant en péril la loi littorale, les zones humides ou inondables.…
Reconnue, elle est associée aux comités de pilotage (PPRL ile de Noirmoutier, NATURA 2000, etc.), comités de suivi et d’information mis en place pour les opérations d’extractions des granulats marins (le Pilier et maintenant Cairnstrath), les opérations de dévasage des ports à la Lambarde pour le Grand Port autonome de Nantes St Nazaire et au Pilier pour la CCI 85/port de pêche de l’Herbaudière).
Vivre l’île 12 sur 12/MGD – EP projet EMYN/contribution complémentaire s/base de maintenance à l’Herbaudière. 2 Contexte de la démarche des énergies marines renouvelables au large des pays de la Loire.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la politique énergétique de la France, suite aux engagements du Grenelle de l’environnement. Les projets éoliens en mer du banc de Guérande à ST NAZAIRE et celui des îles d’Yeu et de Noirmoutier (objet de la présente enquête) s’inscrivent donc dans cette démarche.
Pour ces deux projets « Vivre l’île 12 sur 12 » a participé avec COORLIT 85, VNE et FNE Pays de la Loire au débat public, aux réunions plénières de concertation ainsi qu’aux groupes de travail spécifiques.
Observation générale de l’Association :
L’association qui soutient de fait les énergies renouvelables marines ne s’oppose pas à ce projet éolien, car il contribue à la transition énergétique à mettre en place rapidement en raison du réchauffement climatique avéré et de ses conséquences évidentes et potentiellement graves pour la planète. MAIS ce projet ne doit pas être mené au détriment de l’environnement, de l’attrait touristique et des activitésexistantes sur notre canton et particulièrement sur l’Herbaudière.
La configuration d’éoliennes posées sur jacket n’est probablement pas la meilleure solution sur le plan environnemental mais la seule disponible rapidement en attendant d’autres formes de production d’énergie en mer à moindre coût environnemental.
Ce projet doit être accompagné de mesures d’économies d’énergie et de mesures compensatoires environnementales effectives. Il est essentiel de garder à l’esprit (élus, citoyens) l’absolue nécessité de la réduction de notre consommation énergétique.

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[Article Libération/AFP] A Noirmoutier, la prévention des risques de submersion fait fi du réchauffement climatique

Gois

C’est le début d’un article de « Libération » paru le 12 novembre suite à la visite d’un journaliste de l’AFP (Agence France Presse) qui a rencontré des membres de Vendée Nature Environnement, de Coorlit, et de « Vivre l’île 12sur12 » (Marie-Thérèse Beauchêne)

Même au niveau national l’attitude de nos élus intrigue !

Vous pouvez lire la suite en cliquant sur le lien :

2015-11-12 Article AFP-PPRL Noirmoutier

Eoliennes en mer Yeu-Noirmoutier: le débat public commence!

Demain 12 mai se tiendra à Noirmoutier la réunion d’ouverture du débat public concernant le projet de construction de 62 éoliennes entre les îles d’Yeu et de Noirmoutier.
Ce débat où vous êtes tous attendus se déroulera jusqu’au 7 août et proposera différentes réunions publiques, ateliers et débats mobiles dont vous trouverez le calendrier sur le site de la Commission Nationale de Débat Public. Tous vous sont ouverts si vous souhaitez vous informer et donner votre avis.

Réunion d’ouverture: mardi 12 mai 19h30-22h30
Centre culturel des Salorges, 22 quai Jean Bart, Noirmoutier-en-l’île

Nous vous suggérons de consulter le site

Atelier préparatoire au débat public parc éolien Yeu – Noirmoutier

Vivre l’île 12 sur 12 participe actuellement aux instances de concertation sur le projet éolien dit « des deux îles ».
Une commission a été mise en place en début d’année afin d’organiser un débat public prévu se tenir de mai à août .
Dans cet objectif, la Commission Particulière de Débat Public propose un atelier ouvert à tous sur inscription:
Sujet: méthodologies des visualisations

Ci-après l’invitation de la CPDP:

« Dans le cadre du débat public sur le projet de parc éolien en mer des îles d’Yeu et de Noirmoutier, la commission particulière vous convie à un atelier préparatoire.
Le 7 avril, de 15h à 18h
Espace Terre de Sel,
34 route de la Grande côte
85550, La Barre-de-Monts
(Inscription obligatoire)
Cet atelier abordera la question des méthodologies de simulations visuelle du projet de parc éolien. Il a pour objectif de définir un consensus sur les points d’accord et de désaccord concernant les visualisations du projet soumis à débat public. Ainsi, la question de l’impact paysager ne sera pas abordée lors de cet atelier: il s’agit ici de participer à l’élaboration d’une méthodologie partagée par le plus grand nombre et qui sera mise en oeuvre au cours du débat public.
L’atelier est ouvert à tous: n’hésitez pas à en parler autour de vous! Toutefois, le nombre de places étant limité à 50 personnes, nous vous remercions de bien vouloir vous inscrire, en envoyant un mail à l’adresse suivante:
La commission compte vivement sur votre participation ! »

Le deuxième parc éolien marin attribué : un projet qui reste à étudier dans toutes ses dimensions.

