Habiter l’île de Noirmoutier, le devoir d’héritage

Cette plaquette, un très bel ouvrage rédigé par Jean Lemoine, architecte, devrait être lu par tous ceux qui désirent construire sur l’île. La commune de Noirmoutier en l’île est couverte par une zone de protection du patrimoine architectural et urbain depuis l’arrêté du préfet de Région en date du 25-04-1994

Dans le village du Vieil : maisons anciennes, murs anciens, ruelles typiques sont concernés. La rue du Père Crépier et ses ruelles, la ruelle des Courants sont répertoriées.

Un permis récent n’en tient pas compte.

Si vous désirez vous associer à la pétition vous pouvez envoyer soit un mail sur le site Association « Vivre l’île 12/12 » www.12sur12.org ou un petit courrier à l’adresse postale BP 412 85330 Noimoutier-en-l’île.

disant votre attachement à la qualité de l’île, de ses paysages et de son urbanisme ancien en application de l’arrêté noté plus haut

 

Vous trouvez ci-joint l’article explicatif passé dans la presse :

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Principales catastrophes et cataclysmes Ile de Noirmoutier

Principales catastrophes et cataclysmes dans l’île de Noirmoutier depuis le IIIème siècle, ce document réalisé en 2010 par Jean-Louis, administrateur à Vivre l’île 12/12 vient d’ être  remis à jour .

Cette version annule les versions précédentes. Vous trouvez là la dernière version revue, corrigée et augmentée.

 

Pour lire le document, cliquez ci-dessous :

CATASTROPHES Juin 2016

 

 

 

Commentaire reçu récemment sur cet article :

Je tiens à vous remercier pour ce dossier REMARQUABLE, qui vous a demandé beaucoup, beaucoup de temps et d’énergie.

Je l’ai parcouru hier soir et je vais le relire plus intensément et plus en profondeur dans les jours prochains.

Félicitations pour nous aider à avancer dans une connaissance plus précise de notre territoire, en faisant l’inventaire, non discutable, de notre passé, en mettant aussi en valeur la »jugeotte » de nos Anciens.

Tous nos décideurs en urbanisme devraient réfléchir intensément avant d’entériner une décision, très souvent positive mais si lourde de conséquences…pour le futur.

Félicitation.

Merci.

D.P

Massacre à la tronçonneuse aux Sorbets

les sorbets (2)

Comme trop souvent, c’est un fait accompli qui nous interpelle. Les superbes chênes verts du petit bois des Sorbets sont débités, le mini écosystème qui va avec est détruit, un combat d’arrière-garde n’y changerait rien.

 

Comme au Pélavé, il y a quelque années (on peut d’ailleurs craindre sur ce site une action semblable en accord avec le projet immobilier en cours, la méfiance doit être de mise malgré les promesses), comme cet élu qui avait coupé quelques arbres dans sa propriété sise en bord de mer dans le bois la Chaise parce que ces arbres lui masquaient la vue et qu’il savait qu’une autorisation lui aurait été refusée. Fait accompli – affaire classée sans suite !

 

Les pins du camping Indigo massacrés par l’ONF, soi-disant parce qu’ils étaient ou trop vieux ou malades alors qu’il s’agissait d’abord d’augmenter la surface au sol disponible pour les tentes dont les plateformes restent en place (illégalement ?) à l’année. Le dépeçage de la « Grande Lande » est aujourd’hui terminé. Cette liste n’est pas exhaustive.

 

L’autorisation d’abattage d’arbres, n’est-elle pas obligatoire ? Avec un permis délivré par le maire.

les sorbets (1)

Bien sûr, actuellement un tel permis ne saurait être refusé, les affaires juteuses sont tellement plus importantes… que le maintien d’un environnement de qualité. Dans le cas précis des Sorbets, la barrière d’arbres en bordure de voie aurait pu être conservée sans porter préjudice au reste du « développement». Quel manque de discernement de la part des promoteurs !

