Le SCOT Nord-Ouest Vendée – nous demandons une réunion publique

Vous trouverez ci-dessous le texte d’une lettre que nous avons envoyée au début de cette semaine au Président de la Communauté de communes de Noirmoutier. Nous vous tiendrons au courant de sa réponse.

Monsieur le Président,

La Communauté de communes de l’île de Noirmoutier vient de rejoindre le syndicat mixte Marais-Bocage-Océan, un groupe territorial comprenant les intercommunalités du Marais breton Nord, d’Océan Marais Monts, du pays de Palluau et de Marais et bocages.

Le 20 mai, ce Syndicat Mixte a mis en ligne un avis d’appel public à la concurrence pour l’élaboration du SCOT du Nord Ouest Vendée.

Nous notons que, dans vos réponses au questionnaire envoyé aux candidats au moment des élections municipales de 2008, vous vous engagez à réviser le SCOT pour que soit prise en considération la capacité d’accueil, que vous qualifiez de « aspect indispensable d’un développement mesuré de notre urbanisme et de notre activité estivale. »

Mais bien au-delà d’une simple révision, ce qui est proposé actuellement est le remplacement pur et simple du SCOT de l’île de Noirmoutier par un SCOT d’une portée territoriale bien plus étendue.

En l’absence d’informations précises sur les intentions des élus, et étant donné l’importance de cette question pour l’avenir de notre île, nous vous demandons d’organiser dans les plus brefs délais une réunion publique d’information afin que les citoyens puissent apprécier en connaissance de cause l’opportunité de notre rattachement à cette instance territoriale très étendue.

En particulier, il serait indispensable, afin de garantir la démocratie au niveau local, que ceux qui sont le plus concernés par ces changements, c’est-à-dire les habitants et électeurs de l’île de Noirmoutier, soient informés sur les tenants et aboutissants d’un nouveau SCOT, en remplacement de celui adopté par le Conseil communautaire en 2007 et entré en application en mai 2008, et des conséquences probables pour l’urbanisme, le développement et l’environnement.

Dans l’espoir d’une réponse positive, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma haute considération.

La Présidente

Marie-Thérèse Beauchêne

Comment écarter le risque de submersion marine

La une du Canard Enchaîné cette semaine nous affriole, nous aguiche et nous allèche :

Canard Enchaîné 31/3/2010

Nous nous empressons d’acheter le Canard Enchaîné, et de consulter la page 3 : et, comme nous le présagions, notre conseiller général, Monsieur Jacques Oudin, figure parmi les « élus vendéens » dont il est question. L’article de la page 3 explique que la mise en place des plans de prévention des risques d’inondation a été constamment retardée un peu partout.

Selon l’article (qui a lui seul justifie, en termes de rapport qualité-prix, la dépense de €1.20 consacrée à l’achat du journal), le Sénateur Oudin  a écrit le 16 septembre 2004 (dix jours avant les élections qui ont fait de lui un ex-Sénateur) à la sous-préfète des Sables d’Olonne pour défendre l’autorisation d’occupation du domaine maritime pour le camping de la Faute sur Mer. « En expert patenté des zones inondables » nous dit le Canard Enchaîné, Monsieur Oudin affirme qu' »actuellement, le camping de la Faute sur Mer se trouve parfaitement protégé de toute menace de submersion marine » (camping dévasté par le passage de la tempête Xynthia le 28 février).

L’article du Canard Enchaîné est commenté dans le Télégramme de Brest, le Parisien, le Figaro, le Post, …

Interrogé à ce propos lors du journal de 19h de France-Inter du 31 mars 2010, Monsieur Oudin persiste et signe : d’après lui, un camping vide ne compte pas.

Voici un extrait de l’entretien:

Anne Jovet a joint Jacques Oudin. Question: regrette-t-il sa position de l’époque?