C’est officiel, Ségolène Royal et ses services ont tranché: ce sera le consortium mené par GDF Suez qui vient d’être désigné pour mener à bien le projet d’implantation d’un parc éolien offshore au large entre Noirmoutier et l’île d’Yeu. Voir sur le lien http://www.fne-pays-de-la-loire.fr/le-deuxieme-parc-eolien-marin-attribue-un-projet-qui-reste-etudier-dans-toutes-ses-dimensions/

A suivre….

Communiqué de presse commun FNE, COORLIT 85 et 12sur12 : CP – Désignation lauréat parc des deux iles

 

Les éoliennes en mer : recours contre l’appel d’offres

La Fédération environnement durable (FED) a déposé un recours gracieux pour attaquer l’appel d’offre portant sur des installations éoliennes de production d’électricité en mer en France métropolitaine.

Une association noirmoutrine (entre autres) s’est associée à ce recours, déposé le 5 septembre auprès des ministres de l’Ecologie et de l’Economie avec copie au ministre de la Pêche.

Pour plus de détails, on pourra consulter l’article du site internet Énergie2077.fr en cliquant sur ce lien.

Parc éolien : le Conseil Général veut bien

Selon un article de Ouest France en ligne daté d’aujourd’hui, le Conseil Général de Vendée vient d’adopter une résolution acceptant le projet de parc éolien entre les îles de Noirmoutier et Yeu.

Cette décision, adoptée par 27 voix (les élus du MPF, le parti de Philippe de Villiers, ainsi que Jacques Oudin s’étant abstenus), serait :

« encadrée […] de 5 conditions: D’abord des engagements fermes et écrits pour des retombées en matière d’emploi. Ensuite que l’Etat donne des garanties pour confirmer la non-réalisation des projets d’extractions de granulats marins dans ce secteur. Encore que le groupe WPD, porteur du projet, supprime une ligne de 12 éoliennes sur les 96 fleurs du vent prévues pour réduire l’impact visuel. Aussi que les opérateurs, désormais un consortium économique industriel et technique regroupant aussi Alstom et EDF Energies-Nouvelles, intègrent dans leur projet la prise en charge de l’alimentation électrique d’une future unité de dessalement d’eau de mer vendéenne et contribuent à des expérimentations sur les énergies renouvelables (propulsion électrique des bateaux par exemple). Enfin que l’Etat ne demande pas plus à la Vendée pour l’éolien terreste que l’objectif fixé à l’horizon 2020 d’une production de 230 mégawatts. »

Parc éolien des deux îles : le vent tourne !

Selon la Gazette des communes (édition en ligne) en date du 19 avril (cliquez ici pour lire l’article), il semble probable que l’assemblée départementale se prononcera d’ici quelques jours en faveur du projet du vaste parc éolien offshore envisagé par le groupe allemand WPD entre les îles de Noirmoutier et Yeu.

Parc éolien des deux îles

(Image prise sur le site de l’EPAW.)

Champ éolien : le projet est enterré

Courrier vendéen du 11 novembre 2010

Selon l’article du Courrier Vendée du 11 novembre 2010, que vous pourrez lire en cliquant sur la miniature ci-dessus, une pétition contre l’installation d’un champ éolien en mer entre les îles de Noirmoutier et Yeu aurait récolté environ 1400 signatures.

D’après le Président de l’association NÉNY (Non aux Éoliennes entre Noirmoutier et Yeu), même si le site n’est plus considéré par le gouvernement comme prioritaire, « rien ne permet de dire que ce projet ne se fera pas. »

L’association restait donc sur ses gardes.

Cependant, selon AFP, le Président de la République aurait écrit mi-novembre à Philippe de Villiers pour lui dire que le gouvernement « a décidé de ne pas retenir la zone au large de l’Ile de Noirmoutier » dans les appels d’offres nationaux pour la construction de quelque 600 éoliennes en mer.

Le projet de parc éolien en difficulté

A la page 2 de son journal N° 138, d’avril/mai 2010, le Conseil général publie un article intitulé L’éolien en mer ou l’océan défiguré, dans lequel il dénonce le projet de parc éolien au large des îles de Noirmoutier et Yeu, porté par la société WPD.

