Mimosa en fleur !

Mimosa

Depuis une dizaine de jours déjà, le mimosa fleurit sur notre île. Ci-dessus, photo prise hier après-midi dans un jardin de Barbâtre.

Déjà le 18 janvier, l’office de tourisme de l’île publiait un communiqué de presse annonçant  l’éclosion des boules jaunes.

Le mimosa est un petit arbre méditerranéen qui appartient à la famille des légumineuses. L’acacia dealbata, ou « mimosa des fleuristes », est l’espèce qui a été introduite sur l’île de Noirmoutier au milieu du 19ème siècle : lorsque le Bois de la Chaise a été loti, le propriétaire a valorisé les lots du centre du Bois, moins prisés par les acheteurs, grâce au mimosa, comme on l’explique dans cette émission  de 1993.

Existe-t-il encore dans l’Ile des zones à risques ?

Troisième volet de notre série sur les zones à risques : les portes.

Vous pourrez lire le premier volet en cliquant ici,  et le deuxième volet en cliquant ici.

Extrait du 1er volet :
« La continuité de la ligne de crête des digues et des quais est un élément essentiel pour assurer la sécurité de l’Ile. Les principaux débordements se sont produits là où il y avait discontinuité.
Des travaux sont-ils prévus pour corriger cette problématique ? »

Nous posions cette question en juillet 2011, qu’en est-il aujourd’hui ?

ETAT DES LIEUX LE 15 SEPTEMBRE 2011

Zones concernées : la Tresson, les Sableaux, la Berche.

La Tresson

Porte vue depuis l’intérieur de la digue

Porte vue depuis l’intérieur de la digue

Porte vue depuis l’extérieur

Porte vue depuis l’extérieur

On ne peut que se réjouir de la mise en place d’une porte amovible en madriers superposés au milieu de la digue de la Tresson à une altitude d’environ 4,2m NGF.
Bien qu’elle ne soit pas 100% étanche, cette structure limiterait considérablement les entrées d’eau en cas de surcote.

On peut remarquer la semelle horizontale sur le sol

On peut remarquer la semelle horizontale sur le sol

La continuité du muret du Bonhomme à la Berche est aujourd’hui réalisée, assurant la sécurité du casier de la Tresson.

Bravo !
C’est une réalisation efficace et de qualité.

Les Sableaux
Par contre des problèmes persistent, en particulier aux Sableaux, où une structure quasiment inutile a vu le jour peu après la tempête.

Passage principal

Passage principal

En cas de danger, des madriers en métal (fonte ?) seraient insérés dans les rainures visibles sur les poteaux de soutien verticaux. Une semelle horizontale partiellement ensablée existe.
On peut douter de la solidité de ces piliers verticaux, sous la poussée des vagues de tempêtes ou de leur pérennité dans le temps.

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Passage secondaire

Passage secondaire

Il n’y a pas de semelle horizontale visible (existe-t-elle ?)
Les deux murets en madriers n’apparaissent pas comme capables de supporter une forte pression et pourraient contribuer à fragiliser les poteaux à rainure.

Insérés dans les rainures visibles sur le poteau et sur le muret (Ce muret marque la fin du muret du Sableaux qui est effectivement une structure adéquate, capable de stopper une invasion de la mer lors d’une tempête avec surcote), des madriers superposés sont supposés stopper les entrées d’eau ; mais cette action nécessite quelques aménagements.

  • Anticipation de l’événement
  • Bien évidemment, les madriers devront être mis en place avant une marée haute de fort coefficient lors d’une tempête avec surcote prévue.
  • On peut douter de la solidité des poteaux verticaux sous les coups de boutoir de vagues de tempête. En effet, il suffirait d’un début de démantèlement ou de déchaussement pour que les madriers s’échappent de la rainure en créant des perturbations considérables à toute la structure.
  • Le madrier à la base doit pouvoir reposer sur un sol ou un plan horizontal stable et résistant pour limiter au maximum les passages d’eau et assurer un minimum d’étanchéité. Sinon, une érosion régressive rapide pourrait perturber l’effet souhaité de cette structure qui est d’abord de stopper ou du moins limiter les passages d’eau.
  • Sinon, on pourrait rapidement assister à la destruction rapide de la structure dans son ensemble et le lotissement en zone inondable en contrebas – atteint lors de « Xynthia » – situé à quelques dizaines de mètres connaîtrait de nouveau les affres d’une inondation.

Incroyable mais vrai, juste au nord de la porte principale il existe une barrière totalement ouverte créant un vide sous lequel les flots de tempête s’engouffreraient sans coup férir tout simplement par contournement puisque aucun obstacle ne s’y opposerait ! Cette porte est une structure inutile parce qu’inopérante, à l’efficacité presque nulle puisqu’il existe toujours un manque de continuité de la crête vers le nord.

La rainure et plan horizontal

La rainure et plan horizontal sur le sol sont bien visibles
La barrière est ouverte à tous vents et à toutes eaux!

Cette zone est-elle toujours à risque ? OUI !
Peut-on observer une réelle amélioration ?
Malheureusement la réponse est NON.

Existe-t-il d’autres solutions ?

  • Un muret construit vers le nord sur une vingtaine de mètres à 4,2m NGF permettrait une continuité de la ligne de défense actuelle matérialisée par le muret des Sableaux, vers Fort Larron.
  • Un mur en madriers amovibles fixé solidement sur des poteaux sécurisés dans le muret.
  • Une mise en place rapide des madriers serait une obligation en cas de menaces graves.
  • On peut aussi créer un bourrelet de sable au nord, en veillant au maintien d’une altitude suffisante (4,2m NGF).
  • Dans le cas du prolongement du muret maçonné vers le nord, un double pan incliné en bois au niveau de la porte permettrait le franchissement du muret.
  • Un bourrelet de sable côté plage amené au niveau du muret serait aussi une solution (avec ou sans pan incliné de franchissement).

Cette zone sensible des Sableaux est-elle, aujourd’hui une zone à risque ?
La réponse est OUI !

Comme nous l’avons clairement dénoncé, les solutions actuellement mises en œuvre ne sauraient résoudre totalement les problèmes persistants de sécurité.

En effet, telle qu’elle existe aujourd’hui, cette structure en bois aux Sableaux ne saurait répondre au souci permanent de la sécurité des biens et des personnes face aux risques présentés par des conditions météorologiques extrêmes qui seront, selon une majorité de scientifiques de plus en plus violentes et fréquentes.

La Berche

Passage entre le muret de la Tresson et la résidence secondaire

Passage entre le muret de la Tresson et la résidence secondaire
Zone de submersion lors de « Xynthia »

Zone submergée lors de la tempête, rien n’a changé sauf pour les réparations effectuées sur le mur de clôture partiellement détruit de la propriété.
Une porte en madriers de bois superposés sur une semelle horizontale semblable à celle de la Tresson pourrait sécuriser à peu de frais cette zone toujours à risque.

La cale de mise à l ‘eau

La cale de mise à l ‘eau (environ 3,7m NGF)
Importante zone de débordement. Lors de « Xynthia », l’eau s’est engouffrée à cet endroit précis inondant les marais de la Berche.

Cette cale submergée lors de « Xynthia » s’est avérée être la zone la plus à risque.
Utilisée surtout par des professionnels, cette cale doit rester opérationnelle mais rien ne s’oppose à la création d’une porte amovible comme celle de la Tresson, tout en respectant les contraintes que nous avons proposées pour la porte des Sableaux.
Une nouvelle fois, nous posons donc la question :
Cette partie de la digue est de l’Ile où nous avons observé des débordements provoquant une remise en eau des marais de la Berche est-elle aujourd’hui mieux protégée ?

Malheureusement, encore une fois la réponse est NON, dans le cas d’une tempête semblable à Xynthia, les dégâts seraient sensiblement les mêmes !

La Berche

La Berche

La Berche

Joachim : vigilance orange !

Ce matin 16 décembre à 6 heures, le vent soufflait sur l’île de Noirmoutier à une vitesse de 119km/h.

Le pont, fermé à 22 heures jeudi soir, a rouvert ce matin vers 8h15.

Le site Viewsurf permet de suivre la situation du pont en temps réel; on peut y accéder, ainsi qu’aux webcams de l’office de tourisme (vue des ports de Noirmoutier et de l’Herbaudière)  à partir de l’onglet WEBCAMS en haut des pages de ce  blog.

Le Monde a mis en ligne un site qui permet de suivre la tempête Joachim en direct.

Sur le parking de la Coquette, à La Guérinière, la dune a reculé, comme le montrent  les photos ci-dessous.

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Les algues vertes sont de retour

Selon un article paru hier dans le journal Ouest France en ligne, le retour des algues vertes, plus tôt que prévu, aurait épargné l’île de Noirmoutier.

Le Centre d’étude et de valorisation des algues (CEVA) a effectué la semaine dernière des survols du littoral. « On a été agréablement surpris à Noirmoutier,  » disent les experts, en ajoutant toutefois qu’il y a « pas mal de vert » à Barbâtre.

Les photos ci-dessous, prises cet après-midi à la Pointe de la Loire, montrent qu’il y a aussi  un certain panachage entre les algues brunes et vertes à La Guérinière.

Pointe de la Loire 21/5/2011

Pointe de la Loire 21/5/2011

La pointe de la Fosse (2ème épisode)

Début décembre 2010 nous avions signalé (à la mairie de Barbâtre, à la Communauté de Communes et à la Préfecture), l’érosion rapide affectant la pointe de la Fosse depuis le pont vers l’ouest. (Voir notre article en cliquant ici.)

Un courrier du maire de Barbâtre se voulait rassurant.

Qu’en est-il aujourd’hui ?
Que s’est-il passé depuis cette date ?
Les pouvoirs publics se sont-ils véritablement inquiétés de la situation ?
Ont-ils la volonté de résoudre ce problème qui, s’il n’affecte pas directement la protection de biens ou de personnes, influe directement sur l’intégrité du territoire insulaire ?

Malheureusement NON, et les images suivantes illustrent bien cette négligence coupable.

Fin novembre 2010

Ci-dessus : fin novembre 2010

15 mars 2011

Ci-dessus : 15 mars 2011

On peut constater au niveau de la roche au premier plan un recul de la falaise de sable d’environ 5 mètres en trois mois.
Le sentier piétonnier largement entamé est en partie disparu.
Et cela alors qu’aucune tempête, aucun coup de vent puissant n’a affecté ce site depuis décembre 2010. On n’ose imaginer l’effet d’un coup de vent de suroit qui frapperait de plein fouet cette dune fragilisée.
Le sable remis en suspension par l’érosion qui affecte ce site à chaque marée d’un coefficient supérieur à 80, repris par le puissant courant de jusant, participe à l’ensablement du chenal, à la formation de bancs de sable vers le nord ouest et à l’ensablement des nourres et des tables ostréicoles, aujourd’hui délaissées.

Les photos suivantes sont tout aussi parlantes (cliquez sur les miniatures pour les agrandir) :

érosion continue autour des piles du pont érosion continue autour des piles du pont

les racines tentent de freiner l’érosion les racines tentent de freiner l’érosion

fin du sentier piétonnier  fin du sentier piétonnier

début de submersion  début de submersion

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Plus au nord, les plantes colonisatrices ont commencé leur travail de fixation du sable sur une zone affectée par les prélèvements de sable.

Pluvial à Noirmoutier

Noirmoutier, 7/10/2010

Ci-dessus, la photo d’une bouche de pluvial prise le jeudi 7 octobre 2010 dans le centre ville de Noirmoutier  à marée haute d’un coêfficient de 110.

Les causes de cette remontée peuvent être diverses : nappe phréatique, infiltrations, clapets peu étanches, réseau de pluvial anarchique… mais il est clair qu’en cas de pluie conjuguée à la grande marée, c’est une nouvelle fois l’inondation du centre ville.

