Dévasage à bas-coût !

Un an après les 28000 m3 du port de plaisance, 30000 m3 de sédiments vaseux du port de pêche sont à nouveau déversés au niveau des rochers devant la plage de la Linière !
Les travaux de dragage du port prévoyaient un rejet de 95% de ces vases au large, sur le site d’immersion de l’Herbaudière, mais pour des raisons économiques (dépassement du budget lors du dragage du port de plaisance l’hiver dernier suite aux tempêtes), la Chambre de Commerce et d’Industrie a changé d’option.
Les boues sont donc rejetées devant la plage au grand désespoir des riverains et des palourdes !

panneau Linière

panneau Linière

 

Immersion à la Lambarde

Le 7 décémbre, nous avons envoyé la lettre suivante au Préfet de la Région Pays de la Loire et au Préfet de la Loire-Atlantique.

Objet : enquête publique relative à l’autorisation d’immersion en mer sur le site de la Lambarde des matériaux extraits lors des dragages du port autonome de Nantes –  Saint-Nazaire.
Arrêté inter préfectoral n° 2008/BE/115 du 26 juin 2008

Monsieur le Préfet,

Les observations de l’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier “Vivre l’île 12 sur 12“ lors de l’enquête publique citée ci-dessus étaient motivées par l’importance qu’a, pour notre environnement et notre économie, la qualité des eaux littorales. En effet, l’île de Noirmoutier et les fonds qui l’entourent étant constitués en grande partie par des alluvions de la Loire nous sommes très attentifs à la qualité des apports sédimentaires.
La Baie de Bourgneuf qui borde la côte Est de l’île  a des fonds essentiellement constitués de vases déposées par différents courants orientés sensiblement Nord Ouest –  Sud Ouest. Ces sédiments proviennent en très grande partie de la Loire mais aussi des particules mises en suspension lors des opérations de dragage des ports de la zone (l’Herbaudière, Pornic, Nantes Saint-Nazaire, …).
Les études d’impact effectuées à l’occasion de ces opérations affichent des taux de pollution plus ou moins cohérents avec les normes en vigueur. Chacun de ces dépôts de polluants est peut être “tolérable“, mais, à aucun moment, l’effet cumulatif de ces pollutions successives n’a été mesuré ni évalué.
Le commissaire enquêteur qui avait pour tâche de présenter le dossier au public l’a trouvé « copieux » (250 pages) et exclusivement « scientifique ». Il lui a été évidemment difficile de répondre aux questions techniques des citoyens noirmoutrins. Il aurait pu, comme le code de l’environnement l’y autorise, faire appel à un expert pour juger de la validité des observations. Il a préféré s’adresser au maître d’œuvre, celui-ci lui a prouvé sans surprise que le dossier  dont il était l’auteur était parfait.
Ce commissaire enquêteur était cependant troublé car, s’il n’a émis aucune réserve, il a fait deux recommandations :

  • poursuivre les études déjà initiées sur le panache et la dispersion des sédiments clapés
  • que les services de l’État compétents examinent une éventuelle pollution industrielle due à l’usinage d’aciers inoxydables près de la zone portuaire ou du Brivet.

Faute de mieux, nous attachons une très grande importance à la mise en œuvre de ces recommandations, c’est pourquoi nous vous demandons :

  1.  de bien vouloir nous inclure dans une commission locale d’information et de suivi des opérations d’immersion en mer sur le site de la Lambarde des matériaux extraits lors des dragages du port autonome de Nantes – Saint-Nazaire;
  2. de bien vouloir diligenter une étude sur l’effet cumulatif, en Baie de Bourgneuf, des rejets provenant des dragages de port.

Croyez, Monsieur le Préfet, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

La Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne

Le dragage du port de pêche: le bilan

Si vous avez suivi nos articles sur le dévasage des ports de pêche et de plaisance de l’Herbaudière, vous savez que les opérations de dragage du port de pêche et de son chenal d’accès étaient suivies par un comité dont Vivre l’île 12 sur 12 fait partie.

Ce comité s’est réuni le 28 mai, pour faire le point.

En ce qui concerne le dévasage du port, le bilan est satisfaisant. Les travaux ont duré jusqu’au 12 avril: presque deux semaines de plus que prévu au départ. Pour la prochaine opération, dans cinq ans, la CCI prendra ses dispositions pour respecter les délais en prévoyant un début de travaux dès la fin de l’automne et non en février.

Un volume de 32 000 m³ a été dragué et clapé, et 5,5 tonnes de macrodéchets ont été évacués en décharge (y compris, outre les algues et pierrailles, des casiers, des chaînes, des pneus, des cadres de vélo, des machines à laver etc.!). La qualité des boues semble s’améliorer.

En ce qui concerne le dévasage du chenal d’accès, par contre, assorti de l’engraissement de la plage de la Linière, cette opération s’est soldée par un échec. En effet, après dragage de 7 100 m³, un contrôle bathymétrique dans le chenal montre une différence de seulement 1 100 m³. Ce sont donc 6 000 m³ de sable qui sont arrivés au fur et à mesure du dragage.

Tenant compte de cet échec, l’opération a été interrompue, car coûteuse et inutile. Il s’avère impossible d’atteindre les objectifs de l’opération: il aurait fallu draguer jusqu’à la fin de l’été, pour un coût trop élevé.

