Un peu de lecture

Roland Paskoff, qui est mort en 2005,  était un universitaire français, géographe, géomorphologue, spécialiste du littoral. Parmi ses ouvrages, ce petit livre (58 pages) qui s’adresse à des non-spécialistes: Les plages vont-elles disparaître?, publié dans la collection « Les petites pommes du savoir » par les Éditions Le Pommier (ISBN-13: 978-2746502383).

Au sommaire :

  • La nature des plages
  • L’érosion des plages
  • Les remèdes à l’érosion
  • Vivre en harmonie avec les plages
  • “Les plages vont-elles disparaître?”

    Paskoff nous apprend ce qu’est une plage, et quels en sont les traits charactéristiques; il nous explique pourquoi les plages sont menacées, et mesure notre part de responsabilité. Il propose des mesures de sauvegarde qui impliquent de composer avec l’action de la mer plutôt que de s’y opposer.

    Un ouvrage un peu plus détaillé, écrit en collaboration avec Christine Clus-Auby et publié après le décès de Roland Paskoff est « L’érosion des plages : les causes, les remèdes » édité par l’Institut Océanographique de Monaco (ISBN-13: 978-2903581473). Il s’agit d’une introduction très dense et rigoureuse, mais abordable, à l’étude du phénomène de l’érosion des plages, avec d’abondantes photos, diagrammes et illustrations.

    L’érosion des plages : les causes, les remèdes

    Vous aurez l’occasion de parcourir ces ouvrages, parmi d’autres, lors du Forum des associations organisé par le Centre Social Grain de Sel dans les locaux de l’ancien Lycée des Sorbets le dimanche 20 septembre de 10h30 à 17h30, où Vivre l’île 12 sur 12 aura son stand.

    Parfois la cause de l’érosion d’une plage saute aux yeux. Par exemple, les plages au sud du Port de Morin se dégraissent de façon dramatique depuis la construction du port. Le diaporama, téléchargeable en cliquant ici, produit par l’association La Vigie, dont l’objectif est d’informer sur les dangers et problèmes que pose le projet de port à la Normandelière, à Brétignolles sur mer, montre très clairement cette évolution (voir aussi notre article du 13 février 2009).

    Nos algues ne sont pas dangereuses …

    … elles sont seulement nauséabondes !

    Cliquez ici pour voir le reportage de TV Vendée du 10 septembre sur l’invasion d’algues de cet été sur les plages de l’Épine et La Guérinière. Marie-France Léculée (maire de la Guérinière), Robert Burgaudeau (adjoint au maire de l’Épine) et Fanny Collier (Communauté de communes) expliquent le problème et rassurent le public.

    Le dossier de l’assainissement

    Annik Damour a été élue au Conseil d’Administration de Vivre l’Île 12 sur 12 lors de l’Assemblée Générale de l’association le 24 juillet dernier. C’est tout naturellement qu’elle a pris en charge le dossier de l’assainissement lors de la répartition des tâches à la réunion du CA qui a suivi cette AG.

    Cliquez sur la miniature ci-dessous pour lire l’article que le Courrier Vendéen a consacré à ce sujet le 20 août 2009.

    Courrier vendéen du 20 août 2009

    La défense douce

    Dans son numéro du 12 août, Le Monde publie un article sur la défense contre la mer sous le titre : « Des solutions douces pour un littoral fluctuant »  (article lisible jusqu’au 12 septembre en cliquant sur ce lien).

    L’article attire l’attention sur un phénomène que nous avons observé à Noirmoutier : les effets pervers des moyens lourds de défense contre la mer.

    « Aujourd’hui, la communauté scientifique porte un regard quasi unanime sur les politiques de gestion du « trait de côte » menées ces dernières décennies : « Jusqu’à une période récente, on essayait de se barricader derrière des digues, des brise-lames, des enrochements », constate Frédéric Uhl, chef du bureau du littoral et du domaine public maritime naturel au ministère français de l’écologie. « En installant des ouvrages de défense contre l’érosion, on n’a fait que déplacer celle-ci », complète Paolo Antonio Pirazzoli, directeur de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Les exemples abondent dans le monde entier d’épis ou de digues construits pour protéger une plage et qui n’ont eu pour effet que d’accélérer l’érosion des zones voisines. »

    De nombreuses études scientifiques ont montré que, si les perrés et enrochements peuvent stopper le progrès de la mer vers les terres, la plage a tendance à disparaître devant ces ouvrages. C’est ce que nous observons sur la côte ouest de Noirmoutier, au niveau de la Guérinière et de l’Épine.

    Fin 2006,  des ganivelles hydrauliques ont été installées sur la plage des Éloux. Nos photos prises en novembre  et décembre 2006 peuvent être comparées à celles de jeudi dernier, 20 août, visibles ci-dessous.

    Ganivelles 20/8/2009

    Ganivelles 20/8/2009

    Ganivelles 20/8/2009 (3)

    Ganivelles 20/8/2009 (4)

    Ganivelles 20/8/2009 (5)

    Des pieux qui dépassaient d’environ 1 mètre 50 sont pratiquement enterrés.

    Mais, comme nous l’avons expliqué à plusieurs reprises, et en particulier dans ce billet du 6 décembre 2008,   la situation évolue différemment à l’éxtrémité nord de la plage, où l’on constate que le sable s’en va au pied des ganivelles et que la dune est mal protégée (voir ci-dessous).

    Ganivelles 20/8/2009 (nord de la plage)

    Ganivelles 20/8/2009 (nord de la plage - 2)

    Ganivelles 20/8/2009 (nord de la plage - 3)

    Le bureau d’études auquel on avait demandé de se pencher sur ce problème a conclu que cette érosion intempestive était due à un épi situé en extrémité Nord qui, en accroissant l’agitation provoquée par la houle, accentuait la mise en suspension du sable qui repartait ainsi vers le bas de plage. Les spécialistes recommandaient que cet épi soit supprimé.

    Cette étude qui a coûté très cher au contribuable est maintenant vieille de presque deux ans ; rien n’a été fait.

    Cherche-t-on des arguments tendant à prouver l’inefficacité des ganivelles afin de revenir – pour des raisons qui restent mystérieuses – aux enrochements? Quoi qu’il en soit, il semblerait urgent que les élus noirmoutrins prennent en compte les progrès de la connaissance des causes de l’érosion des plages, et des remèdes que l’on peut y apporter.

    L’article du Monde dont nous parlons plus haut précise que « les collectivités locales, concernées au premier chef par la gestion du littoral, manquent de compétences, de moyens et de repères. En France, où une loi datant de 1807 leur donne la responsabilité de la gestion du trait de côte, le Grenelle de la mer, qui s’est achevé début juillet, a appelé à la définition d’une véritable stratégie nationale. » (Voir à ce propos les mesures préconisées par la table ronde N° 2 du Grenelle de la mer.) Il nous semble en effet que ce serait souhaitable.

    Invasion d’algues

    Le mois dernier nous avons évoqué dans un article du blog la fermeture de la plage de la Bosse, à l’Épine, en raison de la présence d’un important amas d’algues.

    Après plusieurs semaines de fermeture, la plage est rouverte depuis le 13 août. Mais les odeurs persistent, non seulement à l’Épine, mais également à La Guérinière, où les algues continuent de s’amasser.

    Plusieurs articles de presse locale ont traité ce problème. Vous pourrez les lire en cliquant sur les miniatures.

    Courrier vendéen du 30 juillet 2009
    Article du Courrier Vendéen du 30 juillet 2009 : les explications de spécialistes d’Ifremer.

    Courrier vendéen du 6 août 2009
    Courrier des lecteurs du Courrier Vendéen du 6 août : des Épinerins réagissent à l’article du 30 juillet.

    Courrier vendéen du13 août 2009

    Courrier Vendéen du 13 août 2009 : Monsieur Oudin explique le problème.

    Plage des Éloux, 20/8/2009 Algues vertes sur la plage des Éloux Algues vertes sur la plage des Éloux

    Les photos ci-dessus étaient prises cet après-midi sur la plage des Éloux. Elles montrent une proportion non négligeable d’algues vertes dans la laisse.