Fermeture de l’accès au Gois

Du 11 au 15 août, de nouvelles mesures de sécurité ont été prises en raison de la densité de fréquentation que connaît le Gois lors des grandes marées.

Étant donné les coefficients très élevés des marées de la mi-août (jusqu’à 112 le 12), l’accès au Gois était fermé à la fin de la basse mer.

Fermeture de l’accès au Gois

Les gendarmes ont veillé à l’applicaton de l’interdiction d’accès à Beauvoir et à Barbâtre. Quelques heures après, ils ont pu plier bagage, et rendre à la mer la RD 948.

Le Gois

Le Gois à marée haute

L’Assemblée Générale

L’Assemblée Générale est un événement important dans la vie d’une association. C’est l’occasion pour le Conseil d’Administration de rencontrer les adhérents, et de faire le bilan de leur travail.

Assemblée Générale 2010

Vendredi soir à la Prée au Duc, le Conseil d’Administration de Vivre l’île 12 sur 12 a  rendu compte de son administration et du travail de l’année écoulée devant une petite centaine d’adhérents.

Marie-Thérèse Beauchêne, la Présidente, a présenté le rapport moral; ensuite, différents administrateurs ont présenté la situation pour les dossiers qu’ils suivent.

Les administrateurs de Vivre l’île 12 sur 12 ne sont pas des professionnels de la communication. Ils manquent d’expérience médiatique, et n’organisent qu’une fois par an une Assemblée Générale. Mais l’important pour une association comme la nôtre, c’est la masse de travail fourni au cours de l’année, et l’efficacité de notre action.

Assemblée Générale 2010

Ensuite, nous avons partagé le verre de l’amitié et le gateau d’anniversaire.

Assemblée Générale 2010

Laisse de mer et plantes colonisatrices

haut de la plage

Le haut de la plage avant le passage de la cribleuse (juin 2010).

À gauche, la dune érodée par le passage de la tempête du 28 février.

atriplex 1 atriplex 2

Ci-dessus, l’atriplex,  l’une des premières plantes à fleurs capables de s’aventurer sur le sable, où elle indique le niveau supérieur des marées.

boursoufflures

Les boursouflures correspondent aux algues recouvertes de sable.

cakillier

Le cakillier maritime, l’un des premiers colonisateurs.

couverture végétale

Le couvert végétal s’organise : chiendent des sables, panicaud champêtre et giroflée des dunes.

euphorbe

Euphorbe marine

dune mobile

Dune mobile fixée par des oyats, liseron des sables, chiendent, gaillet des sables.

haut de la dune

Mélange de Cakillier et d’Atriplex en haut de plage : le sable piégé reforme la dune peu à peu, des nouvelles espèces s’installent et limitent l’érosion (début juin 2010).

La fixation du sable en haut de la plage est en bonne voie; mais bientôt les engins (dits « cribleuses ») vont intervenir et réduire à néant en quelques heures les quelques mois nécessaires à la reconstruction naturelle des pièges à sable par les plantes colonisatrices remarquablement efficaces dans leur action.

L’érosion éolienne participe à l’amaigrissement des plages dans l’ordre de 30%, les « cribleuses » dans l’ordre de 80%.

Lorsque le nettoyage est indispensable, on ne peut que préconiser un nettoyage manuel; car le nettoyage mécanique aujourd’hui à l’œuvre sur certaines plages est une totale aberration.

Côté Barbâtre après Xynthia

Les photos ci-dessous ont été prises juste après le passage de la tempête de fin février.

Pointe ouest de la Fosse

Ci-dessus 28/2/2010 : La Pointe ouest de la Fosse – recul de la dune falaise d’environ 2 mètres.

Pointe ouest de la Fosse

Ci-dessus 28/2/2010 : La pointe ouest de la Fosse – recul très important de la dune, qui avait gagné environ 80 mètres.

La Fosse : parking

Ci-dessus 28/2/2010 : La Fosse, parking face à Fromentine à coté de l’estacade – enrochements déstablisés; trou sous le béton de surface

Le Bouclard

Ci-dessus 28/2/2010 : Le Bouclard à La Guérinière – construction à quelques mètres de la digue nouvellement refaite ?

Route menant au Gois

Ci-dessus 1/3/2010 : sur la route menant au Gois, la digue de terre, jamais entretenue, emportée par la mer, terre, tamaris dans le marais du Polder Sébastopol

digue

digue

digue

digue

Quatre photos ci-dessus 1/3/2010: en plusieurs et multiples endroits, même attaque de la digue en arrière par la mer qui a traversé la chaussée

digue en pierres

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Deux photos ci-dessus 3/3/2010 : arrière de la digue en pierres

Croix du Gois

Ci-dessus 3/3/2010 : dans l’angle du belvédère de la Croix, la digue arrière est emportée

ouverture digue

Ci-dessus 3/3/2010 : à l’endroit où la digue s’est ouverte en 1979, même processus

Entre le Bouclard et les Ileaux – suite

La semaine dernière, nous avons publié une série de photos prises le 21 février le long des digues orientales entre le Bouclard et les Ileaux.
Nous devions vous donner la suite de ce reportage-photo au début de cette semaine, mais nos calendriers ont été bousculés par la survenu de la tempête Xynthia.

Les photos et le texte ci-dessous sont antérieurs aux inondations.

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Ci-dessus, l’exutoire en mer du coëf de prise et d’évacuation de cette exploitation conchylicole. Situé à environ 20 mètres, pour aller au delà de la sédimentation naturelle de cette zone en forte accrétion. L’exploitant a même du creuser un canal d’évacuation de plusieurs dizaines de mètres dans la vasière pour pouvoir évacuer.

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Cette zone de la digue de Bremaud est dans un secteur à forte sédimentation présentant l’existence d’un « schorre ». Le « Schorre » est la partie supérieure des étendues intertidales (comprises dans la zone de balancement des marées ) faites de sédiments fins accumulés par les pleines mers et couvertes d’un tapis végétal halophile (plantes spécifiquement adaptées aux milieux salés). On voit ici le rôle potentiel des algues dans la sédimentation.

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Les travaux ont creusé dans la couche sédimentaire de » bri » pour poser les fondations de l’enrochement.
Le bri est une terre argileuse constituée par les alluvions fluviomarines issues de la remontée du niveau marin lors de la transgression flandrienne après la fusion des calottes glaciaires du Würm, achevée il y a 8000 ans. Cette transgression a conduit à l’inondation des golfes, puis à leur colmatage progressif par une vase composite très fine, le bri. La proportion d’argile dans le « bri » dépasse 50%, avec 10 à 35% de calcaire et de fines particules sableuses
A la fin des travaux, des blocs de ce « bri » ont été replacés en vrac au pied de l’enrochement. Après érosion par la mer, on voit très bien ici, basculée à 90 degrés, la stratigraphie des différentes couches de plages et vasières fossiles avec leurs coquillages, et des couches brunâtres.

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Ces couches brunâtres correspondent-elles à des phases de dépôts d’algues ? Certains travaux de creusements à travers la couche de bri effectués en zone de marais (Marais Cholleau) ont révélé des couches sédimentaires semblables sur fond sableux.

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Ci-dessus, la digue de Bremaud. Au premier plan on voit bien l’accrétion sédimentaire et les dépôts d’algues. A l’arrière-plan des bâtiments d’exploitation ostreïcole.

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Ci-dessus, la partie Sud de la digue (en forme de pointe triangulaire) du Clouet des Ileaux. L’épaisseur et la hauteur de cette digue sont très impressionnantes, du fait du volume de terre apporté dans le partie interne.

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Ci-dessus, extremité de la digue du Clouet des Ileaux

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Ci-dessus, la partie Nord de la digue du Clouet des Ileaux. On aperçoit, à l’arrière-plan les bâtiment de France Turbot.

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Jusqu’à la digue des Ileaux qu’on aperçoit au loin, ce secteur forme une baie sujette à la sédimentation. On en voit la preuve par l’existence d’un schorre.

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Au droit de cette portion de digue, à une trentaine de mètres dans la vasière, une forme originale de schorre constituée autour d’un banc de galets calcaires.

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Derrière la jetée des Ileaux, vue (ci-dessus) de la salorge récemment construite du marais salant des Ileaux. Ce très beau marais salant de 32 oeillets réhabilité dans les années 1990, et situé entre la digue et France Turbot, est l’unique vestige en activité du très important passé salicole de cette zone presque totalement aménagée à partir des années 1981 pour l’aquaculture et la conchyliculture.

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Les travaux ne sont pas terminés. Comme on peut le voir ci-dessus, la partie intérieure de la digue est encore sous la forme d’un chemin de terre pour le roulage des camions.

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Ci-dessus: dans la partie intérieure de la concavité du trait de côte de la digue des Ileaux, la sédimentation est très forte.

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Une véritable plage s’est formée, se terminant par un schorre.

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Un petit bateau de pêche y a trouvé son port d’échouage.

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Ci-dessus, vue de la digue des Ileaux, de France Turbot jusqu’à l’ancienne jetée maçonnée des Ileaux fermant l’avant-port au Sud. L’épaisseur de bri est très faible à cet endroit. On peut s’interroger sur l’impact d’un tel poids d’ouvrage sur la stabilité du sol aux alentours. C’est dans cette zone que s’étaient produits des effondrements du fait des surpompages aquacoles dans les années 1990. En 2008 nous avions photographié un effondrement récent proche de la digue du Boucaud, récemment rehaussée.

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Cliquez sur les miniatures pour voir les photos du trou, prises en 2008

Inondation au secteur de la Grande Passe

Ci-dessous: Vues des prés inondés du secteur de la Grande Passe.

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Ci-dessous: L’eau a traversé la route par un busage sans contrôle hydraulique et inondé les champs cultivés de l’autre côté de la route.

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Ci-dessous: Une buse sans aucun système de contrôle passe sous la route provoquant l’inondation des champs cultivés du secteur « Les Coëfs » et « Les Marais Neufs » à partir du secteur inondé de « La Grande Passe ».

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Ci-dessous: Vue à partir de la route menant à France Turbot (Bon Port) des prés et de la ferme inondée de La Grande Passe.

Nous ne connaissons pas encore la cause précise de l’ inondation dans ce secteur. L’eau a-t-elle passé par-dessus une digue de mer dans ce secteur récemment rehaussé ? Ou le mauvais état des digues de terre de l’estuaire de l’étier des Coëfs est-il en cause ? (cotes des ouvrages  trop basses, coupes pratiquées dans les talus par certains exploitants, mauvais entretien ou gestion défectueuse des ouvrages de prise d’eau ?)

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Ci-dessous: Vues de l’eau traversant la route menant à France-Turbot (Bon Port) Est-ce par là que l’inondation est passée vers le secteur de la Grande Passe ?

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Ci-dessous: Le long de la route menant vers France-Turbot (Bon-Port) le talus de la digue de terre Sud de l’Etier des Coëfs a été coupé par un exploitant ostréïculteur pour faciliter un accès direct à l’étier. Dans le coin de la pièce d’eau à droite on voit qu’un ravinement d’inondation a eu lieu par cet endroit. Cliché pris à 12h30.

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Ci-dessous: Vue de la même coupe à 17h45 Le talus de la digue de terre a été rebouché pendant la journée!

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Ci-dessous: Aspect de la digue de terre Sud de l’Etier des Coëfs à 200m plus au Nord dans le secteur de la Matte, la digue de terre est très haute à cet endroit.

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Ci-dessous: A partir de la digue Sud de l’Etier des Coëfs, vue vers l’Est du secteur inondé.