Ce constat d’échec implique le risque d’obstruction de l’entrée du chenal; il va donc falloir procéder à une extraction plus régulière et à distance plus raisonnable du chenal pour éviter l’enlisement.
En raison de l’importance de l’ensablement du chenal d’accès et des questions de sécurité induites, la CCI se propose de tenir une prochaine réunion du comité de suivi en septembre, pour analyser les observations collationnées, et réfléchir aux solutions.

Le dévasage du chenal d’accès au port de pêche

En cliquant sur les miniatures ci-dessous, vous pourrez voir quelques images se rapportant au dévasage du chenal d’accès au port de pêche.

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Le rejet sur la plage

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L’arrêté de la Mairie (affiché à la Linière)

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Le panneau explicatif

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Le panneau d’avertissement

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Tubage à l’entrée du port

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La drague au large, et le tubage sur la plage

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La drague dans le chenal

Les boues sur la plage de la Linière

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Cliquez sur la miniature ci-dessus pour lire l’article paru dans Ouest France du 7 mai 2008, intitulé Les boues du port de plaisance valent bien une plage?

Il est compréhensible que le maire de Noirmoutier, qui découvre les dossiers, n’ait pas apprécié toute la différence entre ces opérations. En effet, il s’agit de trois rejets différents.

Les boues issues du dévasage du port de pêche ont été clapées au large du Pilier (voir notre article ici).

Le dévasage du port de plaisance a défrayé la chronique au début de l’année (voir nos articles ici et ici). Les boues issues de ce dévasage ont été rejetées sur l’estran à la Linière. L’opération a été autorisée par la préfecture sans comité de suivi. Nous venons de recevoir les documents qui doivent nous permettre de juger de la qualité de ces boues.

Comme nous l’écrivions ici, les sables extraits du chenal d’accès du port de pêche, utilisés pour recharger la plage de la Linière, sont propres, bien que noirs.

Port de plaisance: le comité de suivi est réinstitué

Le 4 avril, nous avons appris par un courriel reçu de Patrick Savidan, chef du bureau de l’environnement et du tourisme à la Préfecture de la Vendée, que le Préfet venait de signer un arrêté instituant de nouveau le comité de suivi du dévasage du port de plaisance de l’Herbaudière.

Ce comité avait été supprimé sommairement en janvier, comme nous le signalions ici.

Notre lettre au Préfet à cette occasion restant sans réponse, nous avions écrit au Ministre le 5 mars.

Nous sommes satisfaits de la réinstitution du comité; cependant, il faut reconnaître que l’opération actuelle a manqué de transparence. Nous ne préjugeons pas de ses conséquences en termes de pollution, et ne savons pas si le comité de suivi sera convoqué dans l’immédiat.

Dès que nous aurons connaissance du courrier officiel de la Préfecture, nous en ferons écho dans ces pages.

Rechargement de la plage de la Linière

Le comité de suivi du dévasage du port de pêche s’est réuni ce matin afin de connaître la position des participants quant au projet de rechargement de la plage de la Linière par les sables du chenal d’accès. Vivre l’île 12 sur 12 est seule représentante d’association de défense de l’environnement.

Le dévasage devait être terminé pour le 31 mars; comme nous l’avons signalé, il a pris du retard, du fait de 16 jours de mauvais temps, perturbant les travaux de dragage. Depuis lundi, les travaux sont interrompus en attente de la signature par le Préfet de Vendée de l’autorisation à les poursuivre jusqu’au 10 Avril. L’opération se déroule sur deux départements: la Vendée pour le dragage et la Loire Atlantique pour le clapage; de ce fait, deux signatures préfectorales sont requises. Celle de la Loire Atlantique étant acquise à bonne date, la C.C.I. espère recevoir celle de la Vendée demain.

L’opération de rechargement de la plage commencerait entrer le 7 et le 14 Avril pour environ deux semaines; le volume de sable sera de 8 000 m³, soit environ 10cm sur la surface de rechargement prévue.

Il faudra aussi installer de 50 à 100 mètres de canalisations.

Ce sable sera déposé en plusieurs tas sur la plage; soit on l’étale ensuite, soit on attend les prochains forts coefficients de marée.

Les mesures de précaution qui seront prises sur la zone:

Il y aura des panneaux colorés, une information en langage simple et clair; le message n’emploiera pas de mots difficiles. C’est l’entreprise qui doit faire établir ces panneaux en collaboration avec le C.C.I.

La zone sera « rubalisée » par une balisation légère.

Un engin de l’entreprise sera auprès de la sortie de la canalisation (refoulement de 15% de sable, le reste étant de l’eau) afin d’éviter tout accident de curieux.

La communication portera aussi sur la propreté du sable, qui bien que noir, ne comporte aucun élément nocif pour la santé.

Une communication par voie de presse est également prévue.

Vivre l’île 12 sur 12 se félicite du climat dans lequel se déroulent toutes les réunions où tous les sujets sont abordés sans aucune réserve et en toute transparence.

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Travaux pas encore terminés

Le dévasage du port de pêche de l’Herbaudière a pris du retard du fait d’un retard de démarrage, et du mauvais temps. En principe, ces travaux auraient dû être terminés aujourd’hui; ils se prolongent d’une dizaine de jours.

Quant aux 7500 m³ de granulats sableux qui seront elevés du chenal d’accès au port de pêche, ils doivent être utilisés pour recharger la plage de la Linière.
Ce chantier se déroulera dans la deuxième moitié du mois d’avril. Pendant les travaux, la plage de la Linière sera interdite d’accès, pour des raisons de sécurité.

