Dévasage du port de l’Herbaudière

Article du Bulletin N° 34

En 2000, les gestionnaires du port de l’Herbaudière, la CCI de la Vendée et la SA du Port de Plaisance avaient demandé l’autorisation de dévaser le port de l’Herbaudière : ils souhaitaient obtenir le droit, pendant 10 ans, de rejeter 97 000 m3 de vases écotoxiques et fortement chargées en métaux lourds, sur l’estran, près de la plage de Luzan.

Après deux enquêtes publiques successives au cours desquelles les associations “Vivre l’île 12 sur 12 “ et “Protection du site de Luzan” étaient vigoureusement intervenues, le Préfet de la Vendée, par arrêté du 31 décembre 2001, avait autorisé les gestionnaires à rejeter les vases chargées en métaux lourds près de l’îlot du Pilier, à l’entrée de la Baie de Bourgneuf, et les vases écotoxiques sous le niveau de la mer, à marée descendante et ce pendant seulement trois ans.

C’était déjà un progrès considérable par rapport au dragage de 1994 où TOUT AVAIT ÉTÉ REJETÉ EN CONTINU SUR L’ESTRAN.

Cette autorisation courait à partir de 1 octobre 2002, les travaux devant s’arrêter, selon leur nature, le 28 février ou le 30 mars.

Jugeant les progrès insuffisants “Vivre l’île 12 sur 12” avait attaqué ce décret préfectoral devant le Tribunal Administratif aux motifs de :

– irrégularités au cours de l’enquête publique,

– insuffisances de l’étude d’impact,

– absence d’études techniques et financières de solutions alternatives plus performantes.

Comme les travaux allaient commencer et que le jugement n’était toujours pas prononcé, fin 2002, nous déposions un nouveau recours destiné à suspendre l’application de cet arrêté , c’est à dire à suspendre les travaux.

Le Commissaire du Gouvernement ne retenait pas nos arguments au motif qu’une opération de dragage n’était qu’une banale opération d’entretien et ne méritait pas d’étude d’impact (sic). Le juge suivait cet avis et rejetait notre demande.

Nous en étions là : des progrès importants avaient été faits mais nous tenions quand même à soutenir les ostréiculteurs de la Baie de Bourgneuf qui eux refusent tout rejet en mer.

Entre temps un différent opposaient les deux gestionnaires (SA du port de plaisance et Chambre de Commerce et d’Industrie de la Vendée) sur les conditions de l’appel d’offres. La SA du port de plaisance très fâchée décidait de reprendre son autonomie : elle ferait Son dévasage avec Son entreprise et selon Ses modalités tout en respectant les contraintes de l’arrêté préfectoral.

Reprenant finalement une méthode qui avait été rejetée lors des enquêtes publiques parce que soit disant irréaliste et trop coûteuse, ils décident de draguer mécaniquement par pelleteuse le port de plaisance et de tout rejeter (sédiments très pollués et sédiments moins pollués) au large de l’île du Pilier à l’entrée de la Baie de Bourgneuf. “Vivre l’île 12 sur 12” est associée à un comité de suivi et invitée aux réunions de chantier.

Une société de Marennes( EURL M.U.T.P.) se charge de draguer 42 000 m3 de vases (30 000 cete année, le reste début 2004). Une pelleteuse avec un godet de 200 l, installée sur un ponton, racle le fond et charge un chaland porteur de 300 m3 utiles. Une fois plein, le chaland, quitte le port pour arriver sur le lieu d’immersion à marée descendante, là le fond du chaland s’ouvre et le chargement est “clapé”.

La valeur du marché est de 259 163 € HT soit 6,17 € par m3 clapé;

Les travaux ont débuté le 15 janvier 2003. Le 14 février, le chantier a pris du retard, la vase est plus liquide que prévu et seuls 2900 m3 sont extraits.

Pendant ce temps la CCI prenait du retard. Les pêcheurs de l’Herbaudière commençaient à se demander si “leur” port n’allait pas être oublié. Finalement, après mise au point du marché entre décembre 2002 et janvier 2003, la CCI se ralliait finalement à la technique utilisée par le port de plaisance (dragage mécanique par pelleteuse et rejet près de l’îlot du Pilier). Le marché était notifié le 9 janvier 2003 aux entreprises “ÉCOSYSTÈMES de dragage” et EMC. Les travaux ont commencé le 13 février, et devraient être terminés cette année.

Le volume à évacuer est de 60 000 m3. Deux chalands sont utilisés simultanément :

– le chaland 1 est équipé d’une grue à flèche munie d’une benne preneuse, compte tenu de son instabilité il ne sortira vraisemblablement pas du port,

– le chaland 2 fait des rotations pour effectuer les clapages en mer.

Les vases contenues dans la benne sont chargées soit directement dans le chaland 2 soit dans le chaland 1 avant d’être transvasée dans le chaland 2 quand celui-ci revient d’une rotation.

La valeur du marché est de 722 760€ HT soit environ 12,05 € par m3 clapé.
PLUS DE REJET À LA CÔTE.

Les vases contaminées du port de l’Herbaudière ne seront pas rejetées sur l’estran à la pointe de l’Herbaudière.

Pour arriver à ce résultat il aura fallu que pendant 10 années (1993-2003) deux associations de défense de l’environnement : “Vivre l’île 12 sur 12” et “Protection du site de Luzan” exercent une pression soutenue dans une atmosphère très conflictuelle.

Depuis 1993 de nombreux recours devant le Tribunal Administratif de Nantes et devant le Conseil d’État ont été déposés (dans le domaine juridique nous n’avons enregistré qu’un seul échec). Nous avons vigoureusement participé à deux enquêtes publiques, nous avons fait d’innombrables interventions auprès des représentants de l’État et des collectivités, nous avons sollicité des associations nationales et internationales, les autorités européennes, des médias locaux et nationaux ont relayé nos appels. Nous sommes arrivés partiellement à nos fins : l’estran de l’île ne sera plus souillé par les toxiques, le rejet des vases près de l’îlot du Pilier représente un compromis raisonnable dans la mesure où des techniques plus performantes n’ont pas été prises en considération.

Maintenant il faut profiter de cette expérience, pensons dès à présent aux prochains dévasages : il faut supprimer l’usage d’antifouling à la toxicité incontrôlable, il faut contrôler les rejets dans les ports, il faut traiter les effluents lors des carénages et des travaux d’entretien, il faut trouver d’autres solutions aux rejets systématiques en mer… Les dernières catastrophes écologiques provoquées par les naufrages de pétroliers soulignent le fait que la mer ne peut impunément continuer à être une poubelle.

Avant de médiatiser à outrance des gestes politiques jusqu’à ce jour peu efficaces, commençons donc par balayer devant notre porte, il y a de quoi faire.

Décapage de la plage = érosion de la dune!

Article du Bulletin N° 34

Dans le cadre des mesures prises pour limiter l’impact des arrivées de fioul consécutives au naufrage du Prestige, le Préfet a engagé  les communes à procéder à un nettoyage préventif des plages vendéennes afin d’éviter l’agrégation des galettes et des plaques de fioul avec les déchets et les algues. Cette action permettant de réduire les volumes à enlever, à transporter puis à traiter.

Ainsi, un beau matin, alors qu’aucune arrivée de fioul n’était annoncée, nous avons découvert de lourds engins qui décapaient consciencieusement les plages de l’île  jusqu’aux pieds de dune, même si ceux-ci ne sont pas systématiquement atteints par le flot. En même temps, faute sans doute de possibilité d’intervention mécanisée, les laisses de mer au contact de la vague n’étaient pas enlevées. Et le lendemain, comme de nouvelles algues s’étaient déposées, on recommençait.

Si, de concert avec la LPO, nous n’étions pas intervenus, cette coûteuse, inutile et surtout nocive opération se serait poursuivie. Nous avons alerté le Directeur Régional de l’Environnement (DIREN), le Préfet de la Vendée, l’Office National des Forêts (ONF), le Président de la Communauté de Communes. Des instructions correctives ont été immédiatement données aux services communaux

Le Directeur Régional de l’Environnement nous a remerciés de notre intervention et nous a demandés de rester vigilants

L’après-marée noire de l’Erika avait été vite oubliée par nos communes : des consignes avaient pourtant été données afin que les nettoyages de plages soient effectués sans compromettre l’ équilibre écologique des dunes.

Il semblerait donc que, sur notre île, tout le monde ne soit pas encore conscient de l’importance de  la dune en ce qui concerne la sécurité des populations face à la mer !

Conditions géographiques de référence

Article du Bulletin N° 34

La détermination de l’aléa submersion marine implique la définition d’un niveau marin extrême de référence.

L’élaboration d’un Plan de Prévention des risques (PPR) passe par la détermination préalable d’un aléa de référence, qui doit être la plus forte crue ou submersion connue ou la submersion centennale si celle-ci est supérieure ( Circulaire interministérielle  du 30 avril 2002 ).

Cette cote de submersion doit prendre en compte l’ensemble des paramètres qui peuvent influencer le niveau de l’eau et notamment les phénomènes d’élévation de l’eau à proximité de la côte. Dans un journal précédent nous avions rappelé quelques définitions, nous les  reprenons ci-dessous :
PHÉNOMÈNES INFLUANT SUR LE NIVEAU DE L’OCÉAN.

Les niveaux d’eau extrêmes dépendent à la fois de la marée astronomique (celle que l’on retrouve sur “l’horaire des marées”) et des phénomènes de surcote-décote d’origine météorologique.

La Surcote ou la décote : ce phénomène est la mesure de la différence entre le niveau d’eau observé et celui qui  est prédit par le SHOM en se référant à la marée astronomique.

Le phénomène est amplifié en fond de baie ou d’estuaire, minimisé au niveau des caps et des avancées.

L’effet barométrique inverse : par forte pression (généralement beau temps) il y a décote, l’eau monte moins.

En régime de basse pression (généralement mauvais temps) il y a surcote, l’eau monte plus. Pour une dépression très accentuée (960 hectopascals) la surcote due à cet effet est d’environ 50 cm.

Le vent : un vent provenant de la terre pousse l’eau vers le large, il provoque une décote. Un vent qui vient de la mer accumule l’eau près du rivage, il provoque une surcote.

Par faibles fonds les dénivellations peuvent être importantes : pour un vent du large de 100 km/h, la surcote peut atteindre 0,15 m.

Le Set up : c’est la surélévation du niveau moyen due au déferlement des vagues.

Le Surf beat : le déferlement des trains de vagues provoque un phénomène de résonance. Ce phénomène multiplie par deux ou trois la surélévation due au set up.

L’onde de tempête : la surcote maximale provoquée par les phénomènes qui accompagnent une tempête se déplace à la même vitesse que la dépression à l’origine de la tempête. Suivant la vitesse de déplacement et sa direction par rapport au rivage, il peut y avoir accumulation au rivage.

Le 26 décembre 1999, la Baie de Bourgneuf a été exposée à une onde de tempête, ce qui peut expliquer la surcote observée (plus de 1,4 m) plus importante que la surcote centennale calculée par le SHOM.

Les seiches : dans une zone confinée (port ou baie) il peut se produire des oscillations qui renvoient une onde d’une rive à l’autre et ainsi s’ajoutent aux autres phénomènes de surcote.

Brèves

Bulletin N° 34

Le fioul du pétrolier “Prestige” est un fioul dit lourd de type fuel 2. C’est un produit très visqueux, faiblement biodégradable et sa densité est toujours plus faible que l’eau. Le fioul qui s’échouera un jour ou l’autre sur nos côtes ou qui sera récupéré en mer aura  formé une émulsion (teneur en eau de l’ordre de 45%) qui reste visqueuse, flotte à la surface ou sous la surface en cas d’agitation de l’eau, et demeure compacte formant des nappes, des plaques ou des galettes. Avec le temps il durcira.
Outre des effets dits bénins : irritation cutanée ou conjonctivale, maux de tête, vomissements, troubles du sommeil, le risque de cancer cutané est augmenté pour les intervenants travaillant à mains nues.
Le 3 janvier on apprenait la présence, en faibles quantités, de boulettes de fioul de la cargaison du Prestige, sur la commune de Longeville-en-Mer, et sur la pointe des Corbeaux à l’île d’Yeu.
le 4 un navire de pêche de Saint-Gilles-Croix de Vie et l’Alcyon de la Marine nationale faisaient état de l’observation, à environ 10 milles au Sud-Ouest de l’île d’Yeu, d’une nappe de polluants d’environ 1 km de long sur 50 m de large. En fin d’après midi 5 km de côtes de l’île d’Yeu étaient pollués.
Jusqu’à ce jour plus rien en Vendée.
En signe de solidarité avec les communes littorales du Sud-Ouest la Communauté de communes a décidé de mettre à leur disposition deux des quatre cribleuses noirmoutrine destinées à ramasser les boulettes de fioul. En cas de besoin elles seraient rapatriées d’urgence.

Lors de la discussion sur la révision de la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU), l’Assemblée Nationale a rétabli les coefficients d’occupation des sols à condition qu’ils soient motivés par “la préservation de l’urbanisation traditionnelle ou l’intérêt paysager de la zone considérée”. Autre modification : la liberté de construire sur une parcelle issue de la division d’un terrain déjà bâti serait supprimée.

Le Conseil d’État dans une décision rendue le 2 octobre 2002, vient de rappeler qu’un maire qui délivre un permis de construire dans une zone inondable sans indiquer des prescriptions spéciales, commet une faute. Et celle-ci peut entraîner la responsabilité de l’État. Néanmoins, si le pétitionnaire n’a pas vérifié si sa parcelle est exposée à des inondations éventuelles, il commet lui aussi une faute “de nature à atténuer la responsabilité de l’État”.

Environ 500 personnes ont manifesté le 15 décembre à Cap Breton contre le rejet sur l’estran de boues toxiques provenant du dragage du port de la ville. Selon une association de surfeurs écologistes, les 92 000 m3 de boues sont polluées par des métaux lourds (arsenic, zinc, plomb).

La mairie de Noirmoutier va s’agrandir. Une étude est lancée pour étendre les locaux  du côté de la rue Piétonne.

La commission de préparation de la Charte de l’environnement comprend quelques membres inattendus : un administrateur de TOTAL-FINA-ELF (et oui), Bertrand Colomb PDG des Ciments Lafarge, Philippe Charrier PDG de la branche française de la gigantesque multinationale Proctor et Gambel. De récents convertis à l’écologie sans doute.

Du rififi à l’Office de Tourisme de Noirmoutier. Pour introduire l’assemblée générale du 3 février  l’inamovible Président Jacques Laubignat avait comparé l’Office à un voilier qui passait la ligne d’arrivée en tête. Le journaliste qui couvrait l’évènement ajoutait malicieusement : “malheureusement on peut dire que le navire a subi une avarie sur son flanc gauche”.
Le délicat moment des votes a en effet fait culbuter l’assemblée : des membres de l’Office remettaient en cause la représentativité du Président. Il va falloir recommencer le 20 juin, avec le renouvellement de tout le conseil d’administration. Gageons que nos politiques vont trouver là de belles occasions de se déchirer comme ils savent si bien le faire.

Pour rester dans le domaine du lamentable revenons sur l’affaire du Sénateur de la Vendée contre le Maire de l’Épine.
Le 7 novembre 2002, Not’ Sénateur, drapé dans sa probité, avait demandé au juge des Sables d’Olonne de se déclarer incompétent et de transmettre le dossier en Cours d’assises.
Rappelons qu’il s’agissait de juger d’une maladresse commise par un tout jeune maire le premier mois de sa mandature, cette maladresse était d’ailleurs aussitôt corrigée. Le Procureur de la République trouvant cette requête bien excessive n’avait pas prononcé de réquisitoire, il s’était contenté de rappeler que cette affaire avait été classée sans suite avant que le Sénateur ne se porte partie civile.
Le 30 janvier le Juge acceptait de se déclarer incompétent.
Le 3 février le Procureur de la République faisait appel de la décision du Juge.
Que pensent les habitants de l’Épine de cet acharnement politique contre un Maire qu’ils ont élu à une écrasante majorité parce qu’ils le connaissent et l’estiment ?

Le passage du Gois est momentanément fermé à la circulation depuis le 7 février. Les pierres qui soutiennent le coffrage métallique de la structure se sont affaissées sur 500 m. Cet affaissement provient de l’érosion marine mais aussi des phénomènes de gel et de dégel qui ont fragilisé l’ouvrage.
Les travaux sont classiques mais les horaires d’intervention sont bien sûr soumis aux aléas du flux et du reflux. Les travaux devraient durer quelques semaines.
La chaussée vieillit, une réfection respectueuse du patrimoine coûtera très cher. Les élus devraient  reconsidérer leur position vis à vis du classement de ce site prestigieux, l’État pourrait prendre alors en charge ces frais de restauration.

En séance plénière  de la Communauté de Communes la création d’un Conseil Consultatif des Marais Salants a été votée.
Ce conseil sera constitué de façon originale de 10 sauniers professionnels représentatifs des collectifs hydrauliques existant sur chaque étier et des structures syndicales et professionnelles (Comité Cantonal des Sauniers, Coopérative).
Son rôle: informer les élus des réalités saunières professionnelles, répondre à leurs questions, aider à la décision de façon consultative.

Afin de permettre aux résidents secondaires de résoudre le problème des ordures ménagères en fin de week-end la déchetterie sera ouverte du lundi au dimanche de 9 heures à 12 heures et de 14 à 18 heures.
Elle sera fermée le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre.

Le moulin de la Plaine dresse sa silhouette sympathique au carrefour du Gois près des bureaux de l’Office de tourisme. C’est un monument classé et c’est un des plus beau fleuron du patrimoine barbâtrin.

Il a été mis en vente 135 000 €, un particulier s’est porté acquéreur, la mairie de Barbâtre n’a pas souhaité user de son droit de préemption.

Le budget de fonctionnement de la Communauté de communes va être grevé par les frais  de collecte des déchets et la mise en place de la collecte sélective en porte à porte. Ces dépenses relevaient jusqu’à maintenant des budgets communaux
Le traitement des déchets, quant à lui est désormais de la compétence de TRIVALiS, le syndicat départemental.  En 2002 le traitement des déchets est revenu à 989 648 €, pour  2003, le syndicat demande 1 433 591 € !
Nos impôts locaux vont donc s’en ressentir.

Les projets d’investissement de la Communauté de communes seront limités au maximum afin de privilégier les travaux de défense contre la mer. Nous espérons qu’on ne mélangera pas les dépenses destinées à protéger la population et le financement du port de Morin.

La réfection de l’Hôtel Jacobsen (acquis pour abriter les locaux de l’Office de tourisme) continue à être un gouffre financier pour les finances communautaires. La réfection de la façade et le remplacement des boiseries du bâtiment principal vont débuter . La facture s’élève 331 000 €.

La municipalité de Barbâtre a confié à un cabinet d’architecte de La Rochelle une mission d’étude en vue de l’aménagement paysager et fonctionnel de l’ensemble de la pointe de la Fosse entre le lieu dit “Gris Fer” et le pont.

Épisode assez cocasse au Conseil communautaire du 12 février.
Depuis quelques mois Jacques Oudin demandait qu’un quart du bulletin communautaire soit réservé à “l’opposition”  afin que cette dernière puisse critiquer à loisir les décisions du Conseil. Le Président de la Communauté souhaitait que le bulletin communautaire reste un bulletin d’information et soit préservé des sordides querelles politiques qui pourrissent l’atmosphère de notre île.
Une commission avait étudié le problème et conclu que, dans le contexte d’une structure intercommunale théoriquement apolitique, il était difficile de définir ce qu’était “un conseiller qui n’appartenait pas à la majorité”, d’autant que les majorités se définissent et se redéfinissent au gré des sujets traités.
La question était à l’ordre du jour et, Jacques Oudin, avec son habituelle virulence, en faisait son cheval de bataille.
Le Président de l’assemblée communautaire démontrait l’absurdité du problème en demandant aux  conseillers de l’opposition de s’identifier.
Aucun bras ne s’est levé, personne, pas même Jacques Oudin, n’a déclaré faire partie de l’opposition.
Bravo ! Il semblerait qu’il n’y ait plus d’opposition au Conseil communautaire. Les conditions de travail seront peut être plus harmonieuses.

Devant l’avalanche de demandes d’implantation d’éoliennes en Vendée, le Préfet a décidé de créer un pôle de compétence éolien. L’objectif est demettre à la disposition des maires un mode d’emploi de l’éolien en Vendée.
Nous demandons à participer à cet organisme.
 

Extraire et rejeter près de l’îlot du Pilier 1 m3 de vase revient 6,17 € HT quand il s’agit du port de plaisance, 12,05 € quand il s’agit du port de pêche.
Bizarre, bizarre !

Aléa submersion marine sur l’Île de Noirmoutier

Article du Bulletin N° 34

(ce texte comprend de larges extraits d’un document réalisé par Sogreah Consultants pour la Direction Départementale de l’Équipement de la Vendée);

Si la qualité de reproduction des cartes d’aléa  que nous vous proposons est insuffisante, les mairies ont l’obligation de mettre à votre disposition les cartes originales que vous pouvez photocopier

Une grande partie du littoral français est soumise à des phénomènes naturels, tels que : le recul du trait de côte, les submersions marines, les mouvements dunaires, phénomènes déterminés par les actions conjuguées du vent, des courants, des agitations (houle, clapot, …), des événements exceptionnels comme les tempêtes qui, associées à des pleines mers de vives eaux ou à des surcotes météorologiques, attaquent les hauts de plage, et peuvent emporter le cordon littoral.

