Bulletin d’Infos N° 60

Les adhérents de Vivre l’île 12 sur 12 viennent de recevoir le dernier numéro de notre Bulletin d’Infos.

Il est accompagné par le texte des rapports présentés aux adhérents par les administrateurs à l’occasion de l’Assemblée Générale, qui a eu lieu le 26 juillet à la salle de la Prée au Duc (qui vient d’être rebaptisée « Espace Docteur Hubert Poignant ») à Noirmoutier-en-l’île.

Outre les articles rendant compte de l’activité récente de l’association (participation au Forum des Associations, réunions mensuelles du Conseil d’Administration…), le numéro 60 du Bulletin d’Infos inclut le premier chapitre de notre série pédagogique sur l’assainissement. Comme nous l’avons déclaré lors de l’assemblée générale, nous constatons un manque de connaissances, aussi bien parmi les élus que parmi la population. Dans le cadre des missions que l’association s’est données, il nous a semblé important de pallier ce manque « d’éducation ».

Le  bulletin d’informations paraît trois fois par an, en janvier, juin et octobre; il est envoyé à tous les adhérents. Les anciens numéros à partir du numéro 50 sont mis en ligne en format pdf avec un décalage de plusieurs mois par rapport à la publication papier. Vous pouvez d’ores et déjà lire le N° 56 (hiver 2009/10) en cliquant ici. Il inclut, entre autres, des articles sur l’arrêté acceptant la réalisation des travaux sur la jetée Jacobsen, la suite du dossier des algues, un article de fond sur la législation gouvernant les “habitats de loisirs” et le droit d’occupation des sols pour les campings et parcs résidentiels de loisirs, des informations et des définitions utiles pour comprendre les enquêtes publiques, un reportage avec photos sur les travaux en cours de défense contre la mer.

Pour avoir accès à tous les articles de ce  blog extraits d’anciens numéros du Bulletin d’Infos jusqu’au N° 49, on peut sélectionner la catégorie “Bulletin d’Infos” dans le menu à droite. Les anciens numéros à partir du N° 50 sont disponibles sur la page accessible en cliquant sur l’onglet de Documents en haut de chaque page de ce blog.

Si vous avez envie de lire notre Bulletin d’Infos dès sa parution, et en particulier de prendre connaissance de notre série sur l’assainissement, il vous appartient d’adhérer sans délai à l’association. Vous trouverez tous les renseignements utiles à cet effet en cliquant sur l’onglet L’association en haut de chaque page de notre blog.

Vos cotisations annuelles sont notre seule ressource. Elles se montent à €15 pour un isolé, €20 pour un couple; les bienfaiteurs peuvent nous verser un supplément! Si vous êtes un lecteur régulier de ce blog sans être adhérent, et si vous appréciez notre action, pensez à nous rejoindre.

Bulletin N° 59

Hier après-midi nous avons mis sous enveloppe le numéro de printemps 2011 du Bulletin d’Informations de Vivre l’île 12 sur 12. Si vous êtes adhérent de l’association, vous allez le recevoir dans les jours qui viennent.

Notre article de fond concerne les travaux récents sur la Chaussée Jacobsen ; le Bulletin contient aussi des nouvelles de notre recours contre le PLU de Noirmoutier-en-l’île, de Vendée Nature Environnement et de la concession Astrolabe d’extraction de granulats.

Nous annonçons la date de l’Assemblée Générale de 2011, qui se tiendra le jeudi 21 juillet à la salle de la Prée au Duc à Noirmoutier-en-l’île.

Pour assister avec voix délibérative à l’Assemblée Générale, et pour recevoir trois à quatre fois par an notre Bulletin d’Informations dans votre boîte aux lettres, il vous est loisible d’adhérer à l’association.

Vous trouverez tous les renseignements utiles à cet effet en cliquant sur l’onglet L’association en haut de chaque page de notre blog.

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Télécharger le Bulletin N°55

Le Bulletin d’Infos N° 58 est parti par la poste la semaine dernière.

Il contient, entre autres, un article sur le danger représenté par les échouages des algues sur les plages.

Il est accompagné par le texte des rapports présentés aux adhérents par les administrateurs à l’occasion de l’Assemblée Générale, qui a eu lieu le 23 juillet à la Prée au Duc à Noirmoutier-en-l’île.

Le  bulletin d’informations paraît trois ou quatre fois par an; il est envoyé à tous les adhérents. Les anciens numéros à partir du numéro 50 sont mis en ligne en format pdf avec un décalage de plusieurs mois par rapport à la publication papier. Vous pouvez d’ores et déjà lire le N° 55 (automne 2009) en cliquant ici.  Il inclut un article sur les marées d’algues qui a eu un retentissement assez large dans la presse, par exemple cet article du journal Ouest France, et dans le cyberespace, par exemple sur le site S-eau-S.

Pour avoir accès à tous les articles de ce  blog extraits d’anciens numéros du Bulletin d’Info jusqu’au N° 49, on peut sélectionner la catégorie “Bulletin d’infos” dans le menu à droite. Les anciens numéros à partir du N° 50 sont disponibles sur la page accessible en cliquant sur l’onglet de Documents en haut de chaque page de ce blog.

Si vous avez envie de lire notre bulletin d’infos dès sa parution, il vous appartient d’adhérer sans délai à l’association. Vous trouverez tous les renseignements utiles à cet effet en cliquant sur l’onglet L’association en haut de chaque page de notre blog.

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Tous les adhérents en règle de cotisation ont voix délibérative lors de l’Assemblée Générale.

Dernier CA de l’année

Vendredi dernier étant le premier vendredi du mois, le Conseil d’Administration de Vivre l’île 12 sur 12 s’est réuni.

Le CA a décidé que notre association adhérerait à la nouvelle fédération départementale d’associations de défense de l’environnement, Vendée Nature Environnement, qui doit se constituer avant la fin de l’année. Nous vous expliquerons les raisons de cette démarche et présenterons la nouvelle fédération sur ce blog, et dans les pages de notre prochain Bulletin d’Infos.

Le CA a entendu des nouvelles de notre recours contre le PLU de Noirmoutier (cliquez sur la miniature pour lire un article du Courrier Vendéen du 25 novembre ):

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Comme le dit l’article, le rapporteur public préconise l’annulation de la délibération approuvant le PLU pour vice de forme (méconnaissance des dispositions de l’article L2121-12 CGCT en raison du défaut de note de synthèse avant la séance du 6 juillet 2005 au cours de laquelle a eu lieu le débat sur les orientations générales du PADD).

Cependant, il préconise également l’annulation pour des raisons de fond : le PLU approuvé institue des zones urbanisables aux lieudits Les Prés Patouillards et Linières, dont Vivre l’île 12 sur 12 établit le caractère inondable comme exutoire d’un bassin versant de 600Ha et comme exposé au risque de submersion maritime. Nous attendons donc le jugement définitif à ce sujet.

Le Conseil d’administration a entendu les rapports des deux administrateurs qui avaient participé à des ateliers organisés par la Mairie de Noirmoutier sur la « grenellisation » des règlements d’urbanisme, et la façon dont les lois issues du Grenelle environnement impacteront sur les PLU. Ils ont entendu des nouvelles des conseils communautaire et municipaux du mois écoulé.

Les dispositions ont été prises pour la mise sous enveloppe et l’envoi du Bulletin d’Infos N°58, bientôt dans les boîtes aux lettres des adhérents avec en supplément les rapports présentés à l’Assemblée Générale du mois de juillet. Ce Bulletin d’Infos a pris un certain retard dû à des incidents techniques, à des absences, à des maladies et surtout à la raideur de la courbe d’apprentissage gravie par les nouveaux responsables !

Le Conseil d’administration se réunit une fois par mois, en général le premier vendredi du mois. Tout adhérent qui le souhaite peut assister à une réunion : il suffit pour cela de nous envoyer un courriel à l’adresse que vous trouverez en haut de cette page, ou bien de prendre contact directement avec un administrateur. Vous trouverez les noms des administrateurs en bas de la page “Qui sommes-nous?“, accessible à partir de l’onglet “L’Association” en haut de chaque page de ce blog.

Si vous envisagez de poser votre candidature au Conseil d’administration en 2011, pensez à assister pendant quelques mois aux réunions en tant qu’invité avant de prendre votre décision. Vous pourrez participer aux travaux et vous familiariser avec nos méthodes; évidemment les invités n’ont pas voix délibérative lors des réunions du Conseil d’administration; mais celui-ci n’est pas souvent amené à délibérer formellement.

Cela s’est passé il y a dix ans

Petite histoire racontée dans la rubrique des « Brèves » du N° 25 de notre Bulletin d’Infos, daté de septembre 2000.

L’autocollant de notre association a eu un effet inattendu : une adhérente parisienne, bousculée par son emploi du temps, gare sa voiture le long d’un trottoir du boulevard Rochechouart,  descend rapidement encombrée par son sac et son cartable,  extrait de son emplacement son auto radio, le pose sur le toit de la voiture, cherche ses clés, ferme la voiture et s’en va en courant, … oubliant l’auto radio.
A son retour, un petit mot était glissé sous un balai de son essuie glace : ”j’ai récupéré votre auto radio, votre voiture étant décorée de l’autocollant d’une association de protection de l’environnement, vous devez être quelqu’un de sympathique, téléphonez au n°  01 ……, votre poste vous attend. »
C’est-y pas mignon comme histoire ?

Si cela vous intéresse de vous remémorer les sujets qui nous préoccupaient il y a dix ans,  vous pouvez consulter les articles du mois de septembre 2000 en faisant dérouler les dates à partir du bouton « Archives » (sous le menu des Catégories) dans la colonne de droite de ce blog. On y parle, entre autres, de pistes cyclables, des éoliennes et du Gois.

Droit de réponse

À la demande de Monsieur le Président de la Communauté de communes, réagissant à l’éditorial dans notre Bulletin d’infos N° 56 (hiver 2009/2010) et à des affirmations publiées sur ce site internet concernant le Plan de Prévention des Risques d’Inondation, nous publions ci-dessous sa réponse:

Le Plan de Prévention des Risques d’Inondation est, dans son élaboration et dans sa publication, du ressort de l’Etat qui, actuellement le prépare. La Communauté de communes de l’Ile de Noirmoutier s’est engagée dans la réalisation d’une étude pour mesurer avec précision, compte tenu des connaissances qui sont les nôtres des différents événements qu’a pu connaître l’Ile de Noirmoutier au cours des trente dernières années, la propagation de la mer en cas de submersion ou de brèche dans l’un de nos ouvrages de défense contre la mer.

À plusieurs reprises la réunion qui avait été programmée pour échanger sur le Plan de Prévention des Risques d’Inondation a été remise à la demande de l’Etat. Les élus communautaires, le 2 mars dernier, réunis en Conseil communautaire extraordinaire, ont demandé que ce Plan de Prévention des Risques d’Inondation puisse être mis en application le plus rapidement possible.

Bulletin d’infos N° 56

Le numéro d’hiver 2009/10 de notre bulletin d’infos est sorti au début de ce mois.

Au sommaire de ce numéro : l’arrêté acceptant la réalisation des travaux sur la jetée Jacobsen, la suite du dossier des algues,  un article de fond sur la législation gouvernant les « habitats de loisirs » et le droit d’occupation des sols pour les campings et parcs résidentiels de loisirs, des informations et des définitions utiles pour comprendre les enquêtes publiques, un reportage avec photos sur les travaux en cours de défense contre la mer, un aperçu de la vie de l’association au jour le jour, et comme toujours, les infos brèves – potins, nouvelles, coups de coeur ou de gueule !

Le  bulletin d’informations paraît trois ou quatre fois par an; il est envoyé à tous les adhérents. Les anciens numéros à partir du numéro 51 sont mis en ligne en format pdf avec un décalage de plusieurs mois par rapport à la publication papier. Vous pouvez d’ores et déjà lire le N° 54 (printemps/été 2009) en cliquant ici.  Il inclut un résumé des réponses au questionnaire adressé aux adhérents, des articles sur les plages et le développement durable, Natura 2000, l’enquête publique du CREZH, l’enquête publique sur la déchèterie…

Pour avoir accès à tous les articles de ce  blog extraits d’anciens numéros du Bulletin d’Info, et pour trouver des liens vers les numéros depuis le N° 51, on peut sélectionner la catégorie “Bulletin d’infos” dans le menu à droite.

Si vous avez envie de lire notre bulletin d’infos dès sa parution, il vous appartient d’adhérer sans délai à l’association. Vous trouverez tous les renseignements utile à cet effet en cliquant sur l’onglet L’association en haut de chaque page de notre blog.

Vos cotisations annuelles sont notre seule ressource. Elles se montent à €15 pour un isolé, €20 pour un couple; les bienfaiteurs peuvent nous verser un supplément! Si vous êtes un lecteur régulier de ce blog sans être adhérent, et si vous appréciez notre action, pensez à nous rejoindre.

Tous les adhérents en règle de cotisation ont voix délibérative lors de l’Assemblée Générale.

Il y a dix ans : Erika

Le 12 décembre 1999, le pétrolier Erika s’est brisé en deux à 40 milles au large des côtes de la Bretagne. Plus de 10.000 tonnes de pétrole lourd ont été répandues dans la mer, polluant 400 kilomètres de côte, endommageant gravement la flore et la faune, et provoquant de graves répercussions pour la pêche et le tourisme.

Dans notre Bulletin d’Infos  N°23 du printemps 2000, nous avons rendu compte du déroulement des événements.

Plage début janvier 2000

Plage de la Coquette début janvier 2000

Ci-dessus, la plage à la Pointe de la Loire, à La Guérinière, début janvier 2000.

L’observatoire des marées noires a été constitué le 8 avril 2000 à la DIREN (Direction régionale de l’environnement) à Nantes. Son but était de permettre aux associations de protection de l’environnement de poursuivre leur travail au-delà des opérations d’urgence, et d’établir leur propre bilan écologique.

C’est le 16 janvier 2008 que Total a finalement été condamné à une amende de €375.000 pour « faute d’imprudence caractérisée ». La société a fait appel de ce jugement, procédure que l’on pourra suivre sur le site internet de la coordination Marée Noire. On attend l’arrêt de la Cour d’appel le 30 mars 2010 à 9h30.

Algues : les responsabilités

Le journal Ouest France a publié dans son édition du 24 novembre un article qui reprend l’essentiel des conclusions de l’article de fond de notre Bulletin N° 55 concernant les responsabilités dans la prolifération des algues sur les côtes noirmoutrines depuis quelques années.

Courrier vendéen du13 août 2009

Comme on peut le lire dans l’article du Courrier Vendéen du 13 août (cliquez sur la vignette ci-dessus), Jacques Oudin estime que, dans cette affaire, l’île de Noirmoutier est « victime ». « Les études font apparaître deux zones principales d’influence de pollution : l’estuaire de la Loire, et l’estuaire de la Vilaine, » explique-t-il. La source de la pollution serait « les nitrates dûs à l’agriculture et l’élevage intensif en Bretagne, des phosphates qui proviennent du milieu urbain nantais et de l’estuaire de St Nazaire ainsi que des bocages avoisinants du fait de l’agriculture. »

Nous relevons cependant que, selon le bilan de l’Observatoire l’eau pour 1995 à 2004, « les étiers du Moulin et de Ribandon, situés sur l’Ile de Noirmoutier, présentent les plus fortes concentrations en nitrate de la baie de Bourgneuf. »

Le site de l’association S-Eau-S avait déjà commenté notre article, un peu plus en détail.

Cependant, si vous souhaitez lire l’article en entier (et par la même occasion, avoir des nouvelles sur la vie de l’île et la vie de l’association), il vous appartient d’adhérer à Vivre l’île 12 sur 12 afin de recevoir notre Bulletin quatre fois par an, dès sa sortie. Tous les renseignements utiles à l’adhésion se trouvent sous l’onglet « L’association » en haut de chaque page de ce blog.

Envoi du Bulletin d’infos N°55

Le numéro 55 de notre Bulletin d’information a été envoyé aux adhérents la semaine dernière, avec un supplément de 14 pages rendant compte de l’assemblée générale du 24 juillet.

Au sommaire du Bulletin, un article de fond sur le problème des algues, et notre analyse des causes et des responsabilités.

Le  bulletin d’informations paraît trois ou quatre fois par an; il est envoyé à tous les adhérents. Les anciens numéros à partir du numéro 51 sont mis en ligne en format pdf avec un décalage de plusieurs mois par rapport à la publication papier. Vous pouvez d’ores et déjà lire le N° 53 (hiver 2008/09) en cliquant ici. Pour avoir accès à tous les articles de ce  blog extraits d’anciens numéros du Bulletin d’Info, et pour trouver des liens vers les numéros depuis le N° 51, on peut sélectionner la catégorie « Bulletin d’infos » dans le menu à droite.

Si vous avez envie de lire notre bulletin d’infos dès sa parution, il vous appartient d’adhérer sans délai à l’association. Vous trouverez tous les renseignements utile à cet effet en cliquant sur l’onglet L’association en haut de chaque page de notre blog.

Vos cotisations annuelles sont notre seule ressource. Elles se montent à €15 pour un isolé, €20 pour un couple; les bienfaiteurs peuvent nous verser un supplément! Si vous êtes un lecteur régulier de ce blog sans être adhérent, et si vous appréciez notre action, pensez à nous rejoindre.

Tous les adhérents en règle de cotisation ont voix délibérative lors de l’Assemblée Générale.

Télécharger le Bulletin d’infos N° 52

Le numéro 52 de notre Bulletin d’infos, celui de l’été 2008, était envoyé aux adhérents en novembre (voir notre billet ici). Il est maintenant disponible en format pdf, que vous pouvez télécharger en cliquant ici.

Le CA a décidé que les numéros du Bulletin d’infos à partir du N° 51 seraient disponibles en ligne en format pdf avec un retard de quelques mois par rapport à l’envoi de l’exemplaire papier à nos adhérents. Vous pourrez télécharger le N° 51 en cliquant ici.

Un certain nombre d’articles des Bulletins d’infos plus anciens (à partir du Bulletin N° 16, décembre 1997, et jusqu’au N° 49) étaient publiés sur l’ancien site internet de l’association, et sont maintenant disponibles sous forme d’articles de ce blog. Vous les trouverez soit en cliquant sur la catégorie « Bulletin d’infos » dans le menu à droite (ou dans l’en-tête de n’importe quel billet dans la catégorie), soit en cherchant par date en utilisant le bouton « Archives » du menu de droite.

Bulletin N° 54

C’est sous un soleil radieux dans un ravissant jardin barbâtrin que la petite équipe ad hoc a procédé à la mise sous enveloppe du Bulletin N° 54…

Bulletin N° 54 - mise sous enveloppe

… et collé quelques 520 timbres.

Bulletin N° 54 - mise sous enveloppe

Ce numéro, celui du printemps-été 2009, parviendra à nos adhérents cette semaine.

Bulletin N° 54 - mise sous enveloppe

Au sommaire, des articles sur les plages et le développement durable, Natura 2000, l’enquête publique du CREZH, l’enquête publique sur la déchèterie…

Bulletin N° 54 - mise sous enveloppe

Il y a également l’annonce de notre assemblée générale, qui se tiendra à la Prée au Duc le 24 juillet: émargement à partir de 20 heures, début des interventions à 20h30.

Jointe au journal, nos adhérents trouveront une convocation à l’assemblée générale, assortie d’un pouvoir qui permettra à ceux qui ne peuvent pas s’y rendre de voter par procuration. Si vous avez réglé votre cotisation pour 2009 depuis le dernier envoi de bulletin (février 2009), vous trouverez également dans l’enveloppe un reçu fiscal.

Le journal et la convocation sont envoyés à tous ceux qui ont payé leur cotisation jusqu’en 2007. Cependant, pour avoir une voix délibérative lors de l’AG, il faut être à jour de cotisation. Si votre cotisation n’est pas à jour, vous pourrez soit envoyer votre chèque (pour une ou deux années, selon les cas) en même temps que votre pouvoir, soit confier le montant de la cotisation à l’adhérent qui vous représente, soit régler sur place le jour de l’AG.

Si vous partagez nos objectifs sans être adhérent, vous pouvez très bien adhérer d’ici le 24 juillet, et assister avec voix délibérative à l’AG. Pour tous les renseignements utiles sur l’adhésion, lire cet article du début de 2009.

Nos statuts

Beaucoup de nos adhérents ont renvoyé le questionnaire qui accompagnait le Bulletin d’Infos N° 53. Certains demandaient qu’on leur fasse parvenir une copie des statuts de l’association. Pour limiter les frais postaux nous n’enverrons pas ces statuts à ceux qui possèdent une liaison internet  :  il est en effet possible d’en trouver le texte sur notre blog.

En haut de chaque page de ce blog, vous trouverez un onglet marqué « L’association ». En cliquant dessus, vous arriverez sur une page qui donne une présentation sommaire de Vivre l’île 12 sur 12. Dans un menu à droite, vous trouverez des liens vers d’autres pages: Qui sommes nous?, qui décrit notre philosophie plus en détail; Rejoignez-nous, qui inclut un lien permettant de télécharger le formulaire d’adhésion; et  Nos statuts, qui comporte le texte des statuts de l’association. Pour imprimer ce texte (comme d’ailleurs n’importe quelle autre billet du blog), il suffit de cliquer sur la commande « Imprimer cette page » au-dessus du titre.

Ficopomatus enigmaticus

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Connu depuis longtemps sur nos côtes sous le nom de Mercierella enigmatica, de son nom commun le cascail, le Ficopomatus enigmaticus est un ver grégaire, originaire de l’hémisphère sud. Apparu dans le nord de la France en 1921, ce ver colonise, de manière plus ou moins permanente, les canaux saumâtres du Nord de la France, du Poitou-Charente et les bassins à flot de certains ports de plaisance.

Le Ficopomatus enigmaticus fabrique un tube calcaire qui lui sert de protection, les tubes se soudant entre eux pour former des récifs qui peuvent atteindre quelques décimètres d’épaisseur. Aussi, dans les bassins à flot, les canaux et lagunes où il se développe, il peut provoquer des désordres divers : canalisations obstruées, structures portuaires ou coques de bateaux colonisées Les concrétions calcaire des colonies de ce ver tubicole  ont posé de sérieux problèmes dans le Polder de Sébastopol, où d’importantes colonies sont observées depuis 2002.

Leur extension pourrait menacer toutes les zones humides saumâtres et salées de l’île.

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Pour en savoir plus, vous pouvez lire  l’article aux pages 12 et 13 de notre Bulletin d’infos No 51 (printemps 2008), que l’on peut télécharger en version pdf en cliquant ici.

Bulletin N° 53

Le numéro d’hiver 2008/09 de notre bulletin d’infos parviendra aux adhérents dans les jours qui viennent. Au sommaire: les voeux de la Présidente, et des articles sur le PLU de Barbâtre,  un spectaculaire épisode de submersion marine aux Pays Bas en 1953, le bilan de notre action dans le dossier de la maison sur la dune des Thibaudières, la migration des oiseaux, et le chaussage des marais salants. Un questionnaire est joint au bulletin (sauf pour les quelques exemplaires envoyés à des destinataires autres que les adhérents).

Le  bulletin d’informations paraît trois ou quatre fois par an; il est envoyé à tous les adhérents. Comme nous l’avons annoncé lors de l’assemblée générale, les bulletins d’infos à partir du numéro 51 seront mis en ligne en format pdf avec un décalage de plusieurs mois par rapport à la publication papier. Vous pouvez d’ores et déjà lire le N° 51 (printemps 2008) en cliquant ici.

Si vous avez envie de lire notre bulletin d’infos dès sa parution, il vous appartient d’adhérer sans délai à l’association. Vous trouverez tous les renseignements utile à cet effet en cliquant sur l’onglet L’association en haut de chaque page de notre blog.

Vos cotisations annuelles sont notre seule ressource. Elles se montent à €15 pour un isolé, €20 pour un couple; les bienfaiteurs peuvent nous verser un supplément! Si vous êtes un lecteur régulier de ce blog sans être adhérent, et si vous appréciez notre action, pensez à nous rejoindre.

Tous les adhérents en règle de cotisation ont voix délibérative lors de l’Assemblée Générale.

Bulletin N° 52

Le numéro d’été 2008 de notre bulletin d’infos parviendra aux adhérents dans les jours qui viennent. Au sommaire: l’éditorial, dans lequel nous demandons pour notre île la haute qualité environnementale; et des articles sur les dragages des ports de Nantes et de Saint Nazaire; sur le PLU de l’Épine; sur le PPRN; sur le parc éolien; sur les marais et les zones humides; et sur le risque de submersion marine. Le rapport détaillé de notre assemblée générale est joint au bulletin (sauf pour les quelques exemplaires envoyés à des destinataires autres que les adhérents).

Ce numéro est le premier produit par le nouveau comité de rédaction dirigé par Maryse Nicolaux, assistée d’Isabelle Blanchard, Nicolas Garnier, Liz Muller et Michel Devroc, conseiller technique.

Le  bulletin d’informations paraît trois ou quatre fois par an; il est envoyé à tous les adhérents. Comme nous l’avons annoncé lors de l’assemblée générale, les bulletins d’infos à partir du numéro 51 seront mis en ligne en format pdf avec un décalage de plusieurs mois par rapport à la publication papier. Donc, si vous avez envie de le lire dès sa parution, il vous appartient d’adhérer sans délai à l’association. Vous trouverez tous les renseignements utile à cet effet en cliquant sur l’onglet L’association en haut de chaque page de notre blog.

Risques naturels sur l’île

Le mois dernier, nous avons publié sur notre blog un dossier du Courrier Vendéen concernant les dangers d’inondation de l’île lors des très grandes marées attendues pour 2013.

Or, les habitants de l’île de Noirmoutier ont dû faire face depuis toujours à une triple menace:

  • les volements de sables: les sables littoraux et les dunes déplacés par les vents violents;
  • les inondations: l’envahissement par la mer au cours de tempêtes extrêmes et de pluies exceptionnelles;
  • le froid, qui s’ajoute certaines années aux calamités, rendant pénibles à la fois les travaux d’intervention imprévus nécessaires au maintien d’un minimum de sécurité, et les réparations indispensables à  la survie de l’intégralité de l’île.

Il y a quelques années, l’association a publié un dossier sur les principales catastrophes et cataclysmes dans l’île de Noirmoutier depuis le IIIème siècle. Ce document répertorie les catastrophes depuis le « vimer » qui sépara l’île du continent au IIIème siècle jusqu’à la tempête du 26/27 décembre 1999, en passant par le tremblement de terre de 1112, le raz de marée de 1638, les inondations catastrophiques à La Guérinière de 1838…

Vivre l’île 12 sur 12 plaide en faveur de l’établissement d’un Plan de Prévention des Risques Naturels. Heureusement, ce plan est actuellement à l’étude (voir notre article).

Le dossier de Vivre l’île 12 sur 12, distribué avec notre bulletin d’infos N° 33 de décembre 2002, est maintenant disponible en format pdf en cliquant ici. Nous en recommandons la lecture.

Un an déjà!

Que le temps passe vite! Cela fait déjà un an que nous vous apportons régulièrement des nouvelles de l’île et de l’association sur notre blog.

Notre présence régulière sur la toile (l’ancien site internet) date de cinq ans; mais les documents disponibles remontent bien plus loin: le plus ancien date de 1997.

Et voici les « Brèves » du Bulletin d’infos N° 18 (été 1998). Plus ça change…

Le Bulletin N° 51

C’est cette semaine que nos adhérents vont recevoir le 51ème numéro du Bulletin d’Infos de Vivre l’île 12 sur 12.

Au sommaire, des articles dont le contenu ne sera pas nouveau pour les lecteurs assidus de ce blog: sur le dragage des ports de pêche et de plaisance de l’Herbaudière, sur les élections municipales dans les quatre communes de l’île…

Mais également des articles inédits, sur le ficopomatus enigmatus, ver tubicole qui colonise le Polder de Sébastopol depuis le début du 21ème siècle; sur le langage du PLU; sur la gestion des eaux de pluie; sur la pollution des eaux superficielles et souterraines par les pesticides…

Notre bulletin d’infos paraît trois ou quatre fois par an; il est distribué aux adhérents. Si vous souhaitez le recevoir, adhérez à l’association! Vous trouverez tous les détails utiles sous l’onglet « L’association » en haut de cette page; le formulaire d’adhésion peut être téléchargé en cliquant ici.

Vos cotisations annuelles sont notre seule ressource. Elles se montent à €15 pour un isolé, €20 pour un couple; les bienfaiteurs peuvent nous verser un supplément! Si vous êtes un lecteur régulier de ce blog sans être adhérent, et si vous appréciez notre action, pensez à nous rejoindre.

Tous les adhérents en règle de cotisation ont voix délibérative lors de l’Assemblée Générale.

Brèves

Bulletin N° 49

La Direction départementale de l’équipement (DDE) doit, dans peu de temps, abandonner son rôle de consultant au bénéfice des mairies en matière d’examen des demandes de permis de construire. L’instruction de la demande devra ainsi être faite entièrement en mairie.
La procédure précédente permettait de rejeter sur la DDE la responsabilité d’un refus de permis de construire.
« Chaque fois que nous refusons un permis de construire c’est une voix en moins aux prochaines élections ». disait un élu.
On comprend mieux pourquoi deux maires viennent de proposer que la Communauté de communes prenne la compétence “instruction des demandes de permis de construire ».
Nous rappelons que, depuis longtemps et plus que jamais, Continuer la lecture

Quelques chiffres

Bulletin N° 48

 

Le Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) de notre île est en voie d’élaboration. Logiquement, les bureaux d’études qui en sont chargés commencent par le diagnostic de la situation présente. Ces chiffres sont intéressants : ils sont censés présenter avec précision les données sociologiques et économiques de notre canton.

Données sociologiques :

Depuis 25 ans, l’évolution démographique est continue, en 2005 on recensait 9900 habitants. Parmi les 4 communes, seule Noirmoutier voyait son rythme de croissance ralentir, ceci s’expliquant par la rareté et le prix élevé des terrains. La commune reste cependant le pôle urbain et démographique de l’île en abritant la moitié de la population. Les opérations de logement sociaux, des échanges de jeunes ménages entre les communes mais surtout des arrivées de retraités de l’extérieur sont à l’origine de ces mouvements.

La taille moyenne des ménages par logement se réduit : les célibataires, les divorcés, les veufs et les veuves sont à l’origine de ce déclin. Pour l’île en 1999 on comptait un peu plus de 2,2 personnes par logement ; en 2005 on est à 2,12, à Barbâtre, en 2005 les logements sont occupés par un peu plus de 2 habitants en moyenne.

Les revenus déclarés sont faibles, c’est le reflet d’une activité saisonnière et primaire et de l’existence de nombreuses personnes isolées et le plus souvent âgées. En 2005 on comptait à Noirmoutier 60 allocataires du RMI, à l’Épine 26, à La Guérinière 18 et 11 à Barbâtre. Parmi ces allocataires 95% sont seuls, 57% sont des hommes et 53% ont plus de 45 ans.

Le parc immobilier :

Le parc de l’île se répartit entre 63% de résidences secondaires, 34% de résidences principales et 3% de logements vacants. L’Épine et Noirmoutier conservent la plus forte proportion de résidences principales (55 et 60%), Barbâtre et La Guérinère comprennent environ 70% de résidences secondaires.

Entre 1999 et 2004, 165 logements ont été construits chaque année, 52% de ces logements étaient destinés à des résidences secondaires, pendant la même période 170 logements ont été utilisés en conséquence du desserrement des ménages.

Se loger, à Noirmoutier c’est acheter. On comptait en 1999, 73% de propriétaires, 19% de locataires chez des propriétaires privés et 2% de logement HLM. En 2006 la probabilité de louer son logement est donc faible. Le parc locatif privé s’était développé jusqu’en 2003 (18% de la construction neuve), compte tenu du prix des terrains, il est tombé en 2004 à 6%,

Le parc locatif social (150 logements sociaux HLM sur l’île dont 114 à Noirmoutier) est donc insuffisant pour jouer un rôle modérateur. Pourtant la demande sociale est importante, il y a eu en janvier 2005 : 68 demandes ; en novembre : 84 demandes !

En 2005, une enquête auprès des professionnels de l’immobilier fixe le prix moyen des terrains entre 210 et 385 € le m2. Les logements anciens entre 3,5 et 4,4 pièces se vendent à un prix moyen compris entre 126 000 et 232 000 €.

Association et démocratie

Éditorial du Bulletin N°48

La démocratie sera–t-elle demain participative ? La campagne électorale n’a pas attendu les résultats de la prochaine présidentielle pour développer cette grande idée.
Le fait que nos “parlementaires“ (député, conseiller municipal, …)  soient élus ne suffit pas à garantir qu’ils s’exprimeront au nom de l’intérêt général. Deux conditions supplémentaires s’imposent : le débat public et le contrôle du pouvoir.
Le débat public :
En tout lieu, à tout instant et à tout niveau, le “parlementaire“ doit s’expliquer devant ses électeurs et justifier ses choix. Il nous appartient particulièrement Continuer la lecture

Quiberon – Noirmoutier: le mépris des marchands de sable

Article du Bulletin N° 48

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(cliquez pour voir la carte)

La zone d’extraction de 70 millions de m³ de sable se trouve dans l’estuaire de la Loire à 5km de la côte noirmoutrine.

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Une drague remonte l’estuaire de la Loire, en route vers le site du Pilier. L’extraction se poursuit ainsi de façon ininterrompue, jour et nuit, tout au long de l’année.

(L’article suivant est paru sous forme de communiqué de presse dans Ouest France et Vendée Matin, et sous forme de « courrier des lecteurs » dans le Courrier Vendéen; il a été envoyé au quotidien Le Monde.)

Le 12 juillet 1999, le Préfet de la Région des Pays de la Loire autorisait l’ouverture des travaux d’extraction de colossales quantités de sable (70 millions de m³) à proximité de Noirmoutier, dans l’estuaire de la Loire. Cette autorisation avait été accordée Continuer la lecture

Loi “littoral”, tendances molles…

Article du Bulletin N° 48

–“En 20 ans, la loi “littoral” a largement démontré son utilité, mais a connu aussi de vrais difficultés d’application. C’est pourquoi je crois nécessaire de la remettre à jour, en tenant compte de ces difficultés, sans toucher pour autant au dispositif général qu’elle a créé. Je pense en effet qu’elle doit être à la fois renforcée, pour lutter plus efficacement contre les cas de détournement dont chacun a pu constater l’existence et assouplie dans les cas où elle entrave le développement normal des communes plus qu’il est nécessaire pour atteindre l’objectif de préservation de l’environnement. Cela ne pourra se faire qu’à la condition d’engager une vraie concertation entre l’État et les collectivités locales.” Nicolas Sarkozy, Président élu. Continuer la lecture

Le procès de l’Erika

Article du Bulletin N° 48

QUELQUES SOUVENIRS
7 décembre 1999, l’Érika effectue un chargement de 30 800 tonnes de fioul lourd n° 2 au port de Dunkerque, pour le compte de Total. Cette cargaison devait être livrée à l’une des centrales de la société italienne ENEL, afin de servir de combustible.
Le 8 décembre vers 23 heures 30, l’Érika appareille du port de Dunkerque pour rallier sans escale Millazo (Italie). Finalement, le 10 décembre, le commandant reçoit l’ordre de livrer le fioul à Livourne. Continuer la lecture

Plan local d’habitat (PLH)

Article du Bulletin N° 48

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Qu’est-ce qu’un Plan Local d’Habitat ? (rappel du bulletin précédent)

Le PLH est un document de programmation à 5 ans qui détaille objectifs et orientations, actions et moyens pour répondre aux besoins en logements d’une commune ou d’un groupement de communes et assurer entre les territoires une répartition équilibrée et diversifiée de l’offre en logements. Continuer la lecture

Mobile homes – immobiles homes?

