Invasion d’algues

Le mois dernier nous avons évoqué dans un article du blog la fermeture de la plage de la Bosse, à l’Épine, en raison de la présence d’un important amas d’algues.

Après plusieurs semaines de fermeture, la plage est rouverte depuis le 13 août. Mais les odeurs persistent, non seulement à l’Épine, mais également à La Guérinière, où les algues continuent de s’amasser.

Plusieurs articles de presse locale ont traité ce problème. Vous pourrez les lire en cliquant sur les miniatures.

Courrier vendéen du 30 juillet 2009
Article du Courrier Vendéen du 30 juillet 2009 : les explications de spécialistes d’Ifremer.

Courrier vendéen du 6 août 2009
Courrier des lecteurs du Courrier Vendéen du 6 août : des Épinerins réagissent à l’article du 30 juillet.

Courrier vendéen du13 août 2009

Courrier Vendéen du 13 août 2009 : Monsieur Oudin explique le problème.

Plage des Éloux, 20/8/2009 Algues vertes sur la plage des Éloux Algues vertes sur la plage des Éloux

Les photos ci-dessus étaient prises cet après-midi sur la plage des Éloux. Elles montrent une proportion non négligeable d’algues vertes dans la laisse.

L’association « Bien vivre à l’Épine » commente l’affaire dans son blog: Debout l’Épine.

Expo mobile : la laisse de mer

Journée « défense de la dune » sur les plages de Barbâtre et de La Guérinière. Des panneaux simples mais complets permettaient à une animatrice compétente et excellente pédagogue de convaincre un auditoire jeune et moins jeune de l’utilité de la laisse de mer.
Dans les deux communes nous avons eu le plaisir d’accueillir des élus venus nous encourager.

laisse1.jpg

laisse2.jpg

laisse3.jpg

La laisse de mer

Pour la laisse de mer

L’exposition itinérante de COORLIT85 « Pour la laisse de mer » sera présentée sur l’île de Noirmoutier vendredi 31 juillet.

Le but de cette exposition est d’informer le public sur le dépôt marin, souvent ressenti comme un déchet, dont le rôle écologique est mal connu de la plupart des personnes qui fréquentent nos plages.

À l’aide de photographies, l’exposition présente la définition  de la laisse de mer, et explique son rôle d’apport nutritif pour les plantes pionnières du pied de dune et sa place dans le réseau alimentaire de la plage. Elle insiste sur l’intérêt d’accepter que la laisse de mer ne soit pas systématiquement retirée.

Vous pourrez voir  l’exposition et discuter avec des membres de Vivre l’île 12 sur 12 et de COORLIT85 sur la plage en face du camping du Midi à Barbâtre de 11h à 13h, et sur la plage de la Cantine à La Guérinière de 16h à 18h. Venez découvrir la laisse de mer. Une activité est prévue pour les enfants : la chasse aux trésors de la laisse !

Le Camping de la Bosse à l’Épine

La semaine dernière le Camping de la Bosse, camping municipal de l’Épine, a été mentionné dans les journaux pour de mauvaises raisons : l’amas de goémon sur la plage était devenu tellement important que le maire a ordonné l’interdiction de la baignade en attendant l’opération de nettoyage.

Mais les mauvaises odeurs ne sont pas le seul danger qui menace le Camping de la Bosse.

Selon l’association Bien Vivre à l’Épine, le conseil municipal aurait l’intention de confier la gérance de son camping à une société privée. Il en a, bien sûr, parfaitement le droit. D’ailleurs, c’est un gestionnaire privé qui a repris le camping municipal de La Guérinière (anciennement La Sourderie, rebaptisé Le Camping des Moulins). Nous avons consacré un billet du blog à ce camping au début du mois,  en montrant, photos à l’appui, qu’il était possible de préserver un cadre plaisant dans une zone boisée classée avec des installations esthétiques démontables.

Bien vivre à l’Épine nous a envoyé la copie de la lettre  que l’association adresse au maire de l’Épine. Apparemment, ce n’est pas ce genre de camping respectueux de l’environnement qui est envisagé à l’Épine. Il s’agirait plutôt d’installations « structurantes » telles qu’un espace aqua-ludique, des espaces de loisirs/détente pour adultes, des aires de jeux pour enfants, aires d’accueil pour camping car…

Il serait à craindre que toutes ces installations comportent des équipements indémontables, qui enlaidissent irrémédiablement le site et détruisent un peu plus la nature.

La commune de l’Épine ne pourra pas  mener à bien ce projet sans modifier ou annuler la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP).  C’est encore une bonne raison de se mobiliser lors de l’enquête publique afin de défendre cette zone protégée.

L’association Bien Vivre à l’Épine publie un blog que vous pourrez visiter en cliquant ici.

Dune mobile, dune vivante

L’exposition dans l’entrée de l’Intermarché de La Guérinière est moins bien fréquentée que celle tenue il y a six ans dans la salle de la rue piétonne de Noirmoutier. Peu de personnes se déplacent exprès pour l’expo, qui est visitée principalement par les clients d’Intermarché à la sortie des caisses.

Expo dune intermarché

Expo dune intermarché 2

Nous distribuons des exemplaires de nos statuts, d’anciens numéros du Bulletin d’Infos, des formulaires d’adhésion et des plaquettes publiées par COORLIT85 (téléchargeable en cliquant ici pour le recto, ici pour le verso). Ces plaquettes servent de relais à l’exposition, expliquant la formation de la dune, son importance et sa fragilité, et donnant des recommandations afin d’assurer sa préservation.

Un camping respectueux de l’environnement

Le nouveau gérant du camping municipal de La Guérinière a fait un bel effort pour préserver un cadre plaisant dans une zone boisée classée avec des installations esthétiques qui disparaîtront une fois la saison terminée.
On est loin des horribles volumes de plastique qui enlaidissent et stérilisent nos dunes. Nous espérons que cet exemple pourra servir de leçon aux autres communes qui envisageraient le réaménagement de leur camping municipal… (à suivre).

camping-des-moulins1.jpg

camping-des-moulins2.jpg

camping-des-moulins3.jpg

Pêche à pied au Fort Larron

En septembre 2006 nous avons publié sur le site internet de Vivre l’île 12 sur 12  un article avec des photos montrant des pêcheurs à pied sans peur et sans remords, qui ramassaient des coquillages sérieusement contaminés.

Le 1er juin de cette année, nous avons encore une fois observé ce comportement incompréhensible.

Fort Larron 1

Selon cette affiche (voir ci-dessus), le nombre d’escherichia coli pour 100gr de chair et de liquide intervalvaire  relevé sur les palourdes le 26 mai 2009 était de 5400, équivalent à une forte contamination : la cuisson des coquillages est recommandée à partir de 240; le ramassage et la consommation des coquillages sont interdits par arrêté municipal dès que ce nombre dépasse 1000, et deux résultats à moins de 1000 sont nécessaires pour lever la fermeture temporaire.

fort-larron-07.jpg

L’article 1 de cet arrêté municipal dispose que « La zone de pêche à pied de loisirs située à l’ouest du Fort Larron est temporairement fermée. Le ramassage des coquillages ainsi que leur consommation est strictement interdit. »

Fort Larron 2

Les relevés et l’arrêté municipal sont bien en évidence sur le site. Et pourtant…

Fort Larron 3

Fort Larron 4

fort-larron-05.jpg

fort-larron-06.jpg

“Chaussée inondable”

Panneau Porte Piron

Ce panneau de signalisation est apparu récemment à la Porte Pireau.

Un de nos lecteurs connaîtrait-il quel problème local récent aurait requis l’édification de ce panneau? Qui pourrait nous en expliquer la nécessité?

Les eaux de pluie qui tombent à cet endroit sont normalement évacuées par le fossé de la Madeleine, qui passe sous le mur de la Blanche. Depuis le Moyen Âge, il existe à l’intérieur des murs de l’ancienne abbaye de la Blanche un important réseau de fossés et d’étangs qui s’évacue en mer par le coëf de la digue (voir photo ci-dessous).

coef-de-la-blanche.jpg

Au milieu du superbe mur de défense contre la mer de l’abbaye de la Blanche, probablement construit en 1733, ce coëf d’une importance essentielle fonctionne par gravité.

Apparemment, il y aurait désormais un danger de voir le fossé de la Madeleine déborder lors de pluies importantes.

Notre dossier sur le bassin versant du nord de l’île de Noirmoutier (téléchargeable en cliquant ici) donne des détails sur le système hydrographique de cette partie de l’île.

Nous avons également publié une série d’articles basés sur ce dossier, que vous pourrez relire en cliquant ici pour le premier, ici pour le deuxième, ici pour le troisième, et ici pour le quatrième.

Voter dans l’ile

En France, il n’y a pas d’obligation de voter; mais il y a une obligation d’inscription. À l’exception de quelques catégories de personnes soumises à une incapacité électorale, tout Français majeur doit obligatoirement être inscrit sur une liste électorale.

Pour pouvoir s’inscrire sur la liste électorale d’une commune donnée, il est nécessaire de justifier d’une attache avec celle-ci : soit y être domicilié, soit y résider depuis six mois au moins de façon continue et effective, soit y payer depuis cinq ans au moins la taxe foncière, la taxe d’habitation ou la taxe professionnelle. C’est à dire que, si vous êtes propriétaire d’une résidence secondaire dans l’île depuis cinq ans, vous pourrez vous inscrire sur la liste électorale de la commune de votre résidence secondaire – ce qui mènera, bien sûr, à l’annulation de votre inscription sur la liste de la commune de votre résidence principale.

Certes, si vous êtes inscrit à Noirmoutier, et que vous habitiez à 1000 kilomètres, cela peut sembler problématique lorsqu’il s’agira de s’exprimer. Mais s’il vous est impossible de venir passer un dimanche dans l’île, vous avez toujours la possibilité de vous faire représenter, en donnant une procuration à un électeur qui sera sur place.

Si vous  souhaitez jouer un rôle dans votre commune d’adoption, réfléchissez à la possibilité de demander votre inscription sur sa liste électorale. Aux municipales, votre voix aura plus de poids dans une commune de 1500 électeurs que dans une grande agglomération.

Pour de plus amples renseignements, voir le site internet du ministère de l’intérieur et notre article du mois de juin 2000.

Les élections européennes dans l’île de Noirmoutier

Dans la région Ouest, c’est la liste de l’UMP qui est en tête, avec 27.15% des voix et trois euro-députés. Le PS (17.28%) et Europe Écologie (16.64%) ont deux euro-députés chacun; Monsieur Philippe de Villiers est élu pour la liste « Libertas » (10.27% – 1 euro-député), et Madame Sylvie Goulard pour le Modem (8.48% – 1 euro-député).

Dans le département de la Vendée,  c’est la liste de Monsieur de Villiers qui est en tête, avec 32.96% des voix vendéennes. Sa liste est deuxième à Noirmoutier en l’île avec 27.60% des voix (contre 33.76% pour l’UMP), et première dans les trois autres communes, avec 30.08% à Barbâtre, 30.48% à La Guérinière, et 36.46% à l’Épine.

Tous les résultats, pour toutes les communes de France, se trouvent sur le site internet du ministère de l’intérieur.

Journée mondiale de l’environnement

Le conseil d’administration de Vivre l’île 12 sur 12 se réunit d’habitude chaque mois, le premier vendredi.