    L’association « Bien vivre à l’Épine » commente l’affaire dans son blog: Debout l’Épine.

    Barrage de l’Auzance

    La Lettre Eau de FNE est une revue trimestrielle qui traite des problèmes environnementaux de gestion des ressources en eau au sens large, incluant la mise en perspective des interactions avec d’autres politiques (agriculture, aménagement du territoire, énergie, santé environnement, déchets, etc.).

    C’est également un lieu d’expression pour les associations de protection de l’environnement qui oeuvrent dans le domaine de l’eau.

    Le N° 47 (qui n’est pas encore disponible en format électronique) inclut, en page 16 un article signé Yves Lepage pour Pays de la Loire Nature Environnement et Anne-Maire Grimaud pour COORLIT85 sur le projet du barrage de l’Auzance, qui s’inscrit dans le cadre du SAGE « Auzance, vertonne et côtiers vendéens. » L’eau est très convoitée en Vendée. Deux gros consommateurs, dont les prélèvements se concentrent sur la période estivale, sont pointés du doigt: le tourisme, en perpétuel accroissement, et l’agriculture intensive, avec la monoculture du maïs. Le syndicat Vendée Eau estime qu’il manquera de 5 à 8 millions de m³ d’eau en 2015, surtout pour la frange littorale. C’est pourquoi ce projet est envisagé.

    Les deux associations, PNLE et COORLIT85, ainsi que l’APNO considèrent que ce 14ème barrage vendéen est à proscrire: il empêcherait l’atteinte du bon état écologique de la dernière rivière libre du département.

    L’alternative à ce projet controversé serait une conduite à partir de la Loire, qui constitue une option environnementale meilleure sans coût disproportionné. C’est la solution préférée par la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN). Pour les associations, la solution du transfert, si elle ne peut être absolument satisfaisante, est la moins mauvaise des deux. Mais l’urgence est dans la prise de conscience de chacun. S’il faut choisir, écrivent-elles, c’est entre l’augmentation du parc immobilier et le respect de la capacité d’accueil; c’est entre le laisser-aller et la mise en oeuvre d’un programme sérieux d’économies d’eau, incluant cultures peu gourmandes en eau, développement de l’agriculture biologique, et efforts de tous, y compris des collectivités qui se doivent de montrer l’exemple.

    Des travaux en perspective

    Deux articles extraits du Courrier Vendéen du 11 juin 2009 font état de travaux planifiés par la commune de Noirmoutier en l’île.

    Cliquez sur la miniature ci-dessous pour lire l’article concernant la reconstruction de l’estacade du Bois de la Chaise.

    Courrier vendéen 11 juin 2009

    Cliquez ci-dessous pour lire le reportage sur les travaux de modernisation de l’écluse de l’étier du Moulin.

    Courrier vendéen 11 juin 2009

    L’énergie hydrolienne ?

    « En quête de sciences » est un blog écrit à quatre mains. Les premières appartiennent à Benjamin G., enseignant, les deux autres à Jonathan Parienté, journaliste.
    L’article que publie ce blog aujourd’hui, 17 juin, concerne une nouvelle source d’énergie renouvelable: l’hydrolienne.

    « Comme une éolienne, l’hydrolienne convertit l’énergie de la vitesse – énergie cinétique – en énergie électrique. Tout bon physicien vous le dira, l’energie cinétique est proportionnelle à la masse. L’eau étant plus dense que l’air, l’énergie des courants marin est plus importante que celle des courants d’air. A diamètre constant, les hydroliennes produisent plus d’électricité que les éoliennes. »

    Le point sur le CREZH

    Du 12 janvier au 13 février s’est déroulée l’enquête publique sur les travaux à entreprendre dans le cadre du Contrat de Restauration et Entretien des Zones Humides (CREZH).

    Comme vous pourrez le lire dans cet article du Courrier vendéen du 14 mai 2009 (cliquez sur la vignette), le contrat est actuellement en phase de validation auprès des autorités.

    Courrier vendéen 14 mai 2009

    Piste de motocross et quadcross en projet

    Courrier vendéen 30 avril 2009

    Selon l’article ci-dessus, publié dans le Courrier Vendéen du 30 avril (cliquez sur la vignette pour lire l’article), Le Moto Club de l’île souhaite pouvoir implanter une piste de motocross à Barbâtre.

    En ce qui concerne les contraintes environnementales, le président du Moto Club déclare souhaiter intégrer la piste (qui occuperait une superficie de 3 hectares) dans « l’aspect paysager du site. » À notre avis, toute décision à propos de ce projet devrait aussi tenir compte de l’aspect sonore, et des effets éventuels du bruit des engins sur les habitudes des oiseaux qui y nichent.

    L’affaire des cabines de plage est réglée

    Un de nos premiers billets au moment d’ouvrir ce blog concernait la menace qui pesait sur les cabines de plage du Bois de la Chaize du fait du décret « Plages » du 26 mai 2006; c’est aussi un des dossiers qui nous a valu le plus de commentaires de la part de nos lecteurs, le seul sujet ayant généré davantage de réactions étant les éoliennes.

    Courrier vendéen 14 mai 2009
    Comme vous pouvez le lire en cliquant sur la vignette ci-dessus (article du Courrier vendéen du 14 mai 2009), le problème des cabines est maintenant définitivement résolu.

    Panneaux publicitaires dans les ZPPAUP

    L’abbréviation ZPPAUP dénote une Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager. Dès lors que l’acte instituant une ZPPAUP est établi et publié, (et ce, sans attendre un règlement local de publicité qui pourrait légaliser la situation), il convient de rappeler que le code de l’environnement interdit tout simplement la publicité (pas les enseignes) dans la zone.

    Article L581-8 du code de l’environnement :
    I. – A l’intérieur des agglomérations, la publicité est interdite :
    […]
    II. – La publicité y est également interdite : […] 3° Dans les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager

    C’est d’ailleurs la raison de la disparition des panneaux publicitaires au centre de Noirmoutier dont nous avons fait écho dans ce billet de septembre 2007.

    Cette disposition est de nouveau à  l’ordre du jour, comme nous pouvons le lire dans l’article suivant, extrait du Courrier Vendéen du 30 avril 2009:

    Courrier vendéen 30 avril 2009

    La ZPPAUP de l’Épine : suite de l’histoire

     N’ayant pas reçu de réponse à notre lettre au Maire de l’Épine, nous apprenons par la presse que la modification de la ZPPAUP est effectivement à l’ordre du jour.

    Courrier vendéen du 23 avril 2009

    Article paru dans le Courrier vendéen du 23 avril 2009.

    Nous restons vigilants, et osons espérer que le maître d’ouvrage nous comptera parmi les personnnes susceptibles « d’apporter un rôle de conseil en matière d’urbanisme, d’aménagement », et nous invitera à faire partie du groupe de travail mentionné dans le paragraphe concernant le « suivi de l’étude ».

    Une découverte peu rassurante

    Pour établir la hausse possible du niveau des mers d’ici la fin du siècle, sous l’influence du réchauffement climatique global, le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat) n’a pas pris en compte la possibilité de fonte accélérée des glaces. A sa décharge, en 2007, un tel phénomène n’avait jamais été constaté sur une échelle de temps aussi courte, et les 18 à 69 cm de hausse avancée ne rassuraient déjà pas. Or, une étude que vient de publier le magazine Nature, du 16 avril, suggère qu’une telle possibilité est non seulement probable mais s’est déjà produite il y a environ 121 000 ans, lors de la fin de la dernière période interglaciaire.
    C’est en étudiant des coraux fossilisés, découverts à l’occasion de travaux au Mexique, que l’équipe du professeur Blanchon, de l’institut des sciences marines de l’université de Mexico, aurait fait ce constat. En effet, selon ses travaux, à cette époque, le niveau des océans se serait élevé d’environ 3 mètres en l’espace de 50 ans.

