Alerte aux physalies

PhysalisDepuis plusieurs semaines, après chaque coup de vent, des physalies s’échouent sur nos plages.
Ce matin, sur quelques centaines de mètres de plage à la Frandière, j’en ai vu cinq.
Voici comment Wikipédia les définit :
« Physalia est un genre de cnidaires comptant deux espèces appelées physalies : Physalia physalis et Physalia utriculus.
Physalia se déplace en grandes colonies dans les mers tropicales, mais on peut en rencontrer parfois près des côtes aquitaines.
Ce polype translucide possède de très longs tentacules qui peuvent dépasser 40 mètres de long et qui provoquent de graves brûlures. Les lésions urticantes provoquées par Physalia peuvent entraîner un collapsus cardiovasculaire. »
« Tous les ans depuis au moins 4 années consécutives, elles reviennent de plus en plus nombreuses sur les plages de la Côte Atlantique : les physalies, surnommées les « galères portugaises ». Le réchauffement de l’eau, la pollution des eaux de baignade et la disparition des prédateurs comme les tortues marines, qui les confondent avec des sacs plastiques, sont les pistes les plus sérieuses pour expliquer la pullulation de ces bestioles cousines des méduses qui nous viennent des mers tropicales.
Grâce à son flotteur, la physalie peut se laisser emporter par les vents et les courants sur de très longues distances. C’est quand le vent vient de la mer que l’on assiste le plus souvent à des arrivages massifs sur les plages. Le danger des physalies est constitué par leurs filaments qui peuvent mesurer jusqu’à plusieurs mètres et que l’on ne voit pas à la surface, contrairement au flotteur d’où ils partent.
Les physalies occasionnent des brûlures qui peuvent revêtir l’aspect de véritables lacérations. Cela peut engendrer une douleur insoutenable pouvant provoquer un malaise et un risque de noyade si l’on est dans l’eau. Même pour une brûlure apparemment bénigne et correctement prise en charge, les lésions cutanées, les douleurs et l’envie de se gratter peuvent persister plusieurs semaines et laisser des traces sur la peau. Pour un traitement qui limitera les symptômes, mieux vaut consulter un médecin après un contact avec une physalie.
Un piqûre de physalie chez un enfant en bas âge revêt immédiatement un caractère de gravité. Certaines personnes peuvent aussi faire une réaction allergique à une piqûre de physalie (urticaire, œdème de Quincke, choc anaphylactique). Pour éviter ces risques, la meilleure prévention consiste à éviter d’aller se baigner ou surfer, ou alors d’y aller revêtu d’une combinaison intégrale avec chaussons, gants et cagoule… »

En bref, ces « polypes » sont très dangereux, morts ou vifs. Il faudrait en informer les pêcheurs de crevettes (eh oui, il y a encore des courageux) et autres utilisateurs de la mer.
Sur Internet j’ai relevé qu’au Pays Basque, au mois de juillet, une compétition de surf avait été annulée et les plages fermées à cause d’une invasion particulièrement importante.
En novembre il en a été trouvé à Brignogan.
Je ne suis pas spécialiste de la chose, mais je ne crois pas qu’il en arrive souvent sur nos côtes et si tard dans la saison.
J’invite les personnes mieux informées que moi à apporter leur contribution à cette mise en garde.

Physalis

De notre correspondante, Françoise Lancelot

Une réflexion au sujet de « Alerte aux physalies »

  1. Merci, c’est un article intéressant, au cours des étés de ma jeunesse sur la plage de Barbâtre, ces méduses arrivaient régulièrement vers le mois d’août, quelquefois en grandes quantités. Nous leur donnions un nom (peut-être « les vesses bleues »?),je ne me souviens pas d’incidents à déplorer, nous restions à distance des tentacules urticantes. Une petite remarque: l’article mentionne deux longueurs de filaments, 40 m et 4 m quelle est la bonne longueur?
    JLE

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