Ce mois-ci, exceptionnellement, notre réunion mensuelle aura lieu le premier samedi du mois, afin de permettre aux administrateurs qui le souhaitent d’assister à la sortie nationale du film de Yann Arthus-Bertrand Home.

Vendredi 5 juin, la séance de 21 heures au cinéma « Les Mimosas » à Noirmoutier sera gratuite, offerte par GDF Suez, « acteur engagé du développement durable ». Selon l’imprimé publicitaire distribué par le cinéma : « en nous offrant des images inédites de plus de 50 pays vus du ciel, Yann Arthus-Bertrand nous fait autant partager son émerveillement que son inquétude sur le fait qu’il reste à peine 10 ans à l’humanité pour prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la terre et changer son mode de consommation. »

La sortie de ce film dans les cinémas de 100 pays le même jour, sa mise à disposition gratuite sur internet dès sa sortie, et sa diffusion le même soir à la télévision font de la journée du 5 juin un événement médiatique considérable, et montrent à quel point l’environnement est devenu une valeur porteuse (pour ne pas dire un créneau porteur).

Panneaux publicitaires dans les ZPPAUP – suite

Il y a une quinzaine de jours, nous avons attiré votre attention sur le panneau publicitaire à l’entrée de la commune de Noirmoutier, en pleine zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP).

Le Maire de Noirmoutier, en réponse à une question d’un élu de l’opposition, avait refusé de s’engager à faire enlever ce panneau illégal.

Cependant, comme on peut le voir sur les photos ci-dessous, le panneau a disparu la semaine dernière.

emplacement panneau

no-panneau2.jpg

no-panneau3.jpg

Le point sur le CREZH

Du 12 janvier au 13 février s’est déroulée l’enquête publique sur les travaux à entreprendre dans le cadre du Contrat de Restauration et Entretien des Zones Humides (CREZH).

Comme vous pourrez le lire dans cet article du Courrier vendéen du 14 mai 2009 (cliquez sur la vignette), le contrat est actuellement en phase de validation auprès des autorités.

Courrier vendéen 14 mai 2009

L’affaire des cabines de plage est réglée

Un de nos premiers billets au moment d’ouvrir ce blog concernait la menace qui pesait sur les cabines de plage du Bois de la Chaize du fait du décret « Plages » du 26 mai 2006; c’est aussi un des dossiers qui nous a valu le plus de commentaires de la part de nos lecteurs, le seul sujet ayant généré davantage de réactions étant les éoliennes.

Courrier vendéen 14 mai 2009
Comme vous pouvez le lire en cliquant sur la vignette ci-dessus (article du Courrier vendéen du 14 mai 2009), le problème des cabines est maintenant définitivement résolu.

Aménagement de la déchèterie

Comme on peut le lire dans le dossier aux pages 6 et 7 du Journal de la Vendée N° 115, disponible sur le site internet du Conseil général, le plan départemental des déchets est une réussite.

Ce plan prévoit, entre autres, l’implantation d’un centre de tri mécano-biologique à Saint Christophe du Ligneron. Cependant, cette technique de traitement des ordures ménagères n’est pas sans poser certains problèmes, comme on peut le lire dans le document intitulé « Tri mécano-biologique : une fausse alternative » (fichier pdf à télécharger) publié par le CNIID (Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets). Les déchets ménagers ramassés dans les quatre communes de l’île de Noirmoutier seraient acheminés au centre de traitement de Saint Christophe du Ligneron par camion-benne à partir de la déchèterie de La Guérinière. (Voir aussi l’article du Courrier vendéen du 11 septembre 2008 dans notre billet du 20 septembre.)

Vivre l’île 12 sur 12 a rencontré le Commissaire enquêteur lors de l’enquête publique à La Guérinière sur l’aménagement de la déchèterie. Nous avons exprimé notre position sur cet aménagement dans une lettre que vous pouvez télécharger en cliquant ici. Nous attirons l’attention sur l’importance d’une prise en compte de la capacité de traitement de cette déchèterie, en termes d’équivalent-habitants : c’est, encore une fois, la question de la capacité d’accueil de l’île de Noirmoutier qui se pose. Nous demandons une meilleure prise en compte des risques d’inondation et de pollution, et un meilleur suivi de la qualité des eaux d’écoulement.

Une découverte peu rassurante

Pour établir la hausse possible du niveau des mers d’ici la fin du siècle, sous l’influence du réchauffement climatique global, le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat) n’a pas pris en compte la possibilité de fonte accélérée des glaces. A sa décharge, en 2007, un tel phénomène n’avait jamais été constaté sur une échelle de temps aussi courte, et les 18 à 69 cm de hausse avancée ne rassuraient déjà pas. Or, une étude que vient de publier le magazine Nature, du 16 avril, suggère qu’une telle possibilité est non seulement probable mais s’est déjà produite il y a environ 121 000 ans, lors de la fin de la dernière période interglaciaire.
C’est en étudiant des coraux fossilisés, découverts à l’occasion de travaux au Mexique, que l’équipe du professeur Blanchon, de l’institut des sciences marines de l’université de Mexico, aurait fait ce constat. En effet, selon ses travaux, à cette époque, le niveau des océans se serait élevé d’environ 3 mètres en l’espace de 50 ans.

Aujourd’hui, la survenue d’un tel événement redessinerait immanquablement les côtes. Des régions aussi densément peuplées que Shanghai, Calcutta, la Nouvelle-Orléans ou New York se verraient quasiment rayées de la carte, près de 60 % de la population mondiale serait touchée.
Pour l’ancien porte-parole de la fondation Hulot lors du Grenelle de l’environnement, Jean-Paul Besset, cette étude « …est un coup de tonnerre supplémentaire. Contrairement à ce qu’on pensait jusqu’à présent, en espérant un lissage de la hausse des océans dans le temps, tout indique qu’un phénomène d’une telle ampleur et d’une telle célérité pourrait se reproduire sous l’impact du réchauffement climatique actuel ».

Pascal Farcy

(voir l’article sur le site Univers Nature)

Le parc éolien des deux îles : un point de vue

Un adhérent à Vivre l’île 12 sur 12 nous adresse un dossier très complet dans lequel il plaide contre le projet d’installation d’un gigantesque parc éolien au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier.

L’auteur s’est intéressé au sujet suite à la réunion organisée en septembre par la Communauté de communes et la société WPD, mais il a trouvé que les informations disponibles sur cette nouvelle technologie étaient rares et incomplètes en particulier sur l’éolien offshore. C’est pourquoi il a entrepris cette étude, qu’il a fait vérifier et valider par des experts.

L’auteur conclut que :

 la promotion de l’éolien a son origine dans les pays du Nord de l’Europe car ces pays ont presque tous une production de CO2 par habitant très élevée et leur objectif de réduction de CO2 du Protocole de Kyoto est donc très important.
Ces pays, plats et ventés peuvent voir un intérêt dans l’éolien au moins pour se faire une image de pays vert et en faire une vitrine commerciale afin de vendre leurs produits chez les autres.
On ne voit pas l’intérêt d’investir des sommes considérables dans des systèmes éoliens gigantesques, impactant négativement et lourdement l’environnement local pour les substituer à une énergie existante (nucléaire, hydraulique) plus performante, avec une technologie non mature, dont la production sera toujours aléatoire, aux résultats environnementaux médiocres et non économiquement viable.
Les seules retombées positives seront pour quelques sociétés privées étrangères qui s’empresseront d’en passer les contraintes à la collectivité et les surcoûts aux consommateurs.

Vous pourrez télécharger un résumé du dossier en format pdf (4 pages) en cliquant ici, et le dossier complet (53 pages) en cliquant ici. Lisez tous nos articles concernant l’énergie éolienne en cliquant ici, ou en sélectionnant la catégorie « Éoliennes » dans la liste de catégories à droite.

Pour ou contre l’exploitation de l’énergie éolienne en général, et le projet des deux îles en particulier, lisez le dossier et faites-nous part de vos réactions.

Inondation: plan de survie

En prévision de la grande marée de 2013, la Préfecture annonce le nouveau plan de survie en cas d’inondation.  Ce plan entre en vigueur à partir d’aujourd’hui, 1er avril.

équipement pmt

Plan d’évacuation: Le point culminant de l’île de Noirmoutier se trouve au bois des Éloux, sur la commune de La Guérinière: ce sera le point de ralliement pour la population de l’Épine et de la Guérinière; les Barbâtrins se dirigeront vers le pont, tandis que les Noirmoutrins se réfugieront dans les tours du château. En cas d’inondation, des hélicoptères se relayeront pour évacuer les sinistrés, selon un ordre de priorité strict: d’abord les élus, ensuite les enfants en bas âge, les adolescents mineurs, les personnes âgées de plus de 80 ans, les femmes adultes et enfin les hommes adultes.

Nota bene: le point de ralliement dépend, pour chaque personne, du domicile et non pas de l’endroit où elle se trouve au moment de l’inondation; les personnes réfugiées à un point de ralliement autre que celui de leur domicile ne seront pas évacuées.

Distribution de palmes, masques et tubas: chaque habitant ou résident secondaire de l’île de Noirmoutier doit être équipé en permanence de palmes, masque et tuba. Il vous est loisible d’obtenir ces équipements gratuitement en vous adressant à la Communauté de communes. Des inspections aléatoires seront organisées régulièrement; vous devrez être en mesure de produire palmes, masques et tubas en bon état pour chaque membre du foyer.

formation-pmt3.jpgformation-pmt2.jpgformation-pmt.jpg
Les élus ont déjà participé aux cours de formation en plongée PMT

Cours de plongée PMT (palme, masque, tuba) pour adultes: ces cours gratuits seront proposés aux volontaires de façon que au moins un adulte sur quatre soit formé à la plongée PMT (« snorkelling »), en veillant à ce qu’il y ait au moins dix adultes formés dans chaque secteur géographique de 50 habitations. Le but est de former le plus d’îliens possible à la plongée PMT, et de veiller à ce que tous les habitants soient équipés pour cette forme de plongée, afin de pouvoir gagner la terre ferme en cas d’inondation.
Les elus
Les élus s’entraînent dans les marais

Des cours de plongée PMT seront donnés dans les écoles primaires et secondaires de l’île. Un test obligatoire sera imposé en fin de scolarité primaire.
En outre, tous les fonctionnaires travaillant dans l’île devront obligatoirement être formés à la plongée PMT et être titulaires au moins du certificat de compétence de niveau 2.

À partir d’aujourd’hui, 1er avril, toute réunion publique ou privée de cinq personnes et plus sera soumise à autorisation préfectorale (formulaires de demande disponibles dans les Mairies), laquelle ne sera accordée que s’il y a au moins une personne formée à la plongée PMT pour cinq assistants à la réunion.

Des ateliers d’entretien des équipements PMT seront organisés par les associations (Grain de Sel, l’Amicale Laïque…).

Entraînements publics pour les élus: les élus ont déjà été formés à la plongée PMT en suivant des cours dans les marais; ils devront participer à des séances mensuelles  d’entraînement obligatoire, auxquelles les membres du public pourront assister en tant que spectateurs. Première séance publique d’entraînement des élus à 14 heures aujourd’hui, 1er avril, dans le port de Noirmoutier. (Visible par l’internet dans le monde entier: cliquez sur l’onglet « Webcams » en haut de chaque page de ce blog.)

