Massacre à la tronçonneuse aux Sorbets

les sorbets (2)

Comme trop souvent, c’est un fait accompli qui nous interpelle. Les superbes chênes verts du petit bois des Sorbets sont débités, le mini écosystème qui va avec est détruit, un combat d’arrière-garde n’y changerait rien.

 

Comme au Pélavé, il y a quelque années (on peut d’ailleurs craindre sur ce site une action semblable en accord avec le projet immobilier en cours, la méfiance doit être de mise malgré les promesses), comme cet élu qui avait coupé quelques arbres dans sa propriété sise en bord de mer dans le bois la Chaise parce que ces arbres lui masquaient la vue et qu’il savait qu’une autorisation lui aurait été refusée. Fait accompli – affaire classée sans suite !

 

Les pins du camping Indigo massacrés par l’ONF, soi-disant parce qu’ils étaient ou trop vieux ou malades alors qu’il s’agissait d’abord d’augmenter la surface au sol disponible pour les tentes dont les plateformes restent en place (illégalement ?) à l’année. Le dépeçage de la « Grande Lande » est aujourd’hui terminé. Cette liste n’est pas exhaustive.

 

L’autorisation d’abattage d’arbres, n’est-elle pas obligatoire ? Avec un permis délivré par le maire.

les sorbets (1)

Bien sûr, actuellement un tel permis ne saurait être refusé, les affaires juteuses sont tellement plus importantes… que le maintien d’un environnement de qualité. Dans le cas précis des Sorbets, la barrière d’arbres en bordure de voie aurait pu être conservée sans porter préjudice au reste du « développement». Quel manque de discernement de la part des promoteurs !

 

Nos démarches à 12/12 d’éducation, de persuasion et de négociation finiront-t-elles par porter leurs fruits ? Notre souci de dialogue, en temps utile, sauvera-t-il ce qui peut encore être sauvé de la beauté de notre territoire afin de pouvoir goûter, encore un peu, au bonheur d’y séjourner, malgré l’utilisation par certains de la technique lâche mais bien huilée du fait accompli, avec souvent la bénédiction camouflée des politiques, qui laisse peu ou pas de recours ?

Syndicat mixte Marais-Bocage-Océan : la Communauté de communes nous répond

Le 9 mars, nous avons écrit au Président de la Communauté de communes pour demander l’organisation d’une réunion publique d’information afin que les citoyens puissent apprécier en connaissance de cause l’opportunité de notre rattachement au Syndicat mixte Marais-Bocage-Océan (voir notre article ici).

Nous avons reçu une réponse, que vous pourrez lire en cliquant sur la miniature ci-dessous :

Lettre de la Communauté de communes du 14 mars 2011

Échos de la presse

On parle de nous à Ouest France, sur Vendée-info-net, dans le Courrier Vendéen (cliquez sur la miniature):

Courrier vendéen du 17 février 2011

Nous avons envoyé la lettre suivante au Président de la Communauté de Communes.

Noirmoutier, le 9 mars 2011

Monsieur le Président de la
Communauté de Communes de
L’Ile de Noirmoutier
rue de la Prée au Duc – BP 714
85330 NOIRMOUTIER-en-l’Ile

Monsieur le Président,

Au printemps dernier, la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier a rejoint le syndicat mixte Marais-Bocage-Océan, un groupe territorial comprenant les intercommunalités du Marais breton Nord, d’Océan Marais Monts, du pays de Palluau et de Marais et bocages.

Ces cinq communautés de communes sont représentées par 28 délégués. L’île de Noirmoutier ne sera représentée que par 3 délégués. Un certain nombre des compétences communales et intercommunales vont donc être déléguées à un organisme où les voix noirmoutrines risqueront de ne pas être audibles.

Le syndicat mixte doit élaborer un Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) Nord Ouest Vendée.

Les associations de l’île ont contribué, dans le cadre du CTU, au travail d’élaboration du SCOT de Noirmoutier, qui va disparaître ; auront-elles une place dans le nouveau SCOT ?

Tout cela mérite explications ! Nous estimons que nos élus nous doivent ces explications. C’est pourquoi nous vous avons écrit au mois de juin dernier pour vous demander d’organiser une réunion publique d’information afin que les citoyens puissent apprécier en connaissance de cause l’opportunité de notre rattachement à cette instance territoriale très étendue.