Le mois dernier, Vivre l’île 12 sur 12 a été l’un des destinataires d’une lettre  et d’un communiqué envoyés par WPD à l’ensemble des élus littoraux, aux représentants de la pêche et aux associations locales. Dans sa lettre, la société qualifie le contenu de cet article de « graves et fausses informations relatives au projet d’implantation d’éoliennes offshore au large des îles d’Yeu et Noirmoutier. »

Selon un article publié hier par Énergie2007, le site des autorités organisatrices de la distribution d’électricité et de gaz et de leur fédération, « le département de la Vendée, pour la zone située au large de Noirmoutier et de l’Ile-d’Yeu, ne serait pas une zone prioritaire du développement de l’éolien offshore, contrairement à la Loire-Atlantique. » En citant le journal Ouest France, l’article indique que « les premiers arbitrages » conduiraient à un « rejet du projet, porté par WPD offshore France, de parc de 96 éoliennes (600 MW) à 13 km au large de l’Ile d’Yeu. »

Le parc éolien des Deux Îles

Le 14 décembre, la société WPD a organisé une concertation à la mairie de la Barre de Monts afin de recueillir les avis des pêcheurs, ostréiculteurs, commerçants, élus et associations sur les différentes possibilités d’implantation du parc.

Lors d’une réunion particulièrement conviviale, où chaque participant a pu se régaler de jus de fruits, café, thé, croissants et chocolatines et emporter en cadeau un porte-trombones chromé en forme d’éolienne (voir photo), les assistants ont, presque sans exception, exprimé leur enthousiasme pour ce parc.

porte-trombone de bureau

Seuls les Amis de Noirmoutier et Vivre l’île 12 sur 12 ont gardé leurs distances: malgré l’avis positif de leur commission « Nature et environnement », les Amis se réservent de se prononcer lorsque les détails du projet seront connus (voir aussi notre article du 15 novembre 2009); 12 sur 12, qui a répondu positivement à l’invitation de WPD dans le seul souci de rester informé, constate que, si ses statuts lui permettent de prendre position par rapport au projet, ils ne l’y obligent pas. Étant donné le manque de consensus au sein du Conseil d’administration, et l’absence de mandat clair de la part des adhérents, nous estimons que nous ne pouvons pas nous prononcer dans un sens ou dans l’autre.

L’impression de consensus positif qui se dégageait de la réunion était peut-être trompeuse, cependant, dans la mesure où les positions défavorables n’étaient pas représentées, soit qu’elles n’avaient pas été invitées, soit qu’elles n’avaient pas souhaité venir. Le Conseil Général de Vendée s’est prononcé contre ce projet, et notre conseiller général a voté contre. Une association a été fondée (par un adhérent de Vivre l’île 12 sur 12) pour s’y opposer, Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu, ou N.E.N.Y.

Les assistants ont pu voir des photomontages qui permettaient d’apprécier l’impact visuel depuis Noirmoutier et Yeu des différentes variantes envisagées. Chacun a pu exprimer ses préférences pour l’une ou l’autre implantation. La variante finalement choisie était celle préconisée par les comités de pêche de Noirmoutier et Yeu. Le représentant de l’association Yeu Demain s’est déclaré prêt à accepter la proposition.

Quant à nous, nous constatons que, quelle que soit l’implantation choisie, la présence du parc altérera l’horizon: il sera visible par beau temps, comme on peut le constater en visitant le site internet du projet créé par WPD. En cliquant sur l’onglet « La concertation » et en sélectionnant l’option « L’insertion paysagère », on peut visualiser les photomontages du projet.

Nous avons fourni, en avril dernier, un lien vers le dossier (53 pages) « Faits et réflexions sur le projet de parc éolien des deux îles« , établi par N.E.N.Y.; WPD y répond dans un document de 106 pages intitulé « Faits et corrections« . N.E.N.Y. a également présenté un diaporama lors de la réunion organisée par l’association l’Avenir de Noirmoutier en octobre dernier (mentionnée dans notre article du 15 novembre). Les planches de ce diaporama sont visibles en format pdf en cliquant ici.

Pour les adhérents à Vivre l’île 12 sur 12 qui, après s’être informés, souhaiteraient se mobiliser pour ou contre le projet du parc éolien des Deux Îles,  nous vous suggérons, dans le premier cas, de rejoindre le groupe « Pour le projet éolien offshore des 2 îles » sur Facebook, ou dans le deuxième, d’adhérer à l’association N.E.N.Y. (« Non aux éoliennes entre Noirmoutier et Yeu »), qui peut être contactée au courriel suivant: mail.neny [arobase] orange.fr ou en cliquant ici.