 

Nos démarches à 12/12 d’éducation, de persuasion et de négociation finiront-t-elles par porter leurs fruits ? Notre souci de dialogue, en temps utile, sauvera-t-il ce qui peut encore être sauvé de la beauté de notre territoire afin de pouvoir goûter, encore un peu, au bonheur d’y séjourner, malgré l’utilisation par certains de la technique lâche mais bien huilée du fait accompli, avec souvent la bénédiction camouflée des politiques, qui laisse peu ou pas de recours ?

Projet de constructions sur le site du Pélavé dans le bois de la Chaize à Noirmoutier-en l’île

Transformé en hôtel restaurant, le château du Pélavé, proche du point culminant du Bois de la Chaize, présente une architecture remarquable, typique de ce bois. Entouré d’une grande zone boisée il a su préserver (pour l’instant !) un milieu naturel sensible et riche. Il s’inscrit aussi dans le patrimoine historique de l’île : il a, en effet, abrité le commandement allemand pendant la seconde guerre mondiale. C’est pourtant dans ce cadre qu’un projet de constructions a vu le jour et ne manque pas de susciter beaucoup d’émotion et de nombreuses réactions depuis quelques semaines.

Peu de renseignements et de nombreuses questions :

Nous n’avons que peu d’informations sur la réalité du projet et son avancée. Selon les premières informations émanant de la commission « urbanisme », 36 constructions seraient prévues sur le terrain de l’hôtel-restaurant du Pélavé.

Le président de la communauté de communes s’est vu rassurant : « il n’y aura pas d’abattage d’arbre » et les 36 constructions sont devenues « 30 chambres » au cours d’une réunion publique ! Nous n’en savons pas plus : aucun plan de ce projet n’a été fourni pour l’instant.

Est-ce un agrandissement de l’Hôtel ? Des logements de tourisme particuliers ? Des résidences hôtelières ?  Où ??  Incertitude et flou aussi sur le statut de ces futures habitations.

Des craintes réelles cependant :

  • La construction de 30 logements dans un espace restreint ne sera pas sans effet sur la flore et la faune de ce milieu naturel…. même si les arbres ne sont pas abattus.
  • Le lieu choisi pour ce projet touristique immobilier n’est pas un site banal. Il fait l’objet de diverses protections et contraintes (voir le détail plus loin)
  • L’atteinte au patrimoine architectural est inévitable : ce type de projets incluant de nombreuses constructions nécessite une uniformité et une banalité d’architecture pour en diminuer le cout total.
  • La plupart du temps ces projets d’habitations multiples identiques n’apportent pas de travail aux artisans de l’île. Les chantiers sont confiés à de grosses entreprises du continent disposant de moyens importants pour rentabiliser le cout de production.
  • Ce n’est pas cela non plus qui fera augmenter la population de l’île à l’année. Les écoles continueront de se vider et la population de vieillir.
  • Et qu’en pensent les hôteliers de l’île ? Y a-t-il vraiment de la place pour tous ? Après les 86 appartements prévus aux sorbets, encore un projet de constructions qui risque de concurrencer sérieusement l’hébergement touristique sur l’île.

Des personnes et des associations se mobilisent déjà et vivre l’île 12 sur 12 prendra ses responsabilités. Depuis sa création l’association a toujours lutté contre ces projets touristiques immobiliers qui défigurent l’île et détruisent peu à peu le patrimoine naturel. Dès que nous aurons des informations plus précises nous évaluerons la conformité de ce projet avec les contraintes administratives.

 

Vous pouvez lire les détails d’une première analyse du contexte en suivant le lien …

Echouage de dauphins sur l’île de Noirmoutier

7 dauphins (grand dauphin et dauphins communs) ont échoué ce weekend de fin janvier sur les plages de l’Epine et de la Guérinière. Si ces échouages sont réguliers, particulièrement en hiver, c’est un nombre surprenant. Une autopsie et des prélèvements ont été effectués lundi matin 1er février pour analyses.

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Que faire si vous observez un mammifère marin ?

Appelez le 05 46 44 99 10   (réponse 7 jours sur 7 de l’Observatoire PELAGIS)

Signalez le lieu, l’espèce, la taille et son état.

