Mimosa en fleur !

Mimosa

Depuis une dizaine de jours déjà, le mimosa fleurit sur notre île. Ci-dessus, photo prise hier après-midi dans un jardin de Barbâtre.

Déjà le 18 janvier, l’office de tourisme de l’île publiait un communiqué de presse annonçant  l’éclosion des boules jaunes.

Le mimosa est un petit arbre méditerranéen qui appartient à la famille des légumineuses. L’acacia dealbata, ou « mimosa des fleuristes », est l’espèce qui a été introduite sur l’île de Noirmoutier au milieu du 19ème siècle : lorsque le Bois de la Chaise a été loti, le propriétaire a valorisé les lots du centre du Bois, moins prisés par les acheteurs, grâce au mimosa, comme on l’explique dans cette émission  de 1993.

Existe-t-il encore dans l’Ile des zones à risques ?

Troisième volet de notre série sur les zones à risques : les portes.

Vous pourrez lire le premier volet en cliquant ici,  et le deuxième volet en cliquant ici.

Extrait du 1er volet :
« La continuité de la ligne de crête des digues et des quais est un élément essentiel pour assurer la sécurité de l’Ile. Les principaux débordements se sont produits là où il y avait discontinuité.
Des travaux sont-ils prévus pour corriger cette problématique ? »

Nous posions cette question en juillet 2011, qu’en est-il aujourd’hui ?

ETAT DES LIEUX LE 15 SEPTEMBRE 2011

Zones concernées : la Tresson, les Sableaux, la Berche.

La Tresson

Porte vue depuis l’intérieur de la digue

Porte vue depuis l’intérieur de la digue

Porte vue depuis l’extérieur

Porte vue depuis l’extérieur

On ne peut que se réjouir de la mise en place d’une porte amovible en madriers superposés au milieu de la digue de la Tresson à une altitude d’environ 4,2m NGF.
Bien qu’elle ne soit pas 100% étanche, cette structure limiterait considérablement les entrées d’eau en cas de surcote.

On peut remarquer la semelle horizontale sur le sol

On peut remarquer la semelle horizontale sur le sol

La continuité du muret du Bonhomme à la Berche est aujourd’hui réalisée, assurant la sécurité du casier de la Tresson.

Bravo !
C’est une réalisation efficace et de qualité.

Les Sableaux
Par contre des problèmes persistent, en particulier aux Sableaux, où une structure quasiment inutile a vu le jour peu après la tempête.

Passage principal

Passage principal

En cas de danger, des madriers en métal (fonte ?) seraient insérés dans les rainures visibles sur les poteaux de soutien verticaux. Une semelle horizontale partiellement ensablée existe.
On peut douter de la solidité de ces piliers verticaux, sous la poussée des vagues de tempêtes ou de leur pérennité dans le temps.

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Passage secondaire

Passage secondaire

Il n’y a pas de semelle horizontale visible (existe-t-elle ?)
Les deux murets en madriers n’apparaissent pas comme capables de supporter une forte pression et pourraient contribuer à fragiliser les poteaux à rainure.

Insérés dans les rainures visibles sur le poteau et sur le muret (Ce muret marque la fin du muret du Sableaux qui est effectivement une structure adéquate, capable de stopper une invasion de la mer lors d’une tempête avec surcote), des madriers superposés sont supposés stopper les entrées d’eau ; mais cette action nécessite quelques aménagements.

  • Anticipation de l’événement
  • Bien évidemment, les madriers devront être mis en place avant une marée haute de fort coefficient lors d’une tempête avec surcote prévue.
  • On peut douter de la solidité des poteaux verticaux sous les coups de boutoir de vagues de tempête. En effet, il suffirait d’un début de démantèlement ou de déchaussement pour que les madriers s’échappent de la rainure en créant des perturbations considérables à toute la structure.
  • Le madrier à la base doit pouvoir reposer sur un sol ou un plan horizontal stable et résistant pour limiter au maximum les passages d’eau et assurer un minimum d’étanchéité. Sinon, une érosion régressive rapide pourrait perturber l’effet souhaité de cette structure qui est d’abord de stopper ou du moins limiter les passages d’eau.
  • Sinon, on pourrait rapidement assister à la destruction rapide de la structure dans son ensemble et le lotissement en zone inondable en contrebas – atteint lors de « Xynthia » – situé à quelques dizaines de mètres connaîtrait de nouveau les affres d’une inondation.

Incroyable mais vrai, juste au nord de la porte principale il existe une barrière totalement ouverte créant un vide sous lequel les flots de tempête s’engouffreraient sans coup férir tout simplement par contournement puisque aucun obstacle ne s’y opposerait ! Cette porte est une structure inutile parce qu’inopérante, à l’efficacité presque nulle puisqu’il existe toujours un manque de continuité de la crête vers le nord.

La rainure et plan horizontal

La rainure et plan horizontal sur le sol sont bien visibles
La barrière est ouverte à tous vents et à toutes eaux!

Cette zone est-elle toujours à risque ? OUI !
Peut-on observer une réelle amélioration ?
Malheureusement la réponse est NON.

Existe-t-il d’autres solutions ?

  • Un muret construit vers le nord sur une vingtaine de mètres à 4,2m NGF permettrait une continuité de la ligne de défense actuelle matérialisée par le muret des Sableaux, vers Fort Larron.
  • Un mur en madriers amovibles fixé solidement sur des poteaux sécurisés dans le muret.
  • Une mise en place rapide des madriers serait une obligation en cas de menaces graves.
  • On peut aussi créer un bourrelet de sable au nord, en veillant au maintien d’une altitude suffisante (4,2m NGF).
  • Dans le cas du prolongement du muret maçonné vers le nord, un double pan incliné en bois au niveau de la porte permettrait le franchissement du muret.
  • Un bourrelet de sable côté plage amené au niveau du muret serait aussi une solution (avec ou sans pan incliné de franchissement).

Cette zone sensible des Sableaux est-elle, aujourd’hui une zone à risque ?
La réponse est OUI !

Comme nous l’avons clairement dénoncé, les solutions actuellement mises en œuvre ne sauraient résoudre totalement les problèmes persistants de sécurité.

En effet, telle qu’elle existe aujourd’hui, cette structure en bois aux Sableaux ne saurait répondre au souci permanent de la sécurité des biens et des personnes face aux risques présentés par des conditions météorologiques extrêmes qui seront, selon une majorité de scientifiques de plus en plus violentes et fréquentes.

La Berche

Passage entre le muret de la Tresson et la résidence secondaire

Passage entre le muret de la Tresson et la résidence secondaire
Zone de submersion lors de « Xynthia »

Zone submergée lors de la tempête, rien n’a changé sauf pour les réparations effectuées sur le mur de clôture partiellement détruit de la propriété.
Une porte en madriers de bois superposés sur une semelle horizontale semblable à celle de la Tresson pourrait sécuriser à peu de frais cette zone toujours à risque.

La cale de mise à l ‘eau

La cale de mise à l ‘eau (environ 3,7m NGF)
Importante zone de débordement. Lors de « Xynthia », l’eau s’est engouffrée à cet endroit précis inondant les marais de la Berche.

Cette cale submergée lors de « Xynthia » s’est avérée être la zone la plus à risque.
Utilisée surtout par des professionnels, cette cale doit rester opérationnelle mais rien ne s’oppose à la création d’une porte amovible comme celle de la Tresson, tout en respectant les contraintes que nous avons proposées pour la porte des Sableaux.
Une nouvelle fois, nous posons donc la question :
Cette partie de la digue est de l’Ile où nous avons observé des débordements provoquant une remise en eau des marais de la Berche est-elle aujourd’hui mieux protégée ?

Malheureusement, encore une fois la réponse est NON, dans le cas d’une tempête semblable à Xynthia, les dégâts seraient sensiblement les mêmes !

La Berche

La Berche

La Berche

Joachim : vigilance orange !

Ce matin 16 décembre à 6 heures, le vent soufflait sur l’île de Noirmoutier à une vitesse de 119km/h.

Le pont, fermé à 22 heures jeudi soir, a rouvert ce matin vers 8h15.

Le site Viewsurf permet de suivre la situation du pont en temps réel; on peut y accéder, ainsi qu’aux webcams de l’office de tourisme (vue des ports de Noirmoutier et de l’Herbaudière)  à partir de l’onglet WEBCAMS en haut des pages de ce  blog.

Le Monde a mis en ligne un site qui permet de suivre la tempête Joachim en direct.

Sur le parking de la Coquette, à La Guérinière, la dune a reculé, comme le montrent  les photos ci-dessous.

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Les quais du port de Noirmoutier

Existe-t-il encore dans l’île des zones à risque ?

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2ème volet
Les quais du Port patrimonial : rue de l’Ecluse.
(Pour le 1er volet, cliquez ici.)

Rue de l’Ecluse, nuit du 28 février 2010, au niveau de la nouvelle digue/quai
Rue de l’Ecluse, nuit du 28 février 2010, au niveau de la nouvelle digue/quai

 port3.jpgLocaux de la Chaloupe et magasins des Phares et Balises

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Le quai des Phares et Balises

Ces organeaux et ce bollard (voir photos ci-dessous), bien ancrés dans le béton en haut du nouveau quai/digue, et destinés à l’amarrage des navires…

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… ne sont là que pour le décor ! En effet, aucun navire n’est susceptible de s’amarrer à cet endroit de la digue/quai sans s’exposer à des avaries graves à ses bordés ou à sa quille. Ce faux quai/digue est un piège à bateaux!

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Le quai/digue s’interrompt brutalement au niveau de la petite cale, pourquoi ?
Peut-être tout simplement pour protéger des intérêts privés !

Si « on » s’est inquiété avec exagération de la portion de berge qui a vu la construction du quai/digue en question, entre le « véritable » quai des Phares et Balises, quai utilisable par des navires, et le commerce existant, on peut remarquer, en plus du maintien d’une petite cale de mise à l’eau, l’état de dégradation avancé de la digue située sous ce commerce, lui même entièrement inondé lors de « Xynthia ».

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Qu’est-ce que c’est ?

Qu’en est-il aujourd’hui de ce repaire à rats et à renards ?

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Des travaux sont-ils programmés pour sécuriser et rendre à cette portion de berge dégradée jusqu’à l’inacceptable un aspect esthétique satisfaisant?
Ce lieu pollué,  dangereux pour les promeneurs et pour les usagers d’un commerce, qui pourrait d’ailleurs – fort opportunément – être déplacé de l’autre côté de la rue de l’Ecluse afin de rétablir la perspective depuis l’ensemble des quais vers l’avant port et le chenal d’accès. La « vue » est en effet bloquée par cette structure rébarbative qui n’a plus sa place dans un port souhaité « patrimonial ». La clientèle des bars et restaurants du quai Cassard et les promeneurs en général en seraient ravis.
« Quelle belle vue » s’exclameront-ils ? Enfin !

La rue de l’Ecluse est-elle aujourd’hui protégée si une tempête semblable à Xynthia devait se produire demain ?
Malheureusement NON
Les débordements, les dégâts seraient sensiblement les mêmes, fort peu de choses ont changé.

L’aberrant quai/digue construit à la hâte sans étude d’impact, sans respect pour une tradition maritime ou sans souci esthétique n’y  changerait rien !

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L’ineffable quai/digue

L’état de cette berge méritait certes des travaux de confortement mais les travaux réalisés sont-ils judicieux ? Il est difficile de croire que cette digue/quai réalisée dans une urgence suspecte était l’unique solution possible à la mise en sécurité de cette zone.

Non seulement, cette digue n’est rehaussée que de quelques centimètres (sauf au niveau de la cale ou sa hauteur est la même), mais si elle est inutilisable pour l’accostage des navires, elle présente aussi un danger supplémentaire par le rétrécissement du plan d’eau qu’elle réduit en largeur, diminuant d’autant la zone d’évolution des navires.

De nouveau, nous nous posons cette question :
Le rehaussement à 5m NGF de la chaussée Jacobsen protègera-t-il les berges du quai, restées à environ 4m NGF ?
Une nouvelle fois la réponse est NON et on ne peut que s’inquiéter du manque de rigueur dans le calendrier des travaux à effectuer en priorité ! En effet, des débordements importants se sont produits lors de « Xynthia » là même où s’arrête le muret !

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Interruption brutale du muret de la chaussée Jacobsen.

Le manque de continuité de la ligne de crête rend totalement impossible la capacité de cette structure à réduire les débordements sur les quais du port lors d’une tempête telle que Xynthia ; le contournement par l’élément liquide serait exactement le même. Une partie du quartier de Banzeau connaîtrait de nouveau les affres d’une inondation. En effet, aucun chantier (de défense contre la mer) n’est venu réduire ou supprimer la  cause principale de cette inondation, c’est à dire un niveau altimétrique des quais insuffisants.

Ci-dessous, quelques images du port lors de la tempête  « Xynthia », le 28 février 2010 au petit matin.

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L’écluse de l’étier du Moulin

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La grue de la rue de l’Ecluse

Le quai Cassard devant les Salorges

Le quai Cassard devant les Salorges

Dans son ensemble, le port patrimonial est-il mieux protégé aujourd’hui, 16 mois après la tempête dévastatrice ?

La réponse est NON ou très peu.

La Berche

On s’autocongratule, on bétonne, on enroche un quai, on rehausse, on remblaie, on recharge en sable, mais sommes nous réellement protégés depuis la tempête Xynthia ?
Existe-t-il encore dans l’Ile des zones à risques ?

1er volet
Digue de la Berche commune de Barbâtre :

La Berche

Les marais de la Berche inondés, 15 mars 2010

On peut s’interroger sur la ou les raisons de cette inondation ?
Voici quelques réponses en images :

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Cale de la Berche, 15 mars 2010, deux semaines après Xynthia

Le muret de rehaussement érigé en 1997 a bien protégé toute cette zone depuis le bonhomme, et vers le polder de Sébastopol. L’interruption du muret au niveau de la cale et au nord de la maison a provoqué l’essentiel de la submersion  et des débordements par manque de continuité du niveau de crête, facteur récurrent comme nous allons le voir.

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La Berche, maison sur la digue, 15 mars 2010

Le portail et une partie du muret de protection de la maison ont été détruits lors de la tempête.

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En contrebas de la cale, vers les marais

On peut observer les pierres de la digue déchaussées et transportées vers le chemin en contrebas par érosion régressive. L’essentiel de la submersion s’est produit à cet endroit.

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Mai 2011

Le muret et le portail ont été réparés, mais :

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Mai 2011, la cale existe toujours, inchangée

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De l’autre côté de la maison, une autre ouverture, rien de changé !

Nous posons donc la question :
Cette partie de la digue est de l’Ile où nous avons observé des débordements provoquant une remise en eau des marais de la Berche est-elle aujourd’hui mieux protégée ?

Malheureusement, la réponse est NON, dans le cas d’une tempête semblable à Xynthia,  les dégâts seraient sensiblement les mêmes !

La continuité de la ligne de crête des digues et des quais est un élément essentiel pour assurer la sécurité de l’Ile. Les principaux débordements se sont produits là où il y avait discontinuité.
Cependant, d’autres interruptions existent, par exemple au « Bonhomme », en divers endroits le long des digues, au Gois, les quais du port patrimonial, l’écluse sur l’étier du Moulin (4,1m NGF)…(Liste non exhaustive).

Des travaux sont-ils prévus pour corriger cette problématique ?

La fleur de mai

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Les conditions climatiques et la sécheresse de ce printemps ont permis de récolter la fleur de sel et le sel depuis le 15 mai pour les premiers sauniers. C’est exceptionnel car habituellement la récolte débute au mieux à la mi-juin et le plus souvent ce n’est pas avant le mois de juillet !

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Pratiquement pas de pluie pendant trois mois, un vent soutenu et des jours qui allongent sont les conditions idéales pour voir se former la fleur de sel à la surface des œillets, précédant de quelques jours la récolte du sel sur le fond.

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Une très bonne année en perspective ?
Rien n’est moins sûr !
Ce n’est qu’en regardant le tesselier (lieu où le sel est entreposé au bord de la saline) en septembre que l’on pourra se prononcer définitivement.

