Pêche à pied au Fort Larron

En septembre 2006 nous avons publié sur le site internet de Vivre l’île 12 sur 12  un article avec des photos montrant des pêcheurs à pied sans peur et sans remords, qui ramassaient des coquillages sérieusement contaminés.

Le 1er juin de cette année, nous avons encore une fois observé ce comportement incompréhensible.

Fort Larron 1

Selon cette affiche (voir ci-dessus), le nombre d’escherichia coli pour 100gr de chair et de liquide intervalvaire  relevé sur les palourdes le 26 mai 2009 était de 5400, équivalent à une forte contamination : la cuisson des coquillages est recommandée à partir de 240; le ramassage et la consommation des coquillages sont interdits par arrêté municipal dès que ce nombre dépasse 1000, et deux résultats à moins de 1000 sont nécessaires pour lever la fermeture temporaire.

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L’article 1 de cet arrêté municipal dispose que « La zone de pêche à pied de loisirs située à l’ouest du Fort Larron est temporairement fermée. Le ramassage des coquillages ainsi que leur consommation est strictement interdit. »

Fort Larron 2

Les relevés et l’arrêté municipal sont bien en évidence sur le site. Et pourtant…

Fort Larron 3

Fort Larron 4

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Une réflexion au sujet de « Pêche à pied au Fort Larron »

  1. J’ai également observé cette situation durant l’été 2008.
    Il est intéressant de s’attarder sur l’article 4.
    « … le Directeur des Services Techniques Municipaux, le Responsable du service de Surveillance de la Voie Publique, le responsable du camping municipal le Clair Matin sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté » !!!

    A vrai dire des gens qui n’ont aucun pouvoir.

    Et que signifie un arrêté où il est dit que « le ramassage des coquillages est strictement interdit » sans annoncer la sanction encourue par les contrevenants.

    On pourrait s’attendre à ce que la police municipale soit concernée mais elle n’est pas citée; on pourrait s’attendre à ce que la Gendarmerie Nationale soit concernée mais l’arrêté lui est transmis juste pour ampliation (ce qui signifie qu’on lui transmet une photocopie pour information).

    On peut légitimement en déduire que les responsables ouvrent un parachute pour se couvrir en cas de problème sanitaire mais que, de fait, ils n’y croient pas.

    Ce n’est hélas pas le seul arrêté non suivi des faits.
    L’arrêté sur l’interdiction des chiens sur les plages de mai à septembre n’est pas appliqué exactement pour les mêmes raisons.

    Conclusion : Ils ne faut surtout pas faire de tort au tourisme !

  2. Il faudra qu’un grave incident de santé intervienne (décés d’un enfant ou d’une personne âgée,population fragile) pour que l’on commence à s’émouvoir. Mais il est vrai qu’il s’agit simplement d’une couverture en absence de responsabilité (on a prévenu diront ils !!!) Il est vrai qu’on va sans doute invoquer la fatalité, puisque à lire les journaux, la Com de Com dit que c’est un problème de longue date et que les solutions ne sont pas faciles etc….. Donc, attendons qu’arrivent les catastrophes sanitaires et là on pourra s’agiter, demander des subventions etc…LAMENTABLE !!! Pourquoi sollicitent ils des mandats de responsabilité s’ils ne sont pas capables de prendre les décisions ? Pour les indemnités mensuelles ?

  3. Deux suggestions à la mairie, dont la mise en oeuvre est simple et peu coûteuse.

    1 – Vocabulaire.
    Il est vraisemblable que, pour la très grande majorité des touristes, et en toute bonne foi, le mot « pêche » ne renvoie pas au ramassage des coquillages, mais à l’image d’une canne et d’un flotteur, ou d’un filet, ou d’un casier. Dans ces conditions, les vacanciers ne se sentent pas visés par un panneau tel que celui qui figure sur la photo ci-dessus « fort-larron-02.jpg ». Pourquoi, alors, ne pas écrire directement :
    « Ramassage des coquillages interdit » ?

    2 – Visibilité.
    Qui, lorsqu’il va à la plage, se précipite sur 2 petites feuilles A4 clouées sur un méchant panneau de bois pour y lire un chef d’oeuvre de langage administratif (1 ligne importante – la ligne 2 de l’art. 1 de l’arrêté – sur 30 lignes de texte !)?
    Et si on inventait un drapeau à hisser en haut d’un mat, visible de partout ?
    * Une palourde sur fond blanc : ramassage possible.
    * Une palourde sur fond blanc, barrée d’une épaisse croix rouge d’angle à angle : ramassage interdit.
    Non seulement on aurait fait du bon boulot – je partage à cet égard l’avis parachutiste de Gus et de Skipper 49 – mais en plus on pourrait exporter l’idée, ce qui serait valorisant pour Noirmoutier.

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