La plupart des activités humaines implantées sur le littoral mais aussi localisées en amont exacerbent les processus naturels :

– les besoins croissants en sables et en graviers  pour la construction, les grands travaux et, sur notre île, pour l’agriculture, ont favorisé le recours aux réserves facilement accessibles du domaine côtier, en particulier aux concessions peu éloignées des côtes (concession d’extraction du Pilier), aux dunes (construction de la “quatre voie” avec des matériaux des dunes de La Tresson), aux plages et avant-plages.

– les ouvrages portuaires (port de Morin), le calibrage et l’entretien par dragage des chenaux d’accès perturbent parfois gravement les rechargements en sable de la côte.

– les aménagements urbains, villas, immeubles, promenades de front de mer et zones de stationnement, réalisés au plus près du rivage, parfois même sur la dune bordière ou le haut de plage favorisent la rupture de l’équilibre sédimentaire de la plage et de la dune.

– les ouvrages de défense longitudinaux (enrochements ou perrés) favorisent le dégraissage des plages à la suite du renforcement de l’agitation à leur pied.

Les submersions marines sont des inondations temporaires de la zone côtière sous l’effet des conditions météorologiques (forte dépression et vent de mer) et de forts coefficients. Ces inondations envahissent les terrains situés en dessous du niveau des plus hautes mers. Les inondations sont dues :

– à la rupture ou à la destruction du cordon dunaire à la suite d’une érosion intensive,

– à la rupture de digues ou d’ouvrages de protection ou exceptionnellement à leur franchissement par des paquets de mer.

L’atlas de l’aléa submersion marine de Noirmoutier constitue une première base de connaissance sur les phénomènes en présence.

C’est une étape vers la mise en place d’un Plan de Prévention des Risques.

Rencontres

Article du Bulletin N° 33

Le lendemain de sa désignation, Marie-Thérèse Beauchêne notre nouvelle présidente a écrit aux maires des quatre communes de l’île pour leur présenter le nouveau Conseil d’Administration de “Vivre l’île 12 sur 12” et leur demander une rencontre. Trois maires ont répondu à cette demande.

Mairie de l’Épine le 20 août 2002. L’association était représentée par Marie-Thérèse Beauchêne, Henri Gendron et Michel Devroc. Le maire, Jean Marie Palvadeau et quelques uns de ses adjoints nous recevaient.
L’affaire du port de Morin a été évoquée. Tout le monde pressentait que la construction de ce port cachait une juteuse affaire immobilière. Cela a été confirmé quand la Direction Départementale de l’Équipement a présenté à Jean Marie Palvadeau une étude de ZAC, commandée très discrètement par le maire précédent, dont l’objectif était l’urbanisation dense de la dune derrière la zone portuaire. Pour couper court à toute spéculation l’équipe municipale a décidé de ne pas acquérir cette zone et d’en laisser la propriété à l’Office National des Forêts.
Le camping qui occupe la dune sera revalorisé. Les plantations étiques et malmenées d’arbres qui parsemaient de loin en loin la zone seront abandonnées, par contre l’ONF est prêt à revaloriser par semis denses, certaines zones jamais ou peu utilisées du camping, choisissant de créer des bosquets plutôt que d’éparpiller des baliveaux à l’avenir très incertain.

En ce qui concerne le port lui même, la Communauté de communes cherche de l’argent pour achever ce qui reste une hérésie. La commune est prête à  financer le 1% qui lui incombe. Le problème est de savoir si notre Sénateur acceptera, comme avec la précédente municipalité, de consacrer ses fonds parlementaires au financement de 34% de l’opération ?
L’entretien et surtout le dévasage sont coûteux, ils sont actuellement supportés par la commune. Le maire va veiller à ce que les futurs dévasages soient payés par les usagers du port.

La loi littoral :   l’équipe municipale a l’intention de la faire respecter, plusieurs permis de construire dans la zone des 100 m du bord de mer ont été refusés. La préemption des marais en zone aquacole par le Conservatoire du Littoral va être favorisée.

Les camping cars : une solution est recherchée pour le stationnement des camping cars qui ont tendance à envahir abusivement la digue de Devin. En l’attente d’un terrain qui leur serait réservé sur la commune, leur stationnement a été limité à 72 heures. Il a été constaté que cette restriction avait été suivie.

La mairie décide de se lancer dans une action d’éradication du baccharis

Mairie de Noirmoutier le 3 octobre 2002. Nous étions reçus par Maurice Chardonneau maire de Noirmoutier-en-l’Île, Jacques Sourisseau son premier adjoint, des élus et des techniciens municipaux. Le Président de la Communauté de Communes était également présent. L’association était représentée par Marie-Thérèse Beauchêne, Henri Gendron, Maryvonne Daviet et Michel Devroc.

Une enquête publique doit se dérouler à la fin du mois d’octobre afin d’instruire quelques modifications du Plan d’Occupation des Sols : zone des Roussières, parcelle des Longues Pièces, emplacement réservé rue Richer, etc.

L’élaboration du PLU (plan local d’urbanisme) et du SCOT (schéma de cohérence territorial) donneront lieu à une large information. Une première réunion aura lieu courant novembre.
Un périmètre de préemption du Conservatoire du littoral devrait être déterminé dans une zone comprise entre le Devin, l’Herbaudière et la chèvrerie. Il est envisagé de positionner une réserve d’eau d’irrigation près de la station d’épuration de la Salaisière. À cette occasion le fonctionnement défectueux de la station de la Casie est évoqué, Luc Bonnifait nous précise qu’une étude pour une mise aux normes a été décidée.

Nous demandons qu’une action anti baccharis soit envisagée sur la commune afin de protéger le marais.

Au sujet du dévasage du port de l’Herbaudière nous avons affirmé notre souhait : un dévasage propre. Comme à M. le Sous-Préfet nous avons rappelé que le dernier dévasage s’était réalisé dans un contextede dégradation de biens et de menaces physiques qu’il convient d’éviter cet hiver.

Monsieur le Maire nous informe qu’un dossier d’implantation d’éoliennes chemin de la Gogue, à proximité de l’abbaye de La Blanche est à l’étude. C’est pour nous l’occasion de réaffirmer que, à défaut d’enquête publique, nous souhaitons qu’une consultation publique à l’échelle de l’île soit faite pour chaque projet.

L’aménagement de la pointe de l’Herbaudière est évoqué :
–  sort de l’emplacement réservé à l’implantation d’une route côtière : il sera déterminé avec le PLU,
– piste cyclable sur le domaine maritime : l’étude n’est pas reprise pour le moment,
– dégradation des passages le long du camping : M. Bonnifait nous apprend que le dossier du sentier littoral autour de l’île va être relancé,

Une étude réalisée par l’ONF et les services municipaux prévoit de réaménager le rivage du Bois de la Chaize afin de canaliser les flux de piétons qui stérilise l’espace naturel. Une promenade “naturelle” sera aménagée, le rond point actuel sera reculé. Un problème foncier reste à régler.

En ce qui concerne l’îlot du Pilier et Fort Larron, la municipalité se concerte avec la LPO et le Conservatoire du Littoral, les dégradations des bâtiments sont pour le moment jugulées, reste à traiter à Fort Larron les dégradations importantes de la pointe sablonneuse par les pêcheurs à pieds qui envahissent le site.

Un nouveau projet est relancé pour les Prés Patouillards. Comme nous l’avons souhaité, il comprendra un bassin de stockage des eaux pluviales de 3000 m2.

Mairie de Barbâtre : le 8 octobre nous sommes reçus à la Mairie de Barbâtre par Madame le Maire et de nombreux conseillers municipaux. Marie-Thérèse Beauchêne, Henri Gendron, Michel Devroc et Françoise Lancelot représentaient l’association.

Il est nécessaire de sécuriser l’estacade, une étude est menée et, par la même occasion, l’aménagement de la Pointe de la Fosse est envisagé. L’architecte n’a pas encore communiqué les premiers résultats de ses réflexions.
Nous attirons l’attention de l’équipe municipale sur les dégradations commises par les pêcheurs à pieds dans le petit bois de pins qui survit entre la rond point de la Fosse et la baie. Mme. le Maire est très consciente du problème et va essayer de protéger cet espace.
Nous félicitons l’équipe municipale pour l’effore qui a été consenti pour réaliser un nettoyage des plages “intelligent”.

En ce qui concerne le classement du site du Gois l’affaire n’a pas progressé.  Nous pensons que toute  exploitation pédagogique ou culturelle de sites comme le Gois ou le polder de Sébastopol devrait se faire au plus près du centre bourg afin de l’animer et de le revitaliser. Les retombées pour la commune sont nulles si les touristes sont maintenus sur ces sites.
Une grande partie des travaux du polder de Sébastopol sont à reprendre, il semble que la maîtrise d’œuvre ait été défaillante au départ.

La Commune rachèterait bien le Moulin de la Plaine et le bâtiment de la CAVAC. Pour le moment les prix sont trop élevés.

Le Tribunal Administratif s’est déclaré incompétent dans la procédure de conciliation sur le rachat par les communes des dunes de la Tresson. Les habitants de La Guérinière et Barbâtre sont menacés d’une forte augmentation d’impôts si leurs communes doivent respecter les engagements pris. La responsabilité de l’ex président du district dans cette lamentable affaire est totalement occultée.

La commune réfléchit sur les conséquences de l’implantation d’un centre de scooters des mers sur sa côte. Les inconvénients (dangers pour les baigneurs, pollution par le bruit) sont à prendre en compte.

L’implantation d’éoliennes est brièvement évoquée, on nous dit que leur positionnement n’a pas encore été considéré.

Mairie de la Guérinière : rien ! Il semble que les dizaines d’adhérents que compte la commune ne vaillent pas la peine d’une réponse.
Pauvre “France d’en bas”.

Floraison d’éoliennes

Article du Bulletin N° 33

L’actualité en Vendée : Les travaux du  parc d’éoliennes de Bouin (polder du Daim) ont commencé : 8 éoliennes de 105 m de hauteur devraient y être érigées si un recours déposé devant le Tribunal Administratif par une association locale n’aboutit pas. À La Garnache 7 éoliennes sont prévues pour 2003. Il y a deux ans un grand projet “off shore” (34 éoliennes sur les rochers des Bœufs) était annoncé sur notre île. Très visible de la digue de Devin, rejeté par le Président du District, il était abandonné. Les vendeurs ne se découragent pas, un nouveau projet est proposé sur l’île à proximité de l’abbaye de La Blanche (site classé). Les municipalités alléchées par les promesses de taxes professionnelles accueillent bien volontiers les propositions des industriels désireux de vendre leurs machines. Le président du SYDEV (Syndicat Départemental) de Vendée fait cependant très justement remarquer : “La Vendée ne doit pas devenir   un champ d’éoliennes. Il faut un peu de réflexion. Tout projet doit s’inscrire dans un schéma départemental.”  Le contexte réglementaire : il nous paraît opportun de rappeler à cette occasion les principaux textes réglementaires applicables en la matière : – code de l’urbanisme : plusieurs interprétations du code de l’urbanisme sont possibles mais, en pratique, les préfectures demandent un dossier de permis de construire pour les éoliennes dont la hauteur excède 12 m. De plus, la Commission des sites, perspectives et paysages peut être consultée sur ce type de projet. Le POS ou le PLU (plan local d’urbanisme) doivent permettre cette implantation. – étude d’impact : elle est nécessaire si le coût total est supérieur à 1,9 M d’euros.Pour un coût inférieur c’est une notice d’impact qui est exigée. Pour les communes littorales (cas des communes de notre île) les principes de la loi littoral doivent être respectés : – dans les “espaces remarquables” (espaces protégés au titre de l’article L. 146.6.) on ne peut pas construire d’éoliennes, – les constructions sont interdites dans la bande littorale des 100 m du rivage, – l’implantation d’éoliennes n’est pas compatible avec les “coupures d’urbanisation” (la coupure d’urbanisation a pour objectif de préserver des espaces de toute construction pour lui conserver un caractère naturel indispensable à l’équilibre des zones côtières). – selon la taille des installations une distance minimum aux habitations est à respecter.  L’évolutions de la réglementation : une circulaire interministérielle a précisé et clarifié les textes applicables aux projets d’éoliennes et annoncé les évolutions prévisibles de la réglementation. Ces évolutions concernent entre autre la modification du seuil pour soumettre le projet à l’étude d’impact (définition d’un seuil technique 2,5 MW au lieu d’un seuil financier) et l’obligation d’une enquête publique si le projet nécessite une étude d’impact. Ce rapport préconise également la réalisation de schémas départementaux ou régionaux d’implantation d’éoliennes. Plus récemment, le 16 octobre 2002,  le Sénat adoptait un article restreignant le champ d’application du tarif préférentiel. Le 24 octobre 2002, le même Sénat adoptait une proposition de loi imposant des conditions plus contraignantes : enquête publique, étude d’impact, avis des Conseils Généraux.  La pression économique : le programme Éole 2005 vise à installer en France 500 mégawatts (MW). Se sont engouffrés dans l’éolien : des constructeurs et des équipementiers (dont Jeumont-Industrie par exemple qui est filiale à 100% de Framatome et fabrique des aérogénérateurs), des industriels, EDF, des laboratoires de recherches, des sociétés pétrolières (Shell, Total-Fina Elf, …). Il y a, c’est certain, beaucoup d’argent à gagner en peu de temps et les industriels ne s’y trompent pas : la Commission de Régulation de l’Electricité estime que le prix d’achat excessif imposé à EDF se traduira par une rentabilité des installations d’éoliennes de 20% après impôts, garantie 15 ans, et ceci sans risque! La rente de situation offerte aux industriels de la filière éolienne explique aisément leur lobbying et la multiplication des projets. Pour les communes démarchées, les retombées financières peuvent être alléchantes : location des terrains 1 500¤ (10 000 F) par machine, taxe professionnelle entre 5 et 10 000¤  par machine.  La position de “Vivre l’île 12 sur 12”  Nous demandons  : 1. que soient communiquées au public les vraies données économiques :  – coût comparé des différentes formes d’énergie avec indication des méthodes de calcul utilisées, –  capacité comparée des différentes sources d’énergie, leurs contraintes et nuisances respectives.  2. que soient décidées une étude paysagère globale pour l’île de Noirmoutier et fixée une stratégie d’implantation en considérant que l’intégration paysagère est aussi importante que la rentabilité énergétique de l’installation.  3. que la réglementation soit adaptée : – en imposant des études d’impact exhaustives prenant en considération la totalité des angles de visibilité et des éventuelles interférences visuelles, – en exigeant un avis favorable de la Commission des Sites pour chaque implantation, – en précisant sans ambiguïté les zones du PLU où il est légal d’envisager l’implantation des centrales éoliennes qui, en dépit du nom abusivement écologique de ferme qui leur est donné, sont des installations industrielles et n’ont rien d’agricole, – en précisant clairement les règles spécifiques à respecter en zones sensibles et protégées, en Zones Naturelles d’Intérêt Écologique et Faunistique (ZNIEFF), en zone Natura 2000, dans les parcs naturels et en tous lieux visibles de ces zones, – en soumettant l’octroi des permis de construire à enquête publique préalable.  Nous considérons qu’en l’absence de ces règles, sous la pression et l’activisme du lobby industriel et financier éolien, de nombreux paysages de notre île vont être irrémédiablement détruits, au risque d’ailleurs de compromettre à terme l’acceptation par l’opinion d’un développement maîtrisé de cette source d’énergie.  En attendant cette réglementation, à défaut d’enquête publique, nous demandons qu’après une information claire et complète des habitants de l’île une consultation publique soit faite. Étant donné que sur notre île les paysages remarquables dépassent de loin l’échelle de la commune nous demandons de surcroît que, pour chaque projet d »implantation, la consultation ait lieu dans les quatre communes et à une époque où le maximum de propriétaires  est susceptible d’être présent dans l’île.

Circulaire interministérielle du 30 avril 2002

Article du Bulletin N° 33

Le 30 avril 2002 une circulaire interministérielle précisait à l’Administration et aux élus “la politique de l’État en matière de risques naturels prévisibles et de gestion des espaces situés derrière les digues de protection contre les inondations et les subversions marines”.
 
Cette circulaire rappelait notamment :
 
1. la politique de l’État en matière d’information sur les risques naturels prévisibles : “ de par la Loi, les citoyens ont un droit à l’information sur les risques naturels prévisibles. Il est donc de votre responsabilité de porter à la connaissance de tous, les risques naturels prévisibles dont vous avez vous-même connaissance”.
Il est de la responsabilité de l’Administration et  des élus d’informer les citoyens sur les risques naturels prévisibles. Il est impensable que cette information ne soit pas donnée, particulièrement lors de la délivrance des certificats d’urbanisme, il est  aussi anormal que cette information ne soit pas à la disposition du public lors de l’enquête publique qui précède l’établissement d’un Plan Local d’Urbanisme (PLU).
 
2. la politique de l’État en matière de réduction du risque : “la doctrine de l’État, repose sur deux principaux objectifs : interdire les implantations humaines dans les zones les plus dangereuses, réduire la vulnérabilité.
Ces objectifs imposent de mettre en œuvre les principes suivants :
– veiller à interdire toute construction et saisir les opportunités pour réduire le nombre des constructions exposées dans les zones d’aléa les plus forts,
– éviter tout endiguement ou remblaiement nouveau qui ne serait pas justifié par la protection de lieux fortement urbanisés.
 
3. les motivations de l’État : la première priorité de l’État est de préserver les vies humaines. La deuxième priorité est de réduire le coût des dommages liés à une submersion marine ou à une inondation, ce coût étant finalement reporté sur la collectivité.
 
4. les outils de mise en œuvre des objectifs et principes de l’État : la prescription de Plans de Prévention des Risques (PPR)  littoraux ou inondations doit être poursuivie…
L’élaboration d’un Plan de Prévention des risques (PPR) passe par la détermination préalable d’un aléa de référence, qui doit être la plus forte crue ou submersion connue ou submersion centennale si celle-ci est supérieure.
 
5. La position de l’État dans les zones endiguées : les zones endiguées sont des zones soumises à un risque de submersion marine ou d’inondation où le risque de rupture brutale ou de submersion des digues, avec des conséquences catastrophiques demeure, quel que soit le degré de protection théorique des digues…
Par ailleurs, la zone peut également être exposée aux inondations par contournement, par remontée des nappes phréatiques, etc. Pour ces raisons, il convient d’afficher clairement l’aléa et le risque lié soit au dépassement de la submersion marine, soit au dysfonctionnement de l’ouvrage et d’en informer la population.
 
Dans l’île de Noirmoutier, 70 % des terres sont situées dans des zones inondables ou submersibles. Un pourcentage important de ces zones à risques est déjà urbanisé ou figure dans des zones urbanisables.
Deux causes majeures de sinistre sont à envisager :
–  la submersion lors d’un “vimer”
– des inondations provoquées par les eaux de ruissellement difficiles à évacuer lors de pluies persistantes (hivers 2000-2001 et 2002-2003 )
La conjonction de ces deux facteurs représente le plus grand risque possible.

Assemblée Générale 2002

Article du Bulletin N°33

Le 12 juillet 2002, comme prévu, notre Assemblée Générale se tenait dans une salle de la rue Piétonne, à Noirmoutier-en-l’Île. Une centaine de personnes remplissaient la salle. Parmi les membres du Conseil d’Administration étaient présents : Marie-Thérèse Beauchêne Vice-Présidente, Bernard Thibeaud Secrétaire, Arlette Vescovi Trésorière Adjointe, Maryvonne Guérin-Daviet, Michel Devroc-Frioux, Marie-Thérèse Devroc-Frioux, Henri Gendron, Françoise Lancelot ; avait donné pouvoir à Marie-Thérèse Beauchêne pour raison de santé Anne Fourage Trésorière ; étaient absents Jean Bodin et Charles Postis.
En l’absence du Président  Jean Bodin, Marie -Thérèse Beauchêne, Vice-présidente a fait la déclaration suivante :

 “Nous allons commencer la réunion sans le Président. Il ne nous a pas prévenu de Continuer la lecture

Les sables du Pilier

Article du Bulletin N° 32 

Un groupement de cinq sociétés, dit groupement du Pilier, a obtenu la concession du Pilier, par décret du 9 avril 1998. La concession porte sur l’extraction de sables et de graviers, elle couvre un quadrilatère de fonds marins d’environ 8,2 km2, au Nord de l’île du Pilier, à égale distance (5 km) de la pointe de St.-Gildas et de la pointe de l’Herbaudière. Sa durée est de 20 ans.

Il est prévu d’extraire 70 millions de m3 (un cube de presque 500 m de côté) à l’aide d’une flotte de cinq navires équipés d’un système de dragage hydraulique.

Comme l’annonçait pudiquement l’étude, l’impact du projet sur les ressources de la pêche ne sera pas nul : 10 espèces de poissons dominent dans cette zone dont le merlan, le merlu, la sole, le rouget barbet, la raie, l’encornet, la plie ; en période migratoire, on y trouve des seiches et des bars. La zone du Pilier est une zone de transition entre les nourriceries de la Baie de Bourgneuf et les zones de pêche.

Le dépôt des sédiments fins rejetés lors de l’extraction détruit l’équilibre des fonds en entraînant l’enfouissement d’organismes ou en créant un milieu interdisant le développement de toute vie.

Par ailleurs, la création d’une fosse à proximité du littoral détruit l’équilibre sédimentaire et hydrodynamique et peut entraîner des déplacements de sédiments superficiels au détriment de la zone littorale (risque d’érosion, de dégraissement de nos plages déjà bien maigres).

