Ouest France du 1er septembre 2016 : Propos d’Yves Auvinet

« On doit être conscients, nous, élus, que la mer peut l’emporter sur tout ce qu’on peut prévoir. »

A ces propos, emprunts d’humilité, d’Yves Auvinet, Président du Conseil Départemental (Ouest-France du 1er septembre 2016 « Défense contre la mer : où en est la Vendée ? ») nous ne pouvons qu’applaudir !

[Article Libération/AFP] A Noirmoutier, la prévention des risques de submersion fait fi du réchauffement climatique

Gois

C’est le début d’un article de « Libération » paru le 12 novembre suite à la visite d’un journaliste de l’AFP (Agence France Presse) qui a rencontré des membres de Vendée Nature Environnement, de Coorlit, et de « Vivre l’île 12sur12 » (Marie-Thérèse Beauchêne)

Même au niveau national l’attitude de nos élus intrigue !

Vous pouvez lire la suite en cliquant sur le lien :

2015-11-12 Article AFP-PPRL Noirmoutier

[Article Ouest France] Noirmoutier : un Plan de prévention contesté

L’association Vivre l’Île 12/12 dénonce le nouveau Plan de prévention des risques littoraux (PPRL), jugé pas assez respectueux de la nature de l’Île de Noirmoutier.

Voilà près de trente ans que l’association Vivre l’Île 12/12 existe pour défendre l’environnement et la nature de Noirmoutier. « Nous sommes devenus un réel contre-pouvoir », avance la présidente Marie-Thérèse Beauchêne. À grands renforts de recours (d’abord gracieux puis contentieux), l’association se targue d’avoir « gagné pas mal de procédures » contre les pouvoirs publics et, principalement, la mairie de Noirmoutier.

Au point de voir pondre un brin de suffisance de la part des élus. « Non seulement notre avis n’est pas écouté mais parfois des élus se moquent ouvertement de nous », explique Bernard Thibeaud, bénévole et administrateur pour l’association.

Il faut avouer que deux visions totalement différentes sur l’évolution de l’île s’opposent. D’un côté les pouvoirs publics, tentant toujours d’augmenter la surface constructible de l’île pour y accueillir de nouvelles résidences secondaires. De l’autre l’association, avec une approche tant écologique que démographique : « Notre île n’est plus occupée que pour la saison estivale (deux mois). Pendant l’année, il n’y a que 10 000 habitants dans les quatre communes… Treize classes ont dû être supprimées dans les écoles primaires publiques », affirme l’ancien professeur.

Avec l’augmentation du prix des logements, de plus en plus d’îliens, habitants historiques et présents toute l’année, sont contraints de déménager dans les communes voisines, de l’autre côté du pont.

Tout un écosystème bouleversé

Mais la vision est aussi écologique. L’association s’oppose ainsi au nouveau PPRL. « Un projet moins respectueux envers la nature que le précédent. Il ne respecte pas notamment la circulaire qui demandait la prise en compte de la montée des eaux. Au lieu de diminuer les actions de ce PPRL, il faut les augmenter ! », explique Marie-Thérèse Beauchêne.

Vivre l’Île 12/12, dont l’assemblée générale aura lieu le jeudi 6 août, manque encore de moyens pour multiplier les actions. « C’est pourquoi nous nous engageons dans une seule action à la fois, mais c’est toujours symbolique », précise–t-elle. En ce moment, l’enjeu se situe au niveau des Près Patouillard, à proximité du Bois de la Chaise, à Noirmoutier-en-Île. « C’est une zone de 5 000 m², reconnue humide, que la municipalité entend utiliser pour de nouvelles constructions, au détriment de l’agriculture et de la nature en général. C’est tout un écosystème qui est bouleversé, voire menacé. Plus on va construire sur notre île, plus on va perdre notre identité. Notre île est fragile ! », termine la présidente.

Vivre l’Île 12/12 participe aux enquêtes publiques jusqu’au 29 août pour ce nouveau PPRL. Dans le but de montrer aux pouvoirs publics les méfaits d’une politique touristique excessive.

Romain BEDDOUK.

Vous pouvez retrouver l’article sur OuestFrance.fr en cliquant ici

Communiqué de presse suite aux élections municipales

Nous vous faisons part de l’article envoyé à la presse (Ouest-France et Courrier Vendéen) suite aux réponses reçues ou non après le questionnaire que nous avons adressé aux listes candidates, et suite aux résultats des élections municipales:

« Vivre l’île 12 sur 12 », association locale d’usagers engagée pour la défense
de l’environnement sur l’île de Noirmoutier, a pris note des résultats aux
dernières élections municipales dans les quatre communes.
Nous avons noté également que deux listes, sur les quatre élues, n’ont pas
souhaité répondre au questionnaire adressé par notre association, avant le
premier tour, à tous les candidats.
Il s’agit de la liste menée par Mr Noël Faucher à Noirmoutier et de celle menée
par Mr Dominique Chantoin à l’Epine.
Ce questionnaire comportait cinq sujets touchant à l’environnement et à
l’économie de l’île :
déplacements « doux », agriculture, urbanisme, emploi et préservation des
zones naturelles et humides (questionnaire et réponses consultables sur notre
blog www.12sur12.org).
Nous avons lu avec optimisme les propos de Noël Faucher après sa réélection,
qui se dit prêt à « savoir écouter en tout lieu et en tout temps ».
Nous renouvelons donc notre proposition de dialogue sur ces sujets qui nous
semblent plus que jamais d’actualité et indissociables.
Nous sommes convaincus que l’emploi peut se créer autour de la protection de
l’environnement et que pour assurer une prospérité à long terme à l’île, il faut
garantir son identité naturelle.
Nous espérons vivement que le développement économique de ses communes
se fera en préservant la biodiversité existante et en tenant compte des
intérêts de tous les habitants.
Par ailleurs, suite aux réponses souvent très réfléchies et constructives que
nous avons reçues de sept listes sur dix sollicitées, nous lançons un appel à
toutes les personnes motivées par la défense d’un environnement de qualité
sur l’île, afin qu’elles nous rejoignent dans notre association.

Communiqué de l’association sur le PPRL

Depuis 1990, Vivre l’île 12 sur 12 se préoccupe des catastrophes naturelles annoncées par les chercheurs et scientifiques qui sont une réalité ; les changements climatiques de plus en plus rapides, sont une certitude et entraînent la montée des eaux. Face à cette perspective, la sécurité des personnes et des biens, aujourd’hui et demain, pour tenir compte des générations à venir est incontournable.

Le 2 décembre, nous avons réagi par un communiqué auprès de la presse locale exposant notre position par rapport au Plan de Prévention des Risques du Littoral; dans ce communiqué, que vous pourrez lire en cliquant ici, nous faisons également une mise au point pour répondre aux diverses critiques qui nous ont été adressées.

PPRL : le Préfet répond aux opposants

Lors d’un entretien accordé au journal Ouest France, Bernard Schmeltz, Préfet de la Vendée, dément les arguments mis en avant par Jacques Oudin (ancien sénateur, conseiller général et conseiller municipal de la Guérinière) et par  le collectif contre le Plan de Prévention des risques du Littoral et publiés dans le journal le 5 et 10 novembre.

Pour lire l’article, cliquez sur la vignette.

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Le devenir de la Cabana Coco

Il y a une dizaine de jours, nous avons reproduit un article du Courrier Vendéen rendant compte du conseil municipal de l’Épine du 28 novembre, et des propos tenus par certains élus concernant le devenir de la Cabana Coco.

Il semblerait qu’il y ait malentendu. Les élus n’auraient rien compris. Le propriétaire de la boîte de nuit s’explique dans un commentaire publié sur notre blog (voir l’article du 11 décembre), dans un autre commentaire sur le blog Debout l’Épine, et enfin, comme on pourra le lire ci-dessous, dans le Courrier Vendéen du 15 décembre.

Courrier vendéen du 15 décembre 2011

Les pieux hydrauliques des Éloux

Par un communiqué de presse en date du 5 décembre 2011, la Communauté de Communes informait de sa décision de remettre en place, en urgence, la trentaine de pieux hydrauliques « déchaussés ». Ces travaux devaient être réalisés à partir du 12 décembre suivant.

Dans la nuit du dimanche 11 au lundi 12, une soixantaine de pieux sont, de nouveau, partis. (Lire ici.)

Ces pieux ont fait l’objet de plusieurs articles de ce  blog, par exemple le 21 novembre 2006, en décembre 2006, le 6 décembre 2008 et  le 27 août 2009.

Comme on pourra le lire dans l’article ci-dessous du Courrier Vendéen daté du 8 décembre 2011 (cliquez sur les miniatures), qui rend compte du débat communautaire d’orientation budgétaire pour 2012,  les subventions de défense contre la mer seront en baisse.

Courrier vendéen du 8 décembre 2011 Courrier vendéen du 8 décembre 2011

Le centre commercial dans les marais

Le conseil municipal de l’Épine a voté fin novembre un changement de zonage pour un terrain au lieu-dit la Grande-Passe sur lequel est construite la discothèque « La Cabana Coco ». En effet, suite à l’annulation du PLU de l’Épine en 2008,  le propriétaire de la discothèque vient de s’apercevoir que la zone dans laquelle elle se trouve ne serait plus appropriée à l’exercice de son activité.

Mais ce n’est pas tout : le propriétaire de la discothèque souhaite maintenant la transformer en « un site commercial comprenant un restaurant, une boutique,  un salon esthétique et une salle de remise en forme », le tout dans un nouveau bâtiment – « quelque chose de type salorge », dit  un adjoint  épinerin – qui serait conçu en harmonie avec cette zone de marais.

Courrier vendéen du 1er décembre 2011

Cliquez sur la vignette pour lire l’article du Courrier vendéen du 1er décembre 2011.

Ce changement de zonage implique une enquête publique (encore une!). Vivre l’île 12 sur 12 ne manquera pas d’informer le commissaire enquêteur de sa position.

Le nouveau préfet de Vendée

Le nouveau préfet de Vendée vient d’être nommé : il s’agit de Bernard Schmeltz, actuellement préfet du Lot et Garonne.

En cliquant sur ce lien,  on pourra lire un article du journal La Dépêche où le nouveau préfet de Vendée s’exprime sur ses fonctions : « Nous ne sommes là que pour faire respecter les lois et leur application ne peut pas être politique. »

Nous ne pouvons qu’approuver cette affirmation.

Le Courrier Vendéen en ligne

Le Courrier Vendéen

L’hebdomadaire régional basé à Challans, le Courrier Vendéen, est enfin sur la toile. Les lecteurs de ce blog ont souvent l’occasion de lire des articles du journal, que nous publions sous forme de coupure de presse lorsqu’ils concernent le travail de l’association. Le journal sort tous les jeudi.

Le Courrier Vendéen a vu le jour le 26 janvier 1996. Il a été créé et lancé par la famille Caillaud, alors propriétaire de l’hebdomadaire « Le Courrier de Paimboeuf ». Il couvre les cantons de Challans, Palluau, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Saint-Jean-de-Monts, L’Île-d’Yeu, Beauvoir-sur-Mer et Noirmoutier.

Le Courrier Vendéen est un journal du groupe Publihebdos, une filiale du groupe SIPA / Ouest-France spécialisée dans l’édition d’hebdomadaires régionaux.
Le groupe publie aujourd’hui 76 titres différents qui diffusent 740.000 exemplaires par parution.

Les autres titres du groupe publiés en Vendée sont Le Journal des Sables et Le Journal du Pays Yonnais.

Redevance d’assainissement : les tarifs 2012

Comme nous l’explique le Courrier Vendéen du 10 novembre,  les élus communautaires ont voté les tarifs de la redevance d’assainissement pour 2012.

Selon le service communication de la Communauté de communes, la répercussion sur la facture d’eau des hausses appliquées sur cette redevance sera très limitée : « entre 0.77% et 0.94%, selon la consommation de l’abonné. »

Pour plus de détails, on pourra lire l’article du Courrier Vendéen en cliquant sur la miniature.

Courrier vendéen du 10 novembre 2011

Sur la même page, le Courrier Vendéen rend compte de notre projet pédagogique concernant le fonctionnement du service d’assainissement, dont la première partie est apparue dans notre récent Bulletin d’Infos.

Courrier vendéen du 10 novembre 2011

Le “plan digues” départemental

Le vendredi 23 septembre, les Conseillers Généraux de Vendée ont adopté à l’unanimité un vaste plan pour faire face aux risques de submersion marine.

Il s’agit de la déclinaison départementale du Plan des Submersions Rapides mis en place par l’État après Xynthia.

Le plan du Département s’articulera autour de trois aides proposées aux acteurs locaux :

  • d’abord une aide à la coordination, pour l’élaboration des Programmes d’Action de Prévention des Inondations (PAPI) et des Plans de Submersion rapide (PSR) ;
  • ensuite une aide technique et humaine, en proposant une cellule d’appui pour l’élaboration des dossiers ;
  • enfin, une aide financière, en subventionnant les études préliminaires.

À noter : le PAPI de Noirmoutier a été labellisé le 12 juillet dernier par la Commission mixte inondation. Cette labellisation conditionne l’obtention de financement à hauteur de 1,2 million d’euros. Le Président de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier représente l’Association Nationale des Élus du Littoral et de l’Association des Maires de France au sein de la Commission Mixte qui a labellisé le Programme.

Dans le Journal de Vendée N° 162 (octobre 2011), un court article sur le « plan digues » départemental.

Les lecteurs assidus de ce blog se rappelleront que nous avions proposé notre propre plan de survie dès 2009 (c’était le 1er avril – la date n’est pas anodine…)

Les primaires socialistes

Les dimanche 9 et 16 octobre, les deux tours de l’élection pour désigner le candidat du Parti Socialiste aux élections présidentielles de 2012 ont été organisés, pour le canton de Noirmoutier, dans la salle des fêtes de La Guérinière.

Au premier tour, sur 431 votants (un peu moins de 5% de l’électorat inscrit), 178 voix ont porté sur la candidature de François Hollande (41.4%)  et 117 (27.21%) sur celle de Martine Aubry. Arnaud Montebourg a recueilli 80 voix (18.6%), Manuel Valls 27 (6.8%), Ségolène Royal 26 (6.05%) et Jean-Michel Baylet 2 (0.47%). Un bulletin était blanc.

Au deuxième tour, sur 491 votants (un taux de participation de 5.38%), François Hollande a obtenu 58.73% des voix (286 voix) contre 41.27% (201 voix) pour Martine Aubry.

Le score de François Hollande était plus élevé en Vendée qu’au niveau national ;  ce sont le plus souvent les bureaux de vote littoraux qui ont fait grimper sa moyenne.

Courrier vendéen du 13 octobre 2011  Courrier vendéen du 20 octobre 2011

Cliquez sur les vignettes pour lire les articles du Courrier vendéen sur les premier et deuxième tours des primaires socialistes, avec les résultats des bureaux de vote du Nord-Ouest Vendée.

L’assemblée générale dans le Courrier Vendéen

En cliquant sur les vignettes ci-dessous, vous pourrez lire les articles parus dans le Courrier Vendéen du 28 juillet, rendant compte de notre assemblée générale.

Courrier vendéen du 28 juillet 2011 Courrier vendéen du 28 juillet 2011

Les rapports présentés par les différents membres du Conseil d’Administration seront envoyés aux adhérents à l’automne.

Lors de sa réunion de rentrée, tenue le premier vendredi du mois de septembre, le Conseil d’Administration a demandé à Marie-Thérèse Beauchêne de renouveler son mandat de Présidente; Michèle Chevet reste comme Trésorière et devient Vice-Présidente.