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Ci-dessous: Alors que ce secteur est totalement inondé, le busage de contrôle hydraulique de cette zone est laissé en situation de prise d’eau par défaut de gestion par le propriétaire ou l’exploitant de cette zone. (Clichés pris à 18h le 28 février.)

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Ci-dessous: Secteur de la Matte, rive Sud de l’Etier des Coëfs.
Ecluse intérieure de gestion en position fermée.

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Inondation au secteur Les Clouets

Ci-dessous: A l’entrée de Noirmoutier en l’Ile, le secteur des Clouets a été partiellement inondé, apparemment par le pont de la RD 948 et les chaussées de terre de la rive Nord de l’Etier de l’Arceau.

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(Cliquez sur les miniatures pour voir les photos)

Ci-dessous: A la marée haute suivante le dimanche 28 février dans l’après-midi, vue sur les chaussées de terre, fragiles protégeant le secteur de prés en partie urbanisé des Clouets voisinant l’estuaire de l’Etier de l’Arceau.
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Photos des inondations aux Sableaux

La résidence des Sableaux fait partie des secteurs d’urbanisation de l’île soumis à un aléa moyen à fort du point de vue du risque de submersion marine (sources DDE 85 Atlas SOGREAH 2000) L’inondation dont ce secteur vient d’être l’objet constitue une alerte sérieuse.

Ci-dessous: L’accès pompier à la plage des Sableaux, à l’extrémité du muret de protection, par où l’eau s’est engouffrée dans les allées de la résidence des Sableaux situées en contrebas de la route longeant la plage. Les débris à droite de l’arbre proviennent d’une cabine endommagée par la tempête, il ont été ramassés sur la plage.

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Ci-dessous: Vue d’une des trois allées par lesquelles l’eau a inondé ce secteur.

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Ci-dessous: Niveau de l’eau à 13h 40 après 9h 40 de pompage.

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Le pompage de ce secteur a duré de 4h  du matin à 15 h

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Ci-dessous: Vers 15h30 seules les traces en bas des murs,et quelques flaques témoignent de l’inondation.

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La stagnation de l’eau dans le jardin de cette villa montre que cette zone résidentielle doit sans doute revoir complètement son schéma d’évacuation des eaux pluviales.

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Le niveau maximal d’inondation semble avoir été dans ce secteur d’une trentaine de centimètres (voir ci-dessous).

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Ci-dessous: dans la partie la plus basse du secteur à environ 50 mètres en contrebas de la route, le pompage a été effectué pendant environ 11h dans un puisard recueillant l’eau provenant de rigoles cimentées servant à la collecte de l’eau pluviale de la zone.

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On peut faire l’hypothèse que l’association des copropriétaires de la résidence des Sableaux mette à l’ordre du jour de sa prochaine Assemblée générale la question de la protection contre la mer (équipement de protection amovible à créer pour l’accès pompier) et celle de la révision de son schéma d’évacuation des eaux pluviales (recreusement d’un réseau de fossés avec évacuation gravitaire).

Inondation au Fort Larron – photos

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La position de ce catamaran au Fort Larron témoigne de la très forte élévation du niveau de la mer à l’occasion d’une conjonction de plusieurs évènements exceptionnels: Chute exceptionnelle de la pression atmosphérique, très forte tempête, marée haute de fort coefficient. On comprend ici le rôle du muret de tête d’ouvrage, qui si il a été construit, témoigne qu’à l’époque de sa construction, on connaissait parfaitement la possibilité de ce risque de surcôte exceptionnelle.

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Un camping-car s’était garé la mauvaise nuit au mauvais endroit, il a été surpris par l’inondation.

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Ci-dessus: Au matin l’eau de la cuvette de Fort Larron s’écoule à travers la route vers le polder de Grand Müllembourg par deux tranchées pratiquées avec une pelleteuse.

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Ci-dessus: Vue sous un autre angle de l’eau traversant la route de Fort Larron et se déversant dans le polder de Grand Müllembourg.

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Tranchée pratiquée à la pelleteuse dans le chemin d’accès à la plage de Fort Larron permettant l’écoulement de l’eau vers le polder de Grand Müllembourg.

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Ci-dessus: reprofilage de la pente intérieure de la digue jacobsen, pour permettre l’évacuation du trop plein d’eau par le clapet d’évacuation du Grand Müllembourg.

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L’un des points par où la mer a envahi la cuvette dunaire de Fort Larron au niveau du chantier de stockage des pierres, face au bâtiment du Conservatoire du Littoral.

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Ci-dessus: Vue de la cuvette de Fort larron inondée à partir d’un des points d’inondation.

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Ci-dessus: Vues du deuxième point d’inondation, à l’angle terminal de la digue ancienne, au niveau de la plage du Fort Larron, à l’entrée de l’avant-port.

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Ci-dessus: Le muret a été emporté par la pression de l’eau.

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Ci-dessus : L’affouillement dû à l’érosion de l’inondation a mis à jour la pente intérieure pavée de l’ancienne digue de haut de plage.

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Ci-dessus: La cuvette inondée de Fort Larron formant un lac dans l’ancienne anse sablonneuse, l’eau s’évacue à basse mer à travers la digue, à sa base, creusant un canyon dans le sable du haut de plage.

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Ci-dessus: A basse mer écoulement de l’eau d’inondation par exfiltration à travers la digue.

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Ci-dessus: A basse mer au niveau des palplanches de la base de la digue, écoulement de l’eau d’inondation sous pression  par dessous les fondations.

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Ci-dessus : A marée basse, non loin du pied de digue dans le sable vaseux, plusieurs points de sorties de l’eau sous pression faisant sources témoignent de la fragilité du sous-sol sous la digue.

Entre le Bouclard et les Ileaux

Reportage photos du 21 février le long des digues orientales entre le Bouclard et les Ileaux.

Chacun d’entre nous a pu suivre ces travaux à distance depuis plusieurs mois à travers les pancartes ou documents d’information et les innombrables camions de terres ou de rochers transitant par les routes. Il nous a semblé intéressant d’aller nous promener dans ce secteur peu connu du public jusque là réservé à de très rares promeneurs. La visite s’est effectuée le long des ouvrages de défense à partir de l’écluse du Bouclard jusqu’à la jetée des Ileaux sur un parcours d’environ 2500 mètres de digues, la majeure partie de ce parcours ayant fait l’objet de travaux récents de consolidation et de rehaussement.

Les noms des ouvrages successivement rencontrés: Digue de Bouclard (230m), Digue de l’Anglée (175m), Digue de Jubert (530m), Digue de Bremaud (400m), Digue du Clouet des Ileaux (470m), Digue des Ileaux (1200m).

bi-plan.jpg Pour voir un plan des lieux, cliquez sur la miniature.

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Ci-dessus, vue de l’écluse intérieure du coëf de l’ancienne zone salicole du Bouclard, aujourd’hui conchylicole.

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Ci-dessus, vue vers la vasière au niveau de l’exutoire du coëf du Bouclard. On voit bien que le niveau d’évacuation gravitaire est largement en dessous du niveau de la vasière. L’eau y a creusé un lit sinueux. C’est pourquoi il est essentiel, dans ce genre de situation, d’effectuer des chasses (hydrocurages par manoeuvres de « garde » lors des vives eaux, suivies de lâchers d’eau à marée basse).

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Ci-dessus, vue des digues du Bouclard et de l’Anglée avec à l’arrière-plan la digue de Jubert. Les travaux de consolidation des digues ont créé une « marche » extérieure, passage bétonné permettant l’accès du public. Nous avons rencontré plusieurs couples de promeneurs comme nous très intéressés de ce nouvel itinéraire de découverte. Ce site de promenade permettant de découvrir l’identité historique et technique d’une île conquise et défendue contre la mer, est sans doute promis à un bel avenir. Il faudra peut-être surveiller sa dangerosité en cas de tempête. Ce passage, s’il est durablement ouvert au public, va créer un « regard » nouveau du public sur les zones conchylicoles et aquacoles et donc modifier considérablement la « perception » paysagère de ces zones.

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Ci-dessus, vue d’une exploitation conchylicole riveraine des digues de Jubert-Bremaud. Il semble que, malgré les informations alarmantes sur l’environnement sanitaire de l’ostreïculture (fortes mortalités) des installations professionnelles à fort investissements ont toujours lieu. Ici, on voit des travaux d’agrandissement de bâtiments en cours sur une exploitation, les bassins ayant fait l’objet d’une importante campagne de travaux de curage et de réaménagement hydraulique. Les piquets avec fil de fer barbelé au premier plan témoignent d’une préoccupation importante et nouvelle créée par ce nouvel accès par la digue, d’éviter l’accès aux exploitations.

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Ci-dessus, l’exutoire en mer du coëf de prise et d’évacuation de cette exploitation conchylicole. Situé à environ 20 mètres, pour aller au delà de la sédimentation naturelle de cette zone en forte accrétion. L’exploitant a même dû creuser un canal d’évacuation de plusieurs dizaines de mètres dans la vasière pour pouvoir évacuer.

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Cette zone de la digue de Bremaud est dans un secteur à forte sédimentation présentant l’existence d’un « schorre ». Le « Schorre » est la partie supérieure des étendues intertidales (comprises dans la zone de balancement des marées ) faites de sédiments fins accumulés par les pleines mers et couvertes d’un tapis végétal halophile (plantes spécifiquement adaptées aux milieux salés). On voit ici le rôle potentiel des algues dans la sédimentation.

(à suivre…)

Jetée Jacobsen : suite du photo-reportage

Les photos ci-dessous ont été prises le 17 février.

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Ci-dessus, vue de la pente intérieure de la jetée, Grand Müllembourg. Environ 200 mètres d’enrochement ont été réalisés.

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Ci-dessus, Grand Müllembourg, trappe intérieure du coëf de prise d’eau après achèvement des travaux de pose du nouveau busage.

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Ci-dessus, vue de la tête de digue  et de sa pente extérieure refaite après remplacement du busage.

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Ci-dessus, la vieille porte intérieure du coëf de l’Etier de Ribandon, tristement vouée à la destruction et à l’oubli (photographiée en place dans notre précédent reportage).

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Le Coëf maçonné de l’Etier de Ribandon a perdu sa vieille porte. Nous ne savons pas si une nouvelle porte est prévue.

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Ci-dessus, la pente extérieure de la chaussée, côté mer, au niveau du clapet du coëf de l’étier de Ribandon.

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Au dessus de la voûte du coëf de Ribandon, un coffrage a été réalisé pour renforcer le coeur de la chaussée. A droite on voit le muret maçonné qui renforce le sommet de la digue côté mer. La coupe laisse apparaître les couches successives d’empierrement sous le bitume.

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Vue à partir de l’étier de Ribandon vers le Petit Müllembourg. Les travaux d’enrochement intérieur ont commencé.

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Ci-dessus, détail de la réalisation vu du haut de la digue: On distingue bien le géotextile et la couche de petites roches stabilisant la base de l’enrochement lourd.

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Vue du début du chantier d’enrochement de Petit Müllembourg à proximité de l’étier de Ribandon.

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Le froid tombe avec le soir, dans les dernières lueurs du soleil, il n’y a pas de vent. Sous cette belle étendue d’eau, sous la vase de l’avant-port, entre les membrures enfouies du cimetière des vieux bateaux, dorment des souvenirs…

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…et des secrets, que connaissent peut-être ces oies Bernaches qui s’envolent.

12 sur 12 rencontre les étudiants

Le samedi 6 février, la Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne, et les deux vice-Présidents, Nicolas Garnier et Liz Muller, ont rencontré un groupe d’étudiants en sociologie de l’Université de Paris VIII Vincennes-Saint Denis, en séjour avec trois de leurs enseignants dans l’île de Noirmoutier.

