Complément d’information à l’article de Ouest-France du 24 février 2015.

Le journal Ouest-France du 24 février 2015 publie une demi-page sur Barbâtre intitulée: « Prévention des risques : 150 personnes ont assisté à la « folle marée ».

Il est très intéressant de voir la population se préoccuper des risques venant de la mer.
L’association Vivre l’île 12 sur 12, suit régulièrement depuis de longues années les aléas des marées et s’autorise une lecture différente des risques pouvant survenir sur des terrains sensibles, très en dessous du niveau des plus hautes eaux, définies au niveau national à 4m20 NGF. Actuellement, elle prépare ses observations sur le projet de Plan de Prévention des Risques Littoraux qui vient d’être soumis à concertation.

Ceux qui vivaient sur l’île lors de la marée du siècle de 120 furent très déçus : très beau temps, mer plate, sans vent, celle-ci fut banale. Mais au matin du 1er janvier 1979, par grand beau temps également, personne ne s’attendait à la disparition de plus de 400 ha sous l’eau.

En 2010, le passage de Xynthia fut meurtrier sur la Vendée, mais heureusement s’éloigna vers l’est avant d’atteindre l’île de Noirmoutier, cependant nous avons pû constater alors 16 points d’attaque sur les quatre côtés de l’île!

Le 22 janvier 2015, la grande marée de 109 n’a donné aucun souci.
Mais le mardi 20 janvier, il n’y avait personne sur le  Gois, pour constater qu’une marée de 93 avec vents non tempétueux mais soufflant du sud, a poussé la mer qui présentait des vagues suffisantes pour couvrir la route sur 300 m de long. Les vagues secouées par la houle ont rempli d’eau jusqu’au terrain élevé des Ponts et Chaussées, la petite baie qui reste sèche habituellement.

Ce n’est donc pas sur une seule marée que l’on peut se rendre compte des dangers.
Il n’est pas sans intérêt de suivre l’évolution des eaux sur les quelques points les plus exposés de l’île pour se faire une idée réelle de ce qui nous attend dans les années à venir.

Cette rencontre sur le terrain aurait pû mener à l’intérieur par la piste cyclable, le long de la digue des Mattes voir l’état du terrain au pied de celle-ci. Des mares  permanentes d’eaux saumâtres posent question : la mer, si elle ne passe pas au-dessus, traverse probablement en dessous laissant prévoir un jour ou l’autre une cassure inondant une partie des terres.
Alors peut-on dire que la digue des Mattes ne pose aucun problème ?

20 février 2015 coef 116 (12sur12)

20 février 2015 coef 116
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Une réflexion au sujet de « Complément d’information à l’article de Ouest-France du 24 février 2015. »

  1. Il serait bon de préciser que les personnes présentent sur le Gois le samedi, l’était à l’appel de monsieur le Maire de Barbâtre relayé par certaine association. Un flyer distribué par la Maire faisait la promotion pour une fête avec musique et flonflon. En conseil municipal la question a été posé de savoir si les autorités : préfecture, gendarmerie, pompiers, avaient été prévenu. Non pas utile a répondu monsieur le Maire.
    Heureusement ce jour là beau temps mer belle, que ce serait-il passé s’il y avait eu un coup de vent ou une surcote, je n’ose pas imaginé le résultat.
    A travers cette petite histoire, on peu se demandé si certain de nos élus ont la tête sur les épaules et si il font bien preuve de responsabilité. Je pense que NON.

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