À ce jour, notre demande est restée sans réponse ; c’est pourquoi nous vous écrivons encore une fois afin de la réitérer.

Dans l’espoir d’une réponse positive, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma haute considération.

La Présidente,

Marie-Thérèse Beauchêne

Élections régionales: résultats du premier tour

À Noirmoutier-en-l’île, la majorité Présidentielle obtient 47.2%, l’union de la Gauche 27.4% et Europe Écologie 10.67%.

À L’Épine,  la majorité obtient 41.72%, l’union de la Gauche 31.93% et Europe Écologie 8.58%.

À Barbâtre, la majorité obtient 36.58%, l’union de la Gauche 34.33% et Europe Écologie 10.34%.

À La Guérinière, la majorité obtient 36.06%, l’union de la Gauche 34.46% et Europe Écologie 11.37%.

Tous les résultats, nationales, par région, par département et par commune sont disponibles sur le site de Profession Politique.

Lire aussi Ouest France d’aujourd’hui.

Voter dans l’ile

En France, il n’y a pas d’obligation de voter; mais il y a une obligation d’inscription. À l’exception de quelques catégories de personnes soumises à une incapacité électorale, tout Français majeur doit obligatoirement être inscrit sur une liste électorale.

Pour pouvoir s’inscrire sur la liste électorale d’une commune donnée, il est nécessaire de justifier d’une attache avec celle-ci : soit y être domicilié, soit y résider depuis six mois au moins de façon continue et effective, soit y payer depuis cinq ans au moins la taxe foncière, la taxe d’habitation ou la taxe professionnelle. C’est à dire que, si vous êtes propriétaire d’une résidence secondaire dans l’île depuis cinq ans, vous pourrez vous inscrire sur la liste électorale de la commune de votre résidence secondaire – ce qui mènera, bien sûr, à l’annulation de votre inscription sur la liste de la commune de votre résidence principale.

Certes, si vous êtes inscrit à Noirmoutier, et que vous habitiez à 1000 kilomètres, cela peut sembler problématique lorsqu’il s’agira de s’exprimer. Mais s’il vous est impossible de venir passer un dimanche dans l’île, vous avez toujours la possibilité de vous faire représenter, en donnant une procuration à un électeur qui sera sur place.

Si vous  souhaitez jouer un rôle dans votre commune d’adoption, réfléchissez à la possibilité de demander votre inscription sur sa liste électorale. Aux municipales, votre voix aura plus de poids dans une commune de 1500 électeurs que dans une grande agglomération.

Pour de plus amples renseignements, voir le site internet du ministère de l’intérieur et notre article du mois de juin 2000.

Comitologie

Vivre l’île 12 sur 12 est une association agréée de défense de l’environnement. L’agrément s’obtient en remplissant certaines conditions, et permet à l’association de participer à certaines missions qui répondent à un intérêt général.

C’est à ce titre, par exemple, que nous avons participé aux commissions du travail préparatoire et au comité de suivi de la réserve régionale naturelle du Polder Sébastopol, inaugurée le 26 août dernier, comme nous l’avons rapporté ici.

Nous n’avons malheureusement pas été conviés à cette inauguration, dont nous avons pris connaissance en lisant le journal le matin même. Nous en étions déçus, voire dépités… Mais la lettre que nous reproduisons ci-dessous nous rassure: il semblerait que notre absence à cette inauguration soit due à un oubli ou à une erreur.

letter.jpeg

La lettre confirme que Vivre l’île 12 sur 12 est membre du comité consultatif  pour la Réserve Naturelle Régionale, instance qui assure le suivi de la mise en oeuvre du plan de gestion du site, et émet un avis préalable à la réalisation de tout nouveau projet de construction dans le polder.

Par ailleurs, nous participons également à d’autres groupes de suivi et de réflexion, notamment au comité de pilotage de la zone de protection spéciale  du « Marais breton, baie de Bourgneuf, Île de Noirmoutier et Forêt de Monts »; au comité de pilotage du site d’importance communautaire du « Marais breton, baie de Bourgneuf, Île de Noirmoutier et Forêt de Monts »; à la commission des sites (protection de la nature); au comité de pilotage de la CLE-SAGE de la Baie de Bourgneuf; au comité de pilotage du classement du bois et de ses abords; au comité de suivi de l’extraction des granulats marins; au comité de suivi du port de Noirmoutier; au comité de suivi des travaux de défense contre la mer; au comité de suivi du dévasage des ports de l’Herbaudière; aux comités de réflexion sur les projets du CTU (conseil de développement).