Le saunier est prudent et se méfie toujours des caprices de la météo d’autant plus que depuis quelques jours le régime de perturbations pluvieuses a stoppé momentanément l’activité.

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La Jetée Jacobsen peut-elle nous protéger ?

Quelle protection offrirait la nouvelle chaussée Jacobsen si une tempête semblable à Xynthia se produisait demain ?

Aucune, bien que l’on puisse observer une meilleure protection au niveau de l’étier de Ribandon dont les écluses renforcées et la construction de contreforts sécurisent cette zone de la chaussée (heureuse exception).

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L’étier de Ribandon entre ses digues, au fond la chaussée Jacobsen.
Une rupture de la chaussée Jacobsen à ce niveau (peu probable) enclencherait une inondation importante vers la maison de retraite en particulier. C’est aussi un endroit relativement aisé à sécuriser bien qu’aucun mouvement ne soit perceptible.

Mais ailleurs, là où se sont produits des débordements et inondations ?

N’oublions pas que le seul débordement sur la chaussée s’est produit au niveau des travaux, alors en cours, sur le coëf du Grand Müllembourg, un peu avant Fort Larron.

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Coëf du Müllembourg vers Fort Larron, photo prise le 6 février 2010, 3 semaines avant Xynthia, le nouveau coëf vient d’être mis en place , la tranchée est comblée, mais des difficultés semblent subsister et ralentir le chantier ! 

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Le 6 février 2010, étier du Moulin, le coëf vient d’être posé, on peut remarquer les gravats du rebouchage de la tranchée, le béton de renforcement de la canalisation et surtout le niveau inférieur de la chaussée.

C’est le seul endroit sur la chaussée Jacobsen où une submersion s’est produite, due aux travaux en cours.

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Le 28 février 2010, un engin tente de remettre un peu d’ordre après la submersion, chantier boueux, un manque d’étanchéité au niveau de l’écluse semble exister (renard).

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Fort Larron, le 28 février 2010 vers midi, évacuation de la submersion à Fort Larron vers la réserve du Müllembourg.

A Fort Larron, l’inondation serait à peu près la même, contournement du mur et submersion de la dune en particulier au niveau du passage des barges des professionnels. Pour rappel, l’inondation de Fort Larron s’est évacuée, en particulier, par une tranchée creusée d’urgence vers le système de contrôle du pluvial de la réserve du Müllembourg, dans lequel existe pourtant trois lotissements à risque !

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Entrée du port de Noirmoutier
Le muret se termine brutalement, toute la zone à droite serait submergée

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Le « passage » des barges, une évidente entrée d’eau possible
Un « dos d’âne » pourrait diminuer le risque !

Le quai Cassard est-il protégé ?

Quelle sécurité va apporter aux quais du port la nouvelle chaussée Jacobsen ?

AUCUNE !

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Le point le plus bas du quai Cassard

Le niveau des berges du quai Cassard (rive nord) est exactement le même, les commerces et riverains inondés lors de Xynthia le seraient de la même façon.
Aucun changement. L’élément liquide contournerait le nouveau mur et s’engouffrerait vers le quartier de Banzeau, comme lors de Xynthia.

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vers Banzeau

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Le 28 février 2010 à 5h du matin

François Gendron a filmé le port cette nuit-là : pour voir le document, cliquez ici.

Jean-Louis Eugène, administrateur de l’association Vivre l’île 12 sur 12, a réalisé en juillet dernier un dossier sur les perspectives pour le port de Noirmoutier après Xynthia, que l’on peut télécharger en cliquant ici.

Voir aussi notre article du 1er mars 2010, avec des photos des inondations, en cliquant ici.

Les scènes ci-dessus peuvent se reproduire demain; les travaux excessifs récents sur la chaussée Jacobsen n’y changeraient rien !

Les algues vertes sont de retour

Selon un article paru hier dans le journal Ouest France en ligne, le retour des algues vertes, plus tôt que prévu, aurait épargné l’île de Noirmoutier.

Le Centre d’étude et de valorisation des algues (CEVA) a effectué la semaine dernière des survols du littoral. « On a été agréablement surpris à Noirmoutier,  » disent les experts, en ajoutant toutefois qu’il y a « pas mal de vert » à Barbâtre.

Les photos ci-dessous, prises cet après-midi à la Pointe de la Loire, montrent qu’il y a aussi  un certain panachage entre les algues brunes et vertes à La Guérinière.

Pointe de la Loire 21/5/2011

Pointe de la Loire 21/5/2011

Terminator II – amélioration du cadre de vie à l’Épine

Au Terpineau, on assiste à la destruction programmée d’une zone humide d’une importance essentielle pour la commune de l’Epine en tant que bassin d’orage, de trame verte et de coupure d’urbanisme.
Cette destruction est illégale, puisque le POS de l’Epine interdit tout rehaussement de terrain.

Pourquoi ce vandalisme ?

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Le 11 mai 2011, des camions bennes déversent du remblai sur cette zone déjà victime d’un remblaiement illégal l’année dernière.

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Manœuvres sournoises sans étude d’impact, quelle « transparence » peut-on espérer d’élus aussi obscurantistes?

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« Glaïeul de Byzance », plante ancienne protégée !
Sous peu, celle-ci n’offrira plus sa beauté au passant.

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Fossé est-ouest, en voie de comblement.

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Fossé de drainage des eaux pluviales en voie de disparition, d’une grande importance lors de précipitations orageuses, il permettait de limiter les inondations dans cette zone exposée, à 1,7m NGF (altitude de bossis, le creux du fossé ci-dessus est à environ 0,7m NGF).

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Fossé de réception des eaux pluviales dont on peut voir le busage en haut de l’image.
Bonne chance aux voisins !

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Un engin de la commune étale le remblai, sans coup férir.

Comment peut-on justifier la destruction de cette zone humide patrimoniale ?
A qui profite cette destruction irrespectueuse?

Comment ne pas reconnaître aux zones humides comme le dit le professeur Verger, « leur intérêt écologique, leur rôle dans l’amélioration de la qualité des eaux et leurs valeurs productive et paysagère ».

En France, la loi sur l’eau de 1992 donne des zones humides cette définition :
« On entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».

Située au fond des marais du centre de l’Ile, cette zone est de toute évidence fort ancienne; selon le géologue Paul Bernier (Environnement littoral, Ile de Noirmoutier page 132), cette zone correspondrait à la ligne de rivage, vasière, il y a 5000 ans !

Ci-dessous, la zone humide (bassin d’orage) de Terpineau et son important réseau de fossés indispensables à l’évacuation du pluvial sous la route du Morin:terpineau8.jpg
Les fossés de drainage sont visibles en bleu.
La zone hachurée en rouge représente la zone comblée en 2010.
A l’heure actuelle, le remblaiement se poursuit à partir de la petite zone rouge en bas à droite vers l’ouest. On peut y remarquer les deux fossés est-ouest mentionnés plus haut.

On peut apprécier l’important réseau de fossés (en bleu) en voie de comblement.
Les hauteurs indiquées sur la carte sont en NGF (Nivellement Général de la France).
Pour mémoire, lors de la tempête Xynthia, on a constaté une hauteur de 4m NGF dans le port de Noirmoutier.
La chaussée Jacobsen vient d’être rehaussée à 5m NGF

On peut aussi constater l’absence totale de mesures compensatoires capables de maintenir une circulation du pluvial par un busage adapté.

Le mot de la fin au professeur Verger ;
« Après avoir longtemps été le lieu d’expression d’une volonté unipolaire des sociétés dans un système socioculturel d’intensification de la production agricole et salicole, les zones humides se trouvent aujourd’hui au carrefour des volontés multipolaires d’aménagement, après une prise de conscience de leur valeur écologique et patrimoniale. »

Ce remblaiement est-il légal ou non ?

Extrait de la lettre expédiée au Commissaire-enquêteur par l’Association Vivre l’Ile 12 sur 12, le 21 décembre 2009 :

Monsieur le Commissaire enquêteur,
J’ai l’honneur de porter à votre connaissance les observations suivantes :
[…]
En ce qui concerne le secteur de Terpineau, nous considérons que l’appréciation de l’autorité départementale en matière d’environnement en l’occurrence la DREAL des Pays de Loire qui le signale comme zone humide probable avec bonne fiabilité n’a pas été prise en compte. Ce secteur de Terpineau est un marais qui a été isolé de la zone centrale de l’Ile par la « deux voies ». Zone très humide, d’une altitude comprise entre 1,8m et 2,2m NGF (pour mémoire le niveau de submersion marine à prendre en compte est de 4 m NGF) elle conserve un réseau de fossés qui la draine et passe sous la deux voies. ZNIEFF de type1, elle doit faire l’objet d’une sérieuse évaluation avant toute urbanisation.
Dans ce contexte, la constitution préalable à cette enquête du dossier d’incidence « loi sur l’eau » aurait mis en évidence l’erreur de cette ouverture à l’urbanisation. Il existe suffisamment d’espaces et dents creuses dans la commune pour atteindre ces modestes objectifs d’urbanisation. Le SCOT impose d’ailleurs que ces espaces soient urbanisés en priorité.

Décision du Commissaire enquêteur :
Décision E09000473/44 du 6.12.2009

« Par ces motifs, je donne un avis FAVORABLE, à l’ouverture à l’urbanisation su secteur du Terpineau, avec les réserves suivantes :
que l’ouverture à l’urbanisation se fasse en une seule opération afin qu’une enquête loi sur l’eau soit effectuée et que soit analysé :
– Les incidences et les mesures compensatoires (secteur humide)
– les prescriptions du sage et du SDAGE.
– La submersion marine.
L’assainissement.…Fait et clos à l’Epine, le 30 décembre 2009
Le Commissaire-enquêteur

Dans l’extrait de la séance du Conseil Municipal de l’Epine du 26 Février 2010 lisible ci-dessous, nous pouvons constater :

Le Conseil municipal a bien « entendu » les conclusions du Commissaire-enquêteur,
A bien « Vu l’avis favorable du Commissaire-enquêteur, à l’exception de l’ouverture à l’urbanisation du secteur du Pas de Lisière ».

Aucune des réserves mentionnées par le Commissaire-enquêteur (voir le texte ci-dessus) ne sont prises en compte !

S’il est vrai que la décision du Commissaire-enquêteur est (malheureusement) favorable à une urbanisation de la zone concernée, il y a aussi obligation pour la commune de satisfaire les demandes formulées par le Commissaire-enquêteur, avant tout début de travaux.
Or, nous assistons en ce moment à un remblaiement sauvage illégal orchestré par la municipalité afin de rehausser des prairies humides classées ZNIEFF 1, sans attendre les résultats des enquêtes préconisées par le Commissaire-enquêteur.

Est-ce légal ?
Et qu’en est-il du PPRI en cours d’élaboration ?
Depuis Xynthia, les normes de gestion des eaux pluviales à prendre en compte sont considérablement plus draconiennes que celles existant au moment de la modification de ce POS.
Ci-dessous, extrait du registre des délibérations du Conseil Municipal de l’Epine dans sa séance du 26 Février 2010:

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Terminator ?

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A l’extrémité est du quai Cassard à Noirmoutier en l’Ile, face à la Chapelle du Souvenir existait jusqu’au 26 avril 2011 (date de la photo) un agréable bosquet d’arbustes survivants du massacre faunistique et floristique – aux innombrables victimes – effectué le long de la chaussée Jacobsen.

Hélas, ces quelques mètres carrés de verdure accueillante devaient apparaître incongrus dans le décor bétonné et asphalté nouvellement créé.
La photo ci-dessus montre le dernier carré résistant torturé par des engins au crane rasé.

Ceux là même qui ont perpétré ce massacre prônent actuellement, des « coulées vertes et bleues » non pas pour développer une souhaitable biodiversité – ce serait trop demander – mais pour ne pas trop la diminuer.

C’est la loi.
Qui va les croire ?

Même le lézard vert au fond du jardin s’inquiète !

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Travaux en cours

Existe t-il un plan d’ensemble ? Ou sommes-nous les témoins effarés de travaux mis en chantier au coup par coup?

Ci-dessous, des photos prises samedi 16 avril 2011.

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Arrivée à Noirmoutier par la mer, c’est «  béton » vers le port patrimonial.

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La chaussée Jacobsen bétonnée à 5m NGF se termine à Fort Larron par un muret détruit, non reconstruit à ce jour (à gauche) puis par une rangée de piquets.
Au delà de cette rangée incongrue de piquets cette zone reste extrêmement vulnérable.
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Ce passage dans la rangée de piquets, créé pour faciliter le franchissement de la dune par les barges tractées de professionnels, est aussi une invite aux eaux de tempête à pénétrer vers Fort Larron et le Müllembourg (on peut apprécier la hauteur de la dune de chaque côté de ce passage à environ 3mNGF). Zone clairement toujours à risque !
Curieusement, cette situation évidente ne semble pas concerner les responsables (ou le responsable) de la défense contre la mer.
Situation aberrante parmi d’autres…

La Jetée Jacobsen : travaux

Selon un article publié dans le Courrier Vendéen du 17 mars 2011, « l’affaire de la Jetée Jacobsen peut encore connaître quelques remous avant que l’édifice soit rouvert au public. Cette réouverture est annoncée pour le mois de mai. »

Vous pourrez lire l’article en cliquant sur la miniature ci-dessous:

Courrier Vendéen du 17 mars 2011

Ci-après, des photos récentes de la jetée (cliquez sur les miniatures). Qu’en pensez-vous ?
ja-004.JPG La Jetée Jacobsen : travauxja-003.JPGjetee4.JPGjetee5.JPGja-005.JPGjetee9.JPGjetee8.JPGjetee6.JPGjetee7.JPGjetee3.JPGjetee2.JPGjetee1.JPGja-010.JPGja-009.JPGja-008.JPGja-007.JPGja-006.JPG

La pointe de la Fosse (2ème épisode)

Début décembre 2010 nous avions signalé (à la mairie de Barbâtre, à la Communauté de Communes et à la Préfecture), l’érosion rapide affectant la pointe de la Fosse depuis le pont vers l’ouest. (Voir notre article en cliquant ici.)

Un courrier du maire de Barbâtre se voulait rassurant.

Qu’en est-il aujourd’hui ?
Que s’est-il passé depuis cette date ?
Les pouvoirs publics se sont-ils véritablement inquiétés de la situation ?
Ont-ils la volonté de résoudre ce problème qui, s’il n’affecte pas directement la protection de biens ou de personnes, influe directement sur l’intégrité du territoire insulaire ?

Malheureusement NON, et les images suivantes illustrent bien cette négligence coupable.

Fin novembre 2010

Ci-dessus : fin novembre 2010

15 mars 2011

Ci-dessus : 15 mars 2011

On peut constater au niveau de la roche au premier plan un recul de la falaise de sable d’environ 5 mètres en trois mois.
Le sentier piétonnier largement entamé est en partie disparu.
Et cela alors qu’aucune tempête, aucun coup de vent puissant n’a affecté ce site depuis décembre 2010. On n’ose imaginer l’effet d’un coup de vent de suroit qui frapperait de plein fouet cette dune fragilisée.
Le sable remis en suspension par l’érosion qui affecte ce site à chaque marée d’un coefficient supérieur à 80, repris par le puissant courant de jusant, participe à l’ensablement du chenal, à la formation de bancs de sable vers le nord ouest et à l’ensablement des nourres et des tables ostréicoles, aujourd’hui délaissées.

Les photos suivantes sont tout aussi parlantes (cliquez sur les miniatures pour les agrandir) :

érosion continue autour des piles du pont érosion continue autour des piles du pont

les racines tentent de freiner l’érosion les racines tentent de freiner l’érosion

fin du sentier piétonnier  fin du sentier piétonnier

début de submersion  début de submersion

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Plus au nord, les plantes colonisatrices ont commencé leur travail de fixation du sable sur une zone affectée par les prélèvements de sable.

Pluvial à Noirmoutier

Noirmoutier, 7/10/2010

Ci-dessus, la photo d’une bouche de pluvial prise le jeudi 7 octobre 2010 dans le centre ville de Noirmoutier  à marée haute d’un coêfficient de 110.

Les causes de cette remontée peuvent être diverses : nappe phréatique, infiltrations, clapets peu étanches, réseau de pluvial anarchique… mais il est clair qu’en cas de pluie conjuguée à la grande marée, c’est une nouvelle fois l’inondation du centre ville.