Les éoliennes en mer : recours contre l’appel d’offres

La Fédération environnement durable (FED) a déposé un recours gracieux pour attaquer l’appel d’offre portant sur des installations éoliennes de production d’électricité en mer en France métropolitaine.

Une association noirmoutrine (entre autres) s’est associée à ce recours, déposé le 5 septembre auprès des ministres de l’Ecologie et de l’Economie avec copie au ministre de la Pêche.

Pour plus de détails, on pourra consulter l’article du site internet Énergie2077.fr en cliquant sur ce lien.

Les Brigades Vertes au Tour de France

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Dans un article intitulé « À l’approche du Tour de France, Mobilisation générale sur l’île » paru dans son édition du 30 juin (que l’on peut lire en cliquant sur la vignette ci-dessus) Le Courrier Vendéen cite Monsieur Noël Faucher, Président de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier, qui aurait déclaré que, pour assurer la surveillance de la réserve régionale du polder Sébastopol, « deux agents assermentés seront présents. » L’article poursuit « Et de regretter que l’association Vivre l’île 12 sur 12 ait décliné son invitation à diffuser sur son site internet un appel à volontaires pour cette surveillance. »
Cette affirmation est fausse. En effet, nous n’avons reçu aucune demande en ce sens ; Monsieur Faucher a sollicité notre association d’assurer cette surveillance.

Comme on pourra le lire en cliquant sur la miniature ci-dessous, Le Président nous informe que la Communauté de communes souhaite « mettre en place une brigade verte bénévole encadrée par le personnel de la Réserve, dont l’objectif sera de veiller à la préservation du site, notamment en ce qui concerne le respect des consignes de fréquentation. » Afin de constituer cette brigade verte bénévole, il sollicite les membres de l’association « pour une participation active à cette opération à vocation environnementale. » Il n’est nullement question d’appel à volontaires, ni de notre site internet.

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Notre réponse est reproduite ci-dessous.

Monsieur le Président,
Par courrier du 1er juin, vous nous sollicitez pour assurer « une action de prévention efficace » à travers la mise en place d’une « brigade verte bénévole encadrée par le personnel de la Réserve du Polder SEBASTOPOL pour veiller à la préservation du site ».
Nous avons évoqué votre demande lors de notre dernier Conseil d’Administration et nous estimons que les membres d’associations de défense de l’environnement ne sont pas assermentés ni formés, pour s’opposer à une foule attirée par un événement discuté et mis en place jusqu’alors sans que nous soyons associés en amont.
Nous pensons d’ailleurs, que pour plus d’efficacité, cette « brigade verte » devrait être assurée par la police à cheval.
Cette manifestation relève du Décret 2010-365 du 9 avril 2010 relatif à l’évaluation des incidences Natura 2000 : dans le dossier qui nous préoccupe, elle traverse le site du Gois et longe le polder Sébastopol : ces 2 sites et leurs abords rentrent dans les classements Natura 2000 et ZPS et relèvent donc de ce Décret.
L’analyse des incidences dommageables sur ces sites doit être réalisée par le monteur de projet notamment : les incidences du bruit, les détériorations des abords du Gois et des digues prises ici comme aires de stationnement pour les spectateurs. Dans ce cas, seulement après état des lieux initial, des mesures compensatoires sont à prévoir et mises en place par l’organisateur. Un engagement avec celui-ci permet au moment du bilan la réalisation, si nécessaire, des mesures de restaurations.
Tout ce travail préparatoire relève de votre compétence et de celle du Maire de la Commune sur laquelle se déroule la manifestation, en relation avec l’organisateur du projet, en l’occurrence, le Tour de France, et notre association ne doit pas interférer et avoir une quelconque responsabilité dans cette organisation qui relève des partenaires cités plus haut.
Nous espérons que vous comprendrez le bien fondé de notre position et vous prions de croire, Monsieur le président, à l’assurance de nos salutations distinguées.

Le Terpineau : suite

Le 17 mai nous avons publié un article sur le remblaiement d’une zone humide au Terpineau, sur la commune de l’Epine.

En même temps, nous avons alerté COORLIT85, la coordination des associations de défense du littoral vendéen, dont nous faisons partie.

Le 20 mai, COORLIT85 a envoyé un dossier au service Eau de la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer) de la Vendée.

COORLIT85 pose un certain nombre de questions aux autorités départementales :

  • L’enquête loi sur l’eau, qui conditionne l’accord du Commissaire Enquêteur, n’a pas eu lieu à notre connaissance. Si cela est vérifié, les remblaiements effectués sont-ils légaux ?
  • Si cette enquête a eu lieu, quelles mesures compensatoires ont été adoptées, en articulier en matière d’évacuation des eaux pluviales ?
  • Ces mesures sont-elles prises en compte au cours des travaux actuels ?
  • Une autorisation de remblayer a-t-elle été délivrée, et si oui à quelle date ?
  • Les niveaux de submersion possibles ne remettent-ils pas en cause de nouvelles constructions dans ce secteur (cf PPRI en cours) ?

Si ces remblaiements sont effectués sans que l’on ait tenu compte des réserves du commissaire enquêteur à propos de l’enquête loi sur l’eau, COORLIT85 demande que des mesures conservatoires soient rapidement prises.
La même demande est formulée pour une prise en compte des risques de submersion.

Le Courrier Vendéen a publié un article sur cette affaire dans son numéro du 26 mai, que l’on pourra lire en cliquant sur la miniature ci-dessous.

Courrier vendéen du 26 mai 2011

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Comme on le voit sur la photo ci-dessus, prise le 28 mai, l’accès aux engins a été bloqué et le remblaiement interrompu.

Un nouveau marais à la Guérinière

Alors qu’un projet viable de réhabilitation existait, on peut assister aujourd’hui à l’Épine au spectacle navrant d’un marais ancien maltraité, asséché, piétiné par des chevaux. Avec le marais du Pré aux Joncs, un élément du patrimoine local disparaît, victime d’une gestion calamiteuse de la part d’une municipalité seulement anxieuse d’ouvrir des nouvelles zones à l’urbanisation.

Ci-dessous, le marais du pré aux Joncs à l’Epine :

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Cependant, au rond point de l’Europe à la Guérinière,  on peut assister à la réhabilitation d’un petit marais qui avait échappé de peu à la destruction il y a quelques années. (Nous étions intervenus pour stopper un début de comblement).
Nous félicitons le « saunier » et le « maître saunier » responsables de la mise en œuvre de ce nouveau marais salant.

Un Grand Bravo !

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Le nouveau marais du Rond Point de l’Europe

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Pour lire l’article du Courrier Vendéen du 26 mai 2011 sur la création de ce marais salant, cliquez sur la miniature.

Il n’y a pas de choix, c’est une évidence.
D’un côté, nous assistons à la mort programmée d’une unité pourtant capable de production, de l’autre, à la résurrection heureuse d’un marais longtemps resté en jachère.

Une certitude : cette réalisation exemplaire fera jurisprudence !

Travaux sur la digue Jacobsen

Le Courrier Vendéen du 12 mai 2011 publiait un article rendant compte de notre lettre au Préfet du 24 mars dernier.

Cliquez ici pour lire l’article du blog.

Courrier vendéen du 12 mai 2011

Cliquez sur la vignette ci-dessus pour lire l’article du Courrier Vendéen.

Le 19 mai, le Courrier Vendéen publiait un article intitulé : Travaux sur la digue Jacobsen : Noël Faucher répond à « Bien vivre l’île 12 sur 12 » [sic], que l’on pourra lire en cliquant sur la vignette ci-dessous.

Courrier vendéen du 19 mai 2011

Selon Monsieur Faucher, « Le projet de confortement et de rehausse était nécessaire au regard des enjeux à préserver. » Le projet participerait à « une stratégie globale de protection face à la mer, engagée par la communauté de communes depuis plusieurs années. »

Le conseil d’administration de l’Association du Port Patrimonial de Noirmoutier en l’île (APNO), La Grue en Main, pour sa part, a publié le 21 mai un communiqué de presse dénonçant (entre autres) le manque de pertinence de la surélévation de l’infrastructure, et demandant une véritable étude de sécurité pour la chaussée.

Les algues vertes sont de retour

Selon un article paru hier dans le journal Ouest France en ligne, le retour des algues vertes, plus tôt que prévu, aurait épargné l’île de Noirmoutier.

Le Centre d’étude et de valorisation des algues (CEVA) a effectué la semaine dernière des survols du littoral. « On a été agréablement surpris à Noirmoutier,  » disent les experts, en ajoutant toutefois qu’il y a « pas mal de vert » à Barbâtre.

Les photos ci-dessous, prises cet après-midi à la Pointe de la Loire, montrent qu’il y a aussi  un certain panachage entre les algues brunes et vertes à La Guérinière.

Pointe de la Loire 21/5/2011

Pointe de la Loire 21/5/2011

Parc éolien : le Conseil Général veut bien

Selon un article de Ouest France en ligne daté d’aujourd’hui, le Conseil Général de Vendée vient d’adopter une résolution acceptant le projet de parc éolien entre les îles de Noirmoutier et Yeu.

Cette décision, adoptée par 27 voix (les élus du MPF, le parti de Philippe de Villiers, ainsi que Jacques Oudin s’étant abstenus), serait :

« encadrée […] de 5 conditions: D’abord des engagements fermes et écrits pour des retombées en matière d’emploi. Ensuite que l’Etat donne des garanties pour confirmer la non-réalisation des projets d’extractions de granulats marins dans ce secteur. Encore que le groupe WPD, porteur du projet, supprime une ligne de 12 éoliennes sur les 96 fleurs du vent prévues pour réduire l’impact visuel. Aussi que les opérateurs, désormais un consortium économique industriel et technique regroupant aussi Alstom et EDF Energies-Nouvelles, intègrent dans leur projet la prise en charge de l’alimentation électrique d’une future unité de dessalement d’eau de mer vendéenne et contribuent à des expérimentations sur les énergies renouvelables (propulsion électrique des bateaux par exemple). Enfin que l’Etat ne demande pas plus à la Vendée pour l’éolien terreste que l’objectif fixé à l’horizon 2020 d’une production de 230 mégawatts. »

Un maire en garde à vue

Le maire de la Faute sur Mer est poursuivi pour mise en danger de la vie d’autrui et homicide involontaire. Il a été placé en garde à vue hier et y a passé la nuit.

Vous pourrez lire un article de Ouest France en ligne en cliquant ici.

L’Express  précise que, selon l’avocat du Maire, « On lui reproche de ne pas avoir respecté des règlements que, pour beaucoup, il ne connaissait pas ».

Pour d’autres articles, cliquez sur ce lien.

Espérons que les maires de nos communes noirmoutrines  s’informeront des règlements applicables, afin d’éviter de partager cette expérience désagréable.

La Jetée Jacobsen : travaux

Selon un article publié dans le Courrier Vendéen du 17 mars 2011, « l’affaire de la Jetée Jacobsen peut encore connaître quelques remous avant que l’édifice soit rouvert au public. Cette réouverture est annoncée pour le mois de mai. »

Vous pourrez lire l’article en cliquant sur la miniature ci-dessous:

Courrier Vendéen du 17 mars 2011

Ci-après, des photos récentes de la jetée (cliquez sur les miniatures). Qu’en pensez-vous ?
ja-004.JPG La Jetée Jacobsen : travauxja-003.JPGjetee4.JPGjetee5.JPGja-005.JPGjetee9.JPGjetee8.JPGjetee6.JPGjetee7.JPGjetee3.JPGjetee2.JPGjetee1.JPGja-010.JPGja-009.JPGja-008.JPGja-007.JPGja-006.JPG

Échos de la presse

On parle de nous à Ouest France, sur Vendée-info-net, dans le Courrier Vendéen (cliquez sur la miniature):

Courrier vendéen du 17 février 2011

Nous avons envoyé la lettre suivante au Président de la Communauté de Communes.

Noirmoutier, le 9 mars 2011

Monsieur le Président de la
Communauté de Communes de
L’Ile de Noirmoutier
rue de la Prée au Duc – BP 714
85330 NOIRMOUTIER-en-l’Ile

Monsieur le Président,

Au printemps dernier, la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier a rejoint le syndicat mixte Marais-Bocage-Océan, un groupe territorial comprenant les intercommunalités du Marais breton Nord, d’Océan Marais Monts, du pays de Palluau et de Marais et bocages.

Ces cinq communautés de communes sont représentées par 28 délégués. L’île de Noirmoutier ne sera représentée que par 3 délégués. Un certain nombre des compétences communales et intercommunales vont donc être déléguées à un organisme où les voix noirmoutrines risqueront de ne pas être audibles.

Le syndicat mixte doit élaborer un Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) Nord Ouest Vendée.

Les associations de l’île ont contribué, dans le cadre du CTU, au travail d’élaboration du SCOT de Noirmoutier, qui va disparaître ; auront-elles une place dans le nouveau SCOT ?

Tout cela mérite explications ! Nous estimons que nos élus nous doivent ces explications. C’est pourquoi nous vous avons écrit au mois de juin dernier pour vous demander d’organiser une réunion publique d’information afin que les citoyens puissent apprécier en connaissance de cause l’opportunité de notre rattachement à cette instance territoriale très étendue.

À ce jour, notre demande est restée sans réponse ; c’est pourquoi nous vous écrivons encore une fois afin de la réitérer.

Dans l’espoir d’une réponse positive, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma haute considération.

La Présidente,

Marie-Thérèse Beauchêne

Xynthia : une tragédie prévisible

La revue Place Publique vient de sortir un hors série intitulé « Xynthia, une tragédie prévisible » sous la direction de Denis Mercier et Martine Acerra.

Place publique - xynthia

Cette publication est issue du colloque « La violence de la mer : impact de la tempête Xynthia du 28 février 2010 sur le littoral atlantique », organisé le 3 décembre 2010 à la Maison des Sciences de l’Homme Ange Guépin avec le soutien de l’université de Nantes et la Région des Pays de la Loire.

Il est en vente au prix de 5 euros.
ISBN 978-284809-169-3

http://www.revue-placepublique.fr/styled-2/Hors serie/xynthia.html

Ce volume regroupe les contributions de géographes, d’historiens, de juristes, d’économistes.

Urbanisation : ce que Xynthia a changé (ou pas)

Un an après la tempête Xynthia, le plan national submersions rapides vient d’être validé par le premier ministre, après une large concertation conduite de juillet 2010 à début février 2011. Véritable feuille de route de l’Etat en matière de prévention des risques d’inondation, ce plan, doté d’un budget de 500M€, comprend plus de 60 actions concrètes. Et un nouvel appel à projets « programmes d’actions de prévention des inondations  » (PAPI) est lancé.

Dans le plan présenté la semaine dernière, la ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, affirme que « Aucune construction de digue ne pourra être autorisée pour ouvrir de nouveaux secteurs à l’urbanisation. »

Selon le Président de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier, Noël  Faucher, cité dans cet article du journal Ouest France en ligne, « l’État préfère les lézards à la sécurité des populations. »

Cependant, selon le programme du Ministère de l’Ecologie, « l’engagement de 1200 km de travaux de confortement d’ouvrages est prévu sur la période 2011-2016 et l’Etat mobilisera pour cela des ressources de l’ordre de 500M€. »

Le 16 mars 2010, le Président de la République, lors d’un discours à La Roche sur Yon, disait : »Nous allons considérablement accélérer le déploiement sur le territoire des plans de prévention des risques. Nous ne pouvons plus attendre des années pour que ceux-ci soient mis en place. Notre objectif est simple, je vous l’annonce : dans trois ans, toutes les communes situées dans des zones à risques seront couvertes par un plan de prévention. »

Les quatre communes de l’île sont concernées par l’accélération des PPRI.