Plan de Prévention des Risques Naturels: PPRN

Nous avons reçu un courrier du Préfet de la Vendée nous informant qu’il avait l’intention de prescrire dans les prochains mois sur les communes de l’île de Noirmoutier et de la Baie de Bourgneuf, un Plan de prévention des risques naturels (PPRN) :

« Les évènements majeurs ayant affecté le territoire de ces sept communes ont permis de définir les risques qui feront l’objet de cette étude, à savoir les risques littoraux (recul des côtes, avancées dunaires, accrétion et submersion marine…), les risques d’inondation par débordement de cours d’eau, par ruissellement urbain et par remontée de nappe, les risques sismiques, les risques liés aux mouvements de terrain (glissement, coulées boueuses, tassements différentiels) et les risques liés aux incendies de forêt. »

LE PPRN :

Qu’est-ce donc qu’un plan de prévention des risques naturels ?

Son objet est de délimiter les zones exposées à un ou plusieurs types de risques et d’y réglementer l’utilisation des sols (allant des prescriptions spéciales à l’interdiction de construire afin de ne pas aggraver la vulnérabilité des personnes et des biens). Ses possibilités sont très étendues, il peut intervenir dans les zones exposées au risque, mais aussi dans d’autres zones qui ne le sont pas pour éviter d’aggraver les risques ou d’en provoquer de nouveaux (préservation de bassins d’orage pour éviter l’inondation).

Il peut également définir des mesures générales de prévention qui doivent être prises en compte par les collectivités publiques et par les particuliers.

Enfin il peut intervenir sur l’existant. Toutefois pour les biens régulièrement autorisés, on ne peut imposer que des aménagements limités dont le coût est inférieur à 10% de la valeur vénale ou estimée de ces biens.

Si le premier objet de la prévention des risques est de préserver des vies humaines le second est de réduire le coût des dommages liés aux risques qui est reporté in fine sur la collectivité. En effet, la collectivité nationale assure, au travers de la loi sur l’indemnisation des victimes de catastrophes naturelles, une solidarité financière vis-à-vis des occupants des zones exposés aux risques naturels. Dès lors, toute installation nouvelle en zone soumise au risque représenterait une acceptation tacite de la collectivité nationale de prendre en charge le coût des dommages.

Le PPRN est une servitude d’utilité publique associée à des sanctions pénales et à des conséquences en terme d’indemnisation pour catastrophes naturelles.

Il doit être annexé au plan local d’urbanisme des communes. Lorsqu’il n’y a pas cohérence entre les deux documents, il faut à l’évidence rendre le PLU compatible avec le PPRN même si cela n’est pas obligatoire car c’est la mesure la plus sévère qui sera retenue en cas de divergence.

Le PPRN est donc une servitude d’utilité publique applicable à tous, notamment dans le cadre de la délivrance des permis de construire.

La création de ces PPRN noirmoutrins va soulever certainement beaucoup de commentaires car, dans notre île située en grande partie sous le niveau de la mer mais où les transactions immobilières sont une importante source de revenu, les enjeux financiers vont être considérables.

Rencontre avec les élus de La Guérinière

C’est ce matin que la Présidente de l’association Vivre l’île 12 sur 12 et trois administrateurs ont été reçus à la Mairie de La Guérinière par Madame le Maire, flanquée de deux adjoints, MM Baudry et Dano.

Nous avions sollicité des rencontres avec les conseils municipaux issus des élections du mois de mars afin de nous présenter, et dans l’espoir de pouvoir être associés en amont aux projets des communes. En effet, forts d’une expérience d’une vingtaine d’années, nous pensons pouvoir contribuer utilement aux discussions; en outre, en intervenant dans le débat public et en donnant le point de vue de l’association, nous avons l’espoir d’éviter de stériles conflits qui ne peuvent aboutir qu’à un gaspillage de ressources.

