Ouest France du 1er septembre 2016 : Propos d’Yves Auvinet

« On doit être conscients, nous, élus, que la mer peut l’emporter sur tout ce qu’on peut prévoir. »

A ces propos, emprunts d’humilité, d’Yves Auvinet, Président du Conseil Départemental (Ouest-France du 1er septembre 2016 « Défense contre la mer : où en est la Vendée ? ») nous ne pouvons qu’applaudir !

Idées reçues sur le PPRL : le Préfet répond

Dans une note de presse du 16 novembre, la Préfecture de la Vendée répond à une série de contre-vérités qui ont été mises en avant dans le débat concernant le PPRL de l’île de Noirmoutier.

  • Le PPRL a été fait par des fonctionnaires éloignés du terrain : c’est faux!
  • L’État reste bloqué sur ses certitudes : c’est faux !
  •  Il suffit de construire des digues pour protéger définitivement la population : c’est faux!

Par contre, il est vrai de dire que l’État est ouvert à la discussion, qu’il a une approche globale des moyens de protection, et que le risque s’est déjà  concrétisé, notamment en 1882 et en 1937.

Pour lire la note presse de la Préfecture, cliquez ici.

Le nouveau préfet de Vendée

Le nouveau préfet de Vendée vient d’être nommé : il s’agit de Bernard Schmeltz, actuellement préfet du Lot et Garonne.

En cliquant sur ce lien,  on pourra lire un article du journal La Dépêche où le nouveau préfet de Vendée s’exprime sur ses fonctions : « Nous ne sommes là que pour faire respecter les lois et leur application ne peut pas être politique. »

Nous ne pouvons qu’approuver cette affirmation.

Le “plan digues” départemental

Le vendredi 23 septembre, les Conseillers Généraux de Vendée ont adopté à l’unanimité un vaste plan pour faire face aux risques de submersion marine.

Il s’agit de la déclinaison départementale du Plan des Submersions Rapides mis en place par l’État après Xynthia.

Le plan du Département s’articulera autour de trois aides proposées aux acteurs locaux :

  • d’abord une aide à la coordination, pour l’élaboration des Programmes d’Action de Prévention des Inondations (PAPI) et des Plans de Submersion rapide (PSR) ;
  • ensuite une aide technique et humaine, en proposant une cellule d’appui pour l’élaboration des dossiers ;
  • enfin, une aide financière, en subventionnant les études préliminaires.

À noter : le PAPI de Noirmoutier a été labellisé le 12 juillet dernier par la Commission mixte inondation. Cette labellisation conditionne l’obtention de financement à hauteur de 1,2 million d’euros. Le Président de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier représente l’Association Nationale des Élus du Littoral et de l’Association des Maires de France au sein de la Commission Mixte qui a labellisé le Programme.

Dans le Journal de Vendée N° 162 (octobre 2011), un court article sur le « plan digues » départemental.

Les lecteurs assidus de ce blog se rappelleront que nous avions proposé notre propre plan de survie dès 2009 (c’était le 1er avril – la date n’est pas anodine…)

Parc éolien : le Conseil Général veut bien

Selon un article de Ouest France en ligne daté d’aujourd’hui, le Conseil Général de Vendée vient d’adopter une résolution acceptant le projet de parc éolien entre les îles de Noirmoutier et Yeu.

Cette décision, adoptée par 27 voix (les élus du MPF, le parti de Philippe de Villiers, ainsi que Jacques Oudin s’étant abstenus), serait :

« encadrée […] de 5 conditions: D’abord des engagements fermes et écrits pour des retombées en matière d’emploi. Ensuite que l’Etat donne des garanties pour confirmer la non-réalisation des projets d’extractions de granulats marins dans ce secteur. Encore que le groupe WPD, porteur du projet, supprime une ligne de 12 éoliennes sur les 96 fleurs du vent prévues pour réduire l’impact visuel. Aussi que les opérateurs, désormais un consortium économique industriel et technique regroupant aussi Alstom et EDF Energies-Nouvelles, intègrent dans leur projet la prise en charge de l’alimentation électrique d’une future unité de dessalement d’eau de mer vendéenne et contribuent à des expérimentations sur les énergies renouvelables (propulsion électrique des bateaux par exemple). Enfin que l’Etat ne demande pas plus à la Vendée pour l’éolien terreste que l’objectif fixé à l’horizon 2020 d’une production de 230 mégawatts. »

Les contrats “environnement” littoraux

Le Conseil général de la Vendée propose des contrats environnement littoraux  aux communes de la côte vendéenne. Selon le Conseil général, ces contrats constituent : une force de frappe écologique unique en France, qui propose à chaque commune de dresser une liste exhaustive des points à améliorer, afin de mettre en oeuvre des solutions adaptées. Aménagement des milieux naturels, paysagement des aires de stationnement, réhabilitation des fronts de mer… Autant d’actions diverses et concrètes inscrites dans chaque contrat environnement littoral.