Dévasage du port de plaisance: nous écrivons à Jean-Louis Borloo

N’ayant pas reçu de réponse à notre lettre du 31 janvier, nous avons envoyé la lettre ci-dessous au Ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables le 5 mars, avec copie au Préfet de la Vendée et à la Directrice régionale de l’environnement des Pays de la Loire.

objet : transparence d’une opération de dragage de port
pièces jointes : articles de presse, schéma du port de l’Herbaudière

Monsieur le ministre d’État,

Les dragages périodiques du port de l’Herbaudière dans l’île de Noirmoutier ont été l’occasion, depuis plus de 15 ans, de confrontations entre notre association de défense de l’environnement et les gestionnaires des ports de pêche et de plaisance : nous insistions pour que ces opérations s’effectuent dans le respect de l’environnement.
Dans un souci de transparence démocratique, l’arrêté préfectoral du 31 décembre 2001 autorisait le dragage du bassin pêche (maîtrise d’ouvrage CCI 85) et celui du port de plaisance (maîtrise d’ouvrage SA du port de plaisance) et, dans son article 5-1, mettait en place un comité de suivi qui remplissait son rôle à la satisfaction des parties. Nous participions à ce comité de suivi en tant qu ‘association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier.

En 2007, il est apparu qu’un nouveau dragage était nécessaire. Un arrêté inter préfectoral est pris le 19 octobre 2007 portant “prescriptions particulières pour le dragage et l’immersion des déblais de dragage du porte de pêche de l’Herbaudière et du chenal extérieur“. Un premier comité de suivi à l’initiative de la CCI 85 se réunissait le 25 octobre 2007 et examinait les conditions de dragage du port de pêche et du chenal d’accès. En conclusion de cette réunion nous étions amenés à féliciter le gestionnaire du port de pêche, la Chambre de commerce et d’industrie de la Vendée, qui, conjointement avec l’administration préfectorale, avait retenu comme mode opératoire le dragage des vases puis leur clapage en mer dans de bonnes conditions de dispersion. L’opération devait commencer fin janvier 2008.
Courant janvier, nous apprenions par la presse que le port de plaisance débutait, lui aussi, une opération de dragage mais en rejetant les vases sur l’estran d’une plage fréquentée par les baigneurs et les pêcheurs à pied.
Stupéfaits, nous découvrions qu’un arrêté préfectoral en date du 10 janvier 2008 se substituant à l’autorisation du 31/12/01 avait précipitamment autorisé cette opération : à cette occasion, dans son article 3, cet arrêté supprimait l’article 5-1 de l’arrêté de 2001 et donc le comité de suivi.
Le 1er février 2008, nous déposions un recours gracieux auprès de Monsieur le Préfet de la Vendée, lui demandant de rétablir le comité de suivi. Ce recours arrivait en préfecture le 4 février.
Sur place, le rejet des vases sur l’estran débutait sans plus de façon. Il n’y avait même pas un panneau informant les pêcheurs à pied de l’opération. La presse s’emparait de l’affaire et les journaux locaux reprenaient nos interrogations.
Un mois plus tard l’opération de dévasage se termine. Nous n’avons reçu aucun signe d’intérêt de la préfecture. Les demandes d’information de la presse sur le sujet n’ont pas eu plus d’écho.

Notre association représente environ 800 citoyens d’un pays démocratique dont les élus prônent la transparence. Nous voulons croire à cette transparence. C’est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir intervenir afin que le comité de suivi qui assurait cette fonction soit rétabli.

Croyez, Monsieur le ministre d’État, en l’assurance de ma très haute considération.
La Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne

Le dragage du port de pêche de l’Herbaudière

Le dragage du port de pêche a commencé; il se fait selon les accords conclus entre la CCI, la Préfecture et la Co-ordination.

Ci-dessous, quelques photos prises hier (15 février 2008) – cliquez pour agrandir.
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La vacation de la péniche est d’environ 2h: 30mn pour le chargement et le reste en clapage un peu plus loin que le Pilier.

Pour le port de plaisance, pas de changement. La drague était hier au pied des ateliers Simonins.

Port de plaisance: le dévasage sauvage…

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Cliquez sur les vignettes pour les agrandir

C’est avec stupéfaction que nous avons appris par le presse que les opérations de dévasage du port de plaisance de l’Herbaudière étaient en cours et que les vases issues de l’opération devaient être rejetées sur l’estran de la plage de La Linière.
Pourquoi cet étonnement ? Revenons un peu en arrière.
Le précédent dévasage des ports de pêche et de plaisance de l’Herbaudière remonte à l’année 2002. À cette époque, nous nous étions mobilisés afin que Continuer la lecture

Dévasage du port de l’Herbaudière

Pour une historique rapide, voir notre article dans le Bulletin N° 29 (automne 2001).

Rappelons qu’un dragage eu lieu en 1985, le suivant en 93-94.

En 1994, nous avions perdu la bataille : en dépit de tous nos efforts, les vases contaminées provenant du dévasage du port avaient été déversées par dizaines de milliers de m³ sur l’estran, plus précisément sur le platier rocheux du Luzan, zone de pêche à pied et à proximité immédiate d’une zone Natura 2000.