Au cours d’une rencontre courtoise, où nous avons été écoutés attentivement par les élus, nous avons exposé notre vision du développement durable dans l’île de Noirmoutier; nous avons insisté sur la nécessité d’avoir un projet cohérent pour orienter l’avenir économique de l’île – sans quoi, les initiatives anarchiques ne pourront que se contrecarrer mutuellement; et nous avons esquissé notre conception de ce que pourrait être ce projet. Madame le Maire nous propose de nous joindre à la commission élargie qui étudiera l’aménagement des flux de circulation dans le centre-bourg cet été.

Nous avons senti que les élus qui nous recevaient partageaient notre conviction que l’entente vaut mieux que le conflit. Il n’est pas inéluctable que des différences de vue, pour inévitables qu’elles soient, se traduisent par des querelles acrimonieuses.

Nous nous félicitons de cette première expérience, et espérons pouvoir la renouveler avec les élus des autres autorités locales de l’île.

Élections municipales 2008: les résultats

Cliquez sur le nom de la commune pour trouver les résultats définitifs des élections municipales.
Résultats à Barbâtre
La liste élue n’a pas répondu à notre questionnaire.

Résultats à L’Épine
La liste élue est une fusion de deux listes, dont les réponses à notre questionnaire peuvent être consultées en cliquant ici pour Équilibre et Progrès, et ici pour Ensemble pour l’Épine.

Résultats à La Guérinière
Pour les réponses de la liste élue à notre questionnaire, cliquez ici.

Résultats à Noirmoutier en l’île
Pour les réponses de la liste élue à notre questionnaire, cliquez ici.

Pour mémoire, aux cantonales Jacques Oudin est élu au premier tour avec 51.25% des voix: résultats complets ici.
Pour les réponses de Jacques Oudin à notre questionnaire, cliquez ici.

Le projet de SCOT – ce que nous en pensons

Le 11 janvier, nous avons envoyé la lettre suivante à la Commission d’enquête relative au projet de SCOT de l’île de Noirmoutier:

J’ai l’honneur de vous faire parvenir les observations de l’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier “Vivre l’île 12 sur 12“ relatives au projet de Schéma de Cohérence Territoriale de l’Île de Noirmoutier.
La Communauté de communes de l’île de Noirmoutier a bien voulu nous associer à la préparation de ce SCOT, nous y avons apporté les points de vue d’une association de défense de l’environnement soucieuse du développement durable du territoire, points de vue qui ne coïncident pas toujours avec ceux des élus, souvent obligés de limiter leur projection au court terme ou au moyen terme. Continuer la lecture

SCOT : Enquête publique

L’enquête publique relative au Schéma de cohérence territorial (SCOT) de l’île de Noirmoutier est en train de se dérouler (voir notre article ici, qui inclut notre avis sur le projet et un lien vers nos observations).

Le dossier d’enquête est consultable, aux heures d’ouverture, dans toutes les mairies et dans les locaux de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier . Ce dossier comprend :

– un projet d’aménagement et de développement durable (PADD) qui fixe les grandes orientations pour le territoire de l’île,

– un document d’orientation générale (DOG), prescriptif, qui a pour objet de décliner concrètement les principes énoncés dans le PADD, et peut être assorti de documents graphiques,

– un rapport de présentation, qui doit présenter les enjeux en présence, justifier le projet de SCOT et en apprécier les incidences.

Le dossier comprend aussi les avis des personnes publiques associées dont celui de “Vivre l’île 12 sur 12“ et un registre d’enquête sur lequel vous pouvez enregistrer toutes vos remarques et observations.
Cette enquête publique se terminera le vendredi 11 janvier 2008.

Signature du Contrat Territorial Unique

Le CTU (contrat territorial unique) est un outil de politique territoriale de la région du Pays de la Loire adopté en 2004.

Il s’agit d’un contrat entre un territoire et le Conseil Régional prévoyant le financement de projets élaborés en concertation entre élus, associations et habitants. Il comporte une charte de territoire, un programme d’actions, et l’avis du Conseil de développement.

En participant au Conseil de développement de l’île de Noirmoutier, Vivre l’île 12 sur 12 a contribué à l’élaboration du CTU 2007-2010 entre la région et la Communauté de Communes. Ce contrat est défini par rapport à deux finalités majeures:

  • maintenir une population jeune et permanente
  • concevoir un développement qui préserve et renforce l’identité de l’île.