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Article du Bulletin N° 48

Le titre peut surprendre, mais force est de constater que la maison mobile (mobile home) a pour vocation d’être fixe. En fait on assiste à une savante ambiguïté entre les résidences légères de loisir qui doivent se soumettre au plan local d’urbanisme, et les « mobiles homes » bien mal nommés, que le législateur persiste à assimiler avec les caravanes. Continuer la lecture

Capacité d’accueil

Article du Bulletin N° 48

LA CAPACITÉ D’ACCUEIL ET LE PROJET DE PLU DE NOIRMOUTIER-EN-L’ÎLE

La notion de capacité d’accueil apparaît dans l’article L. 146-2 du code de l’Urbanisme, sa définition est mise en lumière dans les circulaires d’application « La capacité d’accueil touristique se conçoit comme la possibilité à accueillir des populations dans des conditions satisfaisantes d’un point de vue qualitatif ».
La capacité d’accueil peut se définir plus concrètement à partir :
1. la capacité d’accueil technique :
– structures d’accueil touristiques (places de parking, parkings pour camping cars, capacité des campings, capacité des structures hôtelières), Continuer la lecture

Capacité d’accueil et restauration

Article du Bulletin N° 48

Dans certaines salles de restaurant vous êtes « accueillis », un portemanteau est à votre disposition pour y déposer un vêtement encombrant, vous accédez à votre chaise sans déranger les convives voisins, la surface utile de votre table vous permet d’y déposer votre étui à lunettes, la patronne vient vous proposer le menu en le commentant, le « mojette-jambon vendéen » passe-partout ne figure pas dans ce menu.
Le 5 mai 2007, dans un restaurant de ce type la « formule déjeuner » est affiché à 15,5 €. Sa capacité d’accueil est modeste, elle correspond à une qualité certaine de l’accueil.
Il y a des restaurants où, en été, on refuse les clients en nombre impair car « cela fait perdre une place ! », ne parlons pas des fauteuils pour handicapés avec lesquels « on perdrait plusieurs places ! ». Atteindre sa table nécessite de faire lever plusieurs convives, écarter les coudes pour manger est impensable car ils empiétraient sur la table voisine, le menu répond bien sûr aux mêmes impératifs de rentabilité et vous n’avez pas le loisir de vous attarder après le café car votre table ne rapporte plus rien !
La capacité d’accueil de ce restaurant est importante, la qualité de l’accueil est différente.
Quelle qualité d’accueil voulons nous pour notre île ? Ne pas choisir c’est tendre vers la médiocrité !

Totem commercial

Article du Bulletin N° 48

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TOTEM COMMERCIAL

Dès la tombée du jour, ce magnifique totem, brillamment illuminé, met en valeur la zone naturelle des marais de l’Épine.
Il faudrait quand même raison garder : cette enseigne commerciale fait-elle vendre beaucoup plus de carburant ? Doit-elle absolument être aussi peu discrète ? La grande surface commerciale qui l’utilise peut elle se permettre de polluer ainsi un paysage patrimonial ?
Nous posons ces questions aux élus qui ont permis cette agression visuelle.

Les Brèves

 du Bulletin N° 48

L’Office de tourisme de Noirmoutier a édité un document présentant au public les charmes de notre île. Le document est accompagné de quatre fascicules : “Patrimoine et tradition”, “l’Île et la mer”, “l’Île nature” et “Chambres d’hôte”. Il a commencé à être utilisé dans des salons et foires consacrés au tourisme. D’après les professionnels du tourisme c’est le fascicule“ l’Île nature“ qui rencontre le succès le plus vif. Ce fascicule présente la faune, la flore, les marais salants, les plages et les forêts de Noirmoutier. Ce succès met en évidence la valeur économique indiscutable de notre environnement.
Une raison de plus pour déterminer l’avenir de l’île en termes de développement durable.

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Défense contre la mer: l’Hommée

Article du Bulletin N° 47

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Les travaux ont commencé en novembre.

Rappelons les événements: Depuis quelques années on avait constaté sur la plage de l’Hommée située juste au Nord de la digue de Devin, la réapparition du perré des Sénégalais construit en 1937 et qui, jusqu’alors, était resté enfoui sous le sable. Une modification du transit littoral (Due au port de l’Herbaudière ? Continuer la lecture

Antenne Wi-Max à La Guérinière

Article du Bulletin 47

La Guérinière a volontiers accueilli la nouvelle antenne Wi-Max.

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Quid de l’intégration environnementale?
Quid du principe de précaution ?
La loi a été votée par les représentants des citoyens: les élus doivent l’appliquer!

Le principe de précaution
Loi constitutionnelle N° 2005-205 du 1er mars 2005 relative à la charte de l’environnement

Le peuple français
Considérant :
Que les ressources et les équilibres naturels ont conditionné l’émergence de l’humanité ;

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Recours gracieux: une procédure de compromis sauve le PLU de l’Épine

Article du Bulletin N° 47

Le 18 juillet 2006, le Conseil municipal de l’Épine adoptait, en y apportant quelques modifications, le projet de Plan Local d’Urbanisme qui avait été soumis à l’enquête publique.

Avant, pendant et après l’enquête, l’association “Vivre l’île 12 sur 12“ avait eu largement l’occasion d’exprimer son avis sur ce document d’urbanisme. Ce PLU nouveau, élaboré dans un tout autre esprit que celui du POS de 1983, entérinait une réflexion de qualité en matière de développement durable.

Cependant, nous avions soulevé deux objections qui n’avaient pas été prises en considération :

Aucune réflexion n’avait été entreprise sur la question de la capacité d’accueil. Or, nous considérons qu’il n’est pas possible de construire un projet d’aménagement et de développement durable dans l’île de Noirmoutier sans avoir pris en compte ce facteur.
L’extension de la zone commerciale à l’entrée de Noirmoutier-en-l’île entraînait la destruction d’un marais particulièrement “visible“ donc emblématique.

Nous disposions de tous les arguments de forme et de fond pour déposer un recours devant la justice administrative et faire annuler le PLU. Considérant les conséquences pour la commune d’une telle annulation, nous avons décidé d’utiliser une procédure moins lourde, permettant aux deux parties de rediscuter avant de s’engager en procédure et le 15 septembre, nous déposions, auprès de la municipalité de l’Épine un « recours gracieux » dont le texte a été publié dans ce blog en date du 15 septembre 2006.

Le 9 octobre, une réunion avec le maire et quelques conseillers municipaux a permis de mettre en évidence nos divergences, particulièrement au sujet de l’extension de la zone commerciale.

Notre Conseil d’administration se réunissait le 14. Par esprit de conciliation et considérant l’impact qu’aurait eu une annulation du PLU, nous faisions une nouvelle proposition : notre exigence concernant la capacité d’accueil restait inchangée mais, en ce qui concerne la future zone commerciale, nous demandions que, sur sa partie Sud, celle-ci soit bordée d’un espace aquatique de 15 à 20 m de large rappelant fortement l’existence du marais.

Le 28 octobre, à une forte majorité, le Conseil municipal donnait son accord à nos propositions et s’engageait à associer “Vivre l’île 12 sur 12“ à l’aménagement de la future zone commerciale.

La démocratie participative a pleinement fonctionné, le recours gracieux a évité une procédure judiciaire longue et coûteuse qui aurait très vraisemblablement débouché sur l’étude d’un nouveau PLU.

Le PLH de l’Île de Noirmoutier

Article du Bulletin N° 47 

Qu’est-ce qu’un Plan Local d’Habitat ?

Le PLH est un document de programmation à 5 ans qui détaille objectifs et orientations, actions et moyens pour répondre aux besoins en logements d’une commune ou d’un groupement de communes et assurer entre les territoires une répartition équilibrée et diversifiée de l’offre en logements.

L’article 55 de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU), votée le 13 décembre 2000, renforce la dimension opérationnelle des PLH, Continuer la lecture

Défense contre la mer aux Éloux

Article du Bulletin N° 47

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Le constat d’échec du perré bas en enrochement destiné à protéger la dune des Éloux n’était plus contesté : son implantation en pied de dune avait entraîné l’abaissement du niveau de la plage et par suite son complet démantèlement. Les roches éparpillées sur la plage Continuer la lecture

La justice donne à nouveau raison à “Vivre l’île 12 sur 12″

Article du Bulletin N° 47 

En automne 2001, dans le bulletin d’information de l’association, sous le titre « CATASTROPHE ANNONCÉE », on pouvait lire :

«  Quand vous vous dirigez vers Noirmoutier-en-l’Île, vous quittez le bourg de la Guérinière par le rond-point d’Europe. De ce rond-point, vous pouvez embrasser un paysage encore typique de l’île : prairies, arbres isolés, Continuer la lecture

Quelques contentieux juridiques que nous finançons

Article du Bulletin N° 47 

 Février 2002 : recours contre l’arrêté préfectoral portant transformation du District en Communauté de communes. Le Commissaire du Gouvernement dan ses conclusions rejette les moyens soulevés par M. Oudin. Un nouvel arrêté identique est pris le 23 avril 2003.
11 février 2003 : recours en annulation contre une délibération du Conseil Communautaire. Le 31 mars 2006, le Tribunal Administratif ordonne qu’il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de M. Oudin.
3 mars 2003 : référé suspension demandant la suspension d’une décision du Conseil communautaire concernant la transmission des données comptables du SMAM. Le juge des référés rejette cette requête de M. Oudin.
19 mars 2003 : demande d’annulation de la décision précédente
2 juin 2003 : recours par M. Oudin pour excès de pouvoir Continuer la lecture

Dune des Éloux

Article du Bulletin N° 46

DERNIÈRE MINUTE : Conclusions de la dernière étude concernant la dune des Éloux

  1. La priorité doit être donnée au rechargement en sable: les quantités prévues au regard de la situation actuelle sont insuffisantes. Elles devront être doublées. La granulométrie appropriée existe à la Fosse.
  2. Le perré bas devra être enlevé : même recouvert par du sable son effet sera néfaste. (Ce n’est pas une surprise).
  3. Les épis en enrochement prévus auront un impact négatif. Il déstabiliseront le trait de côte. Même l’épi actuel des Éloux devrait être supprimé. (Le conseil communautaire a décidé de ne démonter que les planches horizontales afin de pouvoir éventuellement les replacer.)
  4. Les ganivelles hydrauliques seront installées à titre expérimental : il faudra contrôler leur efficacité.
  5. Recommandations:

  • actualiser les données bathymètriques dans les zones où elles sont insuffisantes,
  • affiner la topographie des platiers rocheux,
  • actualiser les données de houle,
  • intégrer dans la modèle le port de Morin et tous les épis ainsi que les perrés bas,
  • revoir le projet de protection sur l’ensemble du littoral entre le port de Morin et la pointe de la Loire.

Ces conclusions nous semblent en net progrès par rapport aux précédents projets. Nous nous félicitons qu’enfin la côte soit considérée dans son ensemble particulièrement au Sud du port de Morin. Le Conseil communautaire a adopté ces conclusions le 14 septembre. L’alternative étant que, sans travaux sérieux, on sera obligé de prolonger la digue de Devin jusqu’à la pointe de la Loire. Les travaux de défense contre la mer commenceront début octobre à l’Hommée, fin octobre aux Éloux.

Le site internet de l’association

Article du Bulletin N° 46 

(NB – les informations dans cet article sont périmées depuis le 1er août 2007)

Lorsque j’ai pris ma retraite en 2003, Vivre l’île 12 sur 12 cherchait quelqu’un pour entretenir un site sur l’internet. Je me suis donc portée volontaire. Un adhérent bénévole avait déjà passé de longues heures pour créer le site et charger les articles du bulletin depuis le numéro de l’automne 1997. Continuer la lecture

Deux exemples ou Comment utiliser 12 sur 12

Article du Bulletin N° 46

Commune de l’Épine, vendredi 4 août. Le propriétaire d’une résidence dans un site boisé classé, sans demander d’autorisation aux services de l’urbanisme de la mairie, perce un talus pour avoir accès à une voie communale. Le maire, inquiet, craint que le week-end soit utilisé pour déboiser. Il alerte les administrations qui avouent leur impuissance. Désemparé il nous téléphone.Nous lui conseillons d’utiliser les médias et nous alertons des journalistes. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin. Le samedi à 10 heures, une quinzaine d’adhérents de Vivre l’île 12 sur 12 sont là, les journalistes arrivent, FR 3 fait son travail, des articles paraissent dans les journaux locaux.Un éventuel  déboisement sauvage est devenu improbable. 
Commune de La Guérinière, lundi 7 août. Un habitant de la commune demande un rendez-vous à un administrateur de 12 sur 12 : au pied de la Croix du Fier deux plots rouges inquiètent les habitants du quartier, ils craignent que “leur” croix soit en danger. Une visite rapide à la mairie nous permet de constater qu’un permis de construire dont les limites coupent l’enclos de la Croix du Fier a été accordé. Le maire a d’ailleurs répondu à un voisin qu’il n’y pouvait rien.Ouest France, le Courrier Vendéen, Vendée Matin sont informés. Rendez-vous est pris avec la presse, Un groupe d’une quinzaine d’habitants du quartier du Fier vient accueillir une journaliste. Après la photo rituelle tout le monde se rend en groupe à la mairie. La discussion est vive, finalement le maire promet de revoir le permis de construire.Une pétition est élaborée, elle circule dans la commune et recueille des signatures d’habitants indignés.Le 17 août on peut lire dans Ouest France qu’une solution a été trouvée : l’enclos de la Croix du Fier restera intact.

Nouvelles brèves

Bulletin d’infos N° 46

Dans notre dernier bulletin d’information, nous avions décrit le projet d’aménagement de l’accès à la Plage des Dames. Les travaux devaient débuter cet automne, hélas des contraintes environnementales avaient été oubliées : la Pointe Saint-Pierre, comprise dans les travaux, se trouve en effet dans une zone Natura 2000 et une procédure particulière incluant une enquête publique et un passage en Commission des sites est obligatoire. Continuer la lecture

Le PLU de l’Épine

Bulletin N° 46

L’ENQUÊTE PUBLIQUE : L’enquête publique relative au Plan Local d’Urbanisme (PLU) de l’Épine s’est déroulée du 20 avril au 23 mai 2006.

Nous nous félicitons que la participation du public ait été importante : le commissaire enquêteur a reçu 72 personnes, 122 personnes ont consulté le dossier, 66 observations ont été portées sur le dossier et 69 lettres ont été rédigées. On lit dans le rapport d’enquête : “Au cours des permanences, l’ambiance fut parfois tendue voire inamicale à l’adresse du commissaire enquêteur”. Il est aussi noté que des feuilles du registre ont été arrachées. Continuer la lecture

Le recours gracieux

Bulletin N° 46

Qu’est ce qu’un recours gracieux ? C’est une possibilité donnée par la loi, de demander à l’autorité compétente (en l’occurence la municipalité de l’Épine) de retirer une délibération ou une décision jugée litigieuse, pour éviter si possible d’engager une procédure longue et conflictuelle devant les juridictions. Cette procédure permet à la municipalité de changer à temps son projet pour tenir compte des arguments échangés en toute connaissance de cause et entre personnes responsables …

Le 15 septembre nous avons donc adressé un recours gracieux au Maire de l’Épine. Le Conseil municipal  disposera de deux mois pour y répondre. En fonction de sa réponse, si nous considérons que l’enjeu est capital pour l’avenir de notre île,  nous pourrons poursuivre devant la justice administrative. Ce que nous ne souhaitons évidemment pas.

Des arguments motivent notre demande :

La notion de capacité d’accueil, pourtant exigée par la loi, a été escamotée, elle avait pourtant fait l’objet de plusieurs recommandations dans le porté à connaissance en référence à la loi littoral. Aucune recherche, aucune estimation, aucune enquête n’ont été faites sur ce sujet.

L’extension de la zone commerciale : le marais actuellement en friche, cadastré n° 1250 et 1251 est toujours rattaché au circuit hydraulique d’alimentation en eau salée et se remplit naturellement lors des forts coefficients comme le prouvent de nombreuses photographies.

La zone est située sur un axe touristique majeur de l’île, exposée à toute la population entrant et sortant de la principale commune de l’île, cette zone de marais sacrifiée à un projet commercial tapageur constituerait un précédent dangereux : le marais ne serait plus sanctuarisé mais deviendrait le possible point d’accueil de toute urbanisation.

Défense contre la mer de la côte est

Article du Bulletin N° 46

À plusieurs reprises, les digues de la côte Est se sont rompues, entraînant l’inondation des terrains qu’elles protégeaient. Par exemple, le 31 décembre 1978, une brèche ouverte dans la digue du Polder de Sébastopol, à Barbâtre a provoqué l’inondation d’une partie de la plaine de Barbâtre. Depuis lors, des travaux ont été engagés pour la protection de la côte Est, d’abord de façon ponctuelle, puis des programmes d’intervention ont été mis en place. Continuer la lecture

Projet d’aménagement de la plage des Dames

Bulletin N° 45
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cliquez sur la miniature pour voir l’esquisse

La municipalité de Noirmoutier-en-l’île envisage de modifier l’aménagement des abords des cheminements de la Plage des Dames. Nous avons été conviés à la présentation d’un projet dont voici les grandes lignes.

La première partie de l’avenue qui mène à la plage, sous la voûte des chênes verts serait libérée du stationnement des véhicules et partagée entre une double voie pour les automobiles, un trottoir pour les promeneurs et un sentier cyclable.

Une petite place pavée précéderait un parking où les voitures seraient garées en épis. Elles n’iraient pas plus loin, un espace de retournement en fin de parking leur permettrait de faire demi-tour.

En continuant vers la plage, à côté des toilettes, serait aménagé un parking à vélos.

Le domaine des piétons commencerait là.

Le rond-point actuel serait supprimé, on aurait accès à une estacade en bois qui longerait la plage en se rétrécissant jusqu’à la Pointe Saint-Pierre. Sur cette pointe, le bosquet de chênes verts serait protégé par une clôture basse ; deux petites terrasses dallées équipées de bancs permettraient de bénéficier de la vue sur les plages des Dames et des Sableaux. Un balisage lumineux discret faciliterait les promenades nocturnes.

C’est l’aménagement et la sécurité du parking à voitures qui suscitent le plus de réserves : dans cet espace relativement étroit, les manœuvres seront extrêmement malaisées.

Devant la plage, la municipalité a le souci de protéger le sous-bois naturel de la fréquentation touristique intensive en canalisant les promeneurs sur un chemin matérialisé par un platelage de bois. L’aspect naturel du site en pâtira malheureusement, et il faudra veiller à ce qu’il ne glisse pas par temps de pluie.

La réflexion se poursuit.

Nouvelles brèves

Bulletin N° 45

Suite du feuilleton du SMAM :

Changement de Président au Syndicat Mixte d’Aménagement des Marais: samedi 11 mars, le Comité syndical du SMAM (composé de 6 Conseillers généraux et de 6 Conseillers communautaires) a évincé Jacques OUDIN, le Président sortant, au profit d’un élu de Noirmoutier, Yves Gaudebert. Ce résultat a été atteint par 5 voix pour le Président sortant, 6 voix pour le prétendant et un bulletin blanc. Il se murmure qu’un Conseiller général est l’auteur du bulletin blanc qui a décidé du résultat.

L’opposition intercommunale cherche à faire entendre sa voix dans le bulletin d’information de la Communauté de communes. Pas si facile : la contribution d’un Conseiller municipal de Barbâtre n’a pas été publiée car elle est arrivée trop tard. (Théoriquement l’opposition a droit à une publication limitée à 1063 signes).

Afin de mieux lutter contre la non-application de la loi littoral, Continuer la lecture

La défense contre la mer

Bulletin N° 45

ganivelles

Ganivelles hydrauliques sur la côte du Médoc

À la suite de l’étude hydro sédimentaire réalisée en 2004 pour arriver à une modélisation mathématique de la houle sur la côte Ouest de l’île, des solutions en été retenues pour prévenir l’érosion marine en deux points particulièrement attaqués ces dernières années : la dune de l’Hommée et les dunes des Éloux.

Il a été décidé à titre expérimental d’implanter des ganivelles hydrauliques à l’Hommée, et de recharger en sable de la dune.

Après avoir créé une plate-forme d’accès, il s’agira d’implanter, à partir du dernier épi vers le Nord et sur une longueur de 340 m, des ganivelles hydrauliques. Ces ganivelles sont composées de 884 pieux en bois enfoncés dans le sol en deux rangées parallèles à la côte, distantes de moins d’un mètre. Dans chaque rangée, ces pieux en bois longs de 5 m, seront implantés tous les mètres.

Ces deux rangées de pieux seront positionnées à environ 25 m du pied de dune.

De plus un rechargement en sable de granulométrie appropriée sera effectué. 20 000 m3 provenant de la pointe de la Fosse permettront de recharger la dune.

Pour les dunes des Éloux, l’implantation de ganivelles hydrauliques a aussi été retenue mais sur un modèle différent.

En partant du Nord et de l’épi existant, deux équerres composées de pieux enfoncés dans le sable ou le calcaire seront implantées, un des côtés des équerres sera parallèle à la dune, l’angle au sommet sera dirigé vers le Sud-Ouest. Chaque bras de l’équerre aura une longueur de 70 m. L’implantation se fera en fonction du profil de plage au moment du chantier ; il est souhaitable que le dispositif soit à quelques dizaines de mètres (20-30 m) du pied de dune. Le rôle de ces équerres sera de casser l’énergie des vagues avant qu’elles n’atteignent le pied de dune et de recréer un haut de plage en accumulant du sable.

Plus au Sud, trois épis de longueur inégale (100 m, 70 m et 110 m) devront retenir le sable transporté par la dérive littorale.

41 000 m3 de sable seront utilisés pour remodeler le pied de dune et recharger les casiers entre les épis.

C’est un changement capital en matière de défense contre la mer, les murs d’enrochements sont abandonnés au profit d’une défense souple, beaucoup moins destructrice du trait de côte.

Sauvons le pélobate cultripède!

Bulletin N° 45

Ce petit animal, plutôt méconnu, de la famille du crapaud, est présent dans de rares milieux dunaires de l’île de Noirmoutier.
pélobate cultripède

Le Pélobate cultripède ressemble au crapaud commun en raison de sa taille ( 7 à 10 cm de long) et de son allure trapue. Cependant la pupille de l’oeil est verticale et la peau est lisse, pratiquement dépourvue de verrues.

Outre son museau large et arrondi, le pélobate possède des pattes arrières nettement palmées mais il est surtout caractérisé par l’extrémité durcie de ses doigts et par un tubercule corné et tranchant au niveau des pattes arrières : le couteau. Cela lui sert à s’enfouir assez profondément dans le sable où il passe la journée.

couteau visible sur la patte
couteau visible sur la patte

Il ne sort, dans l’année, que lors des nuits humides ou pluvieuses et au moment de la reproduction en février-mars. C’est l’époque de l’année la plus favorable à son observation car il reste alors cantonné aux points d’eau. Il dépose ses œufs sur la végétation au fond des rares petites mares, souvent temporaires, camouflées au milieu des dunes. Ses têtards se caractérisent par leur grande taille, parfois supérieure à la taille des adultes.

En France, on rencontre le Pélobate cultripède dans la zone méditerranéenne et sur le littoral sud atlantique là où les terrains sont assez meubles (sables, marnes, argiles …). Le pélobate cultripède est en régression sur la façade atlantique. Il pâtit de l’urbanisation du littoral et de la disparition progressive des petites mares.

Les mares temporaires sont des milieux extrêmement vulnérables : leur petite taille, leur distribution dispersée et leur mise en eau temporaire en font des milieux peu attractifs, dont la richesse passe trop souvent inaperçue. L’indifférence vis-à-vis des ces habitats renforce des menaces déjà importantes : dégradation par des aménagements divers, disparition par manque d’entretien, par fréquentation trop importante…

Tous ces phénomènes aboutissent à la disparition de ces mares temporaires et des espèces animales et végétales qui y vivent. Depuis 1950, près de 30 % d’entres elles ont disparu et leur nombre est environ 10 fois moins élevé qu’au début du vingtième siècle.

On comprend que la protection du pélobate dépasse largement le cadre de ce petit animal. En luttant pour sa survie, ce sont des milieux particulièrement riches que nous protégerons.

La bataille du POS de l’Épine – deuxième partie

Supplément au Bulletin N° 44 

LE PORT DE MORIN ET L’AVENTURE AQUACOLE.

1994. Le Plan d’occupation des Sols de la commune de l’Épine, approuvé par le Conseil municipal, pass en enquête publique au mois d’août. Ce plan propose de déclasser les marais afin de laisser libre cours à la spéculation immobilière.
Dans les conclusions de son rapport, le commissaire-enquêteur émet un avis favorable, Continuer la lecture

Nouvelles brèves

Bulletin N° 44

239 corbeilles à papier ont été installées sur les plages des quatre communes de l’île. En juillet, 10 tonnes de déchets ont été collectées. En août, ce sont 17 tonnes qui ont recueillies.

Le secteur du Bois de la Chaise reste un secteur sensible, une collecte supplémentaire à mi journée s’impose.

La collecte des déchets dans les campings reste un gros point noir. Il faut absolument que les gérants soient responsabilisés, au besoin financièrement, en ce qui concerne la qualité du tri. La collectivité n’a pas à compenser la négligence des utilisateurs de campings.

Certains syndics de copropriétés doivent, eux aussi, être incités à prendre leurs responsabilités.

Les travaux du port de Morin ont repris le 2 septembre. L’entreprise continue la construction de la jetée secondaire ; elle démonte le perré qui protégeait le camping de la Bosse, les enrochements sont incorporés au fur et à mesure dans la jetée.

Les travaux de dragage et d’aménagement qui vont suivre sont financés par la commune qui pour cela a contracté un premier emprunt de 900 000 € sur le budget 2005 et ensuite un second emprunt de 1,3 millions d’euros.

Qu’en pense le contribuable ?

Le Président de la Cour des Comptes et le ministre des Collectivités locales font le même constat : les intercommunalités accroissent la fiscalité. Leurs remèdes sont identiques, entre autres, mutualiser les moyens techniques et humains, n’encourager que les projets d’intérêt communautaire, élire les conseillers communautaires au suffrage universel.

Le SCOT (schéma de cohérence territorial) est lancé. Ce document devra être, pour toute l’île, un cadre de référence en matière d’organisation de l’espace, de déplacements, de développement économique, d’habitat, d’environnement, d’équipements et de services ; l’ensemble présentant un véritable projet d’aménagement et de développement durable. Les spécificités de notre île (spéculation foncière, expansion touristique, qualité du cadre de vie, environnement) devront être les priorités du SCOT.

À l’occasion du lancement du Conseil de développement de Noirmoutier, un inventaire des associations a été fait. On a dénombré 48 associations culturelles, 39 professionnelles, 34  sportives, 21 à but “social“, 10 environnementales.

Parmi les instruments de pouvoir à Noirmoutier, on compte le SMAM (syndicat mixte d’aménagement des marais). Il est, bien sûr, le sujet d’un combat qui oppose la majorité politique (majoritaires au Conseil communautaire) et ceux qui aimeraient bien reprendre les rênes du pouvoir.

L’ex Sénateur, ex Président de la Communauté de Communes, Jacques Oudin, est actuellement Président du SMAM. Il utilise tout naturellement cette fonction dans sa lutte pour la reconquête du pouvoir ;  tout aussi naturellement la majorité en place s’emploie à contrecarrer ses visées. Cela se traduit par des éclats dont les journalistes sont friands, qui abasourdissent les citoyens et qui, accessoirement, n’améliorent pas l’image des politiques auprès des électeurs désabusés.

Ainsi entre autres péripéties on a vu se succéder :

– un audit sur les finances du SMAM qui constate que les besoins internes du syndicat ont fortement augmenté ( charges de personnel multipliées par 9,7 en 4 ans !),

– de nombreuses requêtes auprès du tribunal Administratif,

– les délibérations des Conseils municipaux de Barbâtre et La Guérinière qui décident de retirer la compétence marais à la Communauté de communes,

– cette dernière qui propose de dissoudre le SMAM,

– des lettres d’injures, des noms d’oiseaux, …

Toute la Vendée se gausse du mode de fonctionnement de notre démocratie représentative.

Nous, qui finançons ce cirque, nous ne rigolons pas !

La Communauté de communes avait mis en place, sur Internet, un site à vocation touristique et conviviale qui souhaitait assurer la promotion de notre île.

Ce site comprenait un forum, ouvert à tous. On y trouvait des questions d’histoire, on y racontait ses vacances, certains problèmes environnementaux étaient abordés, jusqu’à ce qu’un jour, on y lise l’annonce suivante : « Malgré nos nombreux avertissements, ce forum connaît des dérives inacceptables qui pourraient entraîner de graves responsabilités, à la fois de l’auteur de certains messages mais aussi de l’hébergeur et du propriétaire du site .

Dans l’attente du résultat d’une étude juridique sur ces mêmes responsabilités, le forum est hélas suspendu. »

C’était le résultat du travail opiniâtre d’un élu de Barbâtre qui, a travers le forum, s’attaquait en termes douteux à certains acteurs de la vie politique, publiquement, au risque de donner une image déplorable des mentalités locales, sur un site à vocation touristique.

Une nouvelle association s’est créée : l’association “pour la défense des gobets“. Constituée de propriétaires concernés par les projets de ZAC noirmoutrine (zones préemptées par la commune pour faciliter le logement social), ils ont pour projet de garder (pour le moment) leurs terres.

L’avenir du Martroger reste problématique. Comme un diagnostic précis n’a pu encore être obtenu, le montant de la facture finale reste inconnu. La  Communauté de communes  ne sait donc pas encore qu’elle sera sa décision concernant l’ancien baliseur devenu monument historique.

Une solution d’attente à 40 000 € aurait été décidée pour l’année budgétaire 2006.

L’aquaculture piétine. La technique de l’élevage du turbot en circuit fermé n’a pas tenu ses promesses. Il s’agissait de pomper de l’eau de mer tiède dans les bassins pour la réutiliser. Élevés à température idéale, les poissons avaient des résultats de croissance prometteurs en élevage expérimental. Mais, à grande échelle, les animaux ont vu leur croissance se ralentir dès 18 mois. On ne sait pas pourquoi.

Le Conseil municipal de l’Épine a approuvé le projet de PLU (plan local d’urbanisme) par 9 bulletins pour, 8 contre, 1 blanc. Il a maintenant été envoyé aux personnes publiques associées (organismes d’État, chambre syndicales, syndicats professionnels, région, …) pour avis.

Nous l’avons reçu en tant qu’association agréée de défense de l’environnement afin que nos  observations soient jointes au dossier. Nous allons examiner attentivement ce projet.

L’enquête publique correspondante aura lieu au printemps 2006.

Comme trois autres associations agréées de défense de l’environnement du littoral vendéen, nous avons démissionnés de l’ADEV (association de défense e l’environnement de Vendée).

À notre grand regret nous n’avons pas trouvé dans cette association départementale un organisme suffisamment représentatif de nos préoccupations. Son mode de fonctionnement autocratique ne permettait pas de le faire évoluer.

Avec d’autres associations du littoral vendéen nous étudions la possibilité de créer une coordination qui mettrait des moyens en commun en respectant les caractères propres à chaque association.

C’est de justesse (10 voix pour, 8 contre et un bulletin blanc) que le projet de ZPPAUP a été approuvé par le Conseil municipal de l’Épine. La ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager) a pour objet de protéger et de valoriser certaines parties de la commune.

D’après Ouest france du 23 décembre, 8 élus des communes de La Guérinière et de Barbâtre ainsi que Philippe Adrien conseiller municipal de l’Épine, se sont déclarés comme constituant “l’opposition” au sein du Conseil communautaire.

L’ex Sénateur Jacques Oudin est l’animateur de cette fière troupe.

Le conseil de développement pour l’île de Noirmoutier

Bulletin N° 44

Une réunion préparatoire à la mise en place d’un Conseil de développement pour l’île de Noirmoutier s’est déroulée le 21 novembre dans les locaux de la Communauté de communes. Le Président, Luc Bonnifait avait invité tous les élus à participer à cette rencontre.

Les Conseils de développement ont été créés par les Lois d’orientation pour l’aménagement et le développement du territoire (1995) et la Loi Urbanisme et Habitat (2003). Chaque commune ou collectivité ayant compétence en matière d’aménagement de l’espace et de développement économique peut réunir, dans un Conseil de développement, des représentants des milieux économiques, sociaux, culturels et associatifs.

L’organisation en est libre : dans certains Conseils, les membres sont choisis par les élus, dans d’autres, tout citoyen peut demander à en faire partie. À Noirmoutier, les élus ont choisi d’ouvrir le Conseil de développement à des volontaires issus du mouvement associatif, à l’exception des personnes ayant un mandat électoral. C’est ainsi que, le 21 novembre, des représentants de la plupart des associations noirmoutrines (professionnelles, environnementales, sportives, …) avaient répondu à l’invitation.

Mademoiselle Marie Moquet, attachée territoriale particulièrement chargée d’assister le Conseil de développement, présentait le mode de fonctionnement proposé par le Bureau du Conseil communautaire.

Le Conseil de développement s’organisera en ateliers de travail :

Habitat, cadre de vie, sport et loisirs.

Développement économique et social.

Environnement et submersion marine.

Tourisme durable.

Une coordination de trois personnes, cooptée de façon démocratique et équilibrée, représente chaque atelier. Les quatre coordinations réunies forment le Bureau des ateliers.

Un Bureau du Conseil de développement sera également mis en place, il sera composé :

– Du Bureau des ateliers (12 personnes)

– Du Bureau de la Communauté de communes composé du Président de la communauté de communes, des 4 maires et des présidents de commission (9 personnes).

Luc Bonnifait donne sa vision du fonctionnement du Conseil de développement : « Le Bureau du Conseil de développement devra être un lieu de rencontre et d’échanges d’idées entre élus et associations.

La Loi de 1995 prévoit que le Conseil de développement est associé à l’élaboration de la Charte de développement et à son suivi. Le Conseil communautaire de Noirmoutier lui donne également vocation à être une instance consultative dans les domaines de l’aménagement et du développement et un lieu d’observation, d’échanges, d’information et de communication.

La Communauté de communes doit élaborer des documents prospectifs importants qui l’engageront pour les 10 années à venir :

– SCOT (schéma de cohérence territorial) : il fixe les orientations fondamentales de l’aménagement de l’île ainsi que les perspectives idéales à long et moyen terme de son développement

– PLH (programme local d’habitat) : il détermine une politique de l’habitat concrète et opérationnelle à partir d’objectifs précis pour les 6 ans à venir.