L’occupation de l’estuaire de la Loire

l’occupation de l’estuaire de la Loire

En cliquant sur la vignette ci-dessus, on pourra voir une carte de l’estuaire de la Loire où on distingue:

  • en bleu, les sites d’extraction de granulats, dont le Pilier et le Charpentier sont en cours d’exploitation, l’Astrolabe et le Cairnstrath en projet;
  • les parcs éoliens en projet : WPD (parc des deux îles, 120 éoliennes à 15km de Noirmoutier), Nass&Wind (parc de Guérande, 60 à 80 éoliennes à 15km de la Côte Sauvage) et EDF (parc de la Banche, 12 éoliennes à 7km de la Baie de La Baule);
  • SEM-REV, site de recherches sur les énergies marines à 10km au large du Croisic sur la partie sud-ouest du plateau du Four; en projet, une base d’expérimentation pour machines utilisant les vagues pour produire de l’énergie, qui devrait être opérationnelle en été 2010;
  • le chenal d’accès à Nantes/St Nazaire (zone noire et blanche)
  • en vert, des zones de protection environnementale.

“Les amis de l’île de Noirmoutier” et les éoliennes

Lors d’une réunion tenue le 2 novembre par l’association « Les amis de l’île de Noirmoutier », la société WPD a présenté le projet dit « du parc éolien des deux îles ».

Selon le président, Marc Poiraudeau, la commission environnement de l’association « a émis un avis favorable à ce projet éolien offshore. »

Le 16 octobre, l’association « L’avenir de Noirmoutier », présidée par Jacques Oudin, avait invité le fondateur de l’association N.E.N.Y. (« Non aux  Éoliennes entre Noirmoutier et Yeu ») à présenter ses arguments contre ce parc lors d’une rencontre au cours de laquelle la polarisation et la passion des positions, pour ou contre, étaient manifestes.

Monsieur Oudin a commencé par expliquer que son association ne prenait pas position, et qu’il avait organisé la rencontre dans le but d’informer. Pressé par le groupe favorable aux éoliennes, il a bien dû finir par admettre, à l’issue de la présentation, qu’il était « personnellement » opposé à ce projet, et qu’il avait voté contre au Conseil Général.

Michel Adrien, chef de file des supporteurs du projet, a fait valoir qu’en s’y opposant « c’est un business énorme qui va nous passer sous le nez. » D’après Monsieur Adrien, « 10% de l’énergie mondiale sera éolienne dans 10 ans. »

L’opposition au projet, tout aussi passionnée, a fait valoir les risques de perturbation du milieu marin et l’incertitude concernant le sort des éoliennes à la fin de leur vie utile. S’il est clair que nous avons besoin de nouvelles sources d’énergie, il ne faut pas négliger le gisement important constitué par les économies d’énergie.

C’est sans doute pour faire contre-poids à cette rencontre que « Les Amis » ont invité WPD à présenter son projet, et à contredire l’étude de N.E.N.Y.

En cliquant sur la miniature ci-dessous, on pourra lire l’article que le Courrier Vendéen a consacré à la réunion des Amis de l’île de Noirmoutier dans son édition du 5 novembre.

Courrier vendéen du 5 novembre 2009

Pour envoyer un courriel à l’association Non aux Éoliennes entre Noirmoutier et Yeu: mail.neny [arobase] orange.fr, ou cliquez ici

Pour contacter les Amis de Noirmoutier :
adresse : Logis du Gouverneur, Le château – BP 201, 85330 NOIRMOUTIER EN L’ILE
Tél / fax: 02 51 39 54 54

L’énergie hydrolienne ?

« En quête de sciences » est un blog écrit à quatre mains. Les premières appartiennent à Benjamin G., enseignant, les deux autres à Jonathan Parienté, journaliste.
L’article que publie ce blog aujourd’hui, 17 juin, concerne une nouvelle source d’énergie renouvelable: l’hydrolienne.

« Comme une éolienne, l’hydrolienne convertit l’énergie de la vitesse – énergie cinétique – en énergie électrique. Tout bon physicien vous le dira, l’energie cinétique est proportionnelle à la masse. L’eau étant plus dense que l’air, l’énergie des courants marin est plus importante que celle des courants d’air. A diamètre constant, les hydroliennes produisent plus d’électricité que les éoliennes. »

L’éolien en mer : le ministre engage une concertation

Dans un communiqué publié mardi dernier, Jean Louis Borloo annonce sa décision d’engager une concertation sur l’essor de l’éolien en mer. (Voir aussi l’article ici).
Objectif: installer une capacité de 5 000 à 6 000 MW à l’horizon 2020.
Ainsi, pour chaque façade maritime, une instance de concertation et de planification, rassemblant l’ensemble des parties prenantes sur le modèle du Grenelle de l’environnement, devra identifier les zones propices au développement de l’éolien en mer compte tenu des différentes contraintes (usage de la mer, radars, réseau électrique….) indique le communiqué. En outre, les industriels porteurs de  projets devront privilégier ces zones.