Fermeture de l’accès au Gois

Du 11 au 15 août, de nouvelles mesures de sécurité ont été prises en raison de la densité de fréquentation que connaît le Gois lors des grandes marées.

Étant donné les coefficients très élevés des marées de la mi-août (jusqu’à 112 le 12), l’accès au Gois était fermé à la fin de la basse mer.

Fermeture de l’accès au Gois

Les gendarmes ont veillé à l’applicaton de l’interdiction d’accès à Beauvoir et à Barbâtre. Quelques heures après, ils ont pu plier bagage, et rendre à la mer la RD 948.

Le Gois

Le Gois à marée haute

L’Assemblée Générale

L’Assemblée Générale est un événement important dans la vie d’une association. C’est l’occasion pour le Conseil d’Administration de rencontrer les adhérents, et de faire le bilan de leur travail.

Assemblée Générale 2010

Vendredi soir à la Prée au Duc, le Conseil d’Administration de Vivre l’île 12 sur 12 a  rendu compte de son administration et du travail de l’année écoulée devant une petite centaine d’adhérents.

Marie-Thérèse Beauchêne, la Présidente, a présenté le rapport moral; ensuite, différents administrateurs ont présenté la situation pour les dossiers qu’ils suivent.

Les administrateurs de Vivre l’île 12 sur 12 ne sont pas des professionnels de la communication. Ils manquent d’expérience médiatique, et n’organisent qu’une fois par an une Assemblée Générale. Mais l’important pour une association comme la nôtre, c’est la masse de travail fourni au cours de l’année, et l’efficacité de notre action.

Assemblée Générale 2010

Ensuite, nous avons partagé le verre de l’amitié et le gateau d’anniversaire.

Assemblée Générale 2010

Laisse de mer et plantes colonisatrices

haut de la plage

Le haut de la plage avant le passage de la cribleuse (juin 2010).

À gauche, la dune érodée par le passage de la tempête du 28 février.

atriplex 1 atriplex 2

Ci-dessus, l’atriplex,  l’une des premières plantes à fleurs capables de s’aventurer sur le sable, où elle indique le niveau supérieur des marées.

boursoufflures

Les boursouflures correspondent aux algues recouvertes de sable.

cakillier

Le cakillier maritime, l’un des premiers colonisateurs.

couverture végétale

Le couvert végétal s’organise : chiendent des sables, panicaud champêtre et giroflée des dunes.

euphorbe

Euphorbe marine

dune mobile

Dune mobile fixée par des oyats, liseron des sables, chiendent, gaillet des sables.

haut de la dune

Mélange de Cakillier et d’Atriplex en haut de plage : le sable piégé reforme la dune peu à peu, des nouvelles espèces s’installent et limitent l’érosion (début juin 2010).

La fixation du sable en haut de la plage est en bonne voie; mais bientôt les engins (dits « cribleuses ») vont intervenir et réduire à néant en quelques heures les quelques mois nécessaires à la reconstruction naturelle des pièges à sable par les plantes colonisatrices remarquablement efficaces dans leur action.

L’érosion éolienne participe à l’amaigrissement des plages dans l’ordre de 30%, les « cribleuses » dans l’ordre de 80%.

Lorsque le nettoyage est indispensable, on ne peut que préconiser un nettoyage manuel; car le nettoyage mécanique aujourd’hui à l’œuvre sur certaines plages est une totale aberration.

Une impression de déjà vu…

Panneau de l’aquarium juin 2010

Photo prise  hier après-midi, à l’entrée de Noirmoutier-en-l’île. Les lecteurs de ce  blog se rappelleront que le panneau est illégal à deux titres au moins: il se trouve dans la ZPPAU, et il se trouve à  moins de 500 mètres du centre historique.

ZPPAU de Noirmoutier

Le plan ci-dessus montre en jaune les Zones de Protection du Patrimoine Architectural et Urbanistique; le pointillé rose délimite la protection de 500m autour des monuments historiques.

Voir aussi cet article, et celui-ci, et celui-ci, et celui-ci, et celui-ci...

Jointoiement de la Jetée Jacobsen

La semaine dernière a commencé le jointoiement de la Jetée Jacobsen sur 300m à partir de la Voilerie Burgaud

La technique consiste à nettoyer la pierre en surface, puis les anciens joints, à assécher la pierre de surface et à pulvériser sous 22bars un ciment très fin, sec, qui va s’infiltrer dans les joints humides et rendre étanche le parement.
D’après nos informations, ce procédé serait à appliquer sur 300m dans un premier temps, le restant étant en discussion à la Communauté de communes; le coût du jointoiement serait de 85€/m² contre 65€/m² pour l’application du béton.

Jointoiement de la Jetée Jacobsen 1

Jointoiement de la Jetée Jacobsen 2

Jointoiement de la Jetée Jacobsen 3

Jointoiement de la Jetée Jacobsen 4

Panneau illégal – le retour!

Panneau illégal - le retour!

Ci-dessus : l’entrée de Noirmoutier-en-l’île, le 1er mai 2010 ; on aperçoit, de gauche à droite : le château de Noirmoutier, les salorges, l’église…

L’année dernière à cette époque, nous avons publié un article sur les panneaux publicitaires dans les ZPPAUP, dans lequel nous reproduisions un article du Courrier vendéen où il était question d’un panneau illégal à l’entrée de Noirmoutier-en-l’île. Quinze jours plus tard, le panneau avait disparu, pour réapparaître au mois de juillet. Enlevé à la fin de la saison touristique, le panneau (toujours illégal) est réapparu le mois dernier.

Les élus noirmoutrins n’agissent pas pour faire respecter la loi.

L’association Paysages de France, dont l’objet est « de protéger, réhabiliter et valoriser les paysages urbains et non urbains », a récemment fait démonter des panneaux illégaux mis en place par le conseil général du Gers.

Paysages de France a mis le conseil général en demeure de supprimer ces gigantesques panneaux 4x3m scellés au sol, en référence aux articles L.581-27 et L.581-32 du Code de l’Environnement.

Saint Clar, dans le Gers

Ci-dessus : l’éntrée de Saint Clar (Gers), avant le démontage.

À bon entendeur, salut !

Côté Barbâtre après Xynthia

Les photos ci-dessous ont été prises juste après le passage de la tempête de fin février.

Pointe ouest de la Fosse

Ci-dessus 28/2/2010 : La Pointe ouest de la Fosse – recul de la dune falaise d’environ 2 mètres.

Pointe ouest de la Fosse

Ci-dessus 28/2/2010 : La pointe ouest de la Fosse – recul très important de la dune, qui avait gagné environ 80 mètres.

La Fosse : parking

Ci-dessus 28/2/2010 : La Fosse, parking face à Fromentine à coté de l’estacade – enrochements déstablisés; trou sous le béton de surface

Le Bouclard

Ci-dessus 28/2/2010 : Le Bouclard à La Guérinière – construction à quelques mètres de la digue nouvellement refaite ?

Route menant au Gois

Ci-dessus 1/3/2010 : sur la route menant au Gois, la digue de terre, jamais entretenue, emportée par la mer, terre, tamaris dans le marais du Polder Sébastopol

digue

digue

digue

digue

Quatre photos ci-dessus 1/3/2010: en plusieurs et multiples endroits, même attaque de la digue en arrière par la mer qui a traversé la chaussée

digue en pierres

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Deux photos ci-dessus 3/3/2010 : arrière de la digue en pierres

Croix du Gois

Ci-dessus 3/3/2010 : dans l’angle du belvédère de la Croix, la digue arrière est emportée

ouverture digue

Ci-dessus 3/3/2010 : à l’endroit où la digue s’est ouverte en 1979, même processus

Entre le Bouclard et les Ileaux – suite

La semaine dernière, nous avons publié une série de photos prises le 21 février le long des digues orientales entre le Bouclard et les Ileaux.
Nous devions vous donner la suite de ce reportage-photo au début de cette semaine, mais nos calendriers ont été bousculés par la survenu de la tempête Xynthia.

Les photos et le texte ci-dessous sont antérieurs aux inondations.

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Ci-dessus, l’exutoire en mer du coëf de prise et d’évacuation de cette exploitation conchylicole. Situé à environ 20 mètres, pour aller au delà de la sédimentation naturelle de cette zone en forte accrétion. L’exploitant a même du creuser un canal d’évacuation de plusieurs dizaines de mètres dans la vasière pour pouvoir évacuer.

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Cette zone de la digue de Bremaud est dans un secteur à forte sédimentation présentant l’existence d’un « schorre ». Le « Schorre » est la partie supérieure des étendues intertidales (comprises dans la zone de balancement des marées ) faites de sédiments fins accumulés par les pleines mers et couvertes d’un tapis végétal halophile (plantes spécifiquement adaptées aux milieux salés). On voit ici le rôle potentiel des algues dans la sédimentation.

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Les travaux ont creusé dans la couche sédimentaire de » bri » pour poser les fondations de l’enrochement.
Le bri est une terre argileuse constituée par les alluvions fluviomarines issues de la remontée du niveau marin lors de la transgression flandrienne après la fusion des calottes glaciaires du Würm, achevée il y a 8000 ans. Cette transgression a conduit à l’inondation des golfes, puis à leur colmatage progressif par une vase composite très fine, le bri. La proportion d’argile dans le « bri » dépasse 50%, avec 10 à 35% de calcaire et de fines particules sableuses
A la fin des travaux, des blocs de ce « bri » ont été replacés en vrac au pied de l’enrochement. Après érosion par la mer, on voit très bien ici, basculée à 90 degrés, la stratigraphie des différentes couches de plages et vasières fossiles avec leurs coquillages, et des couches brunâtres.

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Ces couches brunâtres correspondent-elles à des phases de dépôts d’algues ? Certains travaux de creusements à travers la couche de bri effectués en zone de marais (Marais Cholleau) ont révélé des couches sédimentaires semblables sur fond sableux.

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Ci-dessus, la digue de Bremaud. Au premier plan on voit bien l’accrétion sédimentaire et les dépôts d’algues. A l’arrière-plan des bâtiments d’exploitation ostreïcole.

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Ci-dessus, la partie Sud de la digue (en forme de pointe triangulaire) du Clouet des Ileaux. L’épaisseur et la hauteur de cette digue sont très impressionnantes, du fait du volume de terre apporté dans le partie interne.

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Ci-dessus, extremité de la digue du Clouet des Ileaux

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Ci-dessus, la partie Nord de la digue du Clouet des Ileaux. On aperçoit, à l’arrière-plan les bâtiment de France Turbot.

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Jusqu’à la digue des Ileaux qu’on aperçoit au loin, ce secteur forme une baie sujette à la sédimentation. On en voit la preuve par l’existence d’un schorre.

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Au droit de cette portion de digue, à une trentaine de mètres dans la vasière, une forme originale de schorre constituée autour d’un banc de galets calcaires.

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Derrière la jetée des Ileaux, vue (ci-dessus) de la salorge récemment construite du marais salant des Ileaux. Ce très beau marais salant de 32 oeillets réhabilité dans les années 1990, et situé entre la digue et France Turbot, est l’unique vestige en activité du très important passé salicole de cette zone presque totalement aménagée à partir des années 1981 pour l’aquaculture et la conchyliculture.

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Les travaux ne sont pas terminés. Comme on peut le voir ci-dessus, la partie intérieure de la digue est encore sous la forme d’un chemin de terre pour le roulage des camions.

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Ci-dessus: dans la partie intérieure de la concavité du trait de côte de la digue des Ileaux, la sédimentation est très forte.

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Une véritable plage s’est formée, se terminant par un schorre.

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Un petit bateau de pêche y a trouvé son port d’échouage.

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Ci-dessus, vue de la digue des Ileaux, de France Turbot jusqu’à l’ancienne jetée maçonnée des Ileaux fermant l’avant-port au Sud. L’épaisseur de bri est très faible à cet endroit. On peut s’interroger sur l’impact d’un tel poids d’ouvrage sur la stabilité du sol aux alentours. C’est dans cette zone que s’étaient produits des effondrements du fait des surpompages aquacoles dans les années 1990. En 2008 nous avions photographié un effondrement récent proche de la digue du Boucaud, récemment rehaussée.

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Cliquez sur les miniatures pour voir les photos du trou, prises en 2008

Inondation au secteur de la Grande Passe

Ci-dessous: Vues des prés inondés du secteur de la Grande Passe.

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Ci-dessous: L’eau a traversé la route par un busage sans contrôle hydraulique et inondé les champs cultivés de l’autre côté de la route.

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Ci-dessous: Une buse sans aucun système de contrôle passe sous la route provoquant l’inondation des champs cultivés du secteur « Les Coëfs » et « Les Marais Neufs » à partir du secteur inondé de « La Grande Passe ».

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Ci-dessous: Vue à partir de la route menant à France Turbot (Bon Port) des prés et de la ferme inondée de La Grande Passe.

Nous ne connaissons pas encore la cause précise de l’ inondation dans ce secteur. L’eau a-t-elle passé par-dessus une digue de mer dans ce secteur récemment rehaussé ? Ou le mauvais état des digues de terre de l’estuaire de l’étier des Coëfs est-il en cause ? (cotes des ouvrages  trop basses, coupes pratiquées dans les talus par certains exploitants, mauvais entretien ou gestion défectueuse des ouvrages de prise d’eau ?)

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Ci-dessous: Vues de l’eau traversant la route menant à France-Turbot (Bon Port) Est-ce par là que l’inondation est passée vers le secteur de la Grande Passe ?

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Ci-dessous: Le long de la route menant vers France-Turbot (Bon-Port) le talus de la digue de terre Sud de l’Etier des Coëfs a été coupé par un exploitant ostréïculteur pour faciliter un accès direct à l’étier. Dans le coin de la pièce d’eau à droite on voit qu’un ravinement d’inondation a eu lieu par cet endroit. Cliché pris à 12h30.

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Ci-dessous: Vue de la même coupe à 17h45 Le talus de la digue de terre a été rebouché pendant la journée!

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Ci-dessous: Aspect de la digue de terre Sud de l’Etier des Coëfs à 200m plus au Nord dans le secteur de la Matte, la digue de terre est très haute à cet endroit.

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Ci-dessous: A partir de la digue Sud de l’Etier des Coëfs, vue vers l’Est du secteur inondé.

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Ci-dessous: Alors que ce secteur est totalement inondé, le busage de contrôle hydraulique de cette zone est laissé en situation de prise d’eau par défaut de gestion par le propriétaire ou l’exploitant de cette zone. (Clichés pris à 18h le 28 février.)

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Ci-dessous: Secteur de la Matte, rive Sud de l’Etier des Coëfs.
Ecluse intérieure de gestion en position fermée.

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Inondation au secteur Les Clouets

Ci-dessous: A l’entrée de Noirmoutier en l’Ile, le secteur des Clouets a été partiellement inondé, apparemment par le pont de la RD 948 et les chaussées de terre de la rive Nord de l’Etier de l’Arceau.

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(Cliquez sur les miniatures pour voir les photos)

Ci-dessous: A la marée haute suivante le dimanche 28 février dans l’après-midi, vue sur les chaussées de terre, fragiles protégeant le secteur de prés en partie urbanisé des Clouets voisinant l’estuaire de l’Etier de l’Arceau.
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Photos des inondations aux Sableaux

La résidence des Sableaux fait partie des secteurs d’urbanisation de l’île soumis à un aléa moyen à fort du point de vue du risque de submersion marine (sources DDE 85 Atlas SOGREAH 2000) L’inondation dont ce secteur vient d’être l’objet constitue une alerte sérieuse.

Ci-dessous: L’accès pompier à la plage des Sableaux, à l’extrémité du muret de protection, par où l’eau s’est engouffrée dans les allées de la résidence des Sableaux situées en contrebas de la route longeant la plage. Les débris à droite de l’arbre proviennent d’une cabine endommagée par la tempête, il ont été ramassés sur la plage.

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Ci-dessous: Vue d’une des trois allées par lesquelles l’eau a inondé ce secteur.

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Ci-dessous: Niveau de l’eau à 13h 40 après 9h 40 de pompage.