Quatre CEL ont été signés entre le département et les communes de l’ile de Noirmoutier. Le 10 mai, nous avons écrit au Président du Conseil général de la Vendée en ces termes:

Monsieur le Président,

Quatre « contrats  d’environnement littoral » (CEL) ont été signés entre le Département et les Communes de l’ile de Noirmoutier. Ceux-ci comprennent des actions financées par le Département en faveur de la préservation et la mise en valeur du littoral.

On ne peut que se féliciter de la prise en compte de l’environnement si sensible de l’île mais il est un peu étonnant que notre Association, agréée de défense de l’environnement depuis 1989, n’ait été ni informée, ni sollicitée par le Service environnement du Conseil Général, pas davantage par les élus.

Nous soutenons pleinement les actions qui permettent la mise en valeur des sites remarquables, la beauté de certains lieux….et qui peuvent recevoir à ce titre des subventions du Département. Cependant, nous déplorons (particulièrement pour le tourisme) que des travaux que nous considérons comme destructeurs soient aussi organisés et subventionnés par le Département.

Monsieur le Président a écrit « plus une dune à massacrer, plus un marais à boucher ». Nous dénonçons tous projets qui risquent sur le terrain d’entraîner des destructions irréversibles.

C’est le cas de la piste cyclable qui existe au pied de la digue de retrait entre la pointe de la Fosse et le lieudit « le Bonhomme ». Il est question d’en créer une deuxième à 150m de la 1ère dans une réserve naturelle et qui obligera à détruire des marais et à ouvrir des sorties des casiers de retenues d’eau protégeant des inondations. De plus, celle-ci doit passer sur le haut de la digue de défense contre la mer à la Casie…. Est-ce bien raisonnable ? Nous nous y opposons.

Celle en bordure de la forêt de Barbâtre sous réserve qu’on n’envisage pas, par la suite, qu’elle soit élargie et goudronnée pour servir de desserte aux résidences établies le long de la piste.

Le projet de voirie par le Département d’édifier un merlon de 1,20 m de haut sur 2 m de base au milieu de la quatre voies de la Fosse au rond-point de l’Europe défigurera complètement le paysage ; fermeture de vue sur les coupures d’urbanisation. D’autres solutions existent. Il faudra également surélever certains ronds-points et prévoir des barrages sur les voies de contournement d’entrée dans les bourgs pour éviter les inondations ? Nous ne pouvons accepter ce projet qui est contraire à la mise en valeur du bâti et le paysagement de la commune pourtant soutenu par le CEL.

Problème des ronds-points qui se multiplient. Avec les prévisions, nous en compterons au moins 15 sur 22 kilomètres (longueur de l’île). A l’entrée du Gois, secteur en cours de classement, un projet de rond-point est à l’étude quant une seule voie existe et le Comité de Pilotage n’a pas été associé. A notre avis, il n’a pas lieu d’être dans cette zone.

Nous regrettons qu’aucune étude d’ensemble n’ait été faite sur le terrain (espace limité) pour savoir si l’environnement de l’ile résistera à la pression touristique.

Les travaux de défense contre la mer (réalisés en investissement, souvent en travaux d’urgence) détruisent toutes les plages à l’ouest et l’érosion (à défaut d’entretien du trait de côte) continue, aggravée par des montagnes de roches. La descente vers les plages et la promenade à pied sur le haut qui est non recouvert de sable sont dangereuses.

Au titre de ces travaux de défense contre la mer, financer l’élargissement de la jetée Jacobsen sur le Mullembourg, est-ce indispensable et raisonnable ? Récemment, lors de la tempête XYNTHIA, les eaux sont rentrées sur ce secteur non pas par débordement par-dessus la jetée mais par les deux extrémités de cette digue : la plage de Fort Larron et les quais nettement plus bas du vieux Port de Noirmoutier.