Le programme d’actions comporte six actions:

  1. maîtrise foncière et politique du logement sur l’île;
  2. organisation de réunions d’information avec les artisans sur les techniques de construction durables;
  3. création d’une zone artisanale intégrant les principes HQE (haute qualité environnementale) à la Basse Salaisière;
  4. restauration de l’Hôtel Jacobsen pour un projet culturel et touristique;
  5. étude pour la mise en place d’un transport en commun économe en énergie sur l’ensemble de l’île;
  6. utilisation de produits ou de techniques moins polluants pour le désherbage et l’entretien des espaces verts et des pistes cyclables.

La dotation régionale pour le territoire de l’île de Noirmoutier est de €1 440 000.

Nous avons été invités à la signature officielle de ce contrat le vendredi 9 novembre, et avons eu à cette occasion la possibilité de nous exprimer sur la démocratie participative.

Vous pouvez télécharger le texte de notre intervention en format pdf en cliquant ici.

Communes, PLU et SCOT

Article du Bulletin N° 38

Depuis 1919, l’île compte quatre communes : Noirmoutier-en-l’Île, l’Épine, La Guérinière et Barbâtre. En 1997, pour des raisons politiques, le Sénateur Oudin avait milité en faveur de la création d’une cinquième commune : l’Herbaudière. Le bon sens avait triomphé et le Préfet de l’époque avait refusé d’entériner cette machination.

Depuis, en France, la tendance naturelle au regroupement des moyens s’est affirmée et notamment, la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (Loi SRU) a concrétisé la volonté de l’État de promouvoir un aménagement plus cohérents des territoires. Les documents d’urbanismes ont été réformés en conséquence : le Plan Local d’Urbanisme (PLU) et le Schéma de cohérence Territorial (SCOT) ont été instaurés ; l’objectif est d’élaborer des documents plus simples dans la procédure mais plus exigeants dans les contenus, en particulier au regard des exigences environnementales et de prendre en compte, de façon globale et cohérente, des enjeux traités jusqu’alors de façon trop sectorielle.

LE PLAN LOCAL D’URBANISME (PLU).

Alors que le Plan d’Occupation des Sols (POS) se bornait à préciser le droit des sols, le PLU demande aussi aux conseils municipaux, après avoir élaboré un diagnostic d’ensemble et une politique globale pour l’aménagement et le renouvellement de la ville ou du village, qu’ils expriment clairement un projet pour la commune.

Quel est le rôle du PLU

1. Il précise le droit des sols :

  • en délimitant des zones urbaines, des zones à urbaniser, des zones agricoles et des zones naturelles,
  • en définissant exactement ce que chaque propriétaire pourra ou ne pourra pas construire ; il comporte un règlement et des documents graphiques peu différents de ceux des POS.

2. Il indique pour tout le territoire de la commune le diagnostic d’ensemble établi par le conseil municipal.

3. Il comprend un projet d’aménagement et de développement durable qui précise le projet d’évolution et de développement d’ensemble de la commune. Ce document, destiné à tous les citoyens, expose le plus clairement possible les intentions de la municipalité pour les années à venir.

Sur l’île, trois communes sur quatre : Noirmoutier-en-l’Île, l’Épine et Barbâtre ont entrepris la démarche de réalisation d’un PLU. Des réunions publiques préparatoires précédant l’élaboration du PLU se sont déroulées ou vont se dérouler, il est essentiel que les habitants y participent : leurs propriétés sont concernées et de plus, on leur offre (et ce n’est pas si fréquent) le droit de donner leur avis sur le futur de leur commune.

LE SCHÉMA DE COHÉRENCE TERRITORIAL (SCOT) :

l’objectif d’un SCOT est de favoriser une coopération entre l’ensemble des communes faisant partie d’un même bassin de vie. C’est un document où les collectivités locales mettent en cohérence et coordonnent les politiques menées en matière d’urbanisme, d’habitat, de développement économique, de déplacement et d’implantation commerciales. Elles peuvent ainsi mieux maîtriser leur développement, prévenir et réduire les nuisances de toute nature : risques naturels ou technologiques, nuisances sonores, pollutions, …

On comprend bien qu’il est important de coordonner les projets de communes voisines : le choix de développer largement et rapidement de nouvelles zones d’habitat, ou encore d’installer une grande surface commerciale ou industrielle a des incidences sur les autres communes. Il est donc normal que ces choix, dans leurs grandes lignes, fassent l’objet d’une vision d’ensemble et de décisions collectives.