La Présidente à la télévision

Le Journal de 13 heures de TF1 de vendredi 25 février semble penser que nous nous appelons « Vivre à Noirmoutier ».

La Présidente a pu dire aux téléspectateurs que « La pression immobilière est très importante sur l’île; et on est prêt à sacrifier toutes les zones sensibles et inondables pour faire de la construction. »

Dommage que le nom de l’association ait été écorché, et que nos propos n’aient pas eu d’écho.

Pour voir le reportage, cliquez ici.

Xynthia, un an après

Au petit matin du 28 février 2010, la tempête Xynthia a balayé nos côtes, coïncidant avec une très forte marée et une surcôte importante.

Sur ce blog nous avons publié un article dès le 1er mars, et une centaine de photos dans les jours qui ont suivi la tempête.

Le 17 février, le Courrier Vendéen a consacré un article aux actions prises depuis un an à Barbâtre et La Guérinière pour la défense contre la mer (pour lire l’article, cliquez sur la vignette).

Courrier vendéen du 17 février 2011

Le Journal de 13 heures de TF1 consacrera un sujet à Xynthia chaque jour de cette semaine. Pour revoir celui d’aujourd’hui, cliquez sur le lien.

12 sur 12 et les documents d’urbanisme

Vivre l’île 12 sur 12, c’est près d‘un millier d’adhérents, résidents principaux ou secondaires qui se sont associés pour défendre un extraordinaire environnement, celui de leur île. Le Conseil d’administration de l’association est chargé de réaliser pratiquement cet objectif, il suit inlassablement les problèmes d’urbanisme et particulièrement l’élaboration des documents d’urbanisme que sont les PLU et le SCOT.

C’est ainsi qu’ils sont amenés à décortiquer et quelquefois à critiquer les orientations et le travail des élus responsables des documents d’urbanisme.
Ce travail est reconnu car nous sommes invités à participer aux réunions de préparation des documents (PLU et SCOT) soumis à enquête publique. Lors de l’enquête nous complétons l’information des commissaires enquêteurs en leur apportant des « informations de terrain ». À l’issue des enquêtes, si des projets menaçant l’environnement sont illégaux, nous déposons un « recours gracieux » auprès de la commune soulignant cette illégalité. Quand ce recours est rejeté nous demandons au Tribunal administratif d’examiner l’acte litigieux. C’est ce scénario qui s’est déroulé lors de la mise en place du PLU de Noirmoutier. A l’issue, le Tribunal de Nantes a ainsi reconnu que des zones humides, au caractère de bassin d’orage et inondables (Roussières, Prés Patouillards, etc.) devaient être protégées et en tous cas ne pouvaient être déclarées urbanisables.

Le PLU a été annulé.

Dans le même ordre d’idées :
La communauté de communes de l’Île de Noirmoutier a rejoint le syndicat mixte « Marais Bocage Océan ».

Ce syndicat mixte réunit cinq communautés de communes représentées par 28 délégués. L’île de Noirmoutier ne sera représentée que par 3 délégués. Ce syndicat mixte doit élaborer un Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) Nord Ouest Vendée.
Le SCOT de Noirmoutier va disparaître. Un certain nombre des compétences communales et intercommunales vont donc être déléguées à un organisme où les voix  noirmoutrines risqueront de ne pas être audibles.
Pourquoi pas ?
Mais cela mérite explications ! Nous estimons que nos élus nous doivent ces explications, nous demandons donc qu’une réunion publique soit organisée dans ce but.

La population de l’île

Selon un article paru dans Ouest France du 15 janvier 2011, la population légale totale de l’île de Noirmoutier a augmenté de 22.9% par rapport à 1999.

Cependant, la ville de Noirmoutier-en-l’île connaît une légère décroissance de sa population officielle, de 5001 à 4756.

Ouest France pose trois questions à … [sic], qui répond, entre autres, que cette diminution serait partiellement due au fait que « Le territoire ne bénéficie pas d’un réseau routier à la hauteur de son potentiel. »

Sans commentaire!

Vous pouvez lire l’article de Ouest France en ligne en cliquant ici

La ZPPAUP est morte, vive l’AVAP !

Les ZPPAUP, ou zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager, ont été créées par la loi du 7 janvier 1983 (étendue par la loi du 8 janvier 1993 au paysage).

Le 12 juillet 2010, suite à la promulgation de la loi dite Grenelle 2, les ZPPAUP deviennent des Aires de mise en valeur de l’Architecture et du Patrimoine – AVAP (Cliquez ici pour télécharger le Chapitre 2 du Code du Patrimoine : Aires de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine (AVAP)). L’AVAP est élaborée selon les mêmes principes que la ZPPAUP. À l’initiative de la commune, fondée sur un diagnostic partagé, elle fait l’objet de trois documents : un rapport de présentation, un règlement et un document graphique. Les objectifs du développement durable et l’intégration des problématiques énergétiques sont renforcés.

La Loi dite « Grenelle I » du 3 août 2009 avait supprimé l’avis conforme de l’architecte des bâtiments de France dans le cadre des autorisations d’urbanisme à l’intérieur des ZPPAUP; la Loi issue du Grenelle II réintroduit cet avis conforme dans les AVAP.

Sur l’île de Noirmoutier il y a deux ZPPAUP : celle de Noirmoutier-en-l’île, et celle de l’Épine. Selon la Loi du 12 juillet 2010, ces zones devront être remplacées par des AVAP dans les 5 ans de l’entrée en vigueur de la Loi, ce qui va demander un effort considérable!

Annulation du PLU de Noirmoutier-en-l’île

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé le PLU de Noirmoutier par jugement du 14 décembre 2010, pour vice de forme et de fond.  Selon le blog de l`avocat Benoist Busson : « Outre l’erreur manifeste d’appréciation relevée par le classement en zone AU d’une zone inondable (la tempête « Xynthia » est passée par là …), le moyen d’illégalité externe est également retenu : l’absence de note explicative de synthèse en vue de la délibération de la commune relatif au débat portant sur le PADD.
Le tribunal prend soin de relever qu’il s’agit d’un vice substantiel entachant d’irrégularité la procédure quand bien même cette délibération consistait « seulement » en une présentation du PADD et un débat (sans vote donc). »

Le 23 décembre, Ouest France écrit :

« Ouest-France l’annonçait le 18 décembre : le plan local d’urbanisme approuvé en novembre 2007 par la commune de Noirmoutier-en-l’île a été annulé.

Des particuliers, associations et le camping de la Vendette de la pointe des Sableaux avaient attaqué cette décision municipale devant le tribunal administratif de Nantes. Le jugement a été rendu le 14 décembre dernier.  »

Pour lire l`article, cliquez ici. 

La commune de Noirmoutier prend acte de cette décision : cliquez pour lire .

Une île de moins en moins isolée…

Au printemps dernier, la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier a rejoint le syndicat mixte Marais-Bocage-Océan, un groupe territorial comprenant les intercommunalités du Marais breton Nord, d’Océan Marais Monts, du pays de Palluau et de Marais et bocages.

En août, le SCOT Nord-Ouest Vendée s’est élargi à la Communauté de communes de Noirmoutier (lire un article du journal Ouest France en cliquant ici).

La Communauté de communes s’associe également (pour l’instant de manière ponctuelle) au  Syndicat de la Vendée des Iles, une cellule de concertation et de coordination du développement et de valorisation touristique du Nord Ouest Vendée (lire un article du journal Ouest France du 1er décembre 2010 en cliquant ici).

Dernier CA de l’année

Vendredi dernier étant le premier vendredi du mois, le Conseil d’Administration de Vivre l’île 12 sur 12 s’est réuni.

Le CA a décidé que notre association adhérerait à la nouvelle fédération départementale d’associations de défense de l’environnement, Vendée Nature Environnement, qui doit se constituer avant la fin de l’année. Nous vous expliquerons les raisons de cette démarche et présenterons la nouvelle fédération sur ce blog, et dans les pages de notre prochain Bulletin d’Infos.

Le CA a entendu des nouvelles de notre recours contre le PLU de Noirmoutier (cliquez sur la miniature pour lire un article du Courrier Vendéen du 25 novembre ):

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Comme le dit l’article, le rapporteur public préconise l’annulation de la délibération approuvant le PLU pour vice de forme (méconnaissance des dispositions de l’article L2121-12 CGCT en raison du défaut de note de synthèse avant la séance du 6 juillet 2005 au cours de laquelle a eu lieu le débat sur les orientations générales du PADD).

Cependant, il préconise également l’annulation pour des raisons de fond : le PLU approuvé institue des zones urbanisables aux lieudits Les Prés Patouillards et Linières, dont Vivre l’île 12 sur 12 établit le caractère inondable comme exutoire d’un bassin versant de 600Ha et comme exposé au risque de submersion maritime. Nous attendons donc le jugement définitif à ce sujet.

Le Conseil d’administration a entendu les rapports des deux administrateurs qui avaient participé à des ateliers organisés par la Mairie de Noirmoutier sur la « grenellisation » des règlements d’urbanisme, et la façon dont les lois issues du Grenelle environnement impacteront sur les PLU. Ils ont entendu des nouvelles des conseils communautaire et municipaux du mois écoulé.

Les dispositions ont été prises pour la mise sous enveloppe et l’envoi du Bulletin d’Infos N°58, bientôt dans les boîtes aux lettres des adhérents avec en supplément les rapports présentés à l’Assemblée Générale du mois de juillet. Ce Bulletin d’Infos a pris un certain retard dû à des incidents techniques, à des absences, à des maladies et surtout à la raideur de la courbe d’apprentissage gravie par les nouveaux responsables !

Le Conseil d’administration se réunit une fois par mois, en général le premier vendredi du mois. Tout adhérent qui le souhaite peut assister à une réunion : il suffit pour cela de nous envoyer un courriel à l’adresse que vous trouverez en haut de cette page, ou bien de prendre contact directement avec un administrateur. Vous trouverez les noms des administrateurs en bas de la page “Qui sommes-nous?“, accessible à partir de l’onglet “L’Association” en haut de chaque page de ce blog.

Si vous envisagez de poser votre candidature au Conseil d’administration en 2011, pensez à assister pendant quelques mois aux réunions en tant qu’invité avant de prendre votre décision. Vous pourrez participer aux travaux et vous familiariser avec nos méthodes; évidemment les invités n’ont pas voix délibérative lors des réunions du Conseil d’administration; mais celui-ci n’est pas souvent amené à délibérer formellement.

Champ éolien : le projet est enterré

Courrier vendéen du 11 novembre 2010

Selon l’article du Courrier Vendée du 11 novembre 2010, que vous pourrez lire en cliquant sur la miniature ci-dessus, une pétition contre l’installation d’un champ éolien en mer entre les îles de Noirmoutier et Yeu aurait récolté environ 1400 signatures.

D’après le Président de l’association NÉNY (Non aux Éoliennes entre Noirmoutier et Yeu), même si le site n’est plus considéré par le gouvernement comme prioritaire, « rien ne permet de dire que ce projet ne se fera pas. »

L’association restait donc sur ses gardes.

Cependant, selon AFP, le Président de la République aurait écrit mi-novembre à Philippe de Villiers pour lui dire que le gouvernement « a décidé de ne pas retenir la zone au large de l’Ile de Noirmoutier » dans les appels d’offres nationaux pour la construction de quelque 600 éoliennes en mer.

Extraction de granulats : le Préfet est contre

Malgré l’avis favorable de la commission d’enquête au mois de juin, le Préfet de Vendée s’oppose aux trois demandes d’extraction de granulats marins au large de l’île de Noirmoutier, en s’appuyant sur le principe de précaution.

Selon cet article du journal Ouest-France, le projet d’extraction, s’il n’est pas totalement enterré, est très mal en point.

On pourra également lire l’article du Courrier Vendéen  du 28 octobre 2010 en cliquant sur la miniature ci-dessous.

Courrier vendéen du 28 octobre 2010

Une nouvelle enquête publique concernant l’extraction de granulats marins, cette fois-ci sur la concession de l’Astrolabe, se déroulera à  la Mairie de Noirmoutier-en-l’île du 6 décembre 2010 au 11 janvier 2011. L’avis de l’autorité environnementale (en l’occurence, la Direction Régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement des Pays de la Loire) peut être téléchargé en cliquant ici.

Dans les conclusions de cet avis, on lit que :

« compte tenu des incertitudes qui subsistent :

  • quant à l’absence totale d’impact sur l’avifaune et les mammifères marins,
  • quant à l’absence d’interaction avec l’évolution du trait de côte,
  • quant à l’évolution des besoins en granulats marins,

il paraît souhaitable de mettre en place une obligation de réexamen périodique pour adapter autant que de besoin les quantités extraites et/ou les conditions d’exploitation. »

Noirmoutier : authentique et chic !

Dans un article publié sous la rubrique « Balades » de son N° 64 (juillet/août 2010), le magazine Campagne Décoration nous propose sous le titre « Goût du vrai » une promenade à Noirmoutier.

Campagne Décoration N° 64
Cliquez sur la vignette pour voir la couverture du magazine.

« De l’île de Noirmoutier » lisons-nous, « on connaît le fameux passage du Gois, cette route submersible, longue de 4,2 kilomètres qui se découvre seulement à marée  basse. Et sa délicieuse pomme de terre au goût de noisette, qui pousse grâce à son micro-climat. À l’envers de cette carte postale se révèle une île au charme particulier. Rien n’y est « tendance », tout est vrai! L’esprit famille, les embruns, le vent, et les paysages jalousement gardés par les îliens et les vacanciers habitués. Pas de golf, ni de casino, juste les plaisirs simples et marins : la voile et la pêche. On vient ici depuis des années (voire des générations!) et on se régale de constater que rien, ou presque, n’a changé ! Celui qui arrive doit apprendre à regarder car la première impression n’est pas la meilleure. L’île n’a presque pas de relief et une grande quatre voies traversant du sud au nord n’indique rien de bien engageant ! Il en va tout autrement sur la façade Atlantique : les communes, blotties derrière les dunes, ont toutes un charme désuet. Autrefois les maisons étaient peintes avec les fonds de pots de peinture des bateaux et de cette tradition est resté le goût d’une diversité colorée. »

La promenade nous mène du port et du Banzeau vers la Jetée Jacobsen, et ensuite au Bois de la Chaize, à la plage des Dames,  à l’Anse Rouge et aux Souzeaux « lieu de villégiature des premiers Nantais et Parisiens au XIXe siècle, [qui] affiche toujours le même charme. Les villas n’on pas changé et le même esprit « réservé » y flotte, toujours bien ancré. Une route qui suit la plage de la Clère conduit jusqu’au Vieil, charmant petit village aux venelles et maisons pimpantes bordées de roses trémières.

[…]

« Mais ce n’est qu’après avoir sillonné l’île de Noirmoutier de bas en haut – en partant de Barbâtre jusqu’à l’Épine et du centre-ville jusqu’aux dunes de Luzéronde à l’Herbaudière – qu’elle se révélera pleinement. Alors, nul doute que vous en tomberez amoureux… »

Enseignes publicitaires à Noirmoutier

Selon le Courrier Vendéen du 23 septembre, la ville de Noirmoutier-en-l’île entreprend d’inventorier les enseignes et pré-enseignes présents sur le territoire de la commune.