Pour booster ce développement, le ministère a indiqué que les procédures applicables à l’éolien en mer « seront très nettement simplifiées, avec la suppression des zones de développement éolien et des procédures d’urbanisme ».

Jean Louis Borloo a ainsi demandé aux préfets des régions concernées – Bretagne, Pays de Loire, Haute Normandie, Aquitaine et Provence Côte d’Azur – d’organiser cette concertation. Ces derniers devront transmettre leur document de planification avant le 15 septembre, a précisé le Ministère.

Projet éolien en mer

Ouest France du 27 janvier 2009 Ouest France du 27 janvier 2009

Cliquez sur les miniatures pour lire l’article paru dans Ouest France du 27 janvier 2009.

Si le Président de la Communauté de communes semble penser que le projet est enterré, la société qui le promeut ne désespère pas. « C’est un projet qui se fait sur le long terme », précise-t-elle. Mais, comme le disait l’économiste John Maynard Keynes: « À long terme, nous sommes tous morts. »

Éole, dieu ou démon?

L’association Vivre l’île 12 sur 12 attend avant de prendre position par rapport au projet de parc éolien des deux îles. Notre expérience lors de l’installation des éoliennes de Bouin (qui ont modifié un paysage unique, au point de le détruire) nous montre qu’il sera difficile de définir une position consensuelle, les membres de l’association ayant des vues diverses et souvent passionnées à ce sujet.

Cependant, nous  avons à coeur de continuer à informer le public. Nous recommandons la lecture du cahier paru récemment dans Le Monde (numéro du mercredi 1er octobre 2008) sous le titre « Éole, dieu ou démon ».

Les articles de ce cahier sont consultables sur le site du journal, en cliquant sur les liens ci-dessous.

Éole, dieu ou démon

Après le règne du nucléaire, place à la « cohabitation énergétique »

Le marché des éoliennes privées pourrait exploser, si…

Une rentabilité qui fait débat

Pour les maires ruraux, une manne tombée du ciel

La Chine, premier producteur en 2009?

La mer, nouvel horizon du vent

Notre objectif 2020 est réalisable

Dire qu’il faut réduire la consommation choque

Le parc éolien des deux îles

Une Directive Européenne de 2001 fixe une part indicative de 21% d’électricité produite à partir de sources d’énergie renouvelables dans la consommation totale d’électricité de la Communauté en 2010.

La Commission Européenne a présenté, en janvier 2008, une proposition de directive relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables. Cette proposition vise à fixer un objectif global contraignant de 20% pour la part des sources d’énergie renouvelables dans la consommation d’énergie  ainsi que des objectifs nationaux contraignants pour 2020 conformes avec l’objectif global de 20% pour l’UE. Pour la France, l’objectif à l’horizon 2020 serait de 23% d’énergie produite à partir de sources renouvelables (cette part était de 10.3% en 2005).

Pour atteindre ces objectifs, la part de l’éolien dans le « bouquet énergétique » devra s’accroître.
C’est en vertu de ce constat que l’entreprise WPD-offshore France a entrepris la prospection de gisements d’énergie éolienne en mer, au large de la France. Outre l’existence d’un gisement de vent, le choix d’une zone potentielle a été dicté par les servitudes maritimes et les zones naturelles; c’est ainsi qu’une zone au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier a été identifiée pour accueillir ce projet particulièrement ambitieux.

WPD a présenté son projet jeudi soir à la Prée aux Ducs à un public d’invités composé des élus de l’île de Noirmoutier, et de représentants des pêcheurs et des associations (dont Vivre l’île 12 sur 12). La presse n’était pas convoquée.

Le projet éolien offshore des deux îles est présenté comme suite: « couvrant 70% des besoins en électricité de la Vendée, un parc très distant et peu visible, un parc voulu en accord avec la pêche. »

Il s’agirait de 120 éoliennes, implantées à environ 16km au nord de l’île d’Yeu, et 15 à 20 km à l’ouest de Noirmoutier. Les éoliennes, à 800 mètres de distance les unes des autres, fourniraient 600 megawatts, ce qui représente 180% de la consommation des foyers vendéens, ou 70% de la consommation totale d’électricité de la Vendée.