Jacques Oudin: « De quoi parlait l’article? Du camping de la Faute. Y a eu combien de victimes dans le camping de la Faute? Aucune. Pourquoi? Parce qu’il était inoccupé, parce que ce camping n’est ouvert que juillet/août. Et c’est ce qu’on souhaitait. C’était à l’époque en juillet/août qu’il soit ouvert alors que c’est pas la période des tempêtes et la période des grands dangers. Et les ouvrages de défense faits à l’époque pour cette époque paraissait satisfaisants sauf preuve du contraire. Donc il faut pas confondre les mois de juillet et d’août avec les mois de tempête. Les mois de tempête, c’est octobre, novembre, décembre, janvier, février. Voilà. »

Anne Jovet: « Aujourd’hui, si on vous refaisait une telle demande, est-ce que vous le referiez? »

Jacques Oudin: « Attendez madame, je viens de vous expliquer, je viens de vous expliquer que tout ça se passe dans des contextes. Dans un contexte où il faut évaluer un risque, où il faut évaluer les périodes, il faut évaluer l’usage des sols. Il n’y a pas de permis de construire sur ce camping, il s’agissait d’ouvrir un espace pour l’été. Bon et si on fermait toutes les zones basses l’été, je ne sais pas où le littoral irait. C’est à dire que vous iriez tous à la montagne et il n’y aurait personne sur le littoral. »

Donc, que ceux qui ne souhaitent pas s’exposer au risque de la submersion marine s’installent à la montagne! Il fallait y penser! Pour rappel, nous avons signalé sur ce blog il y a environ deux ans que neuf communes vendéennes sont classées par l’Etat à risque avec enjeu humain : celles du Marais Breton (Bouin, Beauvoir sur Mer et la Barre de Monts) et de l’île de Noirmoutier (Noirmoutier en l’île, La Guérinière, L’Epine et Barbâtre), ainsi que La Faute sur Mer et l’Aiguillon sur Mer.

Pour une stratégie efficace de défense contre la mer

Le 10 mars, Vivre l’île 12 sur 12 a écrit au Président de la Communauté de communes la lettre suivante :

Monsieur le Président,

Par courrier en date du 23 septembre 2009, nous avions sollicité une rencontre afin de vous présenter un certain nombre de réflexions autour de la défense contre la mer, particulièrement en ce qui concerne la côte ouest de notre île. Ce fut fait le 19 février 2010 et vous nous avez ainsi donné l’occasion de présenter nos remarques en la matière ; nous avons, d’un commun accord, conclu à l’absurdité de certains processus (voir annexe).

En conclusion, nous vous avons proposé de médiatiser une réunion qui mettrait en face de leurs responsabilités les principaux acteurs de la défense contre la mer, citoyens de Noirmoutier compris. L’association Vivre l’île 12 sur 12 serait prête à vous accompagner de toutes ses forces dans cette démarche d’intérêt public.

Vous nous avez promis de réfléchir à cette action.

Les dramatiques événements qui viennent de se dérouler réaffirment l’urgence d’une remise en cause des procédures en vigueur. Nous soumettons donc, parallèlement aux autres acteurs de la défense contre la mer, ces réflexions et nous leur demandons de réagir aux incohérences qu’ensemble nous avons soulignées.

Recevez, Monsieur le Président, mes salutations distinguées.

La Présidente

Marie-Thérèse Beauchêne

Le document annexe de quatre pages que nous avons envoyé à Noël Faucher, au Préfet et à différents autorités et services peut être téléchargé en cliquant ici. Il illustre, en se basant sur l’exemple de l’île de Noirmoutier, les mécanismes physiques, budgétaires et politiques qui entravent l’efficacité d’une stratégie raisonnée de lutte contre l’érosion de nos côtes.

Par exemple, les mécanismes de financement des budgets de nos collectivités locales font que, s’il est possible d’obtenir des subventions de l’État, de la Région, du Département pour des investissements, le budget de fonctionnement ne peut pas être subventionné et reste entièrement à la charge des communes. Ainsi, en matière de défense contre la mer, la construction des ouvrages est largement subventionnée, l’entretien de ces ouvrages ne l’est pas du tout. Il est économiquement plus facile aux collectivités de construire un nouvel ouvrage que d’entretenir l’ancien.

Les mécanismes politiques et les luttes électorales ont aussi leur conséquences : les équipes municipales font des choix en matière de défense contre la mer (épis, enrochements, pieux hydrauliques, …). Il est de bon ton pour les « oppositions » de critiquer ces choix. Si ces « oppositions » prennent les commandes, leurs choix différeront par principe de ceux de leurs prédécesseurs.