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Le pompage de ce secteur a duré de 4h  du matin à 15 h

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Ci-dessous: Vers 15h30 seules les traces en bas des murs,et quelques flaques témoignent de l’inondation.

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La stagnation de l’eau dans le jardin de cette villa montre que cette zone résidentielle doit sans doute revoir complètement son schéma d’évacuation des eaux pluviales.

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Le niveau maximal d’inondation semble avoir été dans ce secteur d’une trentaine de centimètres (voir ci-dessous).

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Ci-dessous: dans la partie la plus basse du secteur à environ 50 mètres en contrebas de la route, le pompage a été effectué pendant environ 11h dans un puisard recueillant l’eau provenant de rigoles cimentées servant à la collecte de l’eau pluviale de la zone.

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On peut faire l’hypothèse que l’association des copropriétaires de la résidence des Sableaux mette à l’ordre du jour de sa prochaine Assemblée générale la question de la protection contre la mer (équipement de protection amovible à créer pour l’accès pompier) et celle de la révision de son schéma d’évacuation des eaux pluviales (recreusement d’un réseau de fossés avec évacuation gravitaire).

Inondation au Fort Larron – photos

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La position de ce catamaran au Fort Larron témoigne de la très forte élévation du niveau de la mer à l’occasion d’une conjonction de plusieurs évènements exceptionnels: Chute exceptionnelle de la pression atmosphérique, très forte tempête, marée haute de fort coefficient. On comprend ici le rôle du muret de tête d’ouvrage, qui si il a été construit, témoigne qu’à l’époque de sa construction, on connaissait parfaitement la possibilité de ce risque de surcôte exceptionnelle.

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Un camping-car s’était garé la mauvaise nuit au mauvais endroit, il a été surpris par l’inondation.

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Ci-dessus: Au matin l’eau de la cuvette de Fort Larron s’écoule à travers la route vers le polder de Grand Müllembourg par deux tranchées pratiquées avec une pelleteuse.

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Ci-dessus: Vue sous un autre angle de l’eau traversant la route de Fort Larron et se déversant dans le polder de Grand Müllembourg.

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Tranchée pratiquée à la pelleteuse dans le chemin d’accès à la plage de Fort Larron permettant l’écoulement de l’eau vers le polder de Grand Müllembourg.

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Ci-dessus: reprofilage de la pente intérieure de la digue jacobsen, pour permettre l’évacuation du trop plein d’eau par le clapet d’évacuation du Grand Müllembourg.

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L’un des points par où la mer a envahi la cuvette dunaire de Fort Larron au niveau du chantier de stockage des pierres, face au bâtiment du Conservatoire du Littoral.

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Ci-dessus: Vue de la cuvette de Fort larron inondée à partir d’un des points d’inondation.

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Ci-dessus: Vues du deuxième point d’inondation, à l’angle terminal de la digue ancienne, au niveau de la plage du Fort Larron, à l’entrée de l’avant-port.

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Ci-dessus: Le muret a été emporté par la pression de l’eau.

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Ci-dessus : L’affouillement dû à l’érosion de l’inondation a mis à jour la pente intérieure pavée de l’ancienne digue de haut de plage.

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Ci-dessus: La cuvette inondée de Fort Larron formant un lac dans l’ancienne anse sablonneuse, l’eau s’évacue à basse mer à travers la digue, à sa base, creusant un canyon dans le sable du haut de plage.

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Ci-dessus: A basse mer écoulement de l’eau d’inondation par exfiltration à travers la digue.

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Ci-dessus: A basse mer au niveau des palplanches de la base de la digue, écoulement de l’eau d’inondation sous pression  par dessous les fondations.

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Ci-dessus : A marée basse, non loin du pied de digue dans le sable vaseux, plusieurs points de sorties de l’eau sous pression faisant sources témoignent de la fragilité du sous-sol sous la digue.

Entre le Bouclard et les Ileaux

Reportage photos du 21 février le long des digues orientales entre le Bouclard et les Ileaux.

Chacun d’entre nous a pu suivre ces travaux à distance depuis plusieurs mois à travers les pancartes ou documents d’information et les innombrables camions de terres ou de rochers transitant par les routes. Il nous a semblé intéressant d’aller nous promener dans ce secteur peu connu du public jusque là réservé à de très rares promeneurs. La visite s’est effectuée le long des ouvrages de défense à partir de l’écluse du Bouclard jusqu’à la jetée des Ileaux sur un parcours d’environ 2500 mètres de digues, la majeure partie de ce parcours ayant fait l’objet de travaux récents de consolidation et de rehaussement.

Les noms des ouvrages successivement rencontrés: Digue de Bouclard (230m), Digue de l’Anglée (175m), Digue de Jubert (530m), Digue de Bremaud (400m), Digue du Clouet des Ileaux (470m), Digue des Ileaux (1200m).

bi-plan.jpg Pour voir un plan des lieux, cliquez sur la miniature.

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Ci-dessus, vue de l’écluse intérieure du coëf de l’ancienne zone salicole du Bouclard, aujourd’hui conchylicole.

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Ci-dessus, vue vers la vasière au niveau de l’exutoire du coëf du Bouclard. On voit bien que le niveau d’évacuation gravitaire est largement en dessous du niveau de la vasière. L’eau y a creusé un lit sinueux. C’est pourquoi il est essentiel, dans ce genre de situation, d’effectuer des chasses (hydrocurages par manoeuvres de « garde » lors des vives eaux, suivies de lâchers d’eau à marée basse).

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Ci-dessus, vue des digues du Bouclard et de l’Anglée avec à l’arrière-plan la digue de Jubert. Les travaux de consolidation des digues ont créé une « marche » extérieure, passage bétonné permettant l’accès du public. Nous avons rencontré plusieurs couples de promeneurs comme nous très intéressés de ce nouvel itinéraire de découverte. Ce site de promenade permettant de découvrir l’identité historique et technique d’une île conquise et défendue contre la mer, est sans doute promis à un bel avenir. Il faudra peut-être surveiller sa dangerosité en cas de tempête. Ce passage, s’il est durablement ouvert au public, va créer un « regard » nouveau du public sur les zones conchylicoles et aquacoles et donc modifier considérablement la « perception » paysagère de ces zones.

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Ci-dessus, vue d’une exploitation conchylicole riveraine des digues de Jubert-Bremaud. Il semble que, malgré les informations alarmantes sur l’environnement sanitaire de l’ostreïculture (fortes mortalités) des installations professionnelles à fort investissements ont toujours lieu. Ici, on voit des travaux d’agrandissement de bâtiments en cours sur une exploitation, les bassins ayant fait l’objet d’une importante campagne de travaux de curage et de réaménagement hydraulique. Les piquets avec fil de fer barbelé au premier plan témoignent d’une préoccupation importante et nouvelle créée par ce nouvel accès par la digue, d’éviter l’accès aux exploitations.

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Ci-dessus, l’exutoire en mer du coëf de prise et d’évacuation de cette exploitation conchylicole. Situé à environ 20 mètres, pour aller au delà de la sédimentation naturelle de cette zone en forte accrétion. L’exploitant a même dû creuser un canal d’évacuation de plusieurs dizaines de mètres dans la vasière pour pouvoir évacuer.

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Cette zone de la digue de Bremaud est dans un secteur à forte sédimentation présentant l’existence d’un « schorre ». Le « Schorre » est la partie supérieure des étendues intertidales (comprises dans la zone de balancement des marées ) faites de sédiments fins accumulés par les pleines mers et couvertes d’un tapis végétal halophile (plantes spécifiquement adaptées aux milieux salés). On voit ici le rôle potentiel des algues dans la sédimentation.

(à suivre…)

Jetée Jacobsen : suite du photo-reportage

Les photos ci-dessous ont été prises le 17 février.

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Ci-dessus, vue de la pente intérieure de la jetée, Grand Müllembourg. Environ 200 mètres d’enrochement ont été réalisés.

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Ci-dessus, Grand Müllembourg, trappe intérieure du coëf de prise d’eau après achèvement des travaux de pose du nouveau busage.

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Ci-dessus, vue de la tête de digue  et de sa pente extérieure refaite après remplacement du busage.

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Ci-dessus, la vieille porte intérieure du coëf de l’Etier de Ribandon, tristement vouée à la destruction et à l’oubli (photographiée en place dans notre précédent reportage).

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Le Coëf maçonné de l’Etier de Ribandon a perdu sa vieille porte. Nous ne savons pas si une nouvelle porte est prévue.

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Ci-dessus, la pente extérieure de la chaussée, côté mer, au niveau du clapet du coëf de l’étier de Ribandon.

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Au dessus de la voûte du coëf de Ribandon, un coffrage a été réalisé pour renforcer le coeur de la chaussée. A droite on voit le muret maçonné qui renforce le sommet de la digue côté mer. La coupe laisse apparaître les couches successives d’empierrement sous le bitume.

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Vue à partir de l’étier de Ribandon vers le Petit Müllembourg. Les travaux d’enrochement intérieur ont commencé.

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Ci-dessus, détail de la réalisation vu du haut de la digue: On distingue bien le géotextile et la couche de petites roches stabilisant la base de l’enrochement lourd.

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Vue du début du chantier d’enrochement de Petit Müllembourg à proximité de l’étier de Ribandon.

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Le froid tombe avec le soir, dans les dernières lueurs du soleil, il n’y a pas de vent. Sous cette belle étendue d’eau, sous la vase de l’avant-port, entre les membrures enfouies du cimetière des vieux bateaux, dorment des souvenirs…

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…et des secrets, que connaissent peut-être ces oies Bernaches qui s’envolent.

12 sur 12 rencontre les étudiants

Le samedi 6 février, la Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne, et les deux vice-Présidents, Nicolas Garnier et Liz Muller, ont rencontré un groupe d’étudiants en sociologie de l’Université de Paris VIII Vincennes-Saint Denis, en séjour avec trois de leurs enseignants dans l’île de Noirmoutier.

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Le but de la rencontre était d’aider les étudiants à se former à la pratique sociologique, loin de leurs repères habituels, par un travail de définition d’un sujet de recherche, de recueil de sources écrites, de conduite d’entretiens et d’observations aboutissant à la rédaction d’un court rapport de synthèse.

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Lors d’une sympathique rencontre, où le groupe nous a offert l’apéritif, nous avons pu échanger sur des thèmes chers à notre association, dans le cadre de recherches sur des sujets tels que, par exemple, l’intégration des normes environnementales par les exploitants agricoles du littoral noirmoutrin, ou les controverses autour de l’urbanisation de l’île de Noirmoutier.

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Des rendez-vous ont été pris par les étudiants afin d’approfondir davantage les questions individuelles avec les membres du bureau les plus aptes à apporter une information pertinente.

C’était un vrai plaisir pour nous de présenter notre travail à ce groupe d’étudiants attentifs et motivés; nous espérons leur avoir été utiles, et souhaitons qu’ils gardent un bon souvenir de leur séjour dans notre île.

Travaux sur la Jetée Jacobsen (suite du reportage photo)

 Ci-dessous, des photos prises aujourd’hui sur la Jetée Jacobsen.

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Ci-dessus, le matériel utilisé pour les travaux.

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Ci-dessus, vue de la trappe intérieure du Grand Müllembourg après finition.

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Ci-dessus, les plaques métalliques constituant le plateau de travail de la pelleteuse d’enrochement.

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Ci-dessus, 80 mètres d’enrochement ont été réalisés sur la pente intérieure. Pendant le travail, de nombreuses pierres sont tombées sur la pente extérieure.

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Ci-dessus, travaux de remplacement du busage de prise d’eau du Grand Müllembourg, 40 mètres à l’Est de l’Etier de Ribandon. Coupe de la digue au trois-quart remblayée après pose d’un busage plastique renforcé de 630mm.
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Ci-dessus, vue de la pente extérieure de la digue après pose du nouveau busage.

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Ci-dessus, le clapet extérieur.

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Ci-dessus, vue du chantier côté polder. L’épaisseur de la digue est à moitié ouverte. Les éléments de busage et le tablier en béton qui portera la trappe intérieure attendent leur pose définitive.

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Après de longues années de bons et loyaux services la porte à crémaillère ci-dessus mériterait de plus honorables funérailles!
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Travaux sur la Jetée Jacobsen

Si vous aimez à vous promener le long de la Chaussée Jacobsen, vous allez être privé d’un plaisir pendant quelques semaines : la jetée est interdite à toute circulation pendant la durée des travaux.

Voici notre reportage photo, réalisé mercredi dernier, 3 février.

jacobsen-1.jpg Ci-dessus, les derniers travaux de remblaiement suite au remplacement du coef de vidange du Grand Müllembourg, tout au bout de la jetée, avant le fort Larron. Ce coef (terme noirmoutrin désignant les canalisations hydrauliques traversant les digues de mer) servait autrefois pour l’évacuation des eaux de cette zone salicole.

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Ci-dessus, détail du système de contrôle intérieur Ventelle coulissante à crémaillère.

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Ci-dessus, vue du clapet côté mer. La digue, d’une cinquantaine de mètres de largeur à ce niveau a été ouverte, un tuyau de 800mm a été posé à côté de l’ancien coef en pierre de section rectangulaire, postérieurement prolongé de busages en ciment. Le passage sous-pierre a été rebouché afin qu’il ne constitue pas un point faible caché.

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Ci-dessus, la totalité de la pente intérieure de la jetée a été débroussaillée, les troncs de tamarin tronçonnés ou arrachés.

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Sous le poids des allées et venues des engins de chantier (pelleteuses, camions), les fissures du revêtement de bitume montrent le tassement du sol et la fragilité de l’ouvrage.

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La bande enherbée côté mer a été décaissée par endroits, mettant en évidence la tête maçonnée et l’épaisseur des couches successives de bitume.

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La pelleteuse, avec son bras de quinze mètres, en train de décaisser environ un mètre d’épaisseur de terre meuble sur la pente intérieure.

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Ci-dessus, au premier plan, la planche-gabarit de bois indiquant au pelleteur le bon angle pour la pose de  l’enrochement. En haut à gauche les planchers métalliques de 10 mètres de large permettent à la pelleteuse d’avoir une assise stable et une meilleure répartition du poids. A l’arrière, l’enrochement en cours de réalisation.

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Après décaissement, pose d’un géotextile, de pierraille, puis de roches. Le 3 février, 40 mètres d’enrochements ont déjà été réalisés, 100m à l’Est de l’étier de Ribandon.

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Ci-dessus, la vieille porte intérieure du coef de Ribandon, entièrement maçonné. Les enfants y allaient jouer et pêcher autrefois.

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Ci-dessus, l’escalier fait de pierres en saillie permet de descendre manoeuvrer et entretenir le clapet de la porte extérieure.

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La ferraille à la mer, ça fatigue dur, des gonds en inox sont les bienvenus!

Travaux d’enrochement

Dans un article du 10 décembre, nous avons montré des photos des travaux entrepris d’urgence pour poser des enrochements devant la dune aux Éloux.

La photo ci-dessous montre la situation hier après-midi sur la plage nord où les pieux hydrauliques se déchaussent sous l’effet d’un épi perpendiculaire. Un enrochement a été posé devant la dune qui s’effondrait.

enrochement éloux

Nous avons publié à plusieurs reprises sur ce blog des photos de cet endroit, que vous pourrez voir en lisant les articles classés dans la catégorie « défense contre la mer », accessibles en cliquant sur le lien en tête de cet article, ou celui dans la liste à droite.

En particulier, cet article du 27 août 2009 montre bien la différence d’efficacité entre les ganivelles hydrauliques au sud et celles au nord.

Nous écrivions à l’époque:

Le bureau d’études auquel on avait demandé de se pencher sur ce problème a conclu que cette érosion intempestive était due à un épi situé en extrémité Nord qui, en accroissant l’agitation provoquée par la houle, accentuait la mise en suspension du sable qui repartait ainsi vers le bas de plage. Les spécialistes recommandaient que cet épi soit supprimé.

Cette étude qui a coûté très cher au contribuable est maintenant vieille de presque deux ans ; rien n’a été fait.

Cherche-t-on des arguments tendant à prouver l’inefficacité des ganivelles afin de revenir – pour des raisons qui restent mystérieuses – aux enrochements? Quoi qu’il en soit, il semblerait urgent que les élus noirmoutrins prennent en compte les progrès de la connaissance des causes de l’érosion des plages, et des remèdes que l’on peut y apporter.

