La trame verte et bleue

La « trame verte et bleue » (TVB) est une mesure phare du Grenelle de l’environnement, dont l’objectif est d’enrayer le déclin de la bio-diversité sur le territoire français.

La bio-diversité est un concept récent, complexe et simple à la fois : elle recouvre l’ensemble des milieux naturels et des formes de vie existantes sur terre (plantes, animaux, champignons, bactéries, virus…) ainsi que toutes les relations et interactions qui existent, d’une part, entre ces organismes vivants eux-mêmes, d’autre part, entre ces organismes et leurs milieux de vie. Nous autres humains appartenons à une espèce (Homo sapiens) qui constitue l’un des éléments de la bio-diversité. Environ 1,8 million d’espèces animales et végétales différentes ont été identifiées à ce jour, et quelques 15000 espèces nouvelles sont décrites chaque année. On estime le nombre d’espèces existantes à entre 5 millions et 100 millions : c’est dire à quel point le travail de recensement est loin d’être terminé. Or, dans le même temps, les experts indiquent que la moitié des espèces vivantes pourrait disparaître d’ici un siècle, compte tenu du rythme actuel de leur disparition : 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel d’extinction !

Dans le contexte européen, la France est le 5e pays abritant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées (par exemple le scarabée pique-prune, le vison d’Europe…) après l’Espagne, le Portugal, l’Italie et la Grèce. Environ 165 ha de milieux naturels et terrains agricoles (soit un peu plus de quatre terrains de football) sont détruits chaque jour en  France (métropole et outre-mer), remplacés par des routes, habitations, zones d’activités.

La Trame verte et bleue est un outil d’aménagement du territoire qui vise à (re)constituer un réseau écologique cohérent, à l’échelle du territoire national, pour permettre aux espèces animales et végétales, de circuler, de s’alimenter, de se reproduire, de se reposer… En d’autres termes, d’assurer leur survie, et permettre aux écosystèmes de continuer à rendre à l’homme leurs services.

La loi n°2009-967 du 3 août 2009 de mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement dite « Loi Grenelle I » instaure dans le droit français la création de la Trame verte et bleue, impliquant l’État, les collectivités territoriales et les parties concernées sur une base contractuelle.

La loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, dite « Loi Grenelle II », propose et précise ce projet parmi un ensemble de mesures destinées à préserver la diversité du vivant.

C’est ce mardi 18 octobre que la Ministre en charge de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet ainsi que les Secrétaires d’État en charge des Transports et du Logement installent le Comité National « Trame verte et bleue » dont France Nature Environnement, la Fondation pour la Nature et l’Homme, la LPO, et la Ligue Roc sont membres.

Pour lire le communiqué de presse de France Nature Environnement  à ce sujet, cliquez ici.

2 réflexions au sujet de « La trame verte et bleue »

  1. Je souhaite vous remercier pour toute l’information que vous diffusez sur ce site.
    Noirmoutier est une île où l’environnement est précieux et fragile.
    Evitons que les  »marchands du temple », en trop grand nombre durant la période estivale, ne détruisent, pour des questions mercantiles, ce bien terrestre, précieux….mais fragile!
    L’office du tourisme et la communauté de communes de Noirmoutier proposent un questionnaire sur l’avenir de l’île, son impact touristique (un questionnaire s’adresse aux résidents permanents).
    J’espère que l’environnement primera, toujours, dans l’esprit de nos décideurs.
    Salutations

  2. En parlant d’environnement, l’article du dernier numéro du « Courrier Vendéen » sur le club « la cabana coco » m’interpelle. Ce Bâtiment dans les marais de l’épine pourrait changer de destination,en devenant un site commercial,restaurant, boutique, salon esthétique, et salle de remise en forme, voir peut être d’autres activités si le coeur en dit à M FRIOUX Propriétaire de la discothèque. Pour que ce projet puisse voir le jour il faudrait un changement de zonage sachant que le site actuel est dans une zone de protection des espaces naturels. Que M FRIOUX se trouve confronté à des difficultés dans la gestion sécuritaire de son établissement est une chose, lorsque l’on ouvre une discothèque ou un bar de nuit , il y a des risques! lorsque l’on veut plus les assumer je ne vois pas pourquoi l’ on changerai, un plu, un zonage, un pos, pour une personne; ou bien chaque individu de l’île qui veut changer l’aspect de sa maison peu faire de même? Une chose me surprendra toujours, vous demandez une autorisation pour une cabane à vélo de 4m2 on vous rétorque que le POS ne vous l’autorise pas, par contre vous avez les moyens vous voulez raser un Bâtiment en construire un plus grand sur une zone protégé, vous avez les autorisations! 2 poids 2 mesures.

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