Courrier vendéen du 23 septembre 2010

 Vivre l’île 12 sur 12 est le correspondant local pour l’île de Noirmoutier de l’association Paysages de France, qui lutte contre les affichages non-réglementaires; à ce titre, nous avons réagi à l’article du Courrier Vendéen en écrivant au Maire de Noirmoutier le 1er octobre la lettre suivante :

Objet : Analyse critique d’un article du Courrier Vendéen du 23 septembre 2010
Monsieur le Maire,

Suite à l’article du Courrier Vendéen du 23 septembre 2010 : « Contrat environnement littoral – L’inventaire des enseignes publicitaires a débuté », nous souhaitons effectuer une mise au point relative au titre et au contenu de cet article.
En effet, les commentaires attribués à la Ville sont en partie erronés ou imprécis et ne respectent pas les termes du « Contrat environnement littoral » signé en 2007 avec le Conseil Général de la Vendée qui stipule entre autres :« un respect des obligations réciproques du contrat ».
Ce contrat requiert : « des engagements réglementaires pris par la commune notamment pour maîtriser le développement de l’hôtellerie de plein air et de la publicité »…
Dans cet article du Courrier Vendéen, la Ville parle d’une « mise en valeur du bâti et paysagement de votre commune » or la Ville a laissé s’implanter en zone ZPPAUP de nombreuses enseignes non conformes et aucun effort de mise en conformité n’est perceptible.
Selon cet article, l’objectif « est de pouvoir identifier et quantifier l’ensemble des enseignes et préenseignes de la commune, afin d’évaluer leur intégration dans l’environnement. Il s’agit avant toute chose d’une démarche qualitative pour renforcer la qualité paysagère de notre commune »
Or, si le contrat environnement littoral parle de « maîtriser la publicité », la Ville parle : « d’évaluer leur intégration (des enseignes et préenseignes) dans l’environnement ». Ce n’est pas la même chose.
Vous n’êtes pas sans savoir qu’il ne s’agit pas d’évaluer tel ou tel panneau mais qu’il s’agit de faire respecter la loi, c’est à dire imposer une mise aux normes ou faire disparaître l’affichage publicitaire en infraction.
Que veut dire la Ville par : « renforcer la qualité paysagère de notre commune » ?
Si vous souhaitez mettre en valeur les richesses du patrimoine architectural et urbain de la ville, pourquoi ne faites-vous pas respecter la zone ZPPAUP existante, atout touristique véritable, au lieu de laisser perdurer les panneaux en infraction, tapageurs, présents dans cette zone maladroitement enlaidie? La mise en conformité de l’ensemble de la commune en général et de cette zone en particulier serait alors en accord avec « la démarche qualitative » que vous préconisez si justement.
De plus, la Ville parle d’une manière restrictive d’enseignes et de pré-enseignes, alors que le contrat parle de publicité en général, c’est à dire incluant les panneaux publicitaires; peut-être s’agit t-il d’un manque de connaissance de la part de la Ville ou tout simplement d’un oubli.
En effet, l’affichage publicitaire comprend trois types d’affichages : les enseignes, les préenseignes et la publicité.
La période de six mois impartie pour faire effectuer par deux employés municipaux, un inventaire – déjà réalisé pour l’essentiel – nous semble être une bien mauvaise gestion, à la fois de l’argent public et de l‘emploi du temps d’employés municipaux, alors que vous n’êtes pas sans savoir qu’un relevé de l’essentiel de l’affichage publicitaire en infraction sur votre commune a déjà été effectué gracieusement par nos soins et vous a été communiqué ainsi qu‘au Préfet de la Vendée.
Des solutions respectueuses des éléments identitaires de votre commune existent.
Paysages de France, qui a acquis une grande expérience en matière de publicité extérieure et de protection du cadre de vie, peut apporter ses conseils aux municipalités. Dans ce cadre, elle aide notamment à la mise en place des règlements locaux de publicité.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le maire, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

Le 7 octobre, le Courrier Vendéen a rendu compte de notre proposition d’aide en publiant l’article ci-dessous (cliquez sur la miniature pour le lire).

Courrier vendéen du 7 octobre 2010

Le risque de submersion marine à Noirmoutier

Freddy Vinet, originaire de la Vendée, est agrégé de géographie, professeur à l’Université de Montpellier, et chercheur au laboratoire gestion des territoires et des risques (Gester).

Ouest France, 24 août 2010

Dans un entretien publié dans Ouest France du 24 août dernier (cliquez sur la miniature), voici ce qu’il répond à la question : « Ne s’est-on pas trop concentré sur les digues, en croyant qu’elles étaient incassables? »

« Je ne dis pas qu’il ne faut pas s’occuper des digues. Mais en France on a trop vu la protection des personnes sous ce seul angle. En oubliant que le destin d’une digue – je le dis de manière provocante à dessein – est de casser. Ce faisant on a oublié d’agir sur les vulnérabilités humaines : le manque de conscience du risque, ou un bâti exposé, surtout lorsqu’il est occupé par des personnes âgées. »

En réponse à la question : « Xynthia a-t-elle fait progresser la conscience du risque de submersion marine ? Et met-elle la France à l’abri de drames semblables? », il répond:

« Les scientifiques connaissent ce risque. Mais il y a un gouffre entre les connaissances scientifiques et la représentation mentale de cette réalité qui peut occasionner d’immenses dégâts. Ne nous méprenons pas, il y aura d’autres Xynthia, c’est probable. Car en France, bien des secteurs sont menacés : l’estuaire de la Gironde, l’île de Noirmoutier, plusieurs endroits du littoral méditerranéen… »

Ouest France, 2 septembre 2010

Dans l’édition de Ouest France du 2 septembre (cliquez sur la miniature), Jacques Oudin, conseiller général de l’île de Noirmoutier, se dit « choqué » par certains propos de Monsieur Vinet. D’après lui, « une digue est construite pour résister, protéger et rassurer. » Si les digues cèdent parfois, c’est la faute à l’État: « Il est possible de fixer des normes de sécurité » dit Monsieur Oudin, « permettant aux populations d’être parfaitement protégées. »

Puisqu’il le dit….

Le mot de la fin revient encore à Monsieur Oudin, qui conclut: « Si la Loi littoral du 3 janvier 1986 avait été respectée, il est évident qu’un grand nombre de risques auraient pu être réduits ou supprimés. »

Le programme de défense contre la mer

Courrier vendéen du 9 septembre 2010

Selon le Courrier Vendéen du 9 septembre (cliquez sur la miniature pour lire l’article), le programme de travaux d’urgence de défense contre la mer voté en juillet pour un montant de €972000 bénéficiera d’une aide financière de l’État (50%), de la région (25%) et du département (25%).

Les travaux, qui devraient être réalisés avant la fin de l’année, comprennent, entre autres, la réparation du Perré de la Fosse, la reprise des coulées sur les talus des digues Est, la réparation des digues du Boucaud, le confortement des hauts de perré à Saint-Jean sur l’Épine, la reprise arrière des digues du Gois et de Sébastopol, la réparation et le confortement des sites de Luzan et des Lutins, et le confortement de la berge sud de l’étier de l’Arceau.

Traitement des algues vertes

Un an après la mort d’un cheval intoxiqué sur la plage de Saint Michel en Grève, un effort de nettoyage sans précédent est engagé sur le littoral breton.

Dans Le Figaro du 19 juillet 2010, un article que vous pouvez lire en cliquant sur la vignette ci-dessous, ou en ligne en cliquant sur ce lien.

Le Figaro, 19/7/2010

Et sur le site de l’Actu-Environnement, sur la vidéo que l’on pourra voir en cliquant sur ce lien, Bruno Le Maire et Chantal Jouanno visitent la plage de Binic et ouvrent la nouvelle usine de traitement des algues vertes; et à Hillion, Michel Guillemot, Président de l’Association Halte aux marées vertes, explique que l’aspect préventif doit primer sur l’aspect curatif – en d’autres termes, mieux vaut prévenir que guérir.

Alerte au gaz à La Tresson

Un entrefilet dans le Courrier Vendéen du 8 Juillet n’avait pas spécialement attiré notre attention. Il s’agissait d’une alerte donnée suite à une forte odeur de gaz à La Tresson, qui a nécessité l’évacuation temporaire des habitants. Finalement fausse alerte, cette odeur provenait de produits répandus sur les sols environnants deux jours plus tôt.

Courrier vendéen du 8 juillet 2010

Nous avons été intrigués par le mot « produits »; et avons cherché à savoir de quelle sorte de « produits » il s’agissait. Ce ne peuvent être les fameux produits phyto-sanitaires conditionnés dans de grandes cuves de couleur bleue utilisés naguère pas les cultivateurs de pommes de terre, puisque ceux-là sont désormais interdits en France.

Le capitaine des pompiers a précisé qu’il s’agissait de « produits absolument inoffensifs ». Voilà qui nous rassure. Nous espérons que les habitants concernés ont été rassurés eux aussi!

Le plan “digues”

Mardi 13 juillet, le Ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo, a présenté en Conseil des Ministres un projet de plan de prévention des submersions marines et des crues rapides, dit plan « digues », qui sera soumis à une large consultation jusqu’en octobre.

Les détails sont publiés sur le site internet du Ministère de l’Écologie, du Développement Durable, de l’Énergie et de la Mer.

Ce plan sera soumis à une large consultation jusqu’en octobre visant à l’enrichir et à le préciser.

Entre autres, il prévoit de formuler des propositions, si besoin législatives, d’ici fin 2010, sur la base des conclusions d’un groupe de travail piloté par le Sénateur Doligé, et regroupant les associations de collectivités, les gestionnaires et l’État.

La Secrétaire d’État chargée de l’écologie, Chantal Jouanno, citée dans plusieurs périodiques, dont l’Express et l’Humanité, aurait déclaré que : « … la meilleure protection, c’est la prévention. Pour commencer, on arrête les bêtises, on ne construit plus en zone inondable et on ne fait plus de digues pour construire derrière. »

Pour identifier les zones inondables de l’île de Noirmoutier, on peut consulter les cartes établies en 2002 (téléchargeables ci-dessous), qui montrent l’aléa de submersion marine dans toute l’île de Noirmoutier.

Sur ces cartes, on distingue :

  • la zone des 100m derrière les côtes susceptibles de céder où l’aléa est qualifié de « fort »; c’est la zone quadrillée en rouge ;
  • en arrière, les zones où l’aléa est défini en fonction de la hauteur d’eau qui résulterait d’une brèche : si cette hauteur d’eau est supérieure à 1m, l’aléa est qualifié de “moyen à fort “ (c’est la zone hachurée en rouge) ; si la hauteur est inférieure à 1m, l’aléa est alors “faible à moyen“ (c’est la zone hachurée en jaune) ;
  • la zone « hors d’eau », guillochée en ocre.

Cet atlas constitue donc une base de connaissances sur les phénomènes en présence.

Ces cartes sont très détaillées (échelle de 1/25000), et les fichiers sont lourds. Le téléchargement risque d’être long! Mais si vous voulez savoir dans quelle zone se situe un endroit précis de l’île, vous pourrez le voir ici.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur la commune de Noirmoutier et le nord de la commune de l’Épine.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur le sud de la commune de l’Épine, et sur la commune de la Guérinière.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur la commune de Barbâtre.

Assemblée Générale 2010

L’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier, Vivre l’île 12 sur 12, tiendra son Assemblée Générale pour 2010 à la salle de la Prée au Duc à Noirmoutier en l’île le vendredi 23 juillet à 20h30 (émargement à partir de 20h).

À l’ordre du jour:

  • présentation et validation du rapport d’activités,
  • présentation et validation du rapport financier,
  • quitus de la gestion du Conseil d’Administration,
  • discussion ouverte avec les adhérents,
  • élection du Conseil d’Administration : il se renouvelle par tiers chaque année ; chaque administrateur sortant peut se représenter.

Cette année marque le jubilé d’argent de l’association. En effet, l’assemblée générale constitutive de Vivre l’île 12 sur 12 s’est tenue le mercredi 23 janvier 1985, au cinéma « Les Mimosas » à Noirmoutier-en-l’île. Un projet de centre de loisirs aquatiques sur le site de Fort Larron, pointe sablonneuse encore vierge au Nord-Est de l’île de Noirmoutier, avait mobilisé des résidents indignés de voir s’installer sur cet espace remarquable des attractions tapageuses. Le projet sera retiré mais l’association de défense de l’environnement Vivre l’île 12 sur 12 est née ; elle sera reconnue association agréée de défense de l’environnement le 29 juin 1989.
Le projet de l’association est défini dans ses statuts :

  • assurer la protection de la nature et de l’environnement de l’île ;
  • sauvegarder sa flore, sa faune, ses réserves naturelles en tenant compte du milieu dont elles dépendent ;
  • veiller au bon équilibre des intérêts humains, sociaux, culturels, scientifiques, économiques, sanitaires et touristiques ;
  • rechercher une meilleure information pour une action constructive.

Depuis 1985 l’association s’est affirmée. Actuellement forte de près de 850 adhérents, elle s’oppose avec succès aux projets trop menaçants pour l’environnement ou le patrimoine. Quand la concertation n’est pas possible et chaque fois que la loi est contournée, elle poursuit ses combats devant les juridictions administratives ou civiles.
La feuille d’information a été créée en 1986, à la demande des adhérents. Dix ans plus tard, la feuille d’information est devenue le Bulletin d’Infos de Vivre l’île 12 sur 12, publié trois ou quatre fois par an. L’association communique aussi au moyen d’un site internet (www.12sur12.org), créé en 1998, remanié en 2003 et transformé en blog en 2007.
Depuis son début, l’association a eu trois Présidents : Charles Chiffolon jusqu’en 1987, Jean Bodin (dit « Hercule ») de 1987 à 2002, et Marie-Thérèse Beauchêne de 2002 à ce jour.
Jusqu’en 1996, l’Assemblée Générale se tenait en novembre ; depuis 1997, elle a lieu tous les ans en juillet.
L’association a préparé une brochure reprenant les comptes rendus sommaires des AG et des réunions du conseil d’administration depuis 25 ans. On constate la pérennité de certains dossiers, et les administrateurs actuels ont parfois une impression de déjà vu en lisant les rapports de leurs prédécesseurs. Par exemple, à l’Assemblée Générale du 11 novembre 1988 on évoque le « parc de loisirs des Roussières », un projet prévu dans un bassin d’orage, écarté grâce à l’action de Vivre l’île 12 sur 12 ; à celle du 2 novembre 1991, on constate que malgré l’ordonnance de la Préfecture, le passage côtier devant l’hôtel Punta Lara n’est toujours pas ouvert (problème évoqué pour la première fois au CA du 21 juin 1989, et toujours pas résolu…). Quant au classement du Gois, c’est un sujet qui revient inlassablement depuis un quart de siècle. Enrochements, zones humides, ZPPAU, Loi « Littoral », mitage… les thèmes se suivent et se ressemblent. Mais l’association compte aussi des réussites : que ceux qui en doutent imaginent ce que serait devenue notre île sans la vigilance de Vivre l’île 12 sur 12.
Dans la perspective de renouvellement du Conseil d’Administration, l’Assemblée Générale est l’occasion pour solliciter les adhérents à assister aux réunions mensuelles à titre d’observateur dans un premier temps, en vue éventuellement de poser leur candidature en tant qu’administrateur.
Toutes les personnes concernées par l’environnement de l’île de Noirmoutier sont cordialement invitées à assister à notre Assemblée Générale. Selon nos statuts, seuls les adhérents à jour de cotisation ont voix délibérative. Ceux qui n’ont pas encore réglé leur cotisation pour 2010, et les nouveaux adhérents, auront l’occasion de régler sur place afin de voter valablement.
Le verre de l’amitié clôturera la soirée.