L’épi incriminé est toujours en place. L’enrochement qui vient d’être posé va sans doute provoquer une augmentation de la turbulence, les pieux vont être progressivement déchaussés et finiront par tomber. La plage disparaîtra.
Lorsque l’île de Noirmoutier ressemblera à Fort Boyard, le danger de submersion marine sera écarté, et nous n’aurons pas besoin de plan de prévention de risques naturels prévisibles!

Fort Boyard

Le pluvial à la Blanche

Pendant toutes ces longues semaines où la France entière (et le reste de l’Europe) était couverte d’un blanc manteau de neige, il restait une petite tache verte sur le bord gauche de la photo satellite de Météo-France : l’île de Noirmoutier a eu froid, mais elle n’a pas vu la neige.

Par contre, il a plu. Abondamment.

(Cliquez sur les vignettes pour voir les photos)

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C’était l’occasion pour nos intrépides investigateurs de mener l’enquête à la Blanche.

Dans le but d’expliquer la présence de panneaux « chaussée inondable » le long de la rue de la Porte Pireau, une brève exploration le long du mur d’enceinte de l’Abbaye de la Blanche nous a permis d’observer l’écoulement des eaux dans les parages immédiats du mur.

Nous avons préparé un court dossier de dix pages, téléchargeable en cliquant ici,  où nous donnons le résultat de nos investigations.

Notre conclusion : il est vraisemblable que cette partie du bassin versant, marécageuse avant l’arrivée des moines, cuvette réceptacle des eaux pluviales du plateau agricole, s’étendait sans interruption de l’Herbaudière au bois de la Chaise avec évacuation possible à la Clère, au niveau de la digue ancienne de Ribandon vers le sud et aux Sableaux.

Des cöefs et écluses pouvaient aussi exister (le « canal » au Vieil, le coëf de la Madeleine par exemple).

Cette cuvette isolée au nord par un cordon dunaire, au sud par la hauteur du plateau rocheux de la plaine, présente encore des restes importants du marécage initial, le « Vivier » à l’Herbaudière, le courseau des Bœufs, les étangs et fossés de la Blanche, le fossé de la Madeleine, les Roussières, la Clère, les Prés Planches et les Prés Patouillards. Le devenir de ces lieux humides, souvent victimes de développements peu respectueux de l’environnement paysager patrimonial, est sans doute plus qu’aléatoire aujourd’hui.

Preuves éloquentes, on ne peut plus évidentes de la nécessité absolue d’épargner les dernières zones non urbanisées, en particulier celles de la Linière, de la Blanche, de la Madeleine, du secteur de la Résistance, des Roussières, des Prés Planches, des Prés Patouillards, du Müllembourg.

Une panne électrique –  toujours possible – associée à de fortes pluies… et c’est de nouveau la catastrophe, non seulement aux environs de la Blanche mais aussi dans tous les lieux cités, clairement identifiés!

On peut aussi avec profit consulter notre dossier sur le Bassin versant du nord de l’île, téléchargeable en cliquant ici.

Combien de temps devrons-nous attendre un Plan de Prévention des Risques naturels prenant effectivement en compte les réalités alarmantes de ce territoire en sursis de catastrophe?

Bonne année 2010 !

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Au seuil de cette nouvelle année, la Présidente et le Conseil d’Administration de Vivre l’île 12 sur 12 présentent leurs meilleurs voeux pour 2010 à tous les adhérents.

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L’adhésion à l’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier Vivre l’île 12 sur 12 est annuelle, par année civile. C’est pourquoi nous demandons à nos adhérents de bien vouloir renouveler leur cotisation pour 2010 dès le mois de janvier: ce faisant, vous facilitez beaucoup la tâche de la Trésorière! Vous recevrez votre reçu fiscal dans le numéro du bulletin d’informations qui suit la réception de votre chèque: par souci d’économie, nous n’envoyons pas les reçus fiscaux séparément.

Si vous n’êtes pas encore adhérent, nous serions heureux de vous compter parmi nous.

Tous les renseignements utiles pour adhérer ou renouveler son adhésion se trouvent dans les pages « L’association », sous l’onglet en haut à droite de chaque page de ce blog. Le formulaire d’adhésion peut être téléchargé en cliquant ici.

En tant qu’adhérent, vous recevrez le bulletin d’informations de l’association, qui paraît trois ou quatre fois par an; et vous pourrez assister avec voix délibérative à l’Assemblée Générale, qui a lieu tous les ans au mois de juillet.

Tout adhérent qui le souhaite peut demander à assister à une des réunions mensuelles du conseil d’administration de l’association (normalement le premier vendredi du mois). Il suffit pour cela de contacter un des administrateurs (dont la liste figure en bas de la page que l’on trouve en cliquant ici).

Il y a dix ans : Erika

Le 12 décembre 1999, le pétrolier Erika s’est brisé en deux à 40 milles au large des côtes de la Bretagne. Plus de 10.000 tonnes de pétrole lourd ont été répandues dans la mer, polluant 400 kilomètres de côte, endommageant gravement la flore et la faune, et provoquant de graves répercussions pour la pêche et le tourisme.

Dans notre Bulletin d’Infos  N°23 du printemps 2000, nous avons rendu compte du déroulement des événements.

Plage début janvier 2000

Plage de la Coquette début janvier 2000

Ci-dessus, la plage à la Pointe de la Loire, à La Guérinière, début janvier 2000.

L’observatoire des marées noires a été constitué le 8 avril 2000 à la DIREN (Direction régionale de l’environnement) à Nantes. Son but était de permettre aux associations de protection de l’environnement de poursuivre leur travail au-delà des opérations d’urgence, et d’établir leur propre bilan écologique.

C’est le 16 janvier 2008 que Total a finalement été condamné à une amende de €375.000 pour « faute d’imprudence caractérisée ». La société a fait appel de ce jugement, procédure que l’on pourra suivre sur le site internet de la coordination Marée Noire. On attend l’arrêt de la Cour d’appel le 30 mars 2010 à 9h30.

Les dunes du Morin aux Éloux

Visite de terrain le 6 et le 8 décembre 2009.

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Le dimanche 6 décembre 2009. Ci-dessus, vue vers le port de Morin à partir de la cale du moulin de la Bosse; dune fortement attaquée.

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Comme toujours, une très forte érosion à proximité de l’enrochement.

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Vue vers le sud à partir de la cale du moulin de la Bosse. La hauteur de l’enrochement par rapport à la plage est d’environ 6 mètres. Le trait de côte est complètement artificialisé, la plage est horizontale, on ne peut s’y promener qu’à marée basse. L’accès y est limité et il faut aimer l’escalade.

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En avançant vers la cale St Jean, cette partie est plutôt en accrétion.

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Vue de la plage de la Martinière (au droit de la rue du même nom): forte érosion. La passerelle d’accès pend dans le vide. La dune est haute mais étroite. Le village est à une trentaine de mètres derrière.

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La première maison sur la dune n’est pas loin. Plusieurs mètres de sable ont été attaqués.
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Deux jours plus tard, le mardi 8 décembre, le sable devant la capitainerie du port de Morin part en voyage…

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… Cap au sud, plage de la Martinière.

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L’enrochement est prolongé vers le sud de la plage après réensablement du pied de dune, pose d’un géotextile et lit de cailloutis.

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Retour à la visite de terrain le dimanche 6 décembre.

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Cale de l’Océan. La différence de hauteur de plage de part et d’autre est impressionnante (plus de 6 mètres). C’est à dire qu’il n’y a pas de transfert d’un « casier » vers l’autre.

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Vue de la plage des Eloux du Nord vers le Sud. Enrochements, pieux hydrauliques et à l’arrière-plan, la dune fortement attaquée.

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À l’extrémité Nord de la plage, contre l’enrochement. La hauteur de la falaise de sable attaquée est d’environ 7 mètres.

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Dans ce cul de sac où l’énergie de la mer est renvoyée par l’extrémité de l’enrochement, les pieux hydrauliques ne peuvent jouer leur rôle et commencent à se déchausser.
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Vue vers le Sud. Des arbres entiers sont tombés.

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Un bosquet de chênes est prêt à tomber. Sur la plage, l’ombre des pieux hydrauliques déchaussés.

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Vue de la falaise érodée vers le Nord. Au premier plan, le restant de la dune de très faible hauteur est très étroit.

La dune
Vue de la plage des Eloux vers le Sud. L’extrémité Sud de la plage est en accrétion.

Nous avons déjà publié dans ce blog des photos de ces plages, qui permettent de constater l’évolution. Par exemple, pour un article de décembre 2007 avec des photos du nord de la plage des Éloux, cliquez ici; pour un article de mars 2008, cliquez ici; pour un article de février 2009, cliquez ici; pour un article d’août 2009, cliquez ici.

L’estran à l’Hommée

La pointe de l’Hommée se trouve au Sud Ouest de la plage de Luzéronde. Depuis quelques semaines, les conditions météorologiques se déchaînent: de forts vents d’Ouest-Sud-Ouest, une pluviométrie importante, des houles fortes. Autant de facteurs potentiels d’érosion littorale donnant l’occasion d’observer l’état de l’estran sur un point  fragile de la côte Ouest de l’île. Lorsque certains citoyens ou élus insulaires doutent de l’efficacité des défenses douces, c’est aussi l’occasion de rendre visite aux doubles rangées de pieux hydrauliques qui font  désormais partie intégrante du paysage de notre île.

L’Hommée

Ci-dessus, le profil de la plage est attaqué en arrière des pieux mais la majeure partie de la masse de sable du haut de plage est sauve.

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Ci-dessus, à quelques mètres de la jonction des deux doubles rangs de pieux créant une ouverture, une microfalaise dans la partie sud montre une érosion plus forte.

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Ci-dessus, vue générale du profil de plage vers le Sud. A l’exception de cette microfalaise, la pente est régulière et légèrement convexe.

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Ci-dessus, à travers les branchages-ganivelles installés par l’Office National des Forêts, on voit nettement la végétation qui repousse, fixant la dune.

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Ci-dessus, revégétalisation en avant des piquetages et grillages de protection.
La présence d’oyat, de chiendent des sables, et d’euphorbe maritime, espèces pionnières des sables nus, témoignent d’une phase de sédimentation du haut de plage en arrière des pieux hydrauliques.

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Ci-dessus, détail de la fonction de sédimentation éolienne de l’euphorbe maritime. Une microdune se forme sous le vent de la plante pionnière.

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Ci-dessus, les déchets d’écorces des tronc de pins arrachés par la mer aux pieux hydrauliques fixent également le sable. C’est ici qu’on comprend l’utilité d’une laisse de mer en haut de plage.

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Pointe du Devin. Ci-dessus, l’ancien éperon en pierre XIXème regarni en béton et enrochements fin XXème. Les vagues sont du XXIème siècle.

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29 novembre, 17h00 il commence à faire froid, vent Sud Ouest force 4-5, le soir vient tôt. À un moment, la lumière est magnifique, comme dans une gravure de Rembrandt, parce qu’elle traverse une trouée au milieu d’immenses formations nuageuses. La mer semble bouillonner sur les brisants des Boeufs. Pour l’instant l’océan ne cherche pas encore à nous manger.
De toute façon, si l’Antarctique fond, on ne verra plus que les antennes émerger en haut du château d’eau route de l’Herbaudière.

Hydrocarbure et méduses

Un correspondant nous envoie des photos, avec le commentaire suivant:

« Promenade d’observation Pointe du Devin et plage de l’Hommée suite aux informations entendues à la radio sur des échouages de galettes d’hydrocarbures. Ça et là quelques galettes de la taille d’une bille à la taille de la paume de la main. De couleur noire et de la consistance du mastic, elles collent au doigt.

Sans être spécialiste je doute de ce qui est avancé à la radio, à savoir des pollutions anciennes remuées par la tempête. Leur aspect et leur consistance me font plutôt penser à un dégazage relativement récent. Sur le bas de l’estran, les galettes voisinent de très belles petites méduses en assez grand nombre. »

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Boulettes de fioul à la pointe du Devin Boulettes de fioul à la pointe du Devin Méduse sur la plage Boulettes et médusesBoulettes de fioul à la pointe du Devin

Après les algues, le fioul…

C’est Ouest-France qui a donné la nouvelle le premier, vendredi dernier: des boulettes et galettes de fioul avaient été trouvées sur la plage des Onchères à Barbâtre vers 16h30.

Depuis, près de deux tonnes de fioul ont été collectées sur les plages noirmoutrines, et celles du continent de la Barre de Monts à Notre Dame de Monts. De nombreux journaux font écho de l’affaire, entre autres: Le Télégramme, Le Matin (journal suisse), Libération, Le Monde, le journal de TF1

Boulettes de fioul sur la plage de la Coquette à la Guérinière

Boulettes de fioul sur la plage de la Coquette à la Guérinière

Ci dessus, des photos prises sur la plage de la Coquette, à la Guérinière, à 13h30 ce dimanche 29 novembre.

Ce n’est pas encore l’Erika, mais ce n’est pas joli quand même.

Nous vous tiendrons au courant sur ce blog.

Restauration de la Porte aux Lions

L’Abbaye de la Blanche, fondée en 1205 par des moines cisterciens sur l’île de Noirmoutier, s’est développée au nord de l’île jusqu’au XVème siècle. Vendue comme bien national à la Révolution, cette abbaye est actuellement une propriété privée dont l’entrée est interdite.

L’église et son cloître ayant progressivement disparu, il ne subsiste aujourd’hui des bâtiments anciens que l’hôtel  abbatial du XVIIème siècle et ses dépendances, le bâtiment conventuel reconstruit au XVIIIème,et l’entrée monumental de l’enclos abbatial, communément appelée « Porte aux Lions ».

En mars de cette année, une demande de permis de construire a été déposé pour la restauration de cette porte (monument historique: inscription par arrêté du 2 décembre 1926). L’architecte des Bâtiments de France a donné son accord, estimant que « les matériaux et la mise en oeuvre de ce chantier sont très respectueux de la qualité architecturale de cet édifice. »

Une  carte postale visible sur le blog de L’Étrille nous donne un aperçu de la qualité du monument. L’Étrille nous propose d’autres vues de l’Abbaye sous forme de carte-postale ancienne sur cette page. (Déroulez vers le bas de la page.)

Porte aux Lions, élévation nord

En cliquant sur la miniature ci-dessus, vous pourrez voir le plan de l’élévation sud extrait du dossier de demande de permis de construire déposé à la Mairie de Noirmoutier.

Le domaine de la Blanche est un domaine privé, désormais complètement fermé au public. Il fut une époque où les propriétaires permettaient la circulation dans le chemin entre le  bois classé et les bâtiments et terres du domaine, mais ce temps est révolu.

En 1981, les propriétaires ont demandé que l’ensemble de ce site remarquable soit classé, c’est à dire:

  • les prairies humides
  • le système d’évacuation des eaux pluviales vers la mer : des petits canaux bordés de pierres traversant le domaine et sortant, grâce à un coëf dans la digue d’enceinte sur la plage de la Blanche; ce système d’évacuation a été créé au XIIème siècle par les moines;
  • une pêcherie d’eau douce médiévale créée à la même date;
  • un étang récupérant les eaux pluviales

Des plantes rares, espèces en voie de disparition, on été répertoriées dans le bois de chênes verts, surtout des daphnés, et de nombreuses autres dans les zones humides.
Pour toutes ces raisons, le domaine est classé Natura2000 (classement européen pour les sites uniques et remarquables); il est classé sous l’article L. 146-6 du Code de l’urbanisme, relatif à la protection et à la sauvegarde des sites et paysages remarquables et caractéristiques du littoral;  et il est classé ND dans le POS (c’est à dire, un espace naturel à protéger) .

Lors d’une révision du POS en 1993, il a été envisagé de passer ces terres en zone agricole, mais ce projet n’a finalement pas abouti. Or, le PLU de 2004  classe l’ensemble du domaine en zone agricole, même les espaces « étangs et pêcheries », sauf la partie boisée proche de la mer, qui reste ND.

