Immobilier et Plan de Prévention de Risques d’Inondation

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Cinq parcelles sont mises en vente à La Guérinière. Elles sont situées à proximité de la mer à un endroit où l’altitude est inférieure au niveau de la haute mer (3 mètres), comme on peut le constater en consultant la carte établie récemment par la Communauté de communes que l’on peut télécharger ici, et dans une zone classée à « aléa moyen à fort  » dans la carte des aléas de la DDE, établie en 2002 (téléchargeable ici : attention – fichier très lourd).

Ces parcelles se trouvent entre la rue de la Croix Verte et la rue de la Cantine; il est vraisemblable que cette zone serait désignée dans le PPRI comme étant inondable.

Nous ne doutons pas :

  • que l’agence immobilière sera honnête et informera ses clients du risque encouru ;
  • que le notaire chargé des actes le notera dans les particularités de la propriété;
  • que l’élu chargé de délivrer le permis de construire exonérera la collectivité de toute responsabilité en cas de « catastrophe naturelle ».

Une réflexion au sujet de « Immobilier et Plan de Prévention de Risques d’Inondation »

  1. Ne comprenant pas ce que signifie « le niveau de la haute mer (3m) » puisque le niveau de la haute mer varie avec le coefficient de la marée, je voudrais préciser ce que j’ai cru comprendre de mes recherches.

    1 – Le zéro des cartes terrestres NGF (Nivellement Général de France) est fixé par rapport au niveau moyen de la mer.

    2 – le niveau moyen de la mer (niveau à mi-marée) est un niveau mesuré par rapport au niveau zéro des cartes marines. Il est de 3m36 à l’Herbaudière (information SHOM : Service Hydrographique de la Marine).

    Le 12 mars 2009, pour une marée de coefficient 107, la prédiction du niveau de la pleine mer sera de 5m87 par rapport au niveau zéro des cartes marines soit 5m87 – 3m36 = 2m51 par rapport au zéro NGF.

    Le Clos Guillet est donc en zone inondable…on pourrait peut-être proposer une paire de cuissardes aux futurs acquéreurs.
    Mais ayons confiance en nos décideurs qui vont continuer à bétonner, dresser des murs de cailloux ou de totems… (voir le port du Morin, l’hôtel Punta Larra) et pourtant les plages foutent le camp, le m2 de sable va commencer à coûter très cher.

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