Noël Faucher et le plan national des digues

Nous apprenons par le journal Ouest France en ligne du lundi 5 juillet que Noël Faucher, Président de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier et Maire de Noirmoutier-en-l’île, a participé récemment à une réunion extraordinaire du conseil d’orientation pour la prévention des risques naturels majeurs organisée à l’initiative du ministère de l’Écologie. Noël Faucher y représentait l’Association nationale des élus du littoral. L’un des points à l’ordre du jour était l’examen du plan digues. Selon Ouest France, Noël Faucher a pu présenter la situation de l’île de Noirmoutier au regard de la protection face à la mer et plaider pour une gestion territoriale du risque de submersion, qui prenne en compte les mécanismes d’information et de prévention. Selon lui, « laléa de submersion marine doit être analysé en fonction de la situation réelle du terrain, des ouvrages de défense existants et des casiers hydrauliques susceptibles de se former ».

Au début du mois de mars 2010, nous lui avions envoyé notre document sur les dysfonctionnements de la lutte contre l’érosion des côtes. Ce document a été repris sous forme d’article dans le dernier Bulletin d’Infos (« Le Processus de la défense contre la mer, exemple de la côte ouest de l’île de Noirmoutier » en page 6 du Bulletin d’Infos N° 57), et peut être téléchargé en format pdf en cliquant ici.

Nous espérons que ce document lui sera utile pour la suite des travaux, puisque Ouest France nous apprend que la réflection sur le plan national des digues sera poursuivie au cours du mois de juillet lors d’une rencontre du Centre européen de prévention des risques d’inondations, à laquelle participera Noël Faucher.

Les algues vertes, c’est aussi chez nous !

Selon cet article du journal Ouest France, plus de 90% des plages touchées par les marées vertes en Vendée le sont à Noirmoutier.

Selon Sylvain Ballu, responsable des suivis au Centre d’étude et de valorisation des algues, les communes sont en général dans la dénégation du phénomène. Monsieur Ballu souhaite « qu’on sorte de la perception maladie honteuse des algues vertes. Ce qui n’incite pas à l’action. » Le chercheur du Ceva ne sous-estime pas le rôle des apports agricoles dans l’eutrophisation. Mais il pense qu’on ne peut exclure d’autres paramètres : la construction des épis, qui piègent les masses d’eau et les algues dérivantes et, bien sûr, le réchauffement climatique.

Moderniser l’agriculture?

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Le projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche est actuellement examiné par l’Assemblée Nationale. A cette occasion, le 16 juin, la commission des affaires économiques de l’Assemblée a adopté contre l’avis du gouvernement un amendement qui permettrait l’implantation sans autorisation de gros élevages de porcs (jusqu’à 2000 places, soit jusqu’à 5000 porcs par an) alors que le seuil actuel est de 450. Il s’agirait, selon les auteurs du texte, de s’aligner sur les règles moins contraignantes de certains pays européens, alors qu’à ce sujet l’Union européenne n’a manifesté aucune exigence.
Avec une telle disposition, toutes les barrières de sécurité sautent : plus d’étude d’impact sur l’environnement, plus d’enquête publique, plus d’avis du Comité Départemental des Risques Sanitaires et Techniques, ni des communes concernées. Qui dit mieux ?
Les bonnes intentions du Grenelle de l’environnement en matière de qualité de l’eau passeraient-elles aux oubliettes ? Ignorerait-on le rapport 2010 de la Cour des Comptes, qui critique le manque de volonté de l’Etat pour remettre en cause les pratiques de l’agriculture intensive ?
Si cet amendement est voté le 30 juin en séance plénière, les marées vertes ont de l’avenir… comme l’augmentation du coût de production d’eau potable et celle des amendes de la Cour de justice européenne pour non respect de la Directive nitrates.
La Coordination de Défense du Marais Poitevin, la Coordination des associations environnementales du littoral vendéen et LPO 85, membres du réseau FNE, demandent aux députés de Vendée de rejeter publiquement cet amendement qui favoriserait les intérêts de l’élevage industriel au détriment de l’intérêt général, en accentuant la dégradation de la qualité de l’eau de nos rivières.

L’aménagement du littoral

Selon un article à lire en troisième page du dernier numéro du Journal de la Vendée (le bi-mensuel du Conseil général), un sondage IFOP auprès des Vendéens le 14 et 15 avril dernier aurait révélé que ceux-ci approuvent à une large majorité (66%) la décision de l’État d’interdire toutes nouvelles constructions dans les zones inondables. À la question de savoir s’il faut construire des digues afin de pouvoir construire dans des zones actuellement à risque, 64% répondent non. Et 87% seraient favorables à l’acquisition par le Conseil général de 3000 hectares d’espace naturel sur le littoral afin de le protéger de l’urbanisation galopante.

Sondage IFOP - JdV 138

La gestion du service public de l’assainissement collectif

Le 12 mai, la Communauté de communes s’est réunie afin d’approuver le choix de la société délégataire et le contrat de délégation pour la gestion du service public de l’assainissement collectif, et de prendre une décision sur la tarification de la redevance de l’assainissement à compter du 1er juillet de cette année.

Les lecteurs de ce blog se rappelleront que le conseil communautaire avait attribué ce contrat le 10 novembre à la SAUR (voir notre article ici),  lors d’une procédure qui a été ensuite annulée par le Tribunal Administratif de Nantes, saisi par la Lyonnaise des Eaux, société dont l’offre n’a pas été retenue (voir notre article ici).

Sur la convocation à la réunion de jeudi dernier adressée aux conseillers communautaires, on pouvait lire la phrase suivante : « je vous rappelle le caractère confidentiel de ce dossier jusqu’au déroulement de la séance du conseil communautaire faisant l’objet de la présente convocation. »

Serait-ce un rappel en rapport avec l’information diffusée par le journal Ouest France le 16 avril…

Ouest France, 16 avril 2010

… et la précision publiée le lendemain?

Ouest France, 17 avril 2010

Plusieurs conseillers communautaires étaient absents de la réunion, dont le président de la commission, Monsieur Oudin, qui n’a pas donné de pouvoir.
M. le Président a lu (peut-être en version édulcorée) le rapport d’analyse des offres établi par le cabinet OXENA et la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) : beaucoup d’explications sur l’aspect financier, peu de communication sur l’aspect technique.
Le choix de la SAUR a été voté par l’ensemble des élus présents et représentés moins une abstention; idem pour l’approbation du contrat.
La SAUR ayant proposé des tarifs pour la redevance d’assainissement (part délégataire) inférieurs à ceux relatifs à l’avenant à la précédente D.S.P. pour le premier semestre 2010, la tarification est revue à la hausse pour la part communautaire; la tarification globale reste inchangée par rapport au budget primitif 2010.
M. le Président rappelle que cela permettra de compenser « les deux reversements de 350.000 € » du budget d’assainissement au budget général de la communauté de communes.

D’après ce que nous avons pu conclure au vu des comptes administratifs de 2002, 2003 et 2004, les montants reversés seraient en fait de :
16 894,70 € en 2002
653 000 € en 2003
650 000 € en 2004
soit un total reversé de 1 319 894,70 €, qui semble faire suite à un « oubli de l’écriture comptable des amortissements techniques » en 2000.

Nous avons demandé à M. le Président de nous faire parvenir, selon sa promesse, un exemplaire du dossier diffusé aux élus.

Nous pourrons alors comprendre le choix de l’assemblée.

Défense et restauration des cordons dunaires

La Communauté de communes a voté son programme annuel pour la défense et la restauration des cordons dunaires, l’aménagement et l’entretien des accès aux plages sur les propriétés domaniales.

Pour plus de détails, on peut lire l’article du Courrier Vendéen du 6 mai (cliquez sur la miniature pour lire l’article).

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Panneau illégal – le retour!

Panneau illégal - le retour!

Ci-dessus : l’entrée de Noirmoutier-en-l’île, le 1er mai 2010 ; on aperçoit, de gauche à droite : le château de Noirmoutier, les salorges, l’église…

L’année dernière à cette époque, nous avons publié un article sur les panneaux publicitaires dans les ZPPAUP, dans lequel nous reproduisions un article du Courrier vendéen où il était question d’un panneau illégal à l’entrée de Noirmoutier-en-l’île. Quinze jours plus tard, le panneau avait disparu, pour réapparaître au mois de juillet. Enlevé à la fin de la saison touristique, le panneau (toujours illégal) est réapparu le mois dernier.

Les élus noirmoutrins n’agissent pas pour faire respecter la loi.

L’association Paysages de France, dont l’objet est « de protéger, réhabiliter et valoriser les paysages urbains et non urbains », a récemment fait démonter des panneaux illégaux mis en place par le conseil général du Gers.

Paysages de France a mis le conseil général en demeure de supprimer ces gigantesques panneaux 4x3m scellés au sol, en référence aux articles L.581-27 et L.581-32 du Code de l’Environnement.

Saint Clar, dans le Gers

Ci-dessus : l’éntrée de Saint Clar (Gers), avant le démontage.

À bon entendeur, salut !

Le “Must” du camping

Dans le journal Ouest-France en ligne de lundi matin, un article sur le nouveau camping municipal de La Guérinière.

« L »écolo’ « pas officiel » a commencé par chasser les 87 mobile-homes du terrain, la saison dernière, « un ballet de camions et de grues pendant deux mois. » Sur les emplacements libérés, il a fait monter des tentes de toiles et de bois, certaines en forme de tipis, d’autres appelées « comtoises » ou « bungalow lodge », qui donnent aux Moulins un air de campement de safari en Afrique. Les terrasses, les tables, les chaises, tout est en bois, et des maisons typiques de pêcheurs hébergent les sanitaires. De gros travaux, terminés ces jours-ci. »

écrit Ouest France, qui nous apprend que le « roi du luxe » aspire, pour son camping, à la mixité sociale: « Les nouvelles tentes attirent des ‘bobos’ parisiens. Et les ‘métallos’ des chantiers de l’Atlantique, de fidèles campeurs, restent ici chez eux. Tout ça se mélange très bien autour d’un poker, d’une belote… »

(Voir aussi notre précédent article sur ce camping, et en particulier l’échange intéressant  entre « Gérard » et « Rachida » dans les commentaires.)

Le camping de La Faute rasé

Il y a une dizaine de jours, dans un billet de ce blog, nous avons relaté un entretien radiophonique dans lequel Monsieur Oudin justifiait sa position en faveur de l’autorisation d’occupation du domaine maritime pour le camping de la Faute sur Mer.

Un camping, disait-il en substance, n’est occupé que pendant les mois où le risque de tempête est minime; donc, il n’y a pas de danger.

Dans un article mis en ligne ce lundi, Ouest France  décrit le désarroi des habitués du camping. Deux cent trente mobile-homes qui partent à la casse, au coût de €600 par mobile-home, cela fait un total de €138000 pour la commune.

Xynthia et les limites des zones noires

France Nature Environnement a réagi hier dans un communiqué de presse à l’annonce jeudi par le Gouvernement du tracé des « zones noires », zones déclarées inhabitables où les habitations seront détruites.

Près de 1 400 maisons inondées – 798 en Vendée et 595 en Charente-Maritime – devront être purement et simplement rasées, car situées en zone « d’extrême danger ». Les maires des vingt communes concernées ont été avertis de cette nouvelle cartographie mercredi.

FNE souligne les failles de ce zonage et avance des solutions pour que le drame ne se reproduise plus.

La fédération rappelle que ce mécanisme des « zones noires » est un mécanisme nouveau. Or il existe déjà des mécanismes pour délimiter les zones non constructibles : les zones « rouges » et « bleues » incluses dans les plans de préventions des risques naturels prévisibles (PPRNP). L’Etat est tenu de créer ces plans, qui contiennent notamment des plans de préventions des risques d’inondation et de submersion (inondation par la mer).

Et à la différence des « zones noires », décidées par le Préfet, donc l’Etat, seul, les plans de prévention des risques naturels prévisibles sont élaborés à partir d’une concertation avec les communes et la population, notamment via des enquêtes publiques.

Certes, un zonage est urgent. Mais il existe des procédures accélérées pour créer des plans de prévention des risques naturels prévisibles. Pour des décisions aussi sensibles, FNE s’étonne que l’Etat ait préféré créer un nouvel outil, plutôt que d’utiliser ceux existants dans un esprit d’urgence bien sûr, mais aussi de concertation.

Et le reste des côtes ?
Benoit Hartmann, coordinateur du pôle Aménagement Durable du Territoire de FNE, pointe une autre faille : « La tempête Xynthia aurait pu frapper 10 kilomètres plus haut ou plus bas. Protéger les seules zones sinistrées n’est pas suffisant, il faut anticiper les dégâts humains et matériels tout le long du littoral, et également dans les zones de submersion moins évidentes, plus à l’intérieur des terres ! »

Etendre la loi Littoral
Si la loi Littoral est essentielle pour protéger la nature et préserver la diversité des activités liées à l’agriculture et aux activités marines, elle a aussi pour objectif moins connu la protection de la population contre les risques naturels.

« Le 1er mars, Xynthia est venue cruellement rappeler l’extrême vulnérabilité des communes de bord de mer. Aujourd’hui, la loi Littoral doit être transformée pour lui donner de nouveaux moyens pour protéger la population, explique Raymond Léost, administrateur et responsable du réseau juridique de FNE. Il est notamment urgent d’étendre la loi Littoral aux berges des rus, des étiers et des chenaux. En cas de tempête et de remontée du niveau marin, les inondations s’étendent via ces ruisseaux et canaux. L’eau de mer ravage des terres loin à l’intérieur du littoral. »

Les demandes de FNE :
– Il faut supprimer tout droit à construire sur les rives des chenaux et étiers, voies de pénétration des eaux marines à l’intérieur des terres.
– La bande littorale de 100 mètres inconstructible à partir du bord de mer doit être étendue pour prévenir les risques de submersion marine.
– Les documents d’urbanisme doivent délimiter les espaces non urbanisés soumis à des risques de submersion marine et y interdire toute urbanisation

Saisir l’opportunité du Grenelle II
FNE demande donc aux députés et au Gouvernement de tirer toutes les conséquences du drame et de profiter du vote du Grenelle II en mai pour prendre deux mesures :
1. Intégrer dans la loi Littoral un troisième pilier, la prévention des risques naturels
2. Généraliser les plans de préventions des risques sur l’ensemble du territoire, DOM-COM compris, dans un délai de deux ans, faute de quoi des sanctions financières devront être prises.

Comment écarter le risque de submersion marine

La une du Canard Enchaîné cette semaine nous affriole, nous aguiche et nous allèche :

Canard Enchaîné 31/3/2010

Nous nous empressons d’acheter le Canard Enchaîné, et de consulter la page 3 : et, comme nous le présagions, notre conseiller général, Monsieur Jacques Oudin, figure parmi les « élus vendéens » dont il est question. L’article de la page 3 explique que la mise en place des plans de prévention des risques d’inondation a été constamment retardée un peu partout.

Selon l’article (qui a lui seul justifie, en termes de rapport qualité-prix, la dépense de €1.20 consacrée à l’achat du journal), le Sénateur Oudin  a écrit le 16 septembre 2004 (dix jours avant les élections qui ont fait de lui un ex-Sénateur) à la sous-préfète des Sables d’Olonne pour défendre l’autorisation d’occupation du domaine maritime pour le camping de la Faute sur Mer. « En expert patenté des zones inondables » nous dit le Canard Enchaîné, Monsieur Oudin affirme qu' »actuellement, le camping de la Faute sur Mer se trouve parfaitement protégé de toute menace de submersion marine » (camping dévasté par le passage de la tempête Xynthia le 28 février).

L’article du Canard Enchaîné est commenté dans le Télégramme de Brest, le Parisien, le Figaro, le Post, …

Interrogé à ce propos lors du journal de 19h de France-Inter du 31 mars 2010, Monsieur Oudin persiste et signe : d’après lui, un camping vide ne compte pas.

Voici un extrait de l’entretien:

Anne Jovet a joint Jacques Oudin. Question: regrette-t-il sa position de l’époque?