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Le but de la rencontre était d’aider les étudiants à se former à la pratique sociologique, loin de leurs repères habituels, par un travail de définition d’un sujet de recherche, de recueil de sources écrites, de conduite d’entretiens et d’observations aboutissant à la rédaction d’un court rapport de synthèse.

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Lors d’une sympathique rencontre, où le groupe nous a offert l’apéritif, nous avons pu échanger sur des thèmes chers à notre association, dans le cadre de recherches sur des sujets tels que, par exemple, l’intégration des normes environnementales par les exploitants agricoles du littoral noirmoutrin, ou les controverses autour de l’urbanisation de l’île de Noirmoutier.

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Des rendez-vous ont été pris par les étudiants afin d’approfondir davantage les questions individuelles avec les membres du bureau les plus aptes à apporter une information pertinente.

C’était un vrai plaisir pour nous de présenter notre travail à ce groupe d’étudiants attentifs et motivés; nous espérons leur avoir été utiles, et souhaitons qu’ils gardent un bon souvenir de leur séjour dans notre île.

Travaux sur la Jetée Jacobsen (suite du reportage photo)

 Ci-dessous, des photos prises aujourd’hui sur la Jetée Jacobsen.

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Ci-dessus, le matériel utilisé pour les travaux.

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Ci-dessus, vue de la trappe intérieure du Grand Müllembourg après finition.

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Ci-dessus, les plaques métalliques constituant le plateau de travail de la pelleteuse d’enrochement.

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Ci-dessus, 80 mètres d’enrochement ont été réalisés sur la pente intérieure. Pendant le travail, de nombreuses pierres sont tombées sur la pente extérieure.

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Ci-dessus, travaux de remplacement du busage de prise d’eau du Grand Müllembourg, 40 mètres à l’Est de l’Etier de Ribandon. Coupe de la digue au trois-quart remblayée après pose d’un busage plastique renforcé de 630mm.
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Ci-dessus, vue de la pente extérieure de la digue après pose du nouveau busage.

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Ci-dessus, le clapet extérieur.

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Ci-dessus, vue du chantier côté polder. L’épaisseur de la digue est à moitié ouverte. Les éléments de busage et le tablier en béton qui portera la trappe intérieure attendent leur pose définitive.

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Après de longues années de bons et loyaux services la porte à crémaillère ci-dessus mériterait de plus honorables funérailles!
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Travaux sur la Jetée Jacobsen

Si vous aimez à vous promener le long de la Chaussée Jacobsen, vous allez être privé d’un plaisir pendant quelques semaines : la jetée est interdite à toute circulation pendant la durée des travaux.

Voici notre reportage photo, réalisé mercredi dernier, 3 février.

jacobsen-1.jpg Ci-dessus, les derniers travaux de remblaiement suite au remplacement du coef de vidange du Grand Müllembourg, tout au bout de la jetée, avant le fort Larron. Ce coef (terme noirmoutrin désignant les canalisations hydrauliques traversant les digues de mer) servait autrefois pour l’évacuation des eaux de cette zone salicole.

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Ci-dessus, détail du système de contrôle intérieur Ventelle coulissante à crémaillère.

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Ci-dessus, vue du clapet côté mer. La digue, d’une cinquantaine de mètres de largeur à ce niveau a été ouverte, un tuyau de 800mm a été posé à côté de l’ancien coef en pierre de section rectangulaire, postérieurement prolongé de busages en ciment. Le passage sous-pierre a été rebouché afin qu’il ne constitue pas un point faible caché.

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Ci-dessus, la totalité de la pente intérieure de la jetée a été débroussaillée, les troncs de tamarin tronçonnés ou arrachés.

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Sous le poids des allées et venues des engins de chantier (pelleteuses, camions), les fissures du revêtement de bitume montrent le tassement du sol et la fragilité de l’ouvrage.

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La bande enherbée côté mer a été décaissée par endroits, mettant en évidence la tête maçonnée et l’épaisseur des couches successives de bitume.

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La pelleteuse, avec son bras de quinze mètres, en train de décaisser environ un mètre d’épaisseur de terre meuble sur la pente intérieure.

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Ci-dessus, au premier plan, la planche-gabarit de bois indiquant au pelleteur le bon angle pour la pose de  l’enrochement. En haut à gauche les planchers métalliques de 10 mètres de large permettent à la pelleteuse d’avoir une assise stable et une meilleure répartition du poids. A l’arrière, l’enrochement en cours de réalisation.

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Après décaissement, pose d’un géotextile, de pierraille, puis de roches. Le 3 février, 40 mètres d’enrochements ont déjà été réalisés, 100m à l’Est de l’étier de Ribandon.

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Ci-dessus, la vieille porte intérieure du coef de Ribandon, entièrement maçonné. Les enfants y allaient jouer et pêcher autrefois.

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Ci-dessus, l’escalier fait de pierres en saillie permet de descendre manoeuvrer et entretenir le clapet de la porte extérieure.

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La ferraille à la mer, ça fatigue dur, des gonds en inox sont les bienvenus!

Travaux d’enrochement

Dans un article du 10 décembre, nous avons montré des photos des travaux entrepris d’urgence pour poser des enrochements devant la dune aux Éloux.

La photo ci-dessous montre la situation hier après-midi sur la plage nord où les pieux hydrauliques se déchaussent sous l’effet d’un épi perpendiculaire. Un enrochement a été posé devant la dune qui s’effondrait.

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Nous avons publié à plusieurs reprises sur ce blog des photos de cet endroit, que vous pourrez voir en lisant les articles classés dans la catégorie « défense contre la mer », accessibles en cliquant sur le lien en tête de cet article, ou celui dans la liste à droite.

En particulier, cet article du 27 août 2009 montre bien la différence d’efficacité entre les ganivelles hydrauliques au sud et celles au nord.

Nous écrivions à l’époque:

Le bureau d’études auquel on avait demandé de se pencher sur ce problème a conclu que cette érosion intempestive était due à un épi situé en extrémité Nord qui, en accroissant l’agitation provoquée par la houle, accentuait la mise en suspension du sable qui repartait ainsi vers le bas de plage. Les spécialistes recommandaient que cet épi soit supprimé.

Cette étude qui a coûté très cher au contribuable est maintenant vieille de presque deux ans ; rien n’a été fait.

Cherche-t-on des arguments tendant à prouver l’inefficacité des ganivelles afin de revenir – pour des raisons qui restent mystérieuses – aux enrochements? Quoi qu’il en soit, il semblerait urgent que les élus noirmoutrins prennent en compte les progrès de la connaissance des causes de l’érosion des plages, et des remèdes que l’on peut y apporter.

L’épi incriminé est toujours en place. L’enrochement qui vient d’être posé va sans doute provoquer une augmentation de la turbulence, les pieux vont être progressivement déchaussés et finiront par tomber. La plage disparaîtra.
Lorsque l’île de Noirmoutier ressemblera à Fort Boyard, le danger de submersion marine sera écarté, et nous n’aurons pas besoin de plan de prévention de risques naturels prévisibles!

Fort Boyard

Le pluvial à la Blanche

Pendant toutes ces longues semaines où la France entière (et le reste de l’Europe) était couverte d’un blanc manteau de neige, il restait une petite tache verte sur le bord gauche de la photo satellite de Météo-France : l’île de Noirmoutier a eu froid, mais elle n’a pas vu la neige.

Par contre, il a plu. Abondamment.

(Cliquez sur les vignettes pour voir les photos)

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C’était l’occasion pour nos intrépides investigateurs de mener l’enquête à la Blanche.

Dans le but d’expliquer la présence de panneaux « chaussée inondable » le long de la rue de la Porte Pireau, une brève exploration le long du mur d’enceinte de l’Abbaye de la Blanche nous a permis d’observer l’écoulement des eaux dans les parages immédiats du mur.

Nous avons préparé un court dossier de dix pages, téléchargeable en cliquant ici,  où nous donnons le résultat de nos investigations.

Notre conclusion : il est vraisemblable que cette partie du bassin versant, marécageuse avant l’arrivée des moines, cuvette réceptacle des eaux pluviales du plateau agricole, s’étendait sans interruption de l’Herbaudière au bois de la Chaise avec évacuation possible à la Clère, au niveau de la digue ancienne de Ribandon vers le sud et aux Sableaux.

Des cöefs et écluses pouvaient aussi exister (le « canal » au Vieil, le coëf de la Madeleine par exemple).

Cette cuvette isolée au nord par un cordon dunaire, au sud par la hauteur du plateau rocheux de la plaine, présente encore des restes importants du marécage initial, le « Vivier » à l’Herbaudière, le courseau des Bœufs, les étangs et fossés de la Blanche, le fossé de la Madeleine, les Roussières, la Clère, les Prés Planches et les Prés Patouillards. Le devenir de ces lieux humides, souvent victimes de développements peu respectueux de l’environnement paysager patrimonial, est sans doute plus qu’aléatoire aujourd’hui.

Preuves éloquentes, on ne peut plus évidentes de la nécessité absolue d’épargner les dernières zones non urbanisées, en particulier celles de la Linière, de la Blanche, de la Madeleine, du secteur de la Résistance, des Roussières, des Prés Planches, des Prés Patouillards, du Müllembourg.

Une panne électrique –  toujours possible – associée à de fortes pluies… et c’est de nouveau la catastrophe, non seulement aux environs de la Blanche mais aussi dans tous les lieux cités, clairement identifiés!

On peut aussi avec profit consulter notre dossier sur le Bassin versant du nord de l’île, téléchargeable en cliquant ici.

Combien de temps devrons-nous attendre un Plan de Prévention des Risques naturels prenant effectivement en compte les réalités alarmantes de ce territoire en sursis de catastrophe?

Bonne année 2010 !

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Au seuil de cette nouvelle année, la Présidente et le Conseil d’Administration de Vivre l’île 12 sur 12 présentent leurs meilleurs voeux pour 2010 à tous les adhérents.

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L’adhésion à l’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier Vivre l’île 12 sur 12 est annuelle, par année civile. C’est pourquoi nous demandons à nos adhérents de bien vouloir renouveler leur cotisation pour 2010 dès le mois de janvier: ce faisant, vous facilitez beaucoup la tâche de la Trésorière! Vous recevrez votre reçu fiscal dans le numéro du bulletin d’informations qui suit la réception de votre chèque: par souci d’économie, nous n’envoyons pas les reçus fiscaux séparément.

Si vous n’êtes pas encore adhérent, nous serions heureux de vous compter parmi nous.

Tous les renseignements utiles pour adhérer ou renouveler son adhésion se trouvent dans les pages « L’association », sous l’onglet en haut à droite de chaque page de ce blog. Le formulaire d’adhésion peut être téléchargé en cliquant ici.

En tant qu’adhérent, vous recevrez le bulletin d’informations de l’association, qui paraît trois ou quatre fois par an; et vous pourrez assister avec voix délibérative à l’Assemblée Générale, qui a lieu tous les ans au mois de juillet.

Tout adhérent qui le souhaite peut demander à assister à une des réunions mensuelles du conseil d’administration de l’association (normalement le premier vendredi du mois). Il suffit pour cela de contacter un des administrateurs (dont la liste figure en bas de la page que l’on trouve en cliquant ici).

Les dunes du Morin aux Éloux

Visite de terrain le 6 et le 8 décembre 2009.

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Le dimanche 6 décembre 2009. Ci-dessus, vue vers le port de Morin à partir de la cale du moulin de la Bosse; dune fortement attaquée.

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Comme toujours, une très forte érosion à proximité de l’enrochement.

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Vue vers le sud à partir de la cale du moulin de la Bosse. La hauteur de l’enrochement par rapport à la plage est d’environ 6 mètres. Le trait de côte est complètement artificialisé, la plage est horizontale, on ne peut s’y promener qu’à marée basse. L’accès y est limité et il faut aimer l’escalade.