L’équilibre de notre littoral est déjà très vulnérable car la quantité de sédiments disponibles a notablement diminuée et il est fragilisé notablement par les actions humaines: construction de digues portuaires, érection de digues frontales trop pentues, mise en place d’épis à l’amont du transit des sables, affaiblissement de la dune, etc. Une telle extraction risque d’accélérer cette dégradation.

 » Madame le Ministre, 

Par arrêté préfectoral dont une copie est jointe à cette lettre, Monsieur le Préfet de la Région Pays de La Loire, Préfet de la Loire Atlantique, avait constitué une Commission chargée d’examiner, une fois par an l’état de l’exploitation et d’analyser les effets et conséquences des extractions de sable sur la concession du Pilier.

L’association “Vivre l’île 12 sur 12” a été retenue comme membre de cette commission car tout laisse à croire que le prélèvement de 70 millions de tonnes de sable à proximité de l’île de Noirmoutier va favoriser le dégraissement des plages noirmoutrines  .

 La commission s’est retrouvée pour une première réunion le 15 décembre 2000. En conclusion du compte rendu de cette réunion il a été observé que “cette première concertation ne correspond pas à ce qu’”ils” (représentants des élus et des pêcheurs) attendent d’un comité de suivi et “ils”  demandent avec insistance une nouvelle réunion dans des délais brefs avec des documents d’information suffisamment complets pour engager des débats.”

 Madame la Secrétaire Générale de la Préfecture confirmait que “lorsque les informations nécessaires à la réouverture de la concertation seront disponibles, il y aura une nouvelle réunion du comité d’information et de surveillance.”

Nous avions conscience que le mandataire du groupe du Pilier n’éprouvait pas,  bien sûr, le besoin de présenter spontanément à la commission les informations qui lui étaient demandées par le dit arrêté. C’est pourquoi, par lettre du 24 juin 2001, nous avions sollicité Monsieur le Préfet afin qu’il demande aux représentants du groupe dit “du Pilier” de remplir leurs obligations. Nous n’avons pas, à ce jour, obtenu de réponse de la Préfecture.

Voici donc maintenant trois ans que l’exploitation de cette concession minière se poursuit sans que la Commission locale d’information et de surveillance de la concession du Pilier ait pu jouer son rôle et en ce qui nous concerne ait pu contrôler l’effet de l’extraction sur le trait de côte de notre île.

Faute d’obtenir une réponse de l’administration départementale, j’ai l’honneur d’attirer votre attention sur ce défaut de contrôle et je vous serais obligé de bien vouloir donner des instructions pour faire activer à nouveau le comité prévu par l’arrêté préfectoral.

Veuillez agréer… « 

Rencontre avec le sous-préfet

Article du Bulletin N° 32 

La Vendée a un nouveau Préfet et un nouveau Sous-Préfet.  Nous avions demandé à les rencontrer pour leur présenter “Vivre l’île 12 sur 12”, ses objectifs et ses actions.

Monsieur Jean-Pierre Deneuve,  Sous-Préfet des Sables D’Olonne nous a reçus le 12 septembre

L’association était représentée par sa Présidente Marie-Thérèse Beauchêne, Maryvonne Daviet et Michel Devroc.

Monsieur Deneuve avait  déjà rencontré tous les élus de l’île et avait pu apprécier la complexité et l’âpreté de la politique locale. Ancien maire lui même, il est enclin à faire entière confiance aux élus mais dans les limites de la Loi. Nous n’en demandons pas plus.

Il a relevé les préoccupations des communes de La Guérinière et Barbâtre en ce qui concerne la rétrocession des dunes de la Tresson. Nous avons retracé l’historique de cet affaire initiée par les élus et qui devait aboutir à la construction sur ce site naturel d’un golf, d’un complexe hôtelier et d’un énorme et juteux programme d’immobilier de vacances. Nous avons également fait remarquer que la protection de la dune bordière n’est prévue par personne.

Notre premier souci, la défense contre la mer a été évoqué et, à cette occasion, nous l’avons informé des craintes que nous inspiraient les dysfonctionnements du Comité Local d’Information et de Suivi de la concession d’extraction des granulats du Pilier. Il a promis de s’informer de ce dossier auprès du Préfet de Région. 

Dans le cadre de l’élaboration des PLU (Plan Local d’Urbanisme qui remplace les POS), il se déclare très attaché aux prérogatives des associations. La configuration du SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale) qui “coiffera” les communes noirmoutrines n’est pas encore figée. Les cantons de Beauvoir, Challans, Palluau, Saint Gilles qui, très vraisemblablement, vont se constituer en SCOT ne tiennent pas outre mesure à prendre en considération les jeux politiques noirmoutrins. Il pourrait donc y avoir un SCOT à l’échelle de l’île. Cette option nous paraît tout à fait souhaitable.

Nous avons interrogé Monsieur Deneuve sur l’établissement de PPR (Plan de Prévention des Risques naturels) pour nos communes. Nous lui avons rappelé que l’île compte tenu de son altimètrie moyenne négative était un site “à risques” et que la construction y était autorisée de façon quelquefois inconsidérée.

Le “balayage” de nos préoccupations s’est poursuivi en évoquant la prochaine étape de Natura 2000 (rédaction du document d’objectifs définitif), le classement du site du Gois, d’importance comparable au Grand Site National de la Pointe du Raz, l’implantation d’une piste cyclable sur le domaine maritime à la pointe de l’Herbaudière, implantations d’éoliennes quels que soient les sites, qui ne sont pas soumises à enquête publique et dont l a multiplication est incontrôlable, pompages inconsidérés destinés à l’aquaculture;

Nous lui avons confirmé notre intention de déposer un référé suspensif dès le début des travaux de dévasage du port de l’Herbaudière. Monsieur le Sous-Préfet ignorait que lors de la dernière campagne de dévasage, des dégradations avaient été commises et que des menaces de voies de fait avaient été proférées à l’encontre de membres de notre Conseil d’Administration.

Nous nous sommes quittés en assurant Monsieur le Sous-Préfet que, conformément à notre vocation, nous continuerons à être, pour les services de l’État, un relais d’informations de terrain. 
 

Nettoyage des plages

Article du Bulletin N° 32 

L’Erika a souillé les plages de l’Ouest. Des engins mécaniques ont été mis en place pour rendre propreté et beauté au sable blond qui attire les touristes. Les appareils et machines utilisés destinés à un usage bien particulier peuvent bouleverser l’estran et le pied de dune;

L’Observatoire des Marées Noires et “Vivre l’île 12 sur 12” ont attiré l’attention des municipalités sur les dangers d’une utilisation inconsidérée de ces engins qui peuvent stériliser l’estran et le pied de dune :   les débris d’algues sont indispensables pour nourrir la végétation du haut de plage ; les gens du pays le savent, les touristes doivent le comprendre.

Au printemps, certains oiseaux , comme le gravelot à collier,  installent un nid discret en haut de l’estran, à même le sable, et y nichent. Comment dans ces conditions y faire passer une machine. Ceci explique pourquoi la Communauté de Communes et la commune de Barbâtre ont passé une convention de nettoyage manuel sur la plus belle et plus riche plage de l’île. Sous la direction de Régis Marty, écologue, le service technique de la mairie, l’ONF, la LPO et “Vivre l’île 12 sur 12” ont procédé au nettoyage de la plage entre La Fosse et La Guérinière. Les ordures abandonnées par les hommes ou rejetées par la mer ont ainsi disparu ce printemps.

Pour combien de temps ?

Chacun doit prendre conscience de la nécessité de garder propre les lieux qui nous accueillent. Tout l’été des corbeilles à papier sont disposées le long de la plage. Apprenons aux enfants, quelquefois aux adultes, à les utimiser.

N’oubliez pas :  le cordon dunaire est, sur la façade Ouest,  le seul rempart contre la mer  et les 2/3 de l’île sont en dessous du niveau de la mer.

Moulin de la Bosse

Bulletin N° 32 

Le moulin de la Bosse a été construit sur la commune de l’Épine en 1881. Ce fut l’un des trois derniers moulins de l’île à moudre le grain. Abandonné depuis plusieurs années le moulin a changé de propriétaire. Tout naturellement celui-ci a souhaité aménager un logement a sa convenance pour sa famille et recevoir ses amis.

Les travaux en cours ont tout de suite suscité la curiosité des habitants et des habitués du village. Certains s’inquiètaient de voir altérée la silhouette d’un moulin qui est partie intégrante d’un des plus beaux sites de l’île. C’est ainsi qu’il ont questionné “Vivre l’île 12 sur 12” .

Nous avons immédiatement contacté Monsieur Jean-Marie Palvadeau, maire de l’Épine.

 La nouvelle construction se situe  dans une zone classée urbaine depuis 1983  et à plus de 100 m du bord de mer (loi littoral). La partie dunaire côté mer fait l’objet d’un bail emphytéotique avec l’Office National des Forêts.

 La demande de permis de construire initiale avait été rejetée par le Maire. Il refusait  toute emprise sur le domaine ONF ainsi que la reprise des classiques bâtiments en étoile à partir du pied du moulin.

Par contre il souhaitait garder au mieux la structure arrondie de la construction centrale.

Le propriétaire a admis les souhaits du maire :

  • le bâtiment du fond a été éloigné et se relie au moulin par un passage souterrain,
  • l’aile attachée à la maison ancienne est séparée par un bâti plus bas et revient vers l’arrière du terrain. (c’est cette aile qui dissimule partiellement le moulin quand on monte le chemin de la Bosse),
  • le bosquet de figuiers est conservé et le propriétaire conservera une végétation noirmoutrine.

 Ainsi réaménagé le moulin pourra, lors de la révision du plan local d’urbanisme (PLU) qui est actuellement en cours d’instruction, être inscrit dans le patrimoine architectural de l’Épine.

C’est avec plaisir que nous avons constaté récemment que le nouveau propriétaire avait décider de restituer au moulin ses ailes.

Exploitation des granulats

Article du Bulletin N° 32

Granulats : matériaux de diverses grosseurs, essentiellement du sable, utilisés pour la construction.

Après enquête publique, une concession  a été accordée par décret préfectoral en date du 12 juillet 1999 à plusieurs sociétés.  La concession porte sur l’extraction de sables et de graviers, elle couvre un quadrilatère de fonds marins d’environ 8,2 km2, au Nord de l’île du Pilier, à égale distance (5 km) de la pointe de St.-Gildas et Continuer la lecture

Cinq recettes pour oublier l’environnement

Article du Bulletin N° 32 

Lors d’un récent colloque un Directeur Régional de l’Environnement évoquait les cinq façons de se débarrasser des préoccupations d’environnement et des pratiques qui lui seraient favorables.

C’est à partir de son expérience professionnelle qu’il a distingué ces cinq modes. Nous y  reconnaîtrons facilement les pratiques combattues par “Vivre l’île 12 sur 12” mais utilisées par des élus, des fonctionnaires, des entrepreneurs pour oublier ou détourner  la défense de notre environnement.

1. Oublier  délibérément la mention de l’environnement, parce que Continuer la lecture

Brèves

Bulletin N° 32 

En assemblée générale l’Association pour la sauvegarde et la valorisation des Pays du Gois a décidé de déposer un référé suspensif dès que démarrerait la construction du parc d’éoliennes de Bouin (8 éoliennes de 105 m de hauteur). Des rumeurs circulent à nouveau sur l’implantation d’éoliennes dans l’île.

Nous rappelons à cette occasion notre position :
–  les énergies alternatives sont très souhaitables,
– il y a des sites qu’on n’a pas le droit de défigurer,
– devant l’importance visuelle de ces éoliennes, à défaut d’enquête publique, il est nécessaire de consulter largement tous les citoyens qui sont concernés.

28 rotations d’hélicoptères ont permis de mener à bien quelques travaux d’urgence à l’îlot du Pilier. Nous avions présenté un dossier sur ce site dans notre n° de l’été 2001 et à cette occasion nous avions alerté la mairie de Noirmoutier et la Communauté de Communes sur l’importance des dégradations que subissait ce site remarquable. Il semble que notre appel ait été entendu, la toiture du vieux fort est refaite et les issues sont a nouveau occultées. Il faut maintenant réussir à implanter une activité sur   l’îlot afin d’éviter de nouveaux actes de vandalisme.

Chaque année, grâce à une subvention du Conseil Général de la Vendée, les Noirmoutrins pouvaient bénéficier de spectacles de qualité à tarif réduit. À la suite d’un litige entre Maurice Chardonneau, Maire de Noirmoutier et Jacques Oudin, Conseiller Général, ce dernier avait donné ordre de ne rien programmer tant que ce différend ne serait pas réglé (Ouest-France du 11 septembre). Tous les Noirmoutrins vont être privés de spectacle cet hiver parce qu’un Conseiller Général s’estime offensé. On appelle cela la démocratie.
 
La pointe de la jetée des Îleaux  est bien malade, des pierres tombent, des trous s’ouvrent, le feu qui s’y trouve et qui signale l’entrée du port de Noirmoutier est menacé, il a été déposé. Le mortier utilisé il y a plus de 100 ans est victime d’une réaction chimique avec l’eau de mer , la jetée enfle et exerce une poussée de l’intérieur. Il faut reconstruire le musoir (les 25 derniers mètres). Le Conseil Général responsable du amnque d’entretien va lancer une étude cet automne.  La facture sera très lourde.
 
Dans une lettre en date du 25 février 2002, la Direction Départementale de l’Équipement rappelle que les prèlèvements de sable pour utilisation agricole sur le domaine maritme sont “interdits et réprimés” . Est-ce bien appliqué ?
 
En ce mois de septembre le bilan des inondations du Sud-Est est dramatique, nous n’y reviendrons pas, notons simplement que la caserne de pompiers et la gendarmerie de Sommières, inaugurées l’une et l’autre il ya quelques mois, construites en zone répertoriée inondable, ont été submergées l’une comme l’autre. Les maires qui délivrent les permis de construire vont-ils tirer des enseignements de cette catastrophe ou, une fois de plus, le temps passant, continuer leurs errements.

Monsieur Louis Guédon, député de la Vendée, est monté au créneau pour s’insurger contre un permis d’exploitation délivré pour extraire du sable à l’entrée du Pertuis Breton à 7 milles au Sud des Sables d’Olonne. Les élus craignent, comme nous dans le cas de la concession du Pilier, que ce type d’exploitation favorise le dégraissement des plages.

Jean-Paul Faugère, Préfet de la Vendée nous quitte pour prendre la direction du cabinet de Monsieur Fillon, ministre des Affaires sociales, du travail et de la Solidarité. Il n’avait pas encore eu le temps de prendre la mesure des problèmes d’environnement du département mais nous avions apprécié  ses premières réactions. Il est remplacé par MonsieurJean-Claude Vacher.

Le Martroger III doit passer devant la Commission régionale de sécurité des navires pour subir une étude de stabilité. C’est à cette condition qu’il pourra être utilisé en tant que “Navire de plaisance à utilisation collective “. La préparation du dossier est faite par un bureau d’architecture pour 13 910 €. Compte tenu des problèmes d’instabilité du navire, il n’est pas sûr que cette autorisation soit accordée. Voila qui va encore compromettre le budget de fonctionnement du district. Si l’autorisation était refusée, quelle sera l’utilisation de ce bâtiment qui a déjà coûté cher (3,6 millions de francs). Mais ne revenons pas sur le passé. Aujourd’hui ce bateau appartient à tous les îliens et il faut utiliser au mieux l’investissement qui a été fait. De toute façon il doit naviguer sous peine de pourrir à quai. Alourdi,  ses qualités marines amoindries à la suite des errances d’une gestion technique médiocre au début de sa rénovation, le Martroger  a commencé quand même à revivre, grace à un équipage motivé et à la générosité de la Communauté de communes. Sous la direction d’un skipper avisé, compétent et pédagogue, bien secondé par le Président dévoué d’une association enthousiaste (Les Amis du Martroger), l’ancien baliseur depuis cette année porte haut dans la région le renom et la tradition maritime de l’île de Noirmoutier. On ne peut que se réjouir de l’allure et de la nouvelle vie du vieux gréement. On ne pourra que se féliciter si la collectivité (à qui il a coûté une petite fortune) bénéficie d’un instrument pédagogique bien adapté à  la découverte du monde de la mer et de la navigation. On ne peut que souhaiter reconnaître, pendant longtemps, une silhouette devenue familière dans les eaux de la baie et au delà. Plus tard, si l’étude de stabilité le permet, on pourra envisager une utilisation qui permettra d’amortir, un peu, les frais de fonctionnement de ce qui a été un coûteux caprice.

 Cet été, nous avons réalisé et distribué à destination des îliens et des vacanciers une brochure où nous donnions des informations sur :

  • – le nettoyage intensif des laisses de mer,
  • – une plante envahissante, le Baccharis halimifolia,
  • – les dangers du tributylétain dans les peintures marines antisalissures.

7300 exemplaires ont été distribués. Deux personnes (dont un membre de l’association) nous ont écrit pour manifester leur désaccord avec nos préconisations sur la nettoyage des plages.

 La mairie de Barbâtre (seule commune ayant obtenu le “Pavillon Bleu” des plages propres) a communiqué sur le thème du nettoyage raisonné des plages. Le bulletin municipal et des affiches ont expliqué pourquoi on ne devait pas stériliser les hauts de plage par un nettoyage intensif.

La conchyliculture

Article du Bulletin N° 31

La conchyliculture (con “ki”  liculture) constitue une activité économique majeure des communes de Noirmoutier et de la baie de Bourgneuf. La présence de zones abritées, d’un fort marnage et d’eaux côtières de qualité convenable ont permis le développement des activités conchylicoles.

L’activité ostréicole est la plus représentée, la myticulture (élevage des moules) est plus faiblement développée, la vénériculture (culture de la palourde) très présente avant 1970 est devenue marginale.

L’OSTRÉICULTURE : l’ostréiculture s’est développée depuis 1947, elle représente aujourd’hui environ 1500 emplois locaux directs (production et expédition). ces emplois sont répartis dans 280 établissements.

1 410 hectares ont été concédés à cet effet sur le Domaine Public Maritime (DPM), 1 120 hectares sont exploités, essentiellement en haut de l’estran de la Baie de Bourgneuf. La production est de 12 à 13 000 tonnes par an ce qui représente environ 10 % de la production nationale.

Le développement de l’activité est limité par la capacité de production de phytoplancton dans la Baie

Autrefois les huîtres n’étaient élevées que sur des supports (coquilles Saint Jacques enfilées) sur lesquels le naissain (ensemble de larves nageuses  d’huîtres ou de moules avant leur fixation) avait été capté. De plus en plus, le souci de maîtriser la biomasse (masse des êtres vivants en équilibre dans un lieu donné) conduit à préférer l’élevage dans des poches de plastique. De même on incite les exploitants à alléger les parcs en haut d’estran et on encourage un déplacement de l’activité vers le centre de la Baie.

LA MYTICULTURE : La production de moules, généralement associée à la production d’huîtres, est d’environ 1000 tonnes par an. Environ 50 000 bouchots occupent 198 hectares concédés sur le domaine maritime, autour de l’île et au large du port de Collet.

Le captage du naissain se fait sur place le plus souvent sur les bouchots. Il faut un an et demi pour produire une moule vendable.

Des techniques d’élevage de moules sur filières en eau profonde sont testées;

LA VÉNÉRICULTURE : avec 28 hectares de parcs gérés par 7 producteurs et 20 tonnes commercialisées par an, la culture de palourdes est maintenant devenue marginale. Elle est concurrencée par  la pêche à pied “commerciale-amateur” qui s’exerce sans respect de la réglementation concernant les quantités. De ce fait, les parcs actuels sont appelés à disparaître au moment du renouvellement des concessions.

À côté  de la vénériculture, une trentaine de pêcheurs à pied professionnels, déclarés, bénéficient d’une véritable reconnaissance, réglementée par un décret du 11 mai 2001. Ils subissent également la concurrence des pêcheurs pseudo amateurs.

IMPACT SUR LE MILIEU : l’envasement de la Baie ainsi qu’une biomasse non maîtrisée sont néfastes aux activités conchylicoles . La profession a mis en place depuis quelques années des modèles d’exploitation qui tendent à en diminuer les effets : organisation de l’utilisation de l’espace et limitation de la densification des parcs, attribution de lotissements situés plus bas sur l’estran, évolution vers une mise en poche précoce, enlèvement des tables abandonnées.

La profession est aussi à l’origine de la lutte contre la prolifération de la crépidule, facteur d’envasement et de concurrence nutritive.

Les activités conchylicoles nonseulement ne sont pas source d’effet polluant mais surtout, par leur poids économique et l’enjeu de la sécurité alimentaire, ces activités sont garantes d’une forte vigilance en ce qui concerne la qualité de l’eau.

C’est ainsi que la profession nous rejoint dans la lutte contre des méthodes de dévasage inconsidérées des ports.