– AGENDA 21 : démarche globale d’amélioration continue. Il vise à élaborer un projet de développement durable ainsi qu’un programme d’actions, partagé par les acteurs de la Charte.

– Charte de territoire : expression d’un projet commun de territoire, elle traduit la vision partagée du territoire, de son évolution souhaitée et des moyens à mettre en œuvre pour y parvenir dans le respect des principes du développement durable.

Les élus rappellent qu’ils représentent les citoyens et qu’ils disposent de la légitimité pour décider.

Il faut quand même souligner que la création d’un Conseil de développement est exigée par les instances régionales pour bénéficier des avantages du CTU (contrat territorial unique). Pas de Conseil de développement, pas de subvention régionale !

La population de l’île sera associée à ce Conseil de développement par l’intermédiaire de réunions de travail et de réunions publiques.

Inutile de dire que “Vivre l’île 12 sur 12” se sent directement concernée par un tel organe de démocratie participative. Le 2 décembre les membres du Conseil d’administration se partageaient ainsi les responsabilités et répondaient favorablement.

Les membres de notre Conseil d’administration se répartiront comme suit :

– Atelier “Habitat, cadre de vie, sports et loisirs“ : Mlle. Marie-Thérèse Beauchêne, Mme. Michelle Chevet, Mme. Marie-Edith Dupont.

– Atelier “ Développement économique et social“ : M. Georges Mélanson, Mme. Michelle Chevet, M. Michel Devroc ;

– Atelier “Environnement et submersion marine“ : Mlle. Marie-Thérèse Beauchêne, M. Jean-Louis Eugène, M. Bernard Thibeaud, Mme. Marie-Edith Dupont.

– Atelier « Tourisme durable“ : Mme. Françoise Lancelot, M. Georges Mélanson, M. Michel Devroc, Mme. Elizabeth Anne Muller.

La commune de La Guérinière condamnée

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En automne 2001, dans le bulletin d’information de l’association, sous le titre « CATASTROPHE ANNONCÉE », on pouvait lire :

« Quand vous vous dirigez vers Noirmoutier-en-l’Île, vous quittez le bourg de la Guérinière par le rond-point d’Europe. De ce rond-point, vous pouvez embrasser un paysage encore typique de l’île : prairies, arbres isolés, petites haies, fossés, pièces d’eau. Une zone artisanale est fort opportunément dissimulée par un rideau de cyprès. Jusqu’au triste parking de la grande surface commerciale (Inter Marché) toute proche, le regard n’est pas trop agressé.

Contrairement à l’autre extrémité du bourg, il n’y a pas d’enseignes lumineuses, pas de publicités bariolées, pas de bric-à-brac. Nous sommes encore dans une des parties à peu près intactes de notre île.

Or, il se pourrait que cet endroit paisible soit transformé en zone commerciale aux publicités racoleuses, Monsieur le Maire ayant demandé que le Plan d’Occupation des Sols soit modifié afin que des grandes surfaces puissent s’y établir. »

Après que la mairie lui ait opposé une fin de non recevoir, “Vivre l’île 12 sur 12 “ décidait de combattre ce projet et s’appuyait sur la Loi Barnier.

LA LOI BARNIER : L’enquête publique relative à cette modification du POS se réfère à la loi Barnier.

Face à l’enlaidissement croissant des entrées de villes et de bourgs en raison du laxisme des élus locaux qui laissent s’implanter de façon anarchique et incontrôlée des grandes surfaces commerciales, des garages, hangars et autres bâtiments, le législateur a réagi par l’intermédiaire de l’article 52 de la loi du 2 février 1995 (art.L.111-1-4c du code de l’urbanisme) dite loi Barnier : à compter du 1er janvier 1997, en dehors des espaces urbanisés des communes, une zone de 100 m de part et d’autre des autoroutes, routes expresses et déviations et de 75 m de part et d’autre des routes classées à grande circulation, est interdite à toute construction et installation.

Les zonages de POS peuvent y déroger en le motivant pour des raisons liées aux nuisances, à la sécurité, la qualité architecturale et la qualité de l’urbanisme et des paysages.

Dans notre cas, il s’agit bien d’une route à grande circulation et Monsieur le Maire voulait que soient édifiés, à 25 m de l’axe de la voie, des locaux artisanaux ou commerciaux et leurs installations.

Il devait donc motiver cette transgression de la loi en accordant une attention toute particulière à la qualité architecturale et la qualité de l’urbanisme et des paysages.

Quels garde-fous Monsieur le Maire prévoyait-il d’opposer à l’imagination souvent consternante des constructeurs de grandes surfaces commerciales, pour éviter l’enlaidissement de cette entrée du bourg ?

1. Qualité architecturale. On demandait au futur promoteur “la conservation des traits dominants de l’architecture locale”. Bien ! Mais on tempérait tout de suite :

– “Les constructions d’architecture non traditionnelle sont autorisées dans la mesure où elles garantissent leur intégration et la cohérence du site”. Ce critère extrêmement vague risquerait d’être jugé en fonction de la taxe professionnelle attendue.

– On pouvait de la même façon “accueillir des projets de grande richesse architecturale” . On imagine la grande richesse architecturale des commerces d’entrée de ville.

– “Les toitures réalisées en tout autres matériaux que la tuile devront avoir une couleur neutre”. Cette restriction était bien légère à respecter pour un architecte : elle se prêtait à toutes les fantaisies. Une toiture savoyarde en lauze, un toit normand en chaume, un toit angevin en ardoise étaient tout à fait dans le cadre de cette prescription.

– “Les bâtiments connexes (tous les bâtiments qui ne font pas partie de corps principal) pouvaient prendre des formes plus contemporaines (toitures-terrasses, bardage verre). La liberté devenait donc absolue !

.

2. Qualité de l’urbanisme. Les contraintes étaient tout à fait banales.

3. Les paysages.

– Aucune contrainte ne concernait les panneaux publicitaires Le souci d’un commerçant est bien évidemment que son établissement soit le plus apparent possible, du plus loin possible.

– La marge de recul comprise dans les 25 m devait être aménagée en espace paysager par le constructeur. Un talus bas parallèle à la route et quelques baliveaux devaient répondre à ce souci esthétique.

– Ainsi, l’extension de la zone devait présenter une image valorisante pour la commune comme pour l’île. Une zone commerciale est-elle une image valorisante dans le contexte noirmoutrin? d’autant que le règlement prévu de la zone autorisait l’implantation d’installations classées.

La permissivité était totale

Ce projet permettait de faire perdre à cette zone tout caractère patrimonial. Cette entrée du bourg serait encore plus laide que celle du Bonhomme et égalerait les innombrables entrées de ville abandonnées par les élus à un commerce tapageur et agressif.

Nous avions donc participé activement à l’enquête publique qui avait suivi et avions demandé au commissaire enquêteur (totalement acquis à la mairie) d’émettre un avis défavorable

L’INTERVENTION DE LA JUSTICE :

Comme nous l’avions pressenti, la conclusion du rapport du commissaire enquêteur fut favorable au projet.

Après examen de ce rapport, le Conseil d’administration de “Vivre l’île 12 sur 12 “ décida de déposer un recours devant le Tribunal Administratif de Nantes. En réponse la commune nous demandait 15 000 € de dommages et intérêts. Inutile de préciser que c’était un moyen facile de tuer notre association.

Le 22 septembre, le juge administratif se prononçait :

– la demande de 15 000 € à titre de dommages et intérêts était rejetée

– considérant que les conclusions du commissaire enquêteur étaient entachées de partialité

– considérant que la modification de zone demandée par la mairie nécessitait une modification du plan d’occupation des sols,

annule la délibération du conseil municipal et condamne la commune à verser 1 000 € à l’association “Vivre l’île 12 sur 12“.

CONCLUSION :

Cette affaire aurait pu être évitée : il aurait été possible, après concertation, de trouver une solution qui, en permettant l’installation d’artisans dans une partie de cette zone, préserve le caractère de l’entrée de la commune.

Éditorial – le courage d’un ministre

Bulletin N° 43

Extraits d’une interview de Monsieur Serge Lepeltier,  ex-ministre de l’Écologie. Il a depuis été remplacé depuis par Madame Nelly Olin.

Lors de la passation de pouvoirs, vous avez alerté sur le risque de disparition du ministère de l’Écologie…

C’est un ministère qui dérange, l’ « empêcheur de tourner en rond ». Alors ceux que l’on dérange, les représentants d’intérêts particuliers, ne souhaitent qu’une chose, c’est qu’il n’existe pas. C’est ma crainte. On ne le supprimera pas, c’est impossible politiquement. Mais, sans le dire, on risque de n’en faire qu’une vitrine.

Que préconisez-vous pour une réelle efficacité ?

Sur le plan structurel, trois mesures me paraissent essentielles. D’abord le budget. On ne peut se contenter de glaner 10 millions par-ci, 50 par-là. L’objectif minimal, c’est que le budget du ministère de l’Écologie représente au minimum 1% du budget de l’État. Cela paraît dérisoire, mais c’est le multiplier par trois ! Et puis, il faut changer le périmètre de ce ministère, lui adjoindre l’Énergie. La question centrale en matière d’écologie, c’est le changement climatique, et donc la question énergétique. Or ce ministère n’a pas la responsabilité de l’énergie, il ne l’a jamais eue. Il n’est donc pas responsable du développement des énergies renouvelables, des éoliennes, du solaire, c’est absurde !

Enfin ce ministère doit être placé à un niveau plus élevé dans la hiérarchie gouvernementale, au même niveau que la Défense, les Affaires étrangères ou l’Intérieur. Parce que les enjeux sont aussi essentiels. Il faut qu’un rapport de force s’établisse en faveur de l’écologie. Pour que ce soit l’intérêt général qui prime.

Sur le fond, je pense qu’il faut réconcilier économie et écologie et, pour cela, intégrer dans les coûts de production l’empreinte écologique. On pourrait par exemple, faire passer la TVA à 33% pour les produit les plus polluants et à 0% pour les produits propres, la moyenne restant à 20% »

Interpellation  vigoureuse certes ! Un peu tardive, non ?

Classement du Gois (suite)

Bulletin N° 43

RÉPONSE DE MONSIEUR PHILIPPE DE VILLIERS, PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL DE LA VENDÉE.

Votre courrier concernant le Passage du Gois m’est bien parvenu et a retenu toute mon attention.
Cependant, le projet de classement de ce site remarquable soutenu par l’association « Vivre l’île 12 sur 12 » relève de la compétence exclusive de l’Etat.

Pour ma part, je suis convaincu de la nécessité de préserver ce site et de le mettre en valeur. C’est d’ailleurs l’un des objectifs prioritaires que le Conseil Général poursuivra en négociant avec les communes littorales concernées un « contrat environnement littoral ».

Ce contrat financé à hauteur de 600 000 euros par le département a notamment pour vocation de permettre de concilier le développement d’un tourisme de qualité avec la nécessaire préservation de l’environnement littoral.

La protection accrue du passage du Gois, trait d’union emblématique entre le continent et l’île de Noirmoutier, est à ce titre au cœur de nos préoccupations.

S’agissant plus particulièrement de la procédure de classement sur laquelle vous avez bien voulu appeler mon attention, je saisis aujourd’hui même Monsieur Christian DECHARRIERE, Préfet de la Vendée, de votre requête et ne manquerai pas de vous tenir informée de la suite réservée à ma démarche.

SIGNÉ : PHILIPPE DE VILLIERS

Nous verrons bien !

Plan local d’urbanisme

Bulletin N° 43

Compte tenu de leur âge (environ 10 ans), il est devenu nécessaire de réviser les Plans d’Occupation des Sols (POS) des communes de notre île. Les POS commencent à dater et ne correspondent plus aux besoins actuels.

Par ailleurs, depuis 2001, la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) a remplacé le POS par un nouveau document : le Plan Local d’Urbanisme ou plus brièvement le PLU. C’est ainsi que le sigle POS est en train de disparaître pour être remplacé par PLU.

Le PLAN LOCAL D’URBANISME OU PLU

Le PLU est un document d’urbanisme réglementaire très important pour les citoyens : d’initiative communale, il fixe les règles générales Continuer la lecture

L’énergie éolienne contestée

Bulletin N° 42

L’énergie éolienne a bonne presse, mais dans les campagnes, son développement suscite une contestation toujours plus vive : dans tous les coins de France où s’annoncent des pylônes de plus de 100m de haut, des associations s’élèvent et même déposent des recours. Ces rejets prennent les écologistes à revers et les industriels par surprise.

Il est vrai que les éoliennes posent un problème paysager. Quelle que soit l’opinion esthétique qu’elles suscitent, elles ne passent pas inaperçues : atteignant 120m de haut, avec un rotor de 80m de diamètre, une éolienne de 2 mégawatts requiert une fondation de près de 600 tonnes de béton. Nous percevons ainsi l’impact visuel des éoliennes de Bouin qui ne se sont pas intégrées dans le paysage du Gois, elles accaparent le regard ; disproportionnées par rapport au site, elles ont créé un nouveau paysage qui a occulté l’ancien. Au pied d’une éolienne, on peut légitimement admirer son élégance et ressentir de la fierté devant la prouesse technologique, mais trancher le débat entre écologistes, pollution atmosphérique contre pollution visuelle et beaucoup plus difficile.

Le Conseil général des Ponts et Chaussées a produit en décembre 2004  un rapport intéressant consacré à ces questions, nous allons en citer de larges extraits :

«  Au niveau départemental, la nécessité a conduit des préfets, sans instruction à ce  niveau, à élaborer des schémas éoliens. Ce territoire plus restreint a facilité  l’obtention de schémas plus opérationnels. Des groupements de communes et des  parcs naturels régionaux se sont également lancés dans des démarches.    Pour utiles qu’ils soient, tous ces schémas pourtant fondamentaux sont élaborés  dans l’urgence sans réflexion méthodologique suffisante et ne conduisent pas à un  choix d’espaces susceptibles d’accueillir dans de bonnes conditions des fermes  éoliennes. Les critères retenus sont très variables d’un département à l’autre.

…………

La justification du développement inéluctable des éoliennes en France repose sur  quelques idées reçues qui paraissent de prime abord évidentes mais qui, à  l’analyse, sont discutables, voire même erronées.

1.- « Les éoliennes vont permettre à la France de réduire ses émissions de gaz  à effet de serre ».

La production énergétique est décomposée en deux sources complémentaires :

•  La production de pointe, qui provient de centrales thermiques classiques et qui  permet de faire face aux fluctuations de la demande en énergie ;

•  La production de base, qui provient en totalité en France des centrales  nucléaires dont la production ne peut guère être modulée.    Les éoliennes, dont la production ne peut être régulée à volonté, en fonction de la  demande, concourent à la production de base. Mais celle-ci est déjà excédentaire  en France compte tenu du parc existant de centrales nucléaires, ce qui conduit  déjà EDF à exporter en continu une quantité appréciable d’énergie électrique vers  les pays riverains.    Dans ces conditions très particulières qui n’existent actuellement qu’en France, le  développement de l’énergie éolienne ne servira qu’à augmenter les exportations  françaises d’énergie mais ne réduira pas la production des centrales thermiques  qui restent indispensables pour répondre aux demandes de pointe.

En simplifiant un peu, on pourrait dire que le développement de l’éolien en  Languedoc-Roussillon par exemple se fait en important des éoliennes construites  en Espagne pour réexporter de l’électricité dans ce pays, ce qui oblige à créer une  nouvelle ligne à haute tension controversée à travers les Pyrénées.

Ce raisonnement ne s’applique pas dans les îles éloignées et dans les  départements et territoire d’Outre-Mer qui ne sont pas alimentés par l’énergie  nucléaire mais par des centrales au fioul.

2.- « L’éolien est une activité qui crée des emplois ».

Trois pays (Allemagne, Espagne et Danemark) qui ont instauré un moratoire sur  l’énergie nucléaire, se sont engagés en contrepartie dans une politique industrielle  très volontariste, en créant plusieurs dizaines de milliers d’emplois et en  instaurant un monopole sur la fabrication des éoliennes.    La situation est complètement différente en France où n’existent que quelques  équipementiers et une seule PMI fabriquant des éoliennes. Encore, s’agit-il de  modèles de faible puissance destinés à l’exportation et aux DOM. Toutes les  éoliennes installées en France métropolitaine sont achetées à des entreprises des  trois pays européens fournisseurs qui assurent en général la maintenance.  L’essentiel de l’activité en France concerne des sociétés en charge de montage  administratif et financier des projets éoliens.

Ceux-ci installés, les emplois  permanents sont très limités, en moyenne un par ferme éolienne importante.    Les retombées positives de la création de fermes éoliennes en France se situent  essentiellement au niveau financier. Le taux de retour de cet investissement peu  risqué, qui bénéficie d’assurance et d’une garantie d’achat de la production, est  particulièrement élevé (entre 10 et 20% suivant les situations). Les communes ne  peuvent légalement être maître d’ouvrage de ces projets mais perçoivent une taxe  professionnelle de 200.000 euros par an pour une ferme de 12MW, ce qui est  motivant pour une petite commune.

3.- « L’impact paysager est une notion subjective, non-quantifiable »

En termes de visibilité d’une éolienne, on définit deux paramètres très  représentatifs :

•  La surface de covisibilité représentant l’ensemble des lieux d’où l’éolienne est  visible ;

•  L’impact visuel qui est l’intégrale de la surface apparente de l’éolienne sur la  surface de covisibilité.

À défaut, on peut aussi définir plus simplement l’impact visuel comme le produit  de la surface de covisibilité par la surface apparente de l’éolienne.

À puissance installée égale, l’impact visuel de grandes éoliennes est donc  considérablement plus important que l’impact de petites, même si elles sont plus  nombreuses.    L’impact visuel ressenti par un observateur est encore renforcé lorsque des  situations spécifiques attirent particulièrement son regard. C’est le cas notamment  de l’effet d’alignement, lorsque des éoliennes sont situées à la même hauteur et à  la même équidistance. L’impact visuel est en revanche réduit dans le cas de  bouquets d’éoliennes réparties sur plusieurs plans et plusieurs niveaux qui ne se  distinguent plus les unes des autres à une certaine distance.    Contrairement à ce que l’on pourrait penser a priori, la visibilité d’un nuage  d’éoliennes judicieusement réparties sur un site est moindre que celle de quelques  éoliennes alignées sur la crête.    Pourtant, la tendance actuelle est à l’installation d’éoliennes de plus en plus  hautes et puissantes.

4.- « Plus les éoliennes sont puissantes, plus l’investissement est rentable ».

À partir des prix de vente et des caractéristiques des éoliennes proposées sur le  marché à un moment donné, on peut définir la rentabilité de chaque modèle. On  constate que le coût de la machine est directement proportionnel à la surface du  rotor, avec un surcoût pour les plus grosses machines.    Si ce n’est pas le prix des équipements, on peut alors se demander ce qui pousse  les promoteurs à installer de très grosses éoliennes. Un suivi auprès de  prospecteurs chargés de monter des projets a permis d’identifier au moins deux  raisons :

Insister sur le faible nombre d’éoliennes d’une ferme est le meilleur argument de  commercialisation pour convaincre du peu d’impact du projet sur l’environnement. Même  si le raisonnement n’est pas fondé comme on l’a vu précédemment, il est perçu  positivement par les interlocuteurs peu avertis de la gamme des matériels  disponibles et de l’extrême variabilité de leur impact visuel.

À puissance égale installée, des éoliennes très hautes et alignées nécessitent une  superficie de terrain plus faible que des éoliennes plus basses et plus dispersées.  Or, la maîtrise foncière constitue un obstacle majeur, en termes de disponibilité et  de coût, pour monter un projet éolien. Le plus souvent, le projet est construit à  partir d’un terrain donné limité à partir duquel il faut installer le maximum de  puissance, ce qui conduit à implanter du matériel de grande hauteur.

II – CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS    Des pays comme l’Allemagne, l’Espagne ou le Danemark qui ont instauré un  moratoire sur l’énergie nucléaire, ont fait le choix de l’éolien pour la production  électrique de base et se sont dotés d’une industrie en conséquence. La situation en  France est exactement opposée (production de base couverte par l’électricité  nucléaire et absence d’industrie de l’éolien), et la production d’un parc éolien ne  peut être qu’exportée et ne participe pas à la réduction de l’émission en France de  gaz à effet de serre.    Néanmoins, des mesures incitatives comme la valeur de rachat de l’électricité  produite par les fermes éoliennes de puissance inférieure à 12 MW entraînent une  prolifération de demandes de permis de construire, sans qu’une réglementation  adaptée et une méthodologie pour traiter ces demandes aient été préalablement  définies. Il s’ensuit une saturation des capacités des services instructeurs et une  judiciarisation des procédures. L’implantation de projets mal conçus risque  d’entraîner une destruction de paysages de qualité et finalement un rejet d’une  énergie renouvelable dont l’intérêt à moyen terme est certain.    Le ministère de l’équipement avec les DDE se situe en première ligne de  l’élaboration des schémas départementaux, de la délivrance des permis de  construire et de l’application de la réglementation basée sur le code de  l’urbanisme.    Pour éviter les erreurs les plus manifestes, il y aurait lieu d’entreprendre dans les  meilleurs délais un bilan quantitatif et qualitatif par département de l’application  de la circulaire de 2003, ainsi qu’une analyse économique de la filière incluant les  coûts externes et les effets sur le tourisme.    Des adaptations de la réglementation sont réclamées par tous les acteurs. Ainsi par  exemple, le seuil de 12 MW fixé arbitrairement sans réelle justification pourrait  être revu en nette hausse (à 40 ou 50 MW) afin d’éviter la prolifération de  nombreux projets disséminés sur le territoire. En contrepartie, la valeur de rachat  de l’électricité éolienne pourrait être baissée sans nuire à la rentabilité des projets.  Des limitations de hauteur et de puissance des éoliennes devraient pouvoir être  imposées en fonction de la nature des paysages rencontrés. Des mesures devraient  être fixées concernant la sécurité à proximité des futures éoliennes.    En matière de communication, la priorité en faveur des économies d’énergie  pourrait être rappelée. »

Il serait beaucoup plus efficace de mener un programme sérieux d’économies d’énergie par exemple l’isolation des bâtiments existants, qui ne demanderait pas plus d’argent public – ce qui ferait facilement baisser la consommation d’énergie de 10%, soit davantage que ce que fourniraient 2 000 éoliennes.

ORDRE DE GRANDEUR

Puissance d’un réacteur nucléaire: 1 000 MW

puissance d’une éolienne: 2 MW

-> pour remplacer 1 réacteur: 500 éoliennes

mais les éoliennes ne produisent que 1/3 du temps

-> pour remplacer 1 réacteur: 1 500 éoliennes

2 éoliennes doivent être espacées de 300 m

-> 1 500 éoliennes représentent une ligne de 450 km.

La France dispose de 58 réacteurs.

Charte de l’environnement: mirage ou engagement?

Bulletin N° 42

La Charte de l’environnement a été votée par le Congrès le 28 février. Ce texte reconnaît au principe de précaution la valeur d’un principe constitutionnel. Il trace une ligne éthique forte pour le développement de notre société que la mise en œuvre des progrès technologiques devra respecter, tout en dynamisant la recherche scientifique vers des innovations essentielles pour les générations à venir.

Ce texte consacre le principe d’une réparation des atteintes à l’environnement sans qu’il soit besoin de démontrer – comme c’est aujourd’hui le cas – la réalité d’un dommage anormal et spécial venant frapper un intérêt particulier.

Le texte de la Charte de l’environnement peut être téléchargé à partir de ce lien.

Brèves

Bulletin N° 42

On peut gommer les erreurs du passé. Comme la construction de maisons en extrême bord du littoral. Pour preuve : l’opération de démolition du Pouliguen (Loire-Atlantique). Une propriété de 320 m2 datant de 1920, face à la mer, a été rachetée grâce à la Taxe sur les espaces naturels sensibles, puis démoli. Sur les parcelles libérées, Le Pouliguen va pouvoir restaurer son cheminement côtier, des ajoncs vont être plantés et la pelouse naturelle va reprendre sa place.

À Piriac, où les travaux d’enrochement pour protéger quelques maisons vont coûter 10 millions d’euros, on se demande si on ne va pas répéter le même type d’opération.

« Quand on a quelque chose d’extraordinaire à défendre, on peut envisager de tout faire, mais, quand il s’agit de pelouses ou de maisons privées, on peut utiliser autrement l’argent du contribuable » dit une Conseillère générale.

Le centre bourg de La Guérinière reprend vie, un coiffeur pour hommes a pris le relais de Jean Paul, une esthéticienne est installée à côté et une mercière est annoncée.

Ces bonnes nouvelles sont le résultat d’une action volontariste de la mairie.

L’île accueille le Tour de France le 2 juillet, Ce jour-là et les jours précédents, d’importantes contraintes de circulation et de sécurité seront mises en place.

L’église de l’Herbaudière  a été construite à partir de 1876. Édifiée face à la mer, elle est particulièrement exposée au climat marin. Il est temps de revoir l’étanchéité, l’électricité et même de s’assurer de l’état du gros œuvre. Les premiers travaux sont prévus pour ce printemps.

Le tsunami qui a frappé le Sud-Est asiatique a incité de nombreux Gillocruciens (habitants de Saint-Gilles-Croix-de-Vie) à assister à une conférence sur l’érosion marine ce mois de janvier.

Séduits par la qualité de cette présentation nous avons demandé au conférencier de venir informer les noirmoutrins. Nous organiserons ce débat le 6 mai à 19 heures 30 dans la salle de réunion de la Communauté de communes à Noirmoutier-en-l’île

Le site officiel de l’île de Noirmoutier www.ile-noirmoutier.com est en ligne. Un lien avec www.12sur12.org y figure.

Le Martroger a rejoint le port de Noirmoutier. Avant d’engager d’importants travaux, un état des dégradations doit être établi ; pour cela, il faut enlever complètement les revêtements intérieurs. Ces travaux  ne permettront sans doute pas au Martroger de naviguer cette année.

Sous la pression des Vendéens, il n’y aura pas d’incinérateur de déchets ménagers en Vendée. Le Conseil Général de Vendée fait le choix d’appeler au civisme des citoyens pour mieux trier leurs déchets : le scénario retenu fait la part belle au tri, au recyclage et au compostage.

Incinération et  prévention (faire moins de déchets) sont en contradiction : les nouvelles unités sont construites pour traiter de gros tonnages afin de les rentabiliser. Dans le cas des petites agglomérations, cet impératif de rentabilité entraîne une “chasse aux déchets“ à travers le territoire, peu importe que le déchet soit évitable ou recyclable, il faut justifier l’investissement.

La solution retenue est celle de l’effort ; l’information auprès des habitants, mais aussi des milliers de visiteurs, va être capitale.

Avec la Chandeleur, les agriculteurs ont repris le chemin des champs pour mettre en terre la pomme de terre primeur. Bonette, Siretema, Charlotte, …Certaines ont commencé à être récoltées., les variétés les plus chères n’étant pas forcément les meilleures pour certains.

Le Président de la Coopérative des pommes de terre et les jeunes agriculteurs se plaignent que, chaque année, une part des terres cultivables part pour la construction, mais, qui vend donc la terre agricole ?

Le 23 mars, les députés ont examiné en deuxième lecture le projet de loi d’orientation sur l’énergie. Huit mois se sont écoulés depuis l’adoption du texte en première lecture, mais l’envolée des cours du pétrole a modifié le paysage et donne tout son sens à la relance des économies d’énergie et au développement des énergies renouvelables.

Courriers d’adhérents :

–          une très intéressante étude sur les éoliennes,

–          un article sur l’action de la dérive littorale sur la côte aquitaine,

–          de nombreux vœux pour l’association, des félicitations et des encouragements pour nos actions.

Dans le dernier numéro de l’ “Avenir de l’île de Noirmoutier“, feuille consacrée à la promotion de l’ex-sénateur Jacques Oudin, une “Madame B. résidente à l’Épine“ écrit à propos de la maison des Thibaudières :

« Curieusement, c’est le même avocat, qui a représenté l’association  “Vivre l’île 12 sur 12“ dans son combat pour obtenir l’annulation du permis de construire, puis la démolition la maison qui défendra la commune dont l’intérêt sera plutôt que la maison reste debout ! »

Tout d’abord voir la dune bordière recouverte de maisons est une vision tout à fait personnelle de l’intérêt de la commune ; ensuite Mme. B. oublie de signaler que le maire de l’époque s’était joint aux propriétaires contre « Vivre l’île 12 sur 12“ en utilisant les services du même avocat..

La procédure dont elle parle où les propriétaires sont, cette fois-ci, contre la mairie, n’a rien a voire avec la première et le maire a le droit de choisir son avocat.

Les réunions du Conseil communautaire ont souvent connu des épisodes “animés“. La réunion du 1er mars a sans doute établi un record en la matière.

Un ex-Président de la Communauté de communes souhaitait que lui soit reconnue la propriété des photographies qu’il avait prises dans le cadre de ses fonctions, avec l’appareil photographique de la Communauté, dans un hélicoptère loué par la Communauté et avec le concours des personnels communautaires.

Une demi-heure d’échanges vifs a été consacrée à cette demande pour le moins contestable. Il paraît qu’il y aura une suite.

Quelle tristesse !

Lorsque nous avons appris qu’un panneau destiné à attirer l’attention des conducteurs sur les dangers de la marée montante allait être implanté à l’entrée du Gois, sur la digue qui borde le Polder de Sébastopol, nous avons suggéré au Conseil Général de la Vendée de l’installer plus en amont et à droite. Cette solution a l’avantage de préserver l’esthétique de la digue qui, à cet endroit, à été refaite avec goût

Dans le cadre des Contrats régionaux de développement  durable des territoires mis en place par la Région des Pays de La Loire, les collectivités territoriales devront  mettre en place des Conseils de développement.

C’est ainsi que notre Communauté de communes doit créer ce Conseil qui associera des représentants des milieux économiques, sociaux, culturels et associatifs. Nous espérons bien faire partie de cet organisme qui a pour objectif d’impliquer les acteurs de la société civile et les porteurs de projet dans une démarche de développement durable.

Nous sommes membres de la Commission environnement destinée à préparer les Assises régionales, nouvelle forme de démocratie territoriale que la Région des Pays de la Loire souhaite mettre en place.

Lors de la première réunion le 16 mars, votre représentant est intervenu sur trois points :

–          nécessité de surveiller l’utilisation des subventions des travaux de défense contre la mer. Nous avons en mémoire des crédits de ce type consacrés à la construction du port de Morin,

–          obligation, lors de l’attribution de crédits de défense contre la mer, d’inclure dans les budgets de fonctionnement les crédits d’entretien correspondants,

–          définition de la notion de capacité d’accueil dans les communes littorale, notion imposée par la loi et que les politiques n’ont pas le courage de mettre en œuvre.

L’Agence de l’eau, qui gère de fonds considérables issus de nos factures, est en train de contractualiser, avec le SMAM ( syndicat mixte d’aménagement des marais) un Contrat Restauration Entretien Zones Humides (CREZH) pour les 1800 ha de zones humides de l’île de Noirmoutier.

Quatre “fonctionnalités“ sont retenues comme objectifs généraux par l’Agence de l’eau : hydraulique, amélioration de la qualité de l’eau, écologique, socio-économique.

Des réunions, présentées comme “de concertation“, sont en cours où les sauniers subissent des pressions du bureau d’études, du SMAM et de la LPO, pour accepter à marche forcée que des marais salants en friche soient aménagés pour laguner des eaux pluviales des bassins versants périphériques.

Après près de 500 ha de marais détruits sur l’île depuis 50 ans par des aménagements destructeurs, voilà la dernière trouvaille de notre aménageur en chef pour réduire encore plus les surfaces d’une activité salicole en plein redéveloppement. Derrière ces bonnes intentions se dissimule un déni complet des activités polluantes des bassins versants qui constituent souvent des lobbies redoutés part les élus de l’île.

Le 17 mars, grâce à la vigilance d’un adhérent de notre association demeurant près de l’écluse du port de Noirmoutier, une pollution a été constatée et analysée le jour même.

Sur plusieurs centaines de mètres, l’eau de l’étier du Moulin était d’une couleur laiteuse suite à l’écoulement intempestif d’un jus de peinture par la canalisation d’évacuation des eaux pluviales des toitures de la salle de la Prée au Duc, en travaux.

La recherche de toxicité de ce produit, soluble à l’eau (donc sans solvant synthétique) et ne contenant pas de plomb, a été confié aux services municipaux. En raison d’un temps froid et humide, la peinture fraîche d’étanchéfication utilisée sur les toits s’était dissoute.

Cet exemple montre la difficulté de la maîtrise de la qualité des rejets pluviaux quand de multiples acteurs doivent être éduqués et responsabilisés. Coincidant avec les résultats prochains d’une étude sur la qualité des eaux de l’Étier du Moulin, nous proposons aux élus une grande campagne de sensibilisation pour le respect de la qualité des eaux pluviales. Plusieurs activités primaires de l’île en dépendent (huître, sel, tourisme) sans parler de l’impact sur les milieux naturels !

Depuis le 1er septembre 2004, la France a subi un important déficit pluviomètrique. Au cours de ces 6 derniers mois, seul octobre a bénéficié de pluies importantes. Or ce sont les précipitations d’automne et d’hiver, losque les sols nus favorisent la pénétration de l’eau, qui participent le plus à la recharge des eaux souterraines.

Ces dernières se trouvent aujourd’hui à des niveaux très inférieurs à ceux qui sont habituels en cette saison.

En Vendée, les précipitations sur l’ensemble du département sont très nettement déficitaires depuis septembre 2004 il n’est tombé que 150 à 200 mm de pluie soit 55 à 60 % de moins  que les apports normaux et certains barrages sont dans une situation critique.

Cependant il va falloir arroser des hectares de maïs largement subventionnés, entretenir des golfs, remplir des piscines, faire face au choc du tourisme estival, etc.

Alors on cherche de nouvelles ressources : nouveaux barrages, prospection de la nappe phréatique, usine de dessalement de l’eau de mer, … Personne n’émet l’idée trop simple que le littoral vendéen est arrivé aux limites de sa capacité d’accueil !

ERRATUM : dans une « brève » consacrée a un rachat de terrain agricole une erreur s’est glisssée, ce n’est pas à la suite d’un décès mais d’un départ à la retraite que la propriété de la rue des Maraichers à Barbâtre était mise en vente. Nous sommes désolés de cette erreur.

Trois PLU (Noirmoutier, Barbâtre, l’Épine) doivent être mis en place cette année; ils seront précédés d’une enquête publique. Nous allons essayer de distriber aux habitants de ces communes un document reappelant ce qu’est une enquête publique dans le cadre d’un Plan Local d’Urbanisme (PLU) et pourquoi il est important d’y participer.

L’Hôtel Jacobsen

Bulletin N° 42

La famille des Jacobsen est établie à Noirmoutier depuis 1740 ; elle s’est distinguée par la création de polders qui augmentèrent sensiblement la Surface des terrains agricoles de notre île.

Cornil Ghislain fut le premier de la lignée noirmoutrine. En 1745 il commença par créer à la pointe de La Fosse un dessèchement de 17 ha. À partir de 1770 il desséchait 300 ha sur l’île de la Crosnière qui, bien que sur la côte de Beauvoir, devait dépendre de Noirmoutier.