C’est avec plaisir que Vivre l’île 12 sur 12 apprend que l’on envisage la restauration de la Porte aux Lions. Nous espérons que le reste du patrimoine architectural du domaine pourra aussi être protégé, ainsi que les zones naturelles uniques et remarquables.

Une plante envahissante

Les pages 5 à 8 du journal de la Communauté de communes du mois de septembre 2009 consistent en une plaquette d’information sur la lutte contre le Baccharis halimifolia, ou séneçon en arbre.

Vivre l’île 12 sur 12 s’inquiète depuis longtemps de cette « peste végétale ». En été 2002, nous avons distribué aux iliens et aux vacanciers une brochure donnant des informations sur cette plante; en décembre de la même année, nous avons demandé que des plans anti-baccharis soient adoptés par les communes de l’île; la lutte contre la prolifération du baccharis était le thème de notre stand au Forum des associations en 2004. Nous avons consacré plusieurs articles du blog à ce problème, en particulier celui-ci, en juin 2008.

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Comme le montrent les photos ci-dessus (cliquez dessus pour les agrandir), septembre et octobre sont les mois de floraison du baccharis. Discret tout le reste de l’année il devient particulièrement visible, et le climat exceptionnellement doux de cette année prolonge encore cette floraison.

Grâce à ses petites fleurs blanches il est facilement repérable et on constate que d’année en année il gagne du terrain dans beaucoup d’endroits. De plus en plus d’arbres isolés se révèlent ici et là et vont immanquablement donner autour d’eux un très grand nombre de plants qui peu à peu vont continuer à envahir le milieu. La situation n’est pas nouvelle mais elle empire. Il est indispensable de prévoir un plan sérieux, à long terme, pour l’éradication de cette plante envahissante.

Heureusement que la Communauté de communes semble se mobiliser, car si l’on tarde encore il faudra bientôt parler davantage de l’ile au baccharis que de l’île au mimosa.

12 sur 12 au Forum des associations

Joli succès pour l’association noirmoutrine Grain de sel, qui organisait le forum des associations le dimanche 20 septembre. Le stand de Vivre l’Île 12 sur 12 présentait les dossiers environnementaux les plus importants : urbanisme, défense contre la mer, pollutions, etc.

forum des associations 2009

De très nombreux visiteurs ont été intéressés par nos actions et nous avons passé notre journée à répondre aux questions nombreuses et variées.
Indiscutablement l’environnement de l’île de Noirmoutier passionne!

Quelques bulletins d’inscription ont été remplis et beaucoup sont repartis avec nos coordonnées. Mieux encore, certains envisagent de s’engager dans nos actions. Le texte ci-dessous les avait sans doute inspirés :

Vous aimez l’île de Noirmoutier, vous souhaitez que la qualité de son environnement ne soit pas dégradée par des intérêts à court terme.

Vous êtes “actif“ ou retraité et vous souhaiteriez intervenir dans le processus des décisions qui concernent cet environnement privilégié.

L’association agréée de défense de l’environnement Vivre l’île 12 sur 12 vous permet de vous engager pour défendre ce cadre de vie.

Aucune compétence particulière n’est requise au départ; vous allez les acquérir « sur le tas ».

Nous avons besoin de bénévoles pour constituer des dossiers et les suivre, nous avons besoin de leurs qualités humaines, de leurs motivations et aussi de leurs acquis professionnels.

Consultez notre blog : www.12sur12.org
ou contactez-nous
par courrier : Vivre l’île 12 sur 12 – BP 412 – 85330 Noirmoutier
par courriel : 12sur12 (arobase) 12sur12.org

forum des associations 2009 : les visiteurs

Parmi les documents exposés, certains sont disponibles en version PDF à partir de liens sur le blog :

Un peu de lecture

Roland Paskoff, qui est mort en 2005,  était un universitaire français, géographe, géomorphologue, spécialiste du littoral. Parmi ses ouvrages, ce petit livre (58 pages) qui s’adresse à des non-spécialistes: Les plages vont-elles disparaître?, publié dans la collection « Les petites pommes du savoir » par les Éditions Le Pommier (ISBN-13: 978-2746502383).

Au sommaire :

  • La nature des plages
  • L’érosion des plages
  • Les remèdes à l’érosion
  • Vivre en harmonie avec les plages
  • “Les plages vont-elles disparaître?”

    Paskoff nous apprend ce qu’est une plage, et quels en sont les traits charactéristiques; il nous explique pourquoi les plages sont menacées, et mesure notre part de responsabilité. Il propose des mesures de sauvegarde qui impliquent de composer avec l’action de la mer plutôt que de s’y opposer.

    Un ouvrage un peu plus détaillé, écrit en collaboration avec Christine Clus-Auby et publié après le décès de Roland Paskoff est « L’érosion des plages : les causes, les remèdes » édité par l’Institut Océanographique de Monaco (ISBN-13: 978-2903581473). Il s’agit d’une introduction très dense et rigoureuse, mais abordable, à l’étude du phénomène de l’érosion des plages, avec d’abondantes photos, diagrammes et illustrations.

    L’érosion des plages : les causes, les remèdes

    Vous aurez l’occasion de parcourir ces ouvrages, parmi d’autres, lors du Forum des associations organisé par le Centre Social Grain de Sel dans les locaux de l’ancien Lycée des Sorbets le dimanche 20 septembre de 10h30 à 17h30, où Vivre l’île 12 sur 12 aura son stand.

    Parfois la cause de l’érosion d’une plage saute aux yeux. Par exemple, les plages au sud du Port de Morin se dégraissent de façon dramatique depuis la construction du port. Le diaporama, téléchargeable en cliquant ici, produit par l’association La Vigie, dont l’objectif est d’informer sur les dangers et problèmes que pose le projet de port à la Normandelière, à Brétignolles sur mer, montre très clairement cette évolution (voir aussi notre article du 13 février 2009).

    Salange 2009 : on fait le bilan

    récolte de fleur août 2009

    Après deux années de récolte médiocre ou nulle, l’année 2009 est bonne, aussi bien pour la fleur de sel que pour le gros sel.

    La récolte a commencé en juin. Malgré quelques pluies en juillet, le travail continue presque ininterrompu depuis ce moment. Les sauniers sont fatigués, mais contents du résultat, qui leur permettra de commencer à reconstituer les stocks amenuisés lors des mauvaises saisons précédentes.

    marais fin août 2009

    Les algues sur la plage

    Photos prises à la Plage St Jean à l’Épine dimanche 30 août.

    Plage St Jean - algues Plage St Jean - algues Plage St Jean - algues Plage St Jean - algues

    (Cliquez sur les miniatures pour agrandir les photos.)

    Si les nôtres ne sont pas vertes comme celles de la Bretagne, elles sont tout de même gênantes.

    Mercredi dernier, 26 août, la Mairie de La Guérinière a tenu une réunion de quartier pour les riverains des plages touchées par cette invasion sur sa commune, où 1800m³ d’algues avaient été déstockées en trois jours de ramassage. Avec un souci louable de transparence, et beaucoup de bon sens, Madame le Maire a exposé la situation et décrit les problèmes presque insolubles auxquels doivent faire face les autorités. La présence d’hydrogène sulfuré est confirmée, mais à des concentrations qui sont sans danger pour les riverains, sauf éventuellement sur le site de l’enlèvement, où des précautions ont été prises par les travailleurs chargés de déstocker les algues. Une veille sanitaire est posée sur l’île. Madame le Maire précise que la qualité des eaux de baignade et celle des coquillages est satisfaisante, et qu’aucun problème de santé dû aux émanations n’a été constaté.

    Madame le Maire a insisté sur le fait que, en l’absence de risque sanitaire avéré, la priorité reste la protection des plages et de leur écosystème fragile.

    La dune abîmée

    La photo ci-dessous nous a été envoyée par un correspondant qui nous écrit : « Voici l’état de la dune sur la plage de l’Épine (derrière les ganivelles) dans l’après-midi du samedi 23 août (marée d’un coefficient de 105). On voit que des arbres sont tombés. »

    La dune le 23 août 2009

    Nos photos montrent que les ganivelles hydauliques sont efficaces plus au sud; mais il faudrait d’urgence prendre des mesures pour protéger le nord de la plage avant les tempêtes de l’hiver.

    La défense douce

    Dans son numéro du 12 août, Le Monde publie un article sur la défense contre la mer sous le titre : « Des solutions douces pour un littoral fluctuant »  (article lisible jusqu’au 12 septembre en cliquant sur ce lien).

    L’article attire l’attention sur un phénomène que nous avons observé à Noirmoutier : les effets pervers des moyens lourds de défense contre la mer.

    « Aujourd’hui, la communauté scientifique porte un regard quasi unanime sur les politiques de gestion du « trait de côte » menées ces dernières décennies : « Jusqu’à une période récente, on essayait de se barricader derrière des digues, des brise-lames, des enrochements », constate Frédéric Uhl, chef du bureau du littoral et du domaine public maritime naturel au ministère français de l’écologie. « En installant des ouvrages de défense contre l’érosion, on n’a fait que déplacer celle-ci », complète Paolo Antonio Pirazzoli, directeur de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Les exemples abondent dans le monde entier d’épis ou de digues construits pour protéger une plage et qui n’ont eu pour effet que d’accélérer l’érosion des zones voisines. »

    De nombreuses études scientifiques ont montré que, si les perrés et enrochements peuvent stopper le progrès de la mer vers les terres, la plage a tendance à disparaître devant ces ouvrages. C’est ce que nous observons sur la côte ouest de Noirmoutier, au niveau de la Guérinière et de l’Épine.

    Fin 2006,  des ganivelles hydrauliques ont été installées sur la plage des Éloux. Nos photos prises en novembre  et décembre 2006 peuvent être comparées à celles de jeudi dernier, 20 août, visibles ci-dessous.

    Ganivelles 20/8/2009

    Ganivelles 20/8/2009

    Ganivelles 20/8/2009 (3)

    Ganivelles 20/8/2009 (4)

    Ganivelles 20/8/2009 (5)

    Des pieux qui dépassaient d’environ 1 mètre 50 sont pratiquement enterrés.

    Mais, comme nous l’avons expliqué à plusieurs reprises, et en particulier dans ce billet du 6 décembre 2008,   la situation évolue différemment à l’éxtrémité nord de la plage, où l’on constate que le sable s’en va au pied des ganivelles et que la dune est mal protégée (voir ci-dessous).

    Ganivelles 20/8/2009 (nord de la plage)

    Ganivelles 20/8/2009 (nord de la plage - 2)

    Ganivelles 20/8/2009 (nord de la plage - 3)

    Le bureau d’études auquel on avait demandé de se pencher sur ce problème a conclu que cette érosion intempestive était due à un épi situé en extrémité Nord qui, en accroissant l’agitation provoquée par la houle, accentuait la mise en suspension du sable qui repartait ainsi vers le bas de plage. Les spécialistes recommandaient que cet épi soit supprimé.

    Cette étude qui a coûté très cher au contribuable est maintenant vieille de presque deux ans ; rien n’a été fait.

    Cherche-t-on des arguments tendant à prouver l’inefficacité des ganivelles afin de revenir – pour des raisons qui restent mystérieuses – aux enrochements? Quoi qu’il en soit, il semblerait urgent que les élus noirmoutrins prennent en compte les progrès de la connaissance des causes de l’érosion des plages, et des remèdes que l’on peut y apporter.

    L’article du Monde dont nous parlons plus haut précise que « les collectivités locales, concernées au premier chef par la gestion du littoral, manquent de compétences, de moyens et de repères. En France, où une loi datant de 1807 leur donne la responsabilité de la gestion du trait de côte, le Grenelle de la mer, qui s’est achevé début juillet, a appelé à la définition d’une véritable stratégie nationale. » (Voir à ce propos les mesures préconisées par la table ronde N° 2 du Grenelle de la mer.) Il nous semble en effet que ce serait souhaitable.

    Invasion d’algues

    Le mois dernier nous avons évoqué dans un article du blog la fermeture de la plage de la Bosse, à l’Épine, en raison de la présence d’un important amas d’algues.

    Après plusieurs semaines de fermeture, la plage est rouverte depuis le 13 août. Mais les odeurs persistent, non seulement à l’Épine, mais également à La Guérinière, où les algues continuent de s’amasser.

    Plusieurs articles de presse locale ont traité ce problème. Vous pourrez les lire en cliquant sur les miniatures.

    Courrier vendéen du 30 juillet 2009
    Article du Courrier Vendéen du 30 juillet 2009 : les explications de spécialistes d’Ifremer.

    Courrier vendéen du 6 août 2009
    Courrier des lecteurs du Courrier Vendéen du 6 août : des Épinerins réagissent à l’article du 30 juillet.

    Courrier vendéen du13 août 2009

    Courrier Vendéen du 13 août 2009 : Monsieur Oudin explique le problème.

    Plage des Éloux, 20/8/2009 Algues vertes sur la plage des Éloux Algues vertes sur la plage des Éloux

    Les photos ci-dessus étaient prises cet après-midi sur la plage des Éloux. Elles montrent une proportion non négligeable d’algues vertes dans la laisse.

    L’association « Bien vivre à l’Épine » commente l’affaire dans son blog: Debout l’Épine.

    Expo mobile : la laisse de mer

    Journée « défense de la dune » sur les plages de Barbâtre et de La Guérinière. Des panneaux simples mais complets permettaient à une animatrice compétente et excellente pédagogue de convaincre un auditoire jeune et moins jeune de l’utilité de la laisse de mer.
    Dans les deux communes nous avons eu le plaisir d’accueillir des élus venus nous encourager.

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    Une assemblée générale réussie !

    Devant une petite centaine d’adhérents, et fort de plusieurs centaines de pouvoirs, le Conseil d’Administration de Vivre l’île 12 sur 12 a présenté hier soir à la Salle de la Préé au Duc son activité de l’année passée.

    Assemblée Générale 2009

    Nous avons été contraints de constater que notre travail consiste souvent à nous opposer à la volonté des élus locaux. Selon Marie-Thérèse Beauchêne, la Présidente, beaucoup d’élus voudraient ignorer la loi Littoral, quand ils ne s’acharnent pas à la détruire! Madame la Présidente s’est désolée de la façon dont l’association est tenue à l’écart par les autorités iliennes – par exemple, de l’inauguration du Polder Sébastopol le 26 août 2008, à laquelle nous n’étions pas conviés, apparemment à la suite d’une erreur ou d’un oubli, dont s’étonne le Président de la Commission Environnement et Cadre de Vie du Conseil Régional dans sa réponse à notre lettre sur ce sujet.

    AG 2009

    Et pourtant, l’année dernière à l’Assemblée générale de 2008,  nous avions éxprimé le souhait de concertation avec les élus, au lieu d’un conflit stérile.

    Madame la Présidente a passé en revue notre action en 2008/09 commune par commune. Elle a invité les adhérents à participer aux enquêtes publiques à venir. En suivant le blog, vous aurez des nouvelles de ces enquêtes, et nous vous indiquerons la démarche à suivre pour vous faire entendre.

    Assemblée Générale 2009

    Michel Devroc, rendant compte de notre action sur le dossier de la défense contre la mer, explique que notre désaccord avec les élus serait dû en partie au « système démocratique pré-électoral », où l’horizon, pour les hommes politiques « professionnels », se situe aux élections de 2014. Pourtant, les techniques de défense contre la mer, et le développement durable en général, doivent se concevoir dans la perspective d’un terme bien plus éloigné. Pour ceux qui s’intéressent à la question des relations entre les associations citoyennes et les élus, nous recommandons la lecture du mémoire intitulé Les relations entre une association contre-pouvoir et les élus doivent-elles être apaisées?, rédigé en 2006 par Michel dans le cadre d’un travail universitaire.

    AG 2009

    Jean-Louis Eugène a informé nos adhérents de notre collaboration avec l’association Paysages de France; Annik Damour a rendu compte de la suivie des réunions du Conseil communautaire, et nous a initiés aux arcanes du dossier de l’assainissement; Nicolas Garnier a parlé du CREZH (Contrat de restauration et entretien des zones humides), et Liz Muller du blog (que vous lisez peut-être pour la première fois: si c’est le cas, bienvenu!); et Michèle Chevet a présenté le rapport financier de l’association.