Au cours d’une présentation très professionnelle et rassurante, WPD insiste sur son souci de transparence et sa volonté de travailler en concertation avec tous les intéressés. La société affirme avoir obtenu le soutien sans réserve du comité local de pêche de l’île d’Yeu; il a cependant semblé, au cours de la présentation, que les pêcheurs noirmoutrins étaient moins convaincus par les assurances des présentateurs.

D’après WPD, la pêche aux arts dormants est pratiquée sans encombre dans les parcs éoliens existants, et l’effet « récif » induit par la présence des éoliennes serait même positif sur la ressource. WPD se propose d’organiser des visites au parc éolien au large de Liverpool afin de convaincre les pêcheurs. Les arts traînants ne peuvent pas être utilisés dans un parc éolien, mais ceux-ci étant de toutes façons prohibés dans la zone considérée,  le problème ne se pose pas. Un membre de l’assistance, dubitatif, affirme que le chalutage se pratique actuellement dans la zone en question, ce que conteste WPD.

Aux nombreuses questions concernant l’impact environnemental de ce projet, il est répondu que l’étude d’impact permettra d’identifier les problèmes éventuels et de trouver des solutions adéquates. WPD admet volontiers que l’impact ne sera pas nul; mais tout sera fait pour le limiter. Encore faut-il avoir une solide confiance dans les études d’impact…

En réponse à une question du Président de la Communauté de Communes, WPD précise qu’elle n’a pas encore obtenu un engagement ferme de la part de l’État en ce qui concerne l’autorisation de l’implantation du parc; cependant, étant donné les engagements que la France devra respecter, il est peu probable qu’il s’y oppose.

Il est clair que l’implantation de ce parc éolien se traduirait par une rentrée d’argent importante pour les communes littorales. Pour le Président de la Communauté de Communes, cependant, il ne faut pas que les élus tiennent compte des financements promis aux collectivités: ils doivent être motivés par la volonté de participer à l’effort que fait la France pour diminuer les émissions de CO2.

Quant à Vivre l’île 12 sur 12, nous prendrons position après avoir pris en considération tous les éléments dont nous pourrons disposer. Si le projet se concrétise, nous demanderons à participer au comité de pilotage que WPD se propose de mettre en place.

L’énergie éolienne contestée

Bulletin N° 42

L’énergie éolienne a bonne presse, mais dans les campagnes, son développement suscite une contestation toujours plus vive : dans tous les coins de France où s’annoncent des pylônes de plus de 100m de haut, des associations s’élèvent et même déposent des recours. Ces rejets prennent les écologistes à revers et les industriels par surprise.

Il est vrai que les éoliennes posent un problème paysager. Quelle que soit l’opinion esthétique qu’elles suscitent, elles ne passent pas inaperçues : atteignant 120m de haut, avec un rotor de 80m de diamètre, une éolienne de 2 mégawatts requiert une fondation de près de 600 tonnes de béton. Nous percevons ainsi l’impact visuel des éoliennes de Bouin qui ne se sont pas intégrées dans le paysage du Gois, elles accaparent le regard ; disproportionnées par rapport au site, elles ont créé un nouveau paysage qui a occulté l’ancien. Au pied d’une éolienne, on peut légitimement admirer son élégance et ressentir de la fierté devant la prouesse technologique, mais trancher le débat entre écologistes, pollution atmosphérique contre pollution visuelle et beaucoup plus difficile.

Le Conseil général des Ponts et Chaussées a produit en décembre 2004  un rapport intéressant consacré à ces questions, nous allons en citer de larges extraits :

«  Au niveau départemental, la nécessité a conduit des préfets, sans instruction à ce  niveau, à élaborer des schémas éoliens. Ce territoire plus restreint a facilité  l’obtention de schémas plus opérationnels. Des groupements de communes et des  parcs naturels régionaux se sont également lancés dans des démarches.    Pour utiles qu’ils soient, tous ces schémas pourtant fondamentaux sont élaborés  dans l’urgence sans réflexion méthodologique suffisante et ne conduisent pas à un  choix d’espaces susceptibles d’accueillir dans de bonnes conditions des fermes  éoliennes. Les critères retenus sont très variables d’un département à l’autre.

…………

La justification du développement inéluctable des éoliennes en France repose sur  quelques idées reçues qui paraissent de prime abord évidentes mais qui, à  l’analyse, sont discutables, voire même erronées.

1.- « Les éoliennes vont permettre à la France de réduire ses émissions de gaz  à effet de serre ».