En Vendée, sur l’île de Noirmoutier, une association veille au grain

Article du Bulletin N° 31 

 En Vendée, sur l’île de Noirmoutier, une association veille au grain C’est sous ce titre que le quotidien Le Monde a bien voulu consacrer quatre colonnes à notre association le 22 décembre 2001. L’action de l’association est ainsi définie : “L’île est reste un espace protégé des excès immobiliers. « Vivre l’île 12 sur 12 » s’estime l’artisan de cette modération. L’association est née en 1985 de l’opposition d’insulaires à un projet de parc d’attraction. L’association est une fille de la Loi littoral, adoptée en 1986, qui réglement sévèrement l’urbanisation du bord de mer. Le texte lui a fourni les instruments juridiques pour défendre l’intégrité de ses côtes.” Des propos de notre porte-parole y étaient rapportés : “S’il n’y avait pas nos rappels réguliers devant la justice, cette réglementation ne serait pas forcément respectée. Le Préfet n’a pas les moyens d’en vérifier l’application.  Parfois, il nous est reproché de vouloir transformer l’île en une réserve d’indigènes. Notre but est plutôt de l’inscrire dans un mode de développement durable.”   Monsieur Oudin, chargé d’apporter la répartie, affirmait bien sûr qu’il partageait la même philosophie. Puis, après quelques phrases passe-partout, il pointait quand même le bout de l’oreille et SA philosophie perçait quand il s’étonnait naïvement  : “Pourquoi interdire la présence de l’homme dans les marais alors que c’est justement l’homme qui les a créés ?” Et il s’inquiétait de la pression foncière due au  blocage de la portion urbanisable. Le prochain objectif de cet insatiable bâtisseur semble ainsi annoncé : construire dans le marais.

Nouvelles brèves

Bulletin N° 31

À La Guérinière le Bulletin municipal annuel a été distribué. Après l’habituelle leçon de morale du Maire, on cherche en vain dans les 52 pages du bulletin des informations sur les projets de l’équipe municipale et le fonctionnement de la commune : le budget 2001 est expédié sans commentaire en une page, ensuite on parle des enfants, des centenaires, du voyage du maire, des jardins, etc.

Les vrais projets de la commune :

– la rénovation complète du premier étage d’un bâtiment communal pour accueillir une soit disant « maison des associations » qui doit abriter le Syndicat mixte d’aménagement des marais (SMAM) dont Monsieur Oudin est le président, l’Association Vendéenne des Élus du Littoral (AVEL) dont Monsieur Oudin est le Président est soigneusement occultée,

– la modification du plan d’occupation des sols pour l’extension de la zone artisanale qui va encore enlaidir inutilement la commune est ignorée,

– ne parlons pas du projet budget 2002, nous sommes sans doute jugés trop peu intelligents pour aqu’on nous explique comment nos élus comptent engager notre argent, dans notre commune.

7 juillet 1971, le pont à péage reliant Noirmoutier au continent était ouvert. Le tarif était variable : 3 F pour les Noirmoutrins, 6 F pour les Vendéens, 8 F pour les « autres ». Ce tarif devait rester inchangé jusqu’à la disparition du péage en juin 1994.

Le portique resté en place se dégradait progressivement. Une tentative pour percevoir une nouvelle taxe fut bien vite abandonnée et la décision d’abattre ce vestige fut enfin prise.

En ce début 2002, plus rien ne s’oppose à l’entrée dans l’île, des aires de stationnement et de repos seront aménagées à l’emplacement du défunt péage.

NATURA 2000 : on arrive non sans peine à la fin de la première phase de la procédure qui doit aboutir à la rédaction d’un document d’objectifs.

Jugement d’un maire de l’île : « c’est très mauvais puisque je suis incapable de restituer à mes conseillers municipaux le contenu des réunions auxquelles j’assiste ! »

Nous nous tenons à sa disposition pour éclairer son Conseil municipal.

Le port de pêche de l’Herbaudière compte 70 bateaux et 270 marins. Les résultats de l’année 2001 sont bons : si le tonnage pêché a diminué légèrement, la valeur du poisson a augmenté.

Ont été débarquées à la criée municipale :

645 tonnes de soles, 157 tonnes de bars, 372 tonnes de congres, 315 tonnes de seiches et de casserons.

Cependant les scientifiques préconisent une baisse importante des captures de soles dont le stock, surexploité, devient aléatoire. La montée en puissance régulière de la flottille de fileyeurs a fini par fatiguer la ressource.

Une baisse de 50 à 60% des captures de cette espèce est préconisée pendant cinq ans.

Un rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques vient de conclure : L’éolien n’est pas, en France ni dans aucun pays développé, la solution miracle. Les auteurs de cette étude préconisent plutôt un recours au solaire et aux biocarburants.

Le District de l’île de Noirmoutier n’est plus, la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier a pris sa place. Le Conseil de District est devenu le Conseil communautaire.

Cérémonie des voeux à Barbâtre, l’allocution du Premier Adjoint est tellement discourtoise que le Maire de l’Épine quitte la salle. C’est encore une illustration de la volonté de diviser les élus de l’île pour mieux les utiliser.

Le 4 février le Conseil portuaire émet un avis favorable pour engager les travaux de dragage du chenal et du port de l’Herbaudière à compter du 15 octobre 2002.

La bonnette est plantée, rendez-vous début mai pour la dégustation.

Gros émoi sur notre île : une demi-douzaine de sangliers sont arrivés sur l’île, par le Gois ? par le pont ? Les cultivateurs de pommes de terre inquiets ont fait appel à la Direction Départementale de l’Agriculture pour éloigner ces amateurs de pommes de terre. Une battue à été organisée, sans grand résultat : ils sont passés par ici, ils sont repassés par là …

L’Association pour la sauvegarde et la valorisation des Pays du Gois a décidé d’engager une procédure contentieuse devant le Tribunal Administratif de Nantes, en vue d’annuler le permis de construire accordé pour les huit centrales éoliennes en projet dans un polder de Bouin.

Les promoteurs de parcs d’éoliennes s’installent volontiers dans des endroits très ventés qui sont souvent des sites remarquables. De plus en plus ces choix d’installation sont contestés.

Il faudra sans doute trouver un moyen terme entre la rentabilité maximum et la qualité des sites.

Grosse inquiétude pour le Maire de l’Épine, le prix de vente de la colonie de vacances de Saint-Jean était trop lourd pour le budget de la commune et cette magnifique portion de rivage risquait de tomber entre les mains d’acheteurs privés.

Après beaucoup de démarches et avec l’aide de son Vice Président, M. Retailleau, le Conseil Général acceptait de subventionner l’achat de ces 18 000 m2.

Il ne restera plus que 600 000 F à payer pour conclure l’acquisition.

L’île et l’océan

Article du Bulletin N° 31

Les tempêtes de la saison hivernale de 1999 ont révélé la fragilité des ouvrages de défense contre la mer qui sont sensés protéger l’île de Noirmoutier. L’émoi causé par ces tempêtes s’est ajouté au traumatisme dû à la catastrophe de l’Erika.

À cette occasion, les responsables politiques ont su capter l’attention du gouvernement et un programme de renforcement des défenses a été décidé : afin d’assurer la sécurité des habitants et des activités économiques, notamment dans les secteurs localisés en dessous du niveau des plus hautes eaux, une rénovation générale des ouvrages (digues, perrés, murs de protection, rechargements) doit être engagée selon un programme pluriannuel de travaux.

Pour ceux qui s’en souviennent c’était l’époque où le président du District de Noirmoutier avait annoncé à grand bruit qu’il fallait rehausser d’un mètre toutes les digues de la baie de Bourgneuf.

Heureusement, pour éviter toute décision précipitée, le Conseil Général de la Vendée mandatait un bureau d’étude d’ingéniérie et conseil, la société ANTEA pour établir d’une part un diagnostic des ouvrages existants et d’autre part proposer les meilleurs solutions de renforcement, de consolidation ou de rehaussement. Tout le littoral de l’île de Noirmoutier soit 56 km a fait l’objet d’un rapport d’étude.

Les désordres sur les ouvrages de protection du littoral sont en général liés aux actions hydrodynamiques, à la fréquentation des sites, à la faiblesse de structure des ouvrages, à l’action érosive de l’océan et à une maintenance insuffisante.

Ces facteurs ont été relevés et on fait l’objet d’études. Une partie des conclusions de cette étude est présentée ici.

MONTÉE DU NIVEAU MOYEN DES OCÉANS

Sommes-nous en train de modifier le climat ? Les experts ne sont pas capables d’apporter une réponse claire et définitive à cette question.

Le niveau moyen de la mer monte-t-il ? Il semble raisonnable de supposer que, compte tenu des évolutions constatées à Brest (mesure des niveaux sur une longue période), et des résultats des modèles numériques et des observations par satellites, l’augmentation du niveau moyen de la mer en Vendée sera de l’ordre de 2 mm par an pour les années à venir, avec une probable accélération dans les prochaines décennies. (suite page 3)

FISSURE DANS UNE DIGUE DE LA BAIE DE BOURGNEUF

QUELQUES DÉFINITIONS

PHÉNOMÈNES INFLUANT SUR LE NIVEAU DE L’OCÉAN.

Les niveaux d’eau extrêmes dépendent à la fois de la marée astronomique (celle que l’on retrouve sur « l’horaire des marées ») et des phénomènes de surcote-décote d’origine météorologique.

La Surcote ou la décote : ce phénomène est la mesure de la différence entre le niveau d’eau observé et celui qui est prédit par le SHOM en se référant à la marée astronomique.

Le phénomène est amplifié en fond de baie ou d’estuaire, minimisé au niveau des caps et des avancées.

L’effet barométrique inverse : par forte pression (généralement beau temps) il y a décote, l’eau monte moins.

En régime de basse pression (généralement mauvais temps) il y a surcote, l’eau monte plus. Pour une dépression très accentuée (960 hectopascals) la surcote due à cet effet est d’environ 50 cm.

Le vent : un vent provenant de la terre pousse l’eau vers le large, il provoque une décote. Un vent qui vient de la mer accumule l’eau près du rivage, il provoque une surcote.

Par faibles fonds les dénivellations peuvent être importantes : pour un vent du large de 100 km/h, la surcote peut atteindre 0,15 m.

Le Set up : c’est la surélévation du niveau moyen due au déferlement des vagues.

Le Surf beat : le déferlement des trains de vagues provoque un phénomène de résonance. Ce phénomène multiplie par deux ou trois la surélévation due au set up.

L’onde de tempête : la surcote maximale provoquée par les phénomènes qui accompagnent une tempête se déplace à la même vitesse que la dépression à l’origine de la tempête. Suivant la vitesse de déplacement et sa direction par rapport au rivage, il peut y avoir accumulation au rivage.

Le 26 décembre 1999, la Baie de Bourgneuf a été exposée à une onde de tempête, ce qui peut expliquer la surcote observée (plus de 1,4 m) plus importante que la surcote centenaire calculée par le SHOM.

Les seiches : dans une zone confinée (port ou baie) il peut se produire des oscillations qui renvoient une onde d’une rive à l’autre et ainsi s’ajoutent aux autres phénomènes de surcote.

Pour l’île de Noirmoutier on fait une distinction entre la façade atlantique et la façade orientale côté Baie de Bourgneuf.

Pour la façade orientale, le phénomène de surcote est amplifié par la faible profondeur d’eau et le confinement des eaux entre l’île et le continent. De plus le phénomène de seiche peut se superposer à la surcote.

La façade atlantique est exposée aux houles, les paramètres tels que le Set up et le Surf beat sont bien plus importants.

ATTENTION : le zéro des cartes marines est le point le plus bas que la mer puisse atteindre du fait de la marée. Les cartes marines indiquent les profondeurs du sol au dessous du niveau des plus basses mers,

le zéro des cartes terrestres (zéro IGN) est le niveau moyen des mers (le niveau de mi marée).

A Noirmoutier l’écart entre ces deux repères est d’environ 3 mètres.

LE FOND DU PORT DE MORIN EST VISIBLEMENT AU DESSUS DU ZÉRO DES COTES MARINES.

SUR LA CÔTE ATLANTIQUE, LÀ Où LE PHÉNOMÈNE DE SURCOTE EST LE PLUS SPECTACULAIRE, LES ENROCHEMENTS N’ARRÊTENT PAS L’ÉROSION.

IL FAUT IMPÉRATIVEMENT CONJUGUER L’ACTION STABILISATRICE DES ÉPIS À LA PROTECTION « DURE » DE L’ENROCHEMENT.

Le cabinet d’études Antéa a successivement et soigneusement analysé les effets de la pression atmosphérique, du vent, du déferlement des vagues, de l’onde de tempête et aussi des particularités de la façade atlantique et de la façade orientale de l’île.

Le cabinet conclut :

Sur l’île de Noirmoutier, il est proposé de retenir pour niveau d’eau extrême pour la décennie en cours :

– sur le littoral de la baie de Bourgneuf : + 3,90 m IGN

– au Sud immédiat de Noirmoutier-en-l’Île : + 4,00 m IGN (effet d’entonnoir et confinement des eaux),

– sur le littoral atlantique : + 4,10 m IGN (effets du déferlement des vagues ).

L’élévation du niveau des mers devra être prise en compte, soit 20 cm à l’horizon 2050 et + 50 cm à la fin du siècle selon la tendance actuelle.

LES PRÉCONISATIONS :

Une reconnaissance de terrain a permis de déterminer les maux dont souffraient les ouvrages et des grands principes de restauration ont été préconisés :

1. rehausser l’ensemble des berges des étiers (partie à l’aval de la vanne soumise aux marées et aux surcotes) à la cote + 4 m IGN. Entretenir ces digues.

2. pour les digues de protection des polders :

– coté mer : recharger les parties bétonnées avec des enrochements jusqu’en partie haute des ouvrages (zone exposée aux agitations), renforcer les murs et murets (étanchéité) rehausser ces murets à +4,3 m IGN dans les zones non exposées aux agitations et à + 5,1 m IGN dans les zones les plus exposées .

– coté polder : recharger la pente arrière des talus en l’adoucissant (3 horizontal pour deux vertical) là où il est possible de décaler le chemin d’accès arrière des ouvrages.

– zones non accessibles par l’arrière : créer une berne de 5 m de large coté baie de Bourgneuf, berne à araser entre +3 et +4 m IGN. Elle sera protégée par des enrochements, et une dalle en béton servira de chemin d’entretien. Il n’est pas nécessaire de recharger le talus en enrochements ni de reprendre le muret .

– zones présentant une arrivée d’eau en arrière de la digue : soit créer un écran étanche côté terre, soit créer un massif drainant en pied de talus côté terre.

3. pour les zones naturelles :

– entretenir les dunes (ganivelles, branchages, rechargement des zones les plus abîmées avec du sable de bonne granulomètrie)

– réaliser des chemins d’accès à la plage,

– ne pas créer de points durs (cale de mise à l’eau, perrés bas non ensablés, …) sauf mesures correctrices.

4. pour le littoral aménagé :

– favoriser les solutions douces (rechargement de sable, épis de maintien de sable, perrés bas recouverts de sable,…),

– supprimer les ouvrages les plus agressifs (perrés hauts), les remplacer par des solutions douces,

– uniformiser les protections en évitant de mettre côte à côte des protections dures et douces.

Les actions de maintenance sont bien sûr demandées :

– maintenance relative au vieillissement normal des ouvrages, la surveillance des profils dunaires et des plages permet de déceler les zones d’érosion et d’engraissement.

– maintenance après un événement exceptionnel : une intervention doit être réalisée dans l’urgence et des travaux devront être engagés rapidement ( il est exclus d’intervenir sur un ouvrage naturel en le remplaçant par un ouvrage artificiel).

Des visites de contrôle doivent être planifiées, annuelles, quinquennales et après chaque tempête exceptionnelle.

Lors de la dernière enquête publique relative aux travaux de défense contre la mer, nous avions déjà affirmé le danger de toute modification inconsidérée du trait de côte, l’ inconséquence à abuser des enrochements au détriment du piégeage du sable et l’importance de l’entretien.

Nous retrouvons tous nos arguments dans cette étude. De plus, contrairement aux décisions qui allaient être prises le rehaussement des digues n’est pas préconisé, par contre on constate que les digues actuelles ont été mal conçues, mal entretenues : il va falloir les consolider à grands frais. Nos élus vont encore devoir arbitrer entre une réfection bien faite et des replâtrages économiques.

Le comité de suivi des travaux de défense contre la mer va enfin se réunir, nous y participerons et suivrons attentivement les mesures prises.

Les Noirmoutrins et le dévasage

Article du Bulletin N° 31

Hiver 1993, l’atmosphère était plus qu’houleuse à Noirmoutier. Après un simulacre d’enquête publique le Préfet avait autorisé le dévasage du port mais Vivre l’île 12 sur 12 avait obtenu du Tribunal Administratif l’arrêt des travaux. La Chambre de Commerce et d’Industrie, furieuse, réclamait à l’association 670 000 F de dommages et intérêts . Les politiciens locaux, complices et démagogues, montaient les marins pêcheurs contre l’association : des maisons étaient barbouillées de goudron, des menaces physiques étaient proférées, …

En ce printemps 2002, l’attitude des Noirmoutrins n’est plus la même. Les campagnes d’information auprès de nos adhérents, dans la presse nationale et régionale, à la radio, à la télévision, auprès des syndicats professionnels, auprès d’associations nationales et internationales de défense de l’environnement, ont fini par faire comprendre à nos concitoyens la nature réelle de ce type d’opération : l’utilisation de la mer comme une poubelle dans laquelle on peut de débarrasser impunément de produits toxiques.

Les extraits de presse ci-dessous illustrent ce net changement de perception :

– « aucun rejet en mer, risquant d’engendrer une pollution ponctuelle ou durable, ne saurait être toléré. En particulier les professionnels ostréiculteurs s’opposent à tout rejet contenant des matières toxiques. Ils exigent donc que les solutions retenues donnent toute assurance et qu’un suivi rigoureux et adapté soit réalisé … » Jacques Sourbier, Président de la Section régionale conchylicole. (Ouest-France 23 janvier)

– « l’association regrette que le nouveau dossier occulte complètement les résultats des tests d’écotoxicologie. On ne peut être d’accord avec les dernières conclusions des bureaux d’étude qui ne raisonne plus que sur la pollution du cuivre » … Association l’Arée (Ouest-France 18 janvier)

– Jacques Sourbier encore (Courrier Vendéen 24 janvier) La Section régionale conchylicole envisage de déposer un recours auprès du Tribunal Administratif

– « Nous espérons que d’ici l’automne, le Préfet et les services de l’État reverront la possibilité de traitement à terre des déchets toxiques » Le Groupe littoral des Verts, Courrier vendéen 24 janvier

– « s’il y avait des recours la CCI serait très condamnable  » Le maire de Noirmoutier Courrier Vendéen, 24 janvier

– « En aucun cas le rejet à la mer ne peut être une solution excluant des conséquences dommageables à un titre ou à un autre » Madame Hélène Decaux, Présidente de l’association « les Amis de Noirmoutier ».

Nous nous sentons quand même moins seuls. Lors des opérations précédentes les membres de Vivre l’île 12 sur 12 étaient presque unanimement considérés comme un ramassis de farfelus dangereux dont l’objectif était d’empêcher les « honnêtes gens » de travailler.

Cette prise de conscience des Noirmoutrins est certainement une des retombées positives à Noirmoutier de nos actions en faveur de la protection de l’environnement.

Le calendrier

Article du Bulletin N° 31

Le Courrier Vendéen du 31 janvier 2002 rapportait une déclaration de la CCI :

« les travaux se dérouleront durant la deuxième campagne, entre octobre 2002 et avril 2003. Cette décision prise en concertation avec le comité local des pêches et la SA du port de plaisance, sera soumise à l’avis du Conseil portuaire qui se tiendra le 4 février prochain. La CCI procède actuellement à une consultation pour sélectionner un cabinet spécialisé qui aura pour mission d’assurer la maîtrise d’oeuvre ainsi que le pilotage des travaux. »

Nous tirons trois enseignements de cette déclaration

1. Il est devenu beaucoup moins urgent de désensabler le chenal en dépit de toutes les déclarations fracassantes sur la sécurité dans le dit chenal,

2. Ce n’est plus la Direction départementale de l’Équipement qui assurera la maîtrise d’oeuvre ET le contrôle comme dans les dernières opérations. C’est bien ! Les organismes de l’État ne doivent pas être à la fois juge et partie, leur fonction doit rester le contrôle,

3. L’opération n’aurait pas lieu ce printemps mais à partir de l’automne prochain.

Nous rappelons une fois de plus que, à notre avis, le désensablage du chenal d’accès peut se faire à n’importe quel moment de l’année, puisqu’il concerne des sédiments qui ne sont pas toxiques.

Dévasage du port de l’Herbaudière

Article du Bulletin N° 31

L’ARRÊTÉ PRÉFECTORAL

Le 31 décembre 2001, le Préfet de la Vendée signait un arrêté autorisant le « dragage du port de l’Herbaudière et de son chenal d’accès et le rejet des sédiments à la côte par conduite et eu large par immersion ».

Le texte de ce décret nous apportait peu des surprise, il reprenait presque intégralement celui qui avait été présenté au Conseil départemental d’hygiène du 13 novembre 2001 et qui lui même confirmait les conclusions du rapport final de la commission d’enquête publique du 25 octobre 2001.

LE DRAGAGE : les opérations de dragage doivent se faire dans l’ordre : 1- le chenal, 2- les sédiments à immerger près de l’îlot du Pilier contenant de fortes proportions de TBT et de Cu, 3- les sédiments écotoxiques à rejeter par conduite à la pointe de l’Herbaudière (en premier lieu le bassin de pêche puis le bassin de plaisance).

Les dragages peuvent être réalisés de jour comme de nuit.

LE REJET À LA CÔTE : la zone de rejet à la côte se situe en bas d’estran. La conduite de rejet se termine en dessous du zéro des cotes marines. Le jet sortant de la conduite se fera dans l’eau, jamais dans l’air, même si la conduite se termine par une remontée ». Nous notons une amélioration qui demandera à être précisée car la rédaction en est ambiguë : si la conduite se termine en dessous du zéro des cotes marines, elle est en-dehors de l’estran et non pas en bas de l’estran. Sur une carte en annexe de l’arrêté on note que la longueur de la conduite qui antérieurement était fixée à 440 m est maintenant évaluée à plus de 450 m sans plus de précision.

