Nouvelles brèves

Bulletin N° 45

Suite du feuilleton du SMAM :

Changement de Président au Syndicat Mixte d’Aménagement des Marais: samedi 11 mars, le Comité syndical du SMAM (composé de 6 Conseillers généraux et de 6 Conseillers communautaires) a évincé Jacques OUDIN, le Président sortant, au profit d’un élu de Noirmoutier, Yves Gaudebert. Ce résultat a été atteint par 5 voix pour le Président sortant, 6 voix pour le prétendant et un bulletin blanc. Il se murmure qu’un Conseiller général est l’auteur du bulletin blanc qui a décidé du résultat.

L’opposition intercommunale cherche à faire entendre sa voix dans le bulletin d’information de la Communauté de communes. Pas si facile : la contribution d’un Conseiller municipal de Barbâtre n’a pas été publiée car elle est arrivée trop tard. (Théoriquement l’opposition a droit à une publication limitée à 1063 signes).

Afin de mieux lutter contre la non-application de la loi littoral, une Union des Associations pour la défense du Littoral (UADL) s’est constituée à Quimper. Seuls des représentants des associations bretonnes étaient à ce rendez-vous mais la nouvelle union ne se fixe pas de limite régionale. Son ressort géographique est défini par « l’ensemble des départements maritimes et, notamment, des communes soumises à la loi littoral, jusqu’à la limite en mer des 12 milles marins.

Le Conseil d’administration de “Vivre l’île 12 sur 12“ a décidé de rejoindre l’UADL.

Présentation de la situation de France Turbot par le Président du Groupe Adrien le 3 mars 2006. « Nous avons subi de graves revers lors du naufrage de l’Erika, nos clients de Galice ayant pris peur. Ils nous ont demandé de monter une écloserie chez eux car ils ne voulaient pas dépendre d’un site unique. Nous avons monté cette écloserie mais elle a cannibalisé notre clientèle. La France produit actuellement 800 tonnes de turbots, l’Espagne 6000 !

La Chine a acheté plusieurs années notre produit. Contrairement a ce qui a pu être dit, elle n’a pas pillé notre technologie mais les Chinois ont créé plusieurs milliers de petites écloseries familiales. Dès l’origine nous savions que nous allions perdre ce marché ! Nous avons mis au point une technique qui permet d’utiliser de l’eau recyclée. Ce modèle devait équiper plusieurs pays d’Europe du Nord. Nous avons beaucoup investi. Malheureusement nous avons ensuite constaté que la croissance du poisson était arrêtée au bout d’un an et demi. Nous travaillons pour trouver une solution à ce problème. Nos pertes ont été très lourdes : 70 licenciements et 8 millions d’euros en 3 ans ; pour 2006 nous prévoyons encore un déficit de 1,5 millions d’euros.

Nous tentons une reconversion vers la production de naissain d’huîtres plates. Par bonheur ce produit est demandé par les ostréiculteurs. C’est une conséquence de la conversion des producteurs à l’huître triploïde qui ne se reproduit pas. Si tout se passe bien, l’aquaculture peut rebondir.”

Le Journal Officiel du 19 novembre 2005 a publié le décret fixant la composition et le fonctionnement du Conseil national du littoral (équivalent du Conseil national de la montagne) chargé de réfléchir aux grandes orientations de la protection et de la mise en valeur du littoral. Présidé par le Premier ministre ou, par délégation, par le ministre chargé de l’Aménagement du Territoire, le Conseil sera composé de 72 membres nommés pour une période de 5 ans, soit 35 élus du niveau local au niveau national, 10 représentants des syndicats patronaux et salariés, 8 représentants des professionnels, 6 représentants des activités associatives, 6 présidents d’établissements publics (dont le PDG d’Ifremer, et les présidents du CEDRE et du Conservatoire du littoral), et 6 personnalités qualifiées dont 2 désignées pour représenter les DOM (mer Caraïbe et Océan Indien) et le président de l’ANEL (Association des élus du littoral).

Le Conseil, qui se réunira au moins une fois par an comprendra une commission permanente composée de 21 membres. La Délégation à l’Aménagement du territoire et à l’Action régionale assurera le secrétariat du Conseil et de sa Commission permanente.

La circulation des « quads » dans les espaces naturels relève des mêmes dispositions que celles qui s’appliquent aux autres catégories de véhicules à moteur. L’art. 362-1 du Code de l’environnement interdit « la circulation des véhicules à moteur en dehors des voies classées dans le domaine public routier, des chemins et des voies privées ouvertes à la circulation publique ». L’art. R. 331-3 du Code forestier punit tout détenteur de véhicules trouvés dans les forêts hors des routes et chemins.

“Vendée Eau“, le syndicat départemental qui distribue l’eau dans presque toute la Vendée, souhaite que les campings soient taxés d’un “demi compteur“ théorique (39 €) par emplacement de mobil-home. La Fédération des propriétaires de campings juge cette taxe insupportable.

Le contentieux est porté devant le Tribunal administratif.

Rappelons que 120 000 mobil-homes sont déjà implantés sur les communes du littoral et qu’ils continuent à pousser au rythme de 20 000 par an ! La loi ne permet pas de contrôler cette croissance souvent intempestive car ces maisonnettes dotées d’embryons de roues sont théoriquement mobiles.

Le Conseil municipal de Noirmoutier consulté sur le projet de PLU de la commune de l’Épine a émis un avis défavorable. L’extension de la zone commerciale (Super U) à l’entrée de la ville en est la cause. Les élus ne souhaitent pas qu’une zone naturelle soit urbanisée, ils veulent par ailleurs protéger les commerces de centre ville et aussi l’esthétique de l’entrée de la commune pour laquelle ils ont déjà consenti beaucoup d’efforts.

