Les antennes de téléphone mobile: danger!

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La question de l’implantation d’une antenne de téléphonie mobile près du stade de football à La Guérinière, l’installation l’an dernier d’une antenne dissimulée dans le clocher de l’église de Barbâtre nous a amené à nous informer sur l’innocuité de ces pratiques.
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Voici quelques éléments d’information qui pourraient amener nos élus à prendre quelques précautions avant d’accepter de vendre notre espace.

La question des antennes-relais en quelques lignes :

La téléphonie mobile représente une prouesse technologique considérable et présente des avantages pratiques évidents. Il n’est pas question de les nier ni de s’en passer. La question qui se pose est celle de sa compatibilité avec la santé publique.

Les antennes-relais et les téléphones mobiles émettent par micro-ondes un signal numérique pulsé en basses fréquences. En d’autres termes, il y a de l’énergie rayonnée comme avec un four à micro-ondes, mais à une puissance très inférieure pour éviter des effets thermiques . En revanche, les seuils d’émission autorisés par loi ne prévoient pas de protéger les utilisateurs de téléphones ou les riverains d’antennes-relais contre des effets athermiques : l’existence d’extrêmement basses fréquences provoque, entre autres, une perméabilisation de la barrière entre le sang et le cerveau, source d’un inconfort avéré (maux de tête, problèmes de concentration, etc) et de possibles complications graves (leucémies, cancer). Les enfants sont plus particulièrement vulnérables. La différence entre les antennes et les téléphones est que les utilisateurs de téléphone peuvent suivre les recommandations d’usage (limiter le temps de conversation, utiliser une oreillette) alors que les riverains d’antennes ne peuvent que subir les effets des communications qui transitent au dessus de leurs têtes.

A ce jour, la loi fixe des seuils d’émission maximum de 41 et 58 V/m (volt/mètre) pour les fréquences de 900 ou 1800 MHz. Ces puissances sont élevées mais permettent aux opérateurs d’installer moins d’antennes pour couvrir rapidement le territoire national, donc à moindre coût. Toutes les études officielles valident ces normes, mais les recherches des experts consultés sont toutes financées par les opérateurs de téléphonie mobile. Ces études ne sont donc pas indépendantes : les opérateurs ont un droit de regard et de rectification sur tous les rapports publiés. Partout dans le monde, des chercheurs indépendants ont conclu à des risques sanitaires graves liés à l’exposition du public à des puissances supérieures à 0,6 V/m.

De nombreuses municipalités en France ont voté des arrêtés réglementant l’installation d’antennes-relais sur leur territoire au nom du principe de précaution, en particulier à proximité de lieux sensibles (écoles, crèches, hôpitaux). Les opérateurs attaquent régulièrement ces arrêtés en justice mais Orange vient d’être déboutée par le Tribunal administratif de Marseille, et cette décision pourrait faire jurisprudence. Pour le Commissaire du Gouvernement, le nombre et la nature même des études entreprises ces dernières années, notamment par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) sur les risques sanitaires liés à la propagation des ondes électromagnétiques, démontrent la potentielle gravité du risque encouru : attendre le résultat définitif de ces enquêtes pour se prononcer serait nier l’existence même du principe de précaution.

De nombreux sites internet et de nombreuses publications informent des dangers de la téléphonie mobile ; en attendant qu’une réglementation plus respectueuse de la santé publique soit mise en place ils expliquent la manière de s’opposer à l’installation d’antennes-relais. Aujourd’hui, les réseaux UMTS (téléphonie mobile de 3ème génération) sont en train d’être déployés partout en France alors qu’aucune étude n’a été menée sur les effets sanitaires de cette nouvelle technologie.

La loi encadre l’installation d’antennes-relais, mais les règles du code de l’urbanisme (comme les chartes de bonne conduite signées par les opérateurs) sont rarement suivies. Le dossier de demande d’installation d’une antenne-relais doit comporter les éléments suivants:

– mention précisant si l’installation projetée ou la modification fait l’objet d’une autorisation au titre du Code de l’Urbanisme et/ou de l’Environnement

– adresse complète et coordonnées géographiques de l’immeuble précisant le caractère nouveau ou modificatif de l’installation,

– le nombre d’antennes avec des précisions sur leur taille, la fréquence utilisée, les plans et les schémas de localisation des équipements techniques,

– des plans de situation au 1/2.000 et au 1/500,

– un extrait cadastral du site concerné,

– le coordonnées géographiques du site,

– l’état de l’existant (toiture, élévation façade) et état projeté, à la même échelle,

– la copie de la « fiche santé » constitutive du dossier COMSIS telle que définie par l’ANFr (agence nationale de répartition des fréquences),

– l’engagement écrit de l’opérateur certifiant que les valeurs d’exposition aux champs électromagnétiques fixées dans le décret du 3 mai 2002 sont respectées,

– la mention sur plan des périmètres de sécurité conformes aux préconisations de la circulaire du 16 octobre 2001 et du balisage effectif réalisé sur le terrain,

– la liste et/ou schémas précisant les distances des ouvrants (fenêtres, portes, balcons…) situés dans un rayon de 10 mètres de l’antenne,

– dans les mois suivant la mise en service de l’antenne, une copie du procès-verbal de recette fonctionnelle confirmant la conformité du service par rapport au projet,

– des photos de l’environnement immédiat,

– les mesures prises par l’opérateur en respect des dispositions d’intégration environnementale,

– simulation des installations par photomontage (vérifiée ensuite lors de l’installation réelle).

Lire à ce sujet le livre Votre GSM, votre santé : on vous ment ! par Richard Gautier, Pierre Le Ruz, Daniel Oberhausen, Roger Santini; Éditions Marco Pietteur ; prix: 16,80 € ; 160 pages broché.

Liens sur le sujet:

Comité Scientifique sur les champs Eléctromagnétiques

PRIARTéM (Pour une Réglementation de l’Implantation des Antennes Relais de Téléphonie Mobile)

Agir Pour l’Environnement

Site des associations de Saint-Cyr l’Ecole (78)

AVOM (Association des Victimes des Opérateurs de Mobiles)

Teslabel

CIARTEME (Contre l’Implantation des Antennes Relais de Téléphonie Mobile près des Ecoles)

Association Antennes Dangers: milite pour une réglementation de l’implantation anarchique des antennes relais de téléphonie mobile, et plus généralement contre la pollution électromagnétique.

22 bis rue de la Meignanne,
49100 Angers,
Tél : 02 41 20 14 83

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