C’est une amélioration qui a été apportée par le Préfet.

Le rejet à la côte des sédiments de dragage est limité à 3 mois et demi, il peut commencer à partir du 15 novembre et est arrêté avant le 1 er mars de l’année suivante.

Les sédiments sableux du chenal pourront être dragués et rejetés du 15 octobre au 30 avril.

Les horaires du rejet du dragage sont limités par rapport à l’heure de la marée haute : le rejet n’est pratiqué que de PM (heure de la pleine mer) – 1 heure à PM + 5 heures. Cependant le rejet sableux provenant du chenal peut être permanent.

L’IMMERSION : sauf si elle ne concerne que du sable du chenal, l’immersion sera limitée à la période de la marée descendante.

L’opération d’immersion au large est limitée à 3 mois dans la période allant du 1 er janvier au 31 mars.

Les sédiments sableux du chenal pourront être dragués et immergés du 1 er janvier au 30 avril.

AUTO SURVEILLANCE : Sous la responsabilité des titulaires (CCI et port de plaisance) , l’entreprise de dragage assure l’auto surveillance…..

COMITÉ DE SUIVI : Les titulaires réunissent avant, pendant et après chaque campagne de dragage un comité de suivi rassemblant les partenaires concernés, notamment les membres du conseil portuaire, les associations locales agréées de protection de l’environnement ainsi que les administrations concernées de l’État….

À la suite de la publication de cet arrêté nous avons écrit à Monsieur le Préfet pour lui demander des compléments d’information et un rendez-vous de travail destiné à éviter les interprétations erronées d’un texte forcément succinct. Nous avons reçu des bribes d’information. Notre demande de rendez-vous n’a toujours pas eu de suite.

Catastrophe annoncée

Article du Bulletin N° 30 

Quand vous vous dirigez vers Noirmoutier-en-l’Île, vous quittez le bourg de la Guérinière par le rond-point d’Europe. De ce rond-point, vous pouvez embrasser un paysage encore typique de l’île : prairies, arbres isolés, petites haies, fossés, pièces d’eau. Une zone artisanale est fort opportunément dissimulée par un rideau de cyprès. Jusqu’au triste parking de la grande surface commerciale (Inter Marché) toute proche, le regard n’est pas trop agressé.

Contrairement à l’autre extrémité du bourg, il n’y a pas d’enseignes lumineuses, pas de publicités bariolées, pas de bric-à-brac. Nous sommes encore dans une des parties à peu près intactes de notre île.

Cette situation devait être agaçante, puisqu’on voudrait que cette zone paisible accueille des grandes surfaces commerciales dont la publicité efficace pourrait ainsi “accrocher” l’automobiliste qui emprunterait la route vers Noirmoutier-en-l’Île. C’est l’objet d’une enquête publique qui vient de se terminer à La Guérinière et à laquelle nous avons participé : Monsieur le Maire demande que le Plan d’Occupation des Sols soit modifié afin que des grandes surfaces puissent s’établir dans cette zone.

 LA LOI BARNIER : L’enquête publique relative à cette modification du POS se réfère à la loi Barnier.

Face à l’enlaidissement croissant des entrées de villes et de bourgs en raison du  laxisme des élus locaux qui laissent s’implanter de façon anarchique et incontrôlée des grandes surfaces commerciales, garages , hangars et autres bâtiments, le législateur a réagi par l’intermédiaire de l’article 52 de la loi du 2 février 1995 (art. L.111-1-4c du code de l’urbanisme) dite loi Barnier : à compter du 1er janvier 1997, en dehors des espaces urbanisés des communes, une zone de 100 m de part et d’autre des autoroutes, routes expresses et déviations et de 75 m de part et d’autre des routes classées à grande circulation, est interdite à toute construction ET installation.

Les zonages de POS peuvent y déroger  en le motivant pour des raisons liées aux nuisances, à la sécurité, la qualité architecturale et la qualité de l’urbanisme et des paysages.

Dans notre cas il s’agit bien d’une route à grande circulation et Monsieur le Maire voudrait que soient édifiés, à 25 m de l’axe de la voie, des locaux artisanaux ou commerciaux et leurs installations.

Il doit donc motiver cette transgression de la loi en accordant une attention toute particulière à la qualité architecturale et la qualité de l’urbanisme et des paysages.

 Voyons donc quels gardes-fous Monsieur le Maire a prévu d’opposer à l’imagination souvent consternante des constructeurs de grandes surfaces commerciales.

PERMISSIVITÉ QUASI TOTALE : Pour éviter l’enlaidissement de l’entrée du bourg et conformément à la loi le projet présenté aurait dû s’attacher à garantir :

  • la qualité architecturale,
  • la qualité de l’urbanisme,
  • la préservation des paysages.

1. Qualité architecturale. Quelles sont les contraintes qui garantiront la qualité architecturale :

On demandera au futur promoteur “la conservation des traits dominants de l’architecture locale”. Bien ! Mais on tempère tout de suite :

  •  “les constructions d’architecture non traditionnelle sont autorisées dans la mesure où elles garantissent leur intégration et la cohérence du site”. Ce critère extrêmement vague  risque d’être jugé en fonction de la taxe professionnelle attendue.
  • on pourra de la même façon “accueillir des projets de grande richesse architecturale” . On imagine  la grande richesse architecturale des commerces d’entrée de ville.
  • “les toitures réalisées en tout autre matériaux que la tuile devront avoir une couleur neutre”. Cette restriction sera bien légère à respecter pour un architecte  : elle se prête à toutes les fantaisies.Une toiture savoyarde en lauze, un toit normand en chaume, un toit angevin en ardoise seront tout à fait dans le cadre de cette prescription.
  • “les bâtiments connexes (tous les bâtiments qui ne font pas partie de corps principal) peuvent prendre des formes plus contemporaines (toitures terrasses, bardage verre). La liberté devient donc absolue dans ce cas !

 Avec de telles prescriptions le promoteur fera ce qu’il voudra. La garantie de l’intégration au paysage patrimonial de l’île n’existe pas.

 2. Qualité de l’urbanisme. les contraintes sont tout à fait banales.

 3. Les paysages.

  •  aucune contrainte en ce qui concerne les panneaux publicitaires Le souci du commerçant sera bien évidemment que son établissement soit le plus apparent possible, du plus loin possible.
  • la marge de recul comprise dans les 25 m devra être aménagée en espace paysager par le constructeur. Cette affirmation est appuyée par un panneau  qui montre que cette bande de terrain comprendra un talus bas genre bossis[1]  parallèle à la route. Une “vue d’artiste” fait figurer des arbres vigoureux sensés dissimuler les constructions.

Ce panneau, qui n’engage à rien puisqu’il ne fait pas partie du dossier d’enquête, n’est pas une garantie. Par nature, les commerçants qui s’installeront là voudront, tout à fait logiquement, être les plus visibles possibles. Il est tout à fait mensonger de vouloir faire croire au public que  cette zone commerciale sera intégrée au paysage caractéristique de l’île.  Comme l’illustre le parking du super marché voisin, les contraintes paysagères ne sont pas un gros souci.

  • l’extension de la zone doit présenter une image valorisante pour la commune comme pour l’île. Une zone commerciale est-elle une image valorisante dans le contexte noirmoutrin? d’autant que le réglement prévu autorise l’implantation d’installations classées.

Ce projet permettrait de faire perdre à cette zone tout caractère patrimonial. Cette entrée du bourg serait encore plus laide que celle du Bonhomme et égalerait les innombrables entrées de ville abandonnées par les élus à un commerce tapageur et agressif.

Nous avons demandé au commissaire enquêteur d’émettre un avis défavorable.

Pétition en faveur de la Loi “littoral”

Article du Bulletin N° 29 

Vous n’êtes pas sans savoir que la loi littoral est au cœur de l’actualité :

  • dérogations à l’application de la loi dans certaines régions comme la Corse,
  • pas d’application dans les estuaires en dépit d’une décision du conseil d’État.

Cette loi n’a pas empêché l’urbanisation mais a rationalisé la constructibilité. Aujourd’hui on voudrait légaliser les constructions illégales et permettre à nouveau une bétonnisation à outrance dans certaines régions trop “vierges”.

FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT LANCE UNE GRANDE PÉTITION EN FAVEUR DE LA LOI LITTORAL.

Cette action a pour objet de dénoncer l’art. 12 du projet de loi sur la Corse adopté provisoirement par l’Assemblée Nationale et qui autoriserait à déroger pour ces départements. Plus généralement France Nature Environnement s’inquiète des projets tendant à remettre en cause les acquis d’une grande loi de protection de l’environnement, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée Nationale en 1986.

Natura 2000

Article du Bulletin N° 29

LA MISE EN ŒUVRE DU RÉSEAU NATURA 2000 EN FRANCE :

Natura 2000 est le nom que portera le réseau de sites européens, préservés pour la qualité de leur faune et de leur flore. L’objectif de ce réseau est de favoriser la conservation durable des milieux naturels qui font la richesse biologique des quinze pays de l’Union européenne. Avec la volonté affirmée que cette conservation se fera en tenant compte des “exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales”.

Pour la mise en œuvre de la directive “habitats”  la France s’est dotée d’un outil unique en Europe, le document d’objectifs. Pour chaque site devant s’intégrer au future réseau Natura 2000, l’État confie à une structure le soin de rédiger ce document qui ne Continuer la lecture

L’îlot du Pilier

Article du Bulletin N° 29 

L’ASPECT PHYSIQUE :

Situé à 4 km à l’Ouest de la pointe de l’Herbaudière, l’îlot du Pilier s’étire selon un axe Nord-Ouest – Sud-Est sur une longueur de 700 m  et sur une largeur de 20 à 50 m selon les endroits.

Une surface tabulaire assez régulière s’étend sur tout l’îlot et surplombe la mer d’une hauteur de 7 à 8 m. La côte est très découpée, les saillants rocheux sont nettement marqués et alternent avec des criques étroites.

 L’îlot du Pilier est relié à Noirmoutier par des hauts-fonds de granit et de gneiss.

Quelques petites plages de sable fin s’adossent au pied des falaises basses sur la côte Nord-Est.

Au Nord, à faible distance de l’îlot, un plateau rocheux de faible étendue, Les Chevaux, découvre à marée basse. On peut, en veillant à ne pas s’y laisser prendre par la marée, s’y baigner et y pêcher.

La présence humaine se traduit par Continuer la lecture

Dévasage

Article du Bulletin N° 29

De nouveau le cauchemar !
Le 25 juin 2001, une rencontre avec le Sous-Préfet nous informait de la nouvelle méthode de dévasage du port de l’Herbaudière qui serait proposée en enquête publique. Lors de l’Assemblée générale du 12 juillet, nous vous faisions part de notre inquiétude. Nos pressentiments étaient justifiés.

HISTORIQUE RAPIDE :
Tous les six, sept ans, l’accumulation des sédiments dans le port de l’Herbaudière provoque une remontée des fonds donc une diminution de la hauteur d’eau dans le chenal et dans les bassins ; les bateaux de pêche commencent à avoir des difficultés à regagner les postes à quai s’ils se présentent à des heures très éloignées de la marée haute. Il faut donc draguer le port.
L’avant dernier dragage a eu lieu en 1985, le dernier en 93-94. La méthode était simple : les vases toxiques étaient aspirées dans le port et refoulées, par une conduite, sur l’estran, de l’autre côté de la pointe de l’Herbaudière. Tous deux ont provoqué des Continuer la lecture

Brèves

Article du Bulletin N° 29

Nous avons rencontré le nouveau Président du district et assisté aux travaux du Conseil de district. Il est certain que l’esprit de cet organisme intercommunal a changé : les décisions ne seront plus le fait d’un petit groupe d’exécutants bien encadrés par un politicien expérimenté. Par exemple, quand il s’agira de définir les nouveaux statuts intercommunaux, tous les conseillers municipaux de l’île seront informés et consultés.

Vis à vis de “Vivre l’île 12 sur 12” aussi, l’esprit a changé : nous ne sommes plus l’ennemi à abattre par tous les moyens et, il faut l’avouer, c’est plus confortable.

Le Martroger III a été construit en 1933. Voilier doté d’un moteur, il a assuré  le balisage de la côte vendéenne, particulièrement de Saint-Gilles à Noirmoutier,  jusqu’en 1991. Le District de Noirmoutier a alors,engagé sa remise en état pour un projet mal défini.

Au 30 mars 2001, 2 553 000 F ont été utilisés pour sa restauration. Il reste, entre autres, à financer les aménagements intérieurs

On ne sait pas à qui  va être confiée sa gestion et quelle va être son utilisation.

Par contre, en juin 2001, Jean-Luc Berthaud, maître d’oeuvre du District, précise :

1. qu’il n’approuve pas le choix retenu par l’équipe précédente du District pour l’aménagement intérieur,

2. que le choix de la modification du gréement lui semble inopportun. Il pense qu’il y a une relation  entre l’augmentation de la voilure et le comportement actuel du navire (problème de roulis important par vent de travers).

On croit rêver 10 ans et 2,5 MF pour en arriver là ! Le contribuable de Noirmoutier a bon dos.

Le Parc littoral du Gois. Encore un projet nébuleux qui a déjà coûté :

en 1999, 1,3 MF et en 2000, 1,2 MF

étaient prévus,

en 2001 : 1,3 MF ;  en 2002 :1,5 MF ; en 2003 : 3,9 MF ; en 2004 : 4,3 MF.

Soit 13,5 millions de francs pour un projet dont  on n’est pas capable de préciser quel sera son budget de fonctionnement. Étonnant non !

Le 5 juillet 2001, on s’aperçoit que l’écluse de Caillat est inadaptée, que la configuration actuelle des îlots ne convient pas et que cet automne, il faudra tout assécher pour recommencer une partie des travaux.

La campagne procédurière se poursuit. Après le recours devant le tribunal administratif de Joël Faucher qui contestait la victoire électorale de Maurice Chardonneau, maire de Noirmoutier,  maintenant c’est notre Sénateur qui utilise la première erreur de forme du nouveau Conseil municipal de l’Épine. Aussi procédurier que son poulain de Noirmoutier, il traîne Jean Marie Palvadeau devant les tribunaux.

Il avait déjà contesté, début avril, la composition du Conseil de district.

Les résultats des élections   sont quelquefois durs à avaler. Mais c’est cela la démocratie !

Assemblée générale de l’association

Article du Bulletin N° 29

Jean Bodin, notre Président, accueille les participants, évoque rapidement les résultats dernières élections municipales, rappelle que l’Assemblée se terminera par un “vin d’honneur”  et passe la parole à  Marie-Thérèse Beauchêne, notre Vice-Présidente. celle ci commence par quelques chiffres.

À la fin de l’année 2000, l’association comptait 751 adhérents.
À ce jour, 430 adhérents ont payé leur cotisation 2001,
Le quorum est donc de 110 votes.
L’assemblée générale de ce  soir rassemble 110  adhérents et nous avons reçu 239 pouvoirs.
Le quorum (un quart des membres inscrits dont les cotisations sont à jour) est largement atteint, l’assemblée pourra délibérer.

L’Assemblée générale commencera ce soir par le rapport d’activité et la présentation des affaires en cours, elle se poursuivra par le rapport financier.  Ces deux parties devront être approuvées par un vote à la majorité des présents et des pouvoirs remis. Le quitus sera ainsi donné aux administrateurs.
Le fonctionnement de l’association sera évoqué puis des élections au conseil d’administration auront lieu. L’assemblée se terminera par les questions des participants  nous essayerons d’y répondre. Continuer la lecture

Printemps électoral

Article du Bulletin N° 28 

PREMIER TOUR : les têtes de listes obtenaient

Noirmoutier-en-l’Île :

–  Maurice Chardonneau (maire sortant) 32,88 %

– Noël Faucher (candidat appuyé par le Sénateur Oudin) 31,37 %

– Jean Pierre Chartier ( ex premier adjoint ) 18,33 %

– Jean Marie Berthet 17,47 %

Les trois premières listes se maintiennent.

Barbâtre : 984 votants

– Henri  Poignant (maire sortant) 419 voix

– Suzanne Laurent 425 voix

– Michel Fourage 239 voix

Les trois listes se maintiennent

La Guérinière : 863 votants

– Philbert Palvadeau (maire sortant)  414 voix, élu avec 8 candidats de sa liste

– Gendron Gilles 364 voix

La majorité est acquise au sortant, il reste 6 postes à pourvoir.

L’Épine :  1067 votants

– Yvan Devineau (maire sortant) 408 voix

– Jean Marie Palvadeau 611 voix , élu

La majorité est acquise à Jean Marie Palvadeau, il reste 9 sièges à pourvoir. Le Maire sortant,  désavoué, ne se présente plus.

 DEUXIÈME TOUR :

Noirmoutier-en-l’Île :

Maurice Chardonneau : 1257 voix, réélu. Le conseil comprend une majorité de 21 membres, l’opposition 8 membres.

Noël Faucher : 1223 voix, dépose un recours (qui ne sera pas accepté par le tribunal administratif) . Il obtient 6 sièges.

Jean Pierre Chartier : 467 voix. Il obtient 2 sièges

Barbâtre :

Suzanne Laurent avec 10 élus occupera le poste de Maire

Henri Poignant obtient 5 élus, il n’est lui-même pas élu.

La Guérinière :

La liste d’opposition obtient les 6 postes qui restaient à pourvoir.

Philbert Palvadeau sera élu Maire

L’Épine :

Jean Marie Palvadeau obtient 17 élus sur 19, il sera élu Maire

Pour l’équipe sortante c’est la déroute.

CONSEIL DE DISTRICT :

Le basculement prévu à la suite des élections municipales se produit lors de la réunion du Conseil de district du 20 mars. Deux candidats se présentent : Jacques Oudin, sénateur  et conseiller général, président du district depuis 25 ans et Luc Bonnifait, adjoint spécial pour Le Vieil au Conseil municipal de Noirmoutier.

Luc Bonnifait l’emporte par un score sans appel : 15 voix contre 8.

Les six Vices-Présidents sont ensuite élus : dans l’ordre, Jean Marie Palvadeau maire de l’Épine, Maurice Chardonneau maire de Noirmoutier, Philbert Palvadeau maire de la Guérinière, Suzanne Laurent maire de Barbâtre, Jacques Sourisseau premier adjoint à Noirmoutier, Roger Devineau premier adjoint à l’Épine.

 C’est avec cette équipe et dans le cadre de la démocratie participative que nous souhaitons travailler pour le bien de notre île.

Loi de solidarité et de renouvellement urbains

Article du Bulletin N° 28

La loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbains traduit la volonté de promouvoir un développement des territoires plus cohérent, plus durable et plus solidaire. Pour répondre à cet objectif, le loi apporte des réformes profondes dans les domaines de l’urbanisme, de l’habitat et des déplacements.

Certaines de ses dispositions ont été d’application immédiate mais la mise en oeuvre de la plupart d’entre elles s’échelonnera tout au long de l’année. Le décret n° 2001-260 du 27 mars 2001 a modifié le code de l’urbanisme et le code de l’expropriation et défini les documents d’urbanisme.

Dans ce dossier nous passerons rapidement sur les dispositions qui concernent les agglomérations et nous nous attarderons surtout sur les aspects de la loi qui influeront directement sur le développement de notre île.

TROIS GRANDS PRINCIPES :

La rédaction des nouveaux documents d’urbanisme devra permettre :

1. d’assurer l’équilibre entre le renouvellement urbain, un développement urbain maîtrisé, le développement de l’espace rural, d’une part, et la préservation des espaces affectés aux activités agricoles et forestières et la protection des espaces naturels et des paysages, d’autre part, en respectant les objectifs du développement durable ;
2. de respecter la diversité des fonctions urbaines et la mixité sociale dans l’habitat urbain et dans l’habitat rural, en prévoyant des capacités de construction et de réhabilitation suffisantes pour la satisfaction, sans discrimination, des besoins présents et futurs en matière d’habitat, d’activités économiques notamment commerciales, d’activités sportives ou culturelles et d’intérêt général ainsi que d’équipements publics, en tenant compte, en particulier de l’équilibre entre emploi et habitat ainsi que des moyens de transport et de la gestion des eaux ;
3. de contrôler une utilisation économe et équilibrée des espaces naturels, urbains, périurbains et ruraux, la maîtrise des besoins de déplacement et de la circulation automobile, la préservation de la qualité de l’air, de l’eau, du sol et du sous-sol, des écosystèmes, des espaces verts, des milieux, sites et paysages naturels ou urbains, la réduction des nuisances sonores, la sauvegarde des ensembles urbains remarquables et du patrimoine bâti, la prévention des risques naturels prévisibles, des risques technologiques, des pollutions et des nuisances de toute nature.

LES DOCUMENTS D’URBANISME :

Trois documents d’urbanisme sont maintenant chargés de la mise en oeuvre de ces principes :

– les schémas de cohérence territoriale qui, par commodité, vont rapidement être désignés par leur abréviation SCOT,

– les plans locaux d’urbanisme (abréviation PLU ) qui vont remplacer nos vieux POS,

– les cartes communales qui se substitueront aux Modalités d’application du règlement national d’urbanisme (MARNU), elles ne concerneront pas les communes de l’île.
LES SCOT (schémas de cohérence territoriale).
Mise en application :1 janvier 2002.