La loi incite fortement les communes, entre autres celles situées à moins de 15 km du littoral, à se grouper dans le cadre des SCOT. C’est le cas de beaucoup de communes vendéennes et pourtant il y a encore peu de projets dans notre département : En mai 2002, une délibération de la communauté de communes d’Atlancia (Givrand, Coëx, La Chaise-Giraud, Landevielle, l’Aiguillon-sur-Vie, St. Révérend, St. Maixent-sur-Vie, Notre-Dame-de-Riez, Commequiers) signale qu’elle accepte de rejoindre Challans, Palluau, Beauvoir-sur-Mer et Saint Jean-de-Monts dans un syndicat mixte (Marais-Bocage-Océan) pour constituer un SCOT. Après une étude de définition d’un périmètre de SCOT sur ces cinq cantons, la situation est actuellement en attente.

Un seul périmètre de SCOT sur le département est pour l’instant approuvé : Yon et Vie. Il regroupe la communauté de communes Vie et Boulogne et la communauté de communes du Pays Yonnais (23 communes au total).

La situation géographique des quatre communes de Noirmoutier met particulièrement en évidence les retombées positives que pourrait avoir la création d’un SCOT aux dimensions de l’île. C’est dans ce but que notre communauté de communes s’est dotée de la compétence SCOT.

Deux écoles cependant s’opposent : ceux qui souhaitent un SCOT à la dimension de l’île et ceux qui veulent se raccrocher à un SCOT continental qui comprendrait Challans. Comme d’habitude hélas, ce sont des considérations politiciennes et non politiques qui ont provoqué cette divergence.

Il y aurait pourtant urgence à travailler ensemble dans notre île car si la communauté de communes a fonctionné en ce qui concerne la lutte contre la mer, la valorisation des marais, la promotion des produits locaux, etc, en matière de développement économique l’intégration communautaire est faible.

Par exemple en matière d’habitat : d’une part les jeunes ménages, les actifs arrivant sur l’île, les jeunes souhaitant quitter le domicile des parents ont des difficultés à se loger et commencent à faire construire sur le continent, d’autre part la population est vieillissante et a des besoins spécifiques en hébergement (services de maintien à domicile, foyers logements). Les centres des communes se dépeuplent en dehors de la saison estivale (risque de village musée). Si la construction neuve présente un rythme soutenu, elle est surtout destinée aux résidences secondaires.

Le continent ne sera pas d’un grand secours en la matière car la problématique du logement (renforcer le parc locatif et le parc social, retenir les jeunes couples) est la même pour les communes du littoral (Bouin, Beauvoir, La Barre-de-Monts), la faiblesse de l’offre foncière est également sensible dans le marais et si les coûts du foncier et du bâti sont importants à Noirmoutier ils le sont aussi en Pays de Monts.

La situation de l’île ne pouvant être traitée comme celle du littoral car elle ne possède pas d’arrière pays, un SCOT insulaire aurait l’ambition de permettre à l’île de répondre à ses problèmes de logement, d’inverser les tendances actuelles et de rééquilibrer la situation en termes de résidence principale/résidence secondaire, retraités/jeunes actifs, accession à la propriété/locatif.

Un SCOT insulaire permettrait aussi de promouvoir une cohérence des réglementations communales par exemple en ce qui concerne la qualité des constructions neuves des quatre communes et ainsi de préserver la spécificité du bâti de l’île.

En matière de transports : l’île dépend peu des projets continentaux qui actuellement ne s’étendent pas jusqu’à Noirmoutier. Les liaisons en car sont faibles et le nombre d’arrêts reste insuffisant sur l’île. L’île pourrait prendre en main son plan de déplacement urbain (PDU) comme l’île d’Yeu où le Conseil Général s’est dessaisi de sa compétence en matière de transports.

En matière économique : l’île n’est pas concernée par les grands projets du Conseil Général dont la politique est d’implanter des « Vendéopoles » à proximité des échangeurs routiers. L’élaboration d’un SCOT insulaire permettrait au moins de réfléchir à l’organisation et à l’implantation des zones d’activités , ce qui pourrait ensuite être un préalable à l’instauration d’une collaboration intercommunale dans le domaine économique. On engagerait des réflexions spécifiques à l’île en matière de filières économique, de moyens de garder des actifs sur l’île et de création d’emplois plus qualifiés et plus diversifiés.