L’affaire avait été chaude : de “bonnes âmes“ avaient réussi à persuader quelques pêcheurs que des écolos voulaient entraver leurs activités ; des membres de l’association avaient Continuer la lecture

Dragage du port de pêche de l’Herbaudière

dragage du port de l’Herbaudière
une drague en action lors du dévasage de 2004

Le comité créé par le Préfet de la Vendée pour suivre les travaux de dragage du port de l’Herbaudière s’est réuni le 25 octobre 2007 dans les locaux de la Chambre de commerce et d’Industrie (CCI) de la Vendée. Nous sommes membres de ce Comité de suivi.
Depuis le dernier dragage (hiver 2003/2004) un mètre de vase s’est déposé dans le port de pêche, 20 cm dans le port de plaisance.
Les gestionnaires du port de pêche (CCI de la Vendée) souhaitent évacuer cette vase.
Par arrêté n° 07/ DDE-293 du 19 octobre 2007 le Préfet leur a donné son autorisation.
40 000 m3 de vase seront donc rejetés en mer au large de l’îlot du Pïlier avant le 31 mars 2008. Le rejet se fera pendant la période de jusant
Parallèlement 7500 m3 de sable encombrent le chenal d’entrée, ces sables seront dragués avant le 30 avril 2008. Le rejet de ce sable vers la plage de La Linière fait l’objet d’une étude: si elle n’aboutit pas, le sable sera rejeté lui aussi au large du Pilier.
Nous avons noté avec satisfaction :

  • une amélioration notable de la qualité des sédiments,
  • l’abandon par la CCI du rejet de vases sur l’estran à la pointe de l’Herbaudière.

Le port de plaisance de l’Herbaudière

Article du Bulletin N° 39

Ce printemps une enquête publique s’est déroulée à Noirmoutier-en-l’Île. Cette enquête fait partie du dossier de demande d’autorisation de travaux destinés à augmenter la capacité d’accueil du port de l’Herbaudière.

Il est à souligner que Monsieur Arrighi, Président de la Société Anonyme du port de plaisance, avait tenu à associer Vivre l’île 12 sur 12 à la préparation de cette opération qui va se dérouler à la fin de l’année.

Situation actuelle : Le plan d’eau du port de plaisance de l’Herbaudière couvre 3,2 hectares. Il abrite 492 places à flot, dont 390 sont utilisées en port privé (places achetées jusqu’à la fin de la concession), 49 en port public (places louées) et 53 réservées aux visiteurs. Il est séparé du port de pêche (géré par la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Vendée) par un môle.

La partie Sud du bassin est bétonnée et la partie Est est composée d’enrochements.

La capitainerie est située sur le quai Sud. Entre la capitainerie et le quai, une grue mobile de 30 tonnes est à poste pour les opérations de grutages ; une fois au sol les bateaux sont déposés sur des bers, tirés par un tracteur. Le poste d’avitaillement est adjacent à la zone de grutages.

Dans l’angle Sud-est on trouve l’aire de carénage, puis des sanitaires.
Les mises à l’eau se font à partir de la cale située à côté de l’ancien abri de la SNSM.
Gagner des places : les transformations projetées ont pour but d’augmenter de 80 places la capacité d’accueil du port.

  1. Tous les enrochements situés sur la partie Est du bassin seront supprimés. Ils seront remplacés par un mur bétonné ou maçonné de pente 75°. L’espace gagné à la suite de cette modification en bordure permettra de gagner 41 places.
  2. Une modification du quai Sud par creusement permettra aussi de gagner 14 nouvelles places.
  3. La largeur de la cale de mise à l’eau sera réduite de 20m à 7m.
  4. Parallèlement, les pontons en place seront déplacés et aménagés de façon à optimiser l’utilisation de l’espace du bassin.

Les aménagements à terre : Diverses améliorations seront apportées qui moderniseront les services proposés, amélioreront l’aspect des constructions et installations à terre mais qui, surtout, mettront en conformité vis-à-vis des normes environnementales l’ensemble des installations.

L’angle Sud-Est du bassin sera remblayé pour créer un nouveau terre-plein, c’est là que sera positionnée la future aire de levage avec la grue mobile utilisée actuellement qui y sera installée à poste fixe. L’aire de carénage sera placée à proximité, ce qui limitera les déplacements de bateaux.

L’aire sera équipée d’un système qui récupérera et traitera les eaux de carénage chargées de débris de peinture. L’eau rejetée dans le port devrait ainsi être débarrassée de la majorité des polluants produits à l’occasion des carénages.

À côté de l’aire de carénage sera installé un système de pompage des eaux grises (eaux savonneuses), des eaux noires (provenant des toilettes), et des huiles usagées. Les bateaux viendront accoster à proximité, les effluents seront pompés à l’aide d’un flexible.