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En avançant vers la cale St Jean, cette partie est plutôt en accrétion.

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Vue de la plage de la Martinière (au droit de la rue du même nom): forte érosion. La passerelle d’accès pend dans le vide. La dune est haute mais étroite. Le village est à une trentaine de mètres derrière.

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La première maison sur la dune n’est pas loin. Plusieurs mètres de sable ont été attaqués.
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Deux jours plus tard, le mardi 8 décembre, le sable devant la capitainerie du port de Morin part en voyage…

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… Cap au sud, plage de la Martinière.

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L’enrochement est prolongé vers le sud de la plage après réensablement du pied de dune, pose d’un géotextile et lit de cailloutis.

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Retour à la visite de terrain le dimanche 6 décembre.

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Cale de l’Océan. La différence de hauteur de plage de part et d’autre est impressionnante (plus de 6 mètres). C’est à dire qu’il n’y a pas de transfert d’un « casier » vers l’autre.

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Vue de la plage des Eloux du Nord vers le Sud. Enrochements, pieux hydrauliques et à l’arrière-plan, la dune fortement attaquée.

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À l’extrémité Nord de la plage, contre l’enrochement. La hauteur de la falaise de sable attaquée est d’environ 7 mètres.

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Dans ce cul de sac où l’énergie de la mer est renvoyée par l’extrémité de l’enrochement, les pieux hydrauliques ne peuvent jouer leur rôle et commencent à se déchausser.
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Vue vers le Sud. Des arbres entiers sont tombés.

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Un bosquet de chênes est prêt à tomber. Sur la plage, l’ombre des pieux hydrauliques déchaussés.

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Vue de la falaise érodée vers le Nord. Au premier plan, le restant de la dune de très faible hauteur est très étroit.

La dune
Vue de la plage des Eloux vers le Sud. L’extrémité Sud de la plage est en accrétion.

Nous avons déjà publié dans ce blog des photos de ces plages, qui permettent de constater l’évolution. Par exemple, pour un article de décembre 2007 avec des photos du nord de la plage des Éloux, cliquez ici; pour un article de mars 2008, cliquez ici; pour un article de février 2009, cliquez ici; pour un article d’août 2009, cliquez ici.

L’estran à l’Hommée

La pointe de l’Hommée se trouve au Sud Ouest de la plage de Luzéronde. Depuis quelques semaines, les conditions météorologiques se déchaînent: de forts vents d’Ouest-Sud-Ouest, une pluviométrie importante, des houles fortes. Autant de facteurs potentiels d’érosion littorale donnant l’occasion d’observer l’état de l’estran sur un point  fragile de la côte Ouest de l’île. Lorsque certains citoyens ou élus insulaires doutent de l’efficacité des défenses douces, c’est aussi l’occasion de rendre visite aux doubles rangées de pieux hydrauliques qui font  désormais partie intégrante du paysage de notre île.

L’Hommée

Ci-dessus, le profil de la plage est attaqué en arrière des pieux mais la majeure partie de la masse de sable du haut de plage est sauve.

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Ci-dessus, à quelques mètres de la jonction des deux doubles rangs de pieux créant une ouverture, une microfalaise dans la partie sud montre une érosion plus forte.

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Ci-dessus, vue générale du profil de plage vers le Sud. A l’exception de cette microfalaise, la pente est régulière et légèrement convexe.

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Ci-dessus, à travers les branchages-ganivelles installés par l’Office National des Forêts, on voit nettement la végétation qui repousse, fixant la dune.

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Ci-dessus, revégétalisation en avant des piquetages et grillages de protection.
La présence d’oyat, de chiendent des sables, et d’euphorbe maritime, espèces pionnières des sables nus, témoignent d’une phase de sédimentation du haut de plage en arrière des pieux hydrauliques.

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Ci-dessus, détail de la fonction de sédimentation éolienne de l’euphorbe maritime. Une microdune se forme sous le vent de la plante pionnière.

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Ci-dessus, les déchets d’écorces des tronc de pins arrachés par la mer aux pieux hydrauliques fixent également le sable. C’est ici qu’on comprend l’utilité d’une laisse de mer en haut de plage.

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Pointe du Devin. Ci-dessus, l’ancien éperon en pierre XIXème regarni en béton et enrochements fin XXème. Les vagues sont du XXIème siècle.

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29 novembre, 17h00 il commence à faire froid, vent Sud Ouest force 4-5, le soir vient tôt. À un moment, la lumière est magnifique, comme dans une gravure de Rembrandt, parce qu’elle traverse une trouée au milieu d’immenses formations nuageuses. La mer semble bouillonner sur les brisants des Boeufs. Pour l’instant l’océan ne cherche pas encore à nous manger.
De toute façon, si l’Antarctique fond, on ne verra plus que les antennes émerger en haut du château d’eau route de l’Herbaudière.

Hydrocarbure et méduses

Un correspondant nous envoie des photos, avec le commentaire suivant:

« Promenade d’observation Pointe du Devin et plage de l’Hommée suite aux informations entendues à la radio sur des échouages de galettes d’hydrocarbures. Ça et là quelques galettes de la taille d’une bille à la taille de la paume de la main. De couleur noire et de la consistance du mastic, elles collent au doigt.

Sans être spécialiste je doute de ce qui est avancé à la radio, à savoir des pollutions anciennes remuées par la tempête. Leur aspect et leur consistance me font plutôt penser à un dégazage relativement récent. Sur le bas de l’estran, les galettes voisinent de très belles petites méduses en assez grand nombre. »

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Boulettes de fioul à la pointe du Devin Boulettes de fioul à la pointe du Devin Méduse sur la plage Boulettes et médusesBoulettes de fioul à la pointe du Devin

Après les algues, le fioul…

C’est Ouest-France qui a donné la nouvelle le premier, vendredi dernier: des boulettes et galettes de fioul avaient été trouvées sur la plage des Onchères à Barbâtre vers 16h30.

Depuis, près de deux tonnes de fioul ont été collectées sur les plages noirmoutrines, et celles du continent de la Barre de Monts à Notre Dame de Monts. De nombreux journaux font écho de l’affaire, entre autres: Le Télégramme, Le Matin (journal suisse), Libération, Le Monde, le journal de TF1

Boulettes de fioul sur la plage de la Coquette à la Guérinière

Boulettes de fioul sur la plage de la Coquette à la Guérinière

Ci dessus, des photos prises sur la plage de la Coquette, à la Guérinière, à 13h30 ce dimanche 29 novembre.

Ce n’est pas encore l’Erika, mais ce n’est pas joli quand même.

Nous vous tiendrons au courant sur ce blog.

12 sur 12 au Forum des associations

Joli succès pour l’association noirmoutrine Grain de sel, qui organisait le forum des associations le dimanche 20 septembre. Le stand de Vivre l’Île 12 sur 12 présentait les dossiers environnementaux les plus importants : urbanisme, défense contre la mer, pollutions, etc.

forum des associations 2009

De très nombreux visiteurs ont été intéressés par nos actions et nous avons passé notre journée à répondre aux questions nombreuses et variées.
Indiscutablement l’environnement de l’île de Noirmoutier passionne!

Quelques bulletins d’inscription ont été remplis et beaucoup sont repartis avec nos coordonnées. Mieux encore, certains envisagent de s’engager dans nos actions. Le texte ci-dessous les avait sans doute inspirés :

Vous aimez l’île de Noirmoutier, vous souhaitez que la qualité de son environnement ne soit pas dégradée par des intérêts à court terme.

Vous êtes “actif“ ou retraité et vous souhaiteriez intervenir dans le processus des décisions qui concernent cet environnement privilégié.

L’association agréée de défense de l’environnement Vivre l’île 12 sur 12 vous permet de vous engager pour défendre ce cadre de vie.

Aucune compétence particulière n’est requise au départ; vous allez les acquérir « sur le tas ».

Nous avons besoin de bénévoles pour constituer des dossiers et les suivre, nous avons besoin de leurs qualités humaines, de leurs motivations et aussi de leurs acquis professionnels.

Consultez notre blog : www.12sur12.org
ou contactez-nous
par courrier : Vivre l’île 12 sur 12 – BP 412 – 85330 Noirmoutier
par courriel : 12sur12 (arobase) 12sur12.org

forum des associations 2009 : les visiteurs

Parmi les documents exposés, certains sont disponibles en version PDF à partir de liens sur le blog :

Un peu de lecture

Roland Paskoff, qui est mort en 2005,  était un universitaire français, géographe, géomorphologue, spécialiste du littoral. Parmi ses ouvrages, ce petit livre (58 pages) qui s’adresse à des non-spécialistes: Les plages vont-elles disparaître?, publié dans la collection « Les petites pommes du savoir » par les Éditions Le Pommier (ISBN-13: 978-2746502383).

Au sommaire :

  • La nature des plages
  • L’érosion des plages
  • Les remèdes à l’érosion
  • Vivre en harmonie avec les plages
  • “Les plages vont-elles disparaître?”

    Paskoff nous apprend ce qu’est une plage, et quels en sont les traits charactéristiques; il nous explique pourquoi les plages sont menacées, et mesure notre part de responsabilité. Il propose des mesures de sauvegarde qui impliquent de composer avec l’action de la mer plutôt que de s’y opposer.

    Un ouvrage un peu plus détaillé, écrit en collaboration avec Christine Clus-Auby et publié après le décès de Roland Paskoff est « L’érosion des plages : les causes, les remèdes » édité par l’Institut Océanographique de Monaco (ISBN-13: 978-2903581473). Il s’agit d’une introduction très dense et rigoureuse, mais abordable, à l’étude du phénomène de l’érosion des plages, avec d’abondantes photos, diagrammes et illustrations.

    L’érosion des plages : les causes, les remèdes

    Vous aurez l’occasion de parcourir ces ouvrages, parmi d’autres, lors du Forum des associations organisé par le Centre Social Grain de Sel dans les locaux de l’ancien Lycée des Sorbets le dimanche 20 septembre de 10h30 à 17h30, où Vivre l’île 12 sur 12 aura son stand.

    Parfois la cause de l’érosion d’une plage saute aux yeux. Par exemple, les plages au sud du Port de Morin se dégraissent de façon dramatique depuis la construction du port. Le diaporama, téléchargeable en cliquant ici, produit par l’association La Vigie, dont l’objectif est d’informer sur les dangers et problèmes que pose le projet de port à la Normandelière, à Brétignolles sur mer, montre très clairement cette évolution (voir aussi notre article du 13 février 2009).

    La dune abîmée

    La photo ci-dessous nous a été envoyée par un correspondant qui nous écrit : « Voici l’état de la dune sur la plage de l’Épine (derrière les ganivelles) dans l’après-midi du samedi 23 août (marée d’un coefficient de 105). On voit que des arbres sont tombés. »

    La dune le 23 août 2009

    Nos photos montrent que les ganivelles hydauliques sont efficaces plus au sud; mais il faudrait d’urgence prendre des mesures pour protéger le nord de la plage avant les tempêtes de l’hiver.

    Une assemblée générale réussie !

    Devant une petite centaine d’adhérents, et fort de plusieurs centaines de pouvoirs, le Conseil d’Administration de Vivre l’île 12 sur 12 a présenté hier soir à la Salle de la Préé au Duc son activité de l’année passée.

    Assemblée Générale 2009

    Nous avons été contraints de constater que notre travail consiste souvent à nous opposer à la volonté des élus locaux. Selon Marie-Thérèse Beauchêne, la Présidente, beaucoup d’élus voudraient ignorer la loi Littoral, quand ils ne s’acharnent pas à la détruire! Madame la Présidente s’est désolée de la façon dont l’association est tenue à l’écart par les autorités iliennes – par exemple, de l’inauguration du Polder Sébastopol le 26 août 2008, à laquelle nous n’étions pas conviés, apparemment à la suite d’une erreur ou d’un oubli, dont s’étonne le Président de la Commission Environnement et Cadre de Vie du Conseil Régional dans sa réponse à notre lettre sur ce sujet.

