Histoire de rond-point

Un nouveau chantier s’est ouvert sur la route de Noirmoutier-en-l’île : il s’agit d’un giratoire devant l’Intermarché. Nous n’en nions pas l’intérêt, même si un autre lieu avait été évoqué dont l’emplacement nous paraissait plus judicieux.

Des giratoires en Vendée fleurissent en toutes saisons. Le choix esthétique peut en être discuté, et ne convient pas à tout le monde ; mais ces giratoires sont en général très bien entretenus.

Rond-point Barbâtre

Ce n’est malheureusement pas le cas du rond point en bas du pont à l’entrée de l’île, ni celui des plantations qui bordent la quatre-voies.

Nous nous sommes renseignés auprès des autorités compétentes. Voici ce qui nous a été répondu : le financement de l’aménagement paysager du rond-point étant pris en charge par le Conseil Général (c’était à l’occasion du 1er départ du Tour de France en juillet 2005), un marché a été passé avec une entreprise pour la plantation et l’entretien. Cette entreprise a bien effectué les plantations, mais lorsqu’il s’est agi de les entretenir, elle était en faillite. La convention avec la commune de Barbâtre prévoyait que la compétence de la gestion du rond-point lui serait confiée après que les plantes aient atteint de la solidité. Or, des plantes ont séché, l’herbe n’est pas tondue, et la commune de Barbâtre à fort justement refusé la prise en charge de l’entretien, tant que tout n’était pas conforme au contrat.

Donc, “les autorités”  se renvoient la balle. Mais il va bien falloir qu’un jour ce problème trouve sa solution, car cette verrue à l’entrée de l’île n’est pas conviviale et elle est peu digne d’une île qui communique sur la qualité de la nature.

2 réflexions au sujet de « Histoire de rond-point »

  1. Encore, on en est à combien de rond point dans l’étroite ile de Noirmoutier ?
    Sur le continent, c’est une inflation, Les automobilistes dansent la valse de rond points en rond points. On estime qu’en France il y en aurait plus de 30 000 (chiffre en inflation). Cet engouement pour le rond point anglais s’explique en partie par une certaine forme de connivence entre les donneurs d’ordre et les entreprises de travaux public. A tel point qu’un bon mot circule parmi les employés des entreprises de travaux routiers : « quand on fait 5 kilomètre d’enrobé, il y a 1 kilomètre de dérobé… »
    Pour en revenir à ce nouveau rond point Noirmoutin, était-il vraiment indispensable ? Un simple panneau stop n’aurait-il pas suffit ? Combien de temps s’écoulera-t-il avant que ce rond point soit entouré de panneaux publicitaires ?

  2. Avec ces rond(s) point(s) un des dommages est la consommation énorme de terrain, souvent agricole, et la dictature de la sécurité (principe de précaution) ne se préoccupe pas de la classification des zones soumises au diktats des donneurs d’ordre et des entreprises de TP. Il n’est que de voir le rond point de la nouvelle brille qui, pour le passage plus rapide de quelques tracteurs (qui auraient pu emprunter la route au rond point du bonhomme) a consommé de la terre, des canalisations, etc…….
    Tant que nous nous tairons, nous subirons

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