Son fils Jean Corneille, fit exécuter les polders du Petit et Grand Mullembourg, 59 ha étaient ainsi asséchés en 1818. Ces deux polders étaient protégées par une digue rectiligne de 1600 m : la digue Jacobsen.

Le successeur, Auguste Jacobsen, fut l’initiateur des deux grands polders de La Guérinière : La Nouvelle Brille (64 ha) et La Tresson (144 ha).

Les travaux d’assèchement continuèrent en suite et le polder de Sébastopol fut construit.

L’Hôtel Jacobsen, le berceau de la famille, se dresse, à Noirmoutier-en-l’île, à l’angle de la Place d’Armes et de la rue du Général Passaga à Noirmoutier-en-l’île. Édifié entre 1761 et 1766 par Corneille Ghislain Jacobs, ou Jacobsen, il comprenait alors un logis carré d’un étage, couvert d’ardoise, et une aile en retour de même hauteur, accompagnés d’une cour et d’un jardin clos.

De 1793 à 1798, l’hôtel fut réquisitionné par les autorités militaires qui occupaient l’île, puis restitué à Jean Corneille Jacobsen l’héritier du constructeur. Celui ci fit agrandir le corps principal et construisit une nouvelle aile, pour former un plan en U

Vers 1845-1850 l’hôtel fut divisé entre les 3 héritiers de Jean Corneille Jacobsen.

En 1998, le District de l’île de Noirmoutier en rachetait une partie (sur la rue du Gal Passaga) pour 2 200 000 F. Pour justifier cet achat on y installa à grands frais dans les écuries l’Office de Tourisme et, … plus rien !

Des réfections, de plus plus en plus urgentes, allaient s’imposer rapidement. C’est ainsi qu’au dernier Conseil communautaire un devis sévère de travaux de réfection et de rénovation était présenté : 336 015 € !.

Sursaut général : depuis 10 ans nous sommes propriétaires d’un bien prestigieux, nous l’entretenons et le rénovons à grands frais et nous ne savons qu’en faire !travaux-jacobsen.jpg

La Mairie de Noirmoutier a bien un projet : elle doit s’agrandir pour loger des services qui sont de plus en plus à l’étroit, plutôt que construire du neuf, elle propose de racheter l’Hôtel Jacobsen.
Brouhaha ! Et si jamais la commune de Noirmoutier profitait seule d’un bien communautaire au détriment des autres communes ! Insupportable !

On allait donc à nouveau étudier un projet communautaire …, entreprise qui, depuis 10 ans, faute d’esprit communautaire, n’avait aboutie à rien.

Après un Conseil d’administration de “Vivre l’île 12 sur 12” , deux adhérents ont mis sur le papier un projet intitulé « TERRE EN MER » – l’espace des polders , et l’ont présenté à la Communauté de communes.

Des chauves-souris à Noirmoutier

Bulletin N° 42

Forêts, villes et villages, marais, bocage… , les chauves-souris peuplent une grande diversité de milieux. Toutes les espèces sont protégées par la loi (arrêté du 17 avril 1981) mais certaines sont devenues rares et beaucoup voient leur nombre diminuer. C’est que, de nos jours, la vie de chauve-souris n’est pas facile et peu de personnes se mobilisent pour défendre leur cause. Il est vrai que ces animaux traînent avec eux une mauvaise réputation d’animal aux activités nocturnes, ami des sorcières, qui s’accrocherait dans les cheveux…

Pourtant ils restent des animaux passionnant à étudier. Ce sont les  seuls mammifères capables de voler grâce à une fine membrane de peau qui s’est développée entre des doigts démesurément agrandis.  Ces nocturnes chassent aussi d’une manière  très originale : munis d’un radar à ultrasons ils peuvent se diriger comme en plein jour et repérer leurs proies avec une grande précision. En  mangeant de très grandes quantités d’insectes les chauve-souris restent de précieuses auxiliaires de l’homme dans sa lutte contre les insectes parasites. La pipistelle qui pèse 6g peut consommer  100    moustiques par jour !

Il existe sur l’île une dizaine d’espèces aux noms étranges et peu familiers. Nous  citerons les minuscules pipistrelles, les plus fréquentes et les immenses sérotines qui peuvent atteindre jusqu’à 40 cm  d’envergure.

Si quelques espèces se sont bien adaptées à la présence de l’homme et n’hésitent pas à squatter certaines constructions, d’autres en revanche sont menacées et les dangers sont bien identifiés.

Nous citerons en premier lieu la disparition de leur habitat ou de leurs habitats pour être plus précis car elles utilisent plusieurs milieux différents pour la chasse, la reproduction et l’hivernage. La disparition d’un  seul de ces sites va directement les menacer. La suppression des haies bocagères, des arbres morts, des zones humides, la fermeture des cavités souterraines, la destruction des vieux bâtiments, l’obturation de certaines entrées de greniers ou de combles les privent de leurs maternités préférées.

Les insecticides, fongicides et autres pesticides utilisés depuis près de 50 ans dans l’agriculture ont fait diminuer énormément leur garde-manger favori. Elles peuvent aussi s’intoxiquer en se frottant aux charpentes traitées avec des produits toxiques.

L’hiver est une période critique pour les chauves-souris qui doivent absolument économiser leur énergie car elles n’ont plus de proies à se mettre sous la dent. C’est pour cela qu’elles entrent en hibernation. Tout dérangement pendant cette période est très coûteux en énergie et peut leur être fatal s’ils sont trop souvent renouvelés. Attention au tourisme cavernicole qui doit être respectueux de la présence de ces fragiles animaux.

Enfin, les collisions avec les voitures sont relativement fréquentes et restent une cause de mortalité non négligeable.

Comment protéger les chauves-souris ? Avec un peu d’idées et de bricolage, vous pourrez facilement leur offrir le gîte et le couvert dans votre maison. Voici quelques exemples simples pour tous les étages de votre habitation. Si votre cave est bien isolée,suffisamment humide ou sombre, une simple ouverture dans la porte ou un accès extérieur sans grillage et le tour est joué.  Les combles et les greniers obscurs, bien isolés et chauds en été font le bonheur des colonies de reproduction d’espèces qui aiment les grands espaces comme le Grand Murin ou les Rhinolophes. Pour y accéder, un coup de scie dans une porte extérieure de 40x7cm suffit et peut même s’avérer inutile si des tuiles d’aération ou des petites ouvertures sont déjà présentes sous une avancée du toit ( 3×15 cm seulement pour certaines espèces). Et si vos combles sont pleins de courants d’air, vous pouvez y installer des nichoirs ou faire quelques aménagements simples ( voir les dessins ). Les déjections laissées par ces animaux peuvent être récupérées par une bâche au sol placée dans les endroits stratégiques. Ce guano est un excellent engrais naturel. En façade : 3 morceaux de bois placés en U renversé derrière un volet qui n’est jamais ouvert peut permettre d’accueillir de nombreux individus.

Les nichoirs peuvent aussi être placés à l’extérieur, sur des murs ou des arbres, de préférence orientés vers le sud et hors de portée des chats. Il y a le mot « souris » dans « chauves-souris » ! Bien sur, si vous traitez votre charpente limitez-vous aux produits sans danger pour les chauves-souris :  les perméthrines, les cyperméthrine et tous les produits à base des sels de Bore. A l’échelle de votre environnement proche la conservation des zones humides, des haies, des arbres morts, les coins de nature sauvage pleins de fleurs qui abritent de nombreux insectes sont autant de moyens efficaces de fournir abri et nourriture aux chauves souris.

Diverses actions sont menées cette année sur l’île : un petit groupe du collège « les Sorbets », en coordination avec la L.P.O. et l’ O.N.F.,  a posé 2 séries de nichoirs, à Luzeronde et aux Éloux, dans des bois de pins, milieux avares en gîtes de repos. Si vous êtes intéressés, vous pouvez contacter ces différents groupes.

Pour tout renseignement sur les chiroptères le site http://www.museum-bourges.net  est incontournable et offre de nombreux liens avec d’autres sites.

Éditorial – biodiversite: à quand le passage de la parole aux actes?

Bulletin N° 42

La conférence Internationale intitulée « Biodiversité : sciences et gouvernance », organisée à Paris à la fin du mois de janvier, s’est achevée sur un constat malheureusement connu : les signaux sont au rouge concernant la dégradation de la biodiversité et appellent une réactivité immédiate.

Le Président Jacques CHIRAC a d’ailleurs souligné que « ce qui est en cause, c’est la capacité de nos sociétés à intégrer dans les comportements et les choix individuels ou collectifs leurs conséquences écologiques et la responsabilité à l’égard des générations futures. »

Un principe que la France doit reprendre mais que le projet de loi « Développement des Territoires Ruraux » risque de mettre à mal, si des dispositions prises par les Sénateurs la semaine dernière, et portant gravement atteinte à la préservation de la biodiversité, sont définitivement adoptées

Par ailleurs, concernant une action concrète du moment pour la biodiversité, Natura 2000, la Commission peut aussi revenir sur des dispositions qui visent à écarter de la gestion et des Comités de pilotage nombre d’acteurs locaux, et à organiser la présidence de ces comités de manière totalement non démocratique. Ces dispositions sont contraires aux principes de gestion concertée du dispositif Natura 2000 et à une bonne gouvernance en matière de biodiversité, pourtant thème central de la conférence ! La conférence qui s’est tenue à Paris constitue une avancée. Mais, elle doit l’être aussi pour la biodiversité française. Les Parlementaires doivent instamment en être les acteurs et enfin agir rapidement en ce sens. Il y a urgence ! Le décalage entre le discours du Président et les décisions de la majorité parlementaire engendre maintenant incompréhension et déception. Il n’est pas durable !

Terre en mer: l’espace des polders

Bulletin N° 42
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L’HÔTEL JACOBSEN : C’est un élément très important du patrimoine de l’île, tant par sa qualité architecturale que par sa signification historique.

Cette maison fut la demeure de Jean Cornil Jacobsen (1750-1834) qui dans notre île fut l’auteur, avec ses héritiers, de grands dessèchements, de travaux de défense contre la mer, ou d’aménagements portuaires (chaussée Jacobsen, Petit et Grand Müllembourg, digues de Devin, quai du port de Noirmoutier).

Ce lieu symbolique renvoie directement à l’histoire des polders. Cette histoire, qui concerne toutes les communes de l’île, est celle d’une terre conquise et défendue contre la mer

SITUATION : Voisin de l’Office de tourisme, proche du pôle historique et touristique Château, port- polder, proche de la place d’Armes disposant de nombreuses places de parking, la situation de l’Hôtel Jacobsen le prédispose à devenir une pièce majeure du dispositif d’accueil, d’information culturelle, historique et scientifique, un espace vivant, de rencontre et de découverte de l’île.

“TERRE EN MER”, L’ESPACE DES POLDERS :

Proposition d’un titre à forte signification autour duquel s’articulent les différentes composantes d’un espace à vocation multiple :

UN ESPACE D’ACCUEIL ET DE DÉCOUVERTE DE L’ÎLE : Complémentaire de l’Office de tourisme, cet espace peut présenter la beauté et l’originalité de l’île à travers des expositions spectaculaires.

De grandes photos aériennes et des cartes légendées peuvent à la fois présenter l’histoire de la géologie et du paysage de l’île, et inviter à découvrir la mémoire de toutes ses communes.

Ce lieu d’information et d’incitation aux promenades, randonnées, chemins de découverte, renforcera ainsi un réseau attractif qui, en toute saison, valorisera les richesses patrimoniale de l’île et partagera équitablement entre toutes les communes, les retombées économiques de l’investissement communautaire.

UN ESPACE CULTUREL ET SCIENTIFIQUE : Les techniques et les milieux associés à la poldérisation marqueront fortement l’originalité du projet.

Une salle d’exposition polyvalente peut permettre des expositions temporaires thématiques valorisant les richesses patrimoniales de l’île (concours annuel de photographies, expositions à caractère technique, ethnographique, historique, scientifique).

Le lien entre passé, présent et avenir peut être réalisé par une exposition permanente consacrée à l’histoire, l’actualité et les perspectives des travaux de défense contre la mer.

De même la fragilité de l’environnement des dunes et des marais peut faire l’objet d’une exposition permanente alliant pédagogie et découverte.

UN ESPACE HISTORIQUE : Cette fonction de présentation de l’histoire de la poldérisation à travers une exposition permanente dans l’Hôtel Jacobsen revêt une importance particulière pour huit raisons principales :

1. Une histoire qui suscite une curiosité forte : Le très vif intérêt des visiteurs de notre île pour l’histoire de sa poldérisation est un gage de réussite pour ce projet.

2. Un projet par nature communautaire pouvant faire consensus : Toutes les communes sont concernées par l’histoire des polders et y verront présenter une part importante de l’histoire de leur patrimoine :

Barbâtre avec le polder de Sébastopol,

L’Épine avec la réalisation de la digue de Devin ainsi que les prises des Îleaux, de Terrain Neuf et de Bon Port.

La Guérinière avec les prises de la Nouvelle Brille et de La Tresson,

Noirmoutier avec les dessèchements de Petit et Grand Müllembourg, la Chaussée Jacobsen et l’aménagement du port.

3. Un projet s’inscrivant parfaitement dans l’image de l’île de Noirmoutier comme “terre conquise sur la mer” : Cette image est ancrée en premier lieu dans la réalité d’un territoire gagné sur la mer et dans l’obligation de défendre une grande part de sa surface se situant sous le niveau de la mer.

4. Le lieu le plus adapté historiquement en tant que demeure de Jean Cornil Jacobsen : Maire de Noirmoutier de 1805 à 1830, Jean Cornil Jacobsen fut l’auteur de grands dessèchements, de travaux de défense contre la mer, ou d’aménagements portuaires.

La Chaussée Jacobsen et les dessèchements, la Place du Château, l’Hôtel jacobsen, le quai ainsi que la réalisation de l’écluse, furent conçus dans un même projet d’amélioration et de conservation du port.

Ce projet peut donc inclure l’histoire du port de Noirmoutier à l’heure où la commune va en prendre la gestion.

5. L’existence d’un important fond d’archives légué par la famille Jacobsen : Archivé au château de Noirmoutier, son étude et sa présentation peuvent rapidement donner un contenu au projet.

6. Un projet à dimension européenne : L’histoire de la poldérisation de l’île de Noirmoutier s’inscrit dans celle de la conquête et de la valorisation de territoires maritimes sur tout la façade atlantique de l’Europe, soulignant un lien fort avec d’autres régions du littoral français et de l’Europe du Nord.

Ces grands aménagements ont été intimement liés à la place centrale de Noirmoutier pendant plusieurs siècles au cœur des échanges commerciaux du “Sel de la Baie” vers l’Europe du Nord.

Symbole matériel de ce lien entre commerce du sel et poldérisation, les pierres de “lest” (destinées à assurer la stabilité des bateaux) viennent de très loin. Leur “délestage” pendant des siècles a permis l’édification de nombreuses digues et constructions de l’île.

7. Un effet de synergie renforçant un cœur historique : Au cœur de la ville de Noirmoutier, dans son site historique, un espace des Polders dans l’Hôtel Jacobsen viendrait compléter et enrichir la dynamique touristique patrimoniale existante.

Il vient au bon moment pour donner un contenu fort à la restauration entreprise.

8. De nombreux atouts naturels pour convaincre les partenaires potentiels : Les qualités cumulées du projet doivent lui permettre de réunir :

– de nombreux partenaires scientifiques et universitaires (CNRS Géolitomer Nantes, CRHIA Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique, Université de Nantes, UMR 8529 CNRS, Université Charles de Gaulle-Lille 3, …)

– des cofinancements (départementaux, régionaux, nationaux, européens) nécessaires à sa réalisation et à son fonctionnement.

Le projet “TERRE ET MER » L’espace des polders, peut se mettre en place de façon progressive, module par module, au fur et à mesure de la restauration de l’Hôtel Jacobsen.

L’étalement du projet dans le temps permet de l’adapter en fonction des souhaits des élus.

Nouvelles brèves

Bulletin N° 41

Pour la seconde année, un stand “Île de Noirmoutier“ attirait les visiteurs du Salon Nautique de Paris. Cette action était pilotée par l’association Escale Nautique – Île de Noirmoutier.

Corinne Lepage, l’ancienne ministre de l’Environnement, animait à Challans, le 15 décembre, un débat autour de l’incinérateur de farines animales prévu dans le cadre du déplacement de l’usine d’équarissage. Une association challandaise craint que cet incinérateur n’accueille par la suite les déchets ménagers.

France-Turbot, l’établissement d’élevage de turbots créé en 1989 connaît des difficultés. Exemple de réussite dans l’île avec sa centaine de salariés, obtenant de généreuses subventions, France -Turbot doit maintenant se “restructurer“ : 6 salariés vont être licenciés parmi les 28 que compte actuellement l’exploitation.

Espérons que les licenciements vont s’arrêter là et que cette déconfiture ne va pas entraîner de nouvelles friches industrielles comme ces élevages de poissons abandonnés qui défigurent le marais.

Entre septembre 2003 et août 2004, 2 596 associations de défense de l’environnement sont nées en France.

Un Forum des métiers s’est tenu à Noirmoutier un week end de novembre. Nous y avons remarqué l’Association des Artisans du bâtiment dont le Président Pierrick Adrien est un ardent promoteur du contrôle de l’élimination des déchets artisanaux.

Associés à la Communauté de communes et à une association de coordination pour l’environnement et la valorisation des excédents de matériaux professionnels l’Association des artisans étudie une modification de la déchetterie actuelle.

Cette démarche est à la pointe de toutes les réflexions menées sur le sujet en Vendée.

Le conseil municipal de l’île d’Yeu a décidé de lancer une étude destinée à préciser la notion de “capacité d’accueil“. C’est en effet à partir de cette notion que le juge administratif a annulé le POS de l’île d’Yeu.

Nous attendons avec intérêt les conclusions de cette étude qui pourra bien sûr s’appliquer à Noirmoutier.

Nous avons visité sur une plage de Cap Ferret, un site où fonctionne un système d’épis à base de ganivelles hydrauliques. Ces ganivelles sont constituées de pieux de pins verts de 6m de longueur enfoncés de 4,5m dans le sable, disposés en quinconce et espacés d’une vingtaine de centimètres.

Avantage par rapport aux épis classiques: il n’y a pas d’accumulation de sable sur une face et de creusement sur l’autre face. Le système est mis en place depuis un an et la plage a monté de 1,50 mètres. Il faut cependant attendre plusieurs années avant de conclure sur l’efficacité de ce système.

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un épi qui a bien fonctionné

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Les ganivelles hydrauliques ne sont pas une nouveauté; on
en retrouve sur une vielle carte postale.

Le Conseil communautaire a décidé d’acquérir des camions qui pourront circuler dans les plus petites rues de l’île pour la collecte des déchets ménagers.

Nous avons été invités à participer à la “cellule de suivi de chantier » du port de Morin.

La Commission européenne vient d’inclure dans le réseau Natura 2000 plus de 7000 sites naturels des régions atlantique et continentale de l’Union Européenne. L’île de Noirmoutier est classée site d’importance communautaire.

La Communauté de Communes et le Conseil municipal de Barbâtre ont constaté les limites de leurs pouvoirs sur les acquisitions de terrain et habitation relevant de leur gestion. En effet, une propriété agricole étant mise en vente chemin des Maraîchers, la S.A.F.E.R. a été sollicitée pour exercer son droit de préemption, en vain. Malgré la candidature de 3 jeunes agriculteurs pour l’achat de cette exploitation, la ferme d’habitation a été vendue au profit d’un non exploitant agricole : la date du décès du dernier propriétaire était supérieure à 10 années. Le prix était bien très différent. C’est ainsi ! C’est pourquoi nous sommes vigilants à La Guérinière.

La chasse aux nuisibles est ouverte : pour encourager leur destruction la Communauté de communes attribue des primes : 15 € par renard, 1,5 € par ragondin, 0,5 € par corbeau (dans le polder de Sébastopol).

Une action concertée entre les communes de l’île est envisagée elle se heurte à un principe de notre pays, le respect de la propriété privée. Les ragondins quant à eux n’en n’ont que faire et continuent de creuser des galeries dans les fossés, les digues et les jardins.

De nouveau, plusieurs adhérents ont eu la désagréable surprise de recevoir un rappel de cotisation ; persuadés de l’avoir payée, ils nous envoyaient les références d’un chèque que nous n’avions jamais reçu, ce qu’ils ont pu vérifier sur leur relevé de banque.

Il semble que La POSTE ait des problèmes de distribution : nous recevons ainsi, de temps en temps, du courrier qui ne nous est pas destiné et que nous renvoyons, mais, qu’arrive-t-il de notre courrier quand il est déposé dans une autre boite aux lettres ?

C’est désagréable et nous nous en excusons ; vos cotisations sont précieuses : elles permettent à l’association d’exister.

CLIS de l’exploitation des granulats du Pilier

Bulletin N° 41
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Sur cette carte nous voyons à gauche la zone dite « de clapage » où ont été déversées les vases du port de l’Herbaudière et, au-sessus, la zone d’extraction (le triangle central correspond à l’ancienne concession, le parallélogramme à la concession actuelle).

16 novembre 2004, la Commission Locale d’Information et de Surveillance (CLIS) de la concession du Pilier se réunissait pour la quatrième fois à la Préfecture de la Loire-Atlantique sous la présidence du Secrétaire Général de la Préfecture.

LA CONCESSION DU PILIER : Au printemps 1999, “Vivre l’île 12 sur 12“ participait à une enquête publique relative à une demande d’autorisation d’exploiter une concession de granulats marins (sables et graviers) de 8,2 km2 située à égale distance (environ 8 km) de l’Herbaudière et de la Pointe de Saint-Gildas. La demande d’autorisation portait sur l’autorisation d’extraire 70 millions de mètres cubes sur une période de 20 ans (essayez d’imaginer un parallélépipède de sable de 1 km X 1 km de côté et de 70 m de hauteur !). Ce sable était surtout prévu pour le bâtiment.

L’étude d’impact, financée par les exploitants, concluait bien sûr que cette exploitation n’aurait aucun effet sur l’environnement.

Après une étude attentive du dossier d’enquête et d’autres documents, nous demandions au commissaire enquêteur de refuser ce projet pour deux motifs :

– D’une part, nous étions inquiets des conséquences de cette énorme ponction de sable qui se fait sur l’itinéraire du courant sédimentaire qui alimente les plages des côtes Nord et Nord-Est de l’île (de La Linière à Fort Larron).

D’autre part, au printemps, les alevins (soles en particulier) remontent du fond de la Baie de Bourgneuf vers l’estuaire, puis le Golfe de Gascogne. La concession du Pilier barre le chemin de cet alevinage de printemps et l’on imagine l’effet produit par ce prélèvement permanent de sédiment sur cette migration saisonnière donc sur le cycle de reproduction.

Compte tenu des énormes enjeux économiques le Préfet de Loire-Atlantique autorisait les travaux en juillet 1999 et en février 2000 l’extraction débutait ; cependant, alerté par les témoignages recueillis pendant l’enquête, il assortissait son arrêté de mesures de surveillance destinées à suivre l’évolution de l’environnement de la concession. En particulier, il créait une Commission Locale d’Information et de Surveillance (CLIS) dont “Vivre l’île 12 sur 12“ fait partie. Cette CLIS se réunit chaque année, tous les 5 ans, un rendez-vous particulier est prévu pour établir le bilan général des effets sur l’environnement. Les conclusions de ces bilans quinquennaux peuvent conduire, théoriquement, à l’arrêt des travaux.

LA CLIS DU 16 NOVEMBRE : Les représentants des différentes directions départementales assistaient à cette CLIS ; on notait cependant l’absence d’IFREMER, l’expert de l’État, et de la DIREN, Direction régionale chargée de protéger et défendre l’environnement.

L’île de Noirmoutier était représentée par le Président de la Communauté de Communes, des représentants des pêcheurs professionnels de l’Herbaudière et de Pornic et “Vivre l’île 12 sur 12” .

Les compagnies d’extraction de sable formant le Groupement du Pilier présentaient le bilan de l’exploitation pour l’année 2003 (ils ont en effet besoin de 11 mois pour calculer ces quelques chiffres) : 2 163 848 m3 ont été extraits et il est à noter que 300 000 m3 ont été utilisés pour rengraisser la plage de La Baule.

La discussion s’engage tout de suite sur les sujets de désaccord : d’une part les problèmes des pêcheurs, diminution de la ressource et modification des fonds marins et d’autre part l’alimentation en sable de la côte Nord de l’île.

La tactique des “ sabliers “ est simple : quand les modèles des bureaux d’études confortent leurs positions, ils s’en servent, quand ces modèles soulèvent des questions gênantes, ils mettent en doute leur validité. Ainsi, après avoir contesté pied à pied les arguments des noirmoutrins, nous leur posons la question : « Finalement, si vous mettez en doute la capacité des modèles à représenter les mouvements de sédiments en Baie de Bourgneuf, vous êtes par contre certains que les professionnels de la pêche se plaignent à tort et que le trait de côte ne souffre pas de votre extraction ? » Très candidement ou très cyniquement la réponse a été affirmative.

La controverse s’est rapidement réduite aux éléments qui devraient être présentés pour le bilan quinquennal : les sabliers s’appuyant sur l’hypothèse que leur travail ne modifiait pas le milieu ambiant souhaitaient qu’ils soient peu nombreux, alors que les noirmoutrins demandaient un bilan complet. Nous avons obtenu gain de cause sur un point essentiel : la comparaison bathymétrique de l’évolution des fonds marins va être faite jusqu’aux environs immédiats des côtes Nord de l’île.

Le Secrétaire Général de la Préfecture à qui l’on faisait remarquer que l’État, percevant annuellement 1 000 000 € de taxes, pouvait bien financer une étude impartiale, a admis le principe d’une tierce expertise sur l’évolution des fonds et va, par ailleurs, demander à IFREMER une étude sur le déroulement de l’alevinage en Baie de Bourgneuf.
Ces quelques résultats ont été difficiles à obtenir, il a fallu les efforts conjugués de la Communauté de Communes, des pêcheurs et de “Vivre l’île 12 sur 12“ pour que le Secrétaire Général laisse échapper, en évoquant les arguments des sabliers : « Ma conviction est loin d’être faite ! Le bilan 2005 devrait permettre de faire un certain nombre de constats sur les zones avoisinant le périmètre de la concession ; si ces résultats sont inquiétants, toutes les garanties seront données à l’ensemble des acteurs concernés.»

Un ZPPAUP à l’Épine?

Bulletin N° 41

ZPPAUP ? Qu’est-ce que c’est ? Ques-aco ? Touq’ veux dire cïeu ?

C’est le sigle couramment employé pour désigner une Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager.

Oui mais encore, à quoi ça sert ? N’est-ce pas dangereux ? Pourquoi une ZPPAUP à l’Épine ?

QU’EST-CE QU’UNE ZPPAUP ? :

C’est une procédure qui dans le cadre d’une loi de 1983 a été mise en place pour protéger et mettre en valeur les paysages.

C’est une démarche où l’État et une commune s’associent pour protéger et mettre en valeur un patrimoine. Cette démarche se caractérise par un contrat négocié entre le représentant de l’État et les élus. Ce document contractuel négocié comprend :

– Un rapport de présentation qui expose les motifs et les objectifs de la création de la ZPPAUP,

– Un ensemble de prescriptions et de recommandations qui seront mises en place afin d’orienter les interventions futures,

– Un document graphique qui porte la délimitation de la zone ou des zones.

Une fois établi, ce document est soumis a enquête publique. Quand il est approuvé, il devient une servitude d’utilité publique qui s’impose aux documents d’urbanisme, en particulier au Plan Local d’Urbanisme (PLU).

C’est sur la base de ce document que seront gérées les transformations de l’espace, bâti ou non bâti. Depuis 1991, le règlement d’une ZPPAUP s’applique dans une vaste zone de la commune de Noirmoutier-en-l’île. Ce règlement de ZPPAUP est visible en mairie. Apparemment, il fonctionne bien, il est bien accepté par les Noirmoutrins.

UNE ZPPAUP À L’ÉPINE :

Le 4 novembre 2004, Jean-Marie Palvadeau, le maire de l’Épine, nous avait invités à participer à une séance de son Conseil municipal au cours delaquelle, un représentant de la DRAC (Direction régionale des Affaires culturelles) et Monsieur Lemoine, architecte, expliquaient ce qu’était une ZPPAUP et présentaient ce qui pourrait être le règlement d’une ZPPAUP à l’Épine.

Toute initiative commence par inquiéter les habitants et, non moins rituellement, les oppositions politiques exploitent sans état d’âme ces inquiétudes à leur profit.

C’est ce qui s’et passé lors de cette séance et il a fallu commencer par déminer le terrain.

« Avec une ZPPAUP, on ne pourra plus rien faire ! » : Une ZPPAUP existe à Laval et c’est dans cette zone qu’on va installer un aéroport.

« On ne pourra plus mettre des volets en PVC ! » : Le PVC a fait bien des progrès techniques et esthétiques dans les dernières années et la qualité des produits va encore s’améliorer…

« Les contraintes seront tellement lourdes que le prix de l’immobilier chutera ! ». Sur ce plan, les habitants de Noirmoutier-en-l’île ne se plaignent pas, bien au contraire, la qualité de l’environnement a une valeur économique très forte.

« L’Épine, c’est pas beau ! Il n’y a rien à protéger ! » Propos tenu par un élu. Sans commentaire…

Bien sûr, tout ne présente pas le même intérêt.

Le patrimoine monumental à protéger particulièrement est limité ; il comprend la mairie (ex Monplaisir), l’église et les moulins.

En revanche la commune dispose d’un important patrimoine de maisons traditionnelles qu’on retrouve aisément sur le cadastre de 1832 et qui sont le plus souvent entourées de constructions plus récentes qui ont gardé les mêmes principes traditionnels d’implantation : volumes longs et étroits avec façade principale face au Sud (à plus ou moins 15°) avec portes et fenêtres de proportions nettement verticales.

Les maisons sont en général bien entretenues, les couleurs des menuiseries et les plantations très soignées offrent un paysage de grande qualité. De nombreux pavillons plus récents sont venus malheureusement perturber l’ensemble : implantation, élargissement des baies, surélévations trop importantes.

Dans le cadre de la ZPPAUP les propriétaires de constructions à caractère nettement traditionnel désirant aménager leur habitation seraient encouragés, par différents avantages financiers, à garder ou à retrouver les implantations, les proportions, l’aspect extérieur des origines.

En ce qui concerne les constructions plus récentes, les projets de travaux devront s’inspirer du règlement établi pour les constructions neuves, sans chercher inutilement à maquiller des traits trop différents de l’architecture traditionnelle.

Un conseil gratuit et éclairé sera apporté par l’Architecte des Bâtiments de France dont la présence régulière dans l’île (un jour par mois) facilitera un dialogue constructif.

Le périmètre de la ZPPAU devrait englober :

– Des sous-zones à caractère urbain : elles reprennent les zones où l’organisation du bâti n’a pas été trop perturbée. Ainsi elles recouvrent l’essentiel des anciens villages tels qu’ils apparaissaient sur le cadastre napoléonien : Bressuire, La Bosse, la Parée Pénard ; le pré Pelé ; le bourg de l’Épine ; la Mougendrie. Les parties urbanisées du bois des Éloux sont incluses elles aussi dans ces périmètres de protection afin de limiter l’extension de cette urbanisation.

– Une zone de marais, la plus proche du centre du bourg qui comprend beaucoup de calorges et de salorges susceptibles d’être valorisées.

– Une zone de dunes boisées qui comprend le secteur des Éloux et les dunes qui le prolongent jusqu’en limite de la zone urbaine.

Monsieur Lemoine qui est un amoureux de notre île s’est chargé de démythifier bien des préjugés et de présenter le projet qu’il a étudié. Le remarquable dossier qu’il a construit et dont nous nous sommes inspirés est visible à la mairie de l’Épine. Nous vous encourageons à aller le consulter.

Le maire de l’Épine a une haute idée de la qualité et de la beauté de sa commune, il s’est lancé dans une entreprise courageuse afin qu’elle ne soit pas défigurée de façon irresponsable.

Nous devons le soutenir de toutes nos forces afin que l’Épine continue à être un des atouts de l’île de Noirmoutier et à attirer toujours plus d’admirateurs.

Pour voir les illlustrations, cliquez sur les miniatures

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Exemple d’un secteur qui pourrait être inclus dans la ZPPAUP de l’Épine.

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C’est en 1773 que Joseph Joubert des Touches, régisseur et receveur seigneurial, fait construire une maison, baptisée “Monplaisir”, sur des terrains récemment acquis dans le village de l’Épine. Les bâtiments, tout couverts d’ardoises, adoptent un plan en U axé sur un pavillon central en rez-de-chaussée surélevé à un étage carré, flanqué de longues ailes plus basses, dont toutes les ouvertures en tuffeau ont été modifiées en 1984.
Dans le pavillon se trouve encore, au rez-de-chaussée, une pièce recouverte d’un lambris de hauteur dans lequel s’inscrivent un buffet et une cheminée de calcaire. Un petit escalier de bois à balustres plats conduit à l’étage.
Monplaisir est actuellement la Mairie de la commune de l’Épine.
Extrait du cahier du patrimoine “Yeu – Noirmoutier”.

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En 1760, il existait dans toute l’étendue de l’île 22 moulins à vent; 16 appartenaient au Prince de Condé et les 6 autres à des propriétaires de fiefs. Quand ce Prince vendit au roi ses domaines de Noirmoutier, ces 16 moulins en faisaient partie. Ils échurent en 1784 à Monsieur Lebreton des Grapillières, qui les obtint à titre d’engagement, et avait même le droit de s’opposer à ce qu’il y en fut élevé d’autres. Mais en 1790, l’Assemblée Nationale, par l’abolition de tous les privilèges, laissa aux habitants la faculté den construire de nouveaux, et on en compte aujourd’hui jusqu’à 29.
(François Piet, Mémoires sur l’île de Noirmoutier publiées entre 1806 et 1826)

En 1682, on compte à Noirmoutier 34 moulins à vent. Le moulin de la Bosse, ci-dessus, aurait été construit en 1881.

Port de Morin

Bulletin N° 41

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Il est de notoriété publique que la digue principale du port de Morin fonctionne comme un gigantesque épi et bloque une grosse partie du sable véhiculé par le transit littoral, provoquant ainsi l’érosion des plages situées au Sud du port.

Cet effet était prévu par l’étude d’impact qui avait prescrit le transport annuel de 10 000 m3 de sable tous les ans, du Nord au Sud du port. Cette prescription avait été reprise dans l’arrêté préfectoral de 1994 mais n’avait jamais reçu le moindre début d’application en dépit de nos rappels désespérés.

Aussi, quand, à l’occasion de la construction de la deuxième digue, nous avions lu, sur le projet de l’arrêté autorisant cette construction la formule suivante :

« Article 3 – mesures correctives :

Le sable accumulé en excès au Nord du port de Morin est transféré par le titulaire périodiquement en tant que de besoin sur les plages situées au Sud du port. »

nous avons immédiatement écrit au Préfet de la Vendée que cette rédaction allait permettre une gestion encore plus laxiste des mesures correctives et nous demandions une rédaction plus exigeante et un contrôle annuel.