La bataille Inter-marché contre Super U.

zone commerciale

Le projet d’extension de Super U comprend :

– Un bâtiment de 3160 m2

– Un parking de 405 places en surface et de 228 places en sous-sol creusé à 4 m de profondeur sous le bâtiment commercial (rappelons l’importance de la couche d’argile qui protège la nappe souterraine).

– Des surfaces annexes.

La guerre entre grandes surfaces continue. Cette offre commerciale disproportionnée pour notre île se traduira par la disparition de l’une d’entre elles et nous hériterons ainsi d’une friche commerciale.

Les regroupements d’associations de défense de l’environnement départementales ou régionales ne prenaient pas assez en compte les problèmes spécifiques aux communes littorales, “Vivre l’île 12 sur 12“ a décidé de se joindre aux associations “L’île d’Yeu demain“, CNPS de Saint-Gilles et APNO du Pays des Olonnes pour coordonner leurs ressources et leurs actions. Ainsi est née la Coordination des associations de protection du littoral vendéen.

Les associations du Sud Vendée viennent de rejoindre cette coordination.

Grosse discussion à la Communauté de communes au sujet de l’implantation d’une antenne WIMAX dans la zone artisanale de la Guérinière.

Initialement cette implantation devait se faire près du stade de football de La Guérinière. Pas trop convaincus de l’innocuité des puissantes ondes émises par cette antenne, les élus de La Guérinière préfèrent l’implanter dans la zone artisanale qui, elle, est administrée par la Communauté de communes. Les élus communautaires sont très réservés : une nouvelle antenne gigantesque dans notre île leur semble difficilement acceptable.

La question a été posée : qui a besoin de cette antenne ? Il semblerait qu’une ou deux personnes à Barbâtre, mal desservies par l’ADSL, seraient intéressées par cette technique !

Une élue de Barbâtre a donné sa motivation : “on ne refuse pas le progrès !”

Un adhérent nous a signalé que les chemins d’accès à la plage, à travers le bois de la Clère, avaient à nouveau été balisés, mais que, hélas, les chicanes qui limitaient leur accès n’avaient pas été reconduites. Conséquence immédiate : des motos empruntent ces chemins.

Nous avons alerté l’ONF gestionnaire du site. En ne replaçant pas les chicanes, l’ONF répondait à la demande de parents qui ne pouvaient emprunter ces chemins avec des poussettes de bébés.

L’ONF va réétudier ces accès.

Un autre adhérent s’élève contre les architectures consternantes qui, depuis 1950, ont contribué à dénaturer l’île.

Il suggère que les excellentes recommandations qui avaient fait l’objet de documents remarquables édités par l’ex-District de l’île (“Agissons sur le paysage” et “Habiter à Noirmoutier”) deviennent des directives, non seulement pour les nouvelles constructions mais aussi pour tout aménagement, toute vente, toute transmission de biens…

La production d’huîtres plates (belon) est menacée par une maladie (la bonamia) qui provoque leur mortalité (90 à 95% des huîtres élevées) avant l’âge de 3 ans. Des producteurs essaient d’accélérer la croissance du naissain afin de gagner un an et ainsi prendre de vitesse la maladie.

Une expérimentation est actuellement en cours à Bouin, l’éleveur, la Société Cap Ostréa, pourrait s’installer aussi à Noirmoutier.

L’extraction de sable de la concession du Pilier est suivie par une CLIS (Comité local d’information et de suivi) dont nous faisons partie. La prochaine réunion de cette instance aura lieu le 4 mai 2006 à la Préfecture de Région.

Une fois de plus l’aquarium situé à l’entrée de Noirmoutier souhaite s’agrandir. Nous craignons tous pour le quartier du Boucaud dont l’urbanisation doit être cohérente avec le port patrimonial, et pour la belle perspective du château et de l’église qui va être détruite par cet espace commercial aussi important que superflu.

C’est avec plaisir que nous lisons dans la Gazette de l’Épine un rappel de l’arrêté autorisant les travaux du port de Morin : “ Le sable accumulé en excès au Nord du port de Morin et au voisinage de la grande jetée sera transféré régulièrement par le titulaire sur les plages situées au Sud du port, comme le prévoit l’étude d’impact initiale de 1993. Le bilan des travaux sera communiqué annuellement au service chargé de la police de l’eau.”

Courriel reçu : De retour de vacances sur Noirmoutier, je me permets de prendre contact avec vous pour une demande d’information :

Pourriez vous me donner le nom d’un organisme auprès duquel une « pétition – plainte” (je ne sais pas trop quel terme employer) peut être posée contre les camping-cars, caravanes en tous genres qui envahissent l’île et la polluent !

En effet, le port de l’Herbaudière ressemblait plus à un terrain de camping géant qu’à un port ce week end … Sans parler du centre de Noirmoutier ….

Je pense qu’il faut vraiment faire quelque chose pour empêcher cela et si vous pouviez m’orienter vers les bonnes personnes, je vous remercie.

Le phénomène camping-car désarme les municipalités qui ont à y faire face. Le camping-car est un véhicule automobile soumis à la même réglementation que votre voiture, quand il ne stationne pas trop longtemps et que ses propriétaires n’occupent pas abusivement l’espace public.

Les communes mettent en place des aires qui leur sont réservées, ils y trouvent des facilités en matière de vidange des eaux usées, de prises d’eau ou d’électricité. Dans ce cas, elles peuvent interdire le stationnement en dehors de ces espaces qui, malheureusement sont quelquefois insuffisants face à une demande trop importante.

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