Mimosa en fleur !

Mimosa

Depuis une dizaine de jours déjà, le mimosa fleurit sur notre île. Ci-dessus, photo prise hier après-midi dans un jardin de Barbâtre.

Déjà le 18 janvier, l’office de tourisme de l’île publiait un communiqué de presse annonçant  l’éclosion des boules jaunes.

Le mimosa est un petit arbre méditerranéen qui appartient à la famille des légumineuses. L’acacia dealbata, ou « mimosa des fleuristes », est l’espèce qui a été introduite sur l’île de Noirmoutier au milieu du 19ème siècle : lorsque le Bois de la Chaise a été loti, le propriétaire a valorisé les lots du centre du Bois, moins prisés par les acheteurs, grâce au mimosa, comme on l’explique dans cette émission  de 1993.

Existe-t-il encore dans l’Ile des zones à risques ?

Troisième volet de notre série sur les zones à risques : les portes.

Vous pourrez lire le premier volet en cliquant ici,  et le deuxième volet en cliquant ici.

Extrait du 1er volet :
« La continuité de la ligne de crête des digues et des quais est un élément essentiel pour assurer la sécurité de l’Ile. Les principaux débordements se sont produits là où il y avait discontinuité.
Des travaux sont-ils prévus pour corriger cette problématique ? »

Nous posions cette question en juillet 2011, qu’en est-il aujourd’hui ?

ETAT DES LIEUX LE 15 SEPTEMBRE 2011

Zones concernées : la Tresson, les Sableaux, la Berche.

La Tresson

Porte vue depuis l’intérieur de la digue

Porte vue depuis l’intérieur de la digue

Porte vue depuis l’extérieur

Porte vue depuis l’extérieur

On ne peut que se réjouir de la mise en place d’une porte amovible en madriers superposés au milieu de la digue de la Tresson à une altitude d’environ 4,2m NGF.
Bien qu’elle ne soit pas 100% étanche, cette structure limiterait considérablement les entrées d’eau en cas de surcote.

On peut remarquer la semelle horizontale sur le sol

On peut remarquer la semelle horizontale sur le sol

La continuité du muret du Bonhomme à la Berche est aujourd’hui réalisée, assurant la sécurité du casier de la Tresson.

Bravo !
C’est une réalisation efficace et de qualité.

Les Sableaux
Par contre des problèmes persistent, en particulier aux Sableaux, où une structure quasiment inutile a vu le jour peu après la tempête.

Passage principal

Passage principal

En cas de danger, des madriers en métal (fonte ?) seraient insérés dans les rainures visibles sur les poteaux de soutien verticaux. Une semelle horizontale partiellement ensablée existe.
On peut douter de la solidité de ces piliers verticaux, sous la poussée des vagues de tempêtes ou de leur pérennité dans le temps.

portes-5.jpg

Passage secondaire

Passage secondaire

Il n’y a pas de semelle horizontale visible (existe-t-elle ?)
Les deux murets en madriers n’apparaissent pas comme capables de supporter une forte pression et pourraient contribuer à fragiliser les poteaux à rainure.

Insérés dans les rainures visibles sur le poteau et sur le muret (Ce muret marque la fin du muret du Sableaux qui est effectivement une structure adéquate, capable de stopper une invasion de la mer lors d’une tempête avec surcote), des madriers superposés sont supposés stopper les entrées d’eau ; mais cette action nécessite quelques aménagements.

  • Anticipation de l’événement
  • Bien évidemment, les madriers devront être mis en place avant une marée haute de fort coefficient lors d’une tempête avec surcote prévue.
  • On peut douter de la solidité des poteaux verticaux sous les coups de boutoir de vagues de tempête. En effet, il suffirait d’un début de démantèlement ou de déchaussement pour que les madriers s’échappent de la rainure en créant des perturbations considérables à toute la structure.
  • Le madrier à la base doit pouvoir reposer sur un sol ou un plan horizontal stable et résistant pour limiter au maximum les passages d’eau et assurer un minimum d’étanchéité. Sinon, une érosion régressive rapide pourrait perturber l’effet souhaité de cette structure qui est d’abord de stopper ou du moins limiter les passages d’eau.
  • Sinon, on pourrait rapidement assister à la destruction rapide de la structure dans son ensemble et le lotissement en zone inondable en contrebas – atteint lors de « Xynthia » – situé à quelques dizaines de mètres connaîtrait de nouveau les affres d’une inondation.

Incroyable mais vrai, juste au nord de la porte principale il existe une barrière totalement ouverte créant un vide sous lequel les flots de tempête s’engouffreraient sans coup férir tout simplement par contournement puisque aucun obstacle ne s’y opposerait ! Cette porte est une structure inutile parce qu’inopérante, à l’efficacité presque nulle puisqu’il existe toujours un manque de continuité de la crête vers le nord.

La rainure et plan horizontal

La rainure et plan horizontal sur le sol sont bien visibles
La barrière est ouverte à tous vents et à toutes eaux!

Cette zone est-elle toujours à risque ? OUI !
Peut-on observer une réelle amélioration ?
Malheureusement la réponse est NON.

Existe-t-il d’autres solutions ?

  • Un muret construit vers le nord sur une vingtaine de mètres à 4,2m NGF permettrait une continuité de la ligne de défense actuelle matérialisée par le muret des Sableaux, vers Fort Larron.
  • Un mur en madriers amovibles fixé solidement sur des poteaux sécurisés dans le muret.
  • Une mise en place rapide des madriers serait une obligation en cas de menaces graves.
  • On peut aussi créer un bourrelet de sable au nord, en veillant au maintien d’une altitude suffisante (4,2m NGF).
  • Dans le cas du prolongement du muret maçonné vers le nord, un double pan incliné en bois au niveau de la porte permettrait le franchissement du muret.
  • Un bourrelet de sable côté plage amené au niveau du muret serait aussi une solution (avec ou sans pan incliné de franchissement).

Cette zone sensible des Sableaux est-elle, aujourd’hui une zone à risque ?
La réponse est OUI !

Comme nous l’avons clairement dénoncé, les solutions actuellement mises en œuvre ne sauraient résoudre totalement les problèmes persistants de sécurité.