 

Une personne habilitée à intervenir se rendra au plus vite sur les lieux pour examiner l’animal.

 

Les échouages de mammifères marins constituent une source de données et de prélèvements biologiques qui nous renseigne sur leur état de santé et celui de leur environnement. Afin d’acquérir le maximum d’informations, il est indispensable que tout échouage soit signalé.

 

L’Observatoire PELAGIS, Systèmes d’Observation pour la Conservation des Mammifères et Oiseaux Marins (UMS 3462).

 

Situé à la Rochelle il rassemble les programmes d’observation et d’expertise sur la conservation des populations de mammifères et oiseaux marins ainsi que la gestion des bases de données associées. Son adossement de l’UMS au laboratoire de recherche CEBC (UMR 7372 – CNRS & Université de La Rochelle) permet la valorisation des données d’observatoire par la recherche. L’unité repose sur un ensemble de bases de données et une banque de prélèvements biologiques.
L’examen d’un mammifère marin échoué est obligatoire avant son élimination, il doit être effectué par une personne mandatée car le transport et toutes autres interventions sur les mammifères marins sont réglementés par la loi. 

 

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Coupes au Bois des Eloux: sortie d’information

Suite aux interrogations de riverains après les coupes effectuées dans le bois cet hiver, Guillaume Simon de l’Office National des Forêts animera une sortie jeudi 21 mai à 14h. Cette visite proposée au public accueillera aussi la presse.
Si vous êtes intéressés, rendez-vous rue de la Noure (route de l’hôtel Punta-Lara),  au niveau des tables de pique nique.

piles de bois aux Eloux mars 2015

piles de bois aux Eloux mars 2015

Occupation et Résistance en Vendée : Conférence

Occupation et Résistance en Vendée – Focus sur le Nord-Ouest Vendée

Conférence de Michel Gautier

Salle des Noures à Barbâtre (à 2 km du bourg direction La Fosse)

le samedi 9 février 2013, 14h30

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Dans Occupation et Résistance en Vendée, comme dans ses livres précédents Amours d’autrefois, Mémoire populaire des Vendéens, Michel Gautier s’attache surtout à décrire des comportements dans des contextes particuliers, en recueillant des témoignages. En 1940, le clergé et les propriétaires terriens, en grande majorité acquis au Maréchal, dominent la Vendée. La frontière maritime a entraîné une occupation serrée du territoire avec des garnisons dans les villes et beaucoup de bourgs. Cependant, des Vendéens et des Vendéennes, peu nombreux, héroïques, vont rejoindre les réseaux et mouvements de la Résistance. 1943 sera l’année de huit parachutages d’armes, et de nombreuses arrestations à travers la Vendée, dont celle de Charles Bossi, originaire de Noirmoutier, instituteur à Beauvoir. Fin août 1944, une colonne allemande se repliera de l’île de Noirmoutier vers la poche de La Rochelle; passant par Apremont, elle commettra des actions de représailles. La Libération connaîtra des exactions, des exécutions sommaires. À l’automne 1944, l’île de Noirmoutier sera la base arrière des bataillons FFI-FTP engagés sur la poche de Pornic. La villa de Pélavé servira de siège d’états- majors et de prison pour collaborateurs réels ou supposés. Pour les engagés sur le front de Pornic, la guerre durera jusqu’au 8 mai 1945.

Les témoins directs ou indirects de cette époque sont invités à venir faire part de leurs témoignages à l’assistance.

Michel Gautier dédicacera son ouvrage à l’issue de la réunion.