Celui ci nous a bien entendus et la rédaction définitive devient :

« Article 3 – mesures correctives :

Les mesures envisagées pour supprimer, réduire et si possible compenser les effets dommageables sur l’environnement prévus, prévues par l’étude d’impact de 1993 ou par le dossier complémentaire, sont mises en œuvre par le titulaire, tant pour le chantier que pour l’exploitation et l’entretien du port.

Le sable accumulé en excès au Nord du port du Morin et au voisinage de la grande jetée est transféré régulièrement par le titulaire sur les plages situées au Sud du port, comme le prévoit l’étude d’impact initiale de 1993. pour assurer l’adéquation de ce rechargement de plage, pour assurer l’entretien optimal du chenal et pour limiter l’ensablement éolien du port, un suivi régulier des profils des plages concernées est mené par le titulaire. Les résultats de ce suivi et des études éventuelles ainsi que le bilan des travaux sont communiqués annuellement au service chargé de la police de l’eau. »

Nous allons suivre attentivement l’exécution de cette prescription.

Le Martroger en péril: qui est responsable?

Bulletin N° 41

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Le Martroger III a été construit en 1933 au Chantier “L’espoir Sablais“ pour les Phares et Balises. Il remplaçait son prédécesseur le voilier Martroger II. Toujours à voile, mais doté d’un moteur il assurait la mission d’éclairage et de balisage de la côte vendéenne, particulièrement de St. Gilles-Croix-de-Vie à Noirmoutier. À partir de 1971, il va connaître d’importantes modifications dues à la modernisation et à l’évolution des travaux à exécuter. Enfin, en 1991, après 57 ans de service , et malgré des améliorations, le Martroger III est réformé.

Fin 1991, le District de l’île de Noirmoutier engage sa remise en état, il devait être le porte flambeau du patrimoine local.

Le 6 septembre 1993 il est classé au titre des Monuments historiques par le ministère de la Culture. L’État confie l’ensemble des travaux de sauvegarde et de restauration du bateau au District dans le cadre d’une convention de délégation de maîtrise d’ouvrage. Un Conseiller du District, professionnel des chantiers de marine est chargé de suivre les travaux.

1995, on refait la coque et le pont SOUS LE CONTRÔLE DE LA DRAC, 1999 – 2000, motorisation, électricité, gréement, voilure et peinture sont refaites, 2001 c’est le tour des aménagements intérieurs.

Au 30 mars 2001, le montant des travaux de restauration s’élevait à 2 553 228 F HT. Depuis les travaux de restauration et d’entretien se sont poursuivis.

Depuis deux ans, sous l’impulsion d’une association dynamique, “Les amis du Martroger“, il reprenait vie, représentait l’île dans différentes manifestations nautiques, permettait l’initiation d’élèves de 5ème et 6ème des collèges à la navigation, etc. Nous commencions à avoir un “retour sur investissement“. Quand …

Début décembre, le bateau était mis à sec pour différentes modifications destinées à abaisser son centre de gravité (raccourcissement du mât et lestage) et à reprendre la voûte arrière qui donnait des signes de faiblesse. Quelque 37 000 € étaient consacrés à ces opérations, mais lisons le rapport du responsable des travaux :

« Après avoir délivré les lames de pont nécessaires à la préparation des travaux, le constat effectué par le charpentier naval fut radical : l’état du barrotage (les barrots sont des traverses qui supportent le pont d’un navire) ne permet pas la réalisation jusqu’à son terme des travaux. Son refus, justifié, de reposer les lames de pont sur des barrots pourris a provoqué l’interruption du chantier afin de permettre une réflexion approfondie sur la suite à donner aux travaux.

L’état des barrots montre d’une part une pourriture sèche qui daterait des travaux effectués en 1995, d’autre part une pourriture humide due à des infiltrations qui s’est développée depuis la réfection du pont. Sous la pièce de couronnement, la présence de la mérule, champignon qui se développe sur le bois en milieu humide et fermé à la lumière confirme le mauvais état des pièces de charpente de la voûte. »

« Comment a-t-on pu arriver à cette situation ? » s’interroge le Président de la Communauté de communes, « ce n’est pas que l’argent des îliens qui finance ce projet, c’est aussi celui de tous les contribuables ! »

Le chantier est suspendu en attendant d’avoir des informations

Il y avait pourtant UN “responsable “ des travaux en 1995 ! Qui est le naufrageur du Martoger ?

Aux dernières nouvelles, une solution provisoire va être soumise pour accordaux Affaires Maritimes: recouvrir momentanément le pont de contre-plaqué en attendant une réfection plus compète. Cette solution éviterait de démobiliser les bénévoles de l’association.

La police innove

Article du Bulletin N° 40

Un projet devenu réalité

C’est en Avril 2002 que Michel Daillant (responsable de la police de Noirmoutier en l’île) et trois fondateurs élaborent une unité spéciale de police.

Sept heures par jour, quatre jours par semaine, pendant toute la saison, la patrouille de la brigade à cheval de Noirmoutier sillonne les dunes, les sentiers, et les marais.
Son but principal : assurer une meilleure sécurité aux habitants de l’île et aux estivants dans les endroits où les autres brigades rencontrent des problèmes d’accès.
En pleine saison cette brigade se compose de trois membres, trois jeunes femmes cette année. Les chevaux sillonnent un parcours prévu d’avance par la police. Le circuit évolue au fil des jours selon les obligations de la journée, les marchés, les événements et les représentations, ou encore les contrôles d’entreprises, de commerçants ou de véhicules.
Les cavalières veillent au respect des lois en vigueur dans le pays et surtout celles relatives à la protection du littoral.

Le recrutement et l’apprentissage

Les conditions d’admission à la brigade de police à cheval sont très strictes et correspondent à un contrat à durée déterminée car ce sont des emplois saisonniers.
Premièrement, les cavaliers qui se présentent sont titulaires au minimum du “Galop 5”, connaissent des tactiques de self-défense à cheval et possèdent une maîtrise irréprochable de leur collègue de travail : le cheval.
Deuxièmement, un policier doit aussi bien savoir se défendre que défendre autrui. La notion de défense à cheval est issue d’un art martial, le Yoseikan Bajutsu. Cette technique permet la protection de soi mais aussi la capture d’éventuels fuyards, vite rattrapés par le destrier, comme c’est le cas notamment pour les vols à l’étalage. Équipées d’une sangle de ramassage les cavalières sont libres de leurs mouvements et peuvent facilement se pencher pour apposer des PV aux véhicules en infraction ou attraper des voleurs.

En ce qui concerne les chevaux, ils sont au nombre de trois. Gazelle, Garance et Jairzhino, ils ont été recrutés dans des clubs où ils ont appris à être en contact avec les humains, les voitures, et la mer. Ils sont à l’aise sur tous les terrains, aussi bien sur les chemins en terre que sur l’asphalte, les sentiers mal aplanis des marais, les dunes de sables ou encore dans les zones forestières.

Les lieux de patrouille et le mode de prévention

Vous pouvez rencontrer la brigade à cheval au détour d’un chemin, d’un œillet de marais salant, ou plus fréquemment sur les plages de Luzeronde, du Lutin, de la Linière, du Mardi-Gras et du Bois de la Chaize.

Les chevaux ne sont présents que sur les plages non surveillées par les sauveteurs et uniquement sur celles situées dans la partie nord de l’île.
La patrouille s’effectue par paire et par tous les temps : deux valeureux destriers montés par deux jeunes femmes en uniforme, âgées de 24 ans environ. La hauteur que leur procure le cheval, combinée à celle du cavalier offre un meilleur champ de vision à ces femmes policières.

Elles veillent à entretenir un bon contact verbal avec les habitants et les vacanciers, tout en maintenant une présence d’ordre et de surveillance.
Notons par exemple que l’accès aux plages est formellement interdit aux chiens, au camping sauvage, aux feux de camp (le jour et la nuit), aux nudistes hors de la zone qui leur est réservée, et aux vendeurs à la sauvette.
Les marais salants sont également surveillés avec attention car des vols de sel ou de matériels, nécessaires à l’entretien régulier des marais, sont à déplorer.

Le bilan :

Cette brigade connaît depuis deux ans un franc succès au près des estivants. La brigade à cheval est moyen d’intervention écologique et rapide. Bien acceptée par la population, elle remplit parfaitement son rôle de médiateur.
Les services de police apprécient ce mode d’intervention pour des raisons de commodité, de rentabilité, de sécurité et de logistique.

Cependant ce bilan globalement positif doit être nuancé :
Les cavaliers n’ont pas le droit de descendre de selle sauf en cas d’extrême urgence. Ils ne sont pas habilités à apporter les premiers secours en cas de problème de santé ou d’accident de mer.
Un réseau de télécommunication leur permet de joindre à n’importe quel moment le poste des pompiers de l’île et celui des forces de police motorisées. Les secours prévenus, les interventions se font dans les meilleurs délais.
Par ailleurs, des crottins de chevaux sont inévitables après chaque passage de la brigade. Ces excréments sont certes biodégradables mais peu esthétiques ni hygiéniques. Des techniques comme le panier, utilisé pour ramasser les déjections, existent mais demanderaient une plus grande subvention et des réglages perfectionnés de l’appareillage.

Rappel sommaire des interdictions les plus courantes :

– Les vélos, sur le littoral, ne sont pas autorisés sauf sur les chemins appropriés.
– Les véhicules motorisés ne sont pas admis sur les plages, les dunes, et les réserves naturelles.
– Les vidanges sauvages, concernant avant tout les camping cars, sont interdites.
– Les feux de camp et les campings improvisés sont strictement réglementés.
– Les chiens ne sont pas autorisés à rester sur la plage pour des raisons d’hygiène.
– Tous les chevaux sont interdits sur la plage sauf à marée basse. Seuls des services spécialisés, comme la police de Noirmoutier, y sont autorisés.

Pour information :

A Noirmoutier : la brigade des chevaux est mise en place pendant la période estivale afin d’assurer une complémentarité de protection avec les unités déjà mise en place.
A l’Epine : un Garde Champêtre est responsable de la plage.
Dans les autres communes : c’est le Garde Municipal qui veille.

Dans un souci de protection de l’environnement de l’île, nous vous prions de bien vouloir vous tenir informés des lois en vigueur sur vos activités de loisirs, et de prendre le temps de lire les affiches appropriées à chaque entrée de dunes ou de chemins classés.
Merci de respecter votre environnement !

Nous remercions vivement Sylvie Tesson qui a bien voulu, cet été, se charger de ce reportage pour 12 sur 12 info.

Nouvelles brèves

Article du Bulletin N° 40

La compétition entre les grandes surfaces continue : on a parlé d’une ouverture du dimanche matin ! Que restera-t-il aux petits commerces ? Rien : il faut qu’une des deux enseignes disparaisse, ce n’est pas le moment de faire du sentiment.

Avec la perte d’efficacité annoncée de la loi littoral, partout en France les projets destructeurs ressortent des cartons où ils étaient enfouis depuis plusieurs années : des ports dans la dune comme à Brétignolles-sur-Mer, des programmes immobiliers, des golfs construits. Sur notre île, on va pouvoir reconsidérer des routes littorales, des dunes vierges.

Alerte ! Il nous faudra des élus de grande qualité si nous ne sommes plus protégés par la loi.

Les élus vendéens ont retiré leur confiance à Jacques Oudin : aux élections sénatoriales du 26 septembre il n’a pas été réélu. Ouest France titrait : « La fin d’un mandarin » !

La municipalité de Noirmoutier va opter prochainement pour un désherbage des voiries, parkings, plus respectueux de l’environnement, réalisé à l’aide d’un concentré biodégradable de plantes, monté en température pour activer des principes qui détruisent les mauvaises herbes.

Félicitations à la commune de Barbâtre : elle vient d’équiper toutes ses entrées de plage de poubelles bien faites, solides et de couleur neutre. C’est un gros progrès pour la qualité de l’environnement.

On aura tout entendu dans les réunions de l’AVEL (Association des élus du littoral vendéen) : le maire de Brétignolles-sur-Mer annonce qu’il souhaite construire un port de plaisance dans la dune pour « arrêter l’urbanisation galopante » !

Le Thalassa n’en finit pas de mourir dans le port de Noirmoutier. Cet ancien thonier de l’île d’Yeu gît, couché sur le flanc devant l’écluse. Le Conseil Général, gestionnaire du port, promet depuis quelques mois de procéder rapidement à son enlèvement aux frais du propriétaire.

La municipalité impuissante ne cache pas son agacement car les visiteurs lui attribuent la responsabilité de cette lamentable situation.

Lors de notre Assemblée générale de cet été, nous avons accordé la parole à un élu de l’opposition au Conseil municipal de Noirmoutier. Il a très rapidement voulu placer son message politique, l’assemblée l’a empêché de continuer. Décidément la langue de bois de nos politiques est de moins en moins accepté.

L’axe Noirmoutier-L’Herbaudière doit être réaménagé. L’objectif est de mettre en valeur et de sécuriser cette voie à l’entrée de l’Herbaudière et au niveau des hameaux La Houssinière et Luzay.

Une réunion publique a été organisée pour aborder le problème de la gestion des mouillages. Le courant a été dur à passer entre la municipalité qui souhaite gérer et les utilisateurs qui n’admettent pas que l’espace maritime ne leur appartienne pas.

Des sauniers ont manifesté leur inquiétude devant l’attitude de la coopérative de sel qui en cours de saison remettait en cause les conditions de paiement de la fleur de sel. Ils ont souhaité provoquer une assemblée générale extraordinaire.

L’aire d’accueil des gens du voyage a ouvert ses portes cet été. Elle comprend 10 emplacements qui peuvent accueillir 20 caravanes.

Contre une caution de €150 les familles qui ont choisi cette vie de voyage pourront séjourner dans des conditions qui seront enfin dignes.

Une enquête publique concernant l’extension de la station d’épuration de La Casie a eu lieu en septembre. Nous avons étudié le dossier afin d’y adjoindre nos observations.

Nous vous en reparlerons.

Le rayon d’action de Vivre l’île 12 sur 12 s’étend : nous avions déjà des adhérents en Europe et au Canada, maintenant c’est à La Réunion et à Shanghai que nous envoyons notre bulletin d’information.

Un service complémentaire de taxis permettaient aux usagers de la gare de Nantes de bénéficier d’un tarif avantageux.

Le service est suspendu : à la suite d’un appel d’offres, il semble que le tarif proposé d’une seule voix par les 7 compagnies îliennes de taxis soit en cause : €2,5 le kilomètre alors que le tarif fixé par la Préfecture est de €1,18 le jour et €1,58 la nuit.

L’achèvement du port de Morin va nous coûter €449 726,73 en impôts locaux. Les plaisanciers, usagers du port de Morin, pourront tous nous remercier.

Nous avons noté que les dunes de la Digue de Devin étaient nettoyées. Merci la municipalité.

Nous avons présenté les problèmes environnementaux de Noirmoutier à deux sympathiques associations : Amitié et Nature de Tours et Les amis des chemins de ronde, association morbihannaise, qui visitaient notre île.

Vivre l’île 12 sur 12 était présent lors du Forum des Associations, manifestation annuelle organisée par le centre Social de Noirmoutier-en-l’île. L’association était présentée à travers deux actions, la campagne pour le classement du Gois et une action qui va débuter : la lutte contre la prolifération du Baccharis (nous vous en reparlerons).

brandes.jpg

La loi impose de laisser en libre accès un passage de trois mètres au
delà de la limite de plus haute mer.
Cette clôture de brande est illégale à deux titres :
– le POS interdit l’utilisation de la brande comme clôture,
– le passage des trois mètres n’existe pas.
Félicitations à la mairie de la Guérinière qui a demandé la destruction
de cette clôture.

La lutte contre l’érosion marine

Article du Bulletin N° 40

LA LUTTE CONTRE L’ÉROSION MARINE, une question de vie ou de mort pour notre île

L’île de Noirmoutier s’étend sur une vingtaine de kilomètres, face à l’océan Atlantique à environ 15 Km au Sud de l’embouchure de la Loire.
Depuis 10 000 ans, c’est-à-dire la fin de la dernière grande période glaciaire, son littoral s’est formé progressivement en fonction des apports sableux de la Loire et par le remaniement des sédiments déposés sur la plate-forme continentale sous l’action des courants de marée et des houles océaniques. La présence du socle rocheux du Nord de l’île a permis le piégeage des sables sur les récifs et leur accumulation.
La côte Ouest de l’île a été et est soumise depuis des siècles à des phénomènes importants d’érosion du trait de côte et du cordon dunaire. Les différentes actions de lutte contre l’érosion marine, hormis quelques opérations de réensablement récentes, se sont limitées, pour l’essentiel, à la protection par des enrochements qui ont, à certains endroits, amplifié l’érosion du littoral proche. Ces enrochements ont souvent été rendus nécessaires pour protéger des maisons, construites inconsidérément, voire illégalement sur la dune.
Le phénomène d’érosion est en quelques endroits réversible : à Noirmoutier, vers la Pointe de la Fosse, la plage s’élargit.

LES PRINCIPALES CAUSES DE L’ÉROSION

La dynamique des plages reste principalement sous l’influence de paramètres naturels tels que la houle, les courants, les vagues, la marée, le vent, l’érosion des sols, l’augmentation du niveau de la mer (estimée à 30 cm pour le siècle passé et difficile à estimer dans l’avenir).
De nos jours, les activités de l’homme ont fortement modifié la dynamique naturelle et tendent à supplanter les causes naturelles de la réduction des apports sédimentaires On peut citer, par exemple :
La limitation des apports de sédiments de la Loire due à la domestication du fleuve ; des extractions de sable (gisement du Pilier) commercialisé pour ses utilisations dans le bâtiment ou pour engraisser la plage de La Baule.
L’urbanisation du littoral sous forme de murs de protection, promenades en bord de mer, constructions : ces infrastructures provoquent la réflexion de la houle et constituent un obstacle brutal au déferlement des vagues. L’énergie des vagues n’est plus dissipée le long des plages et les phénomènes érosifs s’accentuent.
La construction d’ouvrages portuaires qui s’oppose au transport des sédiments le long de la côte et qui entraîne de graves déficits sédimentaires sur les plages situées en aval de l’ouvrage par rapport au sens de la dérive littorale. La construction du port de Morin est l’exemple parfait de ce type d’action dévastateur. La mauvaise conception des ouvrages de défense (du type enrochements) responsables des modifications dans le transport côtier. Ces interventions résolvent localement le problème mais le déplacent, amplifié, vers les plages adjacentes.
La surfréquentation qui détériore essentiellement les massifs dunaires.

LES DIFFÉRENTS TYPES DE DÉFENSE :

La plage, absorbant graduellement l’énergie de la houle par les déferlements successifs qu’elle provoque, constitue le meilleur ouvrage de défense contre l’érosion. C’est en effet la dynamique naturelle des plages qui est fondamentale pour la survie physique de la plage et pour la diversité de ses habitats biologiques.
Pour toute défense contre l’érosion, il est donc plus efficace de se tourner vers des ouvrages de défense souples qui travaillent en harmonie avec les dynamiques naturelles en jeu et ont ainsi un moindre impact sur le littoral plutôt que d’utiliser des ouvrages de défense rigides qui tendent à réprimer ou à freiner les processus côtiers. Par exemple, pour des rechargements ponctuels, des matériaux naturels tels que sables et graviers de granulométrie supérieure ou égale à l’existant devraient être utilisés préférentiellement.
Toutefois la diversité de phénomènes à l’origine de l’érosion du littoral conduit à une diversité de réponses techniques qui ne s’opposent pas forcément les unes aux autres, mais qui sont souvent complémentaires. En effet, pour améliorer l’efficacité des interventions de protection, on adopte souvent des défenses de natures mixtes (aménagement d’épis stabilisateurs et engraissement avec des matériaux naturels).
Chacune de ces solutions exige des conditions particulières pour être efficace et présente des avantages et des inconvénients.
On peut distinguer différentes techniques :

LES MÉTHODES SOUPLES, en harmonie avec la dynamique des côtes

L’engraissement artificiel ou rechargement : Le déversement sur le rivage de quantités importantes de sédiments provenant de carrières situées à terre ou en mer, permet de stabiliser ou d’agrandir une plage menacée d’érosion, sans impact sur les côtes avoisinantes. Pour obtenir un engraissement rapide et uniforme sur toute l’étendue de la plage, il est préférable d’envisager plusieurs points d’alimentation.
Toutefois, tout en étant une des solutions les plus respectueuses de la dynamique du littoral, l’engraissement présente certains inconvénients :
1. difficulté de trouver le matériau approprié en grandes quantités et à un coût acceptable (ce n’est pas un problème à Noirmoutier où l’on peut disposer des énormes quantités de sable transportées par la dérive littorale et bloquées par la digue du port de Morin),
2. Nécessité d’une alimentation périodique.
L’engraissement, appelé aussi rechargement, est déjà utilisé dans notre île : on transporte du sable provenant d’une plage en engraissement vers une autre plage en déficit afin que les houles de beau temps le redistribuent sur l’estran.
La reconstitution du massif dunaire : cette méthode consiste à rétablir, voire à créer, une nouvelle dune en haut de plage. Le massif dunaire est un élément naturel essentiel pour la protection et la stabilisation d’un littoral sableux.
Il s’agit de mettre en place des ganivelles, haies brise-vent en châtaignier, qui vont stabiliser la réserve de sable qui se trouve en haut de plage. Cette technique s’avère très efficace.
Il est alors nécessaire de réglementer la circulation des véhicules et de canaliser la fréquentation de ce milieu.
Les ganivelles sont largement employées chez nous, mais la pression touristique incontrôlée (4X4, quads, motos, piétons) sur la dune est un problème qui n’est pas résolu.

LA CONSTRUCTION D’OUVRAGES DE DÉFENSE RIGIDES :

Les ouvrages de haut de plage : Ils sont réalisés entre le haut de plage et les infrastructures situées immédiatement au-dessus.
Ce type d’ouvrage (digue, perré, enrochement), bien qu’il assure une protection immédiate des infrastructures côtières, porte atteinte à la plage par la présence d’une paroi qui augmente la réflexion de la houle. Les sédiments ainsi mis en suspension sont éloignés par les courants et le phénomène d’érosion est accentué, ce qui provoque, à terme, le creusement des fonds et l’usure de la base de l’ouvrage, avec risque d’effondrement et nécessité de travaux coûteux.
De plus, ce type de construction risque d’étendre, par diffraction, le phénomène d’érosion aux deux extrémités de l’ouvrage.

Les perrés bas : Les implantations de perrés bas existant à Noirmoutier prouvent que cette technique ne fonctionne pas sans précautions. Le seul endroit où ces perrés bas donnent satisfaction est au niveau de la pointe de la Loire en raison d’une situation particulière : la protection d’un platier rocheux et un important transit littoral. Il est donc déconseillé de poursuivre ce type d’aménagement en remontant vers le Nord.
Les perrés déjà en place doivent être impérativement réensablés chaque fois que la mer prélèvera du sable, mettant en danger le perré lui même et la zone dunaire à l’arrière.

Le parafouille : Le parafouille est un ouvrage longitudinal constitué d’enrochements de dimension plus réduite qu’une digue. Il apporte une protection aux zones situées en arrière, mais accentue les phénomènes d’érosion dans les zones adjacentes. Il doit avoir une faible pente et être protégé des affouillements au pied. Son implantation est envisageable au niveau du mur des Sénégalais.

Les enveloppes géotextiles : Il s’agit d’un aménagement longitudinal destiné à redonner à la dune un profil normal avec une pente de 1/2. Trois enveloppes s’échelonnent en gradins en direction du haut de la dune, elles sont tenues solidaires entre elles par des piquets et elles retiennent du sable à l’intérieur, l’ensemble est recouvert de sable. En cas de tempête, les vagues atteindront le pied et le flanc de la dune, seul le sable de couverture sera emporté. Les tubes en géotextiles sont une variante de ce procédé.

Les barrières brise-lames émergées et immergées : Il s’agit d’ouvrages dont l’axe principal est orienté soit parallèlement, soit légèrement en biais, par rapport à la côte. Ils ont pour but de provoquer une dissipation de l’énergie de la houle avant son déferlement sur la plage et de s’opposer à l’entraînement des matériaux vers le large.

Les barrières émergées offrent une plus grande protection de la plage, en créant des zones d’eau relativement calmes où le dépôt des substances fines en suspension est facilité. L’engraissement du trait de côte est facilité et peut aboutir à la formation d’un tombolo (flèche de sable reliant la barrière brise-lames à la côte).
Par contre, l’agitation des eaux étant réduite du côté de la plage et le renouvellement des eaux n’étant pas favorisé cela peut impliquer des répercussions négatives du point de vue sanitaire et de l’accumulation des algues.
Des brise-lames pourraient être installés devant la plage de l’Hommée (mur des Sénégalais) tout comme dans la zone des Éloux. Ces deux sites procurent des affleurements rocheux sur lesquels pourrait s’appuyer le brise-lames.

Les barrières immergées, en revanche, favorisent un meilleur renouvellement de l’eau, mais leur efficacité dépend de leur profondeur par rapport au niveau de la mer, de la pente de la plage, des marées, des intempéries et de la granulométrie des sédiments. Il s’agit de créer, au large de la plage, une barrière qui va provoquer le déferlement des vagues et ainsi dissiper leur énergie. Cette barrière peut être faite à partir de sacs en géotextile remplis de sable et disposés sur le fond de manière à créer un obstacle à la propagation de la vague. Les sacs font de 160 à 300 tonnes, d’une longueur de 20 m et d’un diamètre de 5 m.

Toutefois, dans les deux cas, (barrières émergées ou immergées), des phénomènes importants de réflexion sont constatés sur la base extérieure de l’ouvrage, ce qui peut provoquer son affouillement, voire son écroulement.

Les épis : les épis sont des ouvrages transversaux très répandus, surtout dans les zones caractérisées par un transport longitudinal intense, comme à Noirmoutier : ils retiennent une partie des sédiments transportés par les courants côtiers naturels.
Lorsqu’il s’agit de l’aménagement d’une plage d’une certaine étendue, la réalisation d’un système d’épis est en général adoptée et la protection est accrue quand leurs extrémités sont reliées par un brise-lames immergé.
La plage ainsi formée est caractérisée par sa forme en dents de scie, due à l’accumulation de sable en amont des épis et au déficit correspondant en aval des épis.
En ce qui concerne notre île, les épis courts ou longs, en enrochement ou en bois, peuvent être mis en place seulement dans le secteur des Éloux et de la Loire où les sables sont transportés par la dérive littorale, ce système fonctionne aussi très bien dans la baie de La Guérinière où le sable remonte de façon spectaculaire en face du bourg. Les épis s’engraissent sur leur face amont où les sables viennent s’accumuler et provoquent un déficit à l’aval où les quantités de sables sont moins importantes. À l’Hommée, ces ouvrages sont inutiles car le transfert de sable se fait perpendiculairement à la plage.

– Les ganivelles hydrauliques : les ganivelles hydrauliques sont composées à partir de rangées de pieux de pin vert enfoncés verticalement dans le sable en limite des hautes eaux. Le dispositif comprend des rangées parallèles et des rangées perpendiculaires au trait de côte.
Les rangées perpendiculaires agissent comme des épis en captant une partie du sable véhiculé par la dérive littorale sans trop dégarnir les zones en aval du transit.
Les rangées parallèles au trait de côte ont un effet brise-lames qui permet de casser l’énergie de la houle et donc d’atténuer l’érosion de la dune bordière. Le sable arraché par les vagues en bas de la plage, est stocké en partie dans la région haute comprise entre les ganivelles et le littoral.

Les autres procédés :

Parmi de nombreux procédés existants, on peut citer les algues artificielles, les murs d’eau oscillants, les récifs artificiels et les systèmes Écoplage et Stabiplage.
La plupart de ces méthodes sont encore au stade expérimental et il est aujourd’hui prématuré de tirer des conclusions formelles sur leurs conditions d’utilisation et leur efficacité.
Toutefois, on peut décrire deux procédés dont l’efficacité a été prouvée :
Les récifs artificiels : structures disposées sur le fond, orientées comme les épis et accrochées à la plage émergée. Elles sont constituées par des boudins en géotextile remplis de sable, d’éléments préfabriqués en béton armé, de caoutchouc ou de blocs de pierre.

– Le procédé Écoplage : ce procédé est basé sur un principe physique bien connu qui gouverne l’équilibre des littoraux sableux : si l’eau apportée par le déferlement des vagues peut pénétrer très rapidement dans le sable de la plage, elle abandonnera plus aisément les sables qu’elle transporte, et ces sables contribueront à l’engraissement de la plage.
L’eau de la vague pénétrera d’autant plus facilement que le sable de la plage ne sera pas saturé d’eau. Il faut donc drainer efficacement le sable de la plage. Ceci est assuré par un drain, enterré dans le sable parallèlement au trait de côte. Une pompe située en haut de plage assure l’écoulement de l’eau du drain. Les effets sont divers
1. Les sables de la plage, n’étant pas saturés en eau, sont plus durs et résistent mieux à l’érosion de la vague,
2. Le dépôt des sables de la vague est favorisé,
3. Le ruissellement des eaux de la terre vers la mer est diminué et ralenti par l’effet du drain,
4. L’énergie des vagues est partiellement absorbée, la force du ressac diminue et par suite l’érosion induite.
Ce procédé, déjà appliqué aux Sables-d’Olonne, ne peut être mis en application sans une étude préalable sérieuse des conditions locales.

Concevoir des ouvrages de défense contre la mer nécessite de prendre en compte des enjeux individuels, collectifs, écologiques et économiques, il faut donc définir les moyens les mieux adaptés pour préserver ce patrimoine naturel et mener préférentiellement une lutte contre l’érosion.
Depuis des années, de nombreux bureaux d’études ont été commandités par les élus de l’île pour étudier ces problèmes, Une dernière étude est en cours, sa première étape vient de se terminer, il va falloir prendre des décisions en pensant au long terme.
Malheureusement, jusqu’à ce jour, les conclusions de ces études ont souvent été adaptées aux nécessités électorales ou clientélistes des élus.
Et, cependant, la défense contre la mer est une question de vie ou de mort pour l’île de Noirmoutier !

L’ibis sacré devient indésirable

Article du Bulletin N° 40

ibis-indesirable.jpgNous avions consacré, il y a quelques temps, un article à cet oiseau échappé du zoo de Branféré en Bretagne, qui s’installe et se reproduit dans notre région depuis 1997. Il s’adapte très bien aux conditions de l’île et sa population ne cesse d’augmenter : 238 individus recensés sur le « dortoir » du Mullembourg le mardi 28 septembre par les responsables de la LPO de Noirmoutier, soit 100 de plus que l’an passé et 150 de plus qu’en 2002.

Sous des apparences un peu balourdes, ce gros oiseau blanc et noir, facile à observer car peu farouche, semble bien inoffensif et pourtant, comme beaucoup d’espèces introduites accidentellement ou volontairement par l’homme, il commence à perturber l’écosystème de l’île. Le 9 juillet dernier, sur la réserve naturelle du Mullembourg, 2 ibis sacrés ont anéanti en quelques minutes une trentaine de nids de sternes caujeks, espèce menacée et protégée, en mangeant les œufs. Déjà en Brière ils s’étaient attaqués aux nids d’une autre espèce protégée : la guiffette noire. Des faits similaires sont régulièrement rapportés sur d’autres sites. L’ibis, peu difficile au niveau de la nourriture, s’accommode de tout ce qu’il trouve dans les marais, sur les bossis et même dans les décharges. Sa réputation de pilleurs de nids, œufs et oisillons, est bien connue des ornithologues mais n’avait pas été encore constatée sur l’île.

Une fois de plus, l’introduction d’une nouvelle espèce est venue perturber l’équilibre naturel existant comme c’est déjà le cas avec le ragondin, la crépidule ou le baccharis pour ne citer que des exemples de l’île. On estime qu’à travers le monde, l’implantation accidentelle ou volontaire d’espèces animales ou végétales représente la deuxième cause du recul de la biodiversité après la destruction des habitats naturels par l’homme. Dans le cas présent, l’ibis risque de réduire à néant tous les efforts consentis depuis plusieurs années pour la protection d’espèces fragilisées ou en voie de disparition.

Les acteurs concernés par ce nouveau problème se concertent actuellement pour trouver des solutions. Une limitation de la reproduction est possible par la destruction des œufs mais le nombre d’individus est important et l’on voit mal comment ne pas passer par un abattage systématique.

Brèves

Article du Bulletin N° 39

Une nouvelle commission est née : le Conseil national du littoral ; on y retrouve, devinez qui ? Notre sénateur ! En principe, ce sera une structure légère, « non technocratique » (c’est écrit !), espace d’expression démocratique (c’est écrit !), un mode de fonctionnement tout à fait inédit !
Nous avons peu d’illusions mais nous ne demandons qu’à être agréablement surpris.

On s’intéresse enfin au sort de la station d’épuration de La Casie : non autorisée, dépassée, saturée, cette station rudimentaire devenait par trop gênante. La Communauté de Communes a décidé de s’attaquer au problème et d’agrandir et de mettre aux normes la station.
Actuellement deux techniques sont disponibles sur le marché du traitement de l’eau :
la filière dite par « lagunage aéré »,
la filière dite par « boues activées ».
Le « lagunage aéré » est moins coûteux, il répond aux normes exigées actuellement en matière de traitement microbien mais ne permet pas, comme les directives européennes vont bientôt l’exiger, de retenir l’azote et le phosphore des effluents rejetés. Ces effluents, quand ils ne sont pas utilisés pour l’irrigation, sont rejetés en Baie de Bourgneuf, s’ajoutant aux pollutions déjà apportées par le Grand Étier de Sallertaine.
La filière « boues activées », elle, répond aux normes d’épuration imposées par les directives européennes ; l’eau rejetée est épurée et peut être stockée dans des lagunes. Elle a l’inconvénient de produire des boues toujours difficiles à recycler par l’ agriculture soucieuse de son image.
Le Conseil communautaire a choisi la filière « boues activées ». La station devra avoir une capacité de 18 000 équivalents habitants. Elle coûtera au moins (sans les bassins de lagunage ) € 4 millions. La moitié de cette somme sera à la charge des Noirmoutrins. Nos impôts locaux vont s’en ressentir !
Une enquête publique devrait avoir lieu cet été. Vivre l’île 12 sur 12 ne manquera pas d’examiner attentivement les modalités de cet important investissement.

Le port d’échouage de Morin avance cahin-caha. Les groupes de pression locaux s’invectivent : les uns veulent une capitainerie flambant neuf plantée sur la dune, les autres ne supportent pas les portiques destinés à limiter l’accès des camping cars, certains veulent une station de ravitaillement en gasoil, etc.
L’équipe municipale, avec plus ou moins de réussite, essaie de défendre un projet plus simple qui préserverait le caractère du site.
Cependant le temps presse : si les travaux ne sont pas commencés avant le 14 novembre 2004, il faudra refaire une enquête publique.
Sur le plan financier, d’après les dernières estimations, ce port d’échouage destiné surtout aux plaisanciers reviendra au moins à € 5 500 000 à la collectivité. Il faudra ensuite l’entretenir, le dévaser, …. C’est cher !
Aux dernières nouvelles, la Région des Pays de La Loire refusait de subventionner cet équipement et l’Europe, qui doit subventionner à hauteur de 25%, n’ a pas encore reçu le dossier.