En effet, telle qu’elle existe aujourd’hui, cette structure en bois aux Sableaux ne saurait répondre au souci permanent de la sécurité des biens et des personnes face aux risques présentés par des conditions météorologiques extrêmes qui seront, selon une majorité de scientifiques de plus en plus violentes et fréquentes.

La Berche

Passage entre le muret de la Tresson et la résidence secondaire

Passage entre le muret de la Tresson et la résidence secondaire
Zone de submersion lors de « Xynthia »

Zone submergée lors de la tempête, rien n’a changé sauf pour les réparations effectuées sur le mur de clôture partiellement détruit de la propriété.
Une porte en madriers de bois superposés sur une semelle horizontale semblable à celle de la Tresson pourrait sécuriser à peu de frais cette zone toujours à risque.

La cale de mise à l ‘eau

La cale de mise à l ‘eau (environ 3,7m NGF)
Importante zone de débordement. Lors de « Xynthia », l’eau s’est engouffrée à cet endroit précis inondant les marais de la Berche.

Cette cale submergée lors de « Xynthia » s’est avérée être la zone la plus à risque.
Utilisée surtout par des professionnels, cette cale doit rester opérationnelle mais rien ne s’oppose à la création d’une porte amovible comme celle de la Tresson, tout en respectant les contraintes que nous avons proposées pour la porte des Sableaux.
Une nouvelle fois, nous posons donc la question :
Cette partie de la digue est de l’Ile où nous avons observé des débordements provoquant une remise en eau des marais de la Berche est-elle aujourd’hui mieux protégée ?

Malheureusement, encore une fois la réponse est NON, dans le cas d’une tempête semblable à Xynthia, les dégâts seraient sensiblement les mêmes !

La Berche

La Berche

La Berche

Pluvial à Noirmoutier

Noirmoutier, 7/10/2010

Ci-dessus, la photo d’une bouche de pluvial prise le jeudi 7 octobre 2010 dans le centre ville de Noirmoutier  à marée haute d’un coêfficient de 110.

Les causes de cette remontée peuvent être diverses : nappe phréatique, infiltrations, clapets peu étanches, réseau de pluvial anarchique… mais il est clair qu’en cas de pluie conjuguée à la grande marée, c’est une nouvelle fois l’inondation du centre ville.

L’Assemblée Générale

L’Assemblée Générale est un événement important dans la vie d’une association. C’est l’occasion pour le Conseil d’Administration de rencontrer les adhérents, et de faire le bilan de leur travail.

Assemblée Générale 2010

Vendredi soir à la Prée au Duc, le Conseil d’Administration de Vivre l’île 12 sur 12 a  rendu compte de son administration et du travail de l’année écoulée devant une petite centaine d’adhérents.

Marie-Thérèse Beauchêne, la Présidente, a présenté le rapport moral; ensuite, différents administrateurs ont présenté la situation pour les dossiers qu’ils suivent.

Les administrateurs de Vivre l’île 12 sur 12 ne sont pas des professionnels de la communication. Ils manquent d’expérience médiatique, et n’organisent qu’une fois par an une Assemblée Générale. Mais l’important pour une association comme la nôtre, c’est la masse de travail fourni au cours de l’année, et l’efficacité de notre action.

Assemblée Générale 2010

Ensuite, nous avons partagé le verre de l’amitié et le gateau d’anniversaire.

Assemblée Générale 2010

Laisse de mer et plantes colonisatrices

haut de la plage

Le haut de la plage avant le passage de la cribleuse (juin 2010).

À gauche, la dune érodée par le passage de la tempête du 28 février.

atriplex 1 atriplex 2

Ci-dessus, l’atriplex,  l’une des premières plantes à fleurs capables de s’aventurer sur le sable, où elle indique le niveau supérieur des marées.

boursoufflures

Les boursouflures correspondent aux algues recouvertes de sable.

cakillier

Le cakillier maritime, l’un des premiers colonisateurs.

couverture végétale

Le couvert végétal s’organise : chiendent des sables, panicaud champêtre et giroflée des dunes.

euphorbe

Euphorbe marine

dune mobile

Dune mobile fixée par des oyats, liseron des sables, chiendent, gaillet des sables.

haut de la dune

Mélange de Cakillier et d’Atriplex en haut de plage : le sable piégé reforme la dune peu à peu, des nouvelles espèces s’installent et limitent l’érosion (début juin 2010).

La fixation du sable en haut de la plage est en bonne voie; mais bientôt les engins (dits « cribleuses ») vont intervenir et réduire à néant en quelques heures les quelques mois nécessaires à la reconstruction naturelle des pièges à sable par les plantes colonisatrices remarquablement efficaces dans leur action.

L’érosion éolienne participe à l’amaigrissement des plages dans l’ordre de 30%, les « cribleuses » dans l’ordre de 80%.

Lorsque le nettoyage est indispensable, on ne peut que préconiser un nettoyage manuel; car le nettoyage mécanique aujourd’hui à l’œuvre sur certaines plages est une totale aberration.

Côté Barbâtre après Xynthia

Les photos ci-dessous ont été prises juste après le passage de la tempête de fin février.

Pointe ouest de la Fosse

Ci-dessus 28/2/2010 : La Pointe ouest de la Fosse – recul de la dune falaise d’environ 2 mètres.

Pointe ouest de la Fosse

Ci-dessus 28/2/2010 : La pointe ouest de la Fosse – recul très important de la dune, qui avait gagné environ 80 mètres.

La Fosse : parking

Ci-dessus 28/2/2010 : La Fosse, parking face à Fromentine à coté de l’estacade – enrochements déstablisés; trou sous le béton de surface

Le Bouclard

Ci-dessus 28/2/2010 : Le Bouclard à La Guérinière – construction à quelques mètres de la digue nouvellement refaite ?