Selon les communes les relations des communes de l’île avec le continent sont légèrement différentes et Barbâtre peut quelquefois se sentir proche de la Barre-de-Monts alors que le poids naturel de Noirmoutier-en-l’Île attire les deux autres communes. Cependant la spécificité insulaire demeure pour les quatre communes et les différences par rapport aux cantons du continent restent majeures. Une bonne partie des problèmes de l’île devraient pouvoir trouver une solution sur place dans le cadre d’un SCOT insulaire : les relations intercommunales ne le permettront que quand les divisions actuelles ne seront plus entretenues dans le but de consolider le règne d’un élu.

De la bise à la brise

Bulletin N° 24

En 1998, dans une correspondance adressée à tous les maires et conseillers municipaux de l’île nous écrivions :
“Nous regrettons vivement d’être obligés de recourir à la procédure et il nous parait essentiel de passer d’une contestation, qui est utile mais qui devrait être assez exceptionnelle, à une concertation réelle qui devrait être permanente.”
Bien sûr nous n’avions pas eu de réponse et pourtant…
Deux conseillers appartenant à la majorité municipale de la commune de l’Epine, Michel Adrien et Victor Adrien avaient retenu le propos. Patiemment ils faisaient le siège du Président du district, s’attachant à souligner combien il paraissait anormal que “Vivre l’île 12 sur 12”, association de défense de l’environnement représentative (plus de 600 adhérents), soit systématiquement écartée de toute concertation quand il s’agissait de projets ayant des incidences sur l’environnement.
Parallèlement notre action s’amplifiait, notre participation active aux enquêtes publiques (défense contre la mer, plans d’occupation de sols), à des organes de concertation départementaux ou régionaux (comité de suivi de l’extraction de sables au Pilier, classement du Gois, dragage du port de l’Herbaudière) rendaient cette obstruction de plus en plus singulière.
Fin 99,  Michel Adrien pouvait écrire à Monsieur Oudin : “ Nous souhaitons qu’en dépit des divergences de vue, des malentendus, du contentieux parfois lourd entre la majorité des membres du district et l’association “Vivre l’île 12 sur 12”, un dialogue s’établisse afin, si possible, de décrisper  le débat détestable qui nous oppose depuis trop longtemps ; d’autant que les points de vue – moins éloignés qu’il n’y paraît – se sont singulièrement rapprochés au fil des ans”.
La rencontre, entre les représentants du district de Noirmoutier et des membres de notre conseil d’administration, a finalement eu lieu le 4 mars 2000.
 Nous avons commencé par “purger” quelques contentieux (selon le compte-rendu nous avons “échangé différents points de vue sur des problèmes particuliers”) ; finalement nous nous sommes parlé et Monsieur  Oudin au Conseil de district du 17 mars pouvait qualifier cette rencontre d’intéressante.
Les propositions suivantes sont retenues
1. instaurer une rencontre trois fois par an, entre les membres du district et les représentants de l’association “Vivre l’île 12 sur 12” pour évoquer :
– les points que l’association voudrait voir éclaircir,
– les affaires sur lesquelles le District souhaiterait consulter l’association.
Nous avons donné notre accord pour que l’association “les amis de Noirmoutier” participe elle aussi à ces réunions car nous pensons que, dans certains domaines, en particulier en ce qui concerne le patrimoine culturel et historique, ses objectifs sont complémentaires des nôtres.
2. nous participerons aux quatre comités de suivi ou de pilotage suivants :
– comité de suivi du programme de lutte contre l’érosion marine. Il s’agit du comité de suivi demandé  par l’arrêté préfectoral du 10 novembre 1999 à la suite de l’enquête publique relative aux travaux de défense contre la mer de l’été dernier.
– comité consultatif de gestion de la réserve naturelle des marais du Mullembourg.
– comité de pilotage du polder de Sébastopol. (enfin !)
–  commission consultative des services publics locaux , art. L5211-49-1 du code général des collectivités territoriale (voir encadré).
Enfin nous avons demandé à avoir accès aux informations scientifiques et techniques qui concernent l’environnement de Noirmoutier et qui sont recueillis par les services du district.