La loi du 7 janvier 1983 portant transfert de compétence avait privilégié la gestion de proximité : les communes avaient bénéficié du pouvoir de décider de l’urbanisme local. Il s’en était suivi des Plans d’occupation des sols (POS) centrés sur la commune et ignorant le plus souvent le développement des communes voisines. Cette prospective (quand elle existait) à l’échelle de la commune ne concourrait pas toujours à optimiser l’aménagement du territoire.

L’État va maintenant inciter les élus à définir en commun la manière dont leur territoire (agglomération ou zone littorale) doit évoluer à travers un SCOT. Plus précisément, dans certains cas, les communes qui auront refusé de s’engager dans cette logique de cohérence verront les possibilités de développer l’urbanisation de leur territoire limitées par la loi.

1. L’élaboration du SCOT : le SCOT est élaboré par un Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) ou un syndicat mixte qui doit disposer le la compétence spécifique “schéma de cohérence territoriale”. Après consultation du Préfet et des personnes associées, l’EPCI met à l’enquête publique le projet de SCOT puis l’approuve ensuite.

L’EPCI en suit l’application et procède obligatoirement à un bilan au moins tous les dix ans pour décider de confirmer sa validité ou de le réviser complètement ou partiellement. À défaut de ce bilan le SCOT devient caduc.

2. Le contenu des SCOT (art. L. 122-1) Les SCOT exposent le diagnostic établi au regard des prévisions économiques et démographiques et des besoins répertoriés en matière de développement économique, d’aménagement de l’espace, d’environnement, d’équilibre social de l’habitat, de transports, d’équipements et de services.

Ils présentent le projet d’aménagement et de développement durable retenu, qui fixe les objectifs des politiques publiques d’urbanisme en matière d’habitat, de développement économique, de loisirs, de déplacements des personnes et des marchandises, de stationnement des véhicules et de régulation du trafic automobile.

… ils fixent les orientations générales de l’organisation de l’espace et de la restructuration des espaces urbanisés et déterminent les grands équilibres entre les espaces urbains et à urbaniser et les espaces naturels et agricoles ou forestiers. Ils apprécient les incidences prévisibles de ces orientations sur l’environnement.

….

3. Le périmètre du SCOT : le périmètre du SCOT est arrêté par le Préfet sur proposition des communes ou de leurs groupements. Il doit être d’un seul tenant et sans enclave. Il tient compte des Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) existants, des groupements de communes, des Pays et Parcs naturels, des Plans de déplacement urbain et de toutes autres réalités de fonctionnement du territoire.

4. Une mesure d’incitation : les limites à l’extension de l’urbanisation ; à partir du 1° janvier 2002, les communes

– qui n’auront pas de SCOT,

– qui seront situées dans un rayon de 15 km autour des agglomérations de plus de 15 000 habitants,

– ou situées dans une bande de 15 km en arrière du rivage ( notre cas ),

ne pourront plus ouvrir à l’urbanisation des zones naturelles et des zones d’urbanisation future.

Elles pourront cependant demander une dérogation limitée au Préfet après avis de la Commission départementale des sites et de la Chambre d’agriculture.

Les communes vendéennes situées dans la bande des 15 km du rivage et celles situées dans un rayon de 15 km autour de Challans, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, les Sables-d’Olonne, la Roche-sur-Yon, Fontenay-le-Comte sont donc concernées par cette limitation à une éventuelle extension de leur urbanisation.

Il faut y ajouter quelques communes vendéennes qui se trouvent dans la zone des 15 km de Cholet et de Niort.

On peut penser raisonnablement que pour toutes ces communes l’élaboration de SCOT va devenir une nécessité.

LE POS EST MORT, VIVE LE PLU :

La suppression du POS (plan d’occupation des sols) et l’instauration du PLU (plan local d’urbanisme) ont pris effet le 1 avril 2001. En lieu et place des POS les plans locaux d’urbanisme devront non seulement, comme les POS, édicter des règles d’occupation du sol mais aussi donner aux communes un cadre cohérent pour les différentes actions d’aménagement durable qu’elles engagent.

Le PLU s’appliquera sur tout le territoire et intégrera dans une réflexion tous les projets d’aménagement de la commune, il devra donc être compatible avec les autres documents de planification (plan de déplacements urbain, plan local d’habitat, schéma de mise en valeur de la mer, …) et bien sûr et surtout avec le SCOT s’il existe.

1. Le contenu du PLU : le PLU comprend :

1.1. un rapport de présentation avec :

– un diagnostic établi au regard des prévisions économiques et démographiques qui précise les besoins répertoriés en matière de développement économique, d’aménagement de l’espace, d’environnement, d’équilibre social de l’habitat, de transports, d’équipements et de services ;

– l’analyse de l’état initial de l’environnement ;

– l’explication des choix retenus ;

– la présentation du “ projet d’aménagement et de développement durable” qui doit prendre en compte les différentes facettes du projet communal (habitat, sauvegarde de la diversité commerciale des quartiers, déplacements, traitement des espaces publics, stationnement, préservation et mise en valeur des paysages, qualité des entrées de ville, secteurs à renouveler et à protéger ) ;

– l’évaluation des incidences du PLU sur l’environnement.

1.2. un règlement qui définit :

– les zones urbaines dites “ zones U ”,

– les zones à urbaniser dites “ zones AU ”,

– les zones agricoles dites “ zones A ”,

– les zones naturelles et forestières dites “ zones N ”.

Le règlement fixe aussi les règles applicables à chacune de ces zones.

1.3. des annexes.

2. Les nouveautés.

À part la définition de nouvelles zones et de leur appellation le PLU installe un certain nombre de changements :

– l’instauration obligatoire d’un débat en Conseil municipal sur les orientations générales du projet d’aménagement et de développement durable de la commune,

– la mise en oeuvre systématique de la concertation pour l’information de la population,

– la suppression du dispositif d’application anticipée,

– la possibilité de révision d’urgence, pour un projet d’intérêt général. L’enquête publique porte à la fois sur le projet et sur la révision du PLU,

– le PLU doit couvrir l’ensemble du territoire communal,

– les ZAC sont intégrées au PLU. Elles ne constituent plus des secteurs à part,

– l’accent est mis sur l’aspect extérieur des constructions qui doivent contribuer à la qualité architecturale et à leur insertion harmonieuse dans le milieu environnant,

– on ne parle plus de surface minimale de terrain sauf pour motif d’assainissement

– il n’y a plus de dépassement possible du COS,

– …

3. Les mesures transitoires :

3.1. Si au 1 avril 2001 le projet de POS :

– n’a pas été arrêté : la procédure se poursuivra selon les nouvelles règles et le document devra être adapté aux nouvelles règles de fond ;

– a été arrêté : la procédure d’approbation se poursuivra selon l’ancien régime à condition qu’elle intervienne avant le 1 avril 2002 ;

3.2. Si le POS a été approuvé : il est applicable jusqu’à sa prochaine révision ;

3.3. Si le POS est en cours de modification : il n’y a pas de dispositions transitoires : la procédure se poursuit selon les nouvelles règles.

Dragage du port de l’Herbaudière

Article du Bulletin N° 28

Il y a six mois nous vous alertions : une nouvelle opération de dragage du port de l’Herbaudière était en préparation et, après un simulacre de concertation dans un Comité de pilotage, la méthode (rejet sur l’estran de boues toxiques) uitilisée en 1993 allait être proposée en enquête publique.
Fidèles à notre méthode nous commencions par vous informer dans un dossier qui, entre autres, présentait les sites étudiés :
“Lors des réunions du fameux comité de pilotage trois sites ont d’abord été retenus pour étude :
– un site d’immersion au N-N-O de l’île du Pilier, dans le document d’impact il est nommé site A
– un site de rejet au N-O du Martroger, abandonné très rapidement, (site B)
– un site de rejet au S-O de la pointe de l’Herbaudière, sur l’estran, quasiment le site utilisé pour les deux précédents dragages, (site D)
– et surprise, lors de la dernière réunion, un quatrième site apparaît, le site C. Ce site a, d’entrée de jeu, l’approbation de la CCI, de la Société du port de plaisance et du Comité local des pêches. Il s’agit d’un site de rejet sur l’estran, au Nord de la pointe de l’Herbaudière. La manoeuvre n’a même pas été dissimulée, il y a eu concertation préalable sans les associations et le choix a uniquement été déterminé par Continuer la lecture

Conclusions du commissaire enquêteur

Article du Bulletin N° 28

L’enquête ci-dessus référencée s”est caractérisée par une réaction vive et massive de la population, des résidents secondaires et des associations locales et départementales contre la solution du rejet des déblais du port de l’Herbaudière retenue par la CCI de Vendée et la SA du port de plaisance.

Que ces sédiments soient réellement polluants ou non, les analyses et l’aspect de ces vases laissent un doute qui se transforme en certitude pour Continuer la lecture

Brèves

Bulletin N° 28

Nous signalons à nos lecteurs la parution de l’ Atlas Floristique de la Loire-Atlantique et de la Vendée en 2 volumes édité par les éditions SILOÉ.
L’auteur, le professeur Dupont, a dirigé pendant 27 années le Laboratoire d’Écologie et de Phytogéographie de la Faculté des Sciences de  l’Université de Nantes. Depuis les années 60 il a largement œuvré en faveur de la sauvegarde de la nature dans nos régions.

Dimanche de Pâques sur la digue du Devin c’est la Continuer la lecture

Polmar: suite….

Article du Bulletin N° 27

À l’Épine, l’année dernière la municipalité avait rapidement recouvert de sable les perrés pollués dans le secteur de la Bosse afin de masquer cette pollution avant la période estivale. Les coups de vent d’hiver on remis à nu les perrés et, surprise, la pollution est toujours là.
On na va pas la dissimuler éternellement et il va bien falloir se résoudre à nettoyer Monsieur le Maire.
Dans les secteurs de l’Herbaudière, de La Guérinière et et de la Pointe du Devin les résultats constatés en décembre montrent une augmentation du taux de H.A.P. qui, par endroits, dépassent les normes. Des mesures d’interdiction de ramassage des coquillages ont été prises à partir de ces analyses. Mais quand on voit les centaines de personnes qui ramassaient des coquillages dans ces lieux pendant les dernières vacances scolaires on ne peut que penser qu’il existe un sérieux déficit d’information du public. Aucun avertissement au public n’existe près des lieux de pêche, il faut se rendre à la mairie pour rechercher parmi les différents avis affichés celui qui, discrètement, reprend les arrêtés préfectoraux d’interdiction de pêche à pied.
Lors d ‘une réunion de concertation avec le district nous avions déjà attiré l’attention des maires sur l’emploi des cribleuses mises en place dans le cadre du nettoyage des plages. Ces engins ont une incontestable utilité quand il s’agit de ramasser les petites pastilles de mazout mais elles ont des inconvénients :
– en détruisant la structure de la plage elles ameublissent le sable et facilitent l’érosion marine,
– en ramassant les brins de goémon séchés mélangés au sable elles diminuent les apports d’azote nécessaires à la vie animale et végétale de l’estran, de la plage et de la dune bordière.
Ces cribleuses doivent donc être utilisées avec parcimonie, le goémon fait partie de notre grève et une quantité raisonnable de cet élément naturel n’a jamais empêché les estivants de se presser sur nos plages. Il y a des piscines pour ceux qui exigent une eau limpide, chlorée, à bonne température et un bac à sable.

Plan départemental du traitement des déchets

Article du Bulletin N° 27

Une enquête publique qui concernait le plan départemental de traitement des déchets s’est déroulée en ce début d’année, nous y avons participé. Nous avons envoyé un courrier au commissaire enquêteur
Tout d’abord nous lui avons fait remarquer que la consultation par les Vendéens du dossier d’ enquête publique sur un des plus importants problèmes de notre époque n’a pas été facilitée : le fait de n’avoir prévu que trois bureaux pour tout le département pourrait laisser penser que l’opinion des habitants de la Vendée n’est ni importante ni souhaitée.
Ensuite que pour mettre en place le traitement des déchets il n’était pas nécessaire d’attendre deux ans de collecte sélective. Il est même indispensable que ce plan soit rapidement mis en place puisque le CTE de Grand’Landes sera définitivement fermé en 2003 (arrêté préfectoral de juillet 2000).
Le dossier envisage le traitement thermique mais ne cite que l’incinération. L’incinération étant une source importante de polychloro dibenzodioxines et de polychloro dibenzofuranes nous refusons l’installation d’usines basées sur ce système.
Dans le cas de l’incinération des ordures ménagères les émissions de dioxines sont beaucoup trop dangereuses pour être rejetées dans l’atmosphère. Les conséquences de la contamination de l’alimentation et de l’environnement sont trop importantes et compromettrait gravement la qualité de la vie des habitants et touristes de la Vendée et de ses environs. Les risques de cancer, de troubles neuro comportementaux, d’atteinte à la fonction reproductive et les effets immuno toxiques sont reconnus.
Devant cette accumulation des problèmes pour la santé publique nous refusons un traitement thermique basé sur le principe de l’incinération. L’incinération n’est pas la seule solution préconisable puisque d’autres traitements peuvent diminuer la quantité de déchets. L’incinération doit être remise en cause et on doit lui préférer des solutions moins polluantes pour la santé et l’environnement.
La circulaire du 28 avril 1998 préconise la récupération des matériaux en vue de leur réutilisation ou de leur recyclage. Un traitement biologique de la matière organique (compostage et méthanisation) s’impose. Le déchet ultime (fraction non récupérable des déchets) peut quant à lui être mis en décharge ; celles-ci ne doivent plus recevoir les déchets bruts.
Nous avons donné un avis très défavorable à ce plan,

L’estacade de la Fosse

Article du Bulletin N° 27

Dans notre bulletin d’information précédent nous avions consacré une page illustrée de photographies éloquentes à l’estacade de la pointe de La Fosse. Cette estacade sert à l’embarquement des passagers des vedettes de la compagnie VIIV qui exploite la liaison rapide La Fosse-Île d’Yeu.
Le niveau de délabrement atteint par cet équipement est inconcevable quand on sait que 40 000 passagers l’empruntent annuellement.
Comme d’habitude, le 15 décembre, nous avions fait parvenir aux autorités préfectorales des exemplaires de notre bulletin.
La réaction de l’administration a été rapide : le 4 janvier le Sous-Préfet rappelait le maire de Barbâtre à ses responsabilités en ce qui concerne cet équipement.
Maintenant combien ça coûte et qui va payer ?
Le bureau d’études BRL Ingenierie avait proposé une nouvelle estacade en béton, fondée sur pieux métalliques et terminée à l’extrémité par un ponton flottant en béton. Une passerelle de 20 m de long assurerait la liaison entre l’estacade sur pieux et le ponton flottant.
Dans cette configuration, la rénovation de l’estacade était évaluée à 2,4 MF HT.
Fort justement, compte tenu de “l’effort paysager”(sic) qui va être consenti dans le secteur (effacement des lignes haute tension et aménagement d’un rond-point au pied du pont), la commune de Barbâtre souhaiterait que l’estacade soit bardée de bois afin de respecter le caractère du site. La facture sera augmentée d’autant.
Monsieur Oudin propose que la commune prenne en charge 20 % de la facture, soit plus de 500 000 F, et que pour cela elle s’endette à la hauteur de ce qu’elle perçoit actuellement au titre des redevances de passage.
C’est à dire que les Barbâtrins, au seul bénéfice d’une société privée qui est la seule utilisatrice de l’estacade, vont voir leur budget communal diminué pendant plusieurs années.
Il est à noter que pour la construction de la deuxième tranche du port de Morin (10,15 MF ) la commune de l’Épine a payé 100 000 F.
Encore un bon exemple de gaspillage de l’argent public par manque d’entretien régulier d’un équipement

Les sables de la concession du Pilier

Article du Bulletin N° 27

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Un groupement de cinq sociétés, dit groupement du Pilier, a obtenu la concession du Pilier, par décret du 9 avril 1998. La concession porte sur l’extraction de sables et de graviers, elle couvre un quadrilatère de fonds marins d’environ 8,2 km2, au Nord de l’île du Pilier, à égale distance (5 km) de la pointe de St.-Gildas et de la pointe de l’Herbaudière. Sa durée est de 20 ans.
Il est prévu d’extraire à terme 70 millions de m3 (un cube de plus de 400 m d’arête) à l’aide d’une flotte de cinq navires équipés d’un système de dragage hydraulique.
Comme l’annonce pudiquement l’étude, l’impact du projet sur les ressources de la pêche ne sera pas nul : 10 espèces de poissons dont le merlan, le merlu, la sole, le rouget barbet, la raie, l’encornet, la plie dominent dans cette zone ; en période migratoire, on y trouve des seiches et des bars. La zone du Pilier est une zone de transition entre les nourriceries de la Baie de Bourgneuf et les zones de pêche.
Le dépôt des sédiments fins rejetés lors de l’extraction détruit l’équilibre des fonds en entraînant l’enfouissement d’organismes ou en créant un milieu interdisant le développement de toute vie.
Par ailleurs, la création d’une fosse de cette importance, à proximité du littoral noirmoutrin détruit l’équilibre sédimentaire et hydrodynamique et peut entraîner des déplacements de sédiments superficiels au détriment de la zone littorale (risque d’érosion, de dégraissement de nos plages déjà bien maigres).

Les dunes de la Tresson

Article du Bulletin N° 27

L’île de Noirmoutier possède d’importantes étendues dunaires ; à cause surtout de l’extension des agglomérations et de la plantation des pins maritimes, les dunes ont subi diverses transformations au fil du temps. Une vaste zone non modifiée persistait à la fin des années 60 entre Barbâtre et la Guérinière, mais l’urbanisation l’a sérieusement amputée des deux côtés. La partie qui reste actuellement entre les lotissements du Midi et du village de La Tresson s’étend sur moins d’un kilomètre et demi en front de mer, un kilomètre en bordure de la quatre voies, avec une profondeur variant entre 500 et 700 m.

Certains secteurs de ces dunes avaient été autrefois cultivés et l’on note par place des restes de vigne. Mais la végétation naturelle a peu à peu Continuer la lecture

Le Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres

 Article du Bulletin N° 27

Placé sous la tutelle du ministre de l’Environnement, le Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres est un établissement public administratif de l’État, qui a été créé par une loi du 10 juillet 1975.

Le Conservatoire peut acquérir, par tous les moyens dont dispose la puissance publique, les espaces naturels fragiles et menacés. Il peut acheter à l’amiable, par préemption dans le cadre de la législation sur les périmètres sensibles, par expropriation pour cause d’utilité publique.

Il peut être affectataire des biens du domaine privé de l’État ou des collectivités locales. Il est habilité à recevoir tous dons et legs, mobiliers ou immobiliers. Il peut enfin acquérir, sous forme de droits réels, toutes servitudes pouvant contribuer à la protection d’espaces naturels significatifs.

Le Conservatoire est une véritable banque de la nature dont le patrimoine est inaliénable. Si le Conservatoire a la possibilité d’acheter les espaces Continuer la lecture

L’affaire du dévasage

Article du Bulletin N° 27

À l’heure où nous bouclons cette article, bien que l’enquête soit close depuis plus d’un mois, le commissaire enquêteur n’a pas encore communiqué ses conclusions. Il a voulu d’abord entendre la Chambre de commerce et la Direction départementale de l’Équipement puis leur demander, par écrit, certains compléments d’information.
L’affaire est donc “en cours” et nous nous attendons à des rebondissements.
Vous avez droit à un récapitulatif de ce qui a été fait.
Nous ne vous ferons pas une description épique de nos actions depuis le début de l’enquête, sachez que nous n’avons pas chômé et que le moral n’a pas toujours été brillant. Les déceptions ont été nombreuses, les satisfactions n’en ont été que plus savoureuses.
. Les politiques, ligotés par l’approche des élections, ne souhaitaient pas prendre partie, il fallait à tout prix intéresser la presse : nous avons contacté, Continuer la lecture

Il est revenu, le temps des élections

Article du Bulletin N° 27

Le temps des élections est arrivé. Les sujets habituels sont oubliés pour un moment. Notre univers se rétrécit singulièrement.
Le temps électoral remet au premier plan des soucis sous-jacents. L’étude ou l’écoute des professions de foi nous interpelle ou nous laisse indifférents, la démagogie nous barbouille l’estomac. Certaines de ces professions de foi sont élimées à force d’avoir été resservies sans être jamais appliquées : elles meublent les textes des candidats comme de fausses reliures meublent une bibliothèque.
Le renouvellement des édiles est à l’ordre du jour. On n’entend guère Continuer la lecture

Brèves

Article du Bulletin N° 27

Changements à la Direction Départementale de l’Équipement : Madame Michelle JOIGNY devient Directrice départementale en remplacement de Monsieur Legendre. Pour le secteur de Beauvoir-sur-Mer qui nous concerne plus particulièrement un nouvel ingénieur doit remplacer Monsieur Blangy qui nous a déjà quitté et qui n’est pas encore remplacé.
Lors de la consultation du public pour l’aménagement de la “quatre voies” entre les ronds-points du Bonhomme et de la Maison Rouge, nombreux étaient les Noirmoutrins qui Continuer la lecture

À quoi sert une association de défense de l’environnement?

Article du Bulletin N° 27

Si les associations existent, si elles se manifestent, c’est qu’elles expriment une préoccupation vraie, parfois un malaise, en tout cas une forte demande sociale. Elles jouent le rôle de médiateur entre la population qui ne dit mot, et les responsables politiques et administratifs. Et c’est ce travail-là, indispensable dans une démocratie, qui les légitime.
Le discours des associations de défense de l’environnement n’est pas dicté par des Continuer la lecture

Brèves

Nous avons reçu beaucoup de courrier à la suite de notre appel au dialogue sur le sujet de la construction d’un champ d’éoliennes sur “Les Boeufs”: on propose de mettre des éoliennes sur l’île du Pilier, en bordure du Gois, on est “pour”, on est “contre”,. ..
En général, les membres de “Vivre l’île 12 sur 12” sont partisans des énergies alternatives mais deux groupes se dessinent : ceux qui pensent que les implantations d’éoliennes doivent respecter certains sites et ceux qui estiment que les éoliennes modernes ne polluent pas le paysage.
 