Route menant au Gois

Ci-dessus 1/3/2010 : sur la route menant au Gois, la digue de terre, jamais entretenue, emportée par la mer, terre, tamaris dans le marais du Polder Sébastopol

digue

digue

digue

digue

Quatre photos ci-dessus 1/3/2010: en plusieurs et multiples endroits, même attaque de la digue en arrière par la mer qui a traversé la chaussée

digue en pierres

11.jpg

Deux photos ci-dessus 3/3/2010 : arrière de la digue en pierres

Croix du Gois

Ci-dessus 3/3/2010 : dans l’angle du belvédère de la Croix, la digue arrière est emportée

ouverture digue

Ci-dessus 3/3/2010 : à l’endroit où la digue s’est ouverte en 1979, même processus

12 sur 12 rencontre les étudiants

Le samedi 6 février, la Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne, et les deux vice-Présidents, Nicolas Garnier et Liz Muller, ont rencontré un groupe d’étudiants en sociologie de l’Université de Paris VIII Vincennes-Saint Denis, en séjour avec trois de leurs enseignants dans l’île de Noirmoutier.

paris8ii.jpg

Le but de la rencontre était d’aider les étudiants à se former à la pratique sociologique, loin de leurs repères habituels, par un travail de définition d’un sujet de recherche, de recueil de sources écrites, de conduite d’entretiens et d’observations aboutissant à la rédaction d’un court rapport de synthèse.

paris8iii.jpg

Lors d’une sympathique rencontre, où le groupe nous a offert l’apéritif, nous avons pu échanger sur des thèmes chers à notre association, dans le cadre de recherches sur des sujets tels que, par exemple, l’intégration des normes environnementales par les exploitants agricoles du littoral noirmoutrin, ou les controverses autour de l’urbanisation de l’île de Noirmoutier.

paris8.jpg

Des rendez-vous ont été pris par les étudiants afin d’approfondir davantage les questions individuelles avec les membres du bureau les plus aptes à apporter une information pertinente.

C’était un vrai plaisir pour nous de présenter notre travail à ce groupe d’étudiants attentifs et motivés; nous espérons leur avoir été utiles, et souhaitons qu’ils gardent un bon souvenir de leur séjour dans notre île.

Travaux d’enrochement

Dans un article du 10 décembre, nous avons montré des photos des travaux entrepris d’urgence pour poser des enrochements devant la dune aux Éloux.

La photo ci-dessous montre la situation hier après-midi sur la plage nord où les pieux hydrauliques se déchaussent sous l’effet d’un épi perpendiculaire. Un enrochement a été posé devant la dune qui s’effondrait.

enrochement éloux

Nous avons publié à plusieurs reprises sur ce blog des photos de cet endroit, que vous pourrez voir en lisant les articles classés dans la catégorie « défense contre la mer », accessibles en cliquant sur le lien en tête de cet article, ou celui dans la liste à droite.

En particulier, cet article du 27 août 2009 montre bien la différence d’efficacité entre les ganivelles hydrauliques au sud et celles au nord.

Nous écrivions à l’époque:

Le bureau d’études auquel on avait demandé de se pencher sur ce problème a conclu que cette érosion intempestive était due à un épi situé en extrémité Nord qui, en accroissant l’agitation provoquée par la houle, accentuait la mise en suspension du sable qui repartait ainsi vers le bas de plage. Les spécialistes recommandaient que cet épi soit supprimé.

Cette étude qui a coûté très cher au contribuable est maintenant vieille de presque deux ans ; rien n’a été fait.

Cherche-t-on des arguments tendant à prouver l’inefficacité des ganivelles afin de revenir – pour des raisons qui restent mystérieuses – aux enrochements? Quoi qu’il en soit, il semblerait urgent que les élus noirmoutrins prennent en compte les progrès de la connaissance des causes de l’érosion des plages, et des remèdes que l’on peut y apporter.

L’épi incriminé est toujours en place. L’enrochement qui vient d’être posé va sans doute provoquer une augmentation de la turbulence, les pieux vont être progressivement déchaussés et finiront par tomber. La plage disparaîtra.
Lorsque l’île de Noirmoutier ressemblera à Fort Boyard, le danger de submersion marine sera écarté, et nous n’aurons pas besoin de plan de prévention de risques naturels prévisibles!

Fort Boyard

Le pluvial à la Blanche

Pendant toutes ces longues semaines où la France entière (et le reste de l’Europe) était couverte d’un blanc manteau de neige, il restait une petite tache verte sur le bord gauche de la photo satellite de Météo-France : l’île de Noirmoutier a eu froid, mais elle n’a pas vu la neige.

Par contre, il a plu. Abondamment.

(Cliquez sur les vignettes pour voir les photos)

porte-pireau-1.jpg porte-pireau-3.jpg porte-pireau-2.jpg porte-pireau-4.jpg porte-pireau-5.jpg porte-pireau-6.jpg porte-pireau-7.jpg

C’était l’occasion pour nos intrépides investigateurs de mener l’enquête à la Blanche.

Dans le but d’expliquer la présence de panneaux « chaussée inondable » le long de la rue de la Porte Pireau, une brève exploration le long du mur d’enceinte de l’Abbaye de la Blanche nous a permis d’observer l’écoulement des eaux dans les parages immédiats du mur.

Nous avons préparé un court dossier de dix pages, téléchargeable en cliquant ici,  où nous donnons le résultat de nos investigations.

Notre conclusion : il est vraisemblable que cette partie du bassin versant, marécageuse avant l’arrivée des moines, cuvette réceptacle des eaux pluviales du plateau agricole, s’étendait sans interruption de l’Herbaudière au bois de la Chaise avec évacuation possible à la Clère, au niveau de la digue ancienne de Ribandon vers le sud et aux Sableaux.

Des cöefs et écluses pouvaient aussi exister (le « canal » au Vieil, le coëf de la Madeleine par exemple).

Cette cuvette isolée au nord par un cordon dunaire, au sud par la hauteur du plateau rocheux de la plaine, présente encore des restes importants du marécage initial, le « Vivier » à l’Herbaudière, le courseau des Bœufs, les étangs et fossés de la Blanche, le fossé de la Madeleine, les Roussières, la Clère, les Prés Planches et les Prés Patouillards. Le devenir de ces lieux humides, souvent victimes de développements peu respectueux de l’environnement paysager patrimonial, est sans doute plus qu’aléatoire aujourd’hui.