Consignes de sécurité:

  • toujours garder vos palmes, masque et tuba sur vous;
  • veiller à l’entretien de vos équipements;
  • en cas d’inondation intempestive: mettez d’abord vos palmes, masque et tuba avant de venir en aide aux autres personnes;
  • repérez les points de ralliement pour chaque commune: NB: votre point de ralliement dépend de votre domicile, et non pas de l’endroit où vous vous trouvez au moment de l’inondation!

Début des travaux sur les perrés de La Guérinière

Les travaux de confortement des digues de La Guérinière viennent de débuter (voir notre billet ici):
Il s’agit, sur 80 m à partir de la maison Boutolleau et vers l’Est,

  • de déshabiller la digue actuelle,
  • de sonder la structure de la digue en exerçant des pressions à l’aide d’une pelle mécanique afin de déceler d’éventuelles poches dans la digue et, en ce cas, les combler,
  • puis de coller sur une couche superficielle de béton des dalles de béton parées de pierres semblables au parement actuel de la digue,
  • simultanément le bas de la digue serait renforcé par une structure de béton limitée par des palplanches enfoncées de 1,50 m.

perre1.jpg
Ci-dessus, les dalles de béton destinées à recouvrir la digue, d’environ 2m X 3m, sont déposées sur la plage.

perre2.jpg

perre3.jpg

Ci-dessus, les palplanches métalliques sont enfoncées dans le sable au pied de la digue, du béton sera coulé entre les palplanches et la digue.

Les voisins se sont inquiétés :

  • des incidences que pourrait avoir le sondage à la pelle mécanique sur les murs de leurs maisons,
  • de l’esthétique de l’ouvrage et particulièrement de la structure bétonnée du pied,
  • de la probable nécessité de supprimer les plantations proches de la digue ,
  • du contrôle des sorties de leur propriété vers la mer.

Nous avons fait remarquer :

  • que ce nouveau “pansement“ sur 80 m risquait fort de ne pas être poursuivi : les tranches suivantes sont en effet hypothétiques,
  • que les procédures de suivi de la tenue de l’ouvrage nous paraissaient légères : rien n’était prévu pour contrôler l’état de la digue sous les plaques de béton et, plus généralement, que comme d’habitude, les crédits de fonctionnement ne sont pas prévus assez largement pour l’entretien des ouvrages de défense contre la mer,
  • que les promesses électorales de concertation préalable avant de tels travaux étaient bien lointaines.

Réouverture de la piscine

À l’ordre du jour de la réunion de la Communauté de communes du 26 février figurait le « choix de la société et approbation du contrat de délégation de service public pour la gestion et l’exploitation du « centre aquarécréatif » de l’Ile de Noirmoutier : période du 3 mars au 31 décembre 2009 ».

À l’unanimité, les élus ont approuvé la proposition de retenir la SA Bodin.

Dominique Arrighi, élu communautaire, demande si la SA Bodin arrête la procédure en cours. Noël Faucher répond qu’il s’agit de deux affaires différentes, et qu’il n’a qu’à poser la question à Monsieur Bodin.

 Jacques Oudin a ensuite demandé le micro, et déclaré qu’il s’agissait d’un gâchis de deux ans et beaucoup d’argent pour revenir au point de départ. Monsieur Oudin omet de préciser que le contrat de concession initial avec la SA Bodin (qu’il a signé, en tant que Président du District, trois jours avant qu’il ne soit inscrit et voté par le Conseil du District) a été jugé nul et illégal (juridiction administrative) et c’est la Chambre régionale des comptes qui a préconisé d’ouvrir alors une nouvelle procédure de délégation de service public.

En particulier, dans son rapport sur la gestion de la Communauté de communes de 2001 à 2005, la Chambre régionale des comptes écrit:

Les comptes rendus d’activité du délégataire mettent en avant la nécessité pour la collectivité de réaliser régulièrement des investissements nouveaux pour maintenir l’intérêt du public. En 2004 un audit commandé par la communauté recommandait à son tour de renégocier le contrat notamment sur la durée, les conditions financières et les relations contractuelles. La collectivité a alors engagé, l’année suivante, la négotiation d’un avenant qui n’est pas encore finalisé. La chambre estime qu’il s’agirait plutôt d’un nouveau contrat que d’un simple avenant, qui nécessiterait de procéder à une consultation dans le cadre d’une nouvelle délégation de service public. La communauté n’envisage pourtant cette hypothèse qu’en cas d’échec de sa démarche actuelle.

(On peut télécharger le rapport de la CRC en cliquant ici; les références à Océanile se trouvent à la troisième et à la 25ème pages de ce document).

Cliquez sur la vignette ci-dessous pour lire l’article du Courrier Vendéen du 5 mars 2009.

Courrier Vendéen 5iii2009

La piscine, ouverte depuis le 9 mars, sera fermée du 3 au 30 septembre après la saison d’été (entretien sanitaires + congés) et du 8 novembre au 31 décembre pour de gros travaux à engager par la Communauté de communes (désormais propriétaire de l’ensemble) : plafonds, doubles vitrages et toboggan.

Opération nettoyage sur deux plages de l’île de Noirmoutier

Surf Rider Foundation Europe est une association ayant pour but la défense, la sauvegarde, la mise en valeur et la gestion durable de l’océan, du littoral, des vagues et de la population qui en jouit.

Du jeudi 19 au dimanche 22 mars elle organise la 14ème édition des « Initiatives Océanes », le « plus grand week-end éco citoyen d’Europe », une initiative de nettoyage des plages. Des équipes de bénévoles vont travailler en France, partout en Europe, et dans le monde entier.

À Noirmoutier, deux plages ont été retenues pour l’opération : la plage de Luzéronde, à l’Herbaudière, et la plage du Midi à Barbâtre, qui seront nettoyées le samedi 21 mars.

La participation est ouverte à tous. Il faut chausser ses bottes, et porter des gants. Des  conteneurs seront installés à proximité des sites par la collectivité pour recevoir les déchets.

Rendez-vous est donné samedi à la plage de Luzéronde de 9h30 à 12h, et à la plage du Midi (accessible par la rue du Camping) de 14h à 17h.

Pour tout renseignement, on peut s’adresser à l’Escale Nautique (téléphone 02.51.35.93.26).

Ficopomatus enigmaticus

ficopomatus3.jpg
Connu depuis longtemps sur nos côtes sous le nom de Mercierella enigmatica, de son nom commun le cascail, le Ficopomatus enigmaticus est un ver grégaire, originaire de l’hémisphère sud. Apparu dans le nord de la France en 1921, ce ver colonise, de manière plus ou moins permanente, les canaux saumâtres du Nord de la France, du Poitou-Charente et les bassins à flot de certains ports de plaisance.

Le Ficopomatus enigmaticus fabrique un tube calcaire qui lui sert de protection, les tubes se soudant entre eux pour former des récifs qui peuvent atteindre quelques décimètres d’épaisseur. Aussi, dans les bassins à flot, les canaux et lagunes où il se développe, il peut provoquer des désordres divers : canalisations obstruées, structures portuaires ou coques de bateaux colonisées Les concrétions calcaire des colonies de ce ver tubicole  ont posé de sérieux problèmes dans le Polder de Sébastopol, où d’importantes colonies sont observées depuis 2002.

Leur extension pourrait menacer toutes les zones humides saumâtres et salées de l’île.

ficopomatus2.jpg

Pour en savoir plus, vous pouvez lire  l’article aux pages 12 et 13 de notre Bulletin d’infos No 51 (printemps 2008), que l’on peut télécharger en version pdf en cliquant ici.

Alerte orange sur l’île de Noirmoutier

Dans la nuit de lundi à mardi, une violente tempête a secoué nos côtes. Les photos ci-dessous ont été prises aujourd’hui, mardi, vers midi.

eloux
On voit ci-dessus que les ganivelles hydrauliques ont rempli leur office en protégeant la dune aux Éloux.

Sauf…. sauf  en extrémité Nord où un épi parasite accroît l’agitation des vagues en pied de dune, met le sable en suspension et facilite ainsi son départ vers le large.

tempete fev 09
Le rôle néfaste de cet épi avait été souligné par la dernière étude que les résidents de Noirmoutier ont payée (voir notre billet à ce sujet).

bosse
Le port du Morin continue à retenir le sable qui dérive du Nord vers le Sud : comme on le voit ci-dessus, la dune recule au pied du Moulin de la Bosse.

langue

La langue de sable à l’entrée du port de Morin se renforce : les Épinerains vont encore avoir un dragage à subventionner.

Les voeux de la Communauté de communes

C’est lundi soir, 26 janvier, que les voeux pour 2009 de la Communauté de communes ont été exprimés par son Président, Monsieur Noël Faucher.

La température à l’intérieur de la caserne des pompiers n’était pas élevée ; et le discours ne fut pas court. Mais malgré le froid et l’attrait du buffet que l’on ne pouvait attaquer qu’une fois l’allocution terminée, l’attention de l’assistance n’a pas flanché.

Des articles de presse reprendront l’essentiel des voeux de Monsieur Faucher ; nous ne retiendrons ici que quelques détails qui nous ont frappés.

Tout d’abord, nous avons été intrigués lorsqu’en présentant sa vision de l’avenir économique de l’île de Noirmoutier, Monsieur Faucher a cité les deux « équipements structurants » qui sont, selon lui, la piscine et l’Île aux Papillons. Il n’a pas jugé utile de partager sa définition du mot « structurant », expression qui nous a semblé pour le moins curieuse appliquée à l’Île aux Papillons.
En ce qui concerne cette dernière, le Président n’avait rien de particulier à signaler ; mais en ce qui concerne l’autre équipement structurant, à savoir la piscine, il a regretté qu’un contrat qui ne coûtait que €23000 par an à la collectivité, et qui rendait de réels services, ait été dénoncé par l’équipe précédente ; il a déploré le coût exhorbitant des procédures devant les tribunaux consécutives à cette affaire. Mais ce que Monsieur Faucher a oublié de préciser, c’est que le contrat en question – conclu non pas par l’équipe précédente, mais par le District sous la Présidence de Monsieur Oudin – était illégal, et que la Chambre Régionale des Comptes avait demandé sa résiliation.

C’est lorsqu’il a parlé du Plan de prévention des risques naturels prévisibles que Monsieur Faucher nous a le plus inquiétés. Pour lui, un plan qui tient compte des risques naturels afin d’imposer les précautions prudentes est basé sur une logique erronée. Le progrès humain, dit-il en substance, a toujours consisté à maîtriser la nature, non pas à composer avec elle ; nous n’avons pas à prévoir les risques naturels possibles afin d’éviter de nous y exposer ; nous devons faire en sorte qu’ils ne se réalisent pas. C’est ainsi que, plutôt que d’interdire la construction sur les terrains inondables, nous devons – si nous suivons la logique du Président de la Communauté de communes – empêcher les inondations de se produire.

Les Anglais connaissent bien l’histoire du Roi Canute, qui régnait sur le Danemark et l’Angleterre au début du 11ème siècle. Ce roi, chrétien pieux, se lassait des flagorneries de sa suite, qui l’encensait en l’assurant que sa puissance n’avait pas de limites.