Nous proposons que les différents acteurs de la défense contre la mer : l’État, la Région, les députés, le Conseil général, le Préfet, les associations, les citoyens soient rassemblés afin de mettre à plat des problèmes de défense contre la mer qui dépendent souvent des modes de financements. Que le contenu et les résultats de cette réunion fassent l’objet d’une opération médiatique afin que les responsabilités des différents acteurs soient clairement affichées.
Nous nous associerions sans réserve à une telle opération de communication.

La lutte contre la prolifération des algues

Notre Association a été invitée à participer à une réunion publique organisée en Mairie de La Guérinière le 24 novembre dans le cadre de la “Mission interministérielle en vue d’un plan de lutte contre la prolifération des algues vertes” ordonnée par le Monsieur le Premier Ministre François FILLON.

Une journée de travail en Vendée était consacrée à cette mission, associant le Préfet, les élus et les services de l’Etat. Notre association n’était invitée que le matin à partir de 11h en mairie. Nous n’avons donc malheureusement pas pu assister à la totalité des débats du matin déjà en cours lors de notre arrivée, ni à l’ensemble des échanges de cette journée.

La visite sur place et la rédaction pour le 8 décembre du rapport de deux inspecteurs généraux était au centre de cette réunion présidée par Madame le Sous Préfet, recueillant les témoignages des élus locaux, des professionnels, des associations. Plusieurs habitants de l’île y assistaient également à titre personnel.

Les principaux élus présents:  Mme Gisèle GAUTIER, sénatrice de Loire Atlantique; Mr Louis GUEDON, député des Sables d’Olonne; Mr Noël FAUCHER, Président de la Communauté de Communes de l’ïle de Noirmoutier; Mr  Jean GAUTIER, maire de l’Epine;  Mme Marie France LÉCULÉE, maire de La Guérinière.

La réunion était structurée en deux parties:

  1. Analyse et compréhension des causes du phénomène des marées d’algues sur l’île.
  2.  Reflexions et propositions pour la mise en place d’une méthodologie préventive et opérationnelle efficace.

Questions principales posées par les différents élus locaux:

  • D’où viennent les nutriments ayant nourri ces phénomènes d’eutrophisation ?
  • Comment se sont formées ces algues ? D’où viennent-elles ?
  • Comment sont-elles venues ?
  • Des études courantologiques existent-elles permettant de modéliser leurs déplacements ?

Certaines propositions explicatives ont été apportées venant des inspecteurs généraux ou de services techniques présents.

Mr Noël FAUCHER  est intervenu longuement, traduisant l’attente forte de la population insulaire sur ce dossier :

« On a vraiment besoin de comprendre comment le phénomène se déroule et d’identifier la provenance. Nous avons aujourd’hui un questionnement sanitaire et un problème économique impactant la pêche, le tourisme. Tout doit être fait pour éviter l’échouage. Concernant le traitement de ces algues, comment les  valoriser? les détruire? On est clairement victimes avec des moyens inadaptés. Il faut par ailleurs que les données analytiques soient croisées avec les phénomènes de mortalité d’huîtres. »

Les questions principales en filigrane de ce débat:

  • L’évaluation des impacts respectifs du bouchon vaseux anoxique estuarien, des sources locales de nitrates et phosphates venant de la Baie de Bourgneuf et de l’île, d’autres sources plus lointaines.
  • L’appréciation des facteurs déclenchants météorologiques: secteur de vent d’Ouest Sud Ouest, ensoleillement exceptionnel…, ou géomorphologiques: formes littorales naturelles ou artificielles non dispersives et provoquant des courants giratoires aggravants l’accumulation de macroalgues.

Il est à noter que ce facteur morphologique dû à des aménagements artificiels a été particulièrement souligné par Madame le Sous Préfet, qui a rappelé sur un ton particulièrement ferme le lien potentiel de ces phénomènes de marées d’algues avec certains choix locaux d’aménagements littoraux (ouvrages de défense contre la mer, urbanisation…) mentionnant son expérience de Présidente de la Commisssion des sites.

Les inspecteurs généraux ont interrogé les professionnels présents pour connaître l’impact des phénomènes d’algues sur les activités primaires.

L’activité aquacole  était représentée par Mr Michel ADRIEN qui est intervenu pour évoquer les problèmes de mortalité d’huîtres liées à l’action virale récente de l’Herpès et à l’émergence d’un facteur environnemental nouveau mettant en péril les activités aquacoles liées à la bonne qualité de l’eau littorale.