Preuves éloquentes, on ne peut plus évidentes de la nécessité absolue d’épargner les dernières zones non urbanisées, en particulier celles de la Linière, de la Blanche, de la Madeleine, du secteur de la Résistance, des Roussières, des Prés Planches, des Prés Patouillards, du Müllembourg.

Une panne électrique –  toujours possible – associée à de fortes pluies… et c’est de nouveau la catastrophe, non seulement aux environs de la Blanche mais aussi dans tous les lieux cités, clairement identifiés!

On peut aussi avec profit consulter notre dossier sur le Bassin versant du nord de l’île, téléchargeable en cliquant ici.

Combien de temps devrons-nous attendre un Plan de Prévention des Risques naturels prenant effectivement en compte les réalités alarmantes de ce territoire en sursis de catastrophe?

Bonne année 2010 !

new-year.jpg

Au seuil de cette nouvelle année, la Présidente et le Conseil d’Administration de Vivre l’île 12 sur 12 présentent leurs meilleurs voeux pour 2010 à tous les adhérents.

new-year2.jpg

L’adhésion à l’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier Vivre l’île 12 sur 12 est annuelle, par année civile. C’est pourquoi nous demandons à nos adhérents de bien vouloir renouveler leur cotisation pour 2010 dès le mois de janvier: ce faisant, vous facilitez beaucoup la tâche de la Trésorière! Vous recevrez votre reçu fiscal dans le numéro du bulletin d’informations qui suit la réception de votre chèque: par souci d’économie, nous n’envoyons pas les reçus fiscaux séparément.

Si vous n’êtes pas encore adhérent, nous serions heureux de vous compter parmi nous.

Tous les renseignements utiles pour adhérer ou renouveler son adhésion se trouvent dans les pages « L’association », sous l’onglet en haut à droite de chaque page de ce blog. Le formulaire d’adhésion peut être téléchargé en cliquant ici.

En tant qu’adhérent, vous recevrez le bulletin d’informations de l’association, qui paraît trois ou quatre fois par an; et vous pourrez assister avec voix délibérative à l’Assemblée Générale, qui a lieu tous les ans au mois de juillet.

Tout adhérent qui le souhaite peut demander à assister à une des réunions mensuelles du conseil d’administration de l’association (normalement le premier vendredi du mois). Il suffit pour cela de contacter un des administrateurs (dont la liste figure en bas de la page que l’on trouve en cliquant ici).

Les dunes du Morin aux Éloux

Visite de terrain le 6 et le 8 décembre 2009.

eloux1.jpg
Le dimanche 6 décembre 2009. Ci-dessus, vue vers le port de Morin à partir de la cale du moulin de la Bosse; dune fortement attaquée.

eloux2.jpg
Comme toujours, une très forte érosion à proximité de l’enrochement.

eloux3.jpg
Vue vers le sud à partir de la cale du moulin de la Bosse. La hauteur de l’enrochement par rapport à la plage est d’environ 6 mètres. Le trait de côte est complètement artificialisé, la plage est horizontale, on ne peut s’y promener qu’à marée basse. L’accès y est limité et il faut aimer l’escalade.

eloux4.jpg
En avançant vers la cale St Jean, cette partie est plutôt en accrétion.

eloux5.jpg
Vue de la plage de la Martinière (au droit de la rue du même nom): forte érosion. La passerelle d’accès pend dans le vide. La dune est haute mais étroite. Le village est à une trentaine de mètres derrière.

eloux6.jpg
La première maison sur la dune n’est pas loin. Plusieurs mètres de sable ont été attaqués.
eloux7.jpg
Deux jours plus tard, le mardi 8 décembre, le sable devant la capitainerie du port de Morin part en voyage…

eloux8.jpg
… Cap au sud, plage de la Martinière.

eloux9.jpg
L’enrochement est prolongé vers le sud de la plage après réensablement du pied de dune, pose d’un géotextile et lit de cailloutis.

eloux10.jpg

Retour à la visite de terrain le dimanche 6 décembre.

eloux11.jpg
Cale de l’Océan. La différence de hauteur de plage de part et d’autre est impressionnante (plus de 6 mètres). C’est à dire qu’il n’y a pas de transfert d’un « casier » vers l’autre.

eloux12.jpg
Vue de la plage des Eloux du Nord vers le Sud. Enrochements, pieux hydrauliques et à l’arrière-plan, la dune fortement attaquée.

eloux13.jpg

À l’extrémité Nord de la plage, contre l’enrochement. La hauteur de la falaise de sable attaquée est d’environ 7 mètres.

eloux14.jpg
Dans ce cul de sac où l’énergie de la mer est renvoyée par l’extrémité de l’enrochement, les pieux hydrauliques ne peuvent jouer leur rôle et commencent à se déchausser.
eloux15.jpg
Vue vers le Sud. Des arbres entiers sont tombés.

eloux16.jpg

Un bosquet de chênes est prêt à tomber. Sur la plage, l’ombre des pieux hydrauliques déchaussés.

eloux17.jpg
Vue de la falaise érodée vers le Nord. Au premier plan, le restant de la dune de très faible hauteur est très étroit.

La dune
Vue de la plage des Eloux vers le Sud. L’extrémité Sud de la plage est en accrétion.

Nous avons déjà publié dans ce blog des photos de ces plages, qui permettent de constater l’évolution. Par exemple, pour un article de décembre 2007 avec des photos du nord de la plage des Éloux, cliquez ici; pour un article de mars 2008, cliquez ici; pour un article de février 2009, cliquez ici; pour un article d’août 2009, cliquez ici.

L’estran à l’Hommée

La pointe de l’Hommée se trouve au Sud Ouest de la plage de Luzéronde. Depuis quelques semaines, les conditions météorologiques se déchaînent: de forts vents d’Ouest-Sud-Ouest, une pluviométrie importante, des houles fortes. Autant de facteurs potentiels d’érosion littorale donnant l’occasion d’observer l’état de l’estran sur un point  fragile de la côte Ouest de l’île. Lorsque certains citoyens ou élus insulaires doutent de l’efficacité des défenses douces, c’est aussi l’occasion de rendre visite aux doubles rangées de pieux hydrauliques qui font  désormais partie intégrante du paysage de notre île.