L’ile n’est pas extensible, elle possède certes de beaux paysages appréciés de tous mais certains travaux que nous considérons destructeurs continuent : les marais et zones humides (bassin d’orages) sont en danger menacés par des zonages permettant des constructions et ceci sur chacune des communes.

Nous apprécions la décision de nous associer à la réflexion de protection de la dune de la Tresson ; cette démarche intervient à temps si l’on ne veut pas la voir complètement dégradée.

Le sentier cyclable ainsi que le sentier pédestre côtier sont également des préoccupations de l’association : quelle mise en place à travers les CEL sur les 4 communes de l’île ?

Nous vous adressons ce courrier pour vous alerter sur ces différents dossiers qui ne relèvent pas tous des contrats environnements littoraux et dont les maitrises d’ouvrage sont différentes, mais ceux ci nous préoccupent car ils ont tous des conséquences sur l’environnement de l’île.

Dans l’attente d’un échange et si possible d’une rencontre, que vous voudrez bien nous accorder et avec tous nos remerciements, recevez, Monsieur le Président, nos salutations distinguées.

La Présidente

Marie-Thérèse Beauchêne

L’aménagement du littoral

Selon un article à lire en troisième page du dernier numéro du Journal de la Vendée (le bi-mensuel du Conseil général), un sondage IFOP auprès des Vendéens le 14 et 15 avril dernier aurait révélé que ceux-ci approuvent à une large majorité (66%) la décision de l’État d’interdire toutes nouvelles constructions dans les zones inondables. À la question de savoir s’il faut construire des digues afin de pouvoir construire dans des zones actuellement à risque, 64% répondent non. Et 87% seraient favorables à l’acquisition par le Conseil général de 3000 hectares d’espace naturel sur le littoral afin de le protéger de l’urbanisation galopante.

Sondage IFOP - JdV 138

Un nouveau Préfet pour le département

Le Conseil de Ministres du 20 janvier a nommé Jean-Jacques Brot préfet de Vendée. À en croire  cet article paru dans l’Écho Rébublicain du 21 janvier, Monsieur Brot, préfet d’Eure-et-Loire depuis novembre 2007, n’aurait pas peur des confrontations avec les élus : « de son passage [en Eure-et-Loire] on retiendra surtout le climat de tension parfois extrême qui prévalut dans ses relations avec le député-maire UMP de Chartres, Jean-Pierre Gorges. «L’Etat ne polémique, et ne polémiquera pas» répétait à l’envi Jean-Jacques Brot après chaque «couac» avec le maire de Chartres. De son côté, ce dernier ne faisait pas mystère des sentiments que lui inspirait un préfet qu’il plaçait au rang de ses opposants. Au centre des divergences entre les deux hommes: une vision différente de la politique du logement social – qui éclata au grand jour et de manière spectaculaire en octobre 2008 lors d’un congrès des maires à Dreux – et le dossier de la station d’épuration de Seresville dont le préfet refusa de signer la déclaration d’utilité publique l’été dernier. »

Vivre l’île 12 sur 12 a écrit la lettre ci-dessous au nouveau préfet, pour lui faire part de nos inquiétudes quant à l ‘avenir de l’île.

Monsieur le Préfet,

Ce courrier que nous avions prévu d’adresser à votre prédécesseur vous permettra d’envisager le travail engagé sur l’Ile de Noirmoutier, par l’association Vivre l’Ile 12 sur 12, agréée pour la défense de l’environnement depuis 1989.

L’environnement de l’Ile nous semble en grand risque de subir d’importantes dégradations, dues aux nombreux projets envisagés et en cours.

Depuis le début d’octobre, nous avons étudié pas moins de cinq révisions et modifications des P.L.U. ou des POS de trois des quatre communes de l’île :