La production énergétique est décomposée en deux sources complémentaires :

•  La production de pointe, qui provient de centrales thermiques classiques et qui  permet de faire face aux fluctuations de la demande en énergie ;

•  La production de base, qui provient en totalité en France des centrales  nucléaires dont la production ne peut guère être modulée.    Les éoliennes, dont la production ne peut être régulée à volonté, en fonction de la  demande, concourent à la production de base. Mais celle-ci est déjà excédentaire  en France compte tenu du parc existant de centrales nucléaires, ce qui conduit  déjà EDF à exporter en continu une quantité appréciable d’énergie électrique vers  les pays riverains.    Dans ces conditions très particulières qui n’existent actuellement qu’en France, le  développement de l’énergie éolienne ne servira qu’à augmenter les exportations  françaises d’énergie mais ne réduira pas la production des centrales thermiques  qui restent indispensables pour répondre aux demandes de pointe.

En simplifiant un peu, on pourrait dire que le développement de l’éolien en  Languedoc-Roussillon par exemple se fait en important des éoliennes construites  en Espagne pour réexporter de l’électricité dans ce pays, ce qui oblige à créer une  nouvelle ligne à haute tension controversée à travers les Pyrénées.

Ce raisonnement ne s’applique pas dans les îles éloignées et dans les  départements et territoire d’Outre-Mer qui ne sont pas alimentés par l’énergie  nucléaire mais par des centrales au fioul.

2.- « L’éolien est une activité qui crée des emplois ».

Trois pays (Allemagne, Espagne et Danemark) qui ont instauré un moratoire sur  l’énergie nucléaire, se sont engagés en contrepartie dans une politique industrielle  très volontariste, en créant plusieurs dizaines de milliers d’emplois et en  instaurant un monopole sur la fabrication des éoliennes.    La situation est complètement différente en France où n’existent que quelques  équipementiers et une seule PMI fabriquant des éoliennes. Encore, s’agit-il de  modèles de faible puissance destinés à l’exportation et aux DOM. Toutes les  éoliennes installées en France métropolitaine sont achetées à des entreprises des  trois pays européens fournisseurs qui assurent en général la maintenance.  L’essentiel de l’activité en France concerne des sociétés en charge de montage  administratif et financier des projets éoliens.

Ceux-ci installés, les emplois  permanents sont très limités, en moyenne un par ferme éolienne importante.    Les retombées positives de la création de fermes éoliennes en France se situent  essentiellement au niveau financier. Le taux de retour de cet investissement peu  risqué, qui bénéficie d’assurance et d’une garantie d’achat de la production, est  particulièrement élevé (entre 10 et 20% suivant les situations). Les communes ne  peuvent légalement être maître d’ouvrage de ces projets mais perçoivent une taxe  professionnelle de 200.000 euros par an pour une ferme de 12MW, ce qui est  motivant pour une petite commune.

3.- « L’impact paysager est une notion subjective, non-quantifiable »

En termes de visibilité d’une éolienne, on définit deux paramètres très  représentatifs :

•  La surface de covisibilité représentant l’ensemble des lieux d’où l’éolienne est  visible ;

•  L’impact visuel qui est l’intégrale de la surface apparente de l’éolienne sur la  surface de covisibilité.

À défaut, on peut aussi définir plus simplement l’impact visuel comme le produit  de la surface de covisibilité par la surface apparente de l’éolienne.

À puissance installée égale, l’impact visuel de grandes éoliennes est donc  considérablement plus important que l’impact de petites, même si elles sont plus  nombreuses.    L’impact visuel ressenti par un observateur est encore renforcé lorsque des  situations spécifiques attirent particulièrement son regard. C’est le cas notamment  de l’effet d’alignement, lorsque des éoliennes sont situées à la même hauteur et à  la même équidistance. L’impact visuel est en revanche réduit dans le cas de  bouquets d’éoliennes réparties sur plusieurs plans et plusieurs niveaux qui ne se  distinguent plus les unes des autres à une certaine distance.    Contrairement à ce que l’on pourrait penser a priori, la visibilité d’un nuage  d’éoliennes judicieusement réparties sur un site est moindre que celle de quelques  éoliennes alignées sur la crête.    Pourtant, la tendance actuelle est à l’installation d’éoliennes de plus en plus  hautes et puissantes.

4.- « Plus les éoliennes sont puissantes, plus l’investissement est rentable ».

À partir des prix de vente et des caractéristiques des éoliennes proposées sur le  marché à un moment donné, on peut définir la rentabilité de chaque modèle. On  constate que le coût de la machine est directement proportionnel à la surface du  rotor, avec un surcoût pour les plus grosses machines.    Si ce n’est pas le prix des équipements, on peut alors se demander ce qui pousse  les promoteurs à installer de très grosses éoliennes. Un suivi auprès de  prospecteurs chargés de monter des projets a permis d’identifier au moins deux  raisons :

Insister sur le faible nombre d’éoliennes d’une ferme est le meilleur argument de  commercialisation pour convaincre du peu d’impact du projet sur l’environnement. Même  si le raisonnement n’est pas fondé comme on l’a vu précédemment, il est perçu  positivement par les interlocuteurs peu avertis de la gamme des matériels  disponibles et de l’extrême variabilité de leur impact visuel.