L’aire d’accueil des gens du voyage située derrière le bâtiment de la Communauté de Communes se termine. Cette réalisation qui fait honneur à notre collectivité, devrait être inaugurée au mois de juin.

L’action du Centre Social de Noirmoutier-en-l’île prend de l’ampleur. Un architecte étudie actuellement la rénovation de l’ancien hôpital en vue d’en faire un lieu d’accueil pour les activités associatives.
Nous avons été invités à exprimer nos besoins.

L’épandage des boues provenant des stations d’épuration noirmoutrines reste un problème : il faut essayer de neutraliser au mieux les odeurs produites par leur stockage, il faut aussi trouver des agriculteurs qui acceptent d’utiliser ces boues comme engrais et ensuite assurer leur transport.
Une solution partielle est à l‘étude : le séchage solaire des boues sur les lieux. Cette solution permettrait de diminuer les odeurs provoquées lors du stockage des boues, de réduire le volume du produit final donc le coût du transport et ses problèmes annexes (trafic, bruits, odeurs).

Le supermarché Super U qui « enjolive » l’arrivée dans Noirmoutier-en-l’Île doit être agrandi : sa surface va passer de 1 147 m² à 3 100 m². La station-service qui lui est annexée sera déplacée et étendue.
Parallèlement, les centres bourgs de nos communes se désertifient, les commerçants soumis à la rude concurrence des grandes surfaces abandonnent la lutte. Nos élus se sentent sans doute plus valorisés par la création de zones commerciales semblables à celles implantées à la périphérie des grandes cités.
Et chaque commune veut sa zone ! On ne peut que s’inquiéter de cette banalisation de notre île.

La Commune de Noirmoutier-en-l’île devrait enfin récupérer cet été la gestion du port de Noirmoutier. Il est temps car l’anarchie semble s’y installer : l’épave du Thalassa gît près de l’écluse du Moulin et un bateau de pêche stationné en face du Café Noir encombre le port en attendant un acquéreur très problématique.
À cette occasion, trois emplois permanents et deux emplois saisonniers devraient être créés.
Une action pilotée conjointement par le Conservatoire du Littoral, la Communauté de Communes et Noirmoutier-en-l’île doit permettre la réhabilitation et l’entretien de l’ancien sémaphore de l’îlot du Pilier.
Des animations seront mises en place sur le site : randonnées nautiques, animation de groupes avec hébergement temporaire, le tout, en partenariat avec les écoles de voile et les associations nautiques.

Toutes les communes littorales ont les mêmes soucis de logement pour les jeunes ou pour les travailleurs saisonniers. Aux Sables-d’Olonne on se pose la question : « Se serait-on trop longtemps endormi sur les lauriers du tout-tourisme ? ». La réponse est sans doute positive puisque la décision de construire 100 logements pour abriter les apprentis et les travailleurs saisonniers vient d’être prise par le Pays-des-Olonnes.

L’association du bâtiment de l’île de Noirmoutier s’alarme du déclin annoncé des entreprises artisanales de l’île. Elle déclare que « la problématique du logement pour les jeunes semble être une des causes principales de ce déclin ».
Les solutions semblent pourtant évidentes : il faut, à l’échelle du canton, un foyer d’hébergement pour les apprentis et les saisonniers et des logements locatifs pour les jeunes couples.
Nos élus toujours prompts à se lamenter sur les difficultés des jeunes noirmoutrins devraient faire des choix en conséquence.

Jean-Pierre Deneuve, Sous-Préfet des Sables d’Olonne, a quitté ses fonctions. Il n’avait jamais prêté une oreille bien attentive à nos soucis en matière d’environnement noirmoutrin.

En 1999, 254 000 tonnes de déchets ménagers avaient été collectés en Vendée ; en 2003, 364 000 tonnes !
L’année dernière la collecte et le traitement de ces déchets revenaient à € 55 la tonne ; cette année à € 62 !
Ce coût sera bien sûr répercuté sur la taxe des ordures.
Amis noirmoutrins triez vos ordures ! Compostez les déchets fermentescibles !

Dans une lettre aux maires du département, le Préfet de Vendée rappelle que le plan local d’urbanisme (PLU) doit comprendre en annexe, les avis des personnes publiques associées et plus largement de tout organisme ou association compétents en matière d’aménagement du territoire, d’urbanisme, d’environnement, d’architecture et d’habitat et de déplacements.

Le Courrier Vendéen du 20 mai rapporte un petit chantage auquel se livre Not’ Sénateur pour avoir des places gratuites lors des diverses représentations proposées par les Spectacles de Vendée : s’il n’a pas ses places gratuites, les Noirmoutrins seront privés de spectacle cet été. Na ! Or, le Maire de Noirmoutier qui, lui, paie sa place comme tout le monde, s’y oppose.
Il y a deux ans, nous avions déjà pâti d’un tel abus de pouvoir. Ce type de réaction est bien puéril de la part du sénateur de Vendée.

Nous avons eu le plaisir d’enregistrer les premières adhésions par l’intermédiaire du site www.12sur12.org.

Depuis 18 mois les membres de l’association « Vert de terre » faisaient fonctionner avec succès un fort sympathique comptoir de ventes d’aliment « bio », avenue J. Pineau à Noirmoutier.
Le projet était devenu trop lourd pour les bénévoles qui s’en occupaient et, le 18 février 2004, lors d’une assemblée générale extraordinaire, l’association a décidé de cesser ses activités et de partager entre différentes associations le reliquat de ses bénéfices.
C’est ainsi que Vivre l’île 12 sur 12 vient de recevoir un don de € 644,78. Merci ! Merci les verts de terre !

Le port de plaisance de l’Herbaudière

Article du Bulletin N° 39

Ce printemps une enquête publique s’est déroulée à Noirmoutier-en-l’Île. Cette enquête fait partie du dossier de demande d’autorisation de travaux destinés à augmenter la capacité d’accueil du port de l’Herbaudière.

Il est à souligner que Monsieur Arrighi, Président de la Société Anonyme du port de plaisance, avait tenu à associer Vivre l’île 12 sur 12 à la préparation de cette opération qui va se dérouler à la fin de l’année.

Situation actuelle : Le plan d’eau du port de plaisance de l’Herbaudière couvre 3,2 hectares. Il abrite 492 places à flot, dont 390 sont utilisées en port privé (places achetées jusqu’à la fin de la concession), 49 en port public (places louées) et 53 réservées aux visiteurs. Il est séparé du port de pêche (géré par la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Vendée) par un môle.

La partie Sud du bassin est bétonnée et la partie Est est composée d’enrochements.

La capitainerie est située sur le quai Sud. Entre la capitainerie et le quai, une grue mobile de 30 tonnes est à poste pour les opérations de grutages ; une fois au sol les bateaux sont déposés sur des bers, tirés par un tracteur. Le poste d’avitaillement est adjacent à la zone de grutages.

Dans l’angle Sud-est on trouve l’aire de carénage, puis des sanitaires.
Les mises à l’eau se font à partir de la cale située à côté de l’ancien abri de la SNSM.
Gagner des places : les transformations projetées ont pour but d’augmenter de 80 places la capacité d’accueil du port.

  1. Tous les enrochements situés sur la partie Est du bassin seront supprimés. Ils seront remplacés par un mur bétonné ou maçonné de pente 75°. L’espace gagné à la suite de cette modification en bordure permettra de gagner 41 places.
  2. Une modification du quai Sud par creusement permettra aussi de gagner 14 nouvelles places.
  3. La largeur de la cale de mise à l’eau sera réduite de 20m à 7m.
  4. Parallèlement, les pontons en place seront déplacés et aménagés de façon à optimiser l’utilisation de l’espace du bassin.

Les aménagements à terre : Diverses améliorations seront apportées qui moderniseront les services proposés, amélioreront l’aspect des constructions et installations à terre mais qui, surtout, mettront en conformité vis-à-vis des normes environnementales l’ensemble des installations.

L’angle Sud-Est du bassin sera remblayé pour créer un nouveau terre-plein, c’est là que sera positionnée la future aire de levage avec la grue mobile utilisée actuellement qui y sera installée à poste fixe. L’aire de carénage sera placée à proximité, ce qui limitera les déplacements de bateaux.

L’aire sera équipée d’un système qui récupérera et traitera les eaux de carénage chargées de débris de peinture. L’eau rejetée dans le port devrait ainsi être débarrassée de la majorité des polluants produits à l’occasion des carénages.

À côté de l’aire de carénage sera installé un système de pompage des eaux grises (eaux savonneuses), des eaux noires (provenant des toilettes), et des huiles usagées. Les bateaux viendront accoster à proximité, les effluents seront pompés à l’aide d’un flexible.

La capitainerie sera déplacée au premier étage des anciens locaux de la SNSM, à l’entrée du port. Dans ces mêmes locaux un restaurant est prévu.
En bordure Est, le long du bassin, 50 places de parking seront délimitées.
L’aire d’avitaillement sera placée en extrémité de ponton près de la cale de mise à l’eau, non loin de la capitainerie.
Sur le quai Est et autour de l’actuelle capitainerie, des aménagements paysagers seront effectués, notamment des plantations d’essences maritimes de petite taille.
Les travaux : la durée des travaux est estimée à 6 mois, ils se feront en période hivernale. Les travaux seront limités aux jours ouvrés entre 8 heures et 19 heures.
Les nuisances sonores seront importantes, elles seront provoquées par les marteaux piqueurs lors de la destruction des quais et surtout par la circulation des semi-remorques chargés de transporter les déblais dans une carrière située à 75 km sur le continent.
Il est prévu de transporter ainsi 43 000 m³ de déblais. Ce transport prendra 6 mois, un camion de 38 tonnes quittera le port toutes les 20 minutes et traversera le bourg.
Les nuisances seront donc surtout sensibles dans le bourg de l’Herbaudière.
Justification du projet : c’est une justification avant tout économique : le port de plaisance de l’Herbaudière est une entreprise dirigée de la façon la plus rentable possible par un Conseil d’administration.
Actuellement le port compte 492 places et la liste d’attente (année+saison) comprend en tout 186 navires. L’ensemble des 80 places supplémentaires sera donc pourvu immédiatement dès la réception des travaux. Le montant des travaux est estimé à € 3 000 000 H.T. Sur les 80 places créées, 64 seront réservées à la vente, 8 aux usagers de passage et 8 à la location de longue durée. Les places sont vendues entre € 7 600 et € 45 734.
Le complément, environ € 1,7 millions, fera l’objet d’un emprunt.
On peut cependant noter comme retombées positives de ce projet une amélioration du contrôle des flux polluants émis pendant le carénage des navires grâce à la création d’une aire de carénage réglementaire. Sur ce plan, il serait d’ailleurs bon que la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Vendée, gestionnaire du port de pêche suive l’exemple de la plaisance.
Les améliorations de l’infrastructure urbaine (voies de circulation, allée piétons, plantations, sanitaires) sont aussi une retombée environnementale non négligeable.
Et enfin, il vaut beaucoup mieux réaménager l’espace existant que de se lancer, aux frais des contribuables, dans le creusement d’un nouveau bassin.
Cependant un gros point noir : les nuisances importantes que l’aménagement du port vont apporter aux habitants de l’Herbaudière pendant de longs mois.

Le Gois

Article du Bulletin N° 39

Le Gois : L‘Histoire

On ne sait plus depuis quand le lent exhaussement des fonds marins de la Baie de Bourgneuf a permis le passage à basse mer de l’île de Noirmoutier au continent.
En 843, les Chroniques de Saint Brieuc mentionnent que des captifs, détenus sur l’île alors occupée par les Normands, pour s’échapper, se sauvèrent de l’île d’Her, la mer s’étant retirée.
Mais c’est seulement vers 1700 que les cartes et mémoires militaires mentionnent une route « qu’empruntent les gens de pied qui traversent de l’isle de Noirmoustier à la terre ferme du Bas Poitou quand la mer est basse ».
En 1788 on lit : « ce chemin est indiqué par des poteaux très élevés, plantés à cet effet, de distance en distance. Ces poteaux sont garnis de bâtons et surmontés d’une espèce de barrique pour servir d’échelle et retirer des personnes qui, dans ce trajet, seraient surprises par l’arrivée de la marée ». Il y avait 18 balises refuges.
En 1830, le passage du Gois est devenu « Chemin de grande communication n° 5 ». Vers 1850, il était jalonné par des piquets de bois et 9 grandes balises refuges.
La chaussée fut recouverte de macadam en 1872.

L’époque moderne :

En 1932 le Gois devient route nationale, la RIB 148.
De 1932 à 1935, on élargit et on pave le Gois, dont la chaussée était très détériorée. Des pavés carrés de 40 cm de côté et de 12 cm d’épaisseur sont posés. Les pavés sont posés en diagonale sur un fond de sable convenablement préparé. Les dalles de rive sont triangulaires, elles sont bloquées sur les bords de la chaussée par des palplanches, pieux en bois battus (enfoncés en frappant sur leur tête) dans le sable de chaque côté de l’ouvrage. Les joints, d’une largeur de 12 à 15mm, sont remplis de brai.
Depuis, de nombreux essais de revêtement, peu concluants, ont été tentés (enrobé à froid, à chaud, enduit, bicouche). Par exemple en 1981 : cette année là, de grandes dalles de béton de 9 m² sont posées sur une longueur de 500 m. Cette réfection était mal étudiée : on n’avait pas jugé utile de reprendre les rives de la chaussée, on s’aperçut rapidement que c’était une erreur car des tassements irréguliers apparurent rapidement.
À la suite du délabrement accéléré de la chaussée, rafistolée avec des rustines de goudron qui se disloquaient par plaques et venaient joncher l’estran, une nouvelle expérimentation est faite sur une vingtaine de mètres en 1992.
Les travaux ont lieu en hiver, la période la plus défavorable, et à l’endroit où le courant est le plus fort (côté Barbâtre, à 600 m de l’île). Des palplanches métalliques sont battues de chaque côté et recouvertes d’une poutre en béton de 80 cm de large afin d’ éviter le descellement des pavés par les pêcheurs à pied et d’empêcher les animaux marins de miner le sous-sol. Des pavés de 40 cm de côté, 12 cm d’épaisseur sont posés en diagonale et sans joint. Leur face inférieure a une loupe concave qui produit un effet de ventouse (comme pour les corps-morts). Ces pavés, d’un poids raisonnable (43 kg), permettent des réparations sans interventions lourdes. L’effet ventouse, entre autres avantages, permet de supprimer les joints (173 km de joints ! ) et de réaliser une économie appréciable.
Par ailleurs, notons que c’est en 2002 que se sont imposées dans le site les hautes silhouettes controversées des éoliennes de Bouin.

L’avenir :

L’estimation des travaux exécutés dans les conditions de l’expérimentation de 1992 se montait à 43 MF, la réalisation s’étendrait sur deux à trois exercices budgétaires. On comprend aisément qu’un tel budget n’est pas du niveau départemental et qu’il n’est pas possible de l’envisager sans l’aide de l’Etat.
Le classement du site, premier pas vers la distinction de Grand Site National, serait la seule façon d’obtenir un financement d’État.

Le Gois : Le classement

Les périmètres à classer proposés reposent sur la notion de perception visuelle et de préservation du paysage.

  1. Le site classé lui-même : c’est le “noyau dur” de la protection, il comprend une bande d’estran de 800m de large de chaque côté de la chaussée et les abords terrestres du Gois (entrées du Gois, polder de Sébastopol et île de la Crosnière).
  2. Le site inscrit : de protection beaucoup plus légère, il permettra de contrôler les projets pouvant toucher les abords du noyau dur défini ci-dessus.

Dans la plus grande partie du site, compte tenu de la proximité du rivage, les possibilités d’aménagement et de construction sont d’ores et déjà particulièrement limitées, voire impossibles. (Articles L. 146-2, L. 146-4-II et R. 146-2 du Code de l’urbanisme).

Classement ? Inscription ?
La loi de 2 mai 1930 sur la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque a institué une protection graduée selon l’intérêt des monuments naturels et des sites.
Le premier niveau de protection est l’inscription des monuments et des sites dont la conservation ou la préservation présente un intérêt général.
Le second niveau, plus contraignant est le classement.

Intérêt du classement et de l’inscription : le classement et l’inscription auront pour but la conservation et la préservation de ce site d’intérêt pittoresque, historique, scientifique et légendaire. Ils auront aussi des effets induits pour les communes de Noirmoutier et du continent :

  • ils permettent une meilleure préservation du littoral,
  • ils permettent de prétendre à des financements spécifiques “opération grands sites nationaux” destinés à améliorer l’intégration des aménagements et pallier les effets de la fréquentation,
  • ils constituent un vecteur de notoriété et d’image pour les communes concernées,
  • ils autorisent des retombées économiques pour les communes à travers le développement d’un tourisme de découverte, l’objectif étant de capter les flux touristiques sans nécessairement les fixer sur le site protégé.

Contraintes de l’inscription : l’inscription est en elle même une protection “légère” qui conduit essentiellement à une obligation de déclarer les travaux et aménagements non liés à l’exploitation et à l’entretien normal des fonds ruraux. L’inscription n’a pas de pouvoir de réglementer les activités économiques.

Contraintes du classement: les activités économiques au sein du périmètre d’un site classé ne sont affectées par le classement que si leur exercice ou leur développement nécessitent la réalisation de travaux de nature à détruire ou à modifier l’état ou l’aspect des lieux. Dans ce cas il faut une autorisation de l’État.
Le classement du site n’a pas d’incidence sur la réglementation des activités économiques elles mêmes.

Un décret tout récent le Décret n° 2004-310 du 29 mars 2004, Article 2, a bien précisé les modalités d’implantations sur les sites classés :
L’article R. 146-2 du code de l’urbanisme est remplacé par les dispositions suivantes :

« Art. *R. 146-2. – En application du deuxième alinéa de l’article L. 146-6, peuvent être implantés dans les espaces et milieux mentionnés à cet article, après enquête publique dans les cas prévus par le décret n° 85-453 du 23 avril 1985, les aménagements légers suivants, à condition que leur localisation et leur aspect ne dénaturent pas le caractère des sites, ne compromettent pas leur qualité architecturale et paysagère et ne portent pas atteinte à la préservation des milieux :
a) Lorsqu’ils sont nécessaires à la gestion ou à l’ouverture au public de ces espaces ou milieux, les cheminements piétonniers et cyclables et les sentes équestres ni cimentés, ni bitumés, les objets mobiliers destinés à l’accueil ou à l’information du public, les postes d’observation de la faune ainsi que les équipements démontables liés à l’hygiène et à la sécurité tels que les sanitaires et les postes de secours lorsque leur localisation dans ces espaces est rendue indispensable par l’importance de la fréquentation du public ;
b) Les aires de stationnement indispensables à la maîtrise de la fréquentation automobile et à la prévention de la dégradation de ces espaces par la résorption du stationnement irrégulier, sans qu’il en résulte un accroissement des capacités effectives de stationnement, à condition que ces aires ne soient ni cimentées ni bitumées et qu’aucune autre implantation ne soit possible ;
c) La réfection des bâtiments existants et l’extension limitée des bâtiments et installations nécessaires à l’exercice d’activités économiques ;
d) A l’exclusion de toute forme d’hébergement et à condition qu’ils soient en harmonie avec le site et les constructions existantes :

  • les aménagements nécessaires à l’exercice des activités agricoles, pastorales et forestières ne créant pas plus de 50 mètres carrés de surface de plancher ;
  • dans les zones de pêche, de cultures marines ou lacustres, de conchyliculture, de saliculture et d’élevage d’ovins de prés salés, les constructions et aménagements exigeant la proximité immédiate de l’eau liés aux activités traditionnellement implantées dans ces zones, à la condition que leur localisation soit rendue indispensable par des nécessités techniques.

e) Les aménagements nécessaires à la gestion et à la remise en état d’éléments de patrimoine bâti reconnus par un classement au titre de la loi du 31 décembre 1913 ou localisés dans un site inscrit ou classé au titre des articles L. 341-1 et L. 341-2 du code de l’environnement.
Les aménagements mentionnés aux a, b et d du présent article doivent être conçus de manière à permettre un retour du site à l’état naturel. »

L’ignorance de ces textes induit des inquiétudes vis-à-vis de la procédure de classement. Il est sûr que certains projets pharaoniques comme la construction d’une tour de verre à l’entrée du Gois ou l’installation d’un faisceau laser qui devait relier l’île au continent seront maintenant bloqués. Mais, les paysans, les ostréiculteurs, les hôteliers, etc., pourront continuer à travailler, ils pourront réparer leurs installations et les agrandir dans certaines limites.

Les actions de Vivre l’île 12 sur 12

Dès 1998 nous alertions Dominique Voynet, ministre de l’Environnement, au sujet des menaces qui se précisaient contre les sites du Gois et de ses abords (les polders de l’île et du continent). Nous demandions que pour préserver cet ensemble unique une procédure de classement soit entamée.
Le 14 décembre 1998, nous étions longuement reçus à Matignon par le Conseiller du Premier Ministre en matière d’environnement. Nous avions ainsi l’occasion de lui présenter en détail un dossier de classement du Gois et de ses abords. Le dossier était préparé avec l’Association pour la sauvegarde et la valorisation du pays de Gois, qui réunit des habitants de Beauvoir soucieux de l’environnement. Nous insistions sur l’urgence de l’opération : le classement permettait de geler définitivement les menaces qui planaient alors sur le polder de Sébastopol.
Nous poursuivions sans relâche notre harcèlement administratif et enfin, le 10 décembre 1999, l’association Vivre l’île 12 sur 12 participait à une réunion de travail au cours de laquelle la Direction Régionale de l’Environnement des Pays de la Loire et la Préfecture de la Vendée, après avoir mis en évidence les caractères historique, scientifique, légendaire et pittoresque du site du Gois, lançaient la procédure de classement du site du Gois. Ce classement devait être une étape vers la distinction tout à fait justifiée de Grand Site National.
Un Comité de pilotage auquel nous participions était mis en place, il permettait d’informer les élus et les différents acteurs de cette opération et devait aboutir, en concertation, à un projet de classement.
À la suite de ces travaux, le Conseil général de la Vendée demandait au bureau d’études SCE un « rapport final sur l’étude préalable au classement du site du Gois et de ses abords ». L’association Vivre l’île 12 sur 12, par lettre du 19 juin 2002, faisait parvenir ses remarques à Monsieur le Préfet et à Monsieur le Président du Conseil Général.
Entre temps les représentants de l’État, Préfet et Sous-Préfet, changeaient ; les politiques reprenaient toutes leurs détestables habitudes clientélistes.

Le 29 novembre 2002, nous étions convoqués à une réunion pendant laquelle la SCE devait présenter et commenter son étude. Las, en moins d’une heure le projet, amalgamé à Natura 2000 et au schéma routier Nord-Vendée (non prévus à l’ordre du jour), vigoureusement attaqué par les élus et des agriculteurs noirmoutrins et Belverins fut démantelé.

Un projet de classement minimum, réduit à la chaussée et à l’estran, fut décidé autoritairement. La décision prise ne correspondait plus aux critères de la Loi de 1930, la Loi littoral était encore bafouée (création de parking dans les 100m). Nous nous retrouvions face à un projet caricatural qui ne servirait qu’à drainer quelques subventions pour réparer le macadam.

Nous ne soutiendrons pas un tel projet.

Les membres du comité de pilotage n’étaient pas tous là, il n’y avait pas de fiche de présence, il n’y avait pas de secrétariat de réunion. Il n’y eut même pas de compte rendu de cette lamentable réunion.
Pendant ce temps, après les tempêtes de l’hiver 2003/04 qui, comme d’habitude avaient endommagé la chaussée, des fonctionnaires locaux, forts de l’indifférence de leur hiérarchie, sans étude d’impact préalable, accomplissaient des travaux qui malmenaient une fois de plus le site.
Il fallait recommencer et, une fois de plus, relancer !

Devant l’escamotage de ce projet de protection et de valorisation d’un des plus beaux sites de France nous faisions part de notre vive déception au Préfet de la Vendée et, à notre demande, nous étions reçus au cabinet du ministre de l’Écologie et du développement durable. Une inspection ministérielle était promise, elle devait rencontrer les acteurs de cette tragique farce.

Nous avons rencontré l’Inspecteur général chargé de rapport à la Commission des Sites en mai 2004 ; nous avons écrit au Président du Conseil Général pour rappeler les devoirs de nos élus en ce qui concerne la protection du patrimoine ; le Président de la Région a lui aussi reçu notre appel ; nous attendons les réponses de ces hommes politiques en charge de notre territoire.

Pendant ce temps, comme lors de l’hiver 2002/03, des initiatives locales incontrôlées vont être prises sur le site :

  • dans l’île, un parking situé à la limite du domaine public maritime est en train d’être aménagé sans plus de procès dans les 100m du bord de mer, un restaurant en ruine vient d’être vendu pour être remis en service,
  • sur le continent, des établissements sont agrandis ; le POS de Beauvoir est modifié.

Bientôt, pour une raison quelconque, on va s’apercevoir qu’il faut, en urgence, effectuer des travaux.
Tout semble fait pour qu’un site prestigieux, éligible à la distinction de Grand Site National, se banalise rapidement afin de pouvoir être commercialisé sans limite.
Malgré les menaces, inlassablement nous continuerons, cet été nous diffuserons sur l’île de Noirmoutier un document rappelant à tous les résidents la chance que nous avons d’être les dépositaires d’un site unique dans le monde.

Brèves

Bulletin N° 38
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Ci-dessus, le Thalassa. Ci-dessous, la suite de l’histore…

Un nouveau bateau sangsue a remplacé le Thalassa devant le Café Noir. Est-ce un mauvais tour joué à la mairie de Noirmoutier, nouveau gestionnaire du port?

Cherchez le coupable !

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Le Thalassa occupait depuis 1996 une belle place sur le port de Noirmoutier devant le Café Noir. Ce thonier désarmé devait, d’après son propriétaire, être transformé et utilisé pour des expositions et la vente de produits locaux. Las, il se décomposait lentement sous les yeux consternés des habitués du port ; de nombreux usagers maugréaient contre cette « épave » qui diminuait le nombre des places d’amarrage déjà fort restreint à Noirmoutier. Il est maintenant amarré sur la cale devant l’écluse du port en vue d’une éventuelle réhabilitation, il devrait y rester trois mois. Si cette tentative échoue et qu’il ne puisse être immatriculé en plaisance il sera considéré comme une épave (voir les photos ).

Le Président du port de plaisance de l’Herbaudière nous a communiqué l’étude d’impact préalable aux nouveaux aménagements du port. Nous l’avons félicité pour la qualité des nouvelles installations de récupération des effluents pollués produits par les carénages de bateaux ainsi que pour son souci d’améliorer l’aspect d’ensemble des installations. Nous lui avons demandé de préserver l’accès piétonnier du port et de la plage de la Linière à partir de la rue de la Linière. Nous lui demandé aussi de prendre, en accord avec la commune, toutes les mesures nécessaires afin de minimiser les nuisances consécutives à l’important trafic de camions (3 100 rotations) qui va accompagner les travaux .

Les travaux destinés à créer une aire d’accueil des gens du voyage ont débuté sur un terrain qui jouxte les locaux de la Communauté de communes. Près des écoles, des médecins et des magasins, cette aire comprendra 10 emplacements (soit 20 places) d’au moins 150 m2, chaque emplacement sera équipé de sanitaires privatifs. L’ensemble s’intégrera grâce à un aménagement paysager. La loi Besson sur l’accueil des gens du voyage sera enfin appliquée sur notre île.

À la suite d’un recours exercé par Jacques Oudin contre le Préfet de la Vendée, le Tribunal administratif avait annulé l’arrêté préfectoral instaurant la communauté de communes. Deux arrêtés préfectoraux rétroactifs à la date du 1 janvier 2002 ont été nécessaires pour permettre à cet organisme intercommunal de reprendre ses activités en toute légalité. Dans un premier temps, le Préfet n’avait pas légalisé toutes les anciennes compétences : répondant aux souhaits de Jacques Oudin il demandait que la composition du conseil communautaire soit à nouveau étudiée ; une modification judicieuse pourrait en effet permettre à notre Sénateur de reprendre le siège de Président de la Communauté de communes dont il a été dépossédé par le suffrage universel.

Après le jugement du Tribunal des Sables d’Olonne qui ordonnait la destruction de la maison construite illégalement sur la dune bordière à l’Épine nous avions diffusé un communiqué de presse, celui-ci a été repris dans la presse écrite et télévisée régionale sans aucun problème sauf en ce qui concerne Ouest-France, à qui il a fallu écrire une première fois pour que la correspondante locale de l’Épine accepte de reprendre l’information, une seconde fois pour redresser son article qui déformait la réalité.

Grosse émotion locale lors de la reprise de la criée de l’Herbaudière par la Chambre de Commerce et d’industrie. La Municipalité de Noirmoutier qui avait bien géré cet équipement local et qui annonçait un excédent confortable ( un million d’euros de bénéfices) s’estimait lésée. Le ton est monté rapidement entre l’ancien gestionnaire et le repreneur. Finalement tout s’est arrangée : la concertation ayant fait son oeuvre.

La distribution de l’eau en France demeure peu transparente malgré des progrès. La Cour des Comptes incite les collectivités locales à contrôler les résultats de plus près : il y a parfois des différences importantes entre les comptes prévisionnels et le réel : la marge empochée par le délégataire n’apparaît pas clairement. Ces délégataires (Vivendi-Générale des Eaux, Lyonnaise des Eaux-Suez, Bouygues) sont bien soutenus par le monde politique. Gros producteurs de polluants ils détiennent simultanément le monopole du traitement de l’eau. Les profits sont doubles au détriment de la collectivité. La solution viendra peut être de notre Sénateur Jacques Oudin qui vient d’être nommé Président du Comité national de l’eau, qui est fondateur du Cercle français de l’eau, qui fait aussi partie d’un groupe sénatorial d’études sur l’eau et qui, toujours dans le domaine de l’eau, exerce des responsabilités régionales et locales. En attendant ce miracle il est clairement reconnu que chaque fois que la gestion passe en régie municipale les factures baissent. Nous apprenons en dernière minute que l’association vendéenne La facture d’eau est imbuvable a décerné à M. Oudin le « Robinet d’Or » pour ses actions en faveur de cette même facture.

Après le cafouillage provoqué par l’implantation d’un incinérateur (voir notre précédent bulletin) c’est le département qui reprend la main : dans une déclaration il indique qu’une nouvelle réflexion doit évaluer les filières : tri-recyclage, bio compostage, enfouissement. Cette réflexion sera suivie d’une expérimentation. Les retards et les erreurs se sont accumulés, à Noirmoutier nous allons être obligés de transporter nos déchets non recyclés jusqu’à un CET (centre d’enfouissement technique) près de Laval. Le transport de 3000 tonnes par an sur 250 km va s’ajouter à nos factures. Que de temps et d’argent perdus par nos politiques !

Les supporters du Port de Morin s’inquiètent : le budget d’achèvement du port a du mal à être bouclé. Les donneurs d’ordre comptaient sur une importante injection de fonds parlementaires qui sont rares en ces années de restrictions budgétaires. (La première et la deuxième tranche avaient bénéficié de 33 et 37 % de financements gouvernementaux). Actuellement seuls 53% des 2 276 224 € nécessaires aux travaux sont acquis.

Un éleveur d’algues installé à Bouin a découvert qu’une algue sauvage la ceramium botyocarpum émettait une molécule qui avait la propriété de tuer les micro-organismes. Deux chercheuses morbihannaises ont vérifié cette propriété. D’autres chercheurs qui travaillent sur les peintures anti-salissures pour bateaux envisagent de l’intégrer à leurs nouveaux produits. Une piste intéressante car les antifoulings traditionnels, chargés de métaux polluants, sont peu à peu retirés du marché.

À la suite d’une de nos correspondances, le Sous-Préfet des Sables-d’Olonne a bien voulu nous informer que le Comité de pilotage pour le classement du Gois était encore actif. La dernière réunion de ce comité « actif » datait du 29 novembre 2002 et elle n’avait même pas été suivie d’un compte rendu !

Le dévasage du port de plaisance a repris le 26 janvier, 30 000 m3 de vases doivent être rejetés au large de l’îlot du Pilier. Nous rappelons que c’est grâce aux actions de Vivre l’île 12 sur 12 et de l’association de défense du site de Luzan que ces vases ne sont plus rejetées sur la plage du Luzan.

Une nouvelle filière a été mise en place à la déchetterie : elle accueille les meubles en bois, les portes, les planches (inutile d’ôter les ferrures). Les portes vitrées et les sommiers ne sont pas acceptés. C’est grâce à ce genre de mesure que le tonnage d’ordures résiduelles (celles qui partent vers les CET) à été réduit de 831 tonnes l’an dernier.

Nous avons été invités à participer à une réunion où le directeur de l’Enseignement catholique de Vendée et une représentante de la congrégation religieuse propriétaire des Sorbets souhaitaient nous présenter les projets concernant la reconversion des bâtiments du lycée hôtelier des Sorbets. Finalement, à notre étonnement, c’est le même projet de résidence de tourisme qui a été présenté : une résidence hôtelière basée sur la vente d’appartements défiscalisés. C’est une opération où l’investisseur souhaite, par l’intermédiaire de loyers conséquents, récupérer le plus vite possible le montant de son emprunt, majoré des charges de propriété. Nous avons présenté les mêmes objections : nous ne souhaitons pas la densification de ce site, nous donnerons notre préférence à un projet soit destiné à la population vieillissante, soit destiné à favoriser le logement des travailleurs saisonniers ou des stagiaires. Dans tout autre cas nous exigerons que le coefficient d’occupation des sols (COS) soit conforme au POS de Noirmoutier, ce qui interdira tout projet hôtelier. Dernières nouvelles : ce projet serait abandonné.

Finalement, contre l’avis du maire de La Guérinière, contre l’avis du Président de la Communauté de communes, en dépit des courriers que nous avons adressés au Directeur de l’ONF et au Président du Conseil Général, mais grâce à l’intervention du Ministre de l’Agriculture, l’échange d’une parcelle de dunes sur la commune de La Guérinière contre un morceau de forêt quelque part en France a bien eu lieu. L’application de ce principe d’échange qui noie toute valeur patrimoniale est tout à fait lamentable.

France Télécom a promis que l’ADSL sera installé partout dans l’île à la fin de cette année ou au début de la suivante.

Un adhérent nous a fait connaître que le Round Up, désherbant très utilisé, ne se dégrade pas complètement dans le sol et que des molécules de produit actifs restent après son utilisation.

Les candidats aux prochaines élections régionales nous ont invités à la présentation de leurs programmes. Nous leur avons remis des questions écrites sur la participation des associations aux décisions qui concernent la vie publique et sur le classement du site du Gois. Nous vous communiquerons leurs réponses…S’ils répondent.

Le Président de la Communauté de communes souhaitait que le Martroger soit un atout pédagogique pour tous les jeunes de l’île, il va être satisfait : des stages sont oen préparation. Les premiers stages organisés pendant les vacances de Pâques sont proposés aux jeunes de l’île entre 12 et 18 ans.