  • Modification du P.L.U. de Noirmoutier en l’Ile, qui envisage d’autoriser la surélévation des habitations du secteur historique classé de Banzeau et celui du port de l’Herbaudière, face à la mer. Est-il utile de détruire des secteurs classés en unifiant les hauteurs des bâtiments (Cf rapport au Commissaire enquêteur chargé de l’enquête publique) ?
  • Révision de la zone du Port de Morin à l’Epine. Après l’annulation du P.L.U. de 2005 par les élus actuels, nous sommes retournés au POS de 1983, le plus dommageable pour l’environnement par la création de nombreuses zones en IINM (Cf rapport au Commissaire enquêteur chargé de l’enquête publique).
  • Encore à l’Epine, ouverture à l’urbanisation des secteurs de « Terpineau » (zone humide ZNIEFF de type 1), « la Cosse » proche du « Marais au Jon » (secteur protégé), le « Pas de Lisière » (voies étroites Cf rapport au Commissaire enquêteur chargé de l’enquête publique).
  • Modification des zones NA à Barbâtre (copie du rapport adressé directement à M. le Préfet).
  • Toujours à l’Epine, révision du secteur des « Eglats » dont nous avons pris connaissance en Mairie : passera-t-il en enquête publique ? C’est un secteur de marais où la Loi sur l’eau s’impose, et où il est prévu l’agrandissement d’un garage (Cf fiche).
  • A l’Epine, révision du camping sur une zone boisée classée, en bordure du littoral (Cf fiche).
  • A l’Epine, création d’une aire de stationnement ouverte aux camping-cars, à l’entrée du village, où étaient précédemment stockés des matériaux nécessaires à la commune pour ses travaux, ce qui oblige le transfert des dits matériaux vers le « Pré aux oies », au cœur des marais salants, en zone Natura 2000, ZICO, ZPS. Ce qui ne manquera pas d’engendrer un trafic important d’engins lourds dans une zone très sensible et où de surcroît tous dépôts sont interdits.
  • A Barbâtre, ouverture à l’urbanisation d’un lotissement sur 36000 m² au lieu-dit « le Niaisois ». Cette zone, située à 6 km du bourg (aucun transport public), au pied d’un moulin classé, en dessous du niveau de la mer (1,50 m), inondé lors des épisodes pluvieux, bordé à l’est par la D. 38, voie à grande circulation et à l’ouest par une forêt, une dune et une plage classés Natura 2000.
  • Enrochement des plages à l’ouest et à l’est de l’Epine, à l’Herbaudière, sur la jetée Jacobsen. Tous ces travaux visant à rendre l’île insubmersible, ce qui permettrait de s’affranchir du P.P.R.N.
  • Projet d’aménagement de rond-point et parkings dans le secteur du Gois à Barbâtre, site de très grand intérêt en cours de classement. Les études se font en toute discrétion, alors qu’il existe un Comité de pilotage qui ne s’est pas réuni depuis la fin 2000.

Malgré nos demandes réitérées, par courriers recommandés, nous ne sommes pas invités aux réunions concernant les personnes publiques. Nous avons été exclus de la Commission de défense contre la mer, sans aucune explication.

Au vu du travail réalisé par l’Association, votre prédécesseur nous a invités à participer au groupe de suivi du P.P.R.N. et à la révision du SAGE. Dans tous les dossiers, nous sommes confrontés à un refus de prise en compte des zones humides, alors que 70 % de la surface de l’île se situe en dessous du niveau de la mer et que les eaux pluviales ne peuvent s’évacuer à la mer qu’en fonction de la marée et pendant un temps restreint. Bassins d’orages ou zones classées Natura 2000 sont menacées de pollution par les projets de constructions, création de zones artisanales, parkings, et à terme vont disparaître.

Devant tant d’incompréhensions, nous avons voulu vous alerter et nous souhaitons votre soutien pour la poursuite de ce travail que nous effectuons depuis 1985.

L’Ile de Noirmoutier est belle mais fragile. Nous l’aimons et nous souhaitons qu’elle garde le charme qui nous a séduits, pour que tous puissent en profiter dans les années à venir. Venez la voir, Monsieur le Préfet. Nous serions aussi heureux de vous rencontrer pour évoquer les différents dossiers avec nous.

Veuillez accepter, Monsieur le Préfet, l’assurance de notre haute considération.

La Présidente :
M. T. Beauchêne

Notre lettre concernant la ZPPAUP – réponse du Préfet

Le 13 mars, nous avons écrit deux lettres au Maire de l’Épine, avec copie au Préfet de la Vendée (voir notre billet du 21 mars, ici).

Nous n’avons pas reçu de réponse du Maire, mais avons appris par la presse que la modification de la ZPPAUP était effectivement à l’ordre du jour (voir notre billet du 24 avril ici).

Peu après, nous avons reçu une lettre du Préfet, que vous pourrez lire en cliquant sur la miniature ci-dessous.

