La SAUR et le prix de l’eau

Vous trouverez ci-dessous le texte du communiqué de presse que nous avons publié la semaine dernière:

Deux évènements nous amènent à réagir :

–  les déclarations de M. Oudin lors du dernier conseil communautaire

–  l’arrivée à échéance du contrat d’affermage de la SAUR à qui la Communauté de communes a confié le service public de l’eau.

Le précédent conseil communautaire avait considéré, chiffres à l’appui, comme raisonnable que les consommateurs noirmoutrins puissent bénéficier d’une baisse de tarif du service public de l’eau qui était un des plus élevé de France.

L’équipe communautaire a été renouvelée et nous lisons dans le journal local qu’un conseiller communautaire, ex président du Cercle français de l’eau, a essayé de démontrer, chiffres à l’appui, que ses prédécesseurs avait agi de façon démagogique, qu’il fallait augmenter d’urgence les tarifs et que, puisque le contrat avec la SAUR arrivait à échéance l’an prochain, il fallait bien sûr le renouveler et  ce, à des conditions encore plus avantageuses pour la SAUR.

Nous rappelons que les prix de la nourriture  de base et de l’essence flambent, que les revenus stagnent et que les collectivités ont le moyen, à l’occasion du renouvellement des contrats de la distribution de l’eau et de l’assainissement  de faire baisser le montant des factures d’eau des usagers.

Nous savons bien que le choix de la décision appartient aux élus mais nous pensons que les usagers consommateurs doivent être informés de façon claire, consultés et entendus. C’est pourquoi, avec l’association vendéenne “La facture d’eau est imbuvable“ nous demandons à nos élus la création d’une commission consultative des usagers du service de l’eau.

Le contrat d’affermage de la SAUR doit être renouvelé : différentes sociétés doivent être mises en concurrence, et surtout, la gestion directe en régie, compte tenu de son impact sur le prix de l’eau  doit être soigneusement étudiée car nous voulons bien payer les charges et les investissements du service public de l’eau mais nous envisageons mal de devoir aussi payer des dividendes aux actionnaires d’une compagnie privée au lieu d’utiliser ces bénéfices pour l’entretien des réseaux.
Nous souhaitons que notre collectivité examine très soigneusement l’éventualité d’une reprise en main de la gestion de l’eau et de l’assainissement sous la forme d’une régie municipale.
Nous demandons qu’une commission consultative des usagers du service de l’eau soit associée aux travaux qui précèderont  la décision en la matière.

En cliquant sur la vignette, lisez l’article publié dans Ouest France du 28 juillet 2008.

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