    Aujourd’hui, la survenue d’un tel événement redessinerait immanquablement les côtes. Des régions aussi densément peuplées que Shanghai, Calcutta, la Nouvelle-Orléans ou New York se verraient quasiment rayées de la carte, près de 60 % de la population mondiale serait touchée.
    Pour l’ancien porte-parole de la fondation Hulot lors du Grenelle de l’environnement, Jean-Paul Besset, cette étude « …est un coup de tonnerre supplémentaire. Contrairement à ce qu’on pensait jusqu’à présent, en espérant un lissage de la hausse des océans dans le temps, tout indique qu’un phénomène d’une telle ampleur et d’une telle célérité pourrait se reproduire sous l’impact du réchauffement climatique actuel ».

    Pascal Farcy

    (voir l’article sur le site Univers Nature)

    Jacques Oudin quitte la Présidence de la CLE

    Courrier Vendéen 26iii2009

    Cliquez sur la miniature pour lire l’article du Courrier Vendéen du 26 mars 2009.

    Depuis sa création en 1997, la Commission locale de l’eau de la baie de Bourgneuf était présidée par Jacques Oudin. Désormais, la CLE sera présidée par Robert Guérineau, maire de Saint Gervais.

    La CLE se trouve en désaccord avec l’État au sujet du Sdage  (Schéma Directeur d’aménagement et de gestion des eaux) du bassin Loire-Bretagne, trop contraignant à ses yeux. Selon le Courrier Vendéen (voir article ci-dessus), Monsieur Oudin prétendrait que « une terre considérée ici comme sèche pourra désormais être recensée au titre des zones humides pour peu qu’il y ait des traces d’eau dans le sous-sol ». Si c’était le cas, ce serait effectivement inquiétant! Cependant, nous pouvons nous rassurer en lisant l’Article 2 de la loi du 3 Janvier 1992, codifié à l’article L 211-1 du code de l’environnement (la Loi sur l’eau):

    on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année.

    En examinant soigneusement la photo parue dans le Courrier Vendéen, on constate que les membres de la Commission Locale de l’Eau boivent de l’eau en bouteille…

    Pour en finir avec “l’effet dévastateur” de l’affichage publicitaire sur le paysage

    Mardi 24 mars se tiendra la dernière réunion de l’atelier « Publicité et entrées de ville » mis en place par le ministère de l’Écologie dans le cadre du Grenelle II. À la veille de cette échéance, les associations lancent un appel pour en finir avec 30 ans de gâchis.

    Lire en cliquant ici le communiqué de presse (abondamment illustré) du Collectif des Déboulonneurs, France Nature Environnement, Paysages de France, Résistance à l’Agression Publicitaire, et la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France.

    Vivre l’île 12 sur 12 adhère en tant qu’association à Paysages de France, dont nous sommes correspondant local. Vous pouvez aussi adhérer à titre individuel. L’adhésion simple, qui coûte €10 (€12 pour un couple, €4 pour un étudiant ou un demandeur d’emploi), comprend l’abonnement à Action Paysage.

    Paysages de France publie un guide pratique illustré pour comprendre en images la réglementation sur la publicité, les enseignes, et les préenseignes et partir soi-même à la chasse aux panneaux illégaux.

    Disponible en version PDF sur le site de Paysages de France, ou en cliquant ici.

    Réouverture de la piscine

    À l’ordre du jour de la réunion de la Communauté de communes du 26 février figurait le « choix de la société et approbation du contrat de délégation de service public pour la gestion et l’exploitation du « centre aquarécréatif » de l’Ile de Noirmoutier : période du 3 mars au 31 décembre 2009 ».

    À l’unanimité, les élus ont approuvé la proposition de retenir la SA Bodin.

    Dominique Arrighi, élu communautaire, demande si la SA Bodin arrête la procédure en cours. Noël Faucher répond qu’il s’agit de deux affaires différentes, et qu’il n’a qu’à poser la question à Monsieur Bodin.

     Jacques Oudin a ensuite demandé le micro, et déclaré qu’il s’agissait d’un gâchis de deux ans et beaucoup d’argent pour revenir au point de départ. Monsieur Oudin omet de préciser que le contrat de concession initial avec la SA Bodin (qu’il a signé, en tant que Président du District, trois jours avant qu’il ne soit inscrit et voté par le Conseil du District) a été jugé nul et illégal (juridiction administrative) et c’est la Chambre régionale des comptes qui a préconisé d’ouvrir alors une nouvelle procédure de délégation de service public.

    En particulier, dans son rapport sur la gestion de la Communauté de communes de 2001 à 2005, la Chambre régionale des comptes écrit:

    Les comptes rendus d’activité du délégataire mettent en avant la nécessité pour la collectivité de réaliser régulièrement des investissements nouveaux pour maintenir l’intérêt du public. En 2004 un audit commandé par la communauté recommandait à son tour de renégocier le contrat notamment sur la durée, les conditions financières et les relations contractuelles. La collectivité a alors engagé, l’année suivante, la négotiation d’un avenant qui n’est pas encore finalisé. La chambre estime qu’il s’agirait plutôt d’un nouveau contrat que d’un simple avenant, qui nécessiterait de procéder à une consultation dans le cadre d’une nouvelle délégation de service public. La communauté n’envisage pourtant cette hypothèse qu’en cas d’échec de sa démarche actuelle.

    (On peut télécharger le rapport de la CRC en cliquant ici; les références à Océanile se trouvent à la troisième et à la 25ème pages de ce document).

    Cliquez sur la vignette ci-dessous pour lire l’article du Courrier Vendéen du 5 mars 2009.

    Courrier Vendéen 5iii2009

    La piscine, ouverte depuis le 9 mars, sera fermée du 3 au 30 septembre après la saison d’été (entretien sanitaires + congés) et du 8 novembre au 31 décembre pour de gros travaux à engager par la Communauté de communes (désormais propriétaire de l’ensemble) : plafonds, doubles vitrages et toboggan.

    L’éolien en mer : le ministre engage une concertation

    Dans un communiqué publié mardi dernier, Jean Louis Borloo annonce sa décision d’engager une concertation sur l’essor de l’éolien en mer. (Voir aussi l’article ici).
    Objectif: installer une capacité de 5 000 à 6 000 MW à l’horizon 2020.
    Ainsi, pour chaque façade maritime, une instance de concertation et de planification, rassemblant l’ensemble des parties prenantes sur le modèle du Grenelle de l’environnement, devra identifier les zones propices au développement de l’éolien en mer compte tenu des différentes contraintes (usage de la mer, radars, réseau électrique….) indique le communiqué. En outre, les industriels porteurs de  projets devront privilégier ces zones.

    Pour booster ce développement, le ministère a indiqué que les procédures applicables à l’éolien en mer « seront très nettement simplifiées, avec la suppression des zones de développement éolien et des procédures d’urbanisme ».

    Jean Louis Borloo a ainsi demandé aux préfets des régions concernées – Bretagne, Pays de Loire, Haute Normandie, Aquitaine et Provence Côte d’Azur – d’organiser cette concertation. Ces derniers devront transmettre leur document de planification avant le 15 septembre, a précisé le Ministère.

    Projet éolien en mer

    Ouest France du 27 janvier 2009 Ouest France du 27 janvier 2009

    Cliquez sur les miniatures pour lire l’article paru dans Ouest France du 27 janvier 2009.

    Si le Président de la Communauté de communes semble penser que le projet est enterré, la société qui le promeut ne désespère pas. « C’est un projet qui se fait sur le long terme », précise-t-elle. Mais, comme le disait l’économiste John Maynard Keynes: « À long terme, nous sommes tous morts. »

    L’éolien en question

    Dans le numéro 108 du Journal de la Vendée (le bi-mensuel du Conseil Général), à la page 8, on pourra lire un entretien avec Christian Gérondeau, expert des questions d’énergie, qui met en question la pertinence de l’énergie éolienne pour résoudre les problèmes énergétiques de la France.

    On sait que le Président du Conseil Général de la Vendée, Philippe de Villiers, est défavorable à l’installation de parcs éoliens sur le département, et en particulier au projet de parc éolien des deux îles, dont nous avons parlé déjà dans ce blog.

    Pour lire tous nos articles sur le sujet, on peut sélectionner la catégorie « Éoliennes » dans la liste à droite.

