Dune des Éloux

Article du Bulletin N° 46

DERNIÈRE MINUTE : Conclusions de la dernière étude concernant la dune des Éloux

  1. La priorité doit être donnée au rechargement en sable: les quantités prévues au regard de la situation actuelle sont insuffisantes. Elles devront être doublées. La granulométrie appropriée existe à la Fosse.
  2. Le perré bas devra être enlevé : même recouvert par du sable son effet sera néfaste. (Ce n’est pas une surprise).
  3. Les épis en enrochement prévus auront un impact négatif. Il déstabiliseront le trait de côte. Même l’épi actuel des Éloux devrait être supprimé. (Le conseil communautaire a décidé de ne démonter que les planches horizontales afin de pouvoir éventuellement les replacer.)
  4. Les ganivelles hydrauliques seront installées à titre expérimental : il faudra contrôler leur efficacité.
  5. Recommandations:

  • actualiser les données bathymètriques dans les zones où elles sont insuffisantes,
  • affiner la topographie des platiers rocheux,
  • actualiser les données de houle,
  • intégrer dans la modèle le port de Morin et tous les épis ainsi que les perrés bas,
  • revoir le projet de protection sur l’ensemble du littoral entre le port de Morin et la pointe de la Loire.

Ces conclusions nous semblent en net progrès par rapport aux précédents projets. Nous nous félicitons qu’enfin la côte soit considérée dans son ensemble particulièrement au Sud du port de Morin. Le Conseil communautaire a adopté ces conclusions le 14 septembre. L’alternative étant que, sans travaux sérieux, on sera obligé de prolonger la digue de Devin jusqu’à la pointe de la Loire. Les travaux de défense contre la mer commenceront début octobre à l’Hommée, fin octobre aux Éloux.

Défense contre la mer de la côte est

Article du Bulletin N° 46

À plusieurs reprises, les digues de la côte Est se sont rompues, entraînant l’inondation des terrains qu’elles protégeaient. Par exemple, le 31 décembre 1978, une brèche ouverte dans la digue du Polder de Sébastopol, à Barbâtre a provoqué l’inondation d’une partie de la plaine de Barbâtre. Depuis lors, des travaux ont été engagés pour la protection de la côte Est, d’abord de façon ponctuelle, puis des programmes d’intervention ont été mis en place. Continuer la lecture

La défense contre la mer

Bulletin N° 45

ganivelles

Ganivelles hydrauliques sur la côte du Médoc

À la suite de l’étude hydro sédimentaire réalisée en 2004 pour arriver à une modélisation mathématique de la houle sur la côte Ouest de l’île, des solutions en été retenues pour prévenir l’érosion marine en deux points particulièrement attaqués ces dernières années : la dune de l’Hommée et les dunes des Éloux.

Il a été décidé à titre expérimental d’implanter des ganivelles hydrauliques à l’Hommée, et de recharger en sable de la dune.

Après avoir créé une plate-forme d’accès, il s’agira d’implanter, à partir du dernier épi vers le Nord et sur une longueur de 340 m, des ganivelles hydrauliques. Ces ganivelles sont composées de 884 pieux en bois enfoncés dans le sol en deux rangées parallèles à la côte, distantes de moins d’un mètre. Dans chaque rangée, ces pieux en bois longs de 5 m, seront implantés tous les mètres.

Ces deux rangées de pieux seront positionnées à environ 25 m du pied de dune.

De plus un rechargement en sable de granulométrie appropriée sera effectué. 20 000 m3 provenant de la pointe de la Fosse permettront de recharger la dune.

Pour les dunes des Éloux, l’implantation de ganivelles hydrauliques a aussi été retenue mais sur un modèle différent.

En partant du Nord et de l’épi existant, deux équerres composées de pieux enfoncés dans le sable ou le calcaire seront implantées, un des côtés des équerres sera parallèle à la dune, l’angle au sommet sera dirigé vers le Sud-Ouest. Chaque bras de l’équerre aura une longueur de 70 m. L’implantation se fera en fonction du profil de plage au moment du chantier ; il est souhaitable que le dispositif soit à quelques dizaines de mètres (20-30 m) du pied de dune. Le rôle de ces équerres sera de casser l’énergie des vagues avant qu’elles n’atteignent le pied de dune et de recréer un haut de plage en accumulant du sable.

Plus au Sud, trois épis de longueur inégale (100 m, 70 m et 110 m) devront retenir le sable transporté par la dérive littorale.

41 000 m3 de sable seront utilisés pour remodeler le pied de dune et recharger les casiers entre les épis.

C’est un changement capital en matière de défense contre la mer, les murs d’enrochements sont abandonnés au profit d’une défense souple, beaucoup moins destructrice du trait de côte.

La lutte contre l’érosion marine

Article du Bulletin N° 40

LA LUTTE CONTRE L’ÉROSION MARINE, une question de vie ou de mort pour notre île

L’île de Noirmoutier s’étend sur une vingtaine de kilomètres, face à l’océan Atlantique à environ 15 Km au Sud de l’embouchure de la Loire.
Depuis 10 000 ans, c’est-à-dire la fin de la dernière grande période glaciaire, son littoral s’est formé progressivement en fonction des apports sableux de la Loire et par le remaniement des sédiments déposés sur la plate-forme continentale sous l’action des courants de marée et des houles océaniques. La présence du socle rocheux du Nord de l’île a permis le piégeage des sables sur les récifs et leur accumulation.
La côte Ouest de l’île a été et est soumise depuis des siècles à des phénomènes importants d’érosion du trait de côte et du cordon dunaire. Les différentes actions de lutte contre l’érosion marine, hormis quelques opérations de réensablement récentes, se sont limitées, pour l’essentiel, à la protection par des enrochements qui ont, à certains endroits, amplifié l’érosion du littoral proche. Ces enrochements ont souvent été rendus nécessaires pour protéger des maisons, construites inconsidérément, voire illégalement sur la dune.
Le phénomène d’érosion est en quelques endroits réversible : à Noirmoutier, vers la Pointe de la Fosse, la plage s’élargit.

LES PRINCIPALES CAUSES DE L’ÉROSION

La dynamique des plages reste principalement sous l’influence de paramètres naturels tels que la houle, les courants, les vagues, la marée, le vent, l’érosion des sols, l’augmentation du niveau de la mer (estimée à 30 cm pour le siècle passé et difficile à estimer dans l’avenir).
De nos jours, les activités de l’homme ont fortement modifié la dynamique naturelle et tendent à supplanter les causes naturelles de la réduction des apports sédimentaires On peut citer, par exemple :
La limitation des apports de sédiments de la Loire due à la domestication du fleuve ; des extractions de sable (gisement du Pilier) commercialisé pour ses utilisations dans le bâtiment ou pour engraisser la plage de La Baule.
L’urbanisation du littoral sous forme de murs de protection, promenades en bord de mer, constructions : ces infrastructures provoquent la réflexion de la houle et constituent un obstacle brutal au déferlement des vagues. L’énergie des vagues n’est plus dissipée le long des plages et les phénomènes érosifs s’accentuent.
La construction d’ouvrages portuaires qui s’oppose au transport des sédiments le long de la côte et qui entraîne de graves déficits sédimentaires sur les plages situées en aval de l’ouvrage par rapport au sens de la dérive littorale. La construction du port de Morin est l’exemple parfait de ce type d’action dévastateur. La mauvaise conception des ouvrages de défense (du type enrochements) responsables des modifications dans le transport côtier. Ces interventions résolvent localement le problème mais le déplacent, amplifié, vers les plages adjacentes.
La surfréquentation qui détériore essentiellement les massifs dunaires.

LES DIFFÉRENTS TYPES DE DÉFENSE :

La plage, absorbant graduellement l’énergie de la houle par les déferlements successifs qu’elle provoque, constitue le meilleur ouvrage de défense contre l’érosion. C’est en effet la dynamique naturelle des plages qui est fondamentale pour la survie physique de la plage et pour la diversité de ses habitats biologiques.
Pour toute défense contre l’érosion, il est donc plus efficace de se tourner vers des ouvrages de défense souples qui travaillent en harmonie avec les dynamiques naturelles en jeu et ont ainsi un moindre impact sur le littoral plutôt que d’utiliser des ouvrages de défense rigides qui tendent à réprimer ou à freiner les processus côtiers. Par exemple, pour des rechargements ponctuels, des matériaux naturels tels que sables et graviers de granulométrie supérieure ou égale à l’existant devraient être utilisés préférentiellement.
Toutefois la diversité de phénomènes à l’origine de l’érosion du littoral conduit à une diversité de réponses techniques qui ne s’opposent pas forcément les unes aux autres, mais qui sont souvent complémentaires. En effet, pour améliorer l’efficacité des interventions de protection, on adopte souvent des défenses de natures mixtes (aménagement d’épis stabilisateurs et engraissement avec des matériaux naturels).
Chacune de ces solutions exige des conditions particulières pour être efficace et présente des avantages et des inconvénients.
On peut distinguer différentes techniques :

LES MÉTHODES SOUPLES, en harmonie avec la dynamique des côtes

L’engraissement artificiel ou rechargement : Le déversement sur le rivage de quantités importantes de sédiments provenant de carrières situées à terre ou en mer, permet de stabiliser ou d’agrandir une plage menacée d’érosion, sans impact sur les côtes avoisinantes. Pour obtenir un engraissement rapide et uniforme sur toute l’étendue de la plage, il est préférable d’envisager plusieurs points d’alimentation.
Toutefois, tout en étant une des solutions les plus respectueuses de la dynamique du littoral, l’engraissement présente certains inconvénients :
1. difficulté de trouver le matériau approprié en grandes quantités et à un coût acceptable (ce n’est pas un problème à Noirmoutier où l’on peut disposer des énormes quantités de sable transportées par la dérive littorale et bloquées par la digue du port de Morin),
2. Nécessité d’une alimentation périodique.
L’engraissement, appelé aussi rechargement, est déjà utilisé dans notre île : on transporte du sable provenant d’une plage en engraissement vers une autre plage en déficit afin que les houles de beau temps le redistribuent sur l’estran.
La reconstitution du massif dunaire : cette méthode consiste à rétablir, voire à créer, une nouvelle dune en haut de plage. Le massif dunaire est un élément naturel essentiel pour la protection et la stabilisation d’un littoral sableux.
Il s’agit de mettre en place des ganivelles, haies brise-vent en châtaignier, qui vont stabiliser la réserve de sable qui se trouve en haut de plage. Cette technique s’avère très efficace.
Il est alors nécessaire de réglementer la circulation des véhicules et de canaliser la fréquentation de ce milieu.
Les ganivelles sont largement employées chez nous, mais la pression touristique incontrôlée (4X4, quads, motos, piétons) sur la dune est un problème qui n’est pas résolu.

LA CONSTRUCTION D’OUVRAGES DE DÉFENSE RIGIDES :

Les ouvrages de haut de plage : Ils sont réalisés entre le haut de plage et les infrastructures situées immédiatement au-dessus.
Ce type d’ouvrage (digue, perré, enrochement), bien qu’il assure une protection immédiate des infrastructures côtières, porte atteinte à la plage par la présence d’une paroi qui augmente la réflexion de la houle. Les sédiments ainsi mis en suspension sont éloignés par les courants et le phénomène d’érosion est accentué, ce qui provoque, à terme, le creusement des fonds et l’usure de la base de l’ouvrage, avec risque d’effondrement et nécessité de travaux coûteux.
De plus, ce type de construction risque d’étendre, par diffraction, le phénomène d’érosion aux deux extrémités de l’ouvrage.

Les perrés bas : Les implantations de perrés bas existant à Noirmoutier prouvent que cette technique ne fonctionne pas sans précautions. Le seul endroit où ces perrés bas donnent satisfaction est au niveau de la pointe de la Loire en raison d’une situation particulière : la protection d’un platier rocheux et un important transit littoral. Il est donc déconseillé de poursuivre ce type d’aménagement en remontant vers le Nord.
Les perrés déjà en place doivent être impérativement réensablés chaque fois que la mer prélèvera du sable, mettant en danger le perré lui même et la zone dunaire à l’arrière.

Le parafouille : Le parafouille est un ouvrage longitudinal constitué d’enrochements de dimension plus réduite qu’une digue. Il apporte une protection aux zones situées en arrière, mais accentue les phénomènes d’érosion dans les zones adjacentes. Il doit avoir une faible pente et être protégé des affouillements au pied. Son implantation est envisageable au niveau du mur des Sénégalais.

Les enveloppes géotextiles : Il s’agit d’un aménagement longitudinal destiné à redonner à la dune un profil normal avec une pente de 1/2. Trois enveloppes s’échelonnent en gradins en direction du haut de la dune, elles sont tenues solidaires entre elles par des piquets et elles retiennent du sable à l’intérieur, l’ensemble est recouvert de sable. En cas de tempête, les vagues atteindront le pied et le flanc de la dune, seul le sable de couverture sera emporté. Les tubes en géotextiles sont une variante de ce procédé.

Les barrières brise-lames émergées et immergées : Il s’agit d’ouvrages dont l’axe principal est orienté soit parallèlement, soit légèrement en biais, par rapport à la côte. Ils ont pour but de provoquer une dissipation de l’énergie de la houle avant son déferlement sur la plage et de s’opposer à l’entraînement des matériaux vers le large.

Les barrières émergées offrent une plus grande protection de la plage, en créant des zones d’eau relativement calmes où le dépôt des substances fines en suspension est facilité. L’engraissement du trait de côte est facilité et peut aboutir à la formation d’un tombolo (flèche de sable reliant la barrière brise-lames à la côte).
Par contre, l’agitation des eaux étant réduite du côté de la plage et le renouvellement des eaux n’étant pas favorisé cela peut impliquer des répercussions négatives du point de vue sanitaire et de l’accumulation des algues.
Des brise-lames pourraient être installés devant la plage de l’Hommée (mur des Sénégalais) tout comme dans la zone des Éloux. Ces deux sites procurent des affleurements rocheux sur lesquels pourrait s’appuyer le brise-lames.

Les barrières immergées, en revanche, favorisent un meilleur renouvellement de l’eau, mais leur efficacité dépend de leur profondeur par rapport au niveau de la mer, de la pente de la plage, des marées, des intempéries et de la granulométrie des sédiments. Il s’agit de créer, au large de la plage, une barrière qui va provoquer le déferlement des vagues et ainsi dissiper leur énergie. Cette barrière peut être faite à partir de sacs en géotextile remplis de sable et disposés sur le fond de manière à créer un obstacle à la propagation de la vague. Les sacs font de 160 à 300 tonnes, d’une longueur de 20 m et d’un diamètre de 5 m.

Toutefois, dans les deux cas, (barrières émergées ou immergées), des phénomènes importants de réflexion sont constatés sur la base extérieure de l’ouvrage, ce qui peut provoquer son affouillement, voire son écroulement.

Les épis : les épis sont des ouvrages transversaux très répandus, surtout dans les zones caractérisées par un transport longitudinal intense, comme à Noirmoutier : ils retiennent une partie des sédiments transportés par les courants côtiers naturels.
Lorsqu’il s’agit de l’aménagement d’une plage d’une certaine étendue, la réalisation d’un système d’épis est en général adoptée et la protection est accrue quand leurs extrémités sont reliées par un brise-lames immergé.
La plage ainsi formée est caractérisée par sa forme en dents de scie, due à l’accumulation de sable en amont des épis et au déficit correspondant en aval des épis.
En ce qui concerne notre île, les épis courts ou longs, en enrochement ou en bois, peuvent être mis en place seulement dans le secteur des Éloux et de la Loire où les sables sont transportés par la dérive littorale, ce système fonctionne aussi très bien dans la baie de La Guérinière où le sable remonte de façon spectaculaire en face du bourg. Les épis s’engraissent sur leur face amont où les sables viennent s’accumuler et provoquent un déficit à l’aval où les quantités de sables sont moins importantes. À l’Hommée, ces ouvrages sont inutiles car le transfert de sable se fait perpendiculairement à la plage.

– Les ganivelles hydrauliques : les ganivelles hydrauliques sont composées à partir de rangées de pieux de pin vert enfoncés verticalement dans le sable en limite des hautes eaux. Le dispositif comprend des rangées parallèles et des rangées perpendiculaires au trait de côte.
Les rangées perpendiculaires agissent comme des épis en captant une partie du sable véhiculé par la dérive littorale sans trop dégarnir les zones en aval du transit.
Les rangées parallèles au trait de côte ont un effet brise-lames qui permet de casser l’énergie de la houle et donc d’atténuer l’érosion de la dune bordière. Le sable arraché par les vagues en bas de la plage, est stocké en partie dans la région haute comprise entre les ganivelles et le littoral.

Les autres procédés :

Parmi de nombreux procédés existants, on peut citer les algues artificielles, les murs d’eau oscillants, les récifs artificiels et les systèmes Écoplage et Stabiplage.
La plupart de ces méthodes sont encore au stade expérimental et il est aujourd’hui prématuré de tirer des conclusions formelles sur leurs conditions d’utilisation et leur efficacité.
Toutefois, on peut décrire deux procédés dont l’efficacité a été prouvée :
Les récifs artificiels : structures disposées sur le fond, orientées comme les épis et accrochées à la plage émergée. Elles sont constituées par des boudins en géotextile remplis de sable, d’éléments préfabriqués en béton armé, de caoutchouc ou de blocs de pierre.

– Le procédé Écoplage : ce procédé est basé sur un principe physique bien connu qui gouverne l’équilibre des littoraux sableux : si l’eau apportée par le déferlement des vagues peut pénétrer très rapidement dans le sable de la plage, elle abandonnera plus aisément les sables qu’elle transporte, et ces sables contribueront à l’engraissement de la plage.
L’eau de la vague pénétrera d’autant plus facilement que le sable de la plage ne sera pas saturé d’eau. Il faut donc drainer efficacement le sable de la plage. Ceci est assuré par un drain, enterré dans le sable parallèlement au trait de côte. Une pompe située en haut de plage assure l’écoulement de l’eau du drain. Les effets sont divers
1. Les sables de la plage, n’étant pas saturés en eau, sont plus durs et résistent mieux à l’érosion de la vague,
2. Le dépôt des sables de la vague est favorisé,
3. Le ruissellement des eaux de la terre vers la mer est diminué et ralenti par l’effet du drain,
4. L’énergie des vagues est partiellement absorbée, la force du ressac diminue et par suite l’érosion induite.
Ce procédé, déjà appliqué aux Sables-d’Olonne, ne peut être mis en application sans une étude préalable sérieuse des conditions locales.

Concevoir des ouvrages de défense contre la mer nécessite de prendre en compte des enjeux individuels, collectifs, écologiques et économiques, il faut donc définir les moyens les mieux adaptés pour préserver ce patrimoine naturel et mener préférentiellement une lutte contre l’érosion.
Depuis des années, de nombreux bureaux d’études ont été commandités par les élus de l’île pour étudier ces problèmes, Une dernière étude est en cours, sa première étape vient de se terminer, il va falloir prendre des décisions en pensant au long terme.
Malheureusement, jusqu’à ce jour, les conclusions de ces études ont souvent été adaptées aux nécessités électorales ou clientélistes des élus.
Et, cependant, la défense contre la mer est une question de vie ou de mort pour l’île de Noirmoutier !

Ébauche d’une critique d’une carte d’aléas

Article du Bulletin N° 35

Généralités :
Dans le cas d’une tempête extrême, plusieurs paramètres restent totalement aléatoires, peu prévisibles, d’un ordre de grandeur impossible à chiffrer avec précision :
· La hauteur d’eau en cas de surcote. En novembre 1999, surcote de 0,9 m, hauteur d’eau dans le port de Noirmoutier : 3,67 m IGN. Le même jour à la Rochelle, surcote de 2 m !
· Hauteur d’eau maximum possible au même endroit retenue par les services techniques : 3,86 m Hauteur des ouvrages de défense contre la mer retenue par la DDE : 4 m IGN.
· Dans le cas d’une rupture de digue ou d’une brèche dans une dune, le volume d’eau admis dépend :
– De la taille de la brèche en longueur et profondeur (hauteur)
– De la hauteur d’eau à ce moment là
– De la direction et de la force du vent
– De l’évolution de l’érosion latérale de la brèche (augmentation possible de la longueur et de la profondeur).
– De l’heure de la marée par rapport à la haute mer pour pouvoir quantifier le temps pendant lequel le volume d’eau pourra s’engouffrer dans la brèche avant la marée descendante.
– De la hauteur de vase à l’extérieur de la digue. Inégale le long des digues. Une hauteur de vase importante par exemple aux Grands Chapelains, à Bremaud, protège ces digues d’une rupture importante et limite le temps possible d’une invasion marine.(Ce qui peut causer un problème d’alimentation en eau salée, en particulier à l’écluse de Cailla).
– De la capacité des secours à intervenir rapidement. Le chemin à la base des digues permet certes une intervention rapide mais que faire dans le cas de brèches multiples sur une même section de digue ?

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L’île et l’océan

Article du Bulletin N° 31

Les tempêtes de la saison hivernale de 1999 ont révélé la fragilité des ouvrages de défense contre la mer qui sont sensés protéger l’île de Noirmoutier. L’émoi causé par ces tempêtes s’est ajouté au traumatisme dû à la catastrophe de l’Erika.

À cette occasion, les responsables politiques ont su capter l’attention du gouvernement et un programme de renforcement des défenses a été décidé : afin d’assurer la sécurité des habitants et des activités économiques, notamment dans les secteurs localisés en dessous du niveau des plus hautes eaux, une rénovation générale des ouvrages (digues, perrés, murs de protection, rechargements) doit être engagée selon un programme pluriannuel de travaux.

Pour ceux qui s’en souviennent c’était l’époque où le président du District de Noirmoutier avait annoncé à grand bruit qu’il fallait rehausser d’un mètre toutes les digues de la baie de Bourgneuf.

Heureusement, pour éviter toute décision précipitée, le Conseil Général de la Vendée mandatait un bureau d’étude d’ingéniérie et conseil, la société ANTEA pour établir d’une part un diagnostic des ouvrages existants et d’autre part proposer les meilleurs solutions de renforcement, de consolidation ou de rehaussement. Tout le littoral de l’île de Noirmoutier soit 56 km a fait l’objet d’un rapport d’étude.

Les désordres sur les ouvrages de protection du littoral sont en général liés aux actions hydrodynamiques, à la fréquentation des sites, à la faiblesse de structure des ouvrages, à l’action érosive de l’océan et à une maintenance insuffisante.

Ces facteurs ont été relevés et on fait l’objet d’études. Une partie des conclusions de cette étude est présentée ici.

MONTÉE DU NIVEAU MOYEN DES OCÉANS

Sommes-nous en train de modifier le climat ? Les experts ne sont pas capables d’apporter une réponse claire et définitive à cette question.

Le niveau moyen de la mer monte-t-il ? Il semble raisonnable de supposer que, compte tenu des évolutions constatées à Brest (mesure des niveaux sur une longue période), et des résultats des modèles numériques et des observations par satellites, l’augmentation du niveau moyen de la mer en Vendée sera de l’ordre de 2 mm par an pour les années à venir, avec une probable accélération dans les prochaines décennies. (suite page 3)

FISSURE DANS UNE DIGUE DE LA BAIE DE BOURGNEUF

QUELQUES DÉFINITIONS

PHÉNOMÈNES INFLUANT SUR LE NIVEAU DE L’OCÉAN.

Les niveaux d’eau extrêmes dépendent à la fois de la marée astronomique (celle que l’on retrouve sur « l’horaire des marées ») et des phénomènes de surcote-décote d’origine météorologique.

La Surcote ou la décote : ce phénomène est la mesure de la différence entre le niveau d’eau observé et celui qui est prédit par le SHOM en se référant à la marée astronomique.

Le phénomène est amplifié en fond de baie ou d’estuaire, minimisé au niveau des caps et des avancées.

L’effet barométrique inverse : par forte pression (généralement beau temps) il y a décote, l’eau monte moins.

En régime de basse pression (généralement mauvais temps) il y a surcote, l’eau monte plus. Pour une dépression très accentuée (960 hectopascals) la surcote due à cet effet est d’environ 50 cm.

Le vent : un vent provenant de la terre pousse l’eau vers le large, il provoque une décote. Un vent qui vient de la mer accumule l’eau près du rivage, il provoque une surcote.

Par faibles fonds les dénivellations peuvent être importantes : pour un vent du large de 100 km/h, la surcote peut atteindre 0,15 m.

Le Set up : c’est la surélévation du niveau moyen due au déferlement des vagues.

Le Surf beat : le déferlement des trains de vagues provoque un phénomène de résonance. Ce phénomène multiplie par deux ou trois la surélévation due au set up.

L’onde de tempête : la surcote maximale provoquée par les phénomènes qui accompagnent une tempête se déplace à la même vitesse que la dépression à l’origine de la tempête. Suivant la vitesse de déplacement et sa direction par rapport au rivage, il peut y avoir accumulation au rivage.

Le 26 décembre 1999, la Baie de Bourgneuf a été exposée à une onde de tempête, ce qui peut expliquer la surcote observée (plus de 1,4 m) plus importante que la surcote centenaire calculée par le SHOM.

Les seiches : dans une zone confinée (port ou baie) il peut se produire des oscillations qui renvoient une onde d’une rive à l’autre et ainsi s’ajoutent aux autres phénomènes de surcote.

Pour l’île de Noirmoutier on fait une distinction entre la façade atlantique et la façade orientale côté Baie de Bourgneuf.

Pour la façade orientale, le phénomène de surcote est amplifié par la faible profondeur d’eau et le confinement des eaux entre l’île et le continent. De plus le phénomène de seiche peut se superposer à la surcote.

La façade atlantique est exposée aux houles, les paramètres tels que le Set up et le Surf beat sont bien plus importants.

ATTENTION : le zéro des cartes marines est le point le plus bas que la mer puisse atteindre du fait de la marée. Les cartes marines indiquent les profondeurs du sol au dessous du niveau des plus basses mers,

le zéro des cartes terrestres (zéro IGN) est le niveau moyen des mers (le niveau de mi marée).

A Noirmoutier l’écart entre ces deux repères est d’environ 3 mètres.

LE FOND DU PORT DE MORIN EST VISIBLEMENT AU DESSUS DU ZÉRO DES COTES MARINES.

SUR LA CÔTE ATLANTIQUE, LÀ Où LE PHÉNOMÈNE DE SURCOTE EST LE PLUS SPECTACULAIRE, LES ENROCHEMENTS N’ARRÊTENT PAS L’ÉROSION.

IL FAUT IMPÉRATIVEMENT CONJUGUER L’ACTION STABILISATRICE DES ÉPIS À LA PROTECTION « DURE » DE L’ENROCHEMENT.

Le cabinet d’études Antéa a successivement et soigneusement analysé les effets de la pression atmosphérique, du vent, du déferlement des vagues, de l’onde de tempête et aussi des particularités de la façade atlantique et de la façade orientale de l’île.

Le cabinet conclut :

Sur l’île de Noirmoutier, il est proposé de retenir pour niveau d’eau extrême pour la décennie en cours :

– sur le littoral de la baie de Bourgneuf : + 3,90 m IGN

– au Sud immédiat de Noirmoutier-en-l’Île : + 4,00 m IGN (effet d’entonnoir et confinement des eaux),

– sur le littoral atlantique : + 4,10 m IGN (effets du déferlement des vagues ).

L’élévation du niveau des mers devra être prise en compte, soit 20 cm à l’horizon 2050 et + 50 cm à la fin du siècle selon la tendance actuelle.

LES PRÉCONISATIONS :

Une reconnaissance de terrain a permis de déterminer les maux dont souffraient les ouvrages et des grands principes de restauration ont été préconisés :

1. rehausser l’ensemble des berges des étiers (partie à l’aval de la vanne soumise aux marées et aux surcotes) à la cote + 4 m IGN. Entretenir ces digues.

2. pour les digues de protection des polders :

– coté mer : recharger les parties bétonnées avec des enrochements jusqu’en partie haute des ouvrages (zone exposée aux agitations), renforcer les murs et murets (étanchéité) rehausser ces murets à +4,3 m IGN dans les zones non exposées aux agitations et à + 5,1 m IGN dans les zones les plus exposées .

– coté polder : recharger la pente arrière des talus en l’adoucissant (3 horizontal pour deux vertical) là où il est possible de décaler le chemin d’accès arrière des ouvrages.

– zones non accessibles par l’arrière : créer une berne de 5 m de large coté baie de Bourgneuf, berne à araser entre +3 et +4 m IGN. Elle sera protégée par des enrochements, et une dalle en béton servira de chemin d’entretien. Il n’est pas nécessaire de recharger le talus en enrochements ni de reprendre le muret .

– zones présentant une arrivée d’eau en arrière de la digue : soit créer un écran étanche côté terre, soit créer un massif drainant en pied de talus côté terre.

3. pour les zones naturelles :

– entretenir les dunes (ganivelles, branchages, rechargement des zones les plus abîmées avec du sable de bonne granulomètrie)

– réaliser des chemins d’accès à la plage,

– ne pas créer de points durs (cale de mise à l’eau, perrés bas non ensablés, …) sauf mesures correctrices.

4. pour le littoral aménagé :

– favoriser les solutions douces (rechargement de sable, épis de maintien de sable, perrés bas recouverts de sable,…),

– supprimer les ouvrages les plus agressifs (perrés hauts), les remplacer par des solutions douces,

– uniformiser les protections en évitant de mettre côte à côte des protections dures et douces.

Les actions de maintenance sont bien sûr demandées :

– maintenance relative au vieillissement normal des ouvrages, la surveillance des profils dunaires et des plages permet de déceler les zones d’érosion et d’engraissement.

– maintenance après un événement exceptionnel : une intervention doit être réalisée dans l’urgence et des travaux devront être engagés rapidement ( il est exclus d’intervenir sur un ouvrage naturel en le remplaçant par un ouvrage artificiel).

Des visites de contrôle doivent être planifiées, annuelles, quinquennales et après chaque tempête exceptionnelle.

Lors de la dernière enquête publique relative aux travaux de défense contre la mer, nous avions déjà affirmé le danger de toute modification inconsidérée du trait de côte, l’ inconséquence à abuser des enrochements au détriment du piégeage du sable et l’importance de l’entretien.

Nous retrouvons tous nos arguments dans cette étude. De plus, contrairement aux décisions qui allaient être prises le rehaussement des digues n’est pas préconisé, par contre on constate que les digues actuelles ont été mal conçues, mal entretenues : il va falloir les consolider à grands frais. Nos élus vont encore devoir arbitrer entre une réfection bien faite et des replâtrages économiques.

Le comité de suivi des travaux de défense contre la mer va enfin se réunir, nous y participerons et suivrons attentivement les mesures prises.

Les dunes de la Tresson

Article du Bulletin N° 27

L’île de Noirmoutier possède d’importantes étendues dunaires ; à cause surtout de l’extension des agglomérations et de la plantation des pins maritimes, les dunes ont subi diverses transformations au fil du temps. Une vaste zone non modifiée persistait à la fin des années 60 entre Barbâtre et la Guérinière, mais l’urbanisation l’a sérieusement amputée des deux côtés. La partie qui reste actuellement entre les lotissements du Midi et du village de La Tresson s’étend sur moins d’un kilomètre et demi en front de mer, un kilomètre en bordure de la quatre voies, avec une profondeur variant entre 500 et 700 m.

Certains secteurs de ces dunes avaient été autrefois cultivés et l’on note par place des restes de vigne. Mais la végétation naturelle a peu à peu Continuer la lecture

Étude d’impact

Article du Bulletin N° 21

En confiant (aux aménageurs) la charge de l’élaboration des études d’impact, le législateur commettait une erreur, car il en réduisait ipso facto la portée.
Les maîtres d’ouvrage étant à la fois juges et parties, on comprend que les bureaux d’études auxquels ils s’adressent pour préparer ces documents cherchent plutôt à justifier les projets d’aménagement, en minimisant les effets sur l’environnement. A lire les études d’impact, on trouve que souvent elles présentent un caractère formel et superficiel. En général elles s’appuient sur une compilation de données recueillies dans des publications disparates, de valeur inégale ; la rédaction hâtive nuit à la précision et à la clarté de l’exposé. Dans beaucoup de cas, les conclusions n’apparaissent pas convaincantes pour les évaluateurs indépendants.
(professeur Roland Paskoff, “Côtes en danger” Masson éditeur).
Voici le compte rendu du 30 avril 1997 de la commissionde la mer du district, il peut illustrer certaines des idées exprimées ci dessus :
“ La commission a tout d’abord recadré l’étude d’impact.
Le cabinet X. a étudié le programme de défense contre la mer qui lui était proposé. Il a exposé le bien fondé des ouvrages, en a mesuré les impacts et a proposé des mesures de réduction de l’impact sur l’environnement.
Monsieur … estime que le résultat propose une image défavorable et pense qu’il faudrait proposer d’autres solutions meilleures.
Monsieur… du cabinet X., indique, au vu des observations qui vont lui être faites, que son cabinet peut proposer de aménagements différents et les justifier.

Monsieur… demande si, à terme, il y a d’autres solutions qu’une succession d’enrochements tout autour de l’île.
Monsieur … du cabinet X., estime que oui, si le district s’engage dans une politique de rechargement et de transfert de sable.
Monsieur… demande si cette solution, proche de l’état naturel, est défendable. Quel est l’impact de ces transferts de sable ? N’est-il pas mieux de choisir la technique des épis ?
Monsieur … du cabinet X. explique qu’il est urgent de remettre le sable stocké au Nord de la digue du Morin dans le transit littoral.
Monsieur … du (Service départemental), précise que cette opération était chiffrée dans l’étude d’impact du Morin en mesures compensatoires soit 10 000 m3 de de sédiments à repasser sur la plage de la Bosse tous les ans, à faire après achèvement du port.
Monsieur … précise que ce sable se répartira ensuite tout le long du littoral en évitant d’autres protections.

Monsieur … précise que tant que la contre jetée n’était pas faite et que la digue principale n’était pas finie, le district ne souhaitait pas relancer le stock sableux dans le transit.
Monsieur … de (service régional) estime qu’il faut respecter les engagements de l’étude d’impact du port de Morin.”

Cette discussion n’a pas été suivie d’effets et va nous coûter 840 000 F à La Bosse.

Toujours dans le même compte rendu :
“Pointe de la Loire : il s’agit de réaliser un enrochement bas.
Monsieur … du cabinet X. fait part de son diagnostic :
– il y a peu de transit
– on peut renforcer le pied de dune avec un sable grossier, recouvert de sable moyen et chercher le sable en bas de plage, jusqu’à 200 m en mer, tout cela sans avoir recours à des blocs d’enrochements.
Monsieur … comprend que le préalable est bien, là encore, de relancer le sable dans le transit.
Monsieur … (aussi du cabinet X.) confirme.

On va faire 100 m de perré bas, coût 150 000 F.

etc, etc.

La défense contre la mer

Article du Bulletin N° 21

En 1995, le Conseil du district de l’île de Noirmoutier, sur demande de sa Commission de défense contre la mer, avait reconnu comme nécessaire et comme minimum, un investissement de 3,5 millions de francs par an (subventions comprises). Le conseil admettait que la plus importante des compétences accordées à la structure intercommunale était bien la protection de l’île contre l’érosion opiniâtre des flots et qu’il fallait, sous peine de gaspillages de crédits, y consacrer une somme qui permettrait, non pas de panser hâtivement des blessures régulières, mais bien d’entamer et de continuer un programme de construction d’ouvrages de défense cohérent et durable.
Que s’est-il passé ? Pourquoi, depuis, les dépenses annuelles de défense contre la mer ne sont que de deux millions de francs, au lieu de 3 et demi ? Pourquoi à chaque hiver la ligne de côte recule-t-elle régulièrement? Le district ne serait-il pas assez riche ? On a pourtant constaté que dans d’autres domaines, plus valorisants sans doute, il ne manquait pas de ressources.

LES PRIORITÉS.
Comment les priorités sont-elles déterminées ? On pourrait penser que la commission de défense contre la mer où les quatre communes sont représentées est compétente.
Pas toujours ! Il suffit par exemple que le Président du district assiste en d’août 1998 à une assemblée générale de propriétaires pour que tout soit bouleversé : la construction de plus d’un kilomètre de perré le long de dunes privées devient une priorité. Mais les promesses n’ embarrassent jamais longtemps les politiciens : en octobre la construction du perré était renvoyée à 1999 ! Peut-être !
Les priorités annoncées fin octobre:
Le 28 octobre la commission décidait enfin de l’ordre de priorité suivant :
1. La Thibaudière 480 000 F
un épi de 60 m avec un rechargement de 10 000 m3 de sable,
2. Luzeronde 1 000 000 F
140 m de parafouille et 250 m de perré bas,
3. La Pointe de la Loire 250 000 F

La digue du Devin

Article du Bulletin N° 20

Situation : la digue du Devin est un ouvrage de défense contre la mer, qui s’étend entre le port de Morin et la pointe du Devin. Près des deux tiers de l’île seraient inondés si la mer passait à cet endroit.
Sur le plan d’occupation des sols de 1984 actuellement en vigueur (le POS de 1996 a été annulé par le Tribunal administratif de Nantes pour déclassement de zones ND la digue du Devin est en zone ND. En 1996 une zone NDt avait été créée autour de l’école de voile.
C’est un espace naturel sauvage, la digue est longée par une dune reconstituée bordée d’une haie de tamaris qui surplombe la rue Louis Brien Continuer la lecture

Défense contre la mer

Article du Bulletin N° 20

En 1995, le Conseil du district de l’île de Noirmoutier, sur demande de sa Commission de défense contre la mer, avait reconnu comme nécessaire et comme minimum, un investissement de 3,5 millions de francs par an (subventions comprises). Le conseil admettait que la plus importante des compétences accordées à la structure intercommunale était bien la protection de l’île contre l’érosion opiniâtre des flots Continuer la lecture