Rencontres

Article du Bulletin N° 33

Le lendemain de sa désignation, Marie-Thérèse Beauchêne notre nouvelle présidente a écrit aux maires des quatre communes de l’île pour leur présenter le nouveau Conseil d’Administration de “Vivre l’île 12 sur 12” et leur demander une rencontre. Trois maires ont répondu à cette demande.

Mairie de l’Épine le 20 août 2002. L’association était représentée par Marie-Thérèse Beauchêne, Henri Gendron et Michel Devroc. Le maire, Jean Marie Palvadeau et quelques uns de ses adjoints nous recevaient.
L’affaire du port de Morin a été évoquée. Tout le monde pressentait que la construction de ce port cachait une juteuse affaire immobilière. Cela a été confirmé quand la Direction Départementale de l’Équipement a présenté à Jean Marie Palvadeau une étude de ZAC, commandée très discrètement par le maire précédent, dont l’objectif était l’urbanisation dense de la dune derrière la zone portuaire. Pour couper court à toute spéculation l’équipe municipale a décidé de ne pas acquérir cette zone et d’en laisser la propriété à l’Office National des Forêts.
Le camping qui occupe la dune sera revalorisé. Les plantations étiques et malmenées d’arbres qui parsemaient de loin en loin la zone seront abandonnées, par contre l’ONF est prêt à revaloriser par semis denses, certaines zones jamais ou peu utilisées du camping, choisissant de créer des bosquets plutôt que d’éparpiller des baliveaux à l’avenir très incertain.

En ce qui concerne le port lui même, la Communauté de communes cherche de l’argent pour achever ce qui reste une hérésie. La commune est prête à  financer le 1% qui lui incombe. Le problème est de savoir si notre Sénateur acceptera, comme avec la précédente municipalité, de consacrer ses fonds parlementaires au financement de 34% de l’opération ?
L’entretien et surtout le dévasage sont coûteux, ils sont actuellement supportés par la commune. Le maire va veiller à ce que les futurs dévasages soient payés par les usagers du port.

La loi littoral :   l’équipe municipale a l’intention de la faire respecter, plusieurs permis de construire dans la zone des 100 m du bord de mer ont été refusés. La préemption des marais en zone aquacole par le Conservatoire du Littoral va être favorisée.

Les camping cars : une solution est recherchée pour le stationnement des camping cars qui ont tendance à envahir abusivement la digue de Devin. En l’attente d’un terrain qui leur serait réservé sur la commune, leur stationnement a été limité à 72 heures. Il a été constaté que cette restriction avait été suivie.

La mairie décide de se lancer dans une action d’éradication du baccharis

Mairie de Noirmoutier le 3 octobre 2002. Nous étions reçus par Maurice Chardonneau maire de Noirmoutier-en-l’Île, Jacques Sourisseau son premier adjoint, des élus et des techniciens municipaux. Le Président de la Communauté de Communes était également présent. L’association était représentée par Marie-Thérèse Beauchêne, Henri Gendron, Maryvonne Daviet et Michel Devroc.

Une enquête publique doit se dérouler à la fin du mois d’octobre afin d’instruire quelques modifications du Plan d’Occupation des Sols : zone des Roussières, parcelle des Longues Pièces, emplacement réservé rue Richer, etc.

L’élaboration du PLU (plan local d’urbanisme) et du SCOT (schéma de cohérence territorial) donneront lieu à une large information. Une première réunion aura lieu courant novembre.
Un périmètre de préemption du Conservatoire du littoral devrait être déterminé dans une zone comprise entre le Devin, l’Herbaudière et la chèvrerie. Il est envisagé de positionner une réserve d’eau d’irrigation près de la station d’épuration de la Salaisière. À cette occasion le fonctionnement défectueux de la station de la Casie est évoqué, Luc Bonnifait nous précise qu’une étude pour une mise aux normes a été décidée.

Nous demandons qu’une action anti baccharis soit envisagée sur la commune afin de protéger le marais.