L’Hommée

Ci-dessus, le profil de la plage est attaqué en arrière des pieux mais la majeure partie de la masse de sable du haut de plage est sauve.

lhommee2.jpg

Ci-dessus, à quelques mètres de la jonction des deux doubles rangs de pieux créant une ouverture, une microfalaise dans la partie sud montre une érosion plus forte.

lhommee3.jpg

Ci-dessus, vue générale du profil de plage vers le Sud. A l’exception de cette microfalaise, la pente est régulière et légèrement convexe.

lhommee4.jpg

Ci-dessus, à travers les branchages-ganivelles installés par l’Office National des Forêts, on voit nettement la végétation qui repousse, fixant la dune.

lhommee5.jpg

Ci-dessus, revégétalisation en avant des piquetages et grillages de protection.
La présence d’oyat, de chiendent des sables, et d’euphorbe maritime, espèces pionnières des sables nus, témoignent d’une phase de sédimentation du haut de plage en arrière des pieux hydrauliques.

lhommee6.jpg

Ci-dessus, détail de la fonction de sédimentation éolienne de l’euphorbe maritime. Une microdune se forme sous le vent de la plante pionnière.

lhommee7.jpg

Ci-dessus, les déchets d’écorces des tronc de pins arrachés par la mer aux pieux hydrauliques fixent également le sable. C’est ici qu’on comprend l’utilité d’une laisse de mer en haut de plage.

lhommee8.jpg

Pointe du Devin. Ci-dessus, l’ancien éperon en pierre XIXème regarni en béton et enrochements fin XXème. Les vagues sont du XXIème siècle.

lhommee9.jpg

29 novembre, 17h00 il commence à faire froid, vent Sud Ouest force 4-5, le soir vient tôt. À un moment, la lumière est magnifique, comme dans une gravure de Rembrandt, parce qu’elle traverse une trouée au milieu d’immenses formations nuageuses. La mer semble bouillonner sur les brisants des Boeufs. Pour l’instant l’océan ne cherche pas encore à nous manger.
De toute façon, si l’Antarctique fond, on ne verra plus que les antennes émerger en haut du château d’eau route de l’Herbaudière.

Un peu de lecture

Roland Paskoff, qui est mort en 2005,  était un universitaire français, géographe, géomorphologue, spécialiste du littoral. Parmi ses ouvrages, ce petit livre (58 pages) qui s’adresse à des non-spécialistes: Les plages vont-elles disparaître?, publié dans la collection « Les petites pommes du savoir » par les Éditions Le Pommier (ISBN-13: 978-2746502383).

Au sommaire :

  • La nature des plages
  • L’érosion des plages
  • Les remèdes à l’érosion
  • Vivre en harmonie avec les plages
  • “Les plages vont-elles disparaître?”

    Paskoff nous apprend ce qu’est une plage, et quels en sont les traits charactéristiques; il nous explique pourquoi les plages sont menacées, et mesure notre part de responsabilité. Il propose des mesures de sauvegarde qui impliquent de composer avec l’action de la mer plutôt que de s’y opposer.

    Un ouvrage un peu plus détaillé, écrit en collaboration avec Christine Clus-Auby et publié après le décès de Roland Paskoff est « L’érosion des plages : les causes, les remèdes » édité par l’Institut Océanographique de Monaco (ISBN-13: 978-2903581473). Il s’agit d’une introduction très dense et rigoureuse, mais abordable, à l’étude du phénomène de l’érosion des plages, avec d’abondantes photos, diagrammes et illustrations.

    L’érosion des plages : les causes, les remèdes

    Vous aurez l’occasion de parcourir ces ouvrages, parmi d’autres, lors du Forum des associations organisé par le Centre Social Grain de Sel dans les locaux de l’ancien Lycée des Sorbets le dimanche 20 septembre de 10h30 à 17h30, où Vivre l’île 12 sur 12 aura son stand.

    Parfois la cause de l’érosion d’une plage saute aux yeux. Par exemple, les plages au sud du Port de Morin se dégraissent de façon dramatique depuis la construction du port. Le diaporama, téléchargeable en cliquant ici, produit par l’association La Vigie, dont l’objectif est d’informer sur les dangers et problèmes que pose le projet de port à la Normandelière, à Brétignolles sur mer, montre très clairement cette évolution (voir aussi notre article du 13 février 2009).

    La dune abîmée

    La photo ci-dessous nous a été envoyée par un correspondant qui nous écrit : « Voici l’état de la dune sur la plage de l’Épine (derrière les ganivelles) dans l’après-midi du samedi 23 août (marée d’un coefficient de 105). On voit que des arbres sont tombés. »

    La dune le 23 août 2009

    Nos photos montrent que les ganivelles hydauliques sont efficaces plus au sud; mais il faudrait d’urgence prendre des mesures pour protéger le nord de la plage avant les tempêtes de l’hiver.

    Une assemblée générale réussie !

    Devant une petite centaine d’adhérents, et fort de plusieurs centaines de pouvoirs, le Conseil d’Administration de Vivre l’île 12 sur 12 a présenté hier soir à la Salle de la Préé au Duc son activité de l’année passée.

    Assemblée Générale 2009

    Nous avons été contraints de constater que notre travail consiste souvent à nous opposer à la volonté des élus locaux. Selon Marie-Thérèse Beauchêne, la Présidente, beaucoup d’élus voudraient ignorer la loi Littoral, quand ils ne s’acharnent pas à la détruire! Madame la Présidente s’est désolée de la façon dont l’association est tenue à l’écart par les autorités iliennes – par exemple, de l’inauguration du Polder Sébastopol le 26 août 2008, à laquelle nous n’étions pas conviés, apparemment à la suite d’une erreur ou d’un oubli, dont s’étonne le Président de la Commission Environnement et Cadre de Vie du Conseil Régional dans sa réponse à notre lettre sur ce sujet.

    AG 2009

    Et pourtant, l’année dernière à l’Assemblée générale de 2008,  nous avions éxprimé le souhait de concertation avec les élus, au lieu d’un conflit stérile.