Le développement de l’activité des marais salants a été étudié afin de soutenir la profession en respectant l’environnement, il est prévu de reconstruire les calorges à proximité des marais en activité, le marais doit être ouvert aux promeneurs.

Le périmètre de la zone commerciale s’étend. C’est un sujet pour lequel Vivre l’île 12 sur 12 est plus réservé, l’extension de parkings en bordure de voie et à l’entrée de la ville, au détriment de plans d’eau, va compromettre la qualité du paysage. Nous serons vigilants lors de l’enquête publique.

Le port de Morin est un port d’échouage, certaines activités portuaires vont nécessiter un zonage particulier, toutes les activités commerciales sont exclues (type boutiques-cadeaux) afin que le port garde une simplicité de caractère qui permet de l’inscrire dans l’environnement sans trop de dommage.

Le camping poursuit ses activités, son cadre sera amélioré.

À la hauteur du bourg, à l’Ouest de la route du Devin, les zones d’urbanisation sont maintenues, elles feront l’objet d’un aménagement concerté pour des besoins spécifiques (extension des ateliers municipaux, lotissements sociaux), le plan d’eau et la salorge de la Cosse seront réhabilités.

Les campings cars ne sont pas souhaités sur la digue de Devin où ils détruisent le site. Il est difficile de leur trouver un site d’accueil sur la commune, la municipalité entrevoit une solution en bordure du marais.

Quelques opposants virulents et bruyants s’étaient déplacés, leur obstruction systématique, la mise en avant d’intérêts très particuliers, l’inanité de leurs arguments, leur arrogance et leur ignorance navrante (on a entendu dire par exemple que la zone inconstructible se limitait à la plage et non sur les dunes) ont compromis la qualité de l’échange qui aurait dû avoir lieu entre citoyens soucieux de l’avenir de leur commune.

Le travail doit se poursuivre, l’enquête publique devrait se tenir avant la fin de l’année.

Le PLU de l’Épine

Article du Bulletin N° 38

À la suite d’un recours de Vivre l’île 12 sur 12 le Plan d’Occupation des Sols (POS) de la commune de l’Épine avait été annulé au motif d’une prise en compte insuffisante de la protection des espaces sensibles.

C’est une municipalité nouvelle qui prépare un Plan Local d’Urbanisme (PLU), document qui, depuis décembre 2000, remplace le POS et qui, d’après la loi SRU (loi solidarité et renouvellement urbain), doit présenter le projet d’avenir de la commune en matière d’aménagements, de traitement de l’espace public, de paysage et d’environnement.

Le 17 février, conformément aux exigences de la loi en matière de communication, la municipalité présentait publiquement son projet de PLU.

Au cours de la même réunion, la réflexion menée avec M. Lemoine architecte sur la constitution d’une ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager) était présentée ; nous aurons l’occasion d’en reparler.

En ce qui concerne le PLU, la réflexion de la commune s’inscrit dans les logiques du développement durable : à partir de l’existant, elle utilise tous les atouts de ce petit bourg où l’insertion des activités économiques doit prendre en compte des espaces naturels d’une qualité extraordinaire ; ainsi sont pris en compte :

– la préservation de l’urbanisation traditionnelle, de l’environnement, de certains paysages (haies, clôtures, mares, etc ),

– la restauration de ruines qui ont un intérêt architectural ou patrimonial,

– l’application du PPR (plan de prévision des risques ) dans les zones inondables,

Toutes les activités aquacoles et ostréicoles sont maintenues et leur développement est prévu, des conditions particulières devront permettre la préservation des paysages.

Le développement de l’activité des marais salants a été étudié afin de soutenir la profession en respectant l’environnement, il est prévu de reconstruire les calorges à proximité des marais en activité, le marais doit être ouvert aux promeneurs.

Le périmètre de la zone commerciale s’étend. C’est un sujet pour lequel Vivre l’île 12 sur 12 est plus réservé, l’extension de parkings en bordure de voie et à l’entrée de la ville, au détriment de plans d’eau, va compromettre la qualité du paysage. Nous serons vigilants lors de l’enquête publique.

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Le port de Morin est un port d’échouage, certaines activités portuaires vont nécessiter un zonage particulier, toutes les activités commerciales sont exclues (type boutiques-cadeaux) afin que le port garde une simplicité de caractère qui permet de l’inscrire dans l’environnement sans trop de dommage.

Le camping poursuit ses activités, son cadre sera amélioré.

À la hauteur du bourg, à l’Ouest de la route du Devin, les zones d’urbanisation sont maintenues, elles feront l’objet d’un aménagement concerté pour des besoins spécifiques (extension des ateliers municipaux, lotissements sociaux), le plan d’eau et la salorge de la Cosse seront réhabilités.

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Les campings cars ne sont pas souhaités sur la digue de Devin où ils détruisent le site. Il est difficile de leur trouver un site d’accueil sur la commune, la municipalité entrevoit une solution en bordure du marais.

Quelques opposants virulents et bruyants s’étaient déplacés, leur obstruction systématique, la mise en avant d’intérêts très particuliers, l’inanité de leurs arguments, leur arrogance et leur ignorance navrante (on a entendu dire par exemple que la zone inconstructible se limitait à la plage et non sur les dunes) ont compromis la qualité de l’échange qui aurait dû avoir lieu entre citoyens soucieux de l’avenir de leur commune.

Le travail doit se poursuivre, l’enquête publique devrait se tenir avant la fin de l’année.

Les crépidules

Article du Bulletin N° 38

La conchyliculture en Baie de Bourgneuf doit faire face à deux menaces : les concessions ostréicoles abandonnées qui s’envasent et abritent des millions d’huître sauvages mais aussi les crépidules dont la masse est évaluée à 90 000 tonnes. Mais qui sont ces fameuses crépidules ?
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Un coquillage gênant pour les conchyliculteurs.

Vous avez sans doute rencontré ce coquillage échoué en haut de la plage, seul, avec sa coquille barrée d’une lame sur sa face inférieure, ou en groupe entassant les individus les uns au-dessus des autres, cet empilement des individus lui a d’ailleurs valu le nom scientifique de «crepidula fornicata». Très commun, d’aucune valeur gustative particulière, il est apparu il y a seulement quelques dizaines d’années. Depuis, il prolifère et envahit le littoral, devenant très gênant pour les conchyliculteurs.

En effet, comme l’huître ou la moule, c’est un animal filtreur. Il se nourrit de plancton (animaux et plantes microscopiques flottant dans l’eau de mer) qu’il retire des nombreux litres d’eau filtrés par jour. Il concurrence donc directement les coquillages d’élevage, les privant de la nourriture essentielle à leur développement.

L’histoire de son arrivée sur nos côtes n’est pas banale. L’animal vivait aux Amériques fixé sur un sup-port quelconque : rocher, autre coquillage… Ne pouvant se déplacer par lui-même, il empruntait donc clandestinement les bateaux en s’attachant à leurs coques. Sa première apparition en Europe daterait de 1872, date à laquelle la crépidule débarqua en Angleterre, accrochée aux navires commerciaux provenant des États- Unis. Il faudra ensuite attendre les bateaux du débarquement du mois de juin 1944 pour la voir arriver sur les côtes normandes. Depuis elle a parcouru beaucoup de kilomètres pour envahir peu à peu toute la côte atlantique, portée par les courants sous sa forme adulte de coquillage mais surtout sous sa forme larvaire planctonique. Les larves microscopiques flottant à la surface de l’eau peuvent ainsi dériver sur plusieurs kilomètres avant de se fixer sur de nouveaux supports.

La crépidule prolifère grâce à une reproduction très efficace : les individus mâles et femelles sont empilés régulièrement formant des chaînes d’une dizaine d’individus ce qui facilite la rencontre des cellules reproductrices, spermatozoïdes et ovules. Ces cellules sont rejetées dans l’eau, fusionnent et forment ainsi des millions d’oeufs qui deviendront autant (ou presque) de larves planctoniques. C’est ainsi qu’elle prend peu à peu la place d’autres coquillages sauvages ou d’élevage.

Les solutions recherchées pour l’éliminer sont sans grande efficacité pour l’instant. L’animal n’a pas de prédateurs spécifiques et n’offre pas un attrait gustatif particulier pour les amateurs de coquillages. Il ne reste guère que le ramassage systématique, solution coûteuse, difficile à mettre en place, qu’il faudra recommencer régulièrement mais qui va vite devenir indispensable au maintien d’une conchyliculture rentable.

Ces animaux parasites représentent dans notre Baie de Bourgneuf un tonnage équivalent à celui des huîtres d’élevage ; avec les huîtres sauvages ils sont la cause d’une baisse de vitesse de la croissance des produits conchylicoles dont le prix de revient augmente fortement réduisant drastiquement le revenu des producteurs.

La civelle

Article du Bulletin N° 38

Noël, la fin de l’année, les cadeaux, … c’est aussi le moment où le pêcheur de civelles noirmoutrin prépare ses pibalours. Le bar a disparu, la margade (seiche) est loin d’être annoncée, jusqu’à mi-mars la civelle va remonter le plus loin possible dans les étiers et notre pêcheur l’attend aux endroits stratégiques.

Elle vient de loin notre civelle… Ces alevins d’anguilles, également appelés piballes, nous arrivent chaque hiver de la Mer des Sargasses (au Nord-Est des Antilles) après un trajet long de 6 000 km. Les larves sont portées par le Gulf Stream vers les eaux de l’Atlantique Nord où leur zone de répartition est estimée à 90 000 km2. Les civelles qui ressemblent à des spaghettis argentés, vont se sédentariser dans les estuaires ou remonter et coloniser un grand nombre de cours d’eau, lacs et zones humides. Elles vont s’y transformer en « anguilles jaunes ». Pendant 7 à 12 ans pour les mâles, 12 à 18 ans pour les femelles, elles vont croître et se transformer en « anguilles argentées ». L’instinct de reproduction déterminera alors une nouvelle migration vers la Mer des Sargasses, seul lieu de reproduction de l’espèce. Des oeufs seront à nouveau fécondés et le cycle reprendra.
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Du Pays Basque à la Bretagne des milliers de pêcheurs attendent les civelles. Vendus quelquefois jusqu’à €300 le kilo, les alevins d’anguilles constituent une ressource appréciable pour les navires de petite pêche côtière : en 1999, 133 tonnes de civelles ont été pêchées (officiellement) pour un chiffre d’affaires de 15,6 millions d’euros. Si les civelles font le régal de Espagnols et des Basques, l’essentiel de cette production est exportée à destination des pisciculteurs chinois, qui élèvent l’anguille pour les marchés japonais (aucune technique ne permet à l’heure actuelle d’assurer la reproduction artificielle des anguilles).
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L’île de Noirmoutier avec ses côtes et son réseau hydraulique, est un lieu d’accueil des civelles et de croissance des anguilles. Mais cette année la civelle tarde. Les pêcheurs embusqués sur ses lieux de passage traditionnels désespèrent. Cette pêche qui se pratique de préférence la nuit commence dès que la marée monte ; dans la Baie de Bourgneuf, dans le port de Noirmoutier, les bateaux traînent, accrochées à chaque bord, deux longues chaussettes réglementaires (1,20 m de diamètre), aux mailles très fines : les pibalours. « Les civelles passent souvent la journée enfoncées dans la vase », me dit Richard, « elles attendent la marée montante pour décoller et remonter le courant vers les écluses et les étiers, le plus loin possible. Elles préfèrent les eaux troubles, quand les eaux sont trop claires, elles restent au fond ». Nous sommes dans le port de Noirmoutier-en-l’Île, entre l’écluse du Moulin et le début du chenal, le bateau fait des allers-retours, de temps en temps les pibalours sont relevés puis secoués au-dessus d’un tamis, les crevettes frétillantes sont arrêtées, quelques dizaines de fils argentés ondulants passent dans la caisse en dessous.
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Dès que la récolte est significative, il faut la porter à Fromentine où un mareyeur attend la précieuse cargaison ; rapidement transportée vers le pays Basque dans des bacs d’eau suroxygénée elle sera expédiée quelques heures plus tard vers la Chine.

La civelle attise la convoitise des braconniers qui pêchent sans licence, le long des étiers : ouvrant clandestinement ou quelquefois fracturant les portes d’écluse ils piègent les civelles à ces étranglements du flot montant.

Tous les hivers sont loin d’être fructueux et d’aucun pensent que la ressource s’épuise, un spécialiste de l’IFREMER attribue ce phénomène au manque d’entretien des espaces humides et à la mauvaise qualité des eaux polluées par les rejets agricoles.

Les antennes de téléphone mobile: danger!

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La question de l’implantation d’une antenne de téléphonie mobile près du stade de football à La Guérinière, l’installation l’an dernier d’une antenne dissimulée dans le clocher de l’église de Barbâtre nous a amené à nous informer sur l’innocuité de ces pratiques.
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Voici quelques éléments d’information qui pourraient amener nos élus à prendre quelques précautions avant d’accepter de vendre notre espace.

La question des antennes-relais en quelques lignes :

La téléphonie mobile représente une prouesse technologique considérable et présente des avantages pratiques évidents. Il n’est pas question de les nier ni de s’en passer. La question qui se pose est celle de sa compatibilité avec la santé publique.

Les antennes-relais et les téléphones mobiles émettent par micro-ondes un signal numérique pulsé en basses fréquences. En d’autres termes, il y a de l’énergie rayonnée comme avec un four à micro-ondes, mais à une puissance très inférieure pour éviter des effets thermiques . En revanche, les seuils d’émission autorisés par loi ne prévoient pas de protéger les utilisateurs de téléphones ou les riverains d’antennes-relais contre des effets athermiques : l’existence d’extrêmement basses fréquences provoque, entre autres, une perméabilisation de la barrière entre le sang et le cerveau, source d’un inconfort avéré (maux de tête, problèmes de concentration, etc) et de possibles complications graves (leucémies, cancer). Les enfants sont plus particulièrement vulnérables. La différence entre les antennes et les téléphones est que les utilisateurs de téléphone peuvent suivre les recommandations d’usage (limiter le temps de conversation, utiliser une oreillette) alors que les riverains d’antennes ne peuvent que subir les effets des communications qui transitent au dessus de leurs têtes.

A ce jour, la loi fixe des seuils d’émission maximum de 41 et 58 V/m (volt/mètre) pour les fréquences de 900 ou 1800 MHz. Ces puissances sont élevées mais permettent aux opérateurs d’installer moins d’antennes pour couvrir rapidement le territoire national, donc à moindre coût. Toutes les études officielles valident ces normes, mais les recherches des experts consultés sont toutes financées par les opérateurs de téléphonie mobile. Ces études ne sont donc pas indépendantes : les opérateurs ont un droit de regard et de rectification sur tous les rapports publiés. Partout dans le monde, des chercheurs indépendants ont conclu à des risques sanitaires graves liés à l’exposition du public à des puissances supérieures à 0,6 V/m.

De nombreuses municipalités en France ont voté des arrêtés réglementant l’installation d’antennes-relais sur leur territoire au nom du principe de précaution, en particulier à proximité de lieux sensibles (écoles, crèches, hôpitaux). Les opérateurs attaquent régulièrement ces arrêtés en justice mais Orange vient d’être déboutée par le Tribunal administratif de Marseille, et cette décision pourrait faire jurisprudence. Pour le Commissaire du Gouvernement, le nombre et la nature même des études entreprises ces dernières années, notamment par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) sur les risques sanitaires liés à la propagation des ondes électromagnétiques, démontrent la potentielle gravité du risque encouru : attendre le résultat définitif de ces enquêtes pour se prononcer serait nier l’existence même du principe de précaution.

De nombreux sites internet et de nombreuses publications informent des dangers de la téléphonie mobile ; en attendant qu’une réglementation plus respectueuse de la santé publique soit mise en place ils expliquent la manière de s’opposer à l’installation d’antennes-relais. Aujourd’hui, les réseaux UMTS (téléphonie mobile de 3ème génération) sont en train d’être déployés partout en France alors qu’aucune étude n’a été menée sur les effets sanitaires de cette nouvelle technologie.

La loi encadre l’installation d’antennes-relais, mais les règles du code de l’urbanisme (comme les chartes de bonne conduite signées par les opérateurs) sont rarement suivies. Le dossier de demande d’installation d’une antenne-relais doit comporter les éléments suivants:

– mention précisant si l’installation projetée ou la modification fait l’objet d’une autorisation au titre du Code de l’Urbanisme et/ou de l’Environnement

– adresse complète et coordonnées géographiques de l’immeuble précisant le caractère nouveau ou modificatif de l’installation,

– le nombre d’antennes avec des précisions sur leur taille, la fréquence utilisée, les plans et les schémas de localisation des équipements techniques,

– des plans de situation au 1/2.000 et au 1/500,

– un extrait cadastral du site concerné,

– le coordonnées géographiques du site,

– l’état de l’existant (toiture, élévation façade) et état projeté, à la même échelle,

– la copie de la « fiche santé » constitutive du dossier COMSIS telle que définie par l’ANFr (agence nationale de répartition des fréquences),

– l’engagement écrit de l’opérateur certifiant que les valeurs d’exposition aux champs électromagnétiques fixées dans le décret du 3 mai 2002 sont respectées,

– la mention sur plan des périmètres de sécurité conformes aux préconisations de la circulaire du 16 octobre 2001 et du balisage effectif réalisé sur le terrain,

– la liste et/ou schémas précisant les distances des ouvrants (fenêtres, portes, balcons…) situés dans un rayon de 10 mètres de l’antenne,

– dans les mois suivant la mise en service de l’antenne, une copie du procès-verbal de recette fonctionnelle confirmant la conformité du service par rapport au projet,

– des photos de l’environnement immédiat,

– les mesures prises par l’opérateur en respect des dispositions d’intégration environnementale,

– simulation des installations par photomontage (vérifiée ensuite lors de l’installation réelle).

Lire à ce sujet le livre Votre GSM, votre santé : on vous ment ! par Richard Gautier, Pierre Le Ruz, Daniel Oberhausen, Roger Santini; Éditions Marco Pietteur ; prix: 16,80 € ; 160 pages broché.

Liens sur le sujet:

Comité Scientifique sur les champs Eléctromagnétiques

PRIARTéM (Pour une Réglementation de l’Implantation des Antennes Relais de Téléphonie Mobile)

Agir Pour l’Environnement

Site des associations de Saint-Cyr l’Ecole (78)

AVOM (Association des Victimes des Opérateurs de Mobiles)

Teslabel

CIARTEME (Contre l’Implantation des Antennes Relais de Téléphonie Mobile près des Ecoles)

Association Antennes Dangers: milite pour une réglementation de l’implantation anarchique des antennes relais de téléphonie mobile, et plus généralement contre la pollution électromagnétique.

22 bis rue de la Meignanne,
49100 Angers,
Tél : 02 41 20 14 83

Camouflage d’antennes: faux arbres !

Éditorial – la confiance

Bulletin N° 38

Madame Margot Wallström, Commissaire Européen chargé de l’Environnement vient de présenter un ensemble de sondages précis et cohérent dont le thème général est « l’environnement – ce qu’en pensent les Européens ». Une des conclusions de cette enquête sondage est claire : la question « À qui faites-vous le plus confiance lorsqu’il s’agit de problèmes liés à l’environnement ? » entraîne les réponses suivantes :

  • Les associations environnementales 48%
  • Les scientifiques 35%
  • Les associations de consommateurs et autres 23%
  • La télévision 18%
  • L’Union Européenne 13%
  • Le gouvernement national 12%
  • Les partis politiques représentant l’environnement ( les Verts, …) 10%
  • Les journaux 9%
  • La radio 4%
  • Les syndicats 2%
  • Les entreprises 1%

Les bénévoles associatifs et tous ceux qui les soutiennent apprécieront la lourde responsabilité qu’ils ont dans un domaine où, dans la même étude, il est constaté que les inquiétudes des Européens grandissent.

Communes, PLU et SCOT

Article du Bulletin N° 38

Depuis 1919, l’île compte quatre communes : Noirmoutier-en-l’Île, l’Épine, La Guérinière et Barbâtre. En 1997, pour des raisons politiques, le Sénateur Oudin avait milité en faveur de la création d’une cinquième commune : l’Herbaudière. Le bon sens avait triomphé et le Préfet de l’époque avait refusé d’entériner cette machination.

Depuis, en France, la tendance naturelle au regroupement des moyens s’est affirmée et notamment, la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (Loi SRU) a concrétisé la volonté de l’État de promouvoir un aménagement plus cohérents des territoires. Les documents d’urbanismes ont été réformés en conséquence : le Plan Local d’Urbanisme (PLU) et le Schéma de cohérence Territorial (SCOT) ont été instaurés ; l’objectif est d’élaborer des documents plus simples dans la procédure mais plus exigeants dans les contenus, en particulier au regard des exigences environnementales et de prendre en compte, de façon globale et cohérente, des enjeux traités jusqu’alors de façon trop sectorielle.

LE PLAN LOCAL D’URBANISME (PLU).

Alors que le Plan d’Occupation des Sols (POS) se bornait à préciser le droit des sols, le PLU demande aussi aux conseils municipaux, après avoir élaboré un diagnostic d’ensemble et une politique globale pour l’aménagement et le renouvellement de la ville ou du village, qu’ils expriment clairement un projet pour la commune.

Quel est le rôle du PLU

1. Il précise le droit des sols :

  • en délimitant des zones urbaines, des zones à urbaniser, des zones agricoles et des zones naturelles,
  • en définissant exactement ce que chaque propriétaire pourra ou ne pourra pas construire ; il comporte un règlement et des documents graphiques peu différents de ceux des POS.

2. Il indique pour tout le territoire de la commune le diagnostic d’ensemble établi par le conseil municipal.

3. Il comprend un projet d’aménagement et de développement durable qui précise le projet d’évolution et de développement d’ensemble de la commune. Ce document, destiné à tous les citoyens, expose le plus clairement possible les intentions de la municipalité pour les années à venir.

Sur l’île, trois communes sur quatre : Noirmoutier-en-l’Île, l’Épine et Barbâtre ont entrepris la démarche de réalisation d’un PLU. Des réunions publiques préparatoires précédant l’élaboration du PLU se sont déroulées ou vont se dérouler, il est essentiel que les habitants y participent : leurs propriétés sont concernées et de plus, on leur offre (et ce n’est pas si fréquent) le droit de donner leur avis sur le futur de leur commune.

LE SCHÉMA DE COHÉRENCE TERRITORIAL (SCOT) :

l’objectif d’un SCOT est de favoriser une coopération entre l’ensemble des communes faisant partie d’un même bassin de vie. C’est un document où les collectivités locales mettent en cohérence et coordonnent les politiques menées en matière d’urbanisme, d’habitat, de développement économique, de déplacement et d’implantation commerciales. Elles peuvent ainsi mieux maîtriser leur développement, prévenir et réduire les nuisances de toute nature : risques naturels ou technologiques, nuisances sonores, pollutions, …

On comprend bien qu’il est important de coordonner les projets de communes voisines : le choix de développer largement et rapidement de nouvelles zones d’habitat, ou encore d’installer une grande surface commerciale ou industrielle a des incidences sur les autres communes. Il est donc normal que ces choix, dans leurs grandes lignes, fassent l’objet d’une vision d’ensemble et de décisions collectives.

La loi incite fortement les communes, entre autres celles situées à moins de 15 km du littoral, à se grouper dans le cadre des SCOT. C’est le cas de beaucoup de communes vendéennes et pourtant il y a encore peu de projets dans notre département : En mai 2002, une délibération de la communauté de communes d’Atlancia (Givrand, Coëx, La Chaise-Giraud, Landevielle, l’Aiguillon-sur-Vie, St. Révérend, St. Maixent-sur-Vie, Notre-Dame-de-Riez, Commequiers) signale qu’elle accepte de rejoindre Challans, Palluau, Beauvoir-sur-Mer et Saint Jean-de-Monts dans un syndicat mixte (Marais-Bocage-Océan) pour constituer un SCOT. Après une étude de définition d’un périmètre de SCOT sur ces cinq cantons, la situation est actuellement en attente.

Un seul périmètre de SCOT sur le département est pour l’instant approuvé : Yon et Vie. Il regroupe la communauté de communes Vie et Boulogne et la communauté de communes du Pays Yonnais (23 communes au total).

La situation géographique des quatre communes de Noirmoutier met particulièrement en évidence les retombées positives que pourrait avoir la création d’un SCOT aux dimensions de l’île. C’est dans ce but que notre communauté de communes s’est dotée de la compétence SCOT.

Deux écoles cependant s’opposent : ceux qui souhaitent un SCOT à la dimension de l’île et ceux qui veulent se raccrocher à un SCOT continental qui comprendrait Challans. Comme d’habitude hélas, ce sont des considérations politiciennes et non politiques qui ont provoqué cette divergence.

Il y aurait pourtant urgence à travailler ensemble dans notre île car si la communauté de communes a fonctionné en ce qui concerne la lutte contre la mer, la valorisation des marais, la promotion des produits locaux, etc, en matière de développement économique l’intégration communautaire est faible.

Par exemple en matière d’habitat : d’une part les jeunes ménages, les actifs arrivant sur l’île, les jeunes souhaitant quitter le domicile des parents ont des difficultés à se loger et commencent à faire construire sur le continent, d’autre part la population est vieillissante et a des besoins spécifiques en hébergement (services de maintien à domicile, foyers logements). Les centres des communes se dépeuplent en dehors de la saison estivale (risque de village musée). Si la construction neuve présente un rythme soutenu, elle est surtout destinée aux résidences secondaires.

Le continent ne sera pas d’un grand secours en la matière car la problématique du logement (renforcer le parc locatif et le parc social, retenir les jeunes couples) est la même pour les communes du littoral (Bouin, Beauvoir, La Barre-de-Monts), la faiblesse de l’offre foncière est également sensible dans le marais et si les coûts du foncier et du bâti sont importants à Noirmoutier ils le sont aussi en Pays de Monts.

La situation de l’île ne pouvant être traitée comme celle du littoral car elle ne possède pas d’arrière pays, un SCOT insulaire aurait l’ambition de permettre à l’île de répondre à ses problèmes de logement, d’inverser les tendances actuelles et de rééquilibrer la situation en termes de résidence principale/résidence secondaire, retraités/jeunes actifs, accession à la propriété/locatif.

Un SCOT insulaire permettrait aussi de promouvoir une cohérence des réglementations communales par exemple en ce qui concerne la qualité des constructions neuves des quatre communes et ainsi de préserver la spécificité du bâti de l’île.

En matière de transports : l’île dépend peu des projets continentaux qui actuellement ne s’étendent pas jusqu’à Noirmoutier. Les liaisons en car sont faibles et le nombre d’arrêts reste insuffisant sur l’île. L’île pourrait prendre en main son plan de déplacement urbain (PDU) comme l’île d’Yeu où le Conseil Général s’est dessaisi de sa compétence en matière de transports.

En matière économique : l’île n’est pas concernée par les grands projets du Conseil Général dont la politique est d’implanter des « Vendéopoles » à proximité des échangeurs routiers. L’élaboration d’un SCOT insulaire permettrait au moins de réfléchir à l’organisation et à l’implantation des zones d’activités , ce qui pourrait ensuite être un préalable à l’instauration d’une collaboration intercommunale dans le domaine économique. On engagerait des réflexions spécifiques à l’île en matière de filières économique, de moyens de garder des actifs sur l’île et de création d’emplois plus qualifiés et plus diversifiés.

Selon les communes les relations des communes de l’île avec le continent sont légèrement différentes et Barbâtre peut quelquefois se sentir proche de la Barre-de-Monts alors que le poids naturel de Noirmoutier-en-l’Île attire les deux autres communes. Cependant la spécificité insulaire demeure pour les quatre communes et les différences par rapport aux cantons du continent restent majeures. Une bonne partie des problèmes de l’île devraient pouvoir trouver une solution sur place dans le cadre d’un SCOT insulaire : les relations intercommunales ne le permettront que quand les divisions actuelles ne seront plus entretenues dans le but de consolider le règne d’un élu.

Les marais salants: un paysage

Article du Bulletin N° 37

De l’aménagement à la conservation

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Des visions différentes du paysage
Le paysage des marais salants est considéré par la plupart des observateurs de notre Île comme une richesse exceptionnelle. Une grande partie de ce territoire, encore en friche, nécessite d’être conservée en eau salée dans l’attente du redéveloppement progressif de l’activité saunière.
Ce paysage a subi les conséquences des grandes évolutions du foncier de l’île depuis cinquante ans, du remembrement agricole aux grandes emprises foncières privées et publiques en passant par les grands travaux d’aménagement des zones aquacoles et ostréicoles. Parallèlement, l’évolution sociologique a favorisé une perte de mémoire et l’apparition de nouveaux usages, souvent incompatibles ou sources de conflits, hydrauliques, de voisinage, ou d’intérêts, sur la destination prioritaire des zones ou des parcelles . De cette diversité d’approches naît facilement une controverse s’exprimant logiquement sur le plan politique.

Un paysage naturel ?
Les “Marais” de Noirmoutier sont une désignation générique bien commode pour tous ceux qui ignorent ou oublient la fonction “salante” originelle de la plus grande part de ces espaces.
La forte évolution sociologique insulaire a favorisé la multiplication de résidents connaissant mal l’histoire de l’île, parfois militants pour une qualité environnementale au sens large, venus de villes où l’on rêve de terres vierges.
Constituant les 3/4 des zones humides de l’île, les marais salants sont encore souvent considérés du seul point de vue écologique. La gestion peut alors être prioritairement consacrée à la sauvegarde de certaines espèces pouvant coloniser les écosystèmes que constituent les marais en friche.
L’oiseau peut quelquefois apparaître comme le personnage principal. L’effet des subventions peut influer sur les objectifs de conservation. Certains acteurs peuvent vouloir créer ou favoriser des milieux artificiels pour la nidification ou le repos d’ espèces considérées comme critères de biodiversité.
Cette vision naturaliste aboutit à considérer l’activité saunière comme un arrière-plan décoratif où la silhouette du saunier sert de faire valoir à l’animal mis en vedette.
Cette attitude témoigne de l’émergence d’une nouvelle vision non agricole du monde rural, parfois du fait de professionnels de l’ environnement. L’existence de l’activité saunière est alors “tolérée” dans son propre territoire.

Un paysage cultural au fort potentiel socio-économique
Pour tous les connaisseurs de l’histoire de l’ île, les marais sont sous-entendus salants. Ils sont une oeuvre historique entièrement humaine. Le paysage de référence est un vaste jardin où chaque parcelle de terre était pâturée ou cultivée. Chaque parcelle d’eau, était l’élément actif d’une “manufacture à ciel ouvert” destinée, depuis le haut moyen-âge à produire du sel par dizaines de milliers de tonnes.
Pour tous ceux qui se souviennent de ce temps où tous les marais étaient cultivés, la première valeur de ces espaces est historique et patrimoniale, mais aussi socio-économique .
Le poids socio-économique de la profession saunière à Noirmoutier va croissant à mesure de l’impact visuel considérable des restaurations de marais salants sur l’image de l’île. D’été en été, des dizaines de milliers de personnes constatent qu’il se passe quelque chose dans le paysage des marais. Chaque étendue d’eau prend soudain un sens. A travers cette prise de conscience se renforce l’image d’un site de qualité et l’identité collective de l’île. Beaucoup d’insulaires y retrouvent leur mémoire. Après une longue période de déclin et d’abandon vécue par tous avec tristesse , le marais salant retrouve une place centrale dans l’économie insulaire.
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Complémentarité des visions
Les différentes visions ne sont pas forcément antagonistes. Il est bien attesté que l’habitat que constitue le marais salant en activité est un facteur de biodiversité. Comme le souligne Alain Gentric, administrateur de la Ligue pour la Protection des Oiseaux en Loire Atlantique dans un entretien pour la Revue Terre Sauvage (N°179) “on s’est rendu compte que dans une zone de marais salants entretenue, le nombre d’espèces remarquables est incroyablement plus important, alors que quand un marais est abandonné, les oiseaux disparaissent.”
En tant que faciès caractéristique du paysage de l’île, le marais salant constitue donc un milieu exceptionnel à plusieurs niveaux, comme paysage historique, source de richesse économique et humaine, et comme biotope remarquable.
1981-2003. De l’ ”Aménagement” à la Conservation
A la création du “Syndicat Mixte d’Aménagement des Marais” (SMAM) en 1981, s’affirmait la volonté d’un développement économique “moderne” et d’une politique de grands travaux équivalant au remembrement de la plaine agricole vingt ans plus tôt. La première vocation de cette structure était de trouver d’énormes financements, ce qu’elle a fait très efficacement.
A cette époque l’aquaculture et l’ostréiculture étaient présentées comme “la solution miracle”, le seul véritable avenir des “marais” qui ont perdu dès lors leur adjectif “salant”. Depuis plusieurs dizaines d’années déjà, tous les élus s’étaient peu à peu convaincus de l’inéluctable et irréversible disparition de cette activité que seuls quelques héroïques anciens perpétuaient, conscients d’être les derniers des derniers. Personne ne croyait vraiment au renouveau d’une profession que quelques jeunes saunières ou sauniers prétendaient alors faire revivre.
Aujourd’hui le contexte socio-économique de l’île a changé.
L’impact économique induit du marais salant et le nombre d’emplois agroenvironnementaux créé, la valeur paysagère et patrimoniale de l’activité, imposent des cahiers des charges d’entretien et de gestion spécifiques aux circuits hydrauliques indispensables à la production de sel.

Questions sur le SMAM
La politique de “remise en eau salée” des zones de “marais” que le SMAM a réalisé depuis sa création en 1981, n’a pas été motivée d’abord par l’activité salicole mais par une volonté de transformations radicales des circuits hydrauliques pour développer de nouvelles activités nécessitant des volumes d’eau fraîche importants.
La plupart des meilleurs marais salants de l’île ont à cette époque été surcreusés, transformés de façon irréversible sans que le développement annoncé tienne toujours ses promesses.
A l’actif du SMAM, les travaux de remise en eau salée ont permis d’éviter l’assèchement de nombreux marais salants aujourd’hui en activité.
Beaucoup de ces travaux ont plus ou moins directement aidé les installations de nouveaux sauniers ou ont pu profiter au redéveloppement de l’activité. Mais après plusieurs années d’exploitation, beaucoup de sauniers se sont rendu compte de certains effets négatifs à long terme des travaux du SMAM. De très nombreuses destructions, du point de vue strictement salicole, ont été commises pendant plus de 20 ans en l’absence de cahiers des charges respectant les contraintes spécifiques de l’entretien et de la gestion hydraulique des zones de marais salants. Pour exemple la destruction quasi systématique des basses berges servant d’appui aux chaussées des étiers, les surcreusements de marais salants ou de zones hydrauliques aujourd’hui impossibles à vider de façon gravitaire ( provoquant un type d’envasement biodéfavorable, un rendement moindre, et un surcoût important aux exploitations) et la destruction de centaines de petits ouvrages hydrauliques en pierres ou en bois dont beaucoup étaient en bon état.