King Canute

« Un certain jour, » nous dit la chronique, « il commanda que l’on plaçât son siège royal sur la grève à la marée montante. Il s’y assit, et les courtisans se tinrent autour. Et il s’adressa aux flots en ces termes : ‘Tu es mon sujet, et cette terre ferme sur laquelle j’ai fait placer mon siège est mienne ; si jamais personne eût osé refuser de m’obéir, il n’eût pas échappé à la punition. J’ordonne donc que tu n’avances pas plus loin sur mes terres, et que tu ne présumes pas de mouiller les vêtements et les membres de ton seigneur.’
Or la marée, qui montait comme d’habitude, ne respecta point le commandement du Roi ; mais au contraire, elle vint mouiller ses pieds et ses jambes. Alors le Roi Canute sauta de son siège et cria à haute voix : ‘Que désormais tous les hommes sachent que la puissance des rois est chose vaine, et que personne en vérité n’est digne de porter le nom de Roi que Celui qui commande la terre et la mer et tout ce qui s’y trouve, et dont les lois éternelles sont celles auxquelles tous doivent obéir.’ Et à partir de ce jour, le Roi Canute ne voulut plus porter la couronne. »

Le Roi Canute comprenait que l’homme ne commande pas à la nature. Peut-être avait-il connaissance de catastrophes et cataclysmes comparables à ceux qu’évoque notre dossier, distribué aux adhérents avec le N° 33 de notre bulletin d’informations, et dont la version mise à jour est disponible en format pdf en cliquant ici –  nous  en recommandons vivement la lecture à nos dirigeants locaux! Peut-être pourraient-ils aussi utilement regarder ce soir à TF1 ce téléfilm britannique : La Grande Inondation.

Nous avons cité, dans un billet récent, l’économiste John Maynard Keynes, qui disait: « À long terme, nous sommes tous morts. » Les hommes politiques du XXème siècle ont adopté le « court-termisme » ainsi exprimé, une approche que connaissaient déjà depuis belle lurette les Français grâce à la formule célèbre de Louis XV : « Après moi, le déluge! »

Mais nous sommes maintenant au XXIème siècle. Il est peut-être temps pour nos dirigeants de revenir mille ans en arrière, et de réapprendre l’humilité du bon Roi Canute. Sinon, on risque effectivement le déluge dans l’île de Noirmoutier, du fait d’une marée montante qui n’est pas à nos ordres.

Mimosa

mimosa1.jpg

Dans certains jardins de l’île, le mimosa est en fleur, malgré le temps froid du début de l’année.

Les photos ci-dessous ont été prises hier dans le jardin d’un membre du Conseil d’administration de Vivre l’île 12 sur 12, à Barbâtre. La technologie ne nos permet pas encore de mettre en ligne le parfum envoûtant des mimosas – à moins que, par un effet de synesthésie baudelairienne où « les parfums, les couleurs et les sons se répondent », la seule vue des petites boules jaunes ne l’évoque…
mimosa2.jpg mimosa4.jpg mimosa3.jpg mimosa5.jpg

(cliquez sur les miniatures pour les agrandir)

Le dossier PPRI de la Communauté de Communes

La Communauté de communes a mis en ligne un dossier sur le PPRI (plan de prévention du risque d’inondation).

Malheureusement, la navigation sur le site internet de la Communauté de communes est un peu difficile: à partir de la page d’accueil, on peut télécharger un dépliant sur le PPRI en cliquant sur le lien « Communauté de Communes » sous l’onglet « Les Communes » (à droite).

Des cartes détaillées montrant des points côtés des différents secteurs de l’île sont accessibles, également en format pdf,  à partir de la page « Actualités ». Il s’agit de côtes non officielles relevées par les services de la Communauté de communes. Pour trouver la page, cliquez sur n’importe lequel des onglets de la page d’accueil (« Patrimoine », « Nautisme », « Terroir » etc.), ce qui donne une page avec un onglet pour « Les Articles » (à droite); c’est sous cet onglet que l’on trouvera le lien vers les « Actualités ».

La dune de la Tresson

Sur le site du Conseil Général de la Vendée, un article avec de belles photos explique les raisons du classement de la dune de la Tresson en espace naturel sensible. Cet article est également publié dans le numéro 107 du Journal de la Vendée (le bimensuel du Conseil Général), à la page 2.

« Cette dune est fabuleuse parce que pendant des années elle s’est développée en toute liberté. Sa forme est unique. La dune grise, souvent menacée ailleurs, est ici complètement préservée. » déclare le représentant de l’Office National des Forêts.

Quand on pense à ce qu’aurait pu devenir cet endroit, on peut difficilement s’empêcher de pousser un « ouf! » de soulagement.

Le plan de sécurité routière

Il y a quelques jours, nous avons attiré votre attention sur les travaux du nouveau giratoire sur la voie rapide, au niveau de la Tresson.

Ces travaux étaient annoncés déjà en septembre 2007, en particulier dans un article du Courrier Vendéen que nous avons mis sur notre blog à l’époque (voir le billet ici).  En effet, l’article précise que « il faudra construire également de nouveaux giratoires. Le premier programmé est celui de la Tresson, dont la construction devrait débuter à l’automne 2008. » Nous avons dit dans notre billet que nous ne manquerions pas « d’examiner les nouveaux projets en temps utile. »

Mais nous n’avons pas eu l’occasion d’examiner le projet.  En effet, le coût n’atteint pas le seuil de € 1 900 000; il n’y a pas eu d’expropriation; et la zone concernée n’est pas protégée par les dispositions de la loi sur l’eau.

C’est pourquoi, contrairement aux travaux de construction du giratoire de la Nouvelle Brille, ceux-ci n’ont pas été précédés d’une enquête publique.

Cependant, les riverains immédiats (habitants de la Tresson et des Sables d’Or) ont été informés au moyen d’un imprimé que nous reproduisons ici pour information.

(Cliquez sur les miniatures)

giratoire1.jpg  giratoire2.jpg  giratoire3.jpg

Plan de prévention des risques d’inondation

Le mois dernier la Communauté de Communes tenait une réunion publique d’information sur le Plan de prévention des risques d’inondation de l’île de Noirmoutier (voir notre article ici, et en particulier les commentaires).

Partant du principe de la préservation de la vie humaine, et considérant que le contribuable n’a pas à dédommager les particuliers qui s’exposent à des risques prévisibles, l’État élabore des plans de prévention qui interdisent ou conditionnent la construction dans les zones vulnérables.

Le site prim.net publie un dossier intéressant pour ceux qui souhaitent approfondir le sujet des PPR, ainsi qu’une page sur le risque littoral qui contient une foison de liens vers d’autres sites.

À en croire ce dessin, pris sur la page PPR du site pédagogique Prévention 2000, l’île de Noirmoutier n’est pas le seul endroit en France où le PPR génère des conflits!

ppri-dessin.jpg

« Les PPR définissent des règles essentielles pour le développement durable des territoires.
Leur finalisation peut être l’objet de vives oppositions entre les intérêts ou les conceptions de société des uns et des autres. »

Le Courrier Vendéen du 30 octobre 2008 a rendu compte de la réunion de la semaine précedente. Pour lire les articles, cliquez sur les miniatures ci-dessous.

Courrier vendéen du 30 octobre 2008Courrier vendéen du 30 octobre 2008  cv30×2008iii.jpg

Les grandes marées de 2012 et 2013

Sous un titre racoleur – 2013: l’île menacée par les eaux? – le Courrier Vendéen a publié en août un dossier sur le risque de submersion marine lors d’une forte marée d’équinoxe prévue en 2013.

Ce dossier a le mérite d’attirer l’attention sur le risque de submersion marine de l’île de Noirmoutier. Cependant, il n’explique pas pourquoi 2013 a été choisi comme date fatidique pour ce risque. On a du mal à comprendre pourquoi la situation cette année-là serait plus dangereuse que celle de n’importe quelle autre année. En effet, il faudra attendre le 20 mars 2015 pour retrouver une marée de coefficient 119 (la dernière fois qu’une telle marée s’est produite remonte au 10 mars 1997). Évidemment, il y aura d’autres très grandes marées d’ici là: les coefficients 115 sont relativement fréquents et ne donnent pas de marnages significativement différents de ceux d’un coefficient 120.
L’extrait de l’annuaire des marées que l’on peut consulter en cliquant ici montre des marées plus importantes en 2012 qu’en 2013. Mais le coefficient de la marée n’est qu’un facteur parmi plusieurs qui déterminent le risque de submersion. Tous les effets météorologiques peuvent influencer la marée. Ainsi, un vent local peut contrarier ou renforcer l’effet de la marée en un lieu. En outre, il est courant de voir une dépression entraîner un effet de surcote et un anticyclone provoquer un effet de décote. Il est clair que de tels effets sont imprévisibles à long terme – voire à court terme!

Conclusion: le risque de submersion marine est constant; il s’aggrave par grande marée, mais aussi par temps de tempête et de dépression atmosphérique; il est essentiellement imprévisible, même si on peut prévoir que l’île en est menacée un jour ou l’autre.

Pour une documentation détaillée sur le phénomène des marées, voir le site internet de la SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine) et le site de marées.fr.

Notre dossier « Catastrophes » présente le problème de façon très complète, en particulier l’étude du cas de la surcote en 1999 (p.11). Les cartes d’aléas de submersion marine préparée pour la DDE en 2002 (que l’on peut télécharger à partir de notre article en cliquant ici) donnent une idée assez précise des zones à risque sur le territoire de l’île.

Le projet de la Maison du Sel est abandonné

Comme on peut le lire ci-dessous (cliquez sur la miniature pour l’agrandir), le conseil municipal de l’Épine a voté le 6 octobre, par 17 voix contre une, l’abandon du projet d’une Maison du Sel sur le territoire de la commune.

cv9×2008.jpg

Pour avoir une idée de l’histoire de ce projet, on peut lire notre article du 28 octobre dernier, et en particulier le commentaire de Jean-Marie Palvadeau, maire de l’Épine à l’époque.

Le parc éolien des deux îles: quelques liens

Le blog de 3B conseils

Site du Conseil Général (dernier paragraph du sous-titre: « Agir pour un développement harmonieux de la Vendée »)

Le journal Ouest France du 13 septembre

http://www.thewindpower.net/news/actualite-eolien-642.php

La Roche sur Yon maville.com (avec un lien vers un forum où l’on peut donner son avis)

Le PLU de l’Épine à refaire

Comme nous l’avons annoncé (voir notre billet du 5 septembre), le conseil municipal de l’Épine devra se remettre au travail, puisque le tribunal administratif de Nantes a annulé le Plan  local d’urbanisme adopté en juillet 2006 (voir l’article du bulletin d’info N° 47 sur l’adoption de ce PLU).

cv13ix2008.jpg

Selon l’article du Courrier Vendéen du 11 septembre 2008 (cliquez sur la vignette pour le lire), les orientations du nouveau PLU seront différentes afin de mettre en action les promesses électorales incompatibles avec l’ancien. Drôles de promesses, que l’on ne pourra tenir qu’en perdant un procès contre un adversaire qui est en même temps un des siens! Drôle de justice, qui réduit à zéro des années de travail et des sommes importantes à cause d’une erreur de procédure commise cinq ans avant la délibération approuvant ce PLU; erreur qui apparemment serait passée inaperçue pendant sept ans, jusqu’au moment où une nouvelle équipe municipale ressente le besoin de se débarrasser de contraintes gênantes.