Jacques Oudin: « De quoi parlait l’article? Du camping de la Faute. Y a eu combien de victimes dans le camping de la Faute? Aucune. Pourquoi? Parce qu’il était inoccupé, parce que ce camping n’est ouvert que juillet/août. Et c’est ce qu’on souhaitait. C’était à l’époque en juillet/août qu’il soit ouvert alors que c’est pas la période des tempêtes et la période des grands dangers. Et les ouvrages de défense faits à l’époque pour cette époque paraissait satisfaisants sauf preuve du contraire. Donc il faut pas confondre les mois de juillet et d’août avec les mois de tempête. Les mois de tempête, c’est octobre, novembre, décembre, janvier, février. Voilà. »

Anne Jovet: « Aujourd’hui, si on vous refaisait une telle demande, est-ce que vous le referiez? »

Jacques Oudin: « Attendez madame, je viens de vous expliquer, je viens de vous expliquer que tout ça se passe dans des contextes. Dans un contexte où il faut évaluer un risque, où il faut évaluer les périodes, il faut évaluer l’usage des sols. Il n’y a pas de permis de construire sur ce camping, il s’agissait d’ouvrir un espace pour l’été. Bon et si on fermait toutes les zones basses l’été, je ne sais pas où le littoral irait. C’est à dire que vous iriez tous à la montagne et il n’y aurait personne sur le littoral. »

Donc, que ceux qui ne souhaitent pas s’exposer au risque de la submersion marine s’installent à la montagne! Il fallait y penser! Pour rappel, nous avons signalé sur ce blog il y a environ deux ans que neuf communes vendéennes sont classées par l’Etat à risque avec enjeu humain : celles du Marais Breton (Bouin, Beauvoir sur Mer et la Barre de Monts) et de l’île de Noirmoutier (Noirmoutier en l’île, La Guérinière, L’Epine et Barbâtre), ainsi que La Faute sur Mer et l’Aiguillon sur Mer.

Élections régionales: résultats du premier tour

À Noirmoutier-en-l’île, la majorité Présidentielle obtient 47.2%, l’union de la Gauche 27.4% et Europe Écologie 10.67%.

À L’Épine,  la majorité obtient 41.72%, l’union de la Gauche 31.93% et Europe Écologie 8.58%.

À Barbâtre, la majorité obtient 36.58%, l’union de la Gauche 34.33% et Europe Écologie 10.34%.

À La Guérinière, la majorité obtient 36.06%, l’union de la Gauche 34.46% et Europe Écologie 11.37%.

Tous les résultats, nationales, par région, par département et par commune sont disponibles sur le site de Profession Politique.

Lire aussi Ouest France d’aujourd’hui.

Roger Giquel

Roger Giquel, le journaliste-vedette du journal télévisé des années 1970 et 1980, est décédé hier à l’âge de 77 ans.

En 1993, Roger Giquel a visité l’île de Noirmoutier pour le magazine « En flânant », qu’il présentait chaque samedi sur France 3 Ouest.

Dans la vidéo ci-dessous, du site internet de l’Institut National de l’Audiovisuel, on voit un extrait de l’émission où il rencontre Hercule, ancien Président de Vivre l’île 12 sur 12, qui évoque des problèmes qui sont toujours d’actualité.

Xynthia soulève la question de la construction en zone inondable

Après le passage de la tempête, la question de la construction en zone inondable est devenue d’une brûlante actualité!

Quelques exemples parmi tant d’autres:

Corse Matin du 1er mars : questions sur la construction en zones inondables

20 minutes du 2 mars : Après le passage de Xynthia, débat sur les zones inondables

Le Monde du 1er mars : La tempête Xynthia soulève la question des constructions en zone inondable

L’Express du 1er mars : Le gouvernement va revoir les règles de construction en zone inondable

Les Échos du 2 mars : La tempête Xynthia rouvre le débat sur l’urbanisation des zones inondables

Émission C dans l’air sur France 5 du lundi 1er mars (visible intégralement jusqu’au 7 mars, ensuite en résumé), intitulée « Trop près des côtes »

Et, pour la petite histoire, la solution géniale à tous nos problèmes préconisée la semaine dernière : un merlon anti-inondations sur la quatre-voies! Si Xynthia enterre ce projet, elle aura au moins servi à quelque chose.

Il serait édifiant de consulter de nombreux articles de ce blog, en tapant le mot « aléas » dans la fenêtre de recherche du menu de droite.

Pour identifier les zones inondables dans l’île, on peut télécharger ci-dessous des cartes établies pour la DDE en 2002 par la société SOGREAH, qui montrent l’aléa de submersion marine dans toute l’île de Noirmoutier.

Sur ces cartes, on distingue :

  • la zone des 100m derrière les côtes susceptibles de céder où l’aléa est qualifié de “fort“ ; c’est la zone quadrillée en rouge ;
  • en arrière, les zones où l’aléa est défini en fonction de la hauteur d’eau qui résulterait d’une brèche : si cette hauteur d’eau est supérieure à 1m, l’aléa est qualifié de “moyen à fort “ (c’est la zone hachurée en rouge) ; si la hauteur est inférieure à 1m, l’aléa est alors “faible à moyen“ (c’est la zone hachurée en jaune) ;
  • la zone « hors d’eau », guillochée en ocre.

Cet atlas constitue donc une base de connaissances sur les phénomènes en présence.

Ces cartes sont très détaillées (échelle de 1/25000), et les fichiers sont lourds. Le téléchargement risque d’être long! Mais si vous voulez savoir dans quelle zone se situe un endroit précis de l’île, vous pourrez le voir ici.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur la commune de Noirmoutier et le nord de la commune de l’Épine.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur le sud de la commune de l’Épine, et sur la commune de la Guérinière.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur la commune de Barbâtre.

Notre dossier “Catastrophes” (mis à jour en mars 2010) présente le problème de façon très complète, en particulier l’étude du cas de la surcote en 1999 (p.11).

Inondations

Comme nos lecteurs le savent sans doute, la tempête dans la nuit de samedi 27 à dimanche 28 février 2010 a occasionné des dégâts importants en Vendée (voir par exemple cet article de Ouest France).

Nous ne déplorons pas de décès à Noirmoutier; mais il y a eu de très importantes surcotes avec inondations à différents endroits de l’île lors de l’exceptionnelle chute de pression avec très forte tempête au moment d’une marée haute de vive-eau avec coefficient de 102.

En raison de cette surcote importante, l’eau est passée par dessus les digues dans la zone aquacole et ostréïcole, à la fois par l’estuaire de l’étier de l’Arceau et par celui des Coëfs. Certains points faibles trop bas, pont de la D 948, écluses, coupes dans les chaussées faites par ostréïculteurs, ouvrages hydrauliques traversants mal gérés, ont également laissé passer beaucoup d’eau.

Les dégâts à certaines exploitations conchylicoles et aquacoles de la zone de Terrain Neuf et des Ileaux sont susceptibles d’être importants.

Au Fort Larron deux passages d’eau très importants avec très forts affouillements des ouvrages anciens (muret, chemins empierré) ont eu lieu par dessus les ouvrages, l’un au niveau du Fort Larron, l’autre 200m plus à l’Est. Toute la partie basse entre Fort Larron et la mer a été remplie, deux tranchées ont été creusées à la pelleteuse pour permettre l’évacuation d’une partie de cette eau vers le polder de Grand Müllembourg.

Aux Sableaux, tout un quartier inondé (environ 30 cm) en contrebas du muret. L’eau est passée par l’accès pompier, au bout du mur côté Bois de la Chaize, où le mur s’arrête, et s’est engouffrée par trois allées vers les villas en contrebas. L’eau a été pompée dimanche de 4h du matin  à 15h vers l’évacuation pluviale.

Une inondation a eu également lieu par le quai du port de Noirmoutier devant chez Burgaud et sur la place d’Armes. Le premier marais salant du polder du Petit Müllembourg a été inondé par  de très grandes quantités d’eau provenant principalement du quai du port et par des surcotes par dessus la digue Jacobsen. Ces surcotes ont créé des « coulons », effondrements importants de la terre de la pente intérieure à différents endroits.

Le marais salant de Bonne Pogne, voisin de l’estuaire de l’Etier des Coëfs, a subi des pertes importantes dû aux inondations de l’ensemble de l’exploitation par des surcotes par dessus les points bas des chaussées de terre, assez fragiles et non entretenues dans cette zone située juste avant l’écluse de cet étier. Les bas des tas de sel stockés sur les bossis de ce marais ont subi des pertes du fait de la dissolution de la base des tas de sel par l’élévation très importante du niveau de l’eau.

La Communauté de communes tiendra une réunion exceptionnelle le 3 mars pour discuter de la sécurité des populations face à la mer. Vous serez informés en lisant le blog. Entretemps, on peut lire les réactions du Président de la Communauté de communes dans un article de Ouest France, en cliquant ici.

Nous mettrons des photos sur le blog dans les heures qui viennent.

Un nouveau Préfet pour le département

Le Conseil de Ministres du 20 janvier a nommé Jean-Jacques Brot préfet de Vendée. À en croire  cet article paru dans l’Écho Rébublicain du 21 janvier, Monsieur Brot, préfet d’Eure-et-Loire depuis novembre 2007, n’aurait pas peur des confrontations avec les élus : « de son passage [en Eure-et-Loire] on retiendra surtout le climat de tension parfois extrême qui prévalut dans ses relations avec le député-maire UMP de Chartres, Jean-Pierre Gorges. «L’Etat ne polémique, et ne polémiquera pas» répétait à l’envi Jean-Jacques Brot après chaque «couac» avec le maire de Chartres. De son côté, ce dernier ne faisait pas mystère des sentiments que lui inspirait un préfet qu’il plaçait au rang de ses opposants. Au centre des divergences entre les deux hommes: une vision différente de la politique du logement social – qui éclata au grand jour et de manière spectaculaire en octobre 2008 lors d’un congrès des maires à Dreux – et le dossier de la station d’épuration de Seresville dont le préfet refusa de signer la déclaration d’utilité publique l’été dernier. »

Vivre l’île 12 sur 12 a écrit la lettre ci-dessous au nouveau préfet, pour lui faire part de nos inquiétudes quant à l ‘avenir de l’île.

Monsieur le Préfet,

Ce courrier que nous avions prévu d’adresser à votre prédécesseur vous permettra d’envisager le travail engagé sur l’Ile de Noirmoutier, par l’association Vivre l’Ile 12 sur 12, agréée pour la défense de l’environnement depuis 1989.

L’environnement de l’Ile nous semble en grand risque de subir d’importantes dégradations, dues aux nombreux projets envisagés et en cours.

Depuis le début d’octobre, nous avons étudié pas moins de cinq révisions et modifications des P.L.U. ou des POS de trois des quatre communes de l’île :

  • Modification du P.L.U. de Noirmoutier en l’Ile, qui envisage d’autoriser la surélévation des habitations du secteur historique classé de Banzeau et celui du port de l’Herbaudière, face à la mer. Est-il utile de détruire des secteurs classés en unifiant les hauteurs des bâtiments (Cf rapport au Commissaire enquêteur chargé de l’enquête publique) ?
  • Révision de la zone du Port de Morin à l’Epine. Après l’annulation du P.L.U. de 2005 par les élus actuels, nous sommes retournés au POS de 1983, le plus dommageable pour l’environnement par la création de nombreuses zones en IINM (Cf rapport au Commissaire enquêteur chargé de l’enquête publique).
  • Encore à l’Epine, ouverture à l’urbanisation des secteurs de « Terpineau » (zone humide ZNIEFF de type 1), « la Cosse » proche du « Marais au Jon » (secteur protégé), le « Pas de Lisière » (voies étroites Cf rapport au Commissaire enquêteur chargé de l’enquête publique).
  • Modification des zones NA à Barbâtre (copie du rapport adressé directement à M. le Préfet).
  • Toujours à l’Epine, révision du secteur des « Eglats » dont nous avons pris connaissance en Mairie : passera-t-il en enquête publique ? C’est un secteur de marais où la Loi sur l’eau s’impose, et où il est prévu l’agrandissement d’un garage (Cf fiche).
  • A l’Epine, révision du camping sur une zone boisée classée, en bordure du littoral (Cf fiche).
  • A l’Epine, création d’une aire de stationnement ouverte aux camping-cars, à l’entrée du village, où étaient précédemment stockés des matériaux nécessaires à la commune pour ses travaux, ce qui oblige le transfert des dits matériaux vers le « Pré aux oies », au cœur des marais salants, en zone Natura 2000, ZICO, ZPS. Ce qui ne manquera pas d’engendrer un trafic important d’engins lourds dans une zone très sensible et où de surcroît tous dépôts sont interdits.
  • A Barbâtre, ouverture à l’urbanisation d’un lotissement sur 36000 m² au lieu-dit « le Niaisois ». Cette zone, située à 6 km du bourg (aucun transport public), au pied d’un moulin classé, en dessous du niveau de la mer (1,50 m), inondé lors des épisodes pluvieux, bordé à l’est par la D. 38, voie à grande circulation et à l’ouest par une forêt, une dune et une plage classés Natura 2000.
  • Enrochement des plages à l’ouest et à l’est de l’Epine, à l’Herbaudière, sur la jetée Jacobsen. Tous ces travaux visant à rendre l’île insubmersible, ce qui permettrait de s’affranchir du P.P.R.N.
  • Projet d’aménagement de rond-point et parkings dans le secteur du Gois à Barbâtre, site de très grand intérêt en cours de classement. Les études se font en toute discrétion, alors qu’il existe un Comité de pilotage qui ne s’est pas réuni depuis la fin 2000.

Malgré nos demandes réitérées, par courriers recommandés, nous ne sommes pas invités aux réunions concernant les personnes publiques. Nous avons été exclus de la Commission de défense contre la mer, sans aucune explication.

Au vu du travail réalisé par l’Association, votre prédécesseur nous a invités à participer au groupe de suivi du P.P.R.N. et à la révision du SAGE. Dans tous les dossiers, nous sommes confrontés à un refus de prise en compte des zones humides, alors que 70 % de la surface de l’île se situe en dessous du niveau de la mer et que les eaux pluviales ne peuvent s’évacuer à la mer qu’en fonction de la marée et pendant un temps restreint. Bassins d’orages ou zones classées Natura 2000 sont menacées de pollution par les projets de constructions, création de zones artisanales, parkings, et à terme vont disparaître.

Devant tant d’incompréhensions, nous avons voulu vous alerter et nous souhaitons votre soutien pour la poursuite de ce travail que nous effectuons depuis 1985.

L’Ile de Noirmoutier est belle mais fragile. Nous l’aimons et nous souhaitons qu’elle garde le charme qui nous a séduits, pour que tous puissent en profiter dans les années à venir. Venez la voir, Monsieur le Préfet. Nous serions aussi heureux de vous rencontrer pour évoquer les différents dossiers avec nous.

Veuillez accepter, Monsieur le Préfet, l’assurance de notre haute considération.

La Présidente :
M. T. Beauchêne

Plan d’action contre les algues vertes

« L’Etat consacrera 134 millions d’euros pour éliminer les algues vertes qui envahissent chaque année les plages du littoral breton. Le plan présenté, mercredi 3 février, en conseil des ministres par la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno, et le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, court de 2010 à 2014 et prévoit notamment la création d’une filière de ramassage et de traitement des algues. »(Lire l’article du Monde.fr)

Ouest France parle d’un plan « qui ménage les agriculteurs ».

Le plan quinquennal est basé sur les recommandations du rapport de la mission interministérielle demandé par le Premier Ministre François Fillon, et remis le 20 janvier, rapport dont, cependant, les recommandations n’ont pas été rendues publiques.