Nous rappelons quand même l’objectif prioritaire de notre association : défendre l’environnement de Noirmoutier.
Nous nous sommes cependant renseignés auprès des auteurs du projet sur l’avancement de celui-ci : « Les Boeufs » ne sont pas en première ligne, le bureau d’étude a privilégié un projet à Bouin et un projet en Bretagne. Nous mettons donc ce problème “en veilleuse”. Continuer la lecture

Le parc littoral du Gois

Article du Bulletin N° 26 

Nous avons participé le 12 octobre à une réunion du Comité de pilotage du parc littoral du Gois. Les décisions qui ont été prises et qui ont ensuite fait l’objet d’une délibération lors du Conseil de District du 20 octobre ravivent nos craintes :
– dans le projet de la Ligue de Protection des Oiseaux, présenté publiquement l’an dernier, l’option d’une piste cyclable au pied des digues avait été rejetée car perturbante pour les oiseaux. Sous la pression des élus qui recherchent une fréquentation touristique intensive cette piste cyclable est maintenant retenue. Comme elle est très agréable, elle sera très fréquentée et la piste cyclable plus discrète, tracée en bordure extérieure du parc, restera probablement déserte ;
 
– ces deux derniers étés, un feu d’artifice imposant s’est déroulé à l’intérieur du polder. Nous pensions que cette pratique était momentanée et qu’elle serait interrompue après la réhabilitation du système hydraulique. Il n’en est rien ; nous avons posé la question, il nous a été répondu que les feux d’artifice étaient parfaitement compatibles avec une réserve ornithologique ; les organisateurs de cette réjouissance se flattant d’ailleurs de créer ainsi la seule réserve avec feu d’artifice (sic) !… 
À notre consternation le représentant de la LPO est resté silencieux.
 

Les vases de l’Herbaudière

Article du Bulletin N° 26

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(cliquez dessus pour agrandir)

ENQUÊTE PUBLIQUE POUR UNE NOUVELLE MARÉE NOIRE LÉGALE.
(100 000 m 3 de vases contenant des produits toxiques)

APRÈS LE MAZOUT DE L’ERIKA, APRÈS LE STYRÈNE DU IEVOLY SUN, LES VASES DE L’HERBAUDIÈRE.
Tous les six, sept ans, l’accumulation des sédiments dans le port de l’Herbaudière provoque une remontée des fonds donc une diminution de la hauteur d’eau dans le chenal et dans les bassins ; les bateaux de pêche commencent à avoir des difficultés à regagner les postes à quai s’ils se présentent à des heures très éloignées de la marée haute. Il faut donc draguer le port.
L’avant dernier dragage a eu lieu en 1985, le dernier en 93-94. Tous les deux ont provoqué des conflits entre les usagers du port soutenus, pour des raisons de clientélisme, par les politiques, et les habitants qui demandent que Continuer la lecture

Dévasage du port de l’Herbaudière

Article du Bulletin N° 26

C’est parti…
Dans la bousculade des derniers jours de l’année, par arrêté, le Préfet de la Vendée a prescrit l’ouverture de l’enquête publique “préalable à l’autorisation de rejet des déblais de dragage du port de l’Herbaudière”.
Les pièces du dossier seront déposées à la mairie de Noirmoutier-en-l’Île, du 4 janvier au 23 janvier 2001. Autrement dit les résidents secondaires ne disposeront que de deux journées (le jeudi 4 et le vendredi 5) pour consulter un dossier complexe et copieux et éventuellement déposer. De toute évidence l’information et la participation du public ne sont pas des soucis majeurs.
Le commissaire enquêteur recevra en personne les observations du public, à la Continuer la lecture

Une autoroute de 2km sur l’île de Noirmoutier

Bulletin N° 25

DISTANCE ROND POINT DE LA MAISON ROUGE – ROND POINT DU BONHOMME : 2 KM.
Si vous êtes piéton ou adepte de la bicyclette, une charmante route vous permet de longer les dunes de La Tresson pour atteindre La Guérinière. En juillet et en août des familles s’y promènent, cohabitant dans la bonne humeur avec des cyclistes isolés ou en groupe. De rares voitures s’autorisent à emprunter cette voie. La vitesse autorisée est Continuer la lecture

Sous les pavés, le Gois!

Bulletin N° 25

Il y a des années que le Gois est laissé à l’abandon. Quand les trous sont trop profonds, on pose des rustines, quand le Tour de France est annoncé, on déroule rapidement un fin ruban d’enrobé qui, quelques marées  plus tard, est balayé et vient souiller la Baie de Bourgneuf.
Dans le cadre de la commission de pilotage du classement du site du Gois, l’étude d’une réhabilitation de la chaussée a été entreprise. Réhabilitation et non rapetassage car le classement du site devrait interdire tout bricolage.

Polmar: dysfonctionnements

Bulletin N° 25

Une étude des dysfonctionnements des Plans Polmar Mer et Terre a été entreprise par tous les acteurs, État, région, associations. Un certain nombre d’erreurs ont été relevées.
Inexactitude des prévisions de Météo France : l’anticipation proposée par Météo France reposait sur un modèle en expérimentation et les administrations et les media l’ont interprété comme un produit fiable, ce qui n’était pas le cas.
Suivi des nappes d’hydrocarbure : il y a eu un défaut de suivi permanent des nappes par Continuer la lecture

Observatoire des marées noires

Bulletin N° 25

L’observatoire des marées noires a été constitué le 8 avril 2000 à l’issue du naufrage de l’Erika. Il a été  créé pour donner aux associations les moyens de poursuivre et d’amplifier leur implication sur le terrain grâce à une structure commune. Christine Jean, bien connue pour son implication pour la défense de La Loire a été chargée d’animer cet Observatoire qui est hébergé par la DIREN à Nantes.
  Les conditions d’organisation et de fonctionnement de l’Observatoire ont depuis été fixées et en particulier ses buts qui sont :
– évaluer l’impact de la marée noire provoquée par le naufrage de l’Erika et plus généralement

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Éoliennes – pour ou contre?

Bulletin N° 25

Le projet de construction d’un parc d’éoliennes au large de la digue du Devin, sur le plateau des Boeufs, a provoqué diverses réactions chez les adhérents de “Vivre l’île 12 sur 12”. Nous les publierons pour enrichir le débat :

Un adhérent de Nantes explique qu’il ne souhaite pas engager une controverse sur l’énergie nucléaire qui diviserait davantage les lecteurs. Mais il observe que l’énergie des éoliennes ne peut pas être regardée comme une véritable alternative à l’énergie nucléaire. Tous les experts, même les plus optimistes, s’accordent pour considérer que Continuer la lecture

Éditorial

Bulletin N° 25

La mort de 300 000  à 500 000 oiseaux restera la souillure  indélébile de l’Erika sur l’environnement. Une catastrophe écologique en bonne et due forme, indiscutable celle-là et que personne n’indemnisera.
Pour le reste le bilan environnemental est difficile à établir, si l’impact direct sur la faune (en dehors des oiseaux) et la flore a été modeste on ignore tout de l’impact toxilogique à moyen et à long terme.
Le bilan est difficile à établir car il n’y avait pas d’état des lieux avant la marée noire. Le nettoyage ses sites aura lui aussi des effets induits. Des centaines de milliers de tonnes de déchets ont été enlevés, 80 à 90 % de ces déchets sont constitués par du sable qui fera défaut pour protéger ou engraisser  les dunes. Dans la précipitation et l’émotion des premiers jours le mazout a été enlevé avec un savoir faire inégal, les engins et les hommes en ont enfoui une grosse quantité sous le sable ; les passages successifs d’engins de travaux publics ont enfoncé des boulettes à 2 m de profondeur ; la roche a été décapée au  karcher, les joints des digues ont explosé sous les jets sous pression des nettoyeurs.
Le cordon dunaire va mériter une attention toute particulière : les enlèvements de sable, la dégradation des végétaux qui les fixent, l’enlèvement systématique des paquets de goémon séché qui engraissent les cordons sableux font peser une menace supplémentaire d’érosion pour les années à venir.
Et nous n’avons toujours pas d’étude globale de l’érosion des côtes de l’île!

Demande de publier

Bulletin N° 25

Dans une lettre en date du 24 mai et à la suite de la publication de notre bulletin d’information  n° 24, Monsieur le Sous-Préfet nous demande de publier ses observations :
 
“INFORMATION. Votre publication laisse entendre que les pouvoirs publics n’auraient pas diffusé en temps voulu les consignes de précaution aux personnes participant aux travaux de dépollution. Ceci est tout à fait inexact. En effet, M. le Préfet de la Vendée et moi-même avons transmis, dès l’activation du plan Polmar, en décembre 1999, toutes les préconisations nécessaires aux maires, chefs de PC avancés, chefs de chantier, en vue de garantir la protection et la sécurité de tous les intervenants. Ces préconisations, rappelant spécialement la nécessité de porter des combinaisons, des bottes, des gants, éventuellement des lunettes de protection et des masques ont fait l’objet d’une note de ma part du 25 décembre 1999 et d’un affichage obligatoire sur tous les chantiers. Ces consignes ont été rappelées à plusieurs reprises et largement diffusées. La note du Centre anti- poisons de Rennes, à laquelle vous faites allusion, ne donne pas d’autre recommandations que celles diffusées largement en Vendée. Ce document précise simplement “on trouvera quelques hydrocarbures aromatiques cycliques et polycycliques mais le niveau et la durée probable d’exposition me semblent suffisamment limités pour négliger les problématiques carcinogènes”.
 
TRANSPARENCE. Une cellule d’évaluation environnementale a été mise en place en Vendée, dès le mois de janvier, selon les instructions données par Mme. la ministre de l’Environnement. Je réunis cette instance de concertation toutes les semaines et la participation de trois associations de protection de la nature (ADEV,AVQV,LPO) permet un échange constructif et permanent. Mais la transparence s’effectue aussi à de nombreuses autres occasions : lors de réunions de travail spécifiques avec les sauniers, ou encore avec les professionnels de la mer, pour ne citer que quelques exemples
 
EFFICACITÉ DE POLMAR. Votre publication parle d’insuffisances du plan Polmar. Cette appréciation me paraît bien injuste au regard de la somme d’énergie dépensée par les services de l’État, avec le concours des collectivités territoriale et de l’ensemble de leurs partenaires, pour nettoyer la côte de notre département. Le travail accompli est considérable et il me paraîtrait légitime qu’il soit reconnu.
 
COQUILLAGES. Votre publication donne des conseils sur le ramassage des coquillages alors que, comme vous le savez, la pêche à pied de loisirs est interdite sur l’ensemble du territoire vendéen, les résultats des analyses pratiquées par les services de l’État n’étant pas favorable à ce jour “.
 
Nos adhérents sont suffisamment avertis, nous n’ajouterons aucun commentaire

Brèves

 Bulletin N° 25 

La mairie de Noirmoutier distribue gracieusement aux habitants de la commune des plants de fleurs pour décorer les trottoirs.
A La Guérinière un édit municipal interdit les plantations de fleurs le long des trottoirs.
Deux conceptions différentes de l’environnement !

Plantations à la Cantine : toujours à La Guérinière, quelques centaines de milliers de francs ont été engagées il y a deux ans pour aménager le lieu dit  La Cantine.

L’idée était bonne : les blockhaus étaient envahis par une végétation anarchique et les lieux étaient, quelquefois mal fréquentés. Des travaux importants ont été engagés et on pouvait espérer que les résultats seraient excellents.
Il y avait bien quelques esprits chagrins qui s’interrogeaient sur le choix de certains plants dont l’avenir, si près de l’océan, leur paraissait hypothétique.
L’année suivante, on s’étonna : les jeunes plants étaient “un peu” étouffés par les mauvaise herbes. Le Maire, agriculteur professionnel, rassura tout le monde : les mauvaises herbes avaient pour but de protéger les jeunes plants, OUF.
Cette année les résultats sont là : aucun arbre, des étendues désolées et, sur de maigres brindilles, de spectaculaires colonies d’escargots attirent le regard des promeneurs.
 
Où est passé notre argent ?
 L’ avenue des Pins à Barbâtre est une avenue calme et ombragée. Elle est particulièrement appréciée des cyclistes et des familles qui s’y promènent sans avoir à beaucoup se soucier de la circulation automobile qui y est rare.
On va y installer une piste cyclable. Ce sera un bon motif pour abattre une cinquantaine d’ arbres et rogner un peu plus la dune.

Le 9 août la mairie de Noirmoutier manifestait encore son originalité : une rencontre avec les associations noirmoutrines étaient organisée.  Tous les sujets qui nous préoccupent ont pu être abordés. Nous avons parlé ainsi du dévasage du port de l’Herbaudière, des pistes cyclables, de l’aménagement de la pointe de l’Herbaudière, du nettoyage des plages, etc.

 Au cours de la réunion du 9 août avec la mairie de Noirmoutier nous avons félicité Monsieur le Maire pour la qualité de l’aménagement paysager qui marque l’entrée de sa commune.
 Il est bien dommage que cet aménagement soit précédé d’une zone commerciale aux affichages aussi grandioses qu’anarchiques. Nous lui avons suggéré de profiter de la révision du POS de l’Épine pour demander que l’affichage dans cette zone (qui est sur le territoire de l’Épine) soit contrôlé.

Ce printemps, le Président du District présentait les perspectives financières du District de l’île de Noirmoutier. Un chapitre était consacré à la fiscalité et un tableau comparait l’évolution du taux moyen d’imposition du district et des quatre communes entre 1989 et 1999. On affichait ainsi :
– Noirmoutier : + 10,13 %
– l’Epine : + 71,15 %
– La Guérinière : + 51,11 %
– Barbâtre : + 70,26 %
– District : – 8,40 %
Pour ceux qui auraient du mal à saisir la signification de ce brillant tableau, nous leur conseillons de s’adresser à leur Maire pour avoir des explications.
Plus prosaïquement ce que nous constatons c’est que les dépenses somptuaires du district augmentent mais que les communes ont de plus en plus de mal à financer les dépenses de fonctionnement et surtout réduisent leur part d’intervention sociale.
 
Libération de la pêche à pied. :Début juillet, quelques plages vendéennes étaient encore interdites à la pêche à pied ; début août, les analyses effectuées sur les plages par la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales révélaient des résultats satisfaisant (si on se réfère aux critères déterminés par l’AFSSA). La  pêche professionnelle et la pêche de loisir étaient ainsi ouvertes sur tout le territoire vendéen.

 

 

Enquête publique   “zonage d’assainissement” : une enquête publique sur le zonage d’assainissement du district de l’île de Noirmoutier a eu lieu, dans les quatre communes de l’île, du 7 août au 7 septembre.
Nous avons attiré l’attention du commissaire enquêteur sur les insuffisances du dossier :
– les caractéristiques, les problèmes et les développements des stations d’épuration étaient passés sous silence,
– des choix d’assainissement (assainissement collectif coûteux pour la collectivité dans des endroits éloignés ou occupés temporairement) non explicités,
– assainissement collectif dans des zones aujourd’hui inconstructibles,
– réseau d’eaux pluviales à peine évoqué,
– …

 

Notre lettre d’observation est à la disposition des adhérents qui en souhaiterait la communication.
Une augmentation “moyenne” du prix de l’eau de 0,87 F/ m3 est déjà programmée.

 

L’autocollant de notre association a eu un effet inattendu : une adhérente parisienne, bousculée par son emploi du temps, gare sa voiture le long d’un trottoir du boulevard Rochechouart,  descend rapidement encombrée par son sac et son cartable,  extrait de son emplacement son auto radio, le pose sur le toit de la voiture, cherche ses clés, ferme la voiture et s’en va en courant, … oubliant l’auto radio.
A son retour, un petit mot était glissé sous un balai de son essuie glace : ”j’ai récupéré votre auto radio, votre voiture étant décorée de l’autocollant d’une association de protection de l’environnement, vous devez être quelqu’un de sympathique, téléphonez au n°  01 ……, votre poste vous attend.
C’est-y pas mignon comme histoire ?

 

 

Le projet de terrain de moto-cross avance. Le Conseil de district à confié la maîtrise d’oeuvre à un cabinet d’études. Ce terrain de moto-cross doit être parfaitement silencieux mais,que les estivants se rassurent, une précaution supplémentaire à été prise  : il ne fonctionnera pas en été, seuls les résidents à l’année à l’Epine pourront vérifier qu’il ne trouble pas leur tranquillité.

Excellente initiative de la Communauté des Pays du Gois : une série de fiches pédagogiques très bien illustrées par Jean Pierre Arcile présente de façon claire et agréable la “faune et la flore des Pays du Gois”  La faune et la flore, l’estran, les polders, les dunes, la dune boisée, le Bois de la Chaise, le marais salant, le marais salé, le marais doux et le bocage font chacun l’objet d’un dépliant  contenant des informations scientifiques éclairées de très jolies aquarelles.
Puisse cette très belle réalisation contribuer à faire prendre conscience combien notre environnement est privilégié mais fragile .

Pistes cyclables

Bulletin N° 25

Nous avons déjà eu l’occasion d’écrire au Conseil de district notre opinion vis à vis des pistes cyclables au sujet d’un projet, sur la dune de l’Herbaudière.
Favoriser l’utilisation de la bicyclette sur l’île de Noirmoutier est un objectif tout à fait louable sur les plans de l’environnement et du tourisme et nous applaudissons.
Mais, on peut faire du vélo en dehors d’un ruban bitumé et continu. Est-il vraiment indispensable d’offrir au touriste un itinéraire qui lui permette de ne pas mettre pied à terre sur des centaines de km, un itinéraire qui lui évite de faire quelques dizaines de mètres à pied, en poussant son vélo, pour Continuer la lecture

Le code électoral

Bulletin N° 24

Nous sommes entrés dans l’année qui va précéder des échéances électorales qui vont être importantes pour notre vie quotidienne. Peut-on s’inscrire sur les listes électorales de la commune où se trouve notre résidence secondaire, c’est la question que nous pose des adhérents qui souhaitent avoir un rôle dans leur commune d’adoption ?
Que dit le code électoral :
art. L9 : l’inscription sur les listes électorales est obligatoire.
art.L10 : nul ne peut être inscrit sur plusieurs listes électorales.
art.L11 :  sont inscrits sur les listes électorales, sur leur demande :
1. tous les électeurs qui ont leur domicile réel dans la commune ou y habitent depuis 6 mois au moins
2. ceux qui figurent pour la cinquième fois sans interruption, l’année de la demande d’inscription, au rôle des contributions directes communales et, s’ils ne résident pas dans la commune, ont déclaré vouloir y exercer leurs droits électoraux. Tout électeur ou toute électrice peut être inscrit sur la même liste que son conjoint au titre de la présente disposition ;
3……..
Sont également inscrits, dans les mêmes conditions, les citoyens qui, ne remplissant pas les conditions d’âge ou de résidence ci-dessus indiquées lors de la formation des listes, les rempliront avant la clôture définitive.
 Ainsi, contrairement à ce que prétendent certaines mairies, on peut voter sur les lieux de sa résidence secondaire à condition d’y avoir payé des impôts pendant cinq ans.

Coquillages et santé

Bulletin N° 24

Attention, même si la baignade est de bonne qualité, la consommation des coquillages, qui reconcentrent jusqu’à 100 fois les bactéries, virus et autres HAP, peut présenter des risques pour votre santé.
Ne gâchez pas votre plaisir en consommant des coquillages contaminés, vous risquez entre autre des gastro-entérites, l’hépatite A, etc. Les jeunes enfants et les personnes fragiles sont particulièrement sensibles à ce risque.
 Informez-vous auprès de votre mairie sur le niveau de salubrité du secteur, si elle vous en donne formellement l’autorisation, ne ramassez que la quantité de coquillages que vous allez consommer le jour même. Pendant votre récolte, remettez les cailloux en place sans les retourner ; il faut laisser les petits coquillages grandir. Lavez et rafraîchissez votre récolte à l’eau de mer pendant la pêche. Éloignez-vous des égouts, des ruisseaux, des estuaires, des ports, des zones de mouillage. Un site très fréquenté n’est pas forcément un signe de bonne qualité.
Les coquillages doivent rester vivant jusqu’à leur préparation. Ne pas les conserver dans l’eau mais au frais (10° C environ ) dans un panier humide. Une cuisson de quelques minutes limitera les risques microbiologiques.
Si vous achetez des coquillages, sachez que les établissements de production font l’objet d’une surveillance permettant de garantir la qualité des produits mis sur le marché. Si vous ne pêchez pas vous même sachez que l’achat et la vente des produits de la pêche de loisir sont interdits.