Et quelle était cette erreur? Un défaut d’affichage et de publication au  niveau départemental d’une délibération définissant les modalités de concertation pour ce PLU. Personne ne prétend que la concertation n’ait pas eu lieu, ou qu’elle ait été bâclée. On comprend difficilement que les conséquences pratiques d’un tel manquement aient été suffisamment importantes pour illégitimer toute la suite de la procédure; et pourtant, le tribunal n’a pas considéré ce recours comme vexatoire.

Qui pourrait faire appel contre cette décision? Pas les perdants, puisqu’ils ne demandaient qu’à perdre; pas les associations de défense de l’environnement, puisqu’elles n’ont pas subi de préjudice direct et personnel (voir ici, par exemple, ce qui arrive lorsqu’une association agréée de défense de l’environnement essaie de faire respecter la loi Littoral).

Quel gâchis! Quel gaspillage de l’argent du contribuable! Quelle perte de temps!

On pense au reproche que faisait Jésus jadis aux pharisiens, conducteurs aveugles qui filtraient le moucheron mais avalaient le chameau.

Le parc éolien des deux îles

Une Directive Européenne de 2001 fixe une part indicative de 21% d’électricité produite à partir de sources d’énergie renouvelables dans la consommation totale d’électricité de la Communauté en 2010.

La Commission Européenne a présenté, en janvier 2008, une proposition de directive relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables. Cette proposition vise à fixer un objectif global contraignant de 20% pour la part des sources d’énergie renouvelables dans la consommation d’énergie  ainsi que des objectifs nationaux contraignants pour 2020 conformes avec l’objectif global de 20% pour l’UE. Pour la France, l’objectif à l’horizon 2020 serait de 23% d’énergie produite à partir de sources renouvelables (cette part était de 10.3% en 2005).

Pour atteindre ces objectifs, la part de l’éolien dans le « bouquet énergétique » devra s’accroître.
C’est en vertu de ce constat que l’entreprise WPD-offshore France a entrepris la prospection de gisements d’énergie éolienne en mer, au large de la France. Outre l’existence d’un gisement de vent, le choix d’une zone potentielle a été dicté par les servitudes maritimes et les zones naturelles; c’est ainsi qu’une zone au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier a été identifiée pour accueillir ce projet particulièrement ambitieux.

WPD a présenté son projet jeudi soir à la Prée aux Ducs à un public d’invités composé des élus de l’île de Noirmoutier, et de représentants des pêcheurs et des associations (dont Vivre l’île 12 sur 12). La presse n’était pas convoquée.

Le projet éolien offshore des deux îles est présenté comme suite: « couvrant 70% des besoins en électricité de la Vendée, un parc très distant et peu visible, un parc voulu en accord avec la pêche. »

Il s’agirait de 120 éoliennes, implantées à environ 16km au nord de l’île d’Yeu, et 15 à 20 km à l’ouest de Noirmoutier. Les éoliennes, à 800 mètres de distance les unes des autres, fourniraient 600 megawatts, ce qui représente 180% de la consommation des foyers vendéens, ou 70% de la consommation totale d’électricité de la Vendée.

Au cours d’une présentation très professionnelle et rassurante, WPD insiste sur son souci de transparence et sa volonté de travailler en concertation avec tous les intéressés. La société affirme avoir obtenu le soutien sans réserve du comité local de pêche de l’île d’Yeu; il a cependant semblé, au cours de la présentation, que les pêcheurs noirmoutrins étaient moins convaincus par les assurances des présentateurs.

D’après WPD, la pêche aux arts dormants est pratiquée sans encombre dans les parcs éoliens existants, et l’effet « récif » induit par la présence des éoliennes serait même positif sur la ressource. WPD se propose d’organiser des visites au parc éolien au large de Liverpool afin de convaincre les pêcheurs. Les arts traînants ne peuvent pas être utilisés dans un parc éolien, mais ceux-ci étant de toutes façons prohibés dans la zone considérée,  le problème ne se pose pas. Un membre de l’assistance, dubitatif, affirme que le chalutage se pratique actuellement dans la zone en question, ce que conteste WPD.

Aux nombreuses questions concernant l’impact environnemental de ce projet, il est répondu que l’étude d’impact permettra d’identifier les problèmes éventuels et de trouver des solutions adéquates. WPD admet volontiers que l’impact ne sera pas nul; mais tout sera fait pour le limiter. Encore faut-il avoir une solide confiance dans les études d’impact…

En réponse à une question du Président de la Communauté de Communes, WPD précise qu’elle n’a pas encore obtenu un engagement ferme de la part de l’État en ce qui concerne l’autorisation de l’implantation du parc; cependant, étant donné les engagements que la France devra respecter, il est peu probable qu’il s’y oppose.

Il est clair que l’implantation de ce parc éolien se traduirait par une rentrée d’argent importante pour les communes littorales. Pour le Président de la Communauté de Communes, cependant, il ne faut pas que les élus tiennent compte des financements promis aux collectivités: ils doivent être motivés par la volonté de participer à l’effort que fait la France pour diminuer les émissions de CO2.

Quant à Vivre l’île 12 sur 12, nous prendrons position après avoir pris en considération tous les éléments dont nous pourrons disposer. Si le projet se concrétise, nous demanderons à participer au comité de pilotage que WPD se propose de mettre en place.

Canalisations d’eau usée

Fin juin et début juillet, nous avons publié une série de billets sur le problème de la conduite qui renvoie à travers les marais les eaux usées de l’Épine vers la station d’épuration de la Salaisière.

Nous avons écrit à Monsieur Faucher, Président de la Communauté de Communes, le 4 juillet. Monsieur Faucher nous a répondu le 24 juillet, en nous fournissant quelques éléments historiques et techniques sur le réseau, les circonstances de l’incident et la façon dont il a été traité.

Monsieur Faucher ajoute que l’état de la canalisation a été signalé par SOGREAH dans son diagnostic du réseau, remis récemment aux élus, et que les travaux de restauration de la conduite font partie du programme de travaux établi pour les cinq années à venir. Les conseillers communautaires planchent actuellement sur la définition des priorités du programme, mais il semble acquis que la restauration du réseau en question en fera partie.

Inauguration de la réserve naturelle régionale du Polder Sébastopol

Barbâtre, commune de l’île de Noirmoutier, est décidément une petite commune bien discrète. Les grands événements de ce bourg de 1400 habitants ne risquent pas d’émouvoir le grand public et de passer à la postérité.
Il fête cette année ces 150 ans: les Barbatrins l’ont appris par un article du journal après la rencontre organisée par les élus avec les élèves des écoles maternelles et primaires, et leurs parents. La population n’était pas invitée.
Heureusement le feu d’artifice prévu comme chaque année a permis aux habitants de participer un peu à cet événement.

De nouveau, le 26 août 2008, nous apprenions après coup par le journal l’inauguration de la réserve naturelle régionale du Polder Sébastopol.
of26viii2008.jpg (Ouest France, 26/8/2008: pour lire, cliquez sur la miniature)
Ce qui aurait pu être une grande fête du pays a été gardé secret. Pourquoi? N’est-ce pas un honneur pour la commune d’avoir su conserver et offrir à tous – résidents, vacanciers – un espace de grande valeur, zone humide, zone naturelle d’intérêt écologique, floristique et faunistique? Nous sommes fiers d’avoir participé aux commissions du travail préparatoire et au comité de suivi de cet ensemble remarquable. À tous ceux qui, comme nous, ont oeuvré dans ce sens et n’ont pas été informés de cette manfestation, nous disons un grand merci! Tant de modestie nous laisse interrogatifs.

of27viii20082.jpgof27viii2008.jpg
(Ouest France, 27/8/2008: Pour lire les articles, cliquez sur les miniatures.)

Le PLU de l’Épine à refaire?

D’après nos renseignements, deux conseillers municipaux de l’Épine, les frères Jean et Jacques Coulon, auraient mis en évidence un défaut d’affichage et de publicité dans la presse au début de la concertation préalable à l’établissement du PLU, en 2001.

À la suite d’un recours de ces deux conseillers municipaux, le PLU adopté par la mandature précédente aurait donc été annulé; si cette information s’avère exacte, la commune va devoir payer les frais de procès et les frais consécutifs à établissement d’un nouveau PLU (bureau d’étude+enquête publique), ceci à cause, non pas d’une erreur technique grave ou d’un manquement à la démocratie, mais pour un vice de forme mineur. On se demande pourquoi des élus iraient chercher la petite bête. Chacun est en droit de formuler des hypothèses, qui pourront être confirmées ou infirmées par la suite lorsque nous verrons les détails du nouveau PLU, et constaterons dans quelle mesure il s’écarte du précédent.

En attendant, c’est le POS  de 1983 qui continue de s’appliquer sur le territoire de l’Épine (pour savoir pourquoi, lire nos articles sur « La bataille du POS de l’Épine » ici et ici).

Nous vous donnerons des informations  concrètes dès que nous en aurons.

Pour la laisse de mer

Demain jeudi, la Coordination des Associations Environnementales du Littoral Vendéen, COORLIT85, présentera une exposition mobile sur la « laisse de mer » sur deux plages de l’île, à Barbâtre et à Luzéronde. Le but de cette exposition est d’informer le public sur le dépôt marin, souvent ressenti comme un déchet, dont le rôle écologique est mal connu de la plupart des personnes qui fréquentent nos plages.

À l’aide de photographies, l’exposition présente la définition  de la laisse de mer, et explique son rôle d’apport nutritif pour les plantes pionnières du pied de dune et sa place dans le réseau alimentaire de la plage. Elle insiste sur l’intérêt d’accepter que la laisse de mer ne soit pas systématiquement retirée.

Vous pourrez voir  l’exposition et discuter avec des membres de Vivre l’île 12 sur 12 et de COORLIT85 de 10h à 12h à la plage de l’Océan (Barbâtre) et de 16h à 18h à la plage de Luzéronde (l’Herbaudière) le jeudi 7 août.

Un an déjà!

Que le temps passe vite! Cela fait déjà un an que nous vous apportons régulièrement des nouvelles de l’île et de l’association sur notre blog.

Notre présence régulière sur la toile (l’ancien site internet) date de cinq ans; mais les documents disponibles remontent bien plus loin: le plus ancien date de 1997.

Et voici les « Brèves » du Bulletin d’infos N° 18 (été 1998). Plus ça change…

La SAUR: une affaire qui marche!

of19vii2008.jpg

(Ouest France du 19 juillet 2008: cliquez sur la vignette pour l’agrandir)

Selon Wikipédia, « avec ses 12 400 collaborateurs, le groupe SAUR a réalisé à l’exercice clos au 31 mars 2008 un chiffre d’affaires net de 1,5 milliard d’euros (dont 93 % en France et 7 % à l’international). »

Si on en croit l’article joint d’Ouest France, on comprend pourquoi c’est une affaire saine. N’hésitez pas à acheter des actions de cette société, vous allez payer pour qu’elle puisse faire encore plus de bénéfices!

En 2009 le contrat  doit être renégocié et si nos conseillers communautaires persistent, le contrat sera en effet encore plus juteux : on nous annonce que la facture d’eau des Noirmoutrins va augmenter  et que la part des recettes revenant à la SAUR va passer de 30 à 50%.

Est-ce que l’avis des Noirmoutrins (les cochons de payeurs) est important ?