L’activité agricole était représentée par Mr Luc JEANNEAU, qui est intervenu pour demander qu’en cas de nouveaux épandages agricoles à l’avenir, une convention tripartite solide soit signée entre la profession agricole, les élus, et l’Etat.

Le représentant mandaté par l’association Vivre l’ïle 12 sur 12, Nicolas GARNIER, est intervenu à cette occasion pour évoquer les forts développement d’algues vertes dans les étiers et les réserves de marais salants depuis plusieurs années.
Il a ensuite rappelé l’existence d’importants apports de nutriments (nitrates et phosphates) à partir de l’étier du Moulin et du Ribandon, citant les résultats du Bilan 1995-2004 de l’Observatoire de la Baie de Bourgneuf. Il a insisté sur la nécessité de ne pas occulter les sources locales potentielles dans les phénomènes d’eutrophisation des eaux littorales insulaires (voir l’article: “Les marées d’algues” dans notre bulletin N°55)

Messieurs DATTIN (Comité local des Pêches) et BURGAUDEAU (Adjoint au maire de l’Epine et ancien pêcheur) sont intervenus pour évoquer l’impact très fort du panache d’eau douce chargée en sédiments de l’estuaire de la Loire jusqu’à 30-40 kms au large.

Il a été souligné à cette occasion les lacunes de la recherche d’IFREMER sur l’impact du bouchon vaseux estuarien.

Mr Marc POIREAUDEAU, président de l’association Les amis de Noirmoutier, était présent mais n’est pas intervenu.

Suite au départ, en milieu de réunion, de Messieurs Louis GUÉDON et Noël FAUCHER, Mme Marie France LÉCULÉE, maire de La Guérinière, a rappelé l’obligation de solidarité intercommunale, appelant à des résultats rapides sur le plan de traitement opérationnel à organiser avant la saison prochaine. Où va t’on traiter les algues sur l’île? et qui va payer?
Elle a également posé la question des plages classées Natura 2000 (où la laisse de haute mer doit être préservée), particulièrement celle de Barbâtre : « des latitudes devront être données pour protéger à la fois la sécurité sanitaire et les règles environnementales. »

La question du financement, essentielle pour les élus locaux et les populations en attente de moyens efficaces, à été relativement bien évoquée lors de la fin de la matinée. Elle va forcément être au centre des discussions entre les élus locaux et l’Etat dans les prochains mois.

Mme Gisèle GAUTIER, sénatrice de Loire Atlantique, semble particulièrement impliquée depuis plusieurs mois sur ce dossier, qui a fait l’objet de sa part d’une question écrite à la secrétaire d’Etat à l’Environnement (JO sénat du 08-10-09 page 2343) ainsi que d’une intervention le 22 septembre à Angers dans le cadre de la mise en oeuvre du Grenelle de l’Environnement.

Lors de ces interventions elle a notamment attiré l’attention sur l’impact en termes de santé publique et d’impact économique et appelé à la reconduction en 2010 des crédits exceptionnels versés lors de l’été 2009 pour le ramassage.

Lors de la réunion en mairie de La Guérinière Mme Gisèle GAUTIER a été la seule à pointer directement cette question des financements, rappelant à l’adresse des inspecteurs généraux l’engagement du premier Ministre: “L’Etat paiera”. Elle a demandé que soit porté au procès-verbal de la réunion la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat.

En vrac, quelques interventions des inspecteurs généraux:

  • L’existence d’une unité du CNRS à Roskoff spécialisée sur ces domaine de recherche.
  • L’INERIS est compétente pour évaluer le risque sanitaire.
  • Lors des enlèvements d’algues, enlever le moins de sable possible.
  • Nécessité de compétence et de plan d’action intercommunal.
  • La quantité d’algues vertes sur l’île était d’environ un tiers de la masse totale.
  • Enlever les algues pour les mettre en tas ailleurs ne fait que déplacer le danger dû à la fermentation.
  • Certaines communes ont mis au point une technique de traitement permettant de stabiliser la fermentation en 8-10 jours à partir d’un mélange d’algues et de paille (ou de broyat de déchet vert) avec un seul retournement. La réduction du quart du volume permet le report de l’épandage. Cette solution est présentée comme la moins coûteuse et la plus efficace dans un premier temps utilisée par le CAT de Dinan depuis 10 ans.
  • C’est en accumulant de l’analyse qu’on arrive à trouver des solutions.
  • Plus on étudie les phénomènes plus on découvre la complexité des intéractions.
  • Ici on est sans doute sur un panache Loire-Vilaine.
  • Proposition de création d’un comité opérationnel méthodologique associant élus, associations, et experts.