Au sujet du dévasage du port de l’Herbaudière nous avons affirmé notre souhait : un dévasage propre. Comme à M. le Sous-Préfet nous avons rappelé que le dernier dévasage s’était réalisé dans un contextede dégradation de biens et de menaces physiques qu’il convient d’éviter cet hiver.

Monsieur le Maire nous informe qu’un dossier d’implantation d’éoliennes chemin de la Gogue, à proximité de l’abbaye de La Blanche est à l’étude. C’est pour nous l’occasion de réaffirmer que, à défaut d’enquête publique, nous souhaitons qu’une consultation publique à l’échelle de l’île soit faite pour chaque projet.

L’aménagement de la pointe de l’Herbaudière est évoqué :
–  sort de l’emplacement réservé à l’implantation d’une route côtière : il sera déterminé avec le PLU,
– piste cyclable sur le domaine maritime : l’étude n’est pas reprise pour le moment,
– dégradation des passages le long du camping : M. Bonnifait nous apprend que le dossier du sentier littoral autour de l’île va être relancé,

Une étude réalisée par l’ONF et les services municipaux prévoit de réaménager le rivage du Bois de la Chaize afin de canaliser les flux de piétons qui stérilise l’espace naturel. Une promenade “naturelle” sera aménagée, le rond point actuel sera reculé. Un problème foncier reste à régler.

En ce qui concerne l’îlot du Pilier et Fort Larron, la municipalité se concerte avec la LPO et le Conservatoire du Littoral, les dégradations des bâtiments sont pour le moment jugulées, reste à traiter à Fort Larron les dégradations importantes de la pointe sablonneuse par les pêcheurs à pieds qui envahissent le site.

Un nouveau projet est relancé pour les Prés Patouillards. Comme nous l’avons souhaité, il comprendra un bassin de stockage des eaux pluviales de 3000 m2.

Mairie de Barbâtre : le 8 octobre nous sommes reçus à la Mairie de Barbâtre par Madame le Maire et de nombreux conseillers municipaux. Marie-Thérèse Beauchêne, Henri Gendron, Michel Devroc et Françoise Lancelot représentaient l’association.

Il est nécessaire de sécuriser l’estacade, une étude est menée et, par la même occasion, l’aménagement de la Pointe de la Fosse est envisagé. L’architecte n’a pas encore communiqué les premiers résultats de ses réflexions.
Nous attirons l’attention de l’équipe municipale sur les dégradations commises par les pêcheurs à pieds dans le petit bois de pins qui survit entre la rond point de la Fosse et la baie. Mme. le Maire est très consciente du problème et va essayer de protéger cet espace.
Nous félicitons l’équipe municipale pour l’effore qui a été consenti pour réaliser un nettoyage des plages “intelligent”.

En ce qui concerne le classement du site du Gois l’affaire n’a pas progressé.  Nous pensons que toute  exploitation pédagogique ou culturelle de sites comme le Gois ou le polder de Sébastopol devrait se faire au plus près du centre bourg afin de l’animer et de le revitaliser. Les retombées pour la commune sont nulles si les touristes sont maintenus sur ces sites.
Une grande partie des travaux du polder de Sébastopol sont à reprendre, il semble que la maîtrise d’œuvre ait été défaillante au départ.

La Commune rachèterait bien le Moulin de la Plaine et le bâtiment de la CAVAC. Pour le moment les prix sont trop élevés.

Le Tribunal Administratif s’est déclaré incompétent dans la procédure de conciliation sur le rachat par les communes des dunes de la Tresson. Les habitants de La Guérinière et Barbâtre sont menacés d’une forte augmentation d’impôts si leurs communes doivent respecter les engagements pris. La responsabilité de l’ex président du district dans cette lamentable affaire est totalement occultée.

La commune réfléchit sur les conséquences de l’implantation d’un centre de scooters des mers sur sa côte. Les inconvénients (dangers pour les baigneurs, pollution par le bruit) sont à prendre en compte.

L’implantation d’éoliennes est brièvement évoquée, on nous dit que leur positionnement n’a pas encore été considéré.

Mairie de la Guérinière : rien ! Il semble que les dizaines d’adhérents que compte la commune ne vaillent pas la peine d’une réponse.
Pauvre “France d’en bas”.

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