Nos conseillers communautaires ont-ils connaissance du fait que dans nombre de collectivités françaises les élus ont repris en main la gestion de l’eau sous forme de régie municipale ?

Ont-ils lu un rapport parlementaire (le rapport Tavernier de mai 2001) qui démontre que le prix du service public de l’eau, lorsqu’il est délégué à une société privée, est de 13% à 27% plus élevé que lorsqu’il est géré directement en régie ?

Nos conseillers communautaires ne pensent-ils pas que l’occasion serait bonne de consulter directement les citoyens sur cette atteinte directe à leur pouvoir d’achat ?

Mortalité anormale chez les huîtres

La mortalité juvénile estivale des huîtres est un phénomène connu; cependant, les jeunes huîtres des côtes françaises sont actuellement frappées de surmortalité, à un taux de 40% à 100% selon les sites, pour un seuil d’alerte fixé à 15%.

Cette crise, la plus grave depuis celle qui décima l’huître plate portugaise aux années 1970, a touché le sud de la France en mai, et le littoral vendéen en juin; elle affecte également les Pays Bas.

cv17vii2008.jpg cv17vii20082.jpg

(Courrier vendéen du 17 juillet 2008: cliquez sur les vignettes)

Pour l’instant, la cause de la crise reste inconnue. Des études sont en cours, et plusieurs hypothèses sont émises: la hausse de la température de l’eau, la présence d’une algue toxique ou, hypothèse plus inquiétante, un nouveau virus. Selon le Courrier vendéen, un rapport d’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), soulève les pistes environnementale et pathologique.

Le Comité régional conchylicole a invité les ostréiculteurs et professionnels de la filière à une réunion d’information sur la mortalité juvénile de l’huitre, mardi dernier à La Guérinière.

Cette crise ne présente aucun risque pour le consommateur.

« La Grue en Main »

Une nouvelle association d’usagers du port de Noirmoutier en l’île est en création (voir notre article ici, avec le commentaire de Jean-Marie Berthet, un des membres fondateurs de l’association).

L’assemblée générale constitutive de « La Grue en Main » se tiendra le lundi 14 Juillet 2008 à 14h30 à la Salle Ganachaud, derrière la Mairie annexe de l’Herbaudière.

grue-nord-026.jpg

L’association « La Grue en Main » espère rassembler des adhérents parmi ceux qui souhaitent que le Port de Noirmoutier-en-l’Ile vive et se développe; ceux qui veulent pouvoir y embarquer, débarquer, mettre à l’eau ou sortir d’eau leur bateau sept jours sur sept en toute sécurité, à un coût raisonnable, et y faire séjourner leur bateau dans de bonnes conditions; et ceux qui souhaitent que le patrimoine traditionnel du Port et de ses alentours soit préservé et entretenu.

Canalisations: nous écrivons à Monsieur Faucher

Inquiets de l’état de la conduite qui renvoie à travers les marais les eaux usées de l’Épine vers la station d’épuration de la Salaisière (voir nos articles en cliquant ici) nous avons envoyé la lettre suivante à Monsieur le Président de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier.

Noirmoutier, le 4 juillet 2008

Monsieur le Président,

Les incidents répétés (deux fuites successives) survenus ces derniers jours au Pont Noir au niveau de l’Etier du Moulin sur la conduite principale de renvoi des eaux usées vers la station d’épuration de la Salaisière inquiètent, à juste titre les responsables de la SAUR.
Ces incidents concernent directement l’ensemble des professionnels ou usagers dont l’activité dépend de la bonne qualité de l’eau salée littorale (saliculture, aquaculture, pêche à pied, baigneurs…)
Le dynamisme de ces activités liées à la qualité de l’eau est une base essentielle de l’économie insulaire.
Nous nous permettons d’attirer votre attention sur les graves conséquences écologiques et économiques que provoqueraient de nouvelles ruptures de ces canalisations.
Vous n’ignorez pas que ces canalisations traversent les marais de notre île entre L’Epine et Noirmoutier, franchissant deux étiers en tronçons aériens et plusieurs étreaux en tronçons immergés. Il est envisageable que de nouvelles fuites puissent se produire à tout moment sur d’autres parties de ce réseau.
Nous avons constaté que certaines portions à ciel ouvert de ces canalisations se trouvaient dans un état inquiétant et nous pouvons nous demander s’il n’est pas urgent de faire une révision de l’ensemble de ce réseau.

Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous rassurer en mettant le plus rapidement possible cette question à l’ordre du jour du conseil communautaire que vous présidez et en nous informant des mesures d’urgence prises pour évaluer ce risque et prévenir la répétition de ces incidents.

Croyez, Monsieur le Président, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

La Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne

Les ailes du Moulin du Both

Hier après-midi, des Guernerins affolés nous ont téléphoné : on scie les ailes du moulin du Both !

moulin1.jpg

Renseignements pris, nous étions rassurés par le propriétaire, qui nous a expliqué que le moyeu (1500 kg) en chêne massif était pourri et devait être changé, les ailes aussi. Nous avons suivi l’opération.

moulin2.jpg
Ci-dessus, le moyeu s’élève dans les airs.

moulin3.jpg
Il est emmanché.

moulin4.jpg
La première aile s’envole.

moulin5.jpg

moulin6.jpg
Mise en place.

moulin7.jpg
Une première aile est en place.

moulin8.jpg
Le moulin a retrouvé ses ailes!

Deuxième fuite au Pont Noir, petite pollution au port de Noirmoutier

fuite1.JPG
Nouvel épisode du feuilleton des fuites de canalisations des eaux usées dans l’Etier du Moulin au Pont Noir: une nouvelle rupture de canalisation se serait produite le 1er juillet au matin, ayant entraîné une pollution de l’Etier du Moulin. La SAUR a travaillé jusqu’au 2 au soir pour remplacer les nouvelles parties défectueuses, apparemment le tronçon enterré en aval de la première réparation (dont semble-t’il le poste de contrôle).
Où sera la prochaine rupture? Jusqu’à quand ce feuilleton durera-t’il, faisant planer un danger permanent sur la qualité des eaux pour la saliculture et les eaux littorales?
Les prises d’eau prévues pour les marais salants à partir du 1er juillet ont dû être retardées par décision de précaution dans l’attente d’une chasse le 2 juillet au soir. On espère pouvoir prendre une eau indemne à partir du 3 après-midi.
Un responsable de la SAUR aurait reconnu ces jours-ci que la conduite était susceptible de connaître de nouvelles ruptures n’importe où et n’importe quand cet été. Voilà une bonne nouvelle pour les sauniers, les marais salants, les baigneurs, les pêcheurs à pied, les ostréïculteurs et la nappe souterraine avec laquelle les eaux de surface sont en communication à 500m du Pont Noir!. Les élus communautaires vont certainement se saisir très rapidement de ce dossier urgent et ultra sensible; Vivre l’île 12 sur 12 va les interpeller pour les y encourager!

Pour compliquer la situation, une petite marée de déchets divers issus de la casse du Thalassa hante le fond du port tout contre les portes des écluses.

fuite2.JPG

fuite3.JPG
Il semblerait que la municipalité n’ait rien prévu pour faire repêcher tous ces débris pourtant bien accessibles. On espère sans doute s’en débarrasser lors de la chasse du 2 juillet. Tous ces débris vont alors aller se promener un peu partout dans la baie du port pour revenir ensuite par petits paquets à chaque marée. Ah que la mer est joli… sans l’espèce humaine!
fuite4.JPGfuite5.JPG

La fin du Thalassa

Photo prise début juin

(Ci-dessus, le Thalassa dans le port au début du mois de juin 2008)

Pendant huit ans, de 1996 à 2004, le Thalassa était amarré devant le Café Noir, sur le port de Noirmoutier. Déplacé en mars 2004, il est resté couché sur le flanc devant l’écluse jusqu’à son renflouement en novembre 2004. Depuis lors, il reste dans le port, en triste état (lire ici).

Aujourd’hui, c’est la fin! La municipalité, gestionnaire du port, procède à son enlèvement. Selon les arrêtés (préfectoral et municipal) affichés sur le site, l’identité du propriétaire de ce bateau est inconnue; on peut en conclure que l’enlèvement se fait aux frais du contribuable.

Cliquez sur les miniatures pour agrandir les photos.

thalassa-01-bis.JPGthalassa-02-bis.JPGthalassa-03-bis.JPGthalassa-04-bis.JPGthalassa-05-bis.JPGthalassa-06-bis.JPGthalassa-07-bis.JPGthalassa-08-bis.JPGthalassa-09-bis.JPGthalassa-10-bis.JPGthalassa-11-bis.JPGthalassa-12-bis.JPGthalassa-13-bis.JPGthalassa-14-bis.JPGthalassa-15-bis.JPGthalassa-16-bis.JPGthalassa-17-bis.JPGthalassa-18-bis.JPGThalassa 1Thalassa 2thalassa4.jpgthalassa3.jpg

Canalisations: une fuite se produit

La semaine dernière nous avons publié quelques photos de la conduite qui renvoie à travers les marais les eaux usées de l’Épine vers la station d’épuration de la Salaisière. Par une curieuse coïncidence, la conduite des eaux usées dont nous avons signalé le mauvais état apparent vient de faire hier l’objet d’une intervention.
En effet sur les quatre photos ci-dessous, prises vers 16h30 le 24 juin, on peut constater que les enveloppes métallique et polystyrène de la conduite ont été enlevées sur une certaine longueur au niveau du Pont Noir (route de Champierreux, sur l’Étier du Moulin), qu’un collier de sécurité a été posé sur une partie fissurée de la conduite, et qu’une fuite sous pression se produit par intermittence, un peu d’eau usée tombant sur la chaussée et dans l’étier situé juste dessous, l’étier étant en vidange.

enveloppe polystyrene enlevée

canalisations2ii.JPG

collier

collier

Vers 17h30, tous les débris de polystyrène et de métal avaient été enlevés; comme on le voit sur la photo ci-dessous, un morceau d’enveloppe métallique avait été replacé sur la conduite, dissimulant au regard l’endroit de la réparation et de la fuite.

réparation

Apparemment, un accident de voiture se serait produit à cet endroit, et un véhicule serait resté en équilibre sur la conduite, ce qui pourrait expliquer une fragilité à ce niveau.

Nous en concluons:

  1. Que la question de l’état de cette conduite que nous avons soulevée est une question malheureusement très pertinente;
  2. Que si la conduite est fissurée à cet endroit, il est possible qu’elle puisse lâcher ailleurs.

Deux nouvelles associations créées dans l’île

Nous apprenons la création de deux nouvelles associations.

Bien vivre à l’Épine est une association dont l’objet (selon l’article 2 de ses statuts) est double: défendre les intérêts des habitants permanents ou occasionnels et des visiteurs de la commune de L’Epine dans tous les domaines de la vie commune; et agir pour la protection du patrimoine et de l’environnement de la commune. Elle voudrait constituer un « contre-pouvoir » face au conseil communal monolithique.

La Grue en main est une association en création, de défense des utilisateurs de la grue Nord du port de Noirmoutier, sur laquelle un panneau de « cessation d’activité » a récemment été apposé par les services du port, sans que les utilisateurs aient été informés des raisons de cette cessation.