    La dune de la Tresson

    Sur le site du Conseil Général de la Vendée, un article avec de belles photos explique les raisons du classement de la dune de la Tresson en espace naturel sensible. Cet article est également publié dans le numéro 107 du Journal de la Vendée (le bimensuel du Conseil Général), à la page 2.

    « Cette dune est fabuleuse parce que pendant des années elle s’est développée en toute liberté. Sa forme est unique. La dune grise, souvent menacée ailleurs, est ici complètement préservée. » déclare le représentant de l’Office National des Forêts.

    Quand on pense à ce qu’aurait pu devenir cet endroit, on peut difficilement s’empêcher de pousser un « ouf! » de soulagement.

    La dune de la Tresson classée en espace naturel sensible

    tresson.jpg

    Ouest France du 3 décembre 2008 (cliquez pour agrandir)

    1984: Jacques Oudin, président du SIVOM (syndicat intercommunal à vocation multiple) de l’île de Noirmoutier, affichait comme objectif l’implantation sur les dunes de La Tresson d’un terrain de golf et, surtout, d’une résidence hôtelière.  Vivre l’île 12 sur 12, s’appuyant en 1986 sur la loi Littoral, avait alors remué ciel et terre pour s’opposer à ce projet.

    2008: que de progrès en vingt-quatre ans! Jacques Oudin ne cache pas sa satisfaction de voir  cet espace exceptionnel sur le plan environnemental  classé “Espace Naturel Sensible » (voir ci-dessus la photo qui illustre l’article de Ouest-France).

    Nous nous réjouissons de sa conversion, et espérons qu’elle est authentique.

    Décision du Tribunal administratif

    Selon le Courrier Vendéen du 20 novembre 2008, la société Fortiche ne recevra pas la somme réclamée à la commune de l’Épine pour la dédommager du préjudice subi.

    cv20xi2008.jpg (Cliquez sur la vignette pour lire l’article)

    Le lecteur non averti pourrait conclure, à la lecture de cet article, que la maison construite illégalement a été démolie, et que la Société Fortiche  a versé €7600 à Vivre l’île 12 sur 12.

    Mais ceux qui suivent assidûment notre blog savent qu’il n’en est rien. Ce dossier, qui dure depuis plus de dix ans, est particulièrement compliqué; pour tous ceux qui se trouvent dans le même cas que l’élu de l’île qui s’est adressé récemment à nous pour nous demander des éclaircissements, nous vous proposons ci-dessous une chronologie sommaire.

    octobre 1995: un permis de construire est délivré par la Mairie de l’Épine pour une maison sur la dune bordière (donc, sur la bande des 100m du bord de mer); ce permis est illégal (contraire à la loi Littoral);
    février 1996: le Tribunal Administratif de Nantes, saisi par Vivre l’île 12 sur 12, ordonne un sursis à exécution; cependant, les travaux ne sont pas interrompus;
    mars 1996: le Tribunal Administratif de Nantes annule le permis de construire;
    mai 1998: la Cour Administrative d’Appel confirme l’annulation du permis.
    C’est une victoire pour l’association. L’application de la loi Littoral est confirmée.

    Cependant, la construction est déjà achevée.

    2000: Vivre l’île 12 sur 12 assigne les propriétaires devant le Tribunal des Sables d’Olonne pour obtenir la démolition de la construction.
    novembre 2003: le Tribunal de Grande Instance des Sables d’Olonne ordonne sa démolition;
    juin 2006: la Cour d’Appel de Poitiers annule la décision du Tribunal de Grande Instance;
    juin 2008: la Cour de Cassation confirme le jugement de la Cour d’Appel de Poitiers.

    Nous n’avons donc pas obtenu la démolition de la construction illégale; mais l’échec est relatif: nous avons réussi à protéger la dune: sans notre action, la dune des Thibaudières serait probablement complètement construite; nous avons fait appliquer la loi Littoral; et nous avons sans doute découragé d’autres infractions par d’autres communes.

    Qualité de l’eau: les pénalités vont tomber selon le préfet de Vendée

    « On s’attend à ce que la France soit condamnée par Bruxelles d’ici la fin de l’année à une pénalité financière de plusieurs dizaines de millions d’euros pour non respect de la qualité de ses eaux distribuées au robinet », a déclaré, vendredi matin, Thierry Lataste, préfet de Vendée, devant les élus de la chambre d’agriculture, à La Roche-sur-Yon. Le contentieux concerne des bassins versants situés dans trois départements: la Vendée, les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime.

    (voir Ouest-France du samedi 22 novembre 2008)

    Plan de prévention des risques d’inondation

    Le mois dernier la Communauté de Communes tenait une réunion publique d’information sur le Plan de prévention des risques d’inondation de l’île de Noirmoutier (voir notre article ici, et en particulier les commentaires).

    Partant du principe de la préservation de la vie humaine, et considérant que le contribuable n’a pas à dédommager les particuliers qui s’exposent à des risques prévisibles, l’État élabore des plans de prévention qui interdisent ou conditionnent la construction dans les zones vulnérables.

    Le site prim.net publie un dossier intéressant pour ceux qui souhaitent approfondir le sujet des PPR, ainsi qu’une page sur le risque littoral qui contient une foison de liens vers d’autres sites.

    À en croire ce dessin, pris sur la page PPR du site pédagogique Prévention 2000, l’île de Noirmoutier n’est pas le seul endroit en France où le PPR génère des conflits!

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    « Les PPR définissent des règles essentielles pour le développement durable des territoires.
    Leur finalisation peut être l’objet de vives oppositions entre les intérêts ou les conceptions de société des uns et des autres. »

    Le Courrier Vendéen du 30 octobre 2008 a rendu compte de la réunion de la semaine précedente. Pour lire les articles, cliquez sur les miniatures ci-dessous.

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    Éole, dieu ou démon?

    L’association Vivre l’île 12 sur 12 attend avant de prendre position par rapport au projet de parc éolien des deux îles. Notre expérience lors de l’installation des éoliennes de Bouin (qui ont modifié un paysage unique, au point de le détruire) nous montre qu’il sera difficile de définir une position consensuelle, les membres de l’association ayant des vues diverses et souvent passionnées à ce sujet.

    Cependant, nous  avons à coeur de continuer à informer le public. Nous recommandons la lecture du cahier paru récemment dans Le Monde (numéro du mercredi 1er octobre 2008) sous le titre « Éole, dieu ou démon ».

    Les articles de ce cahier sont consultables sur le site du journal, en cliquant sur les liens ci-dessous.

    Éole, dieu ou démon

    Après le règne du nucléaire, place à la « cohabitation énergétique »

    Le marché des éoliennes privées pourrait exploser, si…

    Une rentabilité qui fait débat

    Pour les maires ruraux, une manne tombée du ciel

    La Chine, premier producteur en 2009?

    La mer, nouvel horizon du vent

    Notre objectif 2020 est réalisable

    Dire qu’il faut réduire la consommation choque

    Le projet de la Maison du Sel est abandonné

    Comme on peut le lire ci-dessous (cliquez sur la miniature pour l’agrandir), le conseil municipal de l’Épine a voté le 6 octobre, par 17 voix contre une, l’abandon du projet d’une Maison du Sel sur le territoire de la commune.

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    Pour avoir une idée de l’histoire de ce projet, on peut lire notre article du 28 octobre dernier, et en particulier le commentaire de Jean-Marie Palvadeau, maire de l’Épine à l’époque.

    Salange 2008

    marais salant automne

    Grosse déception pour les sauniers de Noirmoutier comme pour tous les travailleurs du sel de la côte atlantique française, le salange 2008 a été sauf exceptions, presque nul. La presse locale et régionale a développé ces derniers jours les conséquences économiques et sociales de cette mauvaise année (l’année 2007 ayant déjà été médiocre). La Coopérative de sel de Noirmoutier nourrit de grosses inquiétudes sur l’avenir d’un grand nombre de ses producteurs. A Noirmoutier 100 des 120 actifs sont regroupés au sein d’une structure coopérative en contrat avec le groupe EURIAL POITOURAINE, par l’intermédiaire de sa filiale, la SARL AQUASEL. La coopérative ayant vendu la totalité de son stock à son client contractuel unique en 2007, les producteurs n’ont qu’un très faible apport pour 2008. La coopérative de sel de Noirmoutier a engagé des démarches auprès des élus locaux, départementaux et régionaux, ainsi qu’auprès des organismes et services de l’Etat concernés pour étudier les possibilités d’aides. Il est en effet difficile de contester la légitimité d’un soutien public à cette filière si l’on considère le service économique d’intérêt général qu’elle rend à la collectivité. L’économie touristique locale profite directement du travail d’entretien paysager et patrimonial qu’accomplit  la profession salicole . A travers ce dossier, ce sont aussi d’autres questions qui peuvent se poser; entre autres celles de la professionnalisation des actifs, de la productivité, de la gestion des stocks, de l’autonomie décisionnelle des coopératives, et de la rémunération des producteurs.

