Une réflexion au sujet de « Plage de la Bosse fermée »

  1. Goémon et algues vertes

    Les journaux Ouest France des 24 et 25 juillet 2009 font état de présence d’algues en excès sur certaines plages de l’Ile et d’une interdiction d’accès à la plage de la Bosse sur la commune de l’Epine.

    Les articles et l’information, pour le moins incomplète, de Monsieur l’Adjoint en charge des plages m’amènent à donner mon sentiment.

    Je connais Noirmoutier depuis plus de 50 ans, j’y ai des racines, je me souviens de l’odeur iodée des laisses de mer, des algues brunes que ramassaient les agriculteurs pour cultiver les pommes de terre.

    Mais, aujourd’hui, ce sont principalement des algues vertes ou laitue ou « ulva » qui sont la manifestation d’une pollution par les nitrates. Leur prolifération est d’autant plus intense que la pluviométrie est forte, entraînant un lessivage des terres agricoles saturées par les engrais chimiques.
    Les algues vertes, en se décomposant, dégagent un gaz toxique et nauséabond, l’hydrogène sulfureux et c’est la vraie raison pour laquelle la plage de Bosse est interdite d’accès.

    On retrouvera de plus en plus cette pollution, car il s’agit d’une pollution, tant que l’agriculture (ne craignons pas de regarder vers le mode de culture des pommes de terre) utilisera en excès des engrais chimiques.

    Les responsables annoncent que « ce goémon va être stocké dans un champ où il sera recouvert de sable » !!!
    Or, selon Eau et rivières de Bretagne, « la mise en décharge des algues ramassées est la solution la plus facile pour les communes. Dans la plupart des cas, aucun contrôle ni suivi ne sont assurés. Du fait de la rapide dégradation de la matière organique des algues, leur mise en dépôt revient à un transfert de pollution pur et simple, particulièrement en cas de proximité d’un cours d’eau. Le « jus » d’algue chargé en azote minéral, extrêmement soluble, rejoint les zones sensibles en un court délai ». Les conséquences sur les étiers ont-elles été évaluées ?

    Les Noirmoutrins et les touristes ont droit à une véritable information, ne cachons pas cette pollution derrière le Grenelle de l’Environnement et la laisse de mer.

    Le problème est sérieux et doit être traité comme tel, sous peine de voir, dans quelques années la mytiliculture et l’ostréiculture mises en danger.

    Source partielle :
    http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/index.php?41/25

  2. helas ces depots d’algues sont concentrés depuis des années sur la côte ouest de noirmoutier et sont confondus avec la « laisse de mer » , ce qui justifie l’inaction des conseils municipaux…
    Evidemment, si d’aventure le viel, la claire ou le bois de la chaize etaient touchées , gageons que les choses seraient différentes…

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