    AG 2009

    Tous ces rapports ont été approuvés à l’unanimité par les adhérents présents et représentés.

    Tous les membres du Conseil d’Administration dont les mandats arrivaient à échéance se sont présentés à la ré-élection, et deux nouveaux candidats se sont présentés : Annik Damour et Benjamin Palvadeau. Tous ont été élus à l’unanimité. Annik participe déjà depuis plusieurs mois aux travaux du CA; nous sommes particulièrement contents d’accueillir Benjamin parmi nous, car par sa seule présence, il est à l ‘origine d’une réduction significative de l’âge moyen du Conseil d’administration.

    Comme tous les ans, les adhérents recevront le texte des rapports dans le Bulletin d’Infos.

    AG 2009

    La soirée s’est clôturée par le désormais traditionnel « verre de l’amitié », qui a permis aux adhérents d’échanger avec les membres du CA.

    AG 2009

    Nous remercions tous les adhérents et sympathisants qui se sont déplacés pour leur soutien et leur encouragement.

    AG 2009

    AG 2009

    AG 2009

    Dune mobile, dune vivante

    L’exposition dans l’entrée de l’Intermarché de La Guérinière est moins bien fréquentée que celle tenue il y a six ans dans la salle de la rue piétonne de Noirmoutier. Peu de personnes se déplacent exprès pour l’expo, qui est visitée principalement par les clients d’Intermarché à la sortie des caisses.

    Expo dune intermarché

    Expo dune intermarché 2

    Nous distribuons des exemplaires de nos statuts, d’anciens numéros du Bulletin d’Infos, des formulaires d’adhésion et des plaquettes publiées par COORLIT85 (téléchargeable en cliquant ici pour le recto, ici pour le verso). Ces plaquettes servent de relais à l’exposition, expliquant la formation de la dune, son importance et sa fragilité, et donnant des recommandations afin d’assurer sa préservation.

    Un camping respectueux de l’environnement

    Le nouveau gérant du camping municipal de La Guérinière a fait un bel effort pour préserver un cadre plaisant dans une zone boisée classée avec des installations esthétiques qui disparaîtront une fois la saison terminée.
    On est loin des horribles volumes de plastique qui enlaidissent et stérilisent nos dunes. Nous espérons que cet exemple pourra servir de leçon aux autres communes qui envisageraient le réaménagement de leur camping municipal… (à suivre).

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    Pêche à pied au Fort Larron

    En septembre 2006 nous avons publié sur le site internet de Vivre l’île 12 sur 12  un article avec des photos montrant des pêcheurs à pied sans peur et sans remords, qui ramassaient des coquillages sérieusement contaminés.

    Le 1er juin de cette année, nous avons encore une fois observé ce comportement incompréhensible.

    Fort Larron 1

    Selon cette affiche (voir ci-dessus), le nombre d’escherichia coli pour 100gr de chair et de liquide intervalvaire  relevé sur les palourdes le 26 mai 2009 était de 5400, équivalent à une forte contamination : la cuisson des coquillages est recommandée à partir de 240; le ramassage et la consommation des coquillages sont interdits par arrêté municipal dès que ce nombre dépasse 1000, et deux résultats à moins de 1000 sont nécessaires pour lever la fermeture temporaire.

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    L’article 1 de cet arrêté municipal dispose que « La zone de pêche à pied de loisirs située à l’ouest du Fort Larron est temporairement fermée. Le ramassage des coquillages ainsi que leur consommation est strictement interdit. »

    Fort Larron 2

    Les relevés et l’arrêté municipal sont bien en évidence sur le site. Et pourtant…

    Fort Larron 3

    Fort Larron 4

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    “Chaussée inondable”

    Panneau Porte Piron

    Ce panneau de signalisation est apparu récemment à la Porte Pireau.

    Un de nos lecteurs connaîtrait-il quel problème local récent aurait requis l’édification de ce panneau? Qui pourrait nous en expliquer la nécessité?

    Les eaux de pluie qui tombent à cet endroit sont normalement évacuées par le fossé de la Madeleine, qui passe sous le mur de la Blanche. Depuis le Moyen Âge, il existe à l’intérieur des murs de l’ancienne abbaye de la Blanche un important réseau de fossés et d’étangs qui s’évacue en mer par le coëf de la digue (voir photo ci-dessous).

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    Au milieu du superbe mur de défense contre la mer de l’abbaye de la Blanche, probablement construit en 1733, ce coëf d’une importance essentielle fonctionne par gravité.

    Apparemment, il y aurait désormais un danger de voir le fossé de la Madeleine déborder lors de pluies importantes.

    Notre dossier sur le bassin versant du nord de l’île de Noirmoutier (téléchargeable en cliquant ici) donne des détails sur le système hydrographique de cette partie de l’île.

    Nous avons également publié une série d’articles basés sur ce dossier, que vous pourrez relire en cliquant ici pour le premier, ici pour le deuxième, ici pour le troisième, et ici pour le quatrième.

    Salange 2009 : c’est parti !

    Depuis quelques semaines, les 120 sauniers de l’île travaillent d’arrache-pied : la préparation et le nettoyage des marais a  commencé en février; en cette troisième semaine de juin,  le nettoyage des oeillets – le tout dernier travail avant que commence la récolte – est terminé presque partout. Certains ont déjà fait leur première récolte de gros sel et de fleur de sel : la fleur cette année est très, très belle! Espérons que 2009 sera meilleure que les deux années précédentes, avec leurs récoltes médiocres ou nulles (voir notre billet sur le salange 2008).

    Fin de nettoyage

    première récolte

    Panneaux publicitaires dans les ZPPAUP – suite

    Il y a une quinzaine de jours, nous avons attiré votre attention sur le panneau publicitaire à l’entrée de la commune de Noirmoutier, en pleine zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP).

    Le Maire de Noirmoutier, en réponse à une question d’un élu de l’opposition, avait refusé de s’engager à faire enlever ce panneau illégal.

    Cependant, comme on peut le voir sur les photos ci-dessous, le panneau a disparu la semaine dernière.

    emplacement panneau

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    Début des travaux sur les perrés de La Guérinière

    Les travaux de confortement des digues de La Guérinière viennent de débuter (voir notre billet ici):
    Il s’agit, sur 80 m à partir de la maison Boutolleau et vers l’Est,

    • de déshabiller la digue actuelle,
    • de sonder la structure de la digue en exerçant des pressions à l’aide d’une pelle mécanique afin de déceler d’éventuelles poches dans la digue et, en ce cas, les combler,
    • puis de coller sur une couche superficielle de béton des dalles de béton parées de pierres semblables au parement actuel de la digue,
    • simultanément le bas de la digue serait renforcé par une structure de béton limitée par des palplanches enfoncées de 1,50 m.

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    Ci-dessus, les dalles de béton destinées à recouvrir la digue, d’environ 2m X 3m, sont déposées sur la plage.

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    Ci-dessus, les palplanches métalliques sont enfoncées dans le sable au pied de la digue, du béton sera coulé entre les palplanches et la digue.

    Les voisins se sont inquiétés :

    • des incidences que pourrait avoir le sondage à la pelle mécanique sur les murs de leurs maisons,
    • de l’esthétique de l’ouvrage et particulièrement de la structure bétonnée du pied,
    • de la probable nécessité de supprimer les plantations proches de la digue ,
    • du contrôle des sorties de leur propriété vers la mer.

    Nous avons fait remarquer :

    • que ce nouveau “pansement“ sur 80 m risquait fort de ne pas être poursuivi : les tranches suivantes sont en effet hypothétiques,
    • que les procédures de suivi de la tenue de l’ouvrage nous paraissaient légères : rien n’était prévu pour contrôler l’état de la digue sous les plaques de béton et, plus généralement, que comme d’habitude, les crédits de fonctionnement ne sont pas prévus assez largement pour l’entretien des ouvrages de défense contre la mer,
    • que les promesses électorales de concertation préalable avant de tels travaux étaient bien lointaines.

    Immobilier et Plan de Prévention de Risques d’Inondation

    Panneau
    Cinq parcelles sont mises en vente à La Guérinière. Elles sont situées à proximité de la mer à un endroit où l’altitude est inférieure au niveau de la haute mer (3 mètres), comme on peut le constater en consultant la carte établie récemment par la Communauté de communes que l’on peut télécharger ici, et dans une zone classée à « aléa moyen à fort  » dans la carte des aléas de la DDE, établie en 2002 (téléchargeable ici : attention – fichier très lourd).

    Ces parcelles se trouvent entre la rue de la Croix Verte et la rue de la Cantine; il est vraisemblable que cette zone serait désignée dans le PPRI comme étant inondable.

    Nous ne doutons pas :

    • que l’agence immobilière sera honnête et informera ses clients du risque encouru ;
    • que le notaire chargé des actes le notera dans les particularités de la propriété;
    • que l’élu chargé de délivrer le permis de construire exonérera la collectivité de toute responsabilité en cas de « catastrophe naturelle ».

    Alerte orange sur l’île de Noirmoutier

    Dans la nuit de lundi à mardi, une violente tempête a secoué nos côtes. Les photos ci-dessous ont été prises aujourd’hui, mardi, vers midi.

    eloux
    On voit ci-dessus que les ganivelles hydrauliques ont rempli leur office en protégeant la dune aux Éloux.

    Sauf…. sauf  en extrémité Nord où un épi parasite accroît l’agitation des vagues en pied de dune, met le sable en suspension et facilite ainsi son départ vers le large.

    tempete fev 09
    Le rôle néfaste de cet épi avait été souligné par la dernière étude que les résidents de Noirmoutier ont payée (voir notre billet à ce sujet).

    bosse
    Le port du Morin continue à retenir le sable qui dérive du Nord vers le Sud : comme on le voit ci-dessus, la dune recule au pied du Moulin de la Bosse.

    langue

    La langue de sable à l’entrée du port de Morin se renforce : les Épinerains vont encore avoir un dragage à subventionner.

    Mimosa

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    Dans certains jardins de l’île, le mimosa est en fleur, malgré le temps froid du début de l’année.

    Les photos ci-dessous ont été prises hier dans le jardin d’un membre du Conseil d’administration de Vivre l’île 12 sur 12, à Barbâtre. La technologie ne nos permet pas encore de mettre en ligne le parfum envoûtant des mimosas – à moins que, par un effet de synesthésie baudelairienne où « les parfums, les couleurs et les sons se répondent », la seule vue des petites boules jaunes ne l’évoque…
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    (cliquez sur les miniatures pour les agrandir)

    Dégâts de grande marée

    Un correspondant nous envoie ces photos, prises la semaine dernière à la suite des grandes marées (coefficients 103/102 le mardi 13 janvier).

    Les images montrent les dommages causés par la grande marée aux dunes des Éloux, à l’endroit ou les ganivelles se déchaussent à cause de l’épi (voir notre article ici).

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    Il est urgent d’agir. Il ne faut pas que des considérations politiciennes empêchent les mesures indispensables de défense contre la mer, avant qu’il ne soit trop tard.

    À bon entendeur, salut!

    Bonne année 2009

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    Au seuil de la nouvelle année, la Présidente de Vivre l’île 12 sur 12, Marie-Thérèse Beauchêne, adresse ses voeux aux adhérents au nom de tous les membres du conseil d’administration de l’association.

    Les changements intervenus dans les quatre communes suite aux élections vont-ils amener les élus à une réflexion sérieuse sur le respect environnemental de l’île? Après un semestre de mise en place des équipes, nous restons interrogatifs.
    La crise financière annoncée pourrait remettre en cause des projets trop importants ou non adaptés à la sensibilité des milieux naturels. Votre association reste vigilante et se prépare à défendre plus que jamais les objectifs qui sont les siens. Notre détermination pour obtenir des plans locaux d’urbanisme bien pensés en fonction de la qualité des paysages, des marais et zones humides à sauvegarder, des lois à appliquer, reste d’actualité. Le PLU de Noirmoutier est en procédure, celui de l’Épine a été annulé par des propriétaires sur des questions de forme. La Guérinière attend la sortie du plan de prévention des risques naturels (PPRN). Une réflexion s’engage sur Barbâtre avec un certain regard sur ses espaces sensibles.
    Il est indispensable d’envisager l’avenir proche ou lointain face aux risques d’inondation. À l’invitation de Monsieur le Préfet nous participerons au comité de réflexion sur ce sujet.
    Les factures d’eau et d’assainissement vont augmenter. Une équipe cherche à en connaître les raisons. La composition de l’association change: des amis nous quittent, d’autres arrivent. Pour mieux vous connaître et répondre à vos attentes, un questionnaire en préparation vous parviendra bientôt. Nous comptons sur vos réponses.
    Une année commence. Selon la tradition et au nom de tous les membres du bureau, je vous présente tous mes meilleurs voeux de bonne et heureuse année. Je souhaite que vous trouviez sur l’île le lieu privilégié où vous aimez vous retrouver dans un environnement de qualité.

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    L’association rencontre les étudiants

    Hier soir, mercredi 17 décembre, un groupe d’étudiants préparant le BTS de Gestion et protection de la nature au Lycée Briacé, en visite dans l’île, a rencontré la Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne, et la responsable du site internet, Elizabeth-Anne Muller.

    visite Lycée Briacé - 1

    La Présidente leur a parlé de l’origine de l’association en 1985, et leur a donné un aperçu des dossiers les plus importants à l’heure actuelle: les PLU des quatre communes, le Plan de prévention des risques d’inondation, la défense des zones humides, la défense contre la mer, l’application de la loi « Littoral »….

    Lycée Briacé 2

    La responsable du site internet a décrit le blog, dans l’espoir qu’ils pourront trouver sur notre site du matériel intéressant pour leurs études. Il a été question en particulier de notre dossier sur le bassin versant du  nord de l’île, de celui sur les catastrophes et cataclysmes, et des articles sur le PPRN et les ganivelles hydrauliques.

    Lycée Briacé 3

    Les questions étaient nombreuses et intéressantes, portant en particulier sur les relations avec les élus, le classement du Gois, et les ressources de l’association, tant financières qu’humaines.

    Nous remercions les étudiants et leurs enseignants de leur accueil, et espérons avoir souvent l’occasion d’exposer notre travail à des groupes de lycéens et étudiants.

    Les ganivelles des Éloux

    Les ganivelles hydrauliques sont des rangées de solides poteaux d’environ 5 mètres, enfoncés à mi-hauteur dans le sable, tous les mètres et en quinconce sur deux rangées parallèles.
    Ces ganivelles ont été implantées à titre expérimental sur la plage des Éloux afin de stopper le recul du trait de côte. Les enrochements qui devaient prévenir ce recul n’avaient pas tenu. Le protocole d’expérimentation prévoyait qu’en cas de baisse du niveau de la plage, afin de poursuivre l’expérimentation, il fallait recharger la plage. (Voir nos articles ici et ici. )

    Au moment des travaux, nous avons publié des photos : voir ici et ici.

    Ci-dessous, vous trouverez des photos prises le 4 décembre 2008. Cliquez sur les miniatures pour les agrandir.

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    Ci-dessus, nous sommes à l’extrémité Nord de la plage. Depuis un an on constate que le sable au pied des ganivelles s’en va. On ne compense pas le déficit de sable comme le prévoyait le protocole et on compromet ainsi une expérimentation fort coûteuse pour le contribuable.

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    On constate aussi que la dune à cette extrémité Nord de la plage est mal protégée par les ganivelles et que de grands pans de dune s’affaissent. Une étude a donc été demandée pour essayer d’expliquer les causes de ce dysfonctionnement des ganivelles hydrauliques.

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    Les spécialistes de l’érosion des plages d’un bureau d’études coûteux ont étudié soigneusement la configuration de la plage et le régime des houles et ont conclu que cette érosion intempestive était due à un épi (voir photo ci-dessus) situé en extrémité Nord qui, en accroissant l’agitation provoquée par la houle accentuait la mise en suspension du sable qui repartait ainsi vers le bas de plage. Le bureau d’études recommandait que cet épi soit supprimé. En même temps que cette suppression, il fallait retenir le sable des plages amont.
    Cette étude qui nous a coûté cher est maintenant vieille de plus d’un an. Rien n’a été fait.
    C’est de l’argent jeté par les fenêtres.