    Lire aussi l’article de Ouest France du 1er octobre 2008.

    Définitions

    Ouest France 20/21 septembre 2008

    Comme on peut le lire dans l’article du journal Ouest France ci-dessus (cliquez pour l’agrandir), le conseil municipal de Noirmoutier en l’île a voté son règlement intérieur.

    Ce règlement comporte 35 articles, dont le numéro 16 précise qu’ « aucune personne autre que les membres du conseil municipal ou de l’administration municipale ne peut pénétrer dans l’enceinte du conseil sans y avoir été autorisée par le président. »

    Or, l’article L. 2121-18 du Code Général des Collectivités Territoriales pose le principe que « les séances des conseils municipaux sont publiques ». Il serait donc illégal d’exclure le public de l’enceinte où siège le conseil municipal.

    Le Dictionnaire de l’Académie Française (8ème édition 1932-35) définit le terme « enceinte » de la façon suivante:

    ENCEINTE.  n. f. Ce qui enceint. L’enceinte d’une ville. Une enceinte de murailles, de haies, de fossés. Une double enceinte.

    Il désigne aussi l’Espace enceint. Enceinte réservée. Les membres du gouvernement prirent place dans l’enceinte réservée.

    Il se dit particulièrement d’une Salle plus ou moins vaste, dans l’intérieur d’un édifice. L’enceinte d’un tribunal. Des soldats pénétrèrent dans l’enceinte où siégeait le conseil.

    Qu’à cela ne tienne! On explique qu’en l’occurrence, « l’enceinte » veut dire l’espace entre les deux branches du U formé par les tables autour desquelles les conseillers municipaux prennent place.

     « – Quand j’emploie un mot, dit Humpty Dumpty avec un certain mépris, il signifie ce que je veux qu’il signifie, ni plus ni moins.

    – La question est de savoir, dit Alice, si vous pouvez faire que les mêmes mots signifient tant de choses différentes.

    – La question est de savoir, dit Humpty Dumpty, qui est le maître – c’est tout. »

                   Lewis Carroll, De l’autre côté du miroir

    Et si les eaux montaient de deux mètres…?

    De 1 à 2 mètres et des lignes de côte complètement redessinées ? Ou juste quelques centimètres sans importance ? La question de la montée du niveau moyen des mers à l’horizon 2100 est une des plus discutées par les chercheurs. Début 2007, dans son rapport, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) plaçait entre 18 et 59 cm l’élévation la plus probable d’ici à la fin du siècle. Des travaux, dirigés par Tad Pfeffer (université du Colorado) et publiés début septembre dans la revue Science, concluent aujourd’hui que cette montée des eaux devrait être très supérieure : entre 80 cm et 2 m.

    Pourquoi un tel décalage ? « Le dernier rapport du GIEC a été publié en 2007, ce qui veut dire que la science en a été figée en 2006, explique le climatologue Edouard Bard (Collège de France). Ce qui a été découvert depuis sur la lubrification de la base de la calotte glaciaire du Groenland (qui favorise le glissement et l’effondrement des glaciers dans la mer) et l’accélération de sa fonte n’a donc pas été pris en compte. Aujourd’hui, une majorité de spécialistes estime qu’une augmentation de 1 mètre en 2100 est le scénario le plus probable. »

    (Le Monde du 24 septembre 2008)

    Le PLU de l’Épine à refaire

    Comme nous l’avons annoncé (voir notre billet du 5 septembre), le conseil municipal de l’Épine devra se remettre au travail, puisque le tribunal administratif de Nantes a annulé le Plan  local d’urbanisme adopté en juillet 2006 (voir l’article du bulletin d’info N° 47 sur l’adoption de ce PLU).

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    Selon l’article du Courrier Vendéen du 11 septembre 2008 (cliquez sur la vignette pour le lire), les orientations du nouveau PLU seront différentes afin de mettre en action les promesses électorales incompatibles avec l’ancien. Drôles de promesses, que l’on ne pourra tenir qu’en perdant un procès contre un adversaire qui est en même temps un des siens! Drôle de justice, qui réduit à zéro des années de travail et des sommes importantes à cause d’une erreur de procédure commise cinq ans avant la délibération approuvant ce PLU; erreur qui apparemment serait passée inaperçue pendant sept ans, jusqu’au moment où une nouvelle équipe municipale ressente le besoin de se débarrasser de contraintes gênantes.

    Et quelle était cette erreur? Un défaut d’affichage et de publication au  niveau départemental d’une délibération définissant les modalités de concertation pour ce PLU. Personne ne prétend que la concertation n’ait pas eu lieu, ou qu’elle ait été bâclée. On comprend difficilement que les conséquences pratiques d’un tel manquement aient été suffisamment importantes pour illégitimer toute la suite de la procédure; et pourtant, le tribunal n’a pas considéré ce recours comme vexatoire.

    Qui pourrait faire appel contre cette décision? Pas les perdants, puisqu’ils ne demandaient qu’à perdre; pas les associations de défense de l’environnement, puisqu’elles n’ont pas subi de préjudice direct et personnel (voir ici, par exemple, ce qui arrive lorsqu’une association agréée de défense de l’environnement essaie de faire respecter la loi Littoral).

    Quel gâchis! Quel gaspillage de l’argent du contribuable! Quelle perte de temps!

    On pense au reproche que faisait Jésus jadis aux pharisiens, conducteurs aveugles qui filtraient le moucheron mais avalaient le chameau.

    “Consommons les espaces avec frugalité”

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    Jérôme Bignon, député UMP de la Somme, Président du Conservatoire du Littoral, est un farouche défenseur de la loi Littoral.

    Dans cet article du journal Ouest France daté du 5 septembre 2008 (cliquez sur la miniature ci-dessus pour lire l’article), il se déclare contre le fait que l’on touche à la loi Littoral. D’après lui, un des problèmes qui se posent est que cette loi n’est pas appliquée partout de la même façon; c’est pourquoi il préconise des tribunaux spécialisés pour juger les affaires la concernant.

    Inauguration de la réserve naturelle régionale du Polder Sébastopol

    Barbâtre, commune de l’île de Noirmoutier, est décidément une petite commune bien discrète. Les grands événements de ce bourg de 1400 habitants ne risquent pas d’émouvoir le grand public et de passer à la postérité.
    Il fête cette année ces 150 ans: les Barbatrins l’ont appris par un article du journal après la rencontre organisée par les élus avec les élèves des écoles maternelles et primaires, et leurs parents. La population n’était pas invitée.
    Heureusement le feu d’artifice prévu comme chaque année a permis aux habitants de participer un peu à cet événement.

    De nouveau, le 26 août 2008, nous apprenions après coup par le journal l’inauguration de la réserve naturelle régionale du Polder Sébastopol.
    of26viii2008.jpg (Ouest France, 26/8/2008: pour lire, cliquez sur la miniature)
    Ce qui aurait pu être une grande fête du pays a été gardé secret. Pourquoi? N’est-ce pas un honneur pour la commune d’avoir su conserver et offrir à tous – résidents, vacanciers – un espace de grande valeur, zone humide, zone naturelle d’intérêt écologique, floristique et faunistique? Nous sommes fiers d’avoir participé aux commissions du travail préparatoire et au comité de suivi de cet ensemble remarquable. À tous ceux qui, comme nous, ont oeuvré dans ce sens et n’ont pas été informés de cette manfestation, nous disons un grand merci! Tant de modestie nous laisse interrogatifs.