    Madame la Présidente a passé en revue notre action en 2008/09 commune par commune. Elle a invité les adhérents à participer aux enquêtes publiques à venir. En suivant le blog, vous aurez des nouvelles de ces enquêtes, et nous vous indiquerons la démarche à suivre pour vous faire entendre.

    Assemblée Générale 2009

    Michel Devroc, rendant compte de notre action sur le dossier de la défense contre la mer, explique que notre désaccord avec les élus serait dû en partie au « système démocratique pré-électoral », où l’horizon, pour les hommes politiques « professionnels », se situe aux élections de 2014. Pourtant, les techniques de défense contre la mer, et le développement durable en général, doivent se concevoir dans la perspective d’un terme bien plus éloigné. Pour ceux qui s’intéressent à la question des relations entre les associations citoyennes et les élus, nous recommandons la lecture du mémoire intitulé Les relations entre une association contre-pouvoir et les élus doivent-elles être apaisées?, rédigé en 2006 par Michel dans le cadre d’un travail universitaire.

    AG 2009

    Jean-Louis Eugène a informé nos adhérents de notre collaboration avec l’association Paysages de France; Annik Damour a rendu compte de la suivie des réunions du Conseil communautaire, et nous a initiés aux arcanes du dossier de l’assainissement; Nicolas Garnier a parlé du CREZH (Contrat de restauration et entretien des zones humides), et Liz Muller du blog (que vous lisez peut-être pour la première fois: si c’est le cas, bienvenu!); et Michèle Chevet a présenté le rapport financier de l’association.

    AG 2009

    Tous ces rapports ont été approuvés à l’unanimité par les adhérents présents et représentés.

    Tous les membres du Conseil d’Administration dont les mandats arrivaient à échéance se sont présentés à la ré-élection, et deux nouveaux candidats se sont présentés : Annik Damour et Benjamin Palvadeau. Tous ont été élus à l’unanimité. Annik participe déjà depuis plusieurs mois aux travaux du CA; nous sommes particulièrement contents d’accueillir Benjamin parmi nous, car par sa seule présence, il est à l ‘origine d’une réduction significative de l’âge moyen du Conseil d’administration.

    Comme tous les ans, les adhérents recevront le texte des rapports dans le Bulletin d’Infos.

    AG 2009

    La soirée s’est clôturée par le désormais traditionnel « verre de l’amitié », qui a permis aux adhérents d’échanger avec les membres du CA.

    AG 2009

    Nous remercions tous les adhérents et sympathisants qui se sont déplacés pour leur soutien et leur encouragement.

    AG 2009

    AG 2009

    AG 2009

    Dégâts de grande marée

    Un correspondant nous envoie ces photos, prises la semaine dernière à la suite des grandes marées (coefficients 103/102 le mardi 13 janvier).

    Les images montrent les dommages causés par la grande marée aux dunes des Éloux, à l’endroit ou les ganivelles se déchaussent à cause de l’épi (voir notre article ici).

    plage1.jpg

    plage2.jpg

    plage3.jpg

    plage4.jpg

    plage5.jpg

    Il est urgent d’agir. Il ne faut pas que des considérations politiciennes empêchent les mesures indispensables de défense contre la mer, avant qu’il ne soit trop tard.

    À bon entendeur, salut!

    Bonne année 2009

    pont.jpg

    Au seuil de la nouvelle année, la Présidente de Vivre l’île 12 sur 12, Marie-Thérèse Beauchêne, adresse ses voeux aux adhérents au nom de tous les membres du conseil d’administration de l’association.

    Les changements intervenus dans les quatre communes suite aux élections vont-ils amener les élus à une réflexion sérieuse sur le respect environnemental de l’île? Après un semestre de mise en place des équipes, nous restons interrogatifs.
    La crise financière annoncée pourrait remettre en cause des projets trop importants ou non adaptés à la sensibilité des milieux naturels. Votre association reste vigilante et se prépare à défendre plus que jamais les objectifs qui sont les siens. Notre détermination pour obtenir des plans locaux d’urbanisme bien pensés en fonction de la qualité des paysages, des marais et zones humides à sauvegarder, des lois à appliquer, reste d’actualité. Le PLU de Noirmoutier est en procédure, celui de l’Épine a été annulé par des propriétaires sur des questions de forme. La Guérinière attend la sortie du plan de prévention des risques naturels (PPRN). Une réflexion s’engage sur Barbâtre avec un certain regard sur ses espaces sensibles.
    Il est indispensable d’envisager l’avenir proche ou lointain face aux risques d’inondation. À l’invitation de Monsieur le Préfet nous participerons au comité de réflexion sur ce sujet.
    Les factures d’eau et d’assainissement vont augmenter. Une équipe cherche à en connaître les raisons. La composition de l’association change: des amis nous quittent, d’autres arrivent. Pour mieux vous connaître et répondre à vos attentes, un questionnaire en préparation vous parviendra bientôt. Nous comptons sur vos réponses.
    Une année commence. Selon la tradition et au nom de tous les membres du bureau, je vous présente tous mes meilleurs voeux de bonne et heureuse année. Je souhaite que vous trouviez sur l’île le lieu privilégié où vous aimez vous retrouver dans un environnement de qualité.

    escargot.jpg
    mer.jpg

    L’association rencontre les étudiants

    Hier soir, mercredi 17 décembre, un groupe d’étudiants préparant le BTS de Gestion et protection de la nature au Lycée Briacé, en visite dans l’île, a rencontré la Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne, et la responsable du site internet, Elizabeth-Anne Muller.

    visite Lycée Briacé - 1

    La Présidente leur a parlé de l’origine de l’association en 1985, et leur a donné un aperçu des dossiers les plus importants à l’heure actuelle: les PLU des quatre communes, le Plan de prévention des risques d’inondation, la défense des zones humides, la défense contre la mer, l’application de la loi « Littoral »….

    Lycée Briacé 2

    La responsable du site internet a décrit le blog, dans l’espoir qu’ils pourront trouver sur notre site du matériel intéressant pour leurs études. Il a été question en particulier de notre dossier sur le bassin versant du  nord de l’île, de celui sur les catastrophes et cataclysmes, et des articles sur le PPRN et les ganivelles hydrauliques.