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    Plus on descend la plage vers le Sud, plus on constate que la plage s’est engraissée, on note même une nette élévation de la plage entre les ganivelles et la dune (photo ci-dessus).

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    Les pieux sont de plus en plus enterrés.

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    À certains endroits, le sable a monté de plus de deux mètres.

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    Ci-dessus, une dune qui se couvre d’oyats s’est formée derrière les ganivelles hydrauliques.

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    Ci-dessus, un méplat s’est formé entre la dune et les ganivelles.

    Les tempêtes d’hiver vont arriver, rien n’a été fait pour protéger le Nord de la plage. Si les pieux sont déchaussés, l’occasion sera excellente pour conclure à l’inefficacité de la méthode et revenir aux enrochements.
    On en connaît  qui s’en frotteront les mains !

    Chantier collectif dans les marais

    Voici quelques photos d’un chantier de travail collectif qu’un groupe de sauniers organise chaque hiver dans l’île de Noirmoutier.

    Le but est d’avoir pour la prochaine saison de récolte une surface d’oeillet toute neuve, plane avec un léger bombé au milieu. (L’oeillet, c’est le bassin où cristallise le sel.)

    Il y a en tout trois ou quatre étapes différentes de travail pour obtenir le résultat souhaité, c’est ce qu’on appel le chaussage.

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    Les photos montrent le travail de l’automne et de l’hiver : pour refaire les fonds des oeillets, l’équipe apporte de la nouvelle argile et la bêche.

    Encore un rond-point à La Guérinière

    Des travaux ont commencé le 24 novembre en vue de construire un nouveau rond-point sur la quatre-voies, au niveau de La Tresson (à La Guérinière). Cela fera sept rond-points entre le pont et le rond-point de l’Europe (fin de la quatre-voies) – une distance d’environ 10 kilomètres – dont trois sur Barbâtre (en bas du pont, à la route du Gois et à la Maison Rouge), et quatre sur La Guérinière (la Tresson, le Bonhomme, la Nouvelle Brille et l’Europe).

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    Les photos ci-dessus ont été prises le 26 novembre 2008.

    Vivre l’île 12 sur 12 a été pris au dépourvu. Il n’y a pas eu d’enquête publique préalable. Apparemment ce n’était pas nécessaire. En effet, une enquête publique n’est obligatoire que si certaines conditions sont réunies: coût des travaux au-delà d’un certain seuil, expropriation, travaux situés dans une zone à protéger…

    Il y a trois ans, lors de l’enquête publique concernant le rond-point de la Nouvelle Brille, nous avons écrit au commissaire enquêteur (lire l’article ici). Si nous en avions eu l’occasion cette fois-ci, nous aurions sans doute développé substantiellement les mêmes arguments, mutatis mutandis.

    Le bassin versant du nord de l’île: notre dossier

    L’année dernière nous avons publié une série d’articles sur le bassin versant du nord de l’île, que vous pourrez relire en cliquant  ici pour le premier, ici pour le deuxième, ici pour le troisième, et ici pour le quatrième.

    Le contenu de ces articles était  basé sur un dossier (élaboré par Jean-Louis Eugène) qui est maintenant disponible en format pdf, et téléchargeable en cliquant ici.

    Nous en recommandons vivement la lecture, ainsi que celle de notre dossier sur les Principales catastrophes et cataclysmes dans l’Île de Noirmoutier depuis le IIIème siècle (également téléchargeable en format pdf en cliquant ici), afin d’aborder en connaissance de cause le débat sur le plan de prevention des risques d’inondation (PPRI).

    La visite du Lycée Bel Air

    Le mercredi 8 octobre, Michel Devroc, responsable de la communication à Vivre l’île 12 sur 12, a présenté l’association à un groupe d’élèves de 1ère  préparant le baccalauréat agricole STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant) au lycée agricole de Bel-Air à Fontenay le Comte, en visite dans l’île de Noirmoutier pour la semaine.

    Michel Devroc a expliqué aux élèves ce qu’est une association « Loi 1901 » avant de présenter plus particulièrement notre association. Il a ensuite parlé de notre travail, et de nos dossiers prioritaires.

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    En réponse aux nombreuses questions qui ont fusé, Michel a exposé notre approche au développement harmonieux, et notre conviction que l’environnement est un valeur économique. Il a parlé longuement de la Loi Littoral, de la capacité d’accueil, du « sentier des douaniers », du parc éolien, de la concession du Pilier, de la dérive littorale, de la pomme de terre de Noirmoutier, du PPRN…

    C’était un plaisir pour nous de présenter notre travail à ce groupe de jeunes attentifs et motivés. Nous espérons les avoir encouragés à prendre une part active dans la vie citoyenne.

    Salange 2008

    marais salant automne

    Grosse déception pour les sauniers de Noirmoutier comme pour tous les travailleurs du sel de la côte atlantique française, le salange 2008 a été sauf exceptions, presque nul. La presse locale et régionale a développé ces derniers jours les conséquences économiques et sociales de cette mauvaise année (l’année 2007 ayant déjà été médiocre). La Coopérative de sel de Noirmoutier nourrit de grosses inquiétudes sur l’avenir d’un grand nombre de ses producteurs. A Noirmoutier 100 des 120 actifs sont regroupés au sein d’une structure coopérative en contrat avec le groupe EURIAL POITOURAINE, par l’intermédiaire de sa filiale, la SARL AQUASEL. La coopérative ayant vendu la totalité de son stock à son client contractuel unique en 2007, les producteurs n’ont qu’un très faible apport pour 2008. La coopérative de sel de Noirmoutier a engagé des démarches auprès des élus locaux, départementaux et régionaux, ainsi qu’auprès des organismes et services de l’Etat concernés pour étudier les possibilités d’aides. Il est en effet difficile de contester la légitimité d’un soutien public à cette filière si l’on considère le service économique d’intérêt général qu’elle rend à la collectivité. L’économie touristique locale profite directement du travail d’entretien paysager et patrimonial qu’accomplit  la profession salicole . A travers ce dossier, ce sont aussi d’autres questions qui peuvent se poser; entre autres celles de la professionnalisation des actifs, de la productivité, de la gestion des stocks, de l’autonomie décisionnelle des coopératives, et de la rémunération des producteurs.

    Lire aussi l’article de Ouest France du 1er octobre 2008.

    Démolition d’une maison classée

    En 2005, la commune de l’Épine approuve, de justesse (10 voix pour, 8 contre et un bulletin blanc) le projet de ZPPAUP. La ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager) a pour objet de protéger et de valoriser certaines parties de la commune.

    Les photos ci-dessous ont été prises hier, dans l’impasse Benjamin Viaud ; elles montrent la démolition d’une maison classée dans la ZPPAUP, une longère protégée ; reconnue pour son caractère patrimonial, cette maison n’aurait pas dû être détruite.

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    Nous n’avons pas pu obtenir une réponse à la question de savoir si l’architecte des bâtiments de France a accordé explicitement le permis de démolir, si la démolition se fait sur accord tacite, ou si aucun accord n’a été sollicité.

    Il semblerait, cependant, que le règlement ait été contourné; nous sommes désolés de la perte d’une partie de notre patrimoine.

    Le salange

    Les visiteurs qui découvrent l’Ile demandent souvent: “Quand récolte-t-on le sel ?”
    La récolte peut exceptionnellement commencer en avril-mai, mais en général elle débute en juin-juillet pour se terminer en août-septembre. Elle peut exceptionnellement se prolonger en octobre, voire même très rarement jusqu’à la Toussaint !

    Après un beau mois de juin qui a permis le limage des oeillets (le nettoyage de la vase salée des bassins de cristallisation) quelques pluies début juillet avaient perturbé le démarrage de la saison du sel cette année.
    Mais depuis la mi-juillet  le salange (la saison de récolte du sel) bat son plein; nous avons eu une première phase de vents Ouest Nord-Ouest un peu frais mais très bénéfiques pour la croissance du gros sel et la floraison du viel (fleur de sel).

    Depuis peu les vents remontent à l’Est Nord-Est, c’est la Galerne (vent de terre sec et chaud), à la fois espérée et redoutée: de fructueuses mais rudes journées de travail en perspective pour les cent vingt sauniers de l’Ile, pour qui ces beaux jours représentent la récompense d’un long et minutieux travail de préparation des marais commencé dès le mois de février.recolte-de-sel1.jpg

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    Artemisia Maritima

    Certains marais salants de l’île sont des sites exceptionnels où prolifère une plante rare et protégée, l’absinthe ou armoise maritime: Artemisia Maritima. Cette plante médicinale était bien connue des Noirmoutrins comme vermifuge, les sauniers en mâchonnaient la tige amère ou s’en frottaient la peau contre les moustiques. Située à la limite des plus hautes marées, elle peut se développer plus haut sur les berges au pied des tas de sel, sur les berges où l’on jette les algues salées retirées des réserves d’eau ou aux endroits où la vase salée est étalée lors des travaux de nettoyage.

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    « La Grue en Main »

    Une nouvelle association d’usagers du port de Noirmoutier en l’île est en création (voir notre article ici, avec le commentaire de Jean-Marie Berthet, un des membres fondateurs de l’association).

    L’assemblée générale constitutive de « La Grue en Main » se tiendra le lundi 14 Juillet 2008 à 14h30 à la Salle Ganachaud, derrière la Mairie annexe de l’Herbaudière.

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    L’association « La Grue en Main » espère rassembler des adhérents parmi ceux qui souhaitent que le Port de Noirmoutier-en-l’Ile vive et se développe; ceux qui veulent pouvoir y embarquer, débarquer, mettre à l’eau ou sortir d’eau leur bateau sept jours sur sept en toute sécurité, à un coût raisonnable, et y faire séjourner leur bateau dans de bonnes conditions; et ceux qui souhaitent que le patrimoine traditionnel du Port et de ses alentours soit préservé et entretenu.

    Les ailes du Moulin du Both

    Hier après-midi, des Guernerins affolés nous ont téléphoné : on scie les ailes du moulin du Both !

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    Renseignements pris, nous étions rassurés par le propriétaire, qui nous a expliqué que le moyeu (1500 kg) en chêne massif était pourri et devait être changé, les ailes aussi. Nous avons suivi l’opération.

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    Ci-dessus, le moyeu s’élève dans les airs.

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    Il est emmanché.

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    La première aile s’envole.

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    Mise en place.

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    Une première aile est en place.

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    Le moulin a retrouvé ses ailes!

    Deuxième fuite au Pont Noir, petite pollution au port de Noirmoutier

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    Nouvel épisode du feuilleton des fuites de canalisations des eaux usées dans l’Etier du Moulin au Pont Noir: une nouvelle rupture de canalisation se serait produite le 1er juillet au matin, ayant entraîné une pollution de l’Etier du Moulin. La SAUR a travaillé jusqu’au 2 au soir pour remplacer les nouvelles parties défectueuses, apparemment le tronçon enterré en aval de la première réparation (dont semble-t’il le poste de contrôle).
    Où sera la prochaine rupture? Jusqu’à quand ce feuilleton durera-t’il, faisant planer un danger permanent sur la qualité des eaux pour la saliculture et les eaux littorales?
    Les prises d’eau prévues pour les marais salants à partir du 1er juillet ont dû être retardées par décision de précaution dans l’attente d’une chasse le 2 juillet au soir. On espère pouvoir prendre une eau indemne à partir du 3 après-midi.
    Un responsable de la SAUR aurait reconnu ces jours-ci que la conduite était susceptible de connaître de nouvelles ruptures n’importe où et n’importe quand cet été. Voilà une bonne nouvelle pour les sauniers, les marais salants, les baigneurs, les pêcheurs à pied, les ostréïculteurs et la nappe souterraine avec laquelle les eaux de surface sont en communication à 500m du Pont Noir!. Les élus communautaires vont certainement se saisir très rapidement de ce dossier urgent et ultra sensible; Vivre l’île 12 sur 12 va les interpeller pour les y encourager!

    Pour compliquer la situation, une petite marée de déchets divers issus de la casse du Thalassa hante le fond du port tout contre les portes des écluses.

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    Il semblerait que la municipalité n’ait rien prévu pour faire repêcher tous ces débris pourtant bien accessibles. On espère sans doute s’en débarrasser lors de la chasse du 2 juillet. Tous ces débris vont alors aller se promener un peu partout dans la baie du port pour revenir ensuite par petits paquets à chaque marée. Ah que la mer est joli… sans l’espèce humaine!
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    La fin du Thalassa

    Photo prise début juin

    (Ci-dessus, le Thalassa dans le port au début du mois de juin 2008)

    Pendant huit ans, de 1996 à 2004, le Thalassa était amarré devant le Café Noir, sur le port de Noirmoutier. Déplacé en mars 2004, il est resté couché sur le flanc devant l’écluse jusqu’à son renflouement en novembre 2004. Depuis lors, il reste dans le port, en triste état (lire ici).

    Aujourd’hui, c’est la fin! La municipalité, gestionnaire du port, procède à son enlèvement. Selon les arrêtés (préfectoral et municipal) affichés sur le site, l’identité du propriétaire de ce bateau est inconnue; on peut en conclure que l’enlèvement se fait aux frais du contribuable.

    Cliquez sur les miniatures pour agrandir les photos.

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    Canalisations: une fuite se produit

    La semaine dernière nous avons publié quelques photos de la conduite qui renvoie à travers les marais les eaux usées de l’Épine vers la station d’épuration de la Salaisière. Par une curieuse coïncidence, la conduite des eaux usées dont nous avons signalé le mauvais état apparent vient de faire hier l’objet d’une intervention.
    En effet sur les quatre photos ci-dessous, prises vers 16h30 le 24 juin, on peut constater que les enveloppes métallique et polystyrène de la conduite ont été enlevées sur une certaine longueur au niveau du Pont Noir (route de Champierreux, sur l’Étier du Moulin), qu’un collier de sécurité a été posé sur une partie fissurée de la conduite, et qu’une fuite sous pression se produit par intermittence, un peu d’eau usée tombant sur la chaussée et dans l’étier situé juste dessous, l’étier étant en vidange.

    enveloppe polystyrene enlevée

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    collier

    collier

    Vers 17h30, tous les débris de polystyrène et de métal avaient été enlevés; comme on le voit sur la photo ci-dessous, un morceau d’enveloppe métallique avait été replacé sur la conduite, dissimulant au regard l’endroit de la réparation et de la fuite.

    réparation

    Apparemment, un accident de voiture se serait produit à cet endroit, et un véhicule serait resté en équilibre sur la conduite, ce qui pourrait expliquer une fragilité à ce niveau.

    Nous en concluons:

    1. Que la question de l’état de cette conduite que nous avons soulevée est une question malheureusement très pertinente;
    2. Que si la conduite est fissurée à cet endroit, il est possible qu’elle puisse lâcher ailleurs.

    Canalisations d’eau usée

    Ci-dessous, quelques photos de la conduite qui renvoie à travers les marais les eaux usées de l’Épine vers la station d’épuration de la Salaisière. À plusieurs endroits les installations semblent vétustes; apparemment, elles ne bénéficient pas de l’entretien qui semblerait s’imposer au vu de la sensibilité des milieux traversés (étiers de l’Arceau et du Moulin).

    Vivre l’île 12 sur 12 attire l’attention des responsables sur cette situation.

    Canalisations d’eau usée
    Ci-dessus, la canalisation au-dessus de l’étier de l’Arceau, au pont de la Corbe.

    Canalisations d’eau usée
    Ci-dessus, un détail.

    Canalisations d’eau usée
    Ci-dessus, la canalisation dans le fond d’un étreau avant le pont de l’étier du Moulin

    Canalisations d’eau usée
    Ci-dessus, la canalisation au pont de l’étier du Moulin

    conduite de relevement
    Ci-dessus, un détail.

    Alerte au Baccharis Halimifolia

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    Pendant que certains propriétaires délaissent leur devoir d’entretien, pendant que les élus informés du problème (notamment par notre association) s’en désintéressent, le BACCHARIS HALIMIFOLIA progresse à pas de géant dans les zones de marais (ici près du Port de Morin) et est en train de fermer le paysage… et peut-être aussi de préparer les mentalités à l’urbanisation de zones aujourd’hui non constructibles.