La capitainerie sera déplacée au premier étage des anciens locaux de la SNSM, à l’entrée du port. Dans ces mêmes locaux un restaurant est prévu.
En bordure Est, le long du bassin, 50 places de parking seront délimitées.
L’aire d’avitaillement sera placée en extrémité de ponton près de la cale de mise à l’eau, non loin de la capitainerie.
Sur le quai Est et autour de l’actuelle capitainerie, des aménagements paysagers seront effectués, notamment des plantations d’essences maritimes de petite taille.
Les travaux : la durée des travaux est estimée à 6 mois, ils se feront en période hivernale. Les travaux seront limités aux jours ouvrés entre 8 heures et 19 heures.
Les nuisances sonores seront importantes, elles seront provoquées par les marteaux piqueurs lors de la destruction des quais et surtout par la circulation des semi-remorques chargés de transporter les déblais dans une carrière située à 75 km sur le continent.
Il est prévu de transporter ainsi 43 000 m³ de déblais. Ce transport prendra 6 mois, un camion de 38 tonnes quittera le port toutes les 20 minutes et traversera le bourg.
Les nuisances seront donc surtout sensibles dans le bourg de l’Herbaudière.
Justification du projet : c’est une justification avant tout économique : le port de plaisance de l’Herbaudière est une entreprise dirigée de la façon la plus rentable possible par un Conseil d’administration.
Actuellement le port compte 492 places et la liste d’attente (année+saison) comprend en tout 186 navires. L’ensemble des 80 places supplémentaires sera donc pourvu immédiatement dès la réception des travaux. Le montant des travaux est estimé à € 3 000 000 H.T. Sur les 80 places créées, 64 seront réservées à la vente, 8 aux usagers de passage et 8 à la location de longue durée. Les places sont vendues entre € 7 600 et € 45 734.
Le complément, environ € 1,7 millions, fera l’objet d’un emprunt.
On peut cependant noter comme retombées positives de ce projet une amélioration du contrôle des flux polluants émis pendant le carénage des navires grâce à la création d’une aire de carénage réglementaire. Sur ce plan, il serait d’ailleurs bon que la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Vendée, gestionnaire du port de pêche suive l’exemple de la plaisance.
Les améliorations de l’infrastructure urbaine (voies de circulation, allée piétons, plantations, sanitaires) sont aussi une retombée environnementale non négligeable.
Et enfin, il vaut beaucoup mieux réaménager l’espace existant que de se lancer, aux frais des contribuables, dans le creusement d’un nouveau bassin.
Cependant un gros point noir : les nuisances importantes que l’aménagement du port vont apporter aux habitants de l’Herbaudière pendant de longs mois.

Dévasage du port de l’Herbaudière

Article du Bulletin N° 34

En 2000, les gestionnaires du port de l’Herbaudière, la CCI de la Vendée et la SA du Port de Plaisance avaient demandé l’autorisation de dévaser le port de l’Herbaudière : ils souhaitaient obtenir le droit, pendant 10 ans, de rejeter 97 000 m3 de vases écotoxiques et fortement chargées en métaux lourds, sur l’estran, près de la plage de Luzan.

Après deux enquêtes publiques successives au cours desquelles les associations “Vivre l’île 12 sur 12 “ et “Protection du site de Luzan” étaient vigoureusement intervenues, le Préfet de la Vendée, par arrêté du 31 décembre 2001, avait autorisé les gestionnaires à rejeter les vases chargées en métaux lourds près de l’îlot du Pilier, à l’entrée de la Baie de Bourgneuf, et les vases écotoxiques sous le niveau de la mer, à marée descendante et ce pendant seulement trois ans.

C’était déjà un progrès considérable par rapport au dragage de 1994 où TOUT AVAIT ÉTÉ REJETÉ EN CONTINU SUR L’ESTRAN.

Cette autorisation courait à partir de 1 octobre 2002, les travaux devant s’arrêter, selon leur nature, le 28 février ou le 30 mars.

Jugeant les progrès insuffisants “Vivre l’île 12 sur 12” avait attaqué ce décret préfectoral devant le Tribunal Administratif aux motifs de :

– irrégularités au cours de l’enquête publique,

– insuffisances de l’étude d’impact,

– absence d’études techniques et financières de solutions alternatives plus performantes.

Comme les travaux allaient commencer et que le jugement n’était toujours pas prononcé, fin 2002, nous déposions un nouveau recours destiné à suspendre l’application de cet arrêté , c’est à dire à suspendre les travaux.

Le Commissaire du Gouvernement ne retenait pas nos arguments au motif qu’une opération de dragage n’était qu’une banale opération d’entretien et ne méritait pas d’étude d’impact (sic). Le juge suivait cet avis et rejetait notre demande.

Nous en étions là : des progrès importants avaient été faits mais nous tenions quand même à soutenir les ostréiculteurs de la Baie de Bourgneuf qui eux refusent tout rejet en mer.

Entre temps un différent opposaient les deux gestionnaires (SA du port de plaisance et Chambre de Commerce et d’Industrie de la Vendée) sur les conditions de l’appel d’offres. La SA du port de plaisance très fâchée décidait de reprendre son autonomie : elle ferait Son dévasage avec Son entreprise et selon Ses modalités tout en respectant les contraintes de l’arrêté préfectoral.

Reprenant finalement une méthode qui avait été rejetée lors des enquêtes publiques parce que soit disant irréaliste et trop coûteuse, ils décident de draguer mécaniquement par pelleteuse le port de plaisance et de tout rejeter (sédiments très pollués et sédiments moins pollués) au large de l’île du Pilier à l’entrée de la Baie de Bourgneuf. “Vivre l’île 12 sur 12” est associée à un comité de suivi et invitée aux réunions de chantier.

Une société de Marennes( EURL M.U.T.P.) se charge de draguer 42 000 m3 de vases (30 000 cete année, le reste début 2004). Une pelleteuse avec un godet de 200 l, installée sur un ponton, racle le fond et charge un chaland porteur de 300 m3 utiles. Une fois plein, le chaland, quitte le port pour arriver sur le lieu d’immersion à marée descendante, là le fond du chaland s’ouvre et le chargement est “clapé”.

La valeur du marché est de 259 163 € HT soit 6,17 € par m3 clapé;

Les travaux ont débuté le 15 janvier 2003. Le 14 février, le chantier a pris du retard, la vase est plus liquide que prévu et seuls 2900 m3 sont extraits.

