Les algues vertes, c’est aussi chez nous !

Selon cet article du journal Ouest France, plus de 90% des plages touchées par les marées vertes en Vendée le sont à Noirmoutier.

Selon Sylvain Ballu, responsable des suivis au Centre d’étude et de valorisation des algues, les communes sont en général dans la dénégation du phénomène. Monsieur Ballu souhaite « qu’on sorte de la perception maladie honteuse des algues vertes. Ce qui n’incite pas à l’action. » Le chercheur du Ceva ne sous-estime pas le rôle des apports agricoles dans l’eutrophisation. Mais il pense qu’on ne peut exclure d’autres paramètres : la construction des épis, qui piègent les masses d’eau et les algues dérivantes et, bien sûr, le réchauffement climatique.

3 réflexions au sujet de « Les algues vertes, c’est aussi chez nous ! »

  1. C’est quand même un comble ! La prolifération des algues vertes a pour origine les nitrates rejetés par les éleveurs de porcs bretons.
    Et c’est nous, contribuables noirmoutrins, qui allons payer pour ramasser et détruire ces algues !!!

    Conclusion : nos élus, comme nos ministres, sont à quatre pattes devant la FNSEA.

  2. On peut montrer du doigt l’agriculture et l’élevage intensifs en Bretagne, emboiter le pas derrière Monsieur Oudin qui disait, dans le Courrier Vendéen du 13 août 2009, que « nous étions victimes des flux de la Loire et de la Vilaine ». Si nous avons des nitrates importés, reconnaissons que l’Ile de Noirmoutier est aussi « victime » :

    1 – de la culture annuelle intensive de pommes de terre, sur les mêmes sols fatigués et lessivés, générant une importante quantité de nitrates.

    2 – d’une surpopulation estivale qui entraine une saturation du traitement des eaux usées.

    Voilà deux causes sur lesquelles les responsables locaux et peut-être nous-mêmes pouvons agir avant de pointer les autres du doigt.

    Dans l’immédiat, nous devons être vigilants sur le stockage des algues : refuser leur mise en décharge ou comme l’annonçait un élu de l’Epine en 2009 « ce goémon va être stocké dans un champ où il sera recouvert de sable », les jus du stockage retournant nécessairement à la mer sans avoir été dégradés.

  3. Je doute que la surpopulation estivale ait un impact direct sur la proliferation des algues vertes…(elle a évidemment d’autres inconvénients mais cela est un autre débat).On peut d’ailleurs constater que les algues échouent sur nos plages à tous moments de l’année.Quand aux épis, la plupart sont très anciens…alors qu’on peut quand même noter que ces échouages massifs d’Algues sont un phénomène relativement récent qui s’est accéléré dans les années 80 (nitrates agricoles !) au point de rendre des plages du Punta Lara quasi inutilisables à certaines périodes.
    On peut douter de l’installation de l’Hotel à cet endroit si le phénomène s’était produit dans de telles proportions à l’époque de sa construction…
    Le port de morin et la perturbation qu’il provoque sur les courants marins autour de l’ile a du certainement jouer un rôle…

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