    AG 2009

    Et pourtant, l’année dernière à l’Assemblée générale de 2008,  nous avions éxprimé le souhait de concertation avec les élus, au lieu d’un conflit stérile.

    Madame la Présidente a passé en revue notre action en 2008/09 commune par commune. Elle a invité les adhérents à participer aux enquêtes publiques à venir. En suivant le blog, vous aurez des nouvelles de ces enquêtes, et nous vous indiquerons la démarche à suivre pour vous faire entendre.

    Assemblée Générale 2009

    Michel Devroc, rendant compte de notre action sur le dossier de la défense contre la mer, explique que notre désaccord avec les élus serait dû en partie au « système démocratique pré-électoral », où l’horizon, pour les hommes politiques « professionnels », se situe aux élections de 2014. Pourtant, les techniques de défense contre la mer, et le développement durable en général, doivent se concevoir dans la perspective d’un terme bien plus éloigné. Pour ceux qui s’intéressent à la question des relations entre les associations citoyennes et les élus, nous recommandons la lecture du mémoire intitulé Les relations entre une association contre-pouvoir et les élus doivent-elles être apaisées?, rédigé en 2006 par Michel dans le cadre d’un travail universitaire.

    AG 2009

    Jean-Louis Eugène a informé nos adhérents de notre collaboration avec l’association Paysages de France; Annik Damour a rendu compte de la suivie des réunions du Conseil communautaire, et nous a initiés aux arcanes du dossier de l’assainissement; Nicolas Garnier a parlé du CREZH (Contrat de restauration et entretien des zones humides), et Liz Muller du blog (que vous lisez peut-être pour la première fois: si c’est le cas, bienvenu!); et Michèle Chevet a présenté le rapport financier de l’association.

    AG 2009

    Tous ces rapports ont été approuvés à l’unanimité par les adhérents présents et représentés.

    Tous les membres du Conseil d’Administration dont les mandats arrivaient à échéance se sont présentés à la ré-élection, et deux nouveaux candidats se sont présentés : Annik Damour et Benjamin Palvadeau. Tous ont été élus à l’unanimité. Annik participe déjà depuis plusieurs mois aux travaux du CA; nous sommes particulièrement contents d’accueillir Benjamin parmi nous, car par sa seule présence, il est à l ‘origine d’une réduction significative de l’âge moyen du Conseil d’administration.

    Comme tous les ans, les adhérents recevront le texte des rapports dans le Bulletin d’Infos.

    AG 2009

    La soirée s’est clôturée par le désormais traditionnel « verre de l’amitié », qui a permis aux adhérents d’échanger avec les membres du CA.

    AG 2009

    Nous remercions tous les adhérents et sympathisants qui se sont déplacés pour leur soutien et leur encouragement.

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    AG 2009

    AG 2009

    Dune mobile, dune vivante

    L’exposition dans l’entrée de l’Intermarché de La Guérinière est moins bien fréquentée que celle tenue il y a six ans dans la salle de la rue piétonne de Noirmoutier. Peu de personnes se déplacent exprès pour l’expo, qui est visitée principalement par les clients d’Intermarché à la sortie des caisses.

    Expo dune intermarché

    Expo dune intermarché 2

    Nous distribuons des exemplaires de nos statuts, d’anciens numéros du Bulletin d’Infos, des formulaires d’adhésion et des plaquettes publiées par COORLIT85 (téléchargeable en cliquant ici pour le recto, ici pour le verso). Ces plaquettes servent de relais à l’exposition, expliquant la formation de la dune, son importance et sa fragilité, et donnant des recommandations afin d’assurer sa préservation.

    Pêche à pied au Fort Larron

    En septembre 2006 nous avons publié sur le site internet de Vivre l’île 12 sur 12  un article avec des photos montrant des pêcheurs à pied sans peur et sans remords, qui ramassaient des coquillages sérieusement contaminés.

    Le 1er juin de cette année, nous avons encore une fois observé ce comportement incompréhensible.

    Fort Larron 1

    Selon cette affiche (voir ci-dessus), le nombre d’escherichia coli pour 100gr de chair et de liquide intervalvaire  relevé sur les palourdes le 26 mai 2009 était de 5400, équivalent à une forte contamination : la cuisson des coquillages est recommandée à partir de 240; le ramassage et la consommation des coquillages sont interdits par arrêté municipal dès que ce nombre dépasse 1000, et deux résultats à moins de 1000 sont nécessaires pour lever la fermeture temporaire.

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    L’article 1 de cet arrêté municipal dispose que « La zone de pêche à pied de loisirs située à l’ouest du Fort Larron est temporairement fermée. Le ramassage des coquillages ainsi que leur consommation est strictement interdit. »

    Fort Larron 2

    Les relevés et l’arrêté municipal sont bien en évidence sur le site. Et pourtant…

    Fort Larron 3

    Fort Larron 4

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    Début des travaux sur les perrés de La Guérinière

    Les travaux de confortement des digues de La Guérinière viennent de débuter (voir notre billet ici):
    Il s’agit, sur 80 m à partir de la maison Boutolleau et vers l’Est,

    • de déshabiller la digue actuelle,
    • de sonder la structure de la digue en exerçant des pressions à l’aide d’une pelle mécanique afin de déceler d’éventuelles poches dans la digue et, en ce cas, les combler,
    • puis de coller sur une couche superficielle de béton des dalles de béton parées de pierres semblables au parement actuel de la digue,
    • simultanément le bas de la digue serait renforcé par une structure de béton limitée par des palplanches enfoncées de 1,50 m.

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    Ci-dessus, les dalles de béton destinées à recouvrir la digue, d’environ 2m X 3m, sont déposées sur la plage.

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    Ci-dessus, les palplanches métalliques sont enfoncées dans le sable au pied de la digue, du béton sera coulé entre les palplanches et la digue.

    Les voisins se sont inquiétés :

    • des incidences que pourrait avoir le sondage à la pelle mécanique sur les murs de leurs maisons,
    • de l’esthétique de l’ouvrage et particulièrement de la structure bétonnée du pied,
    • de la probable nécessité de supprimer les plantations proches de la digue ,
    • du contrôle des sorties de leur propriété vers la mer.

    Nous avons fait remarquer :

    • que ce nouveau “pansement“ sur 80 m risquait fort de ne pas être poursuivi : les tranches suivantes sont en effet hypothétiques,
    • que les procédures de suivi de la tenue de l’ouvrage nous paraissaient légères : rien n’était prévu pour contrôler l’état de la digue sous les plaques de béton et, plus généralement, que comme d’habitude, les crédits de fonctionnement ne sont pas prévus assez largement pour l’entretien des ouvrages de défense contre la mer,
    • que les promesses électorales de concertation préalable avant de tels travaux étaient bien lointaines.

    Immobilier et Plan de Prévention de Risques d’Inondation

    Panneau
    Cinq parcelles sont mises en vente à La Guérinière. Elles sont situées à proximité de la mer à un endroit où l’altitude est inférieure au niveau de la haute mer (3 mètres), comme on peut le constater en consultant la carte établie récemment par la Communauté de communes que l’on peut télécharger ici, et dans une zone classée à « aléa moyen à fort  » dans la carte des aléas de la DDE, établie en 2002 (téléchargeable ici : attention – fichier très lourd).

    Ces parcelles se trouvent entre la rue de la Croix Verte et la rue de la Cantine; il est vraisemblable que cette zone serait désignée dans le PPRI comme étant inondable.

    Nous ne doutons pas :

    • que l’agence immobilière sera honnête et informera ses clients du risque encouru ;
    • que le notaire chargé des actes le notera dans les particularités de la propriété;
    • que l’élu chargé de délivrer le permis de construire exonérera la collectivité de toute responsabilité en cas de « catastrophe naturelle ».

    Alerte orange sur l’île de Noirmoutier

    Dans la nuit de lundi à mardi, une violente tempête a secoué nos côtes. Les photos ci-dessous ont été prises aujourd’hui, mardi, vers midi.

    eloux
    On voit ci-dessus que les ganivelles hydrauliques ont rempli leur office en protégeant la dune aux Éloux.

    Sauf…. sauf  en extrémité Nord où un épi parasite accroît l’agitation des vagues en pied de dune, met le sable en suspension et facilite ainsi son départ vers le large.

    tempete fev 09
    Le rôle néfaste de cet épi avait été souligné par la dernière étude que les résidents de Noirmoutier ont payée (voir notre billet à ce sujet).

    bosse
    Le port du Morin continue à retenir le sable qui dérive du Nord vers le Sud : comme on le voit ci-dessus, la dune recule au pied du Moulin de la Bosse.

    langue

    La langue de sable à l’entrée du port de Morin se renforce : les Épinerains vont encore avoir un dragage à subventionner.

    Dégâts de grande marée

    Un correspondant nous envoie ces photos, prises la semaine dernière à la suite des grandes marées (coefficients 103/102 le mardi 13 janvier).

    Les images montrent les dommages causés par la grande marée aux dunes des Éloux, à l’endroit ou les ganivelles se déchaussent à cause de l’épi (voir notre article ici).

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    Il est urgent d’agir. Il ne faut pas que des considérations politiciennes empêchent les mesures indispensables de défense contre la mer, avant qu’il ne soit trop tard.

    À bon entendeur, salut!

    Bonne année 2009

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    Au seuil de la nouvelle année, la Présidente de Vivre l’île 12 sur 12, Marie-Thérèse Beauchêne, adresse ses voeux aux adhérents au nom de tous les membres du conseil d’administration de l’association.

    Les changements intervenus dans les quatre communes suite aux élections vont-ils amener les élus à une réflexion sérieuse sur le respect environnemental de l’île? Après un semestre de mise en place des équipes, nous restons interrogatifs.
    La crise financière annoncée pourrait remettre en cause des projets trop importants ou non adaptés à la sensibilité des milieux naturels. Votre association reste vigilante et se prépare à défendre plus que jamais les objectifs qui sont les siens. Notre détermination pour obtenir des plans locaux d’urbanisme bien pensés en fonction de la qualité des paysages, des marais et zones humides à sauvegarder, des lois à appliquer, reste d’actualité. Le PLU de Noirmoutier est en procédure, celui de l’Épine a été annulé par des propriétaires sur des questions de forme. La Guérinière attend la sortie du plan de prévention des risques naturels (PPRN). Une réflexion s’engage sur Barbâtre avec un certain regard sur ses espaces sensibles.
    Il est indispensable d’envisager l’avenir proche ou lointain face aux risques d’inondation. À l’invitation de Monsieur le Préfet nous participerons au comité de réflexion sur ce sujet.
    Les factures d’eau et d’assainissement vont augmenter. Une équipe cherche à en connaître les raisons. La composition de l’association change: des amis nous quittent, d’autres arrivent. Pour mieux vous connaître et répondre à vos attentes, un questionnaire en préparation vous parviendra bientôt. Nous comptons sur vos réponses.
    Une année commence. Selon la tradition et au nom de tous les membres du bureau, je vous présente tous mes meilleurs voeux de bonne et heureuse année. Je souhaite que vous trouviez sur l’île le lieu privilégié où vous aimez vous retrouver dans un environnement de qualité.