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    (Ouest France, 27/8/2008: Pour lire les articles, cliquez sur les miniatures.)

    On cherche à urbaniser la Méditerranée

    Selon un communiqué de presse de France Nature Environnement, le député UMP héraultais Jean-Pierre Grand travaille sur une proposition de loi permettant l’extension de la Grande-Motte sur la mer.
    D’après les déclarations du député publiées dans un article du Midi Libre du 20 août, ce projet vise l’édification d’une quinzaine d’immeubles supplémentaires et de très gros yachts dans la station balnéaire. Les associations de protection de l’environnement expriment leur inquiétude, leur perplexité, et déplorent cette nouvelle attaque à la loi Littoral.

    Le touriste est lassé du littoral bétonné, certaines stations balnéaires méditerranéennes cherchent donc un second souffle, il n’y a plus un brin de littoral méditerranéen libre à bâtir, alors le député Grand pense que, pour relancer l’économie touristique, il faut continuer à construire… et ce sera sur la mer pour quelques touristes haut de gamme !

    Ainsi, dans ce contexte d’une lutte désespérée pour sauver le peu de biodiversité restant le long de nos côtes méditerranéennes, ce projet destructeur n’engendrerait nullement l’essor escompté. Au contraire, une meilleure prise en considération des problèmes climatiques devrait nous conduire à plus de parcimonie et de discernement dans la gestion de nos territoires et sur une meilleure adaptation aux changements à venir : ce projet pharaonique et ruineux doit être entièrement abandonné au profit d’une meilleure utilisation et valorisation de l’existant, dans l’intérêt des générations futures.

    Raymond Léost, vice-président de FNE, précise que « la loi Littoral du 3 janvier 1986 interdit actuellement ces travaux et une modification de cette dernière permettant la réalisation d’extensions sur la mer, comme souhaitée par Monsieur le député Jean-Pierre Grand, serait totalement contraire tant aux engagements du Grenelle de l’Environnement qu’à ceux du Président de la République ».

    Pour Marie-Thérèse Pebret, vice-présidente de LRNE et présidente d’AGME 34, « en raison de la forte érosion du littoral, nous demandons au contraire que la bande des 100 mètres de protection du littoral soit élargie à 200 voire 300 mètres ».

    FNE et ses associations locales déplorent que certains élus locaux aient aussi peu de vision d’avenir, n’aient pas senti la nécessité des changements à venir, et continuent de concentrer leurs efforts sur la destruction du littoral plutôt que sur sa préservation, seule ressource possible de développement pour l’avenir. Elles resteront vigilantes pour que cette nouvelle attaque contre la loi Littoral reste lettre morte.

    Noirmoutier englouti en 2013?

    La une du Courrier Vendéen du 14 août a de quoi nous inquiéter: elle annonce une forte marée d’équinoxe pour 2013.

    « Une marée de grande ampleur, prévue pour 2013, fait craindre l’invasion des eaux sur l’île de Noirmoutier. Déjà rompue à la défense contre la mer, l’île doit redoubler d’efforts pour faire face à cette échéance, alors que les subventions sont revues à la baisse par l’État. »

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    En page 3 du journal, un dossier que vous pourrez lire en cliquant sur les miniatures ci-dessous.

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    L’immobilier noirmoutrin doit se préparer à prendre en compte la notion de risque: un Plan de prévention des risques naturels (PPRN) est en préparation pour l’île de Noirmoutier.

    L’objet du PPRN est de délimiter les zones exposées directement ou indirectement à un risque et d’y réglementer l’utilisation des sols. Cette réglementation va de l’interdiction de construire à la possibilité de construire sous certaines conditions.

    L’élaboration des PPRN est une compétence de l’État. Les collectivités concernées sont consultées. Le projet est soumis à enquête publique.

    Le PPRN est une servitude d’utilité publique qui s’impose à tous : particuliers, entreprises, collectivités y compris l’État. Il s’impose notamment lors de la délivrance des permis de construire.

    Ces articles du Courrier Vendéen sont une bonne préparation psychologique à l’intervention prochaine de l’État. L’inconvénient de ce genre de reportage, cependant, c’est que, paradoxalement, il nous rassure. La « une » sensationnaliste risque de donner l’impression que nous avons cinq ans devant nous. Mais en réalité, les grandes marées d’équinoxe attendues pour 2013 ne seront pas plus dangereuses que les grandes marées de 2009, 2010, 2011… Car, si celles-ci coïncident avec une tempête et une surcote (imprévisibles), l’île risquera l’engloutissement bien avant la date fatidique de 2013!

    Il serait utile à cet égard de relire notre article du 14 décembre 2007, et en particulier les commentaires. La carte visible à partir de cet article est plus précise que celle présentée dans le journal, mais sous-estime également la zone inondable sur l’île.

    En ce qui concerne l’importance des marées, nous rappelons que la hauteur de celles-ci est mesurée par un coefficient entre 20 et 120. Selon le site internet du SHOM, le coefficient est « le quotient du marnage semi-diurne de la formule harmonique par la valeur moyenne du marnage pour les marées de vive-eau d’équinoxe, admise à 6,1m à Brest. C’est un nombre sans dimension compris entre 20 et 120 et qui varie peu d’un jour sur l’autre. Par convention, le cœfficient 100 est attribué au marnage semi-diurne moyen lors des vives-eaux voisines des équinoxes (21 mars, 21septembre). » Il suffit cependant de savoir qu’un coefficient au-dessus de 100 représente une très grande marée.

    Le 20 mars 2007, avec un coefficient de 116, la hauteur de l’eau au port de Noirmoutier atteignit 6 mètres (3 mètres NGF). Si l’on songe que la hauteur moyenne de la 2×2 voies est de 2m. NGF, et que le repère NGF de la Croix de Couthon à la Frandière (Barbâtre) est à 3m. NGF, on comprend qu’une telle marée avec une surcote d’un mètre serait catastrophique.

    La facture d’eau

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    Courrier vendéen du 31 juillet 2008: cliquez pour agrandir.

    Il est intéressant de lire ce que la Chambre Régionale des Comptes écrit au sujet de l’assainissement dans son rapport sur la gestion de la communauté de communes  de 2001 à 2005.

    Dans le chapitre 5, concernant « l’exercice de ses compétences statutaires par la communauté » la Chambre conclut que:

    « l’action de l’intercommunalité semble avoir permis une amélioration de la qualité des eaux de l’île. Cela est reconnu implicitement par l’État au travers des arrêtés préfectoraux déterminant des objectifs généraux à chaque fois plus exigeants. Les objectifs initialement poursuivis ont donc été atteints, ce qui a permis à la communauté de réduire fortement ses tarifs d’assainissement à compter de 2005. »
    (section 5.4 à la page 11 du rapport).

    La SAUR et le prix de l’eau

    Vous trouverez ci-dessous le texte du communiqué de presse que nous avons publié la semaine dernière:

    Deux évènements nous amènent à réagir :

    –  les déclarations de M. Oudin lors du dernier conseil communautaire

    –  l’arrivée à échéance du contrat d’affermage de la SAUR à qui la Communauté de communes a confié le service public de l’eau.

    Le précédent conseil communautaire avait considéré, chiffres à l’appui, comme raisonnable que les consommateurs noirmoutrins puissent bénéficier d’une baisse de tarif du service public de l’eau qui était un des plus élevé de France.

    L’équipe communautaire a été renouvelée et nous lisons dans le journal local qu’un conseiller communautaire, ex président du Cercle français de l’eau, a essayé de démontrer, chiffres à l’appui, que ses prédécesseurs avait agi de façon démagogique, qu’il fallait augmenter d’urgence les tarifs et que, puisque le contrat avec la SAUR arrivait à échéance l’an prochain, il fallait bien sûr le renouveler et  ce, à des conditions encore plus avantageuses pour la SAUR.

    Nous rappelons que les prix de la nourriture  de base et de l’essence flambent, que les revenus stagnent et que les collectivités ont le moyen, à l’occasion du renouvellement des contrats de la distribution de l’eau et de l’assainissement  de faire baisser le montant des factures d’eau des usagers.