Pendant ce temps la CCI prenait du retard. Les pêcheurs de l’Herbaudière commençaient à se demander si “leur” port n’allait pas être oublié. Finalement, après mise au point du marché entre décembre 2002 et janvier 2003, la CCI se ralliait finalement à la technique utilisée par le port de plaisance (dragage mécanique par pelleteuse et rejet près de l’îlot du Pilier). Le marché était notifié le 9 janvier 2003 aux entreprises “ÉCOSYSTÈMES de dragage” et EMC. Les travaux ont commencé le 13 février, et devraient être terminés cette année.

Le volume à évacuer est de 60 000 m3. Deux chalands sont utilisés simultanément :

– le chaland 1 est équipé d’une grue à flèche munie d’une benne preneuse, compte tenu de son instabilité il ne sortira vraisemblablement pas du port,

– le chaland 2 fait des rotations pour effectuer les clapages en mer.

Les vases contenues dans la benne sont chargées soit directement dans le chaland 2 soit dans le chaland 1 avant d’être transvasée dans le chaland 2 quand celui-ci revient d’une rotation.

La valeur du marché est de 722 760€ HT soit environ 12,05 € par m3 clapé.
PLUS DE REJET À LA CÔTE.

Les vases contaminées du port de l’Herbaudière ne seront pas rejetées sur l’estran à la pointe de l’Herbaudière.

Pour arriver à ce résultat il aura fallu que pendant 10 années (1993-2003) deux associations de défense de l’environnement : “Vivre l’île 12 sur 12” et “Protection du site de Luzan” exercent une pression soutenue dans une atmosphère très conflictuelle.

Depuis 1993 de nombreux recours devant le Tribunal Administratif de Nantes et devant le Conseil d’État ont été déposés (dans le domaine juridique nous n’avons enregistré qu’un seul échec). Nous avons vigoureusement participé à deux enquêtes publiques, nous avons fait d’innombrables interventions auprès des représentants de l’État et des collectivités, nous avons sollicité des associations nationales et internationales, les autorités européennes, des médias locaux et nationaux ont relayé nos appels. Nous sommes arrivés partiellement à nos fins : l’estran de l’île ne sera plus souillé par les toxiques, le rejet des vases près de l’îlot du Pilier représente un compromis raisonnable dans la mesure où des techniques plus performantes n’ont pas été prises en considération.

Maintenant il faut profiter de cette expérience, pensons dès à présent aux prochains dévasages : il faut supprimer l’usage d’antifouling à la toxicité incontrôlable, il faut contrôler les rejets dans les ports, il faut traiter les effluents lors des carénages et des travaux d’entretien, il faut trouver d’autres solutions aux rejets systématiques en mer… Les dernières catastrophes écologiques provoquées par les naufrages de pétroliers soulignent le fait que la mer ne peut impunément continuer à être une poubelle.

Avant de médiatiser à outrance des gestes politiques jusqu’à ce jour peu efficaces, commençons donc par balayer devant notre porte, il y a de quoi faire.

Les Noirmoutrins et le dévasage

Article du Bulletin N° 31

Hiver 1993, l’atmosphère était plus qu’houleuse à Noirmoutier. Après un simulacre d’enquête publique le Préfet avait autorisé le dévasage du port mais Vivre l’île 12 sur 12 avait obtenu du Tribunal Administratif l’arrêt des travaux. La Chambre de Commerce et d’Industrie, furieuse, réclamait à l’association 670 000 F de dommages et intérêts . Les politiciens locaux, complices et démagogues, montaient les marins pêcheurs contre l’association : des maisons étaient barbouillées de goudron, des menaces physiques étaient proférées, …

En ce printemps 2002, l’attitude des Noirmoutrins n’est plus la même. Les campagnes d’information auprès de nos adhérents, dans la presse nationale et régionale, à la radio, à la télévision, auprès des syndicats professionnels, auprès d’associations nationales et internationales de défense de l’environnement, ont fini par faire comprendre à nos concitoyens la nature réelle de ce type d’opération : l’utilisation de la mer comme une poubelle dans laquelle on peut de débarrasser impunément de produits toxiques.

Les extraits de presse ci-dessous illustrent ce net changement de perception :

– « aucun rejet en mer, risquant d’engendrer une pollution ponctuelle ou durable, ne saurait être toléré. En particulier les professionnels ostréiculteurs s’opposent à tout rejet contenant des matières toxiques. Ils exigent donc que les solutions retenues donnent toute assurance et qu’un suivi rigoureux et adapté soit réalisé … » Jacques Sourbier, Président de la Section régionale conchylicole. (Ouest-France 23 janvier)

– « l’association regrette que le nouveau dossier occulte complètement les résultats des tests d’écotoxicologie. On ne peut être d’accord avec les dernières conclusions des bureaux d’étude qui ne raisonne plus que sur la pollution du cuivre » … Association l’Arée (Ouest-France 18 janvier)

– Jacques Sourbier encore (Courrier Vendéen 24 janvier) La Section régionale conchylicole envisage de déposer un recours auprès du Tribunal Administratif

– « Nous espérons que d’ici l’automne, le Préfet et les services de l’État reverront la possibilité de traitement à terre des déchets toxiques » Le Groupe littoral des Verts, Courrier vendéen 24 janvier

– « s’il y avait des recours la CCI serait très condamnable  » Le maire de Noirmoutier Courrier Vendéen, 24 janvier

– « En aucun cas le rejet à la mer ne peut être une solution excluant des conséquences dommageables à un titre ou à un autre » Madame Hélène Decaux, Présidente de l’association « les Amis de Noirmoutier ».