Canalisations d’eau usée

Ci-dessous, quelques photos de la conduite qui renvoie à travers les marais les eaux usées de l’Épine vers la station d’épuration de la Salaisière. À plusieurs endroits les installations semblent vétustes; apparemment, elles ne bénéficient pas de l’entretien qui semblerait s’imposer au vu de la sensibilité des milieux traversés (étiers de l’Arceau et du Moulin).

Vivre l’île 12 sur 12 attire l’attention des responsables sur cette situation.

Canalisations d’eau usée
Ci-dessus, la canalisation au-dessus de l’étier de l’Arceau, au pont de la Corbe.

Canalisations d’eau usée
Ci-dessus, un détail.

Canalisations d’eau usée
Ci-dessus, la canalisation dans le fond d’un étreau avant le pont de l’étier du Moulin

Canalisations d’eau usée
Ci-dessus, la canalisation au pont de l’étier du Moulin

conduite de relevement
Ci-dessus, un détail.

Les remous de la piscine

La question de la piscine de Noirmoutier a été un point important lors de la dernière réunion du conseil communautaire de l’île de Noirmoutier. Comme nous pouvons le lire dans cet article du Courrier Vendéen du 12 juin, le contribuable noirmoutrin va devoir payer très cher les erreurs des élus du District.

En effet, ce n’est pas, comme l’affirme l’article ci-dessous, la « précédente mandature » qui a passé le contrat irrégulier de gestion de la piscine, mais celle encore avant, c’est-à-dire le conseil du District présidé par Jacques Oudin.

cv12vi08.jpeg

Nous avons commenté cette affaire dans notre article du 18 janvier, intitulé « Un nouveau gérant pour la piscine« .

On remarquera que, selon le rapport de la Chambre Régionale des Comptes, les gestionnaires de la piscine versaient chaque année « une redevance variable de 3% du chiffre d’affaires dont le montant s’est élévé à 5188€ au titre de l’exercice 2001, 4662€ pour 2002 et 7575€ pour 2003 ». On peut en conclure que le chiffre d’affaires total s’est élévé à €172.934 en 2001, €155.400 en 2002 et €252.500 en 2003; le bénéfice net – à supposer qu’il eût été positif – ne représentant évidemment qu’une fraction de cette somme! Dès lors, un dédommagement de presque un demi-million d’euros par année perdue par la rupture du contrat peut sembler disproportionné.

Semaine de l’environnement

semaine-env.jpg

Le centre social Grain de Sel organise une semaine de l’environnement du 13 au 17 mai.

Il y aura deux expositions dans les locaux de « Grain de Sel », ayant pour thème respectivement:

  • Chaque fois ça compte: les gestes simples du quotidien
  • Consommons autrement, consommons malin

En outre, des visites, débats et ateliers sont organisés chaque jour de la semaine, du mardi au samedi.

Programme et renseignements disponibles au centre social Grain de Sel.

Le travail démarre dans les marais salants

Une pluviométrie importante et un temps instable ont ralenti les travaux de préparation des marais salants pendant le mois d’avril. Si le temps est meilleur au mois de mai et juin les sauniers peuvent espérer finir le nettoyage de leurs marais et produire leur premier sel en juin. Mais n’anticipons pas sur le temps de la saison; comme disent les sauniers: « on verra à la Saint Michel » (fin septembre, le jour du paiement des loyers).

Ci-dessous, quelques photos prises hier.

marais4.JPG
marais3.JPG
marais2.JPG
marais1.JPG

Les marais salants attendront…

Dans la soirée de dimanche 16 mars, alors qu’un pétrolier se ravitaillait à la raffinerie de Donges, une canalisation s’est rompue et quelques 400 tonnes de fuel ont été déversées dans la Loire.

De ce fait, la prise d’eau de mer pour remplir les réserves des marais salants de l’île de Noirmoutier, qui devait avoir lieu durant les grandes marées actuelles, est repoussée à plus tard. Principe de précaution oblige…

Pour plus de détails sur cette marée noire, voir la rubrique « Marées noires et pollutions » sous le titre « Articles les plus récents » sur la page d’accueil de la Coordination marée noire (dérouler vers le bas).

Élections municipales 2008: les résultats

Cliquez sur le nom de la commune pour trouver les résultats définitifs des élections municipales.
Résultats à Barbâtre
La liste élue n’a pas répondu à notre questionnaire.

Résultats à L’Épine
La liste élue est une fusion de deux listes, dont les réponses à notre questionnaire peuvent être consultées en cliquant ici pour Équilibre et Progrès, et ici pour Ensemble pour l’Épine.

Résultats à La Guérinière
Pour les réponses de la liste élue à notre questionnaire, cliquez ici.

Résultats à Noirmoutier en l’île
Pour les réponses de la liste élue à notre questionnaire, cliquez ici.

Pour mémoire, aux cantonales Jacques Oudin est élu au premier tour avec 51.25% des voix: résultats complets ici.
Pour les réponses de Jacques Oudin à notre questionnaire, cliquez ici.

Un nouveau gérant pour la piscine

En 1994, la gérance du centre aqua-récréatif (piscine et parc d’attractions) a été confiée par le District de l’île Noirmoutier à la SA Bodin pour une durée de 50 ans. Depuis lors, la Chambre régionale des comptes inclut régulièrement des remarques sur le centre aqua-récréatif dans ses rapports d’observations concernant la gestion de la collectivité. En particulier, les paragraphes suivants sont extraits du rapport de novembre 2006 relatif aux exercices 2001 à 2005 (à consulter sur le site de la Chambre régionale des comptes: voir la troisième page du document).

Concernant les conditions de réalisation et d’exploitation du centre Océanile, qui comprend une piscine couverte réalisée par la collectivité et un parc aquatique extérieur réalisé par l’exploitant, la chambre avait notamment noté la durée du contrat, le flou de la définition des obligations respectives des parties, et les relations financières entre les partenaires.
L’exploitation et la gestion ont été confiées à une société pour 50 années. La communauté verse chaque année à ladite société une redevance de 60 680€ HT. De son côté la société verse une somme équivalente à la communauté au titre de la mise à disposition des terrains et bâtiments. S’y ajoute une redevance variable de 3% du chiffre d’affaires dont le montant s’est élévé à 5188€ au titre de l’exercice 2001, 4662€ pour 2002 et 7575€ pour 2003. L’ancien président [Jacques Oudin: NDLR] estime que cet équipement est un succès et qu’il ne coûte rien au contribuable. Par ailleurs, il précise que la durée de la concession n’est pas excessive. Cependant la jurisprudence énonce le principe que la durée d’un contrat de délégation de service public doit être en rapport avec la durée de vie normale de l’équipement. Une durée de cinquante années excède largement donc cette notion.

À l’issue d’un appel d’offres, la Communauté de Communes vient de confier la gestion du centre aqua-récréatif Océanile à la société Vert Marine, une société spécialisée dans cette activité.

Cliquez ici pour télécharger le communiqué de presse de la Communauté de communes

La piscine réouvrira le 11 février.

Rénovation du Martroger

clemenceau
Le Clémenceau réinstallé dans son nouvel emplacement

Le Martroger va connaitre en début d’année 2008 son nouvel aire de « navigation » pendant au moins trois années.

A cet effet le Clémenceau, ancien batiment de la SNSM qui était stationné devant le musée Naval coté Sud du port de Noirmoutier en l’ile, a été déplacé le mardi 29 octobre par une énorme grue de plus de 40T, le Clémenceau accusant un poids même à vide de plus de 30T: manutention périlleuse tenant compte de l’age du bâtiment – 56 ans – et de son état.

Le Martroger fera un voyage terrestre de l’Herbaudiere à son aire de rénovation en janvier, l’instabilité des quais Nord et Sud du port de Noirmoutier en l’île ne permettant pas un grutage sécurisant.

Il sera sous chapiteau, et visitable pendant toute la durée des travaux.

Idée cadeau

Un livre que nous recommandons d’avoir en sa bibliothèque, mais aussi un splendide cadeau.

livre-vivier.JPG

René Vivier, îlien de souche, lettré, poète, offre des images étonnantes de « Herio » (ancien nom de Noirmoutier) et apporte une vision que notre association encourage et partage.

Vivre l’île 12 sur 12 au forum des associations

Le centre social « Grain de sel » a organisé un Forum des Associations de l’île de Noirmoutier le 22 septembre 2007. Cet événement, qui a lieu désormais tous les deux ans, a été l’occasion pour Vivre l’île 12 sur 12 de se faire un peu mieux comprendre, non seulement de ceux qui ne nous connaissaient pas, mais aussi de ceux qui croyaient nous connaître.

dsc02227.JPG

Le thème de notre stand était le risque de submersion marine, un de nos thèmes forts pour cette année. Grâce à l’obligeance de la Communauté des Communes (que nous remercions chaleureusement), nous avons pu afficher la carte d’aléas, montrant les niveaux de risque de submersion marine dans les différents endroits de l’île, ainsi qu’une carte, mise à jour en août 2007, des ouvrages de défense contre la mer.

dsc02225.JPG

Notre présence au forum a fourni l’occasion à certains d’adhérer à l’association, à d’autres de régulariser leur cotisation.

Á toutes celles et tous ceux qui ont eu la gentillesse de venir discuter avec nous, nous disons merci – et peut-être à bientôt?

Forum des associations

forum-22ix2007.jpg

L’association sera présente au forum des associations, que se tiendra à la Prée au Duc le 22 septembre 2007 de 11 à 18 heures. Adhérents et sympathisants, rendez-nous visite! Notre stand illustrera le problème du risque de submersion marine, un des trois thèmes forts retenus par l’assemblée générale en juillet pour informer notre action dans les douze mois à venir (pour mémoire, les deux autres thèmes sont la capacité d’accueil et le contrôle des eaux de ruissellement).

Pêche à pied au Fort Larron

Ce dimanche 10 septembre, la marée de fort coefficient a attiré beaucoup de monde – y compris dans les endroits ou la pêche est interdite pour cause de pollution.
C’est le cas à l’endroit où les photos ci-dessous ont été prises (à Fort Larron).

peche-a-pied-2.jpgpeche-a-pied-1.jpg

Comme on peut le voir sur les photos ci dessous, un arrêté municipal indique clairement l’interdiction.
Les dernières analyses (datant du 28 août) relèvent un taux de pollution à escherichia coli supérieur à 16 000 pour 100 gr., alors que le maximum autorisé est de 240 !
arrete-munic1.jpg
arrete-munic2.jpg

La police innove

Article du Bulletin N° 40

Un projet devenu réalité

C’est en Avril 2002 que Michel Daillant (responsable de la police de Noirmoutier en l’île) et trois fondateurs élaborent une unité spéciale de police.

Sept heures par jour, quatre jours par semaine, pendant toute la saison, la patrouille de la brigade à cheval de Noirmoutier sillonne les dunes, les sentiers, et les marais.
Son but principal : assurer une meilleure sécurité aux habitants de l’île et aux estivants dans les endroits où les autres brigades rencontrent des problèmes d’accès.
En pleine saison cette brigade se compose de trois membres, trois jeunes femmes cette année. Les chevaux sillonnent un parcours prévu d’avance par la police. Le circuit évolue au fil des jours selon les obligations de la journée, les marchés, les événements et les représentations, ou encore les contrôles d’entreprises, de commerçants ou de véhicules.
Les cavalières veillent au respect des lois en vigueur dans le pays et surtout celles relatives à la protection du littoral.