    Nous savons bien que le choix de la décision appartient aux élus mais nous pensons que les usagers consommateurs doivent être informés de façon claire, consultés et entendus. C’est pourquoi, avec l’association vendéenne “La facture d’eau est imbuvable“ nous demandons à nos élus la création d’une commission consultative des usagers du service de l’eau.

    Le contrat d’affermage de la SAUR doit être renouvelé : différentes sociétés doivent être mises en concurrence, et surtout, la gestion directe en régie, compte tenu de son impact sur le prix de l’eau  doit être soigneusement étudiée car nous voulons bien payer les charges et les investissements du service public de l’eau mais nous envisageons mal de devoir aussi payer des dividendes aux actionnaires d’une compagnie privée au lieu d’utiliser ces bénéfices pour l’entretien des réseaux.
    Nous souhaitons que notre collectivité examine très soigneusement l’éventualité d’une reprise en main de la gestion de l’eau et de l’assainissement sous la forme d’une régie municipale.
    Nous demandons qu’une commission consultative des usagers du service de l’eau soit associée aux travaux qui précèderont  la décision en la matière.

    En cliquant sur la vignette, lisez l’article publié dans Ouest France du 28 juillet 2008.

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    La SAUR: une affaire qui marche!

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    (Ouest France du 19 juillet 2008: cliquez sur la vignette pour l’agrandir)

    Selon Wikipédia, « avec ses 12 400 collaborateurs, le groupe SAUR a réalisé à l’exercice clos au 31 mars 2008 un chiffre d’affaires net de 1,5 milliard d’euros (dont 93 % en France et 7 % à l’international). »

    Si on en croit l’article joint d’Ouest France, on comprend pourquoi c’est une affaire saine. N’hésitez pas à acheter des actions de cette société, vous allez payer pour qu’elle puisse faire encore plus de bénéfices!

    En 2009 le contrat  doit être renégocié et si nos conseillers communautaires persistent, le contrat sera en effet encore plus juteux : on nous annonce que la facture d’eau des Noirmoutrins va augmenter  et que la part des recettes revenant à la SAUR va passer de 30 à 50%.

    Est-ce que l’avis des Noirmoutrins (les cochons de payeurs) est important ?

    Nos conseillers communautaires ont-ils connaissance du fait que dans nombre de collectivités françaises les élus ont repris en main la gestion de l’eau sous forme de régie municipale ?

    Ont-ils lu un rapport parlementaire (le rapport Tavernier de mai 2001) qui démontre que le prix du service public de l’eau, lorsqu’il est délégué à une société privée, est de 13% à 27% plus élevé que lorsqu’il est géré directement en régie ?

    Nos conseillers communautaires ne pensent-ils pas que l’occasion serait bonne de consulter directement les citoyens sur cette atteinte directe à leur pouvoir d’achat ?

    Mortalité anormale chez les huîtres

    La mortalité juvénile estivale des huîtres est un phénomène connu; cependant, les jeunes huîtres des côtes françaises sont actuellement frappées de surmortalité, à un taux de 40% à 100% selon les sites, pour un seuil d’alerte fixé à 15%.

    Cette crise, la plus grave depuis celle qui décima l’huître plate portugaise aux années 1970, a touché le sud de la France en mai, et le littoral vendéen en juin; elle affecte également les Pays Bas.

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    (Courrier vendéen du 17 juillet 2008: cliquez sur les vignettes)

    Pour l’instant, la cause de la crise reste inconnue. Des études sont en cours, et plusieurs hypothèses sont émises: la hausse de la température de l’eau, la présence d’une algue toxique ou, hypothèse plus inquiétante, un nouveau virus. Selon le Courrier vendéen, un rapport d’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), soulève les pistes environnementale et pathologique.

    Le Comité régional conchylicole a invité les ostréiculteurs et professionnels de la filière à une réunion d’information sur la mortalité juvénile de l’huitre, mardi dernier à La Guérinière.

    Cette crise ne présente aucun risque pour le consommateur.

    Les boues sur la plage de la Linière

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    Cliquez sur la miniature ci-dessus pour lire l’article paru dans Ouest France du 7 mai 2008, intitulé Les boues du port de plaisance valent bien une plage?

    Il est compréhensible que le maire de Noirmoutier, qui découvre les dossiers, n’ait pas apprécié toute la différence entre ces opérations. En effet, il s’agit de trois rejets différents.

    Les boues issues du dévasage du port de pêche ont été clapées au large du Pilier (voir notre article ici).

    Le dévasage du port de plaisance a défrayé la chronique au début de l’année (voir nos articles ici et ici). Les boues issues de ce dévasage ont été rejetées sur l’estran à la Linière. L’opération a été autorisée par la préfecture sans comité de suivi. Nous venons de recevoir les documents qui doivent nous permettre de juger de la qualité de ces boues.

    Comme nous l’écrivions ici, les sables extraits du chenal d’accès du port de pêche, utilisés pour recharger la plage de la Linière, sont propres, bien que noirs.

    Projet VULSACO

    Nous avons attiré l’attention, dans notre article du 12 août dernier, au projet VULSACO (Vulnerability of Sandy Coast Systems to Climatic and Anthropic Changes), une étude de la vulnérabité des sytèmes côtiers sableux aux changements climatiques et anthropiques – c.à.d. causés par l’activité humaine.

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    Le Courrier Vendéen, dans son numéro du 10 avril, consacre un dossier à ce projet, dont le coordonnateur, Marc Robin, est professeur des universités à Nantes. Selon celui-ci, « la côte vendéenne est caractérisée par une succession de cordons dunaires plus ou moins larges protégeant naturellement des zones basses à l’arrière (marais). Une urbanisation importante depuis un demi-siècle s’y développe généralement au contact entre la dune et le marais. Ce contexte augmente la menace liée à l’érosion marine, aux surcotes génératrices de risques de submersion, mais aussi à l’ensablement par mobilité des dunes pourtant en partie fixées. Noirmoutier réunit ainsi sur un espace restreint l’ensemble des menaces liées à la mer présentes en Vendée. »

    Pour lire le dossier, cliquez sur les miniatures.

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    Danger d’inondation maritime

    Le numéro 86 du « Journal de la Vendée« , le bimensuel du Conseil Général daté du 7 au 20 janvier 2008, comporte en dernière page (page 12) un article intitulé « Protection contre la mer: une lutte quotidienne contre l’Océan ».

    On y lit: « Si la plupart des communes de bord de mer présentent un risque d’inondation maritime plus ou moins grave, seules celles du Marais Breton (Bouin, Beauvoir sur Mer et la Barre de Monts) et l’île de Noirmoutier (Noirmoutier en l’île, La Guérinière, L’Epine et Barbâtre) au nord et La Faute sur Mer et l’Aiguillon sur Mer ont été classées par l’Etat à risque avec enjeu humain.« 

    Procès de l’Erika : Total condamné

    La justice reconnaît le préjudice écologique.

    « Après une procédure judiciaire qui aura duré près d’un an, le tribunal correctionnel de Paris a condamné, mercredi 16 janvier, le pétrolier Total à une amende de 375 000 euro pour « faute d’imprudence caractérisée ». Le tribunal correctionnel de Paris a, pour la première fois en France, reconnu l’existence d’un préjudice « résultant de l’atteinte portée à l’environnement ». »

    Lire l’article du journal Le Monde en cliquant ici.

    Pour le dossier multimédia, cliquez ci-dessous.

    Procès de l' »Erika » : un jugement qui encadre considérablement la notion de préjudice écologique
    LEMONDE.FR | 16.01.08

    © Le Monde.fr

    Voeux des maires de Noirmoutier et de La Guérinière

    Deux maires démissionaires, Maurice Chardonneau (Noirmoutier en l’île) et Philbert Palvadeau (La Guérinière) ont présenté leurs voeux à la population cette semaine.