Suite à ces différentes remarques un débat a été engagé par Madame le Sous Préfet pour “revenir au côté opérationnel”: « Comment fait-on venir la paille Où la stocke-t’on ? Sur quelle plate-forme on travaille? » Elle a demandé la mise en place d’un plan de collecte, de stockage et d’épandage.

Nous tiendrons les lecteurs du blog informés du suivi de ce dossier.

Les élections européennes dans l’île de Noirmoutier

Dans la région Ouest, c’est la liste de l’UMP qui est en tête, avec 27.15% des voix et trois euro-députés. Le PS (17.28%) et Europe Écologie (16.64%) ont deux euro-députés chacun; Monsieur Philippe de Villiers est élu pour la liste « Libertas » (10.27% – 1 euro-député), et Madame Sylvie Goulard pour le Modem (8.48% – 1 euro-député).

Dans le département de la Vendée,  c’est la liste de Monsieur de Villiers qui est en tête, avec 32.96% des voix vendéennes. Sa liste est deuxième à Noirmoutier en l’île avec 27.60% des voix (contre 33.76% pour l’UMP), et première dans les trois autres communes, avec 30.08% à Barbâtre, 30.48% à La Guérinière, et 36.46% à l’Épine.

Tous les résultats, pour toutes les communes de France, se trouvent sur le site internet du ministère de l’intérieur.

Information et intérêt public

Un ensemble de collectifs de la région PACA, l’Union de Collectifs pour un environnement électromagnétique compatible avec la Santé, du groupe de Coordination pour une Obligation de Responsabilité Politique et Sociale (C.O.R.P.S. ), envoie une lettre à tous les élus des départements des Alpes de Hautes Provence et des Hautes Alpes pour contester le fonctionnement des institutions publiques dans la mise en place des technologies de télécommunications.
L’Union de Collectifs a demandé à l’association nationale Robin des Toits de diffuser le texte de cette lettre; Robin des Toits donne aux Collectifs de la Région PACA la diffusion demandée, en proposant aux membres et sympathisants de la cosigner et de l’adresser à tous les décideurs qu’ils connaissent, politiques ou autres.
Robin des Toits propose en même temps à chaque politique contacté de réagir à trois points, de façon publique, en déclarant par OUI ou par NON s’il ou elle est d’accord. Les trois points sont les suivants:

Point 1 – L’intérêt public est prioritaire sur tout intérêt économique, quel qu’il soit.

Point 2 – La démocratie implique que sur les sujets d’intérêt public une information claire et entière soit fournie à la population.

Point 3 – Je m’engage, personnellement, à mettre en oeuvre les moyens dont je dispose, politiques ou autres, et en particulier la diffusion maximale des informations réelles dont j’ai connaissance dans l’objectif de l’intérêt public.

Il serait intéressant de savoir ce qu’en pensent les élus de l’île de Noirmoutier.

La Vendée à l’abri des OGM

Comme on peut le lire aux pages 6 et 7 du Journal de la Vendée N° 96 (l’organe officiel du Conseil Général), trois grandes mesures ont été prises afin de placer le département à l’abri des cultures d’organismes génétiquement modifiés.

Il s’agit d’un plan en faveur de l’agriculture biologique, la création d’un label « Vendée sans OGM », et la mise en place d’un contrôle scientifique par le Laboratoire de l’Environnement et de l’Alimentation.

Les élections municipales: mode d’emploi

Que vous votiez à Noirmoutier-en-l’île ou dans l’une des trois plus petites communes, il faut comprendre comment fonctionne le scrutin. En particulier, il faut savoir que, si le panachage est admis dans les petites communes, vous êtes obligé de voter pour une liste complète à Noirmoutier-en-l’île. En outre, vous avez la possibilité, à Barbâtre, l’Épine ou la Guérinière, de voter pour des personnes qui n’auraient pas déclaré leur candidature!

Les explications ci-dessous proviennent du site officiel de l’administration.