    Lycée Briacé 3

    Les questions étaient nombreuses et intéressantes, portant en particulier sur les relations avec les élus, le classement du Gois, et les ressources de l’association, tant financières qu’humaines.

    Nous remercions les étudiants et leurs enseignants de leur accueil, et espérons avoir souvent l’occasion d’exposer notre travail à des groupes de lycéens et étudiants.

    Les ganivelles des Éloux

    Les ganivelles hydrauliques sont des rangées de solides poteaux d’environ 5 mètres, enfoncés à mi-hauteur dans le sable, tous les mètres et en quinconce sur deux rangées parallèles.
    Ces ganivelles ont été implantées à titre expérimental sur la plage des Éloux afin de stopper le recul du trait de côte. Les enrochements qui devaient prévenir ce recul n’avaient pas tenu. Le protocole d’expérimentation prévoyait qu’en cas de baisse du niveau de la plage, afin de poursuivre l’expérimentation, il fallait recharger la plage. (Voir nos articles ici et ici. )

    Au moment des travaux, nous avons publié des photos : voir ici et ici.

    Ci-dessous, vous trouverez des photos prises le 4 décembre 2008. Cliquez sur les miniatures pour les agrandir.

    615.jpg

    Ci-dessus, nous sommes à l’extrémité Nord de la plage. Depuis un an on constate que le sable au pied des ganivelles s’en va. On ne compense pas le déficit de sable comme le prévoyait le protocole et on compromet ainsi une expérimentation fort coûteuse pour le contribuable.

    617.jpg

    On constate aussi que la dune à cette extrémité Nord de la plage est mal protégée par les ganivelles et que de grands pans de dune s’affaissent. Une étude a donc été demandée pour essayer d’expliquer les causes de ce dysfonctionnement des ganivelles hydrauliques.

    616.jpg

    Les spécialistes de l’érosion des plages d’un bureau d’études coûteux ont étudié soigneusement la configuration de la plage et le régime des houles et ont conclu que cette érosion intempestive était due à un épi (voir photo ci-dessus) situé en extrémité Nord qui, en accroissant l’agitation provoquée par la houle accentuait la mise en suspension du sable qui repartait ainsi vers le bas de plage. Le bureau d’études recommandait que cet épi soit supprimé. En même temps que cette suppression, il fallait retenir le sable des plages amont.
    Cette étude qui nous a coûté cher est maintenant vieille de plus d’un an. Rien n’a été fait.
    C’est de l’argent jeté par les fenêtres.

    620.jpg

    Plus on descend la plage vers le Sud, plus on constate que la plage s’est engraissée, on note même une nette élévation de la plage entre les ganivelles et la dune (photo ci-dessus).

    622.jpg

    Les pieux sont de plus en plus enterrés.

    624.jpg

    À certains endroits, le sable a monté de plus de deux mètres.

    625.jpg

    Ci-dessus, une dune qui se couvre d’oyats s’est formée derrière les ganivelles hydrauliques.

    626.jpg

    Ci-dessus, un méplat s’est formé entre la dune et les ganivelles.

    Les tempêtes d’hiver vont arriver, rien n’a été fait pour protéger le Nord de la plage. Si les pieux sont déchaussés, l’occasion sera excellente pour conclure à l’inefficacité de la méthode et revenir aux enrochements.
    On en connaît  qui s’en frotteront les mains !

    Le bassin versant du nord de l’île: notre dossier

    L’année dernière nous avons publié une série d’articles sur le bassin versant du nord de l’île, que vous pourrez relire en cliquant  ici pour le premier, ici pour le deuxième, ici pour le troisième, et ici pour le quatrième.

    Le contenu de ces articles était  basé sur un dossier (élaboré par Jean-Louis Eugène) qui est maintenant disponible en format pdf, et téléchargeable en cliquant ici.

    Nous en recommandons vivement la lecture, ainsi que celle de notre dossier sur les Principales catastrophes et cataclysmes dans l’Île de Noirmoutier depuis le IIIème siècle (également téléchargeable en format pdf en cliquant ici), afin d’aborder en connaissance de cause le débat sur le plan de prevention des risques d’inondation (PPRI).

    La visite du Lycée Bel Air

    Le mercredi 8 octobre, Michel Devroc, responsable de la communication à Vivre l’île 12 sur 12, a présenté l’association à un groupe d’élèves de 1ère  préparant le baccalauréat agricole STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant) au lycée agricole de Bel-Air à Fontenay le Comte, en visite dans l’île de Noirmoutier pour la semaine.

    Michel Devroc a expliqué aux élèves ce qu’est une association « Loi 1901 » avant de présenter plus particulièrement notre association. Il a ensuite parlé de notre travail, et de nos dossiers prioritaires.

    lycee2.jpg

    En réponse aux nombreuses questions qui ont fusé, Michel a exposé notre approche au développement harmonieux, et notre conviction que l’environnement est un valeur économique. Il a parlé longuement de la Loi Littoral, de la capacité d’accueil, du « sentier des douaniers », du parc éolien, de la concession du Pilier, de la dérive littorale, de la pomme de terre de Noirmoutier, du PPRN…

    C’était un plaisir pour nous de présenter notre travail à ce groupe de jeunes attentifs et motivés. Nous espérons les avoir encouragés à prendre une part active dans la vie citoyenne.

    Le dévasage du chenal d’accès au port de pêche

    En cliquant sur les miniatures ci-dessous, vous pourrez voir quelques images se rapportant au dévasage du chenal d’accès au port de pêche.

    chenal-rejet-dans-chenal-creuse.JPGchenal1.JPG
    Le rejet sur la plage

    chenal-arrete-mairie.JPG
    L’arrêté de la Mairie (affiché à la Linière)

    chenal-panneau-decret.JPG
    Le panneau explicatif

    chenal-panneau-entree-plage-liniere.JPG
    Le panneau d’avertissement

    chenal-arriere-port-tubage-vers-bat-snsm.JPG chenal-entree-port-tubage.JPG
    Tubage à l’entrée du port

    chenal-au-large-drague-et-tubage-sur-plage.JPG
    La drague au large, et le tubage sur la plage

    chenal-dans-le-chenal.JPG
    La drague dans le chenal

    Le dragage du port de pêche de l’Herbaudière

    Le dragage du port de pêche a commencé; il se fait selon les accords conclus entre la CCI, la Préfecture et la Co-ordination.