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    Ouest-France
    du 12-13 janvier 2008 (cliquez sur les vignettes pour lire les articles)

    A l’occasion des voeux de Monsieur le Maire de Noirmoutier, nous avons été très heureux d’apprendre que la Région des Pays de Loire et la Mairie travaillaient sur un projet de transformation du site des Sorbets en établissement d’accueil pour les malades atteints de la maladie d’Alzheimer et que le site des Lutins serait réservé au logement des travailleurs saisonniers. Ce sont deux pistes de réflexion qui avaient été initiées par les membres de Vivre l’île 12 sur 12 dans le cadre de leur participation au Conseil de Développement. Nos arguments ont été bien reçus et nous en sommes satisfaits.

    (Voir aussi l’article de septembre 2003 ici )

    Jacques Oudin fait le point

    Le Comité national de l’eau, créé en 1964 et placé auprès du ministre chargé de l’environnement, donne son avis sur toutes les questions relatives à l’eau, et notamment sur les divers textes et plans gouvernementaux. Il rassemble, au sein de cinq collèges, des usagers, des associations, des collectivités territoriales, des représentants de l’Etat, des techniciens et les six présidents des Comités de bassin.

    Présidé depuis décembre 2003 par l’infatigable Jacques Oudin, le Comité national de l’eau est parmi les « organismes consultatifs » saisis dans le cadre du Grenelle de l’environnement.

    On peut télécharger l’avis que le comité a adopté à cette occasion (format pdf) en cliquant ici.

    Courrier vendéen 8 novembre 2007

    article du Courrier vendéen du 8 novembre 2007

    12 sur 12 roule pour vous!

    Conseil de développement
    Nous avons mentionné en son temps la réunion du conseil de développement consacrée aux transports en commun de l’île de Noirmoutier. En cliquant sur la miniature ci-dessus, vous verrez la photo des participants. Il est à noter que cinq d’entre eux font partie du Conseil d’Administration de Vivre l’Île 12 sur 12.

    Cette photo est extraite de la dernière lettre d’info de la Communauté de Communes, qui comporte plusieurs articles fort intéressants. L’un deux, sous le titre « Observatoire du littoral – l’île de Noirmoutier au coeur d’un projet scientifique européen » rend compte du projet sur lequel nous avons attiré votre attention au mois d’août: on peut en lire une partie sur le site de la Communauté de Communes, ici et ici.

    Les autres pages de la lettre d’info sont consacrées à l’Édito du Président de la Communauté de Communes, un article sur une entreprise d’ostréiculture guernerine, un reportage sur le concours cantonal « paysage de notre commune », un bilan de la saison touristique 2007 (fréquentation en baisse, en raison du mauvais temps), un article sur le tri séléctif, et les comptes rendus d’un chantier d’insertion organisé pour réaménager une partie du Polder Sébastopol, d’un projet culturel et artistique autour de ce même Polder Sébastopol, et du concours photo organisé par la Communauté de Communes.

    Plan de sécurité routière

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    Selon le Courrier Vendéen du 20 septembre 2007, les plaisants qui ont affublé La Guérinière du sobriquet « bled aux mille rond-points » ne savaient pas si bien dire. Deux nouveaux giratoires sont programmés sur la quatre voies, au niveau de la Tresson et de la Volière; un troisième sera construit pour faciliter l’accès à Intermarché.

    Le souci de la sécurité routière est certes louable; mais ces rond-points sont-ils tous nécessaires? N’y aurait-il pas d’autres solutions, moins coûteuses en termes financiers et d’imperméabilisation du sol? En effet, le bétonnage empêche l’infiltration dans le sol de l’eau de pluie, d’où risque d’inondation lorsqu’elle ruisselle.

    Lors de l’enquête publique sur le rond-point de la Nouvelle Brille, nous nous sommes exprimés contre le projet (voir article du 25 novembre 2005), et nous ne manquerons pas d’examiner les nouveaux projets en temps utile.

    Démocratie participative

    Lu dans « Le Sans Culotte 85« , au sujet du fonctionnement de la démocratie participative :
    « Certes les habitants d’une commune savent se mobiliser quand il le faut. Ils l’ont déjà prouvé. Seulement, c’est souvent après coup, une fois mis devant le fait accompli. Pourquoi ?

    Parce que, lorsqu’il s’agit de l’avenir de la commune, du plan local d’urbanisme ou d’autres aménagements, les municipalités préfèrent le conseil de bureaux d’études extérieurs plutôt que l’avis des principaux concernés … Qui du coup ne se sentent plus concernés ! »

    C’est vrai très souvent.

    Je voudrais quand même souligner une exception notable : le Conseil de développement de la Communauté de communes de Noirmoutier. Il a très bien fonctionné dans le cadre de la préparation du SCOT et du PLH et les habitants qui le souhaitaient ont pu s’exprimer largement.

    SCOT : Schéma de cohérence territorial

    PLH : Plan local d’habitat

    MD

    La capacité d’accueil touristique

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    Bois de la Chaise, août 2007: 20 minutes d’attente….

    La capacité d’accueil est un des thèmes forts de l’association « Vivre l’Île 12 sur 12 » (par exemple, voir notre article ici). Mais notre île n’est pas le seul endroit au monde où la capacité d’accueil est problématique: d’après le CDRI (centre canadien de recherches pour le développement international), c’est une des clés du développement d’un tourisme durable dans le Tiers Monde (voir article).

    C’est aussi le sujet de la lettre d’un lecteur du Courrier Vendéen, publiée dans le numéro du 12 septembre 2007.

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    Notre réponse est parue dans le numéro du 19 septembre.

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    Barbâtre engage une action de “nettoyage raisonné” de ses plages

    Lors des opérations de nettoyage des plages qui ont suivi la catastrophe de l’Érika, un certain nombre d’associations de défense de l’environnement ont alerté les élus et l’administration sur les dangers, pour la faune et la flore des plages, d’un nettoyage trop agressif des côtes sableuses et particulièrement de l’enlèvement de la laisse de mer. En effet, un tel nettoyage stérilise la plage et affaiblit la dune en privant de ressources les plantes dunaires qui la maintiennent.
    Avec l’Observatoire des marées noires et à la demande de l’administration, nous avons participé à la rédaction de recommandations pour un nettoyage raisonné des plages.
    Dans le journal communal “La Balise“, Madame le Maire détaille clairement la façon dont ces recommandations sont appliquées dans sa commune. Nous félicitons la municipalité et recommandons la lecture de cet article.

    Cliquez sur l’image ci-dessous pour lire un article paru dans Ouest France le 17 août 2007.
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    Érosion marine

    L’érosion touche plus du quart du littoral français

    LE MONDE | 11.08.07 | 14h55 • Mis à jour le 11.08.07 | 15h18

    erra-t-on, dans quelques décennies, la mer battre de nouveau les rivages d’Aigues-Mortes (Gard), comme au temps de Saint Louis, ou le littoral de Normandie ou d’Aquitaine reculer de plusieurs kilomètres ? Le réchauffement climatique, qui devrait augmenter la violence et la fréquence des tempêtes et élever le niveau des mers de 18 à 59 centimètres d’ici à 2100, modifiera la géographie du trait de côte. De l’avis des spécialistes, les rivages plats et sableux, beaucoup plus fragiles que les littoraux rocheux, seront Continuer la lecture

    La Loi “littoral” au Grenelle de l’environnement

    À l’occasion du futur “Grenelle de l’environnement », COORLIT85, la Coordination des associations du littoral vendéen, a fait parvenir à France Nature Environnement, qui est l’un des participants, le message suivant :

    COORLIT 85 vous demande de prendre en compte – mais sans doute est-ce déjà le cas – le problème des attaques incessantes de certains élus contre la Loi Littoral. Comme vous le savez,  une initiative de l’association des maires de France a conduit à une offensive assez générale, puisque de nombreux conseils municipaux ont voté leur soutien à la motion de l’AMF 29. Le Conseil national du littoral est impliqué (via Louis Guédon, député-maire des Sables d’Olonne, qui a fait voter la dite motion par son conseil). Ce point paraît capital à nos associations  : comment défendre cette loi qui, même appliquée comme elle l’est, reste tout de même un garde-fou ?

     Merci de nous dire comment vous envisagez d’agir. 

    France Nature Environnement publie un communiqué de presse concernant le « Grenelle de l’environnement », que vous trouverez en cliquant ici.