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    L’association rencontre les étudiants

    Hier soir, mercredi 17 décembre, un groupe d’étudiants préparant le BTS de Gestion et protection de la nature au Lycée Briacé, en visite dans l’île, a rencontré la Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne, et la responsable du site internet, Elizabeth-Anne Muller.

    visite Lycée Briacé - 1

    La Présidente leur a parlé de l’origine de l’association en 1985, et leur a donné un aperçu des dossiers les plus importants à l’heure actuelle: les PLU des quatre communes, le Plan de prévention des risques d’inondation, la défense des zones humides, la défense contre la mer, l’application de la loi « Littoral »….

    Lycée Briacé 2

    La responsable du site internet a décrit le blog, dans l’espoir qu’ils pourront trouver sur notre site du matériel intéressant pour leurs études. Il a été question en particulier de notre dossier sur le bassin versant du  nord de l’île, de celui sur les catastrophes et cataclysmes, et des articles sur le PPRN et les ganivelles hydrauliques.

    Lycée Briacé 3

    Les questions étaient nombreuses et intéressantes, portant en particulier sur les relations avec les élus, le classement du Gois, et les ressources de l’association, tant financières qu’humaines.

    Nous remercions les étudiants et leurs enseignants de leur accueil, et espérons avoir souvent l’occasion d’exposer notre travail à des groupes de lycéens et étudiants.

    Les ganivelles des Éloux

    Les ganivelles hydrauliques sont des rangées de solides poteaux d’environ 5 mètres, enfoncés à mi-hauteur dans le sable, tous les mètres et en quinconce sur deux rangées parallèles.
    Ces ganivelles ont été implantées à titre expérimental sur la plage des Éloux afin de stopper le recul du trait de côte. Les enrochements qui devaient prévenir ce recul n’avaient pas tenu. Le protocole d’expérimentation prévoyait qu’en cas de baisse du niveau de la plage, afin de poursuivre l’expérimentation, il fallait recharger la plage. (Voir nos articles ici et ici. )

    Au moment des travaux, nous avons publié des photos : voir ici et ici.

    Ci-dessous, vous trouverez des photos prises le 4 décembre 2008. Cliquez sur les miniatures pour les agrandir.

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    Ci-dessus, nous sommes à l’extrémité Nord de la plage. Depuis un an on constate que le sable au pied des ganivelles s’en va. On ne compense pas le déficit de sable comme le prévoyait le protocole et on compromet ainsi une expérimentation fort coûteuse pour le contribuable.

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    On constate aussi que la dune à cette extrémité Nord de la plage est mal protégée par les ganivelles et que de grands pans de dune s’affaissent. Une étude a donc été demandée pour essayer d’expliquer les causes de ce dysfonctionnement des ganivelles hydrauliques.

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    Les spécialistes de l’érosion des plages d’un bureau d’études coûteux ont étudié soigneusement la configuration de la plage et le régime des houles et ont conclu que cette érosion intempestive était due à un épi (voir photo ci-dessus) situé en extrémité Nord qui, en accroissant l’agitation provoquée par la houle accentuait la mise en suspension du sable qui repartait ainsi vers le bas de plage. Le bureau d’études recommandait que cet épi soit supprimé. En même temps que cette suppression, il fallait retenir le sable des plages amont.
    Cette étude qui nous a coûté cher est maintenant vieille de plus d’un an. Rien n’a été fait.
    C’est de l’argent jeté par les fenêtres.

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    Plus on descend la plage vers le Sud, plus on constate que la plage s’est engraissée, on note même une nette élévation de la plage entre les ganivelles et la dune (photo ci-dessus).

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    Les pieux sont de plus en plus enterrés.

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    À certains endroits, le sable a monté de plus de deux mètres.

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    Ci-dessus, une dune qui se couvre d’oyats s’est formée derrière les ganivelles hydrauliques.

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    Ci-dessus, un méplat s’est formé entre la dune et les ganivelles.

    Les tempêtes d’hiver vont arriver, rien n’a été fait pour protéger le Nord de la plage. Si les pieux sont déchaussés, l’occasion sera excellente pour conclure à l’inefficacité de la méthode et revenir aux enrochements.
    On en connaît  qui s’en frotteront les mains !

    Encore un rond-point à La Guérinière

    Des travaux ont commencé le 24 novembre en vue de construire un nouveau rond-point sur la quatre-voies, au niveau de La Tresson (à La Guérinière). Cela fera sept rond-points entre le pont et le rond-point de l’Europe (fin de la quatre-voies) – une distance d’environ 10 kilomètres – dont trois sur Barbâtre (en bas du pont, à la route du Gois et à la Maison Rouge), et quatre sur La Guérinière (la Tresson, le Bonhomme, la Nouvelle Brille et l’Europe).

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    Les photos ci-dessus ont été prises le 26 novembre 2008.

    Vivre l’île 12 sur 12 a été pris au dépourvu. Il n’y a pas eu d’enquête publique préalable. Apparemment ce n’était pas nécessaire. En effet, une enquête publique n’est obligatoire que si certaines conditions sont réunies: coût des travaux au-delà d’un certain seuil, expropriation, travaux situés dans une zone à protéger…

    Il y a trois ans, lors de l’enquête publique concernant le rond-point de la Nouvelle Brille, nous avons écrit au commissaire enquêteur (lire l’article ici). Si nous en avions eu l’occasion cette fois-ci, nous aurions sans doute développé substantiellement les mêmes arguments, mutatis mutandis.

    Le bassin versant du nord de l’île: notre dossier

    L’année dernière nous avons publié une série d’articles sur le bassin versant du nord de l’île, que vous pourrez relire en cliquant  ici pour le premier, ici pour le deuxième, ici pour le troisième, et ici pour le quatrième.

    Le contenu de ces articles était  basé sur un dossier (élaboré par Jean-Louis Eugène) qui est maintenant disponible en format pdf, et téléchargeable en cliquant ici.

    Nous en recommandons vivement la lecture, ainsi que celle de notre dossier sur les Principales catastrophes et cataclysmes dans l’Île de Noirmoutier depuis le IIIème siècle (également téléchargeable en format pdf en cliquant ici), afin d’aborder en connaissance de cause le débat sur le plan de prevention des risques d’inondation (PPRI).

    La visite du Lycée Bel Air

    Le mercredi 8 octobre, Michel Devroc, responsable de la communication à Vivre l’île 12 sur 12, a présenté l’association à un groupe d’élèves de 1ère  préparant le baccalauréat agricole STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant) au lycée agricole de Bel-Air à Fontenay le Comte, en visite dans l’île de Noirmoutier pour la semaine.

    Michel Devroc a expliqué aux élèves ce qu’est une association « Loi 1901 » avant de présenter plus particulièrement notre association. Il a ensuite parlé de notre travail, et de nos dossiers prioritaires.

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    En réponse aux nombreuses questions qui ont fusé, Michel a exposé notre approche au développement harmonieux, et notre conviction que l’environnement est un valeur économique. Il a parlé longuement de la Loi Littoral, de la capacité d’accueil, du « sentier des douaniers », du parc éolien, de la concession du Pilier, de la dérive littorale, de la pomme de terre de Noirmoutier, du PPRN…

    C’était un plaisir pour nous de présenter notre travail à ce groupe de jeunes attentifs et motivés. Nous espérons les avoir encouragés à prendre une part active dans la vie citoyenne.

    Démolition d’une maison classée

    En 2005, la commune de l’Épine approuve, de justesse (10 voix pour, 8 contre et un bulletin blanc) le projet de ZPPAUP. La ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager) a pour objet de protéger et de valoriser certaines parties de la commune.

    Les photos ci-dessous ont été prises hier, dans l’impasse Benjamin Viaud ; elles montrent la démolition d’une maison classée dans la ZPPAUP, une longère protégée ; reconnue pour son caractère patrimonial, cette maison n’aurait pas dû être détruite.

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    Nous n’avons pas pu obtenir une réponse à la question de savoir si l’architecte des bâtiments de France a accordé explicitement le permis de démolir, si la démolition se fait sur accord tacite, ou si aucun accord n’a été sollicité.

    Il semblerait, cependant, que le règlement ait été contourné; nous sommes désolés de la perte d’une partie de notre patrimoine.

    Le dévasage du chenal d’accès au port de pêche

    En cliquant sur les miniatures ci-dessous, vous pourrez voir quelques images se rapportant au dévasage du chenal d’accès au port de pêche.

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    Le rejet sur la plage

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    L’arrêté de la Mairie (affiché à la Linière)

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    Le panneau explicatif

    chenal-panneau-entree-plage-liniere.JPG
    Le panneau d’avertissement

    chenal-arriere-port-tubage-vers-bat-snsm.JPG chenal-entree-port-tubage.JPG
    Tubage à l’entrée du port

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    La drague au large, et le tubage sur la plage

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    La drague dans le chenal

    Dégâts de tempête au Luzan

    Le site du Luzan a fait l’objet de plusieurs projets destructeurs que notre association et celle de défense du Luzan ont combattus (RD 5 – dévasage – enrochement).
    Il reste encore aujourd’hui un parent pauvre de la politique de protection et de valorisation, et demeure menacé. Ainsi, le projet de désenclavement de la rue du Puits de la Vierge vers la rue de la Pointe est contraire à la loi littoral.

    Le cas du projet actuel de piste cyclable longeant la plage des Lutins, le Luzan et la pointe, est également révélateur de l’absence de volonté de mise en valeur simple de cette frange du littoral.

    Ces photos, prises le lendemain de la tempête du 9 mars, montrent des dégats importants, preuves de la dangerosité d’un sentier ou piste cyclable si près de la plage. Il est urgent de prévoir une protection adaptée au site dans le cadre du plan pluriannuel de défense contre la mer.

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    (cliquez sur les miniatures pour les agrandir)

    Barge de forage dans le port de Noirmoutier

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    Arrivée jeudi 27 mars par transport terrestre, une barge de forage au port de Noirmoutier.
    D’après nos informations, la barge doit faire des forages le long de la jetée Jacobsen, en vue de la consolidation et du renforcement de cette dernière.
    Il s’agirait d’infiltrer dans différents secteurs de la jetée du béton feraillé allant jusqu’à la roche, mais aussi de prévoir coté Nord un élargissement de la jetée d’au moins deux à trois mètres avec piliers de renforts.

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    Tempête du 10 mars aux Éloux

    (Cliquez sur les miniatures pour agrandir les images)

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    Érosion due à l’enrochement qui a accru l’agitation provoquée par les vagues.

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    Extrémité Sud des ganivelles hydrauliques : à la hauteur des ganivelles le niveau de la plage a diminué d’une cinquantaine de cm. Derrière une petite falaise s’est formée.

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    Même endroit vu de face.

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    On remonte vers le Nord.

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    On continue.

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    Un épi de ganivelles.

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    Plus on s’approche de l’épi Nord, plus l’attaque de la dune s’accentue.

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    C’est à proximité de l’épi Nord que l’érosion est la plus forte.

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    Imaginons ce qui resterait de la dune si les ganivelles hydrauliques n’avaient pas cassé l’énergie des vagues.

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    Pour mémoire : la même côte en 2005. On distingue les restes des enrochements qui avaient été implantés en pied de dune et qui ne l’avaient, hélas, pas protégée.

    Le dragage du port de pêche de l’Herbaudière

    Le dragage du port de pêche a commencé; il se fait selon les accords conclus entre la CCI, la Préfecture et la Co-ordination.

    Ci-dessous, quelques photos prises hier (15 février 2008) – cliquez pour agrandir.
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    La vacation de la péniche est d’environ 2h: 30mn pour le chargement et le reste en clapage un peu plus loin que le Pilier.

    Pour le port de plaisance, pas de changement. La drague était hier au pied des ateliers Simonins.