Les élections municipales dans les communes de plus de 3 500 habitants (Noirmoutier-en-l’île):

Principe
Les citoyens élisent les conseillers municipaux :

  • pour 6 ans (toutefois, cette durée a été exceptionnellement prolongée d’un an pour ce scrutin puisque le renouvellement des conseils municipaux prévu en 2007 a été reporté à 2008),
  • au suffrage universel direct,
  • au scrutin de liste à 2 tours, selon un système combinant scrutin majoritaire et scrutin proportionnel.

Tout bulletin modifié en quoi que ce soit est déclaré nul.
De même, le panachage est interdit.

Mode de scrutin : 1er tour
Si une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés (plus de 50% des voix), elle obtient 50 % des sièges.
Les autres sièges sont répartis entre toutes les listes (y compris la liste majoritaire) ayant obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés, en proportion du nombre de suffrages obtenus.
Sinon, il est procédé à un 2e tour.

Mode de scrutin : 2e tour
Seules les listes ayant obtenu au moins 10 % des voix au 1er tour peuvent se maintenir.
Les listes ayant obtenu au moins 5 % peuvent toutefois fusionner avec une liste ayant obtenu plus de 10 %.
La liste qui obtient le meilleur résultat obtient 50 % des sièges.
Les autres sièges sont répartis entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés.

Les élections municipales dans les communes de moins de 3 500 habitants (Barbâtre, l’Épine, la Guérinière):
Principe
Les citoyens élisent les conseillers municipaux :

  • pour 6 ans (toutefois, cette durée est exceptionnellement prolongée, pour ce scrutin, d’un an puisque le renouvellement des conseils municipaux prévu en 2007 est reporté à mars 2008),
  • au suffrage universel direct,
  • au scrutin majoritaire de liste à deux tours, l’élection pouvant être acquise au premier tour.

Les listes peuvent être panachées, il est possible d’ajouter ou supprimer des candidats, sans que le vote soit nul.

Composition des listes
Dans les communes de moins de 2 500 habitants (cas des trois communes), les listes peuvent être incomplètes, et les candidatures individuelles sont admises.

Mode de scrutin
Au premier tour, sont élus les candidats qui ont obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés (plus de 50 % des voix), et un nombre de voix supérieur à 25 % des électeurs inscrits.

Pour les sièges restant à pourvoir, il est procédé à un second tour.

Au second tour, les candidats obtenant le plus grand nombre de voix sont élus.

Dans tous les cas:

Election du maire et des adjoints
Après son élection, le conseil municipal se réunit dans les plus brefs délais possibles.

Il élit en son sein le maire et ses adjoints.

Le maire et les adjoints constituent la municipalité.

Source: la Documentation Française sur le site « Service Public ».

Les élections cantonales de 2008

Cette année, le canton de Noirmoutier se trouve parmi les 15 cantons vendéens (sur 31) dont le mandat de conseiller général vient à échéance; les citoyens de l’île éliront leur conseiller général en même temps que leurs conseillers municipaux.

Une explication succincte des élections cantonales peut être consultée sur le site de la documentation française.

À la clôture du délai de dépôt de candidatures mercredi 20 février, les candidatures suivantes avaient été reçues:

Maurice Chardonneau, 60 ans, masseur-kinésithérapeute, DVG se présente SE (suppléante: Catherine Gaudebert, 41 ans, avocat conseil, SE)

Catherine Low, 47 ans, secrétaire, candidature de rassemblement: PS, Verts, Parti Radical de Gauche (suppléant: Benjamin Palvadeau, 22 ans, étudiant, SE).

Georges Mélanson, 60 ans, directeur de société, MoDem (suppléante: Françoise Postis, 61 ans, retraitée de l’enseignement, SE)

Germain Neveux, 72 ans, retraité du bâtiment, FN (suppléante: Annie Touveron, 64 ans, retraitée, FN).

Jacques Oudin, 69 ans, Conseiller Général sortant, conseiller à la cour des comptes, UMP (suppléant: Laurence Dattin, 53 ans, cadre de santé, UMP)

Gérard Sémelin, 54 ans, cadre (Directeur de la Coopérative Agricole de Noirmoutier et Ostréicole de La Guérinière), SE (suppléante: Karine Charvillat, 37 ans, cadre (SE)

Les questions et les réponses

Pour le moment nous avons envoyé notre questionnaire aux candidats à:

Jacques Sourbier
Jean Loup Pottier
Jean Marie Palvadeau
Jacques Oudin
Modot Barbâtre
Marie France Léculée
Robert Fouasson
Noël Faucher
Gilles Faucher
Raymond Bonneau
Jean Marie Berthet
Jean Gautier
Luc Bonnifait
Joël Guitonneau
Bernard Bloch

Seul Jean Loup Pottier a répondu.