Urgences de conservation, l’assèchement.
Par défaut d’entretien hydraulique volontaire ou par négligence de leurs propriétaires quelques marais salants s’assèchent actuellement et se transforment en marais doux, puis en prés bas, c’est le cas par exemple des marais Mauviollière, de la Rivière, Doridon et de la Grande Loire
Cela est le fait de bouchages récents liés à des pratiques de chasse (mise en eau douce), à la volonté délibérée de certains occupants des prairies, ou parce qu’aucun travail d’entretien et de remise en eau n’y a été réalisé.
Parfois les mises à sec concernent des marais ayant bénéficié de nombreuses aides publiques. Dans certains cas, des marais sont transformés en bassins d’irrigation par surcreusement mécanique. (comme en Champierreux)
Le cas du Marais Roselieu est représentatif des pratiques d’une certaine époque. Utilisé comme décharge sauvage pendant de nombreuses années et comblé par plusieurs centaines de mètres cubes de déchets, il devrait “théoriquement” pouvoir être nettoyé aux frais du propriétaire sous l’autorité du Maire.

Le rôle des propriétaires
La forte division du foncier des marais salants, le nombre important de parcelles hydrauliques indivises, sont des facteurs de protection par les liens très forts qui existent entre une population et “son” territoire. Ils peuvent devenir limitants pour le développement durable si tous les propriétaires ne s’impliquent pas également dans l’entretien et la remise en exploitation des marais salants.
L’existence d’arrières-pensées spéculatives de la part de certains propriétaires dans des zones pourtant théoriquement protégées montre que des progrès sont encore à faire dans l’information et la communication sur ces zones. Une action d’information spécifique pourrait être menée en direction des propriétaires concernés pour les inciter à exercer leurs devoirs d’entretien et de mise en valeur dans un but d’intérêt général de développement socio-économique de l’île.
La définition culturale du marais salant va sans doute se réaffirmer au fur et à mesure du développement et de la structuration de la profession saunière. Le Syndicat des sauniers de Noirmoutier s’étonne que les statuts actuels du SMAM soient demeurés inchangés depuis leur origine et ne mentionnent pas clairement l’existence de la saliculture. Le Syndicat Mixte, qui souhaite apparaître comme le seul compétent pour l’aménagement du marais, peut-il continuer à fonctionner sans intégrer une instance consultative saunière proportionnelle à l’importance territoriale de cette activité ? La notion d’aménagement est-elle aujourd’hui adaptée pour désigner les fonctions de conservation, de restauration et d’entretiens spécifiques que mérite ce paysage cultural?

Nicolas Garnier, saunier, adhérent de “Vivre l’île 12 sur 12”

La concession du Pilier

Article du Bulletin N° 37

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Le 9 avril 1998 un décret accordait à un groupement de six sociétés régionales dit “groupement du Pilier” une autorisation d’extraction en mer de sables et de graviers, sur un secteur quadrangulaire de 8,2 km2 de fonds marins, au Nord de l’îlot du Pilier, à égale distance de la pointe de l’Herbaudière et de la pointe de Saint-Gildas. Il était prévu d’extraire 2 000 000 m3 par an pendant 20 ans à l’aide d’une flotte de cinq navires équipés d’un système de dragage hydraulique capable de récupérer les granulats par 20 mètres de fond.

Une enquête publique avait lieu à la fin de l’année 1998. Nous y participions et nous étions inquiets des effets de cette exploitation :

* sur la pêche professionnelle : la zone du Pilier est une zone de transition entre les nourriceries de la Baie de Bourgneuf et les zones de pêche,
* sur les côtes sableuses de notre île : la création d’une fosse de 40 000 000 de m3 entre l’estuaire de La Loire (d’où vient notre sable) et notre île nous semblait de nature à diminuer l’apport de sable sur nos plages et par conséquent aggraver la menace d’érosion des dunes qui nous protègent de l’océan.

Nos craintes étaient suffisamment entendues pour que le Préfet assortisse son autorisation d’exploiter d’une CLIS (Commission Locale d’Information et de Surveillance) qui devait se réunir tous les ans. Il annonçait un bilan au bout de cinq années, ce bilan devant être déterminant pour décider ou non de la poursuite de l’exploitation.

COMMENT FONCTIONNE UNE CLIS ?

Dans un souci de “transparence” donc, le Préfet de la Loire-Atlantique créait une CLIS à laquelle l’association “Vivre l’île 12 sur 12” était invitée à participer. On trouvait dans cette commission des représentants de l’État, des élus, des professionnels de la pêche, des associations et les exploitants. L’objet de la CLIS était de participer à un programme de suivi environnemental qui devait garantir l’innocuité de l’exploitation sur l’environnement.

La première réunion se tenait le 15 décembre 2000. La réunion avortait rapidement car le bureau d’études chargé du suivi environnemental n’avait même pas jugé bon de se déplacer. La Secrétaire Générale de la Préfecture notait dans le compte rendu qu’une nouvelle réunion aurait lieu “lorsque les informations nécessaires à la réouverture de la concertation seront disponibles”.

Confiants, nous attendions une nouvelle convocation dans les semaines à venir.

Cependant, quand même inquiets, le 24 juin 2001, nous demandions des nouvelles : pas de réponse.

Furieux, le 10 mai 2002, nous faisions un compte rendu de ces débuts laborieux à Mme. la ministre de l’Écologie et nous lui demandions d’intervenir. Miracle ou efficacité ministérielle nous étions convoqués pour le 2 juillet 2002 !

Le compte rendu des travaux faits par les exploitants permettait de se rendre compte que la souille créée par l’extraction n’évoluait pas du tout comme cela avait été prévu dans l’étude d’impact : le volume de la souille ne correspondait pas du tout au volume de sédiments extraits par les dragues. Il se passait un phénomène que tous les non experts avaient prévus : quand on creuse sur la plage dans le sable détrempé, le “trou” se comble rapidement et modifie la topographie des environs du trou. Nous avons demandé aux experts une explication, ils ont déclaré être surpris par le phénomène mais promettaient de nous fournir une explication…la prochaine fois !

Un mois, deux mois, un an après cette réunion décevante, nous n’avions pas reçu de compte rendu de réunion… Des fonctionnaires avaient été déplacés et la réunion étaient bien loin. Quelqu’un devait quand même se réveiller puisque 14 mois après la réunion, en même temps qu’une convocation pour une nouvelle CLIS, le compte rendu nous parvenait enfin : incomplet, éludant les questions gênantes.

La troisième CLIS (en quatre ans) se réunissait donc le 25 septembre. Une étude biosédimentaire très scientifique était distribuée, cette distribution tardive rendait son exploitation par les participants impossible. Dès le début nous faisions remarquer à M. le Secrétaire Général de la Préfecture que la désinvolture avec laquelle la CLIS fonctionnait était humiliante pour les citoyens que nous représentions et pouvait être prise comme une marque de mépris envers la société civile.

Le même type de “dialogue” reprenait :

* incapacité d’expliquer l’évolution de la bathymétrie (mesures des profondeurs marines) sur et aux approches de la concession,
* refus d’envisager une étude sérieuse des effets de cette extraction sur les plages noirmoutrines sous prétexte qu’elle serait trop onéreuse,
* refus d’envisager, comme le demande IFREMER, une étude élargie des effets de la concession sur les fonds marins,
* rejet, comme non fondées, des observations des professionnels de la pêche qui constatent une modification spectaculaire des fonds marins et un appauvrissement catastrophique des ressources halieutiques.

Après quelques moments de ce dialogue de sourds, les professionnels de la pêche exaspérés, demandaient officiellement au Préfet de suspendre l’autorisation d’exploiter.
L’année prochaine la CLIS correspondra à la cinquième année d’exploitation de la concession. Nous avons écrit au Préfet pour lui demander de modifier les prescriptions de son arrêté afin que le bilan des conséquences environnementales prévu soit suffisamment précis pour que la procédure retrouve un peu de crédibilité.

Le tribunal ordonne la démolition de la maison sur la dune

Article du Bulletin N° 37

Un peu d’histoire : la Loi littoral était promulguée le 3 janvier 1986. En 1994, à l’occasion de la révision la révision de son Plan d’Occupation des Sols (POS) la commune de l’Épine se devait de la mettre en application
Cependant devant les énormités mises en évidence par l’enquête publique, Vivre l’île 12 sur 12 engageait une procédure pour « erreurs manifestes d’appréciation sur de nombreux sites de la commune ». Le Tribunal Administratif sanctionnait la commune en annulant le POS. Le Maire, négligeant l’intérêt de ses concitoyens qui attendaient impatiemment un POS, devait d’ailleurs se pourvoir en appel. Il faudra attendre l’été 2000 pour que devant les blocages inéluctables le Maire daigne enfin s’intéresser à un nouveau POS.
Mais … revenons à 1995.

Le 26 octobre 1995, en dépit de la procédure qui était alors en cours contre le POS, le maire sûr de ses pouvoirs, inconscient des conséquences possibles pour la commune, signait un permis de construire à la SCI Fortiche pour édifier une maison au lieu-dit Les Thibaudières, sur la dune bordière, à un endroit où cette dune constitue le rempart de l’île contre la mer (depuis pour protéger cette construction il a fallu construire un enrochement ! ). Rappelons que la loi littoral interdit toute construction, en zone non urbanisée, dans la bande des 100 m du bord de mer.

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Alertés par le début du chantier, nous avons déposé une plainte enregistrée le 26 décembre 1995 devant le Tribunal Administratif de Nantes qui, le 15 février, ordonnait un sursis à exécution. Pendant ce temps, le constructeur, fort de l’appui actif du maire et de son impunité, continuait les travaux à marche forcée.
Le 19 février nous faisions constater par un huissier que les travaux se poursuivaient.
La construction s’achevait dans la précipitation et avec la bénédiction du maire, quand le 21 mars le Tribunal annulait le permis de construire, il était apparemment trop tard. La maison avait été achevée en deux mois ! On imagine la satisfaction du maire et des propriétaires d’avoir réussi à « rouler dans la farine » une association de défense de l’environnement.

C’était quand même un peu ennuyeux être propriétaire une maison dont le permis de construire est illégal, et puis, le maire ne pouvait plus distribuer des permis de construire sur cette partie de la côte ! Aussi la Société civile immobilière (SCI) propriétaire de la maison et la commune poursuivaient la procédure en appel.

La Cour Administrative d’Appel leur donnait tort le 27 mai 1998.
Qu’à cela ne tienne, ils se pourvoyaient en cassation devant le Conseil d’État le 13 août 1998.
Le 17 septembre 2000, le Conseil d’État , donnait acte aux deux pétitionnaires du désistement de leur requête.
Nous souhaitions que cette affaire devienne exemplaire et que la jurisprudence soit claire dans le cas de constructions qui s’affranchissent de la loi littoral : nous transmettions donc la décision du Conseil d’État au Sous-Préfet, celui-ci nous signifiait son impuissance. Nous prenions alors la décision d’assigner les propriétaires devant le tribunal des Sables d’Olonne pour obtenir la démolition de la construction.
La SCI Fortiche présentait sa défense et demandait au juge de rejeter notre demande en prétendant :

qu’une association ne pouvait ester en justice à partir des intérêts collectifs qu’elle représente si elle ne pouvait justifier d’un préjudice direct et personnel,
qu’elle avait agi en toute légalité.
Dans un jugement très important et qui va prendre toute sa place dans la jurisprudence de la loi littoral , le juge déclare :
« l’association Vivre l’île 12 sur 12 est fondée à agir contre toute décision administrative ayant un rapport direct avec son objet et produisant des effets dommageables pour l’environnement […],
la faute résulte pour le constructeur dans la violation d’une règle d’urbanisme impérative. »
Le Tribunal déclare recevable l’action introduite par l’association Vivre l’île 12 sur 12,

il ordonne la démolition de l’immeuble appartenant à la SCI Fortiche, dans un délai de quatre mois sous astreinte de EUR150 par jour de retard,
il condamne la SCI Fortiche à payer EUR4 000 à l’association Vivre l’île 12 sur 12.
La SCI Fortiche fait bien sûr appel de ce jugement.
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Suite de l’expo sur la dune

Article du Bulletin N° 37

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L’exposition de cet été, que vous avez été nombreux à apprécier, ne pouvait être « enterrée » définitivement le 10 août: grâce à certains panneaux nous avons poursuivi l’information lors du Forum des Associations de l’île de Noirmoutier en novembre. L’exposition complète est actuellement à la Roche-sur-Yon dans un centre de formation du bâtiment; son but: sensibiliser les jeunes élèves à l’insertion de la construction dans l’environnement et à la Loi Littoral; une maison monte en six mois, un site de qualité nécessite des années d’efforts.
Nous remercions encore tous ceux qui nous ont aidés, qui se sont mobilisés pour accueillir les visiteurs. Il était cependant important de prolonger cette action: nous avons sollicité dans ce but les maires, la Communauté des Communes, le Conseil Général, la Préfecture, la DIREN, l’ONF, et attiré leur attention sur les dégradations de nos dunes.
La commune de Noirmoutier nous a entendus. Nous venons de parcourir avec un élu chargé de l’environnement et le responsable de l’ONF les dunes du Nord-Ouest de l’île pour faire un état des lieux et envisager les remèdes. De la Linière au Devin, en prenant un grand bol d’air frais nous avons envisagés les travaux à venir:
descentes aux plages accessibles à tous;
mise en place d’un chemin littoral dit « chemin des douaniers »;
suppression des ganivelles métalliques, très inesthétiques;
délimitation du domaine public par un fil de fer pour stopper la circulation des véhicules à moteur;
pose de panneaux explicatifs et pédagogiques;

L’ONF et la Communauté des Communes doivent s’engager dans un programme plus important à Luzéronde vers le « mur des Sénégalais » la où la dune est extrêmement fragilisée. L’ONF parle de reprofiler la dune actuelle, trop pentue, et la nécessité d’une digue de retrait a été évoquée pour éviter l’invasion de la mer dans les champs cultivés.

Il est toujours plus facile de travailler dans la concertation: nous pouvions faire ainsi passer des informations que les élus ne possèdent pas forcément. L’association préfère de loin travailler avec les élus dans un climat de confiance et pour un but commun: protéger notre île.

Le plan départemental d’élimination des déchets

Article du Bulletin N° 37

Trivalis, syndicat départemental chargé d’établir et de mettre en application le plan départemental d’élimination des déchets, vient de jeter un pavé dans la mare en choisissant le site de l’incinérateur qui sera chargé de traiter l’ensemble des ordures ménagères non recyclées de la Vendée.

Il y a des habitants à Grosbreuil !

C’est ainsi que Grosbreuil, village de 1 200 habitants à une quinzaine de km des Sables d’Olonne, devrait accueillir un incinérateur destiné à traiter les 190 000 tonnes d’ordures ménagères produites dans un département où l’activité touristique estivale se traduit par un gonflement du flot de déchets. Les habitants, pris par surprise, étaient informés, le 23 octobre, du projet voté à une large majorité (8 voix pour, 2 contre, 2 blancs) deux jours plus tôt lors d’une séance extraordinaire et fort discrète du Conseil municipal.

Depuis quelques mois la polémique faisait rage entre partisans et opposants de l’incinérateur : les premiers en appelant au « sens des responsabilités », les seconds dénonçant « l’horreur » économique, environnementale et sanitaire d’une telle usine, et plaidant pour des solutions alternatives.

« L’affaire », période électorale aidant, avait pris une tournure très politique et c’est pour tenter d’éviter que cette polémique ne pollue la campagne des cantonales de 2004 que le syndicat avait anticipé une annonce initialement prévue pour la mi-novembre.

Les habitants de Grosbreuil sont bien loin de toutes ces grandes manoeuvres et bien près du futur équipement, ils l’ont fait savoir : dès le 25 octobre, 500 habitants manifestaient leur désapprobation près de la mairie. Très rapidement 8 conseillers municipaux sur 15 se déclaraient contre l’incinérateur. Dans les jours qui suivaient le maire faisait marche arrière et demandait à son conseil d’annuler la délibération du 21 octobre. Un groupe d’opposants actifs demande même la démission du maire ! Le 29 novembre quelques milliers de Vendéens manifestaient leurs désapprobation et le Président du Conseil Général, prudemment, commençait à prendre ses distances avec TRIVALIS.

L’électeur ou l’habitant ?
L’isolement et la maladresse de l’élu face à « l’habitant » ont été une fois de plus mis en évidence : l’absence d’un débat public et contradictoire, à l’échelle du département, présentant les différentes propositions et options a provoqué l’impasse démocratique actuelle. Le problème du retraitement des déchets n’est pas qu’une question technologique, technocratique : il touche simultanément à d’importants choix de société concernant la production, la distribution, la consommation (réduction des déchets à la source ; il touche aux choix de développement : la Vendée peut-elle accueillir indéfiniment toujours plus de touristes ? quelle est sa capacité d’accueil dans ce domaine ? le retraitement des déchets affecte enfin la qualité de la vie et même la santé des familles qui résident à proximité des équipements.
Ces questions sont très importantes et le manque d’information dans ces domaines ne peut qu’amener la méfiance ou même le rejet. Que l’on soit d’accord ou non ou non avec le choix des méthodes préconisées on ne peut que constater que la population s’est sentie mise à l’écart et que maintenant un passage « en force » de l’administration ne peut être écarté des options qui vont être prises.
Comment en est on arrivés à cette impasse ? La cause majeure nous semble être l’infantilisation de la population qui, entre deux élections, est considérée comme quantité négligeable. Le choix du site d’un équipement aussi sensible a été fait sans que les Vendéens soient informés sur les différentes options envisageables, on peut même dire que, si on prend comme exemple la démarche initiale du Conseil municipal de Grosbreuil, ils ont été mis à l’écart en considérant, à priori, que « c’était pour leur bien ».
Cette conduite du projet, maladroite et irresponsable, rend la situation tout à fait opaque ; les problèmes électoraux ont pris le dessus, les positions sont affectives et on est à une situation de statu quo.
Que proposons nous ?

Suspendre l’application du plan actuel;
organiser un débat public et contradictoire où seront présentées les différentes options. Ce débat doit être précédé de la diffusion de textes précis;
organiser une consultation à l’échelle départementale pour choisir une option.
Ce problème particulier met une fois de plus en évidence les défaillances de notre démocratie représentative : pour des questions qui concernent personnellement et directement les citoyens ceux-ci ne font plus aveuglément confiance à leurs élus, ils veulent être consultés et participer ; le rôle de l’électeur que l’on cajole de temps en temps ne leur suffit plus.
Le développement irrésistible du mouvement associatif correspond bien à cette nouvelle attitude.

Domaine publique maritime: définitions

Article du Bulletin N° 37

À l’occasion de la forte attirance du public pour le littoral, la mer et les loisirs nautiques, le DPM (domaine public maritime) a trouvé un regain d’actualité ( les fameuses paillottes en étaient un exemple). La gestion du DPM doit concilier l’intérêt général et l’intérêt des particuliers, les pêcheurs professionnels et les plaisanciers, la protection du littoral et le développement local des activités liées à la mer : intérêts souvent difficilement conciliables .

LES TEXTES : C’est l’État qui gère le domaine public maritime à l’aide de quelques textes comme le Code du Domaine de l’État, la loi du 28 novembre 1963 relative au Domaine Public Maritime et surtout la loi du 3 janvier 1986 relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral dite Loi littoral.

LES PRINCIPES : les principes de gestion peuvent être résumés ainsi :
– le domaine public maritime doit être laissé en l’état naturel, autant que faire se peut,
– toute implantation doit, soit satisfaire à un service public, soit présenter un caractère d’intérêt général bien affirmé, soit avoir un caractère privé destiné à l’intérêt public,
– l’implantation doit nécessiter impérativement la proximité de la mer ou rechercher le bord de mer du fait de son attraction touristique,
– elle doit respecter les conditions de salubrité, de sécurité, de conservation, et de protection des droits des usagers et du public, en particulier l’accès au bord de l’eau,
et faire l’objet d’un titre juridique approprié.
LA TERMINOLOGIE : le DPM comprend :
1. le domaine public maritime naturel, constitué :
– des lais (dépôts alluvionnaires) et relais de mer (terrains dont la mer s’est retirée) formés postérieurement à la loi du 28 novembre 1963, ou antérieurs à la loi et incorporés par un acte administratif,
– du rivage, appelé également estran ou zone interdidale ( compris entre la limite haute des plus hautes mers en l’absence de perturbations météorologiques exceptionnelles et la limite des plus basses eaux),
du sol et sous -sol de la mer (compris entre la limite des plus basses eaux et 12 milles marins).
2. le domaine public maritime artificiel, constitué :
– des ports et de leurs dépendances à l’intérieur des périmètres portuaires,
– des ouvrages liés à la sécurité de la navigation maritime (phares, etc).

Le DPM est inaliénable (on ne peut le vendre) et imprescriptible (il est interdit de l’acquérir grâce à une occupation prolongée).

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Le plan départemental d’élimination des déchets: processus démocratique?

Article du Bulletin N° 37

Trivalis, syndicat départemental chargé d’établir et de mettre en application le plan départemental d’élimination des déchets, vient de jeter un pavé dans la mare en choisissant le site de l’incinérateur qui sera chargé de traiter l’ensemble des ordures ménagères non recyclées de la Vendée.

Il y a des habitants à Grosbreuil !

C’est ainsi que Grosbreuil, village de 1 200 habitants à une quinzaine de km des Sables d’Olonne, devrait accueillir un incinérateur destiné à traiter les 190 000 tonnes d’ordures ménagères produites dans un département où l’activité touristique estivale se traduit par un gonflement du flot de déchets. Les habitants, pris par surprise, étaient informés, le 23 octobre, du projet voté à une large majorité (8 voix pour, 2 contre, 2 blancs) deux jours plus tôt lors d’une séance extraordinaire et fort discrète du Conseil municipal.

Depuis quelques mois la polémique faisait rage entre partisans et opposants de l’incinérateur : les premiers en appelant au “sens des responsabilités”, les seconds dénonçant “l’horreur” économique, environnementale et sanitaire d’une telle usine, et plaidant pour des solutions alternatives.

“L’affaire”, période électorale aidant, avait pris une tournure  très politique et c’est pour tenter d’éviter que cette polémique ne pollue la campagne des cantonales de 2004 que le syndicat avait anticipé une annonce initialement prévue pour la mi-novembre.

Les habitants de Grosbreuil sont bien loin de toutes ces grandes manœuvres et bien près du futur équipement, ils l’ont fait savoir : dès le 25 octobre, 500 habitants manifestaient leur désapprobation près de la mairie. Très rapidement 8 conseillers municipaux sur 15 se déclaraient contre l’incinérateur. Dans les jours qui suivaient le maire faisait marche arrière et demandait à son conseil d’annuler la délibération du 21 octobre. Un groupe d’opposants actifs demande même la démission du maire ! Le 29 novembre quelques milliers de Vendéens manifestaient leurs désapprobation et le Président du Conseil Général, prudemment, commençait à prendre ses distances avec TRIVALIS.

L’électeur ou l’habitant ?
L’isolement et la maladresse de l’élu face à “l’habitant” ont été une fois de plus mis en évidence :  l’absence d’un débat public et contradictoire, à l’échelle du département, présentant les différentes propositions et options a provoqué l’impasse démocratique actuelle. Le problème du retraitement des déchets n’est pas qu’une question technologique, technocratique : il touche simultanément à d’importants choix de société concernant la production, la distribution, la consommation (réduction des déchets à la source ; il touche aux choix de développement : la Vendée peut-elle accueillir indéfiniment toujours plus de touristes ? quelle est sa capacité d’accueil dans ce domaine ?  le retraitement des déchets affecte enfin  la qualité de la vie et même la santé des familles qui résident à proximité des équipements.
Ces questions sont très importantes et le manque d’information dans ces domaines ne peut qu’amener la méfiance ou même le rejet. Que l’on soit d’accord ou non ou non avec le choix des méthodes préconisées on ne peut que constater que la population s’est sentie mise à l’écart et que maintenant un passage “en force” de l’administration ne peut être écarté des options qui vont être prises.
Comment en est on arrivés à  cette impasse ? La cause majeure nous semble être l’infantilisation de la population qui, entre deux élections, est considérée comme quantité négligeable. Le choix du site d’un équipement aussi sensible a été fait sans que les Vendéens soient informés sur les différentes options envisageables, on peut même dire que, si on prend comme exemple la démarche initiale du Conseil municipal de Grosbreuil, ils ont été mis à l’écart en considérant, à priori, que « c’était pour leur bien ».
Cette conduite du projet, maladroite et  irresponsable, rend la situation tout à fait opaque ; les problèmes électoraux ont pris le dessus, les positions sont affectives et on est à une situation de statu quo.

Que proposons nous ?

1. Suspendre l’application du plan actuel;
2. organiser un débat public et contradictoire où seront présentées les différentes options. Ce débat doit être précédé de la diffusion de textes précis;
3. organiser une consultation à l’échelle départementale pour choisir une option.

Ce problème particulier met une fois de plus en évidence les défaillances de notre démocratie représentative : pour des questions qui concernent personnellement et directement les citoyens ceux-ci ne font plus aveuglément confiance à leurs élus, ils veulent être consultés et participer ; le rôle de l’électeur que l’on cajole de temps en temps ne leur suffit plus.
Le développement irrésistible du mouvement associatif correspond bien à cette nouvelle attitude

Lycée Les Sorbets

Article du Bulletin N° 36

QUEL AVENIR POUR LE LYCÉE HÔTELIER “LES SORBETS” ?

Le lycée hôtelier « Les Sorbets » voyait ses effectifs diminuer d’année en année et les conditions de sa survie se posaient. Depuis le début du mois de septembre il est délocalisé à la Roche-sur-Yon. Avec ce départ c’est une cinquantaine d’emplois qui sont supprimés sur l’île. Le collège « les Sorbets » qui lui était adjacent et qui accueille environ la moitié des collégiens de l’île continue, lui, de fonctionner.

Deux sites sont donc à vendre : sur le site des Sorbets les locaux d’enseignement et administratifs et les logements et, aux « prés Patouillards » sur un terrain de 5000 m², l’internat.

Quel est l’avenir de ces sites à fort potentiel immobilier ? Beaucoup d’idées plus ou moins réalistes ont été émises de manière à garder un caractère social à l’établissement et avec l’espoir affiché de pouvoir ainsi réemployer une partie du personnel : maison de retraite médicalisée, résidence pour étudiants,  établissement de soins,  centre de  rééducation… Les idées ne manquent pas pour l’utilisation de ces bâtiments particulièrement bien situés  en bordure du Bois de La Chaize, à quelques centaines de mètres de la plage des Dames. L’enseignement catholique de Vendée, en bon gestionnaire, compte tout naturellement réaliser une bonne  opération afin de financer ses investissements de la Roche-sur-Yon.

Un premier projet immobilier touristique de résidences hôtelières a été présenté aux administrations compétentes. Il prévoyait, sur les 2 sites, la création de plus de 100 logements ainsi que des services de restauration. Cette étude s’est heurtée aux règles du Plan d’Occupation des Sols et devra être revu. En effet le changement d’affectation des locaux annule tous les avantages dûs au caractère social éducatif de l’établissement. Par exemple les Coefficients d’Occupation des Sols ( COS ) communs doivent s’appliquer, la règle concernant le nombre de places de parking doit être respectée. D’où l’obligation pour les acquéreurs potentiels de récupérer le maximum de surface. L’existence du petit bois de chênes verts situé à l’entrée de l’établissement est bien menacée.

Que penser d’un projet immobilier qui installe pour la saison quelques centaines de personnes supplémentaires aux abords des allées boisées du bois de la Chaize, réputées pour leur calme et leur tranquillité ? Projet qui se fait au détriment du collège, c’est à dire des enfants de l’île qui le fréquentent une grande partie de l’année : suppression du passage sécurisé pour aller du collège vers le parking des cars, acquisition d’un bâtiment ancien qui va nécessiter de nombreux et coûteux travaux pour le rendre fonctionnel afin de remplacer le restaurant.        

Les garde-fous existants sauront, nous l’espérons, freiner les ardeurs de ces promoteurs. Nous comptons aussi sur l’extrême vigilance de la Commission d’urbanisme et des Services administratifs compétents pour faire appliquer les règles à la lettre et empêcher que ce site des Sorbets ne soit dégradé par un projet immobilier dont le seul souci serait une opération financière insouciante de cet environnement privilégié mais la plus « juteuse »  possible.

Livre d’or de l’expo

Article du Bulletin N° 36

PAROLES DE VISITEURS

De nombreux visiteurs ont bien voulu témoigner de leur satisfaction sur un « Livre d’Or ». Nous en avons relevé quelques unes parmi les plus significatives :

Exposition parfaitement documentée et explicite. Dommage qu’elle ne « s’étende » pas sur juillet et août, afin de « profiter » à un maximum de vacanciers !! Maguy Buel – Genève

Bravo ! Les cartes montrant la submersibilité de l’Île sont saisissantes et fort explicites.  L. … Paris

Très jolie exposition, les photos y sont très belles, la documentation est très bien argumentée.

Merci pour cette exposition formidable. Alicia

La dune: fragile rempart de l’île

Article du Bulletin N° 36

L’exposition de la rue Piétonne était le point d’orgue de notre campagne de sensibilisation en faveur de la dune.

 Il fallait d’abord l’annoncer et la campagne d’affichage avait commencé depuis le début du mois juillet. Tous les commerçants à qui nous avons demandé d’exposer notre affiche, conscients de l’importance du thème,  ont accepté avec enthousiasme. Les mairies, l’Office de Tourisme ont réagi de la même façon. Les bénévoles ont fait le reste : collage sur des panneaux existants, pose de panneaux à l’entrée des plages, affiches sur les voitures, tous les moyens étaient bons.

Le 25 juillet quelques membres de “Vivre l’île 12 sur 12” se retrouvaient dans la salle vide. Sur la table gisaient 22 panneaux, 142 documents photographiques, des schémas, 3 cartes de plus de deux  mètres de hauteur et contre un mur quelques supports.

Nous étions au pied du mur : nous devions monter une exposition.

 D’autres supports arrivaient, certains étaient mal adaptés, il fallait trouver des solutions, improviser, bricoler, ajuster, accrocher, lier, clouer, visser, percer, suspendre. Des enchaînements de panneaux se constituaient, étaient démantibulés, d’autres naissaient, et puis, à un certain moment, presque miraculeusement, la somme de documents écrits ou photographiques que nous avions accumulés s’ordonnait, prenait sens. Le message que nous voulions faire passer devenait lisible. On supprimait quelques illustrations, il fallait rajouter quelques textes, mais finalement nous étions contents de nous, “ça avait de la gueule” !

 Le 28, tard dans la soirée l’accrochage du calicot au dessus de la porte constituait la touche finale.

 Le 28 au matin la première phase avait démarré : nous avions fait distribuer par La Poste, dans toutes les boites aux lettres de l’île, un document  illustrant sur quatre pages la problématique de l’érosion de la côte noirmoutrine. Un exemplaire de la “Charte de la dune” était inséré dans le document.

Dès 10 heures nous recevions nos premiers visiteurs ; ils “essuyaient les plâtres” mais nous permettaient de procéder aux retouches finales. C’était aussi le début de la récompense : ILS appréciaient  !  compliments et remerciements nous faisaient oublier tout de suite efforts et angoisses.

Cette première  journée passait à toute allure, et le moment du vernissage arrivait rapidement.  Nous avions le plaisir d’accueillir M. Butel Sous-Directeur de la Direction Régionale de l’Environnement des Pays de la Loire, M.Bonnifait Président de la Communauté de Communes de l’île de Noirmoutier, M. Chardonneau Maire de Noirmoutier, M. Palvadeau Maire de l’Épine, Mme. Laurent Maire de Barbâtre, le Maire de La Guérinière était représenté par son Adjoint à l’urbanisme, M. Trottet responsable de notre Île à l’Office National des Forêts. Bon nombre d’amis, de personnes qui nous avaient aidé étaient présentes.

Le Président de la Communauté de Communes répondait chaleureusement au discours inaugural de notre Présidente et, fatigués mais heureux, nous terminions la soirée autour d’un vin d’honneur préparé par quelques adhérents.

Dès le lendemain et les jours suivants, la presse régionale se faisait largement l’écho de notre exposition, une équipe de FR 3 Pays de La  Loire se déplaçait pour souligner l’importance de notre action.

Et les jours de canicule se succédaient. Rares cependant étaient les jours où nous recevions moins de 100 visiteurs, pratiquement tous intéressés par le sujet, posant des questions, s’indignant des mauvais coups portés à l’île, portant volontiers leurs observations sur notre “Livre d’Or” ; nous avons rarement fermé les portes à l’heure prévue car avec la baisse de la température en fin d’après midi, de nouvelles vagues de passionnés arrivaient. Nous enregistrions aussi de nouvelles adhésions à “Vivre l’île 12 sur 12”.

Nous sommes arrivés au dernier jour, abasourdis que ce soit déjà fini, nous avons fermé les portes pour la dernière fois et le lendemain c’était le démontage.

On parlait déjà bilan et suite à donner à l’exposition.  Quelle aventure !

La chenille processionaire du pin

Article du Bulletin N° 36

La chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa)

La chenille processionnaire est un insecte appartenant à l’ordre des lépidoptères. Cette chenille est la forme larvaire d’un papillon nocturne. Elle étend ses ravages sur les forêts de pins et de cèdres de tous les pays méditerranéens.

Le Sud de la France et les zones atlantiques sont les plus touchés. Son cycle biologique est annuel. De plus, les populations de processionnaires subissent des fluctuations importantes et assez régulières s’étalant sur plusieurs années. La “processionnaire du pin” se caractérise par son comportement grégaire et par la formation de nids soyeux dans la partie haute et éclairée des arbres. L’activité des chenilles, l’alimentation et la confection du nid sont nocturnes.

Les adultes, papillons nocturnes, émergent au cours de l’été, de fin juin à mi-août. Pour pondre les femelles parcourent quelques kilomètres à la recherche d’un hôte qui leur convienne.

Le développement larvaire complet, qui dure entre 4 et 8 mois, s’effectue en cinq stades. A la fin du cinquième stade, les chenilles quittent l’arbre en procession et cherchent un endroit au sol suffisamment chaud et meuble pour s’enfouir et se symphoser. Les chrysalides peuvent subir un repos prolongé d’un an, qui permettra aux adultes de sortir aux dates optimales sous forme de papillon.

Les chenilles consomment les aiguilles de Pins. Une défoliation, même totale de l’arbre, ne provoque pas la mortalité des arbres atteints, mais en ralentit la croissance.

Les histamines contenus dans les poils urticants des chenilles processionnaires sont une source de gêne  importante : outre des démangeaisons épidermiques, l’inhalation de ces poils peut avoir des conséquences fâcheuses sur le plan respiratoire, aussi bien chez l’homme que chez les animaux domestiques

La lutte ne permet pas d’éviter une nouvelle pullulation, mais elle protège les peuplements de pins les plus sensibles. Elle se fait à l’aide de produits insecticides répandus en automne par hélicoptère par les municipalités ou les agents de l’ONF. Des produits similaires sont à la disposition des particuliers

Les particuliers privilégieront une intervention mécanique sur les gros cocons soyeux communautaires installés à l’extrémité des rameaux : à l’aide d’un sécateur ou d’un échenilloir on coupe puis on brûle les branches infestées.

Si les nids d’hiver restent inaccessibles, on peut empêcher les chenilles de regagner le sol au printemps en badigeonnant un anneau de glu autour des troncs concernés.