Brèves

Bulletin N° 24

Le naufrage de l’Erika n’est pas une catastrophe pour tout le monde. Les frais d’avocat proposés pour  la principale action départementale en justice s’élèvent à 1500 F pour les plus petits dossiers, 3000 F pour les plus importants. Les frais d’avocat provoqués par un dossier d’indemnisation correspondant à un dommage de 10 millions de francs ne seront que deux fois plus élevés que ceux causés par un dommage de 50 000 francs ! Autant dire que les petits plaignants vont payer pour les gros.
Toujours au chapitre des frais d’avocats, une commune de moins de 5000 habitants paie 10 000 francs par trimestre au cabinet d’avocat qui la représente !
Martroger, nème épisode. Le contrat avec Yannick Stéphant, architecte naval chargé de suivre la restauration du Martroger est rompu. C’est Jean Jacques Cocagne qui va prendre sa suite. Souhaitons lui bonne chance pour terminer ce bateau que le conseiller jean Paul Gendron a qualifié de “maudit”.
Nous nous savons que son histoire est longue : il y a dix ans que cette coûteuse et inutile aventure a débuté ! Elle n’est pas finie, mais c’est un caprice de monsieur Oudin alors on continue.

La rénovation de l’hôtel Jacobsen (prix d’achat 2,2 millions de francs ) devrait commencer  début avril. Les premiers appels d’offres sont lancés, il y en a déjà pour 1 362 826  F hors taxe. Cela va-t-il encore améliorer le rendement de l’Office de Tourisme !

Classement du Gois : c’est notre association et l’Association pour la Sauvegarde et la Valorisation du Pays du Gois qui, grâce à leurs interventions répétées auprès du Premier Ministre et du ministre de l’Environnement, Continuer la lecture

Noir cafouillage

Bulletin N° 23

La saga du naufrage de l’Erika a débuté le 12 décembre. Pendant deux semaines les nappes de fioul auront baguenaudé au gré des prévisions de Météo France : le premier jour on lit : “dans tous les cas de figure, le pétrole ne risque pas de s’échouer en nappes sur les côtes”. Trois jours après les nappes dérivaient vers l’Espagne… puis ensuite, l’Île d’Yeu devait avoir le privilège d’accueillir les premières souillures… Les paroles rassurantes n’ont pas manqué: le fioul devait se fragmenter sous l’effet de la tempête, la nappe devait stagner en surface, s’évaporer en partie, elle ne devait pas s’émulsionner… Continuer la lecture

Mobile homes pas très mobiles

Article du Bulletin N° 21

Le 28 octobre 1998 la Cour de Cassation confirmait un jugement du Tribunal administratif de Nantes désignant les mobile-homes comme des habitations légères.
 Les attendus sont tout à fait intéressants:
“Considérant qu’aux termes de l’ article L 421-1 du code de l’urbanisme : quiconque désire entreprendre ou implanter une construction à usage d’habitation ou non, même ne comportant pas de fondations doit, au préalable, obtenir un permis de construire… qu’en vertu de l’article R 443-2 du même code : est considéré comme caravane… le véhicule ou l’élément de véhicule qui, équipé pour le séjour ou l’exercice d’une activité, conserve en permanence des moyens de mobilité lui permettant de se déplacer par lui même ou être déplacé par simple traction;
considérant que les maisons mobiles …Bien qu’ayant conservé leurs moyens de traction ne pouvaient être regardés comme des caravanes…”
Les juges en appel avaient déjà relevé : “si  le prévenu soutient que ces résidences n’ont pas perdu leurs moyens de mobilité et doivent être considérés comme des caravanes, cette argumentation ne saurait être retenue, dès lors que ces résidences sont “sédentarisées par des parpaings, des raccordements avec réservoir d’eau, d’égout et d’électricité et des aménagements annexes…; qu’il relève encore que les bornes d’attelage sont difficilement accessibles.”
Cette décision va constituer un cas de jurisprudence tout à fait intéressant  dans ce type d’affaires.
La question se pose aussi de savoir pourquoi les propriétaires de ces résidences légères ne sont pas soumises au paiement de l’abonnement aux réseaux d’eau et d’assainissement, comme le commun des mortels, dès lors qu’ils sont branchés aux réseaux.

Mécanismes de l’érosion cotière

Article du Bulletin N° 21

Le milieu littoral trouve normalement un équilibre entre trois éléments fondamentaux qui sont l’hydrodynamisme, la vie et le sédiment. Cet équilibre devrait être contrôlé par l’homme qui, en réalité, intervient sur ces paramètres et provoque un inévitable déséquilibre. Deux exemples illustrent ces déséquilibres :
1. Extraction de granulats au Pilier : les sédiments qui alimentent le littoral de Noirmoutier sont fournis par la Loire. Le cours du fleuve a été stabilisé et régularisé par des endiguements permettant de limiter entre autres les sables mouvants. Mais de cette façon une partie des sédiments n’atteint pas la mer. Plus près de Noirmoutier, l’extraction de matériaux au lieu-dit la concession du Pilier a fait l’objet d’une enquête publique récente. Sa situation de relais ou non dans le transit sableux entre le fleuve et l’île n’est pas encore bien connue. Toutefois, tant que son rôle réel n’aura pas été précisé, il est possible que l’extraction de matériaux soit une des causes du défaut d’alimentation naturelle du littoral noirmoutrin et cette concession ne devrait  pas exister, elle devrait même arrêter son activité.
2. Les ports de l’Herbaudière et du Morin : l’agrandissement du port de l’Herbaudière pour en faire un port en eau profonde , en 1973 et 1976, et les travaux de désenvasage de 1994 ont contribué à augmenter et accélérer le processus d’érosion du littoral, en particulier à Luzay, à la Blanche et à la Clère.
De même, la création du port du Morin a provoqué un important démaigrissement sur la façade Ouest de l’île : à la Bosse, le niveau de l’estran s’est nettement abaissé ; les dunes de Saint-Jean à l’Épine et celles des Quatre Moulins à La Guérinière ont été soumises à l’érosion.
Chaque intervention sur le littoral se traduit à l’aval par une érosion qu’il est nécessaire de contrôler. On ne doit construire un port que si c’est une nécessité vitale  pour l’économie, la sécurité… ;  les désordres qu’il engendre ne doivent pas être plus grands que les bénéfices qu’il procure.
 
FORMATION DE LA DÉRIVE LITTORALE.
 
La dérive littorale, courant parallèle au rivage qui se manifeste dans la zone de déferlement des vagues, joue un rôle essentiel dans le déplacement des sédiments le long d’une côte et dans l’alimentation des plages en sable et en galets. Elle naît de l’obliquité des vagues par rapport au tracé du rivage. Lorsque la  quantité de matériaux qu’elle transporte est inférieure à sa capacité de transport elle exerce une fonction érosive sur les côtes meubles.
 
ESPACEMENT DES ÉPIS.
L’espacement des épis conditionne leur fonctionnement. Quand les épis sont trop rapprochés (A), ils induisent vers le large une dispersion des sédiments qui sont alors perdus pour la plage. Quand leur espacement est optimal (B), les épis remplissent correctement leur rôle de piège à sédiments. Quand les épis sont trop espacés (C), ils peuvent être déchaussés à leur racine. Quel que soit leur espacement, il se produit une érosion du rivage (D) à l’aval, dans le sens de la dérive littorale, du dernier épi.

Les perrés

Article du Bulletin N° 21

Les perrés sont des murs de protection dont le profil transversal peut être vertical, incliné, convexe, parfois en marches d’escalier. Souvent dans les villes balnéaires anciennes des murs verticaux portaient des promenades de front de mer. Aujourd’hui, pour diminuer la déflexion de la houle sur l’obstacle, on construit des murs inclinés avec une pente de trois de base pour un de hauteur, mais on a davantage recours aux cordons d’ enrochements plus faciles à édifier grâce aux engins de terrassement.
Les arguments ne manquent pas pour dresser un réquisitoire sévère contre les perrés et les cordons d’enrochement. Ils enlaidissent l’environnement en artificialisant la côte, ils gênent l’accés aux plages dont ils réduisent le surface par leur présence même, ils n’arrêtent pas le démaigrissement et le recul des estrans car ils n’apportent pas de remèdes à la cause de ces phénomènes.
Il y a plus grave encore. Les murs de protection et les perrés accélèrent l’érosion des plages sur lesquels ils ont été construits. D’abord en s’interposant entre l’estran et la dune qui lui est associée , ils empêchent les échanges entre ces deux éléments qui forment un couple interdépendant, échanges indispensables au bon équilibre d’un rivage sableux. Ensuite et surtout, ils modifient les processus hydrodynamiques littoraux en renforçant l’agitation de la mer qui brise sur eux  et la vitesse des  courants résultant du déferlement, d’où un enlèvement accru du sable et des galets. La surface inclinée et perméable d’une plage laissée à l’état naturel dissipe l’effet des vagues ; au contraire la présence d’un ouvrage maçonné ou rocheux engendre la réflexion de la houle incidente qui accroît la turbulence de l’eau sur le rivage. Le résultat est une dispersion des sédiments qui vont se déposer sur l’avant plage. D’un été à l’autre les dégâts de l’hiver sont incomplètement réparés. Les modifications irréversibles ont lieu à l’occasion des grandes tempêtes. Avec le temps la plage devient moins haute, plus pentue, ce qui accentue encore l’effet de la houle. bientôt le mur est affouillé à sa base et il doit être renforcé. À terme la plage est appelée à disparaître.
L’effet nocif d’un cordon d’enrochement ne s’arrête pas là. À partir du moment où il est constamment atteint par la mer il interfère avec la dérive littorale qui est freinée; des sédiments vont manquer en aval, situation qui déclenchera ou accroîtra l’érosion, d’où une extension du cordon dans cette direction. Le doigt est mis dans l’engrenage. Ainsi un tel ouvrage peut non seulement aggraver le démaigrissement ou le recul de la plage sur lequel il est construit, mais encore déstabiliser une plage adjacente qui appellera à son tour un ouvrage de défense.   

Étude d’impact

Article du Bulletin N° 21

En confiant (aux aménageurs) la charge de l’élaboration des études d’impact, le législateur commettait une erreur, car il en réduisait ipso facto la portée.
Les maîtres d’ouvrage étant à la fois juges et parties, on comprend que les bureaux d’études auxquels ils s’adressent pour préparer ces documents cherchent plutôt à justifier les projets d’aménagement, en minimisant les effets sur l’environnement. A lire les études d’impact, on trouve que souvent elles présentent un caractère formel et superficiel. En général elles s’appuient sur une compilation de données recueillies dans des publications disparates, de valeur inégale ; la rédaction hâtive nuit à la précision et à la clarté de l’exposé. Dans beaucoup de cas, les conclusions n’apparaissent pas convaincantes pour les évaluateurs indépendants.
(professeur Roland Paskoff, “Côtes en danger” Masson éditeur).
Voici le compte rendu du 30 avril 1997 de la commissionde la mer du district, il peut illustrer certaines des idées exprimées ci dessus :
“ La commission a tout d’abord recadré l’étude d’impact.
Le cabinet X. a étudié le programme de défense contre la mer qui lui était proposé. Il a exposé le bien fondé des ouvrages, en a mesuré les impacts et a proposé des mesures de réduction de l’impact sur l’environnement.
Monsieur … estime que le résultat propose une image défavorable et pense qu’il faudrait proposer d’autres solutions meilleures.
Monsieur… du cabinet X., indique, au vu des observations qui vont lui être faites, que son cabinet peut proposer de aménagements différents et les justifier.

Monsieur… demande si, à terme, il y a d’autres solutions qu’une succession d’enrochements tout autour de l’île.
Monsieur … du cabinet X., estime que oui, si le district s’engage dans une politique de rechargement et de transfert de sable.
Monsieur… demande si cette solution, proche de l’état naturel, est défendable. Quel est l’impact de ces transferts de sable ? N’est-il pas mieux de choisir la technique des épis ?
Monsieur … du cabinet X. explique qu’il est urgent de remettre le sable stocké au Nord de la digue du Morin dans le transit littoral.
Monsieur … du (Service départemental), précise que cette opération était chiffrée dans l’étude d’impact du Morin en mesures compensatoires soit 10 000 m3 de de sédiments à repasser sur la plage de la Bosse tous les ans, à faire après achèvement du port.
Monsieur … précise que ce sable se répartira ensuite tout le long du littoral en évitant d’autres protections.

Monsieur … précise que tant que la contre jetée n’était pas faite et que la digue principale n’était pas finie, le district ne souhaitait pas relancer le stock sableux dans le transit.
Monsieur … de (service régional) estime qu’il faut respecter les engagements de l’étude d’impact du port de Morin.”

Cette discussion n’a pas été suivie d’effets et va nous coûter 840 000 F à La Bosse.

Toujours dans le même compte rendu :
“Pointe de la Loire : il s’agit de réaliser un enrochement bas.
Monsieur … du cabinet X. fait part de son diagnostic :
– il y a peu de transit
– on peut renforcer le pied de dune avec un sable grossier, recouvert de sable moyen et chercher le sable en bas de plage, jusqu’à 200 m en mer, tout cela sans avoir recours à des blocs d’enrochements.
Monsieur … comprend que le préalable est bien, là encore, de relancer le sable dans le transit.
Monsieur … (aussi du cabinet X.) confirme.

On va faire 100 m de perré bas, coût 150 000 F.

etc, etc.

La défense contre la mer

Article du Bulletin N° 21

En 1995, le Conseil du district de l’île de Noirmoutier, sur demande de sa Commission de défense contre la mer, avait reconnu comme nécessaire et comme minimum, un investissement de 3,5 millions de francs par an (subventions comprises). Le conseil admettait que la plus importante des compétences accordées à la structure intercommunale était bien la protection de l’île contre l’érosion opiniâtre des flots et qu’il fallait, sous peine de gaspillages de crédits, y consacrer une somme qui permettrait, non pas de panser hâtivement des blessures régulières, mais bien d’entamer et de continuer un programme de construction d’ouvrages de défense cohérent et durable.
Que s’est-il passé ? Pourquoi, depuis, les dépenses annuelles de défense contre la mer ne sont que de deux millions de francs, au lieu de 3 et demi ? Pourquoi à chaque hiver la ligne de côte recule-t-elle régulièrement? Le district ne serait-il pas assez riche ? On a pourtant constaté que dans d’autres domaines, plus valorisants sans doute, il ne manquait pas de ressources.

LES PRIORITÉS.
Comment les priorités sont-elles déterminées ? On pourrait penser que la commission de défense contre la mer où les quatre communes sont représentées est compétente.
Pas toujours ! Il suffit par exemple que le Président du district assiste en d’août 1998 à une assemblée générale de propriétaires pour que tout soit bouleversé : la construction de plus d’un kilomètre de perré le long de dunes privées devient une priorité. Mais les promesses n’ embarrassent jamais longtemps les politiciens : en octobre la construction du perré était renvoyée à 1999 ! Peut-être !
Les priorités annoncées fin octobre:
Le 28 octobre la commission décidait enfin de l’ordre de priorité suivant :
1. La Thibaudière 480 000 F
un épi de 60 m avec un rechargement de 10 000 m3 de sable,
2. Luzeronde 1 000 000 F
140 m de parafouille et 250 m de perré bas,
3. La Pointe de la Loire 250 000 F

Brèves

du Bulletin N° 21

À la suite des courriers envoyés au ministère de l’Environnement et de notre réception au cabinet du Premier Ministre en décembre 1998 nous avons été longuement reçus par le Directeur régional de l’environnement sur le sujet du classement du Gois et de ses abords.  Nous le remercions encore de la qualité de son accueil ( nous  ne bénéficions pas d’une telle courtoisie dans notre canton). Il nous a confirmé que Continuer la lecture

La digue du Devin

Article du Bulletin N° 20

Situation : la digue du Devin est un ouvrage de défense contre la mer, qui s’étend entre le port de Morin et la pointe du Devin. Près des deux tiers de l’île seraient inondés si la mer passait à cet endroit.
Sur le plan d’occupation des sols de 1984 actuellement en vigueur (le POS de 1996 a été annulé par le Tribunal administratif de Nantes pour déclassement de zones ND la digue du Devin est en zone ND. En 1996 une zone NDt avait été créée autour de l’école de voile.
C’est un espace naturel sauvage, la digue est longée par une dune reconstituée bordée d’une haie de tamaris qui surplombe la rue Louis Brien Continuer la lecture

Défense contre la mer

Article du Bulletin N° 20

En 1995, le Conseil du district de l’île de Noirmoutier, sur demande de sa Commission de défense contre la mer, avait reconnu comme nécessaire et comme minimum, un investissement de 3,5 millions de francs par an (subventions comprises). Le conseil admettait que la plus importante des compétences accordées à la structure intercommunale était bien la protection de l’île contre l’érosion opiniâtre des flots Continuer la lecture

Courrier

Bulletin N° 20

Le propriétaire du camping “le Caravan’île”, craignant que nos lecteurs puissent croire que la dune qui  borde le camping  lui appartienne nous écrit que :
• la bande de terrain en bordure de mer n’est pas la propriété du camping mais celle du district : oui, depuis l’an dernier,
• tous les aménagements du camping ont été financés de ses deniers : oui, on l’espère bien,
• la situation du camping, au regard des limites de propriété (sic), est identique à celle des ( lotissements) des Sables d’Or, de la Tresson, etc. ?”
Pourquoi pas ? Ce que nous affirmons c’est que ce camping a été construit sur les dunes de La Tresson Continuer la lecture

Brèves

Bulletin N° 20

Le 2 juin 1998 nous alertions Madame le ministre de l’Environnement sur les menaces qui se précisaient contre les sites du Gois et de ses abords (les polders de l’île et du  continent). Nous demandions que pour préserver cet ensemble unique une procédure de classement soit entamée. 
Le 14 décembre 1998, nous avons été longuement reçus à Matignon par le conseiller Continuer la lecture

Non à une route en bordure de mer

Article du Bulletin N° 18

Le 2 août 1994 nous déposions, avec l’association du Luzan, un recours en annulation contre un arrêté préfectoral déclarant d’utilité publique la création d’une voie côtière, en bordure de mer, surplombant la plage de Luzan à la pointe de l’Herbaudière.
Nous affirmions que le dossier soumis à enquête ne permettait pas d’apprécier le coût total de l’opération.
Nous demandions que la Loi littoral soit appliquée dans son intégralité: Continuer la lecture

Manoeuvre et contre-manoeuvres

Article du Bulletin N° 18

Une manoeuvre, à l’ échelle du microcosme politique de l’île, a débuté ce printemps.
Si vous avez eu l’occasion d’assister aux conseils de district,* vous savez que tout ne va pas pour le mieux entre le Président du district et la majorité municipale de Noirmoutier-en-l’île. Vous me direz, ce n’est pas un gros problème, après tout il ne s’agit Continuer la lecture

Les Polders

Article du Bulletin N° 18

Il semble utile de rappeler ce qu’est un polder. D’origine néerlandaise, ce terme désigne une région conquise sur la mer, drainée et mise en valeur. En Europe, les principaux polders se retrouvent en Flandre Maritime et aux Pays-Bas (Nederland ou Basse Terre).
L’envasement provoqué par le flux et le reflux de la mer a été utilisé dès le 13ème siècle. Continuer la lecture

Encore un POS illégal…

Article du Bulletin N° 18
La procédure.
Le 29 novembre 1996 nous déposions une requête au Tribunal administratif de Nantes demandant au tribunal d’annuler la délibération en date du 27 septembre 1996 par laquelle le Conseil municipal de Barbâtre approuvait la révision du plan d’occupation des sols de la commune.
Le 5 mars 1998 le tribunal statuait:
“Considérant que le rapport de présentation de la révision du plan Continuer la lecture

Brèves

Bulletin N° 18

Superbe brochure en quadrichromie des services de propagande du district intitulé “document de synthèse sur l’eau et l’assainissement”. Une fois de plus au lieu d’avoir l’information à laquelle nous avons droit on nous distribue généreusement un document à la gloire du président du district dont, comme toujours,  le portrait grand format  figure en bonne place. Continuer la lecture

Le POS de Noirmoutier en l’île

Article du Bulletin N° 17

 L’enquête publique relative au POS de Noirmoutier-en-l’Île s’est déroulée du 11 août au 12 septembre 1997. L’association “Vivre l’île 12/12” s’était manifestée lors de cette enquête afin que certains secteurs sensibles soient réglementairement protégés. Le commissaire enquêteur nous a suivi sur de nombreux points. Ses conclusions sont les suivantes:
“ Le commissaire enquêteur émet un avis favorable sous réserve:
1. de classer en zone ND les secteurs de Luzay  et de la Bassetière, bordant la Continuer la lecture

Les zones boisées dans le paysage de l’île

Article du Bulletin N° 17
Les forêts de l’île sont en grande partie  artificielles.  Elles sont, en effet, composées le plus souvent de résineux plantés pour préserver les dunes de l’érosion.
Elles accueillent une faune originale et une flore spécifique, parfois rare à l’échelle du département de la Vendée, de la région ou même à l’échelle nationale.
Elles participent à l’intérêt paysager de nombreux sites de l’île: les masses boisées importantes jouent le rôle de repères visuels dans un paysage assez plat et Continuer la lecture

Guégerre d’indépendance

Article du Bulletin N° 17

Le port de l’Herbaudière va-t-il devenir indépendant? L’enquête publique sur sa séparation d’avec la commune de Noirmoutier-en-l’Île s’est terminée le 15 janvier. Sécessionnistes et unionistes continuent de s’affronter sous les regards narquois ou agacés de la majorité des habitants de l’île.
Une précédente enquête s’était conclue par un avis favorable à  Continuer la lecture

Les zones du Plan d’Occupation des Sols

Article du Bulletin N° 16

La lecture des plans d’occupation des sols ( POS ) est quelquefois rendue difficile par les sigles utilisés pour  qualifier les différentes zones d’une commune. Tout le monde n’a pas à sa disposition un code de l’urbanisme pour éclairer sa lanterne. Voici ce qu’on peut y lire à l’article R 123-18: Continuer la lecture