Le recrutement et l’apprentissage

Les conditions d’admission à la brigade de police à cheval sont très strictes et correspondent à un contrat à durée déterminée car ce sont des emplois saisonniers.
Premièrement, les cavaliers qui se présentent sont titulaires au minimum du “Galop 5”, connaissent des tactiques de self-défense à cheval et possèdent une maîtrise irréprochable de leur collègue de travail : le cheval.
Deuxièmement, un policier doit aussi bien savoir se défendre que défendre autrui. La notion de défense à cheval est issue d’un art martial, le Yoseikan Bajutsu. Cette technique permet la protection de soi mais aussi la capture d’éventuels fuyards, vite rattrapés par le destrier, comme c’est le cas notamment pour les vols à l’étalage. Équipées d’une sangle de ramassage les cavalières sont libres de leurs mouvements et peuvent facilement se pencher pour apposer des PV aux véhicules en infraction ou attraper des voleurs.

En ce qui concerne les chevaux, ils sont au nombre de trois. Gazelle, Garance et Jairzhino, ils ont été recrutés dans des clubs où ils ont appris à être en contact avec les humains, les voitures, et la mer. Ils sont à l’aise sur tous les terrains, aussi bien sur les chemins en terre que sur l’asphalte, les sentiers mal aplanis des marais, les dunes de sables ou encore dans les zones forestières.

Les lieux de patrouille et le mode de prévention

Vous pouvez rencontrer la brigade à cheval au détour d’un chemin, d’un œillet de marais salant, ou plus fréquemment sur les plages de Luzeronde, du Lutin, de la Linière, du Mardi-Gras et du Bois de la Chaize.

Les chevaux ne sont présents que sur les plages non surveillées par les sauveteurs et uniquement sur celles situées dans la partie nord de l’île.
La patrouille s’effectue par paire et par tous les temps : deux valeureux destriers montés par deux jeunes femmes en uniforme, âgées de 24 ans environ. La hauteur que leur procure le cheval, combinée à celle du cavalier offre un meilleur champ de vision à ces femmes policières.

Elles veillent à entretenir un bon contact verbal avec les habitants et les vacanciers, tout en maintenant une présence d’ordre et de surveillance.
Notons par exemple que l’accès aux plages est formellement interdit aux chiens, au camping sauvage, aux feux de camp (le jour et la nuit), aux nudistes hors de la zone qui leur est réservée, et aux vendeurs à la sauvette.
Les marais salants sont également surveillés avec attention car des vols de sel ou de matériels, nécessaires à l’entretien régulier des marais, sont à déplorer.

Le bilan :

Cette brigade connaît depuis deux ans un franc succès au près des estivants. La brigade à cheval est moyen d’intervention écologique et rapide. Bien acceptée par la population, elle remplit parfaitement son rôle de médiateur.
Les services de police apprécient ce mode d’intervention pour des raisons de commodité, de rentabilité, de sécurité et de logistique.

Cependant ce bilan globalement positif doit être nuancé :
Les cavaliers n’ont pas le droit de descendre de selle sauf en cas d’extrême urgence. Ils ne sont pas habilités à apporter les premiers secours en cas de problème de santé ou d’accident de mer.
Un réseau de télécommunication leur permet de joindre à n’importe quel moment le poste des pompiers de l’île et celui des forces de police motorisées. Les secours prévenus, les interventions se font dans les meilleurs délais.
Par ailleurs, des crottins de chevaux sont inévitables après chaque passage de la brigade. Ces excréments sont certes biodégradables mais peu esthétiques ni hygiéniques. Des techniques comme le panier, utilisé pour ramasser les déjections, existent mais demanderaient une plus grande subvention et des réglages perfectionnés de l’appareillage.

Rappel sommaire des interdictions les plus courantes :

– Les vélos, sur le littoral, ne sont pas autorisés sauf sur les chemins appropriés.
– Les véhicules motorisés ne sont pas admis sur les plages, les dunes, et les réserves naturelles.
– Les vidanges sauvages, concernant avant tout les camping cars, sont interdites.
– Les feux de camp et les campings improvisés sont strictement réglementés.
– Les chiens ne sont pas autorisés à rester sur la plage pour des raisons d’hygiène.
– Tous les chevaux sont interdits sur la plage sauf à marée basse. Seuls des services spécialisés, comme la police de Noirmoutier, y sont autorisés.

Pour information :

A Noirmoutier : la brigade des chevaux est mise en place pendant la période estivale afin d’assurer une complémentarité de protection avec les unités déjà mise en place.
A l’Epine : un Garde Champêtre est responsable de la plage.
Dans les autres communes : c’est le Garde Municipal qui veille.

Dans un souci de protection de l’environnement de l’île, nous vous prions de bien vouloir vous tenir informés des lois en vigueur sur vos activités de loisirs, et de prendre le temps de lire les affiches appropriées à chaque entrée de dunes ou de chemins classés.
Merci de respecter votre environnement !

Nous remercions vivement Sylvie Tesson qui a bien voulu, cet été, se charger de ce reportage pour 12 sur 12 info.

Les crépidules

Article du Bulletin N° 38

La conchyliculture en Baie de Bourgneuf doit faire face à deux menaces : les concessions ostréicoles abandonnées qui s’envasent et abritent des millions d’huître sauvages mais aussi les crépidules dont la masse est évaluée à 90 000 tonnes. Mais qui sont ces fameuses crépidules ?
crepidule.jpg

Un coquillage gênant pour les conchyliculteurs.

Vous avez sans doute rencontré ce coquillage échoué en haut de la plage, seul, avec sa coquille barrée d’une lame sur sa face inférieure, ou en groupe entassant les individus les uns au-dessus des autres, cet empilement des individus lui a d’ailleurs valu le nom scientifique de «crepidula fornicata». Très commun, d’aucune valeur gustative particulière, il est apparu il y a seulement quelques dizaines d’années. Depuis, il prolifère et envahit le littoral, devenant très gênant pour les conchyliculteurs.

En effet, comme l’huître ou la moule, c’est un animal filtreur. Il se nourrit de plancton (animaux et plantes microscopiques flottant dans l’eau de mer) qu’il retire des nombreux litres d’eau filtrés par jour. Il concurrence donc directement les coquillages d’élevage, les privant de la nourriture essentielle à leur développement.

L’histoire de son arrivée sur nos côtes n’est pas banale. L’animal vivait aux Amériques fixé sur un sup-port quelconque : rocher, autre coquillage… Ne pouvant se déplacer par lui-même, il empruntait donc clandestinement les bateaux en s’attachant à leurs coques. Sa première apparition en Europe daterait de 1872, date à laquelle la crépidule débarqua en Angleterre, accrochée aux navires commerciaux provenant des États- Unis. Il faudra ensuite attendre les bateaux du débarquement du mois de juin 1944 pour la voir arriver sur les côtes normandes. Depuis elle a parcouru beaucoup de kilomètres pour envahir peu à peu toute la côte atlantique, portée par les courants sous sa forme adulte de coquillage mais surtout sous sa forme larvaire planctonique. Les larves microscopiques flottant à la surface de l’eau peuvent ainsi dériver sur plusieurs kilomètres avant de se fixer sur de nouveaux supports.

La crépidule prolifère grâce à une reproduction très efficace : les individus mâles et femelles sont empilés régulièrement formant des chaînes d’une dizaine d’individus ce qui facilite la rencontre des cellules reproductrices, spermatozoïdes et ovules. Ces cellules sont rejetées dans l’eau, fusionnent et forment ainsi des millions d’oeufs qui deviendront autant (ou presque) de larves planctoniques. C’est ainsi qu’elle prend peu à peu la place d’autres coquillages sauvages ou d’élevage.

Les solutions recherchées pour l’éliminer sont sans grande efficacité pour l’instant. L’animal n’a pas de prédateurs spécifiques et n’offre pas un attrait gustatif particulier pour les amateurs de coquillages. Il ne reste guère que le ramassage systématique, solution coûteuse, difficile à mettre en place, qu’il faudra recommencer régulièrement mais qui va vite devenir indispensable au maintien d’une conchyliculture rentable.

Ces animaux parasites représentent dans notre Baie de Bourgneuf un tonnage équivalent à celui des huîtres d’élevage ; avec les huîtres sauvages ils sont la cause d’une baisse de vitesse de la croissance des produits conchylicoles dont le prix de revient augmente fortement réduisant drastiquement le revenu des producteurs.

Un visiteur indésirable

Article du Bulletin N° 31

Peut-être avez-vous remarqué un drôle d’oiseau qui a fait son apparition dans l’île depuis quelques années. Grand, presque entièrement blanc avec le bout des ailes, la tête et le cou noirs, son grand bec est courbé vers le bas, il a tout pour séduire les amateurs d’ornithologie. Il s’agit en fait de l’ibis sacré, oiseau origine de l’Est de l’Afrique, vénéré par l’Egypte Ancienne, présent sur beaucoup de hiéroglyphes.

Observés pour la première fois sur l’île en  1994, leur nombre n’a cessé d’augmenter. On peut en dénombrer parfois plus de 70 qui se regroupent, le soir, pour dormir dans les arbres de la réserve naturelle de Mullembourg. Présente toute l’année sur l’île c’est une espèce opportuniste qui se nourrit de tout ce qu’elle trouve autour des marais et dans les prés suivant les saisons et les endroits : insectes, mollusques, petits mammifères, …

Comment est-il arrivé sur l’île ?Il y a 25 ans, quelques individus se sont échappés du du zoo de Branféré, commune de Muzillac dans le Morbihan. Les oiseaux revenant régulièrement au parc, personne, au début, ne s’est inquiété. Puis un jour certains ont commencé à nicher au-dehors. S’adaptant très bien à ces nouvelles conditions de vie, ils ont peu à peu colonisé des régions proches. Plus adaptés aux zones humides douces, ils nichent autour du lac de Grandlieu. On y dénombre quelques 250 couples et leur nombre continus à s’accroître.

Simple anecdote passagère ou début de problèmes plus importants ? Nul ne peut encore le prédire. L’évolution de la population fait en tout cas l’objet d’un suivi attentif. En effet l’introduction accidentelle d’espèces exotiques par l’homme a été quelquefois à l’origine de sérieux problèmes. Citons le ragondin d’origine américaine autrefois élevé pour sa fourrure puis relâché quand n’a plus été rentable, ou la crépidule, coquillage débarqué en juin 44 sur les côtes normandes avec les bateaux anglais et américains, redoutée par les ostréiculteurs car ce sont des concurrents directs des huîtres et des moules au niveau de l’alimentation. Bien connu également des agriculteurs noirmoutrins le doryphore a profité des échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Europe pour coloniser nos champs de pommes de terre.

En ce qui concerne l’ibis, rien d’alarmant pour le moment même s’il a la fâcheuse habitude de s’attaquer aux oeufs des autres oiseaux pour se nourrir? Ce comportement n’a pas encore été observé sur les populations actuelles. Mais à l’avenir ?

Souvent l’homme, volontairement ou non joue à l’apprenti sorcier. L’équilibre naturel entre les êtres vivants est fragile, il est difficile de prévoir les conséquences de l’arrivée d’une nouvelle espèce. La prudence est donc de rigueur mais en attendant ne boudons pas notre plaisir : profitons de l’élégance et de l’exotisme de cet oiseau.