Nous nous sentons quand même moins seuls. Lors des opérations précédentes les membres de Vivre l’île 12 sur 12 étaient presque unanimement considérés comme un ramassis de farfelus dangereux dont l’objectif était d’empêcher les « honnêtes gens » de travailler.

Cette prise de conscience des Noirmoutrins est certainement une des retombées positives à Noirmoutier de nos actions en faveur de la protection de l’environnement.

Le calendrier

Article du Bulletin N° 31

Le Courrier Vendéen du 31 janvier 2002 rapportait une déclaration de la CCI :

« les travaux se dérouleront durant la deuxième campagne, entre octobre 2002 et avril 2003. Cette décision prise en concertation avec le comité local des pêches et la SA du port de plaisance, sera soumise à l’avis du Conseil portuaire qui se tiendra le 4 février prochain. La CCI procède actuellement à une consultation pour sélectionner un cabinet spécialisé qui aura pour mission d’assurer la maîtrise d’oeuvre ainsi que le pilotage des travaux. »

Nous tirons trois enseignements de cette déclaration

1. Il est devenu beaucoup moins urgent de désensabler le chenal en dépit de toutes les déclarations fracassantes sur la sécurité dans le dit chenal,

2. Ce n’est plus la Direction départementale de l’Équipement qui assurera la maîtrise d’oeuvre ET le contrôle comme dans les dernières opérations. C’est bien ! Les organismes de l’État ne doivent pas être à la fois juge et partie, leur fonction doit rester le contrôle,

3. L’opération n’aurait pas lieu ce printemps mais à partir de l’automne prochain.

Nous rappelons une fois de plus que, à notre avis, le désensablage du chenal d’accès peut se faire à n’importe quel moment de l’année, puisqu’il concerne des sédiments qui ne sont pas toxiques.

Dévasage du port de l’Herbaudière

Article du Bulletin N° 31

L’ARRÊTÉ PRÉFECTORAL

Le 31 décembre 2001, le Préfet de la Vendée signait un arrêté autorisant le « dragage du port de l’Herbaudière et de son chenal d’accès et le rejet des sédiments à la côte par conduite et eu large par immersion ».

Le texte de ce décret nous apportait peu des surprise, il reprenait presque intégralement celui qui avait été présenté au Conseil départemental d’hygiène du 13 novembre 2001 et qui lui même confirmait les conclusions du rapport final de la commission d’enquête publique du 25 octobre 2001.

LE DRAGAGE : les opérations de dragage doivent se faire dans l’ordre : 1- le chenal, 2- les sédiments à immerger près de l’îlot du Pilier contenant de fortes proportions de TBT et de Cu, 3- les sédiments écotoxiques à rejeter par conduite à la pointe de l’Herbaudière (en premier lieu le bassin de pêche puis le bassin de plaisance).

Les dragages peuvent être réalisés de jour comme de nuit.

LE REJET À LA CÔTE : la zone de rejet à la côte se situe en bas d’estran. La conduite de rejet se termine en dessous du zéro des cotes marines. Le jet sortant de la conduite se fera dans l’eau, jamais dans l’air, même si la conduite se termine par une remontée ». Nous notons une amélioration qui demandera à être précisée car la rédaction en est ambiguë : si la conduite se termine en dessous du zéro des cotes marines, elle est en-dehors de l’estran et non pas en bas de l’estran. Sur une carte en annexe de l’arrêté on note que la longueur de la conduite qui antérieurement était fixée à 440 m est maintenant évaluée à plus de 450 m sans plus de précision.

C’est une amélioration qui a été apportée par le Préfet.

Le rejet à la côte des sédiments de dragage est limité à 3 mois et demi, il peut commencer à partir du 15 novembre et est arrêté avant le 1 er mars de l’année suivante.

Les sédiments sableux du chenal pourront être dragués et rejetés du 15 octobre au 30 avril.

Les horaires du rejet du dragage sont limités par rapport à l’heure de la marée haute : le rejet n’est pratiqué que de PM (heure de la pleine mer) – 1 heure à PM + 5 heures. Cependant le rejet sableux provenant du chenal peut être permanent.

L’IMMERSION : sauf si elle ne concerne que du sable du chenal, l’immersion sera limitée à la période de la marée descendante.

L’opération d’immersion au large est limitée à 3 mois dans la période allant du 1 er janvier au 31 mars.

Les sédiments sableux du chenal pourront être dragués et immergés du 1 er janvier au 30 avril.

AUTO SURVEILLANCE : Sous la responsabilité des titulaires (CCI et port de plaisance) , l’entreprise de dragage assure l’auto surveillance…..

COMITÉ DE SUIVI : Les titulaires réunissent avant, pendant et après chaque campagne de dragage un comité de suivi rassemblant les partenaires concernés, notamment les membres du conseil portuaire, les associations locales agréées de protection de l’environnement ainsi que les administrations concernées de l’État….

À la suite de la publication de cet arrêté nous avons écrit à Monsieur le Préfet pour lui demander des compléments d’information et un rendez-vous de travail destiné à éviter les interprétations erronées d’un texte forcément succinct. Nous avons reçu des bribes d’information. Notre demande de rendez-vous n’a toujours pas eu de suite.