L’Occupation et la Résistance en Vendée
sont des thèmes de recherche, de réflexion et d’écriture, pour notre association, L’Arée du Littoral Nord Vendéen, dans le cadre de deux types d’activités :

  1. Nos concours  »Patrimoine et Histoire locale » 2012 et 2013. Jusqu’ici, nous avons axé nos investigations et nos observations sur les pays et cantons suivants :
    Challans, La Roche-sur-Yon, Fontenay-le-Comte, Montaigu, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, les Olonnes, Luçon, Mareuil-sur-Lay (La Couture), Saint-Jean-de-Monts, Beauvoir-sur-Mer et Noirmoutier
  2. Nos concours littéraires – série historique – sur  » La Période 1939-1945  » avec les  études suivantes :
    2011 La vie quotidienne sous l’occupation,
    2012 : l’année 1944
    2013 : l’année 1945

Concours historique départemental 2013
(ouvert aux participants de tous les départements)

Thème : l’année 1945 : Espoir et liesse, souffrances et deuils

1945 : Le territoire français est évacué  après la contre-offensive allemande en Alsace du 1er au 21 janvier 1945 : les Français recouvrent la  liberté mais la guerre n’est pas finie! Il faudra attendre l’armistice du 8 mai 1945 . Les FFI, dans la région, contiennent les Allemands dans les poches de Saint-Nazaire et Pornic, La Rochelle et Marans, et Royan. La Vendée – comme les autres territoires – attend le retour de ses enfants: 12370 prisonniers de guerre, 4350 requis du STO et 227 déportés.

Les nouvelles autorités civiles et militaires se mettent en place et le Gouvernement d’union nationale du Général de Gaulle fait face à une situation critique, avec un rationnement qui perdure, dans l’esprit du Conseil National de la Résistance et de son programme adopté le 15 mars 1944, empreint de rénovation sociale; des mesures indispensables ou hardies sont prises au cours de cette année 1945 concernant l’épuration, le rétablissement du suffrage universel, les nationalisations ou la sécurité sociale. Parallèlement, les Comités de Libération subsistent mais perdent peu à peu de leur audience….

C’est également le retour des prisonniers, des déportés (pas tous malheureusement!) et des requis du Service du Travail Obligatoire institué par Vichy à la demande de l’Occupant. Ils sont dignement accueillis dans les villes et villages et sont fêtés alors que des familles pleurent la disparition d’un mari, d’un fils, d’un père ou d’un frère. Ambiance de liesse à côté de la souffrance prégnante dans certains milieux…

Puis à l’horizon se profile la reconstruction matérielle et spirituelle, la reconstruction de notre démocratie dans la paix et le retour des valeurs fondamentales de notre République… de la morale publique et de l’esprit non partisan des institutions.

A partir de documents, de témoignages directs ou indirects voire personnels, il est demandé à chaque concurrent de nous faire revivre cette année décisive, avec tous ses actes d’héroïsme,  toutes ses ambiguïtés et ses revirements.  Il s’agit donc de rédiger un texte original – dactylographié – de 15 pages maximum, reflet de cette période.

Inscrivez-vous dès maintenant:

Arée du Nord-Ouest Vendée
7 chemin des Ormeaux
85 630 Barbâtre

tél : 09 54 35 74 15
courriel: fourage.devineau@free.fr

Alerte aux physalies

PhysalisDepuis plusieurs semaines, après chaque coup de vent, des physalies s’échouent sur nos plages.
Ce matin, sur quelques centaines de mètres de plage à la Frandière, j’en ai vu cinq.
Voici comment Wikipédia les définit :
« Physalia est un genre de cnidaires comptant deux espèces appelées physalies : Physalia physalis et Physalia utriculus.
Physalia se déplace en grandes colonies dans les mers tropicales, mais on peut en rencontrer parfois près des côtes aquitaines.
Ce polype translucide possède de très longs tentacules qui peuvent dépasser 40 mètres de long et qui provoquent de graves brûlures. Les lésions urticantes provoquées par Physalia peuvent entraîner un collapsus cardiovasculaire. »
« Tous les ans depuis au moins 4 années consécutives, elles reviennent de plus en plus nombreuses sur les plages de la Côte Atlantique : les physalies, surnommées les « galères portugaises ». Le réchauffement de l’eau, la pollution des eaux de baignade et la disparition des prédateurs comme les tortues marines, qui les confondent avec des sacs plastiques, sont les pistes les plus sérