Transports collectifs dans l’île

Le Bureau d’études Altermodal INDDIGO, chargé d’examiner la faisabilité d’un système de transports collectifs sur l’île de Noirmoutier (voir notre article précédent) a présenté hier soir aux membres du Conseil de Développement et à d’autres personnes concernées (en particulier les exploitants de service de taxis) les trois scénarios proposés.

Le premier scénario consiste à améliorer l’existant en accroissant la fréquence de passage des bus sur les lignes actuelles; le deuxième à étendre l’existant, en particulier par l’introduction d’un système de TAD, ou « transport à la demande »; et le troisième à créer un nouveau réseau avec transfert de compétences du département à la Communauté des Communes.

C’est cette deuxième solution qui semble devoir être retenue.

Le système de TAD, déjà expérimenté dans de nombreuses régions, est un transport collectif avec un horaire, un trajet et des arrêts prédéfinis qui fonctionne sur réservation. Il convient particulièrement aux territoires périurbains et ruraux, où la demande de transport est souvent diffuse et où les lignes régulières « classiques » sont peu efficaces. Le principe de base est que le passage du bus est déclenché par l’usager, à partir d’un appel téléphonique.

Les points d’arrêt seraient définis afin de garantir que la distance à parcourir à pied pour l’usager ne dépasserait pas 300 mètres. Le bureau d’études ayant constaté que la bicyclette est omniprésente dans l’île (qui compte plus de vélos que d’habitants), la possibilité de charger son vélo dans le bus a été évoquée.

Il conviendra d’étudier très soigneusement les trajets et les horaires avant la mise en place du système, afin de les rendre le plus utiles et le plus efficaces possibles.

Cette étude est cofinancée par la région du Pays de la Loire dans le cadre du contrat territorial unique signé avec la Communauté de Communes.

Pour des détails supplémentaires sur le TAD, voir, par exemple, le dossier de transbus.org ou celui de mobiter.iternet.org.