D’après le journal Libération,  les associations écologistes (qui ont été reçues hier par les services de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie), se demandaient pourquoi les agriculteurs auraient eu connaissance du rapport avant elles. (Voir aussi Ouest France du 28 janvier 2010.)

“Ce rapport devait être rendu public début décembre, on est arrivé fin janvier et c’est le monde agricole qui en a eu connaissance, il y a quelque chose qui n’est pas clair, s’alarmait Gilles Huet, de l’association Eau et Rivières à la fin de janvier.

Après avoir été reçu hier, mardi, avec d’autres écologistes par des membres du cabinet de la secrétaire d’Etat, il ne s’est pas montré moins sceptique. « On est dans la com. Sur l’axe préventif, pour l’instant c’est la nébuleuse. Il est question de la mise en œuvre de projets territoriaux, de ‘renaturalisation’ de 20 % des surfaces, de protection des zones humides sur la base du volontariat, mais qu’est ce qu’on fait si ça ne marche pas ? », s’interroge t-il.

À lire également:

Libération : les écolos sceptiques après avoir été reçus au Ministère

France Info : un plan pour éradiquer les algues vertes

Le Télégramme : déception des associations

FR3 : explication du phénomène ; reportage – Mesquer (44) ; article sur le plan d’action.

Pour un dossier très complet sur la question des algues vertes, on peut consulter le site du Télégramme de Brest, et en particulier la page des vidéos et le dossier sur les algues vertes. À consulter aussi, le site internet de l’association S-eau-S.

Enquêtes publiques à l’Épine

Un billet de ce blog du 20 novembre 2009 annonçait les deux enquêtes publiques qui se sont déroulées à l’Épine du 19 novembre au 22 décembre.

C’est le 30 décembre que le commissaire enquêteur a rendu ses conclusions et observations. En ce qui concerne la modification du POS (voir le billet cité pour les définitions de « modification » et « révision simplifiée » du POS), le commissaire enquêteur donne un avis favorable à l’ouverture à l’urbanisation des secteurs du Terpineau et de la Cosse, mais un avis défavorable à celle du Pas de Lisière.

Quant à la révision simplifiée du POS concernant le Port de Morin, c’est un « avis favorable avec réserves. »

Par ces motifs, je donne un AVIS FAVORABLE, au projet de révision simplifiée n°1 du plan d’occupation des sols (P.O.S.), port de Morin, commune de l’Epine (Vendée).

Cet avis favorable est assorti de RÉSERVES :

  • Que la hauteur des bâtiments construits n’excède pas 5,50 mètres au faîtage, de façon à ne pas perturber le paysage.
  • Que la nature des commerces ayant trait à la plaisance et à l’animation du port, soit strictement définie dans le règlement en précisant ceux interdits.
  • Que chaque projet de constructions soit soumis à la décision des services maritimes.
  •  Que le cordon dunaire soit maintenu et que les modifications éventuelles indispensables soient largement compensées .
  • Que les modifications se fassent dans le respect le plus strict des procédures environnementales et des directives
    • SCOT de l’île de Noirmoutier.
    • Loi littoral.
    • Zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager ZPPAUP.
    • Natura 2000.
    • ZNIEFF
    • ZICO……….
  • Que soit pris en compte, dans tout le secteur, l’assainissement, le recueil des eaux usées, des eaux pluviales et des sources de pollutions diverses émanant de l’aire de carénage, ainsi que le traitement avant rejet.

Cet avis favorable est assorti de recommandations :

  • Que les bâtiments soient en harmonie avec le paysage (couleurs adaptées).
  • Que l’aménagement des parkings tienne compte également des visiteurs en plus des utilisateurs.
  • Que les enseignes lumineuses soient interdites et que la publicité soit limitée aux indications essentielles, pour éviter toutes pollutions visuelles supplémentaires.
  • Que les travaux réalisés prennent en compte le phénomène d’érosion dunaire, en se rapprochant utilement de la communauté de communes.

Ces avis sont largement inspirés de nos observations. Nous n’hésiterons pas à aller devant le juge administratif pour les faire respecter, le cas échéant.

Courrier vendéen du 21 janvier 2010

(Cliquez sur la miniature pour lire l’article du Courrier Vendéen du 21 janvier 2010)

Quels sont les avis qui peuvent être prononcés par les commissaires enquêteurs ?

Avis défavorable : le commissaire enquêteur  n’approuve pas le projet.

Avis favorable : le commissaire enquêteur approuve sans réserve le projet.

Avis favorable assorti de recommandations : le commissaire enquêteur exprime des recommandations, suggestions ou critiques qui lui semblent pertinentes et de nature à améliorer le projet, sans porter atteinte à l’économie générale de celui-ci. L’autorité compétente peut en tenir compte ou non : l’avis demeure favorable.

Avis favorable assorti de conditions expresses ou réserves : le commissaire enquêteur pose des conditions à son avis favorable. Celles-ci doivent être toutes acceptées par le maître d’ouvrage, sinon l’avis du commissaire enquêteur sera considéré comme défavorable.

Si le commissaire rend un avis favorable, le préfet pourra délivrer la déclaration d’utilité publique des travaux, qui permettra de commencer les opérations.

En revanche, si l’avis est défavorable, cette déclaration ne pourra être acquise que selon une procédure bien plus lourde.

En outre, lorsque l’avis est défavorable, tout requérant peut saisir le juge administratif des référés en vue d’obtenir la suspension de la décision prise par l’autorité compétente. La décision sera suspendue en cas de doute sérieux quant à sa légalité.

Il y a dix ans : Erika (bis)

Le dixième anniversaire du naufrage de l’Erika était marqué dans les colonnes du Journal du Dimanche, qui publie un article dans son numéro du 12 décembre, lisible sur le site internet du journal en cliquant ici. La page contient aussi des liens vers d’autres articles pertinents, sur le procès de Total.

Outre la pollution, cette catastrophe a eu d’autres effets néfastes, dont l’érosion importante de la plage due au nettoyage.

« Dans l’urgence, la dépollution a privé les plages de plus de 200.000 tonnes de sable et de galets. Cela a favorisé l’érosion du littoral. » explique le géomorphologue Paul Fattal, directeur de l’Institut de géographie et d’aménagement régional de Nantes.

Comme le dit notre présidente, Marie-Thérèse Beauchêne, citée dans l’article du Journal du Dimanche : « Une plage n’est pas faite pour être balayée tous les jours! »

À Noirmoutier, on a parfois l’impression d’être passé de l’autre côté du miroir avec Alice!

 

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Or, le Morse et le Charpentier
S’en allaient tous deux côte à côte.
Ils pleuraient à faire pitié
De voir le sable de la côte,
En disant : « Si on l’enlevait,

Quel beau spectacle ce serait ! »


« Sept bonnes ayant sept balais
Balayant pendant une année
Suffiraient-elles au déblai ? »
Dit le Morse, l’âme troublée.
Le Charpentier dit: « Certes non »,
Et poussa un soupir profond.

Assainissement : le TA de Nantes annule la procédure pour l’attribution de la DSP

Comme nous l’avons signalé sur le blog, le conseil communautaire s’est réuni le 10 novembre pour choisir le délégataire pour le service public de l’assainissement collectif des eaux usées à partir du 1er janvier 2010. C’est la SAUR qui a emporté le contrat, pour une durée de 12 ans. Le Courrier Vendéen du 19 novembre rend compte de la réunion du conseil communautaire dans un article que vous pourrez lire en cliquant sur la vignette ci-dessous.

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Comme nous l’avons précisé, la tarification de la Lyonnaise des Eaux était plus intéressante pour les habitants à l’année (consommation entre 40m³ et 100m³), mais le choix de cette société impliquait un surcoût pour la Communauté de communes. En effet, un budget de €50.000 en sus pour la Lyonnaise lui permettait de faire un audit complet du réseau de l’ile; ensuite, un budget annuel tarifé permettait la remise à neuf de ce réseau. Jacques Oudin, dont la voix fut la seule contre le choix de la SAUR,  prétendait que ce surcoût serait vite rentabilisé par l’amélioration du réseau. Selon Noël Faucher, un contrat avec la Lyonnaise des Eaux comportait une obligation de travaux de rénovation de €300.000 par an.

Le samedi suivant, le Président de la Communauté de communes proposait un point presse pour refaire le point sur cette délégation, ce qui a permis aux journalistes présents de poser un certain nombre de questions. En particulier, à la question de savoir si les calculs de Jacques Oudin étaient bons, le Président répond que non. En ce qui concerne l’état du réseau, dont Monsieur Faucher prétend qu’il est « en bon état », nos photos de l’été 2008 visibles en cliquant ici ou ici seraient de nature à démontrer le contraire.

Vous pourrez lire le reportage du Courrier Vendéen sur ce point presse en cliquant sur la vignette ci-dessous.

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Le Courrier Vendéen nous propose aussi une comparaison sur les tarifs du prix d’assainissement dans les deux offres mises en concurrence. Pour la lire, cliquez sur la vignette ci-dessous.

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Nous venons d’apprendre qu’un jugement en référé du Tribunal Administratif de Nantes, saisi par la Lyonnaise des Eaux, a annulé la procédure d’attribution de la Délégation de Service Public de l’assainissement collectif des eaux usées. Il est reproché à la Communauté de communes son manque de transparence dans les critères de choix de la meilleure offre.

La Communauté de communes devra reprendre la procédure à compter de l’envoi aux candidats retenus initialement.

Vivre l’île 12 sur 12 va se pencher sur l’affaire. Lisez le blog pour rester au courant.

Le nez de 12 sur 12

Le 13 novembre, le Président de la Communauté de communes, Noël Faucher, a présenté au conseil municipal de l’Épine le rapport d’activités de la communauté. D’après l’article ci-dessous, extrait du Courrier Vendéen du 19 novembre (cliquez sur la vignette pour l’agrandir), le conseiller Jacques Coulon a profité de l’occasion pour demander à Monsieur Faucher conseil et soutien pour le projet de démantèlement de la Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager.

« Nos prédecesseurs » aurait-il dit, « ont eu l’imbecillité de tout  bloquer. » Ensuite il aurait pris « pour cible l’association de défense de l’environnement Bien vivre sur l’île 12 sur 12, [sic]  qui, estime-t-il, met un peu trop son nez dans cette affaire. »

Courrier vendéen du 19 novembre 2009

Nous avons réagi à ce propos désobligeant en écrivant à la rédaction du Courrier Vendéen une lettre qui a été publiée le 26 novembre (lire ci-dessous).

Courrier vendéen du 26 novembre 2009

Il est à remarquer que tant la création que la modification d’une ZPPAUP est soumise à enquête publique. L’enquête publique est un moment important de la démocratie, où chaque citoyen a le pouvoir et le devoir de s’exprimer sur des projets d’ouvrages ou de travaux qui sont susceptibles d’affecter l’environnement. Vivre l’île 12 sur 12, en tant qu’association agréée de défense de l’environnement, ne peut pas se soustraire à son devoir d’y participer.

Grand, notre nez? Mais :

« C’est un roc!… C’est un pic!… C’est un cap!…

Que dis-je, c’est un cap?… C’est une péninsule! »

(Cyrano de Bergerac)

Après les algues, le fioul…

C’est Ouest-France qui a donné la nouvelle le premier, vendredi dernier: des boulettes et galettes de fioul avaient été trouvées sur la plage des Onchères à Barbâtre vers 16h30.

Depuis, près de deux tonnes de fioul ont été collectées sur les plages noirmoutrines, et celles du continent de la Barre de Monts à Notre Dame de Monts. De nombreux journaux font écho de l’affaire, entre autres: Le Télégramme, Le Matin (journal suisse), Libération, Le Monde, le journal de TF1

Boulettes de fioul sur la plage de la Coquette à la Guérinière

Boulettes de fioul sur la plage de la Coquette à la Guérinière

Ci dessus, des photos prises sur la plage de la Coquette, à la Guérinière, à 13h30 ce dimanche 29 novembre.

Ce n’est pas encore l’Erika, mais ce n’est pas joli quand même.

Nous vous tiendrons au courant sur ce blog.

Algues : les responsabilités

Le journal Ouest France a publié dans son édition du 24 novembre un article qui reprend l’essentiel des conclusions de l’article de fond de notre Bulletin N° 55 concernant les responsabilités dans la prolifération des algues sur les côtes noirmoutrines depuis quelques années.

Courrier vendéen du13 août 2009

Comme on peut le lire dans l’article du Courrier Vendéen du 13 août (cliquez sur la vignette ci-dessus), Jacques Oudin estime que, dans cette affaire, l’île de Noirmoutier est « victime ». « Les études font apparaître deux zones principales d’influence de pollution : l’estuaire de la Loire, et l’estuaire de la Vilaine, » explique-t-il. La source de la pollution serait « les nitrates dûs à l’agriculture et l’élevage intensif en Bretagne, des phosphates qui proviennent du milieu urbain nantais et de l’estuaire de St Nazaire ainsi que des bocages avoisinants du fait de l’agriculture. »

Nous relevons cependant que, selon le bilan de l’Observatoire l’eau pour 1995 à 2004, « les étiers du Moulin et de Ribandon, situés sur l’Ile de Noirmoutier, présentent les plus fortes concentrations en nitrate de la baie de Bourgneuf. »

Le site de l’association S-Eau-S avait déjà commenté notre article, un peu plus en détail.

Cependant, si vous souhaitez lire l’article en entier (et par la même occasion, avoir des nouvelles sur la vie de l’île et la vie de l’association), il vous appartient d’adhérer à Vivre l’île 12 sur 12 afin de recevoir notre Bulletin quatre fois par an, dès sa sortie. Tous les renseignements utiles à l’adhésion se trouvent sous l’onglet « L’association » en haut de chaque page de ce blog.

L’assainissement collectif des eaux usées : nouvelle délégation de service public

Dans son édition du 24 septembre 2009, le Courrier Vendéen consacre un article aux problèmes rencontrés aux serres de séchage solaire à la station d’épuration de la Salaisière.

Courrier vendéen du 24 septembre 2009

Cliquez sur la vignette ci-dessus pour lire l’article.

« La mise en route de l’installation, » lit-on, « réalisée par l’entreprise Ternois, est faite depuis le 16 juin pour une période théorique d’un mois. »

Malheureusement, les arrêts ont été nombreux depuis cette date.

À la lecture de cet article, il semblerait que, si l’entreprise Ternois qui a réalisé les serres de séchage solaire est certainement en cause dans les dysfonctionnements, elle n’est pas la seule puisque, selon Gérard Guillet, l’élu en charge du dossier : « la qualité des boues en sortie de la centrifugeuse est non satisfaisante ». Or, le traitement des boues fait partie intégrante de la gestion de la station par la SAUR, dans le cadre du contrat d’affermage du service d’assainissement.

Courrier vendéen du 5 novembre 2009

Selon le Courrier Vendéen du 5 novembre (cliquez sur la miniature ci-dessus), le Président de la Communauté de communes n’est pas du tout content.

Le 10 novembre, réunion de la Communauté de communes pour choisir le futur fermier au service d’assainissement. En lice : la Lyonnaise des Eaux et la SAUR. Après une réunion houleuse, marquée par un désaccord profond entre Noël Faucher, Président de la Communauté de communes, et Jacques Oudin, c’est la SAUR qui a été désignée pour les douze années à venir.

Les deux dossiers présentaient une diminution par rapport au tarif de la SAUR en 2008/09; la tarification de la Lyonnaise des Eaux était plus intéressante pour les habitants à l’année (consommation entre 40m³ et 100m³), mais le choix de cette société impliquait un surcoût pour la Communauté de communes. En effet, un budget de €50.000 en sus pour la Lyonnaise lui permettait de faire un audit complet du réseau de l’ile; ensuite, un budget annuel tarifé permettait la remise à neuf de ce réseau.