À puissance égale installée, des éoliennes très hautes et alignées nécessitent une  superficie de terrain plus faible que des éoliennes plus basses et plus dispersées.  Or, la maîtrise foncière constitue un obstacle majeur, en termes de disponibilité et  de coût, pour monter un projet éolien. Le plus souvent, le projet est construit à  partir d’un terrain donné limité à partir duquel il faut installer le maximum de  puissance, ce qui conduit à implanter du matériel de grande hauteur.

II – CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS    Des pays comme l’Allemagne, l’Espagne ou le Danemark qui ont instauré un  moratoire sur l’énergie nucléaire, ont fait le choix de l’éolien pour la production  électrique de base et se sont dotés d’une industrie en conséquence. La situation en  France est exactement opposée (production de base couverte par l’électricité  nucléaire et absence d’industrie de l’éolien), et la production d’un parc éolien ne  peut être qu’exportée et ne participe pas à la réduction de l’émission en France de  gaz à effet de serre.    Néanmoins, des mesures incitatives comme la valeur de rachat de l’électricité  produite par les fermes éoliennes de puissance inférieure à 12 MW entraînent une  prolifération de demandes de permis de construire, sans qu’une réglementation  adaptée et une méthodologie pour traiter ces demandes aient été préalablement  définies. Il s’ensuit une saturation des capacités des services instructeurs et une  judiciarisation des procédures. L’implantation de projets mal conçus risque  d’entraîner une destruction de paysages de qualité et finalement un rejet d’une  énergie renouvelable dont l’intérêt à moyen terme est certain.    Le ministère de l’équipement avec les DDE se situe en première ligne de  l’élaboration des schémas départementaux, de la délivrance des permis de  construire et de l’application de la réglementation basée sur le code de  l’urbanisme.    Pour éviter les erreurs les plus manifestes, il y aurait lieu d’entreprendre dans les  meilleurs délais un bilan quantitatif et qualitatif par département de l’application  de la circulaire de 2003, ainsi qu’une analyse économique de la filière incluant les  coûts externes et les effets sur le tourisme.    Des adaptations de la réglementation sont réclamées par tous les acteurs. Ainsi par  exemple, le seuil de 12 MW fixé arbitrairement sans réelle justification pourrait  être revu en nette hausse (à 40 ou 50 MW) afin d’éviter la prolifération de  nombreux projets disséminés sur le territoire. En contrepartie, la valeur de rachat  de l’électricité éolienne pourrait être baissée sans nuire à la rentabilité des projets.  Des limitations de hauteur et de puissance des éoliennes devraient pouvoir être  imposées en fonction de la nature des paysages rencontrés. Des mesures devraient  être fixées concernant la sécurité à proximité des futures éoliennes.    En matière de communication, la priorité en faveur des économies d’énergie  pourrait être rappelée. »

Il serait beaucoup plus efficace de mener un programme sérieux d’économies d’énergie par exemple l’isolation des bâtiments existants, qui ne demanderait pas plus d’argent public – ce qui ferait facilement baisser la consommation d’énergie de 10%, soit davantage que ce que fourniraient 2 000 éoliennes.

ORDRE DE GRANDEUR

Puissance d’un réacteur nucléaire: 1 000 MW

puissance d’une éolienne: 2 MW

-> pour remplacer 1 réacteur: 500 éoliennes

mais les éoliennes ne produisent que 1/3 du temps

-> pour remplacer 1 réacteur: 1 500 éoliennes

2 éoliennes doivent être espacées de 300 m

-> 1 500 éoliennes représentent une ligne de 450 km.

La France dispose de 58 réacteurs.

Éoliennes – pour ou contre?

Bulletin N° 25

Le projet de construction d’un parc d’éoliennes au large de la digue du Devin, sur le plateau des Boeufs, a provoqué diverses réactions chez les adhérents de “Vivre l’île 12 sur 12”. Nous les publierons pour enrichir le débat :

Un adhérent de Nantes explique qu’il ne souhaite pas engager une controverse sur l’énergie nucléaire qui diviserait davantage les lecteurs. Mais il observe que l’énergie des éoliennes ne peut pas être regardée comme une véritable alternative à l’énergie nucléaire. Tous les experts, même les plus optimistes, s’accordent pour considérer que Continuer la lecture