Jacques Oudin fait le point

Le Comité national de l’eau, créé en 1964 et placé auprès du ministre chargé de l’environnement, donne son avis sur toutes les questions relatives à l’eau, et notamment sur les divers textes et plans gouvernementaux. Il rassemble, au sein de cinq collèges, des usagers, des associations, des collectivités territoriales, des représentants de l’Etat, des techniciens et les six présidents des Comités de bassin.

Présidé depuis décembre 2003 par l’infatigable Jacques Oudin, le Comité national de l’eau est parmi les « organismes consultatifs » saisis dans le cadre du Grenelle de l’environnement.

On peut télécharger l’avis que le comité a adopté à cette occasion (format pdf) en cliquant ici.

Courrier vendéen 8 novembre 2007

article du Courrier vendéen du 8 novembre 2007

Une réflexion au sujet de « Jacques Oudin fait le point »

  1. Nous notons avec beaucoup d’intérêt :

    « Ainsi, les substances considérées comme très toxiques, et souvent utilisées dans de nombreux PESTICIDES devront être retirées le plus rapidement possible selon la demande du Comité. Le délai retenu avant l’application TOTALE de cette mesure serait de deux ans maximum. »

    Compte tenu de la très mauvaise qualité des eaux de la Baie de Bourgneuf dans ce domaine, nous insistons une fois de plus sur les dangers qu’il y a à rejeter en mer, sans les traiter, les eaux de ruissellement des plaines agricoles.

    Nous attendons avec impatience des actions concrètes en la matière.

  2. Paroles, paroles dit la chanson
    Il me semble tout à fait incongru de trouver sur le site d’une association apolitique telle que 12 sur 12, un article avec photo à la une mettant en cause le petit roi des Eloux, conseiller municipal, président de mille et une organisations et associations et peu connu pour son action en faveur de l’Environnement de l’Ile.
    Or, si la pêche à pied est régulièrement interdite au Fort Larron pour cause de pollution récurrente, ce n’est pas dû au hasard puisque cet état de fait dure depuis des décennies, empirant régulièrement avec les méfaits et les séquelles d’une urbanisation excessive.
    Une action véritablement efficace pour cibler et éliminer les pollutions a-t-elle été entreprise par les autorités compétentes en la matière (si j’ose dire)?
    C’est à dire, identification et contrôle systématique des sources de pollution possibles à la fois dans les étiers et sur les plages de la Linière et de la Clère
    (pompage électrique sans traitement des eaux de ruissellement).
    Les étiers de Ribandon et du Moulin sont classés parmi les cours d’eau les plus pollués de Vendée.
    Va-t-on enfin être agréablement surpris par une action réelle de la part des élus avant un possible (certain)
    désastre sanitaire?

  3. rorodeux évoque les trés (trop) nombreux organismes dont M. Jacques Oudin tire les manettes. Quels soient les colloques ou réunions auxquelles j’ai participé, lorsque le problème de l’eau (de mer, potable, de baignade etc…)est évoqué, la réponse a toujours été : « faisons confiance au S.A.G.E. qui depuis 20 ans oeuvre pour la protection et le contrôle de cette ressource ». Mais si l’on ose parler des pesticides et autres phyto sanitaires, c’est le grand silence embarrassé. Alors, qu’a fait le SAGE pour améliorer la qualité et maintenir la ressource en eau en Vendée? Ce ne sont pas les subventions qui lui ont fait défaut. De nombreuse analyses assorties de schémas « Merci l’ordinateur » oui, mais des actions directes contraires à certains intérêts privés, NON

  4. Il semble que c’est effectivement la première fois que Jacques Oudin associe localement son nom à un diagnostic concernant la dangerosité des pesticides. Virage à 180 degrés ? Ouverture en plaqué-vert? Transformisme politique?
    Pour l’instant le président du comité national de l’eau n’a toujours pas évoqué l’existence de telles pratiques sur une île officiellement intacte, économie touristique oblige. La stratégie insulaire de cet élu a toujours évidemment occulté l’existence éventuelle sur l’île d’un usage intensif de produits phytosanitaires très dangereux pour l’environnement, les professions primaires liées à l’hydraulique, la santé publique. Officiellement, silence complet sur le traitement éventuel des maladies de la pomme de terre (mildiou, nématodes…) dans le contexte d’une culture intensive sans rotation motivée par un rendement maximum.
    Ainsi dans le SAGE rédigé sous la direction politique de Jacques Oudin, pas une ligne sur d’éventuelles molécules phytosanitaires utilisées pour la culture de la pomme de terre.
    L’omerta, l’extrême frilosité, la prudence des positions publiques des différents acteurs sur cette question essentielle ne s’explique pas seulement par la crainte de fâcher un électorat agricole somme toute minoritaire quoiqu’influent, ou par la complicité active dans un éventuel empoisonnement public mais peut-être aussi par la difficulté objective de résoudre une équation politique, économique, environnementale, et sanitaire où de nombreuses contraintes interviennent:

    -Comment inciter à modifier leurs pratiques des acteurs professionnels que l’intérêt économique à court terme, une communication verrouillée, et tout un système agricole encourage à ne pas évoluer?

    -Comment faire un diagnostic analytique de la qualité de l’eau qui n’associe pas les utilisateurs, sans connaître au préalable l’ensemble des molécules utilisées, leur mode et date d’utilisation? Le refus actuel de la part de certains professionnels agricoles d’être transparents sur leurs pratiques est inquiétant.

    – Comment faire venir autour d’une même table dans une démarche interprofessionnelle d’intérêt général tous les acteurs locaux quand les pollueurs potentiels pratiquent la politique de la chaise vide ?

    -Théoriquement, l’ intérêt commun devrait motiver de façon volontaire l’ensemble des professions liées à la qualité de l’eau pluviale et littorale. Le très fort corporatisme des professions primaires est à cet égard un facteur très limitant.

    -Comment ne pas se tirer une balle dans le pied en voulant améliorer les choses? L’image de qualité du tourisme insulaire est liée à celle de ses productions primaires, plusieurs productions de qualité peuvent souffrir directement d’une mise en cause brutale découlant d’une problématique mal posée sur les pesticides.

    – Cher Monsieur Rorodeux,cher Monsieur Charbonnier si j’ai apprécié vos interventions et si je partage vos craintes, je pense néanmoins qu’il faut oeuvrer localement à provoquer un débat de façon implicative et responsable, c’est à dire tout faire pour provoquer des évolutions sans rien faire qui condamne le dynamisme de l’île.
    La marge de manoeuvre existe, mais elle est ténue.
    Le problème de l’agriculture productiviste et des pesticides est global et l’exemple du Grenelle montre qu’une grande partie d’un début de solution est globale. C’est à dire que le Grenelle a offert une large tribune à l’expertise militante et a permis une petite avançée. C’est donc à une politique des petits pas que je vous invite en vous impliquant par exemple au sein d’une association locale de défense de l’environnement, chiche! A bientôt, et tous à nos plumes. Au plaisir de se relire.

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