C’est finalement la SAUR qui a été désignée, presque à l’unanimité (la seule voix contre étant celle de Jacques Oudin).

Nous avons six semaines environ pour faire parvenir nos observations au Préfet. Affaire à suivre donc…

(Lire aussi les articles du blog du 22 juillet 2008,  et les différents articles de l’été 2008 concernant le mauvais état des canalisations des eaux usées, par exemple celui-ci, daté du 8 juillet 2008, ou celui-ci, montrant des photos d’une partie du réseau.)

“Les amis de l’île de Noirmoutier” et les éoliennes

Lors d’une réunion tenue le 2 novembre par l’association « Les amis de l’île de Noirmoutier », la société WPD a présenté le projet dit « du parc éolien des deux îles ».

Selon le président, Marc Poiraudeau, la commission environnement de l’association « a émis un avis favorable à ce projet éolien offshore. »

Le 16 octobre, l’association « L’avenir de Noirmoutier », présidée par Jacques Oudin, avait invité le fondateur de l’association N.E.N.Y. (« Non aux  Éoliennes entre Noirmoutier et Yeu ») à présenter ses arguments contre ce parc lors d’une rencontre au cours de laquelle la polarisation et la passion des positions, pour ou contre, étaient manifestes.

Monsieur Oudin a commencé par expliquer que son association ne prenait pas position, et qu’il avait organisé la rencontre dans le but d’informer. Pressé par le groupe favorable aux éoliennes, il a bien dû finir par admettre, à l’issue de la présentation, qu’il était « personnellement » opposé à ce projet, et qu’il avait voté contre au Conseil Général.

Michel Adrien, chef de file des supporteurs du projet, a fait valoir qu’en s’y opposant « c’est un business énorme qui va nous passer sous le nez. » D’après Monsieur Adrien, « 10% de l’énergie mondiale sera éolienne dans 10 ans. »

L’opposition au projet, tout aussi passionnée, a fait valoir les risques de perturbation du milieu marin et l’incertitude concernant le sort des éoliennes à la fin de leur vie utile. S’il est clair que nous avons besoin de nouvelles sources d’énergie, il ne faut pas négliger le gisement important constitué par les économies d’énergie.

C’est sans doute pour faire contre-poids à cette rencontre que « Les Amis » ont invité WPD à présenter son projet, et à contredire l’étude de N.E.N.Y.

En cliquant sur la miniature ci-dessous, on pourra lire l’article que le Courrier Vendéen a consacré à la réunion des Amis de l’île de Noirmoutier dans son édition du 5 novembre.

Courrier vendéen du 5 novembre 2009

Pour envoyer un courriel à l’association Non aux Éoliennes entre Noirmoutier et Yeu: mail.neny [arobase] orange.fr, ou cliquez ici

Pour contacter les Amis de Noirmoutier :
adresse : Logis du Gouverneur, Le château – BP 201, 85330 NOIRMOUTIER EN L’ILE
Tél / fax: 02 51 39 54 54

Les algues vertes à Noirmoutier

Dans son édition du 3 novembre, Le Figaro illustre son article sur le retrait par l’État de son appel dans l’affaire des algues vertes en Bretagne d’une photo montrant… les algues vertes sur une plage Noirmoutrine.

Au premier plan, des rochers couverts de laitue de mer; en arrière-plan, on reconnaît facilement les cabines de l’Anse Rouge, et la Tour Plantier.

La cour administrative de Nantes se prononcera dans les semaines à venir sur la validité du retrait d’appel de l’Etat. Si ce retrait n’est pas accepté, elle se prononcera sur le fond du dossier.

Vivre l’île 12 sur 12 : une association apolitique

Comme nous l’avons signalé sur ce blog, une réunion d’informations sur l’augmentation de la taxe foncière s’est tenue jeudi dernier, 29 octobre, organisée par le collectif TOM (taxe sur les ordures ménagères), qui compte parmi ses rangs Georges Mélanson, membre du Conseil d’Administration de Vivre l’île 12 sur 12.

C’est sans doute à cause de cette double appartenance que Ouest France prétend, dans son article du 31 octobre (cliquez ici), que l’association Vivre l’île 12 sur 12 était représentée à la réunion. Il n’en est rien, même si plusieurs adhérents et administrateurs aient été présents à titre personnel.

Autre malentendu que nous relevons: nous sommes cités dans un paragraphe qui laisse à croire que la participation de Vivre l’île 12 sur 12 impliquerait la politisation de la réunion.

En effet, on lit à la fin du premier paragraphe et au début du deuxième:

[Le] coordinateur des débats précisait […] « Il ne s’agit pas d’une réunion politique » […] On pouvait, néanmoins, remarquer la présence […] des représentants de l’association 12/12.

Nous avons écrit à  la rédaction du journal Ouest France pour  demander une rectification, en précisant d’une part que Vivre l’île 12 sur 12 n’était pas représentée à cette réunion, et d’autre part que nous sommes une association apolitique. Nos adhérents proviennent de tout l’échiquier politique, de la droite à la gauche en passant par le centre. Nos seuls soucis, comme il est précisé dans nos statuts, (Article 3) sont:

  • d’assurer la protection de la nature et de l’environnement de l’île;
  • de sauvegarder sa flore, sa faune, ses réserves naturelles en tenant compte du milieu dont elles dépendent;
  • de veiller au bon équilibre des intérêts humains, sociaux, culturels, scientifiques, économiques, sanitaires et touristiques;
  • et de rechercher une meilleure information pour une action constructive.

L’impôt foncier : l’opposition s’organise

Les lecteurs du Courrier Vendéen ont écrit nombreux au journal pour exprimer leur mécontentement face à la hausse de la fiscalité locale sur l’île. « Certains d’entre eux » commente le journal « n’ont pas hésité à […] s’adresser directement au président de la Communauté de communes en nous adressant copie de leur lettre. »

Nous aussi avons reçu, sous forme de commentaires sur notre article du 8 octobre, des copies de lettres adressées au Président de la Communauté de communes. Le mécontentement de la plupart des correspondants est d’autant plus aigu qu’il n’y avait aucun signe de cette hausse avant la distribution des avis d’impôt foncier : au contraire, c’est une baisse qui était promise aux contribuables.

Un groupe de contribuables, y compris des élus et des anciens élus, organise une réunion d’information ouverte à toute personne intéressée par la question à la salle de la Prée au Duc à Noirmoutier jeudi prochain, 29 octobre, à 20h45.

Courrier vendéen du 15 octobre 2009

Pour lire l’article du Courrier Vendéen du 15 octobre 2009, cliquez sur la miniature.

Modifications au POS de l’Épine

Le PLU de l’Épine ayant été annulé l’année dernière, comme nous le rapportions dans cet article du 16 septembre 2008, c’est le Plan d’Occupation des Sols datant de 1983 qui s’applique. Afin de permettre la réalisation de deux projets municipaux, il faut modifier ce POS.

En cliquant sur la miniature ci-dessous, vous pourrez lire l’article publié dans le Courrier Vendéen du 15 octobre 2009.

Courrier vendéen du 15 octobre 2009

Vivre l’île 12 sur 12 a examiné les dossiers, et enverra une contribution à l’enquête publique. Nous vous en ferons part sur ce blog. Entretemps, nous voudrions suggérer à l’adjoint en charge du dossier du camping, selon lequel la baisse des recettes cette année serait due au « manque d’équipements », qu’il pourrait y avoir une autre explication.

Une plante envahissante

Les pages 5 à 8 du journal de la Communauté de communes du mois de septembre 2009 consistent en une plaquette d’information sur la lutte contre le Baccharis halimifolia, ou séneçon en arbre.

Vivre l’île 12 sur 12 s’inquiète depuis longtemps de cette « peste végétale ». En été 2002, nous avons distribué aux iliens et aux vacanciers une brochure donnant des informations sur cette plante; en décembre de la même année, nous avons demandé que des plans anti-baccharis soient adoptés par les communes de l’île; la lutte contre la prolifération du baccharis était le thème de notre stand au Forum des associations en 2004. Nous avons consacré plusieurs articles du blog à ce problème, en particulier celui-ci, en juin 2008.

Baccharis halimifoliabaccharis2.jpgbaccharis3.jpgbaccharis4.jpgbaccharis6.jpgbaccharis5.jpgbaccharis7.jpg

Comme le montrent les photos ci-dessus (cliquez dessus pour les agrandir), septembre et octobre sont les mois de floraison du baccharis. Discret tout le reste de l’année il devient particulièrement visible, et le climat exceptionnellement doux de cette année prolonge encore cette floraison.

Grâce à ses petites fleurs blanches il est facilement repérable et on constate que d’année en année il gagne du terrain dans beaucoup d’endroits. De plus en plus d’arbres isolés se révèlent ici et là et vont immanquablement donner autour d’eux un très grand nombre de plants qui peu à peu vont continuer à envahir le milieu. La situation n’est pas nouvelle mais elle empire. Il est indispensable de prévoir un plan sérieux, à long terme, pour l’éradication de cette plante envahissante.

Heureusement que la Communauté de communes semble se mobiliser, car si l’on tarde encore il faudra bientôt parler davantage de l’ile au baccharis que de l’île au mimosa.

Augmentation importante des impôts locaux

Les redevables de l’impôt foncier de l’île de Noirmoutier ont eu une mauvaise surprise l’autre semaine en recevant leur avis d’imposition pour cette année : en effet, l’augmentation très importante du montant à régler pour le 15 octobre était totalement inattendue de la plupart des contribuables. En cliquant sur la miniature ci-dessous, vous pourrez lire l’article du Courrier Vendéen daté du 1er octobre, et apprécier les arguments du Président de la Communauté de communes, qui soutient que, puisque l’engagement de faire baisser les impôts n’a été pris qu’au niveau communal, il a été tenu. Nous espérons que le « document explicatif » qui doit prochainement être envoyé à la population nous aidera à comprendre.

Courrier vendéen du 1er octobre 2009

Le SCOT de Noirmoutier dépassé ?

Courrier vendéen du 24 septembre 2009

Selon cet article du Courrier vendéen du 24 septembre 2009 (cliquez sur la vignette pour lire l’article), les élus communautaires du canton de Noirmoutier souhaiteraient voir notre île incluse dans le SCOT du Nord-ouest Vendée, qui regroupe actuellement les intercommunalités du Marais breton Nord, d’Océan Marais Monts, du pays de Palluau et de Marais et bocages.

Nous avons suivi sur le blog les étapes de l’élaboration du SCOT de Noirmoutier; en particulier, cet article du 4 novembre 2007 contient notre avis sur le projet, qui est finalement entré en application en mai 2008.

Les ganivelles des Éloux

Dans le Courrier Vendéen du 27 août, un dossier sur la défense contre la mer : dans la photo illustrant l’article ci-dessous, on dirait que Monsieur Faucher montre à Madame Collier l’endroit précis où les ganivelles hydrauliques semblent inefficaces pour protéger le trait de côte.

Courrier vendéen du 27 août 2009

Le 23 septembre, nous avons écrit à Monsieur Faucher, Président de la Communauté de communes, pour lui demander quelles mesures allaient être prises pour éviter la destruction de la dune au niveau de l’épi rocheux qui, en augmentant la turbulence, empêche la déposition du sable. Notre lettre est illustrée de photos, et fait référence aux articles du blog qui évoquent ce problème.

Vous pouvez lire ci-dessous le texte de notre lettre :

Monsieur le Président,

Un article du Courrier Vendéen du 27 août 2009 rend compte de votre souci permanent de défendre l’île de Noirmoutier contre les attaques de la mer (Dossier de la rédaction « Défense contre la mer dans le Nord-Ouest Vendée »). C’est pourquoi nous nous permettons d’attirer votre attention sur les effets néfastes d’ouvrages anciens, que d’ailleurs vous semblez pointer du doigt sur la carte de l’île que vous regardez avec Madame Collier dans la photo illustrant l’article du Courrier Vendéen.
Vous vous souviendrez que la Communauté de communes a adopté le 14 septembre 2006 les conclusions d’une étude concernant la dune des Éloux, que nous résumons ci-dessous :

  1. La priorité doit être donnée au rechargement en sable : les quantités prévues au regard de la situation actuelle sont insuffisantes. Elles devront être doublées. La granulométrie appropriée existe à la Fosse, mais la grande quantité de sable prélevée récemment ne permet plus de nouveaux prélèvements avant le rechargement naturel de la plage.
  2. Le perré bas devra être enlevé : même recouvert par du sable son effet sera néfaste. (NB. : Ce perré a été enlevé entre temps.)
  3. Les épis en enrochement prévus auront un impact négatif. Il déstabiliseront le trait de côte. L’épi actuel dit des Éloux devrait être remis en question après une étude de l’effet de sa suppression sur les casiers de sable en amont. (Le conseil communautaire avait en son temps décidé de ne démonter que les planches horizontales pour des raisons mystérieuses.)
  4. Les ganivelles hydrauliques seront installées à titre expérimental : il faudra contrôler leur efficacité.

Recommandations:

  • actualiser les données bathymétriques dans les zones où elles sont insuffisantes,
  • affiner la topographie des platiers rocheux,
  • actualiser les données de houle,
  • intégrer dans le modèle le port de Morin et tous les épis ainsi que les perrés bas,
  • revoir le projet de protection de la cellule hydraulique entre le port de Morin et la pointe de la Loire.

L’installation des ganivelles hydrauliques sur la plage des Éloux a commencé en octobre 2006. Nous vous suggérons de consulter le site internet de notre association, www.12sur12.org, où vous trouverez, en choisissant la catégorie « défense contre la mer », toute une série d’articles démontrant, photos à l’appui, l’efficacité complète de ces ganivelles hydrauliques sur la partie sud de la plage. Malheureusement, ces mêmes photos montrent également une érosion aggravée au nord.
Notre article du 6 décembre 2008 commente les photos en ces termes:

« On constate aussi que la dune à cette extrémité Nord de la plage est mal protégée par les ganivelles et que de grands pans de dune s’affaissent. Une étude a donc été demandée pour essayer d’expliquer les causes de ce dysfonctionnement des ganivelles hydrauliques. Les spécialistes de l’érosion des plages d’un bureau d’études coûteux ont étudié soigneusement la configuration de la plage et le régime des houles et ont conclu que cette érosion intempestive était due à un épi (voir photo ci-dessus) situé en extrémité Nord qui, en accroissant l’agitation provoquée par la houle accentuait la mise en suspension du sable qui repartait ainsi vers le bas de plage. Le bureau d’études recommandait que cet épi soit supprimé. En même temps que cette suppression, il fallait retenir le sable des plages amont.
Cette étude qui nous a coûté cher est maintenant vieille de plus d’un an. Rien n’a été fait.
C’est de l’argent jeté par les fenêtres. »

Les photos datant de la fin du mois d’août 2009 sont affligeantes: nous vous invitons à consulter les articles de notre blog daté du 27 et du 28 août 2009, afin de vous en convaincre.
Il nous semble urgent de prendre des mesures avant l’arrivée de l’hiver afin de protéger cette plage et la dune qui s’effondre.
Comme vous le dites si justement dans l’article précité, notre rôle : « consiste [..] à entretenir les protections naturelles existantes, comme les dunes. Notre rôle est d’aider la nature à se protéger et à nous protéger. »
Nous vous serions reconnaissants de nous communiquer les mesures que la Communauté de communes compte prendre afin d’éviter la destruction de la dune des Éloux au niveau de l’épi incriminé.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma haute considération.

La Présidente :

M. T. Beauchêne