    Port de plaisance: le dévasage sauvage…

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    Cliquez sur les vignettes pour les agrandir

    C’est avec stupéfaction que nous avons appris par le presse que les opérations de dévasage du port de plaisance de l’Herbaudière étaient en cours et que les vases issues de l’opération devaient être rejetées sur l’estran de la plage de La Linière.
    Pourquoi cet étonnement ? Revenons un peu en arrière.
    Le précédent dévasage des ports de pêche et de plaisance de l’Herbaudière remonte à l’année 2002. À cette époque, nous nous étions mobilisés afin que Continuer la lecture

    Le bassin versant du nord de l’île – 4

    Ci-dessous: coëfs, clapets et portes au nord de l’île.

    écluse à porte à l’Herbaudière

    Ci-dessus: Ecluse à porte à l’Herbaudière, entièrement ensablée, totalement inopérante.

    écluse de la Linière
    Ci-dessus: Ecluse à porte d’une largeur de 1,4 m à la Linière: alimentée par des pompes électriques, premier déversoir du courseau des Boeufs. Eaux pluviales et autres rejets (drainage partiel de la plaine agricole, sans traitement des eaux !)

    coef de la Linière: déversoir
    Ci-dessus: Déversoir par busage en haut de l’estran, à l’extrémité de la rue de la Plage à la Linière.
    Deuxième exutoire du courseau des bœufs. Facile d’accès, dangereux pour les enfants. Alimenté uniquement par les pompes électriques de la route du Martroger.
    Evacuation des eaux pluviales (souvent polluées par les engrais artificiels de la plaine agricole, nitrates et phosphates), aucun traitement préalable des rejets.

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    Ci-dessus: Pompes route du Martroger.

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    Ci-dessus: Coëf de la Blanche.
    Au milieu du superbe mur de défense contre la mer de l’abbaye de la Blanche probablement construit en 1733. Ce coëf d’une importance essentielle fonctionne par gravité, alimenté par l’important réseau de fossés et d’étangs à l’intérieur des murs de l’ancienne abbaye de la Blanche.

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    Ci-dessus: Coëf de la Madeleine.
    Coëf ancien, fonctionne par gravité, souvent ensablé au gré des marées, nécessite un entretien régulier.
    Exutoire des prairies humides au niveau de la Résistance, ainsi que d’une partie de la plaine agricole.
    Inopérant le 13 janvier 2007.

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    Ci-dessus: Coëf de Mardi-Gras au Vieil.
    Fonctionne par gravité, alimenté par « le canal », courseau fort ancien, doté en partie de murs en pierre dont l’entretien laissait à désirer. Extrémité nord d’un vaste système de fossés aboutissant à la Grande Lande (Prés Patouillards). Mai 2003, janvier 2007, entièrement ensablé, totalement inopérant.

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    Ci dessus: le canal du Mardi Gras.

    Sa récente réhabilitation devrait efficacement amoindrir les nuisances connues lors de pluies violentes. Le coëf de Mardi­ Gras présentant de nombreuses et larges fissures a été réétanché. Lors des forts coefficients de marée, l’eau de mer ne remonte plus dans le canal ce qui était contraire à sa destination.
    La réfection de la porte en bois de «Mardi­ Gras » devrait permettre d’assurer une vidange régulière du canal et aussi d’augmenter la capacité de rétention d’eaux pluviales tout en réduisant le coût de fonctionnement des pompes des Roussières.

    Noirmoutier, l’Information n°53

    Le canal de « Mardi­Gras » au Vieil, fait l’objet de travaux de remise en état sur environ 80m. Ce canal très âgé réceptionne les eaux pluviales du Vieil et des Roussières et les pierres qui le constituent menacent de s’ébouler par endroits. Afin d’assurer sa solidité, il sera refait à l’aide de U de béton habillés de pierres afin de conserver son cachet.

    Info en bref, juillet-août 2004

    Défense contre la mer aux Éloux

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    Le sommet de la dune a été équipé d’une double rangée de ganivelles.

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    La double rangée de ganivelles est complétée par un cloisonnement.

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    Au sud de la plage, le niveau du sable est monté de façon étonnante: on peut s’asseoir dessus!

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    Nous estimons à plus de 2 mètres l’élévation du niveau du sable!


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    Quand on remonte vers le nord, l’influence négative de l’épi qui augmente l’agitation se fait sentir.

    Cliquez sur les miniatures pour voir les photos.

    Voir aussi nos photos des mêmes plages il y a un an, ici.

    Le Comité de suivi des travaux de défense contre la mer s’est réuni le 29 novembre 2007. Il s’agissait de faire le bilan des travaux de protection de la plage de l’Hommée et de la plage des Éloux. Ces travaux avaient été réalisés l’hiver dernier, ils avaient consisté à Continuer la lecture

    Comblement d’un marais à l’Épine

    marais à l’Epine (b)marais à l’Epine (a)

    Nous avons reçu les deux photos ci-dessus d’un lecteur qui se dit « horrifié » de la mise à mort par comblement ou étouffement de ce marais salant à l’Epine.

    « Qui » nous demande-t-il « a pu autoriser une telle aberration? »

    Sa question nous gêne. Mais nous devons la vérité à nos lecteurs et adhérents: nous avons manqué de vigilance. Ce comblement était inscrit dans le PLU de l’Épine; d’autres chapitres de ce PLU ont accaparé notre attention; nous n’avons pas protesté.

    Lors de l’élaboration du PLU de l’Épine, compte tenu de nos moyens, nous nous sommes concentrés sur les questions qui nous semblaient les plus importantes : Continuer la lecture

    Bienvenue à Noirmoutier-en-l’île

    Nous arrivons à Noirmoutier et nous distinguons déjà le château et l’église, deux monuments qui sont l’orgueil des Noirmoutrins.
    Oui, mais….

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    Il semble que le premier souci du touriste qui arrive sur l’île est de trouver un Super U.

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    Merci à ceux qui ont autorisé cette signalétique efficace.

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    Oui, il s’agit bien de Super U…

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    Ouf! Nous sommes sur la route qui mène à Super U!

    Tempête

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    L’Hommée : les ganivelles hydrauliques sont posées, elles ont bien subi le choc. La plage n’est pas complètement rechargée en sable. Il faudra attendre pour apprécier leur efficacité.

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    Aux Éloux, la situation s’aggrave : la « défunte » dune des Éloux a moins de deux mètres de hauteur par endroit.

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    Derrière l’épis des Éloux (qui devrait être détruit) des arbres déracinés ont dévalé la pente.

    Travaux de défense contre la mer à l’Hommée

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    Les travaux de défense contre la mer ont commencé en novembre au niveau de la dune de l’Hommée à la pointe du Devin. On a commencé par agrandir la dune d’une quinzaine de mètres à l’aide de sable provenant de la Fosse. À ce sujet, voir aussi nos photos et commentaires dans l’article daté au 17 novembre 2006.

    Massacre à la pelleteuse

    Nous avons été alertés du problème de la destruction de toute la dune de la Fosse par le prélèvement de sable pour la pointe du Devin.
    L’engraissement régulier de cette zone permettait la formation d’un cordon dunaire particulièrement riche. On y retrouvait toutes les étapes de la formation de la dune depuis la dune embryonnaire au niveau des laisses de mer jusqu’à la dune boisée. Outre l’intérêt pédagogique, de nombreuses espèces végétales colonisatrices typiques de cet écosystème étaient observables. Enfin ce lieu était particulièrement intéressant pour la nidification de certaines espèces fragiles comme le gravelot à collier interrompu.

    Un accord avait même été passé entre la mairie de Barbâtre et Natura 2000 prévoyant qu’aucun travail de nettoyage mécanique n’aurait lieu pendant les périodes sensibles. Les ostréiculteurs acceptaient eux aussi de ne pas passer par le haut de la Dune pour se rendre sur leurs parcs afin de protéger cet espace.

    Et tout a été détruit par les pelleteuses et autre engins qui prélèvent le sable pour renforcer la dune de l’Hommée!!!

    A quoi ça sert de protéger d’un côté si on doit détruire de l’autre??
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    La civelle

    Article du Bulletin N° 38

    Noël, la fin de l’année, les cadeaux, … c’est aussi le moment où le pêcheur de civelles noirmoutrin prépare ses pibalours. Le bar a disparu, la margade (seiche) est loin d’être annoncée, jusqu’à mi-mars la civelle va remonter le plus loin possible dans les étiers et notre pêcheur l’attend aux endroits stratégiques.

    Elle vient de loin notre civelle… Ces alevins d’anguilles, également appelés piballes, nous arrivent chaque hiver de la Mer des Sargasses (au Nord-Est des Antilles) après un trajet long de 6 000 km. Les larves sont portées par le Gulf Stream vers les eaux de l’Atlantique Nord où leur zone de répartition est estimée à 90 000 km2. Les civelles qui ressemblent à des spaghettis argentés, vont se sédentariser dans les estuaires ou remonter et coloniser un grand nombre de cours d’eau, lacs et zones humides. Elles vont s’y transformer en « anguilles jaunes ». Pendant 7 à 12 ans pour les mâles, 12 à 18 ans pour les femelles, elles vont croître et se transformer en « anguilles argentées ». L’instinct de reproduction déterminera alors une nouvelle migration vers la Mer des Sargasses, seul lieu de reproduction de l’espèce. Des oeufs seront à nouveau fécondés et le cycle reprendra.
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    Du Pays Basque à la Bretagne des milliers de pêcheurs attendent les civelles. Vendus quelquefois jusqu’à €300 le kilo, les alevins d’anguilles constituent une ressource appréciable pour les navires de petite pêche côtière : en 1999, 133 tonnes de civelles ont été pêchées (officiellement) pour un chiffre d’affaires de 15,6 millions d’euros. Si les civelles font le régal de Espagnols et des Basques, l’essentiel de cette production est exportée à destination des pisciculteurs chinois, qui élèvent l’anguille pour les marchés japonais (aucune technique ne permet à l’heure actuelle d’assurer la reproduction artificielle des anguilles).
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    L’île de Noirmoutier avec ses côtes et son réseau hydraulique, est un lieu d’accueil des civelles et de croissance des anguilles. Mais cette année la civelle tarde. Les pêcheurs embusqués sur ses lieux de passage traditionnels désespèrent. Cette pêche qui se pratique de préférence la nuit commence dès que la marée monte ; dans la Baie de Bourgneuf, dans le port de Noirmoutier, les bateaux traînent, accrochées à chaque bord, deux longues chaussettes réglementaires (1,20 m de diamètre), aux mailles très fines : les pibalours. « Les civelles passent souvent la journée enfoncées dans la vase », me dit Richard, « elles attendent la marée montante pour décoller et remonter le courant vers les écluses et les étiers, le plus loin possible. Elles préfèrent les eaux troubles, quand les eaux sont trop claires, elles restent au fond ». Nous sommes dans le port de Noirmoutier-en-l’Île, entre l’écluse du Moulin et le début du chenal, le bateau fait des allers-retours, de temps en temps les pibalours sont relevés puis secoués au-dessus d’un tamis, les crevettes frétillantes sont arrêtées, quelques dizaines de fils argentés ondulants passent dans la caisse en dessous.
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    Dès que la récolte est significative, il faut la porter à Fromentine où un mareyeur attend la précieuse cargaison ; rapidement transportée vers le pays Basque dans des bacs d’eau suroxygénée elle sera expédiée quelques heures plus tard vers la Chine.

    La civelle attise la convoitise des braconniers qui pêchent sans licence, le long des étiers : ouvrant clandestinement ou quelquefois fracturant les portes d’écluse ils piègent les civelles à ces étranglements du flot montant.

    Tous les hivers sont loin d’être fructueux et d’aucun pensent que la ressource s’épuise, un spécialiste de l’IFREMER attribue ce phénomène au manque d’entretien des espaces humides et à la mauvaise qualité des eaux polluées par les rejets agricoles.