Lettre du Préfet de la Vendée

Le Préfet précise que, « s’agissant de la ZPPAUP, aucune demande officielle d’abrogation ou de modification de cette ZPPAUP n’est en cours d’instruction auprès de mes services. » Il ajoute que, selon le Code du patrimoine, « un projet de modification d’un tel document est également soumis à enquête publique. »

En ce qui concerne la « maison sur la dune » (voir notre résumé ici), le Préfet conclut que cette affaire « n’a pas connu d’autres développements depuis l’arrêt de la cour de cassation du 5 juin 2008 qui a rejeté le pourvoi formé par votre association, et le jugement du Tribunal administratif de Nantes qui a rejeté la demande d’indemnisation auprès de la commune de la SCI FORTICHE. »

Jacques Oudin quitte la Présidence de la CLE

Courrier Vendéen 26iii2009

Cliquez sur la miniature pour lire l’article du Courrier Vendéen du 26 mars 2009.

Depuis sa création en 1997, la Commission locale de l’eau de la baie de Bourgneuf était présidée par Jacques Oudin. Désormais, la CLE sera présidée par Robert Guérineau, maire de Saint Gervais.

La CLE se trouve en désaccord avec l’État au sujet du Sdage  (Schéma Directeur d’aménagement et de gestion des eaux) du bassin Loire-Bretagne, trop contraignant à ses yeux. Selon le Courrier Vendéen (voir article ci-dessus), Monsieur Oudin prétendrait que « une terre considérée ici comme sèche pourra désormais être recensée au titre des zones humides pour peu qu’il y ait des traces d’eau dans le sous-sol ». Si c’était le cas, ce serait effectivement inquiétant! Cependant, nous pouvons nous rassurer en lisant l’Article 2 de la loi du 3 Janvier 1992, codifié à l’article L 211-1 du code de l’environnement (la Loi sur l’eau):

on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année.

En examinant soigneusement la photo parue dans le Courrier Vendéen, on constate que les membres de la Commission Locale de l’Eau boivent de l’eau en bouteille…

L’éolien en question

Dans le numéro 108 du Journal de la Vendée (le bi-mensuel du Conseil Général), à la page 8, on pourra lire un entretien avec Christian Gérondeau, expert des questions d’énergie, qui met en question la pertinence de l’énergie éolienne pour résoudre les problèmes énergétiques de la France.

On sait que le Président du Conseil Général de la Vendée, Philippe de Villiers, est défavorable à l’installation de parcs éoliens sur le département, et en particulier au projet de parc éolien des deux îles, dont nous avons parlé déjà dans ce blog.

Pour lire tous nos articles sur le sujet, on peut sélectionner la catégorie « Éoliennes » dans la liste à droite.

La dune de la Tresson

Sur le site du Conseil Général de la Vendée, un article avec de belles photos explique les raisons du classement de la dune de la Tresson en espace naturel sensible. Cet article est également publié dans le numéro 107 du Journal de la Vendée (le bimensuel du Conseil Général), à la page 2.

« Cette dune est fabuleuse parce que pendant des années elle s’est développée en toute liberté. Sa forme est unique. La dune grise, souvent menacée ailleurs, est ici complètement préservée. » déclare le représentant de l’Office National des Forêts.

Quand on pense à ce qu’aurait pu devenir cet endroit, on peut difficilement s’empêcher de pousser un « ouf! » de soulagement.

Le plan de sécurité routière

Il y a quelques jours, nous avons attiré votre attention sur les travaux du nouveau giratoire sur la voie rapide, au niveau de la Tresson.

Ces travaux étaient annoncés déjà en septembre 2007, en particulier dans un article du Courrier Vendéen que nous avons mis sur notre blog à l’époque (voir le billet ici).  En effet, l’article précise que « il faudra construire également de nouveaux giratoires. Le premier programmé est celui de la Tresson, dont la construction devrait débuter à l’automne 2008. » Nous avons dit dans notre billet que nous ne manquerions pas « d’examiner les nouveaux projets en temps utile. »

Mais nous n’avons pas eu l’occasion d’examiner le projet.  En effet, le coût n’atteint pas le seuil de € 1 900 000; il n’y a pas eu d’expropriation; et la zone concernée n’est pas protégée par les dispositions de la loi sur l’eau.

C’est pourquoi, contrairement aux travaux de construction du giratoire de la Nouvelle Brille, ceux-ci n’ont pas été précédés d’une enquête publique.

Cependant, les riverains immédiats (habitants de la Tresson et des Sables d’Or) ont été informés au moyen d’un imprimé que nous reproduisons ici pour information.

(Cliquez sur les miniatures)

giratoire1.jpg  giratoire2.jpg  giratoire3.jpg