Dévasage

Article du Bulletin N° 29

De nouveau le cauchemar !
Le 25 juin 2001, une rencontre avec le Sous-Préfet nous informait de la nouvelle méthode de dévasage du port de l’Herbaudière qui serait proposée en enquête publique. Lors de l’Assemblée générale du 12 juillet, nous vous faisions part de notre inquiétude. Nos pressentiments étaient justifiés.

HISTORIQUE RAPIDE :
Tous les six, sept ans, l’accumulation des sédiments dans le port de l’Herbaudière provoque une remontée des fonds donc une diminution de la hauteur d’eau dans le chenal et dans les bassins ; les bateaux de pêche commencent à avoir des difficultés à regagner les postes à quai s’ils se présentent à des heures très éloignées de la marée haute. Il faut donc draguer le port.
L’avant dernier dragage a eu lieu en 1985, le dernier en 93-94. La méthode était simple : les vases toxiques étaient aspirées dans le port et refoulées, par une conduite, sur l’estran, de l’autre côté de la pointe de l’Herbaudière. Tous deux ont provoqué des Continuer la lecture

Dragage du port de l’Herbaudière

Article du Bulletin N° 28

Il y a six mois nous vous alertions : une nouvelle opération de dragage du port de l’Herbaudière était en préparation et, après un simulacre de concertation dans un Comité de pilotage, la méthode (rejet sur l’estran de boues toxiques) uitilisée en 1993 allait être proposée en enquête publique.
Fidèles à notre méthode nous commencions par vous informer dans un dossier qui, entre autres, présentait les sites étudiés :
“Lors des réunions du fameux comité de pilotage trois sites ont d’abord été retenus pour étude :
– un site d’immersion au N-N-O de l’île du Pilier, dans le document d’impact il est nommé site A
– un site de rejet au N-O du Martroger, abandonné très rapidement, (site B)
– un site de rejet au S-O de la pointe de l’Herbaudière, sur l’estran, quasiment le site utilisé pour les deux précédents dragages, (site D)
– et surprise, lors de la dernière réunion, un quatrième site apparaît, le site C. Ce site a, d’entrée de jeu, l’approbation de la CCI, de la Société du port de plaisance et du Comité local des pêches. Il s’agit d’un site de rejet sur l’estran, au Nord de la pointe de l’Herbaudière. La manoeuvre n’a même pas été dissimulée, il y a eu concertation préalable sans les associations et le choix a uniquement été déterminé par Continuer la lecture

L’affaire du dévasage

Article du Bulletin N° 27

À l’heure où nous bouclons cette article, bien que l’enquête soit close depuis plus d’un mois, le commissaire enquêteur n’a pas encore communiqué ses conclusions. Il a voulu d’abord entendre la Chambre de commerce et la Direction départementale de l’Équipement puis leur demander, par écrit, certains compléments d’information.
L’affaire est donc “en cours” et nous nous attendons à des rebondissements.
Vous avez droit à un récapitulatif de ce qui a été fait.
Nous ne vous ferons pas une description épique de nos actions depuis le début de l’enquête, sachez que nous n’avons pas chômé et que le moral n’a pas toujours été brillant. Les déceptions ont été nombreuses, les satisfactions n’en ont été que plus savoureuses.
. Les politiques, ligotés par l’approche des élections, ne souhaitaient pas prendre partie, il fallait à tout prix intéresser la presse : nous avons contacté, Continuer la lecture

Les vases de l’Herbaudière

Article du Bulletin N° 26

site-de-rejet-des-vases-de-lherbaudiere.jpgcourants-autour-de-lile.jpg

(cliquez dessus pour agrandir)

ENQUÊTE PUBLIQUE POUR UNE NOUVELLE MARÉE NOIRE LÉGALE.
(100 000 m 3 de vases contenant des produits toxiques)

APRÈS LE MAZOUT DE L’ERIKA, APRÈS LE STYRÈNE DU IEVOLY SUN, LES VASES DE L’HERBAUDIÈRE.
Tous les six, sept ans, l’accumulation des sédiments dans le port de l’Herbaudière provoque une remontée des fonds donc une diminution de la hauteur d’eau dans le chenal et dans les bassins ; les bateaux de pêche commencent à avoir des difficultés à regagner les postes à quai s’ils se présentent à des heures très éloignées de la marée haute. Il faut donc draguer le port.
L’avant dernier dragage a eu lieu en 1985, le dernier en 93-94. Tous les deux ont provoqué des conflits entre les usagers du port soutenus, pour des raisons de clientélisme, par les politiques, et les habitants qui demandent que Continuer la lecture

Dévasage du port de l’Herbaudière

Article du Bulletin N° 26

C’est parti…
Dans la bousculade des derniers jours de l’année, par arrêté, le Préfet de la Vendée a prescrit l’ouverture de l’enquête publique “préalable à l’autorisation de rejet des déblais de dragage du port de l’Herbaudière”.
Les pièces du dossier seront déposées à la mairie de Noirmoutier-en-l’Île, du 4 janvier au 23 janvier 2001. Autrement dit les résidents secondaires ne disposeront que de deux journées (le jeudi 4 et le vendredi 5) pour consulter un dossier complexe et copieux et éventuellement déposer. De toute évidence l’information et la participation du public ne sont pas des soucis majeurs.
Le commissaire enquêteur recevra en personne les observations du public, à la Continuer la lecture