    Ci-dessous, quelques photos prises hier (15 février 2008) – cliquez pour agrandir.
    dragage-port-de-peche-1.JPGdragage-port-de-peche-2.JPGdragage-port-de-peche-3.JPGdragage-port-de-peche-4.JPGdragage-port-de-peche-5.JPGdragage-port-de-peche-6.JPGdragage-port-de-peche-7.JPGdragage-port-de-peche-8.JPG

    La vacation de la péniche est d’environ 2h: 30mn pour le chargement et le reste en clapage un peu plus loin que le Pilier.

    Pour le port de plaisance, pas de changement. La drague était hier au pied des ateliers Simonins.

    Port de plaisance: le dévasage sauvage…

    devasage1.JPGdevasage2.JPGdevasage3.JPGdevasage4.JPGdevasage5.JPGdevasage6.JPGdevasage7.JPGdevasage8.JPGdevasage9.JPG

    Cliquez sur les vignettes pour les agrandir

    C’est avec stupéfaction que nous avons appris par le presse que les opérations de dévasage du port de plaisance de l’Herbaudière étaient en cours et que les vases issues de l’opération devaient être rejetées sur l’estran de la plage de La Linière.
    Pourquoi cet étonnement ? Revenons un peu en arrière.
    Le précédent dévasage des ports de pêche et de plaisance de l’Herbaudière remonte à l’année 2002. À cette époque, nous nous étions mobilisés afin que Continuer la lecture

    Le bassin versant du nord de l’île – 4

    Ci-dessous: coëfs, clapets et portes au nord de l’île.

    écluse à porte à l’Herbaudière

    Ci-dessus: Ecluse à porte à l’Herbaudière, entièrement ensablée, totalement inopérante.

    écluse de la Linière
    Ci-dessus: Ecluse à porte d’une largeur de 1,4 m à la Linière: alimentée par des pompes électriques, premier déversoir du courseau des Boeufs. Eaux pluviales et autres rejets (drainage partiel de la plaine agricole, sans traitement des eaux !)

    coef de la Linière: déversoir
    Ci-dessus: Déversoir par busage en haut de l’estran, à l’extrémité de la rue de la Plage à la Linière.
    Deuxième exutoire du courseau des bœufs. Facile d’accès, dangereux pour les enfants. Alimenté uniquement par les pompes électriques de la route du Martroger.
    Evacuation des eaux pluviales (souvent polluées par les engrais artificiels de la plaine agricole, nitrates et phosphates), aucun traitement préalable des rejets.

    pompes-route-de-martroger.jpg
    Ci-dessus: Pompes route du Martroger.

    coef-de-la-blanche.jpg

    Ci-dessus: Coëf de la Blanche.
    Au milieu du superbe mur de défense contre la mer de l’abbaye de la Blanche probablement construit en 1733. Ce coëf d’une importance essentielle fonctionne par gravité, alimenté par l’important réseau de fossés et d’étangs à l’intérieur des murs de l’ancienne abbaye de la Blanche.

    coef-de-la-madeleine.jpg

    Ci-dessus: Coëf de la Madeleine.
    Coëf ancien, fonctionne par gravité, souvent ensablé au gré des marées, nécessite un entretien régulier.
    Exutoire des prairies humides au niveau de la Résistance, ainsi que d’une partie de la plaine agricole.
    Inopérant le 13 janvier 2007.

    coef-de-mardi-gras.jpg

    Ci-dessus: Coëf de Mardi-Gras au Vieil.
    Fonctionne par gravité, alimenté par « le canal », courseau fort ancien, doté en partie de murs en pierre dont l’entretien laissait à désirer. Extrémité nord d’un vaste système de fossés aboutissant à la Grande Lande (Prés Patouillards). Mai 2003, janvier 2007, entièrement ensablé, totalement inopérant.

    canal-du-mardi-gras.jpg

    Ci dessus: le canal du Mardi Gras.

    Sa récente réhabilitation devrait efficacement amoindrir les nuisances connues lors de pluies violentes. Le coëf de Mardi­ Gras présentant de nombreuses et larges fissures a été réétanché. Lors des forts coefficients de marée, l’eau de mer ne remonte plus dans le canal ce qui était contraire à sa destination.
    La réfection de la porte en bois de «Mardi­ Gras » devrait permettre d’assurer une vidange régulière du canal et aussi d’augmenter la capacité de rétention d’eaux pluviales tout en réduisant le coût de fonctionnement des pompes des Roussières.

    Noirmoutier, l’Information n°53

    Le canal de « Mardi­Gras » au Vieil, fait l’objet de travaux de remise en état sur environ 80m. Ce canal très âgé réceptionne les eaux pluviales du Vieil et des Roussières et les pierres qui le constituent menacent de s’ébouler par endroits. Afin d’assurer sa solidité, il sera refait à l’aide de U de béton habillés de pierres afin de conserver son cachet.

    Info en bref, juillet-août 2004

    Comblement d’un marais à l’Épine

    marais à l’Epine (b)marais à l’Epine (a)

    Nous avons reçu les deux photos ci-dessus d’un lecteur qui se dit « horrifié » de la mise à mort par comblement ou étouffement de ce marais salant à l’Epine.

    « Qui » nous demande-t-il « a pu autoriser une telle aberration? »

    Sa question nous gêne. Mais nous devons la vérité à nos lecteurs et adhérents: nous avons manqué de vigilance. Ce comblement était inscrit dans le PLU de l’Épine; d’autres chapitres de ce PLU ont accaparé notre attention; nous n’avons pas protesté.

    Lors de l’élaboration du PLU de l’Épine, compte tenu de nos moyens, nous nous sommes concentrés sur les questions qui nous semblaient les plus importantes : Continuer la lecture