Si vous assistez à des réunions publiques il serait intéressant que vous rappeliez à ceux qui n’ont pas répondu que des électeurs attendent leurs réponses à des questions précises.

Municipales 2008

« Vivre l’île 12 sur 12 » est une association locale de défense de l’environnement. Nos buts (voir l’Article 3 des « Statuts« ) sont:
– assurer la protection de la nature et de l’environnement de l’île.
– sauvegarder sa flore, sa faune, ses réserves naturelles en tenant compte du milieu dont elles dépendent.
– veiller au bon équilibre des intérêts humains, sociaux, culturels, scientifiques, économiques, sanitaires et touristiques.
– rechercher une meilleure information pour une action constructive.
Nous sommes donc une association apolitique; partant, nous avons décidé de ne pas nous laisser entraîner dans la campagne électorale locale qui s’annonce.
Sur ce thème électoral, nous ne reprendrons que des articles déjà parus dans la presse.
Cependant, en tant qu’individus, nous sommes conscients des responsabilités de chaque citoyen dans le contexte des élections municipales. C’est pourquoi nous avons été interpellés par cet article paru dans le numéro 8 du mois d’octobre 2007 du Sans Culotte 85. Nous pensons à la possibilité d’un groupe de réflexion citoyen au niveau de l’île de Noirmoutier.
Nous encourageons nos lecteurs à lire l’article, et à réagir en laissant un commentaire sur le site Internet du journal, ou en écrivant à celui-ci.

Permis de construire

La Direction départementale de l’équipement (DDE) doit, dans peu de temps, abandonner son rôle de consultant des maires en matière d’examen des demandes de permis de construire. L’instruction de la demande devra ainsi être faite entièrement en mairie.
C’était une procédure qui permettait d’attribuer à la DDE la responsabilité d’un refus de permis de construire. « Chaque fois que nous refusons un permis de construire c’est une voix en moins aux prochaines élections ». disait un élu.
Cela explique pourquoi deux maires viennent de proposer que la Communauté de communes prenne la compétence “instruction des demandes de permis de construire ».

Nous rappelons que, pour le moment, seul le maire a la responsabilité d’accorder ou de refuser un permis de construire.

Élection présidentielle: résultats du 1er tour

 

BARBÂTRE

LA GUÉRINIÈRE

L’ÉPINE

NOIRMOUTIER

INSCRITS

1528

1259

1587

4383

VOTANTS

1318

1055

1357

3763

EXPRIMÉS

1298

1039

1333

3698

SARKOZY %

32,97

32,05

26,33

39,13

ROYAL %

21,03

20,89

24,76

18,31

BAYROU %

15,79

17,32

13,50

16,06

DE VILLIERS %

13,33

10,11

8,03

9

LE PEN %

9,01

9,34

12,75

7,98

BESANCENOT %

2,70

2,89

3,75

2,62

NIHOUS %

1,23

2,12

6,08

2,27

VOYNET %

1,16

2,12

0,98

1,19

BUFFET %

1

1,06

0,53

0,89

BOVÉ %

0,92

1,06

1,20

1,38

LAGUILLER %

0,46

0,67

1,88

0,97

SCHIVARDI %

0,39

0,38

0,23

0,19

Relations conflictuelles avec les élus

Sur l’île de Noirmoutier, des conflits entre une association de défense de l’environnement, « Vivre l’île 12 sur 12 », et les élus se répètent depuis 1985.

Ces conflits sont apparemment peu productifs; peuvent-ils être évités?

Dans le cadre d’un travail universitaire, un membre du Conseil d’administration de l’association, Michel Devroc, s’est penché sur la question des relations entre les associations et les élus.

Après avoir décrit le cadre, les acteurs, la structure d’un conflit, à partir d’entretiens avec les élus locaux et d’une enquête menée auprès des adhérents de l’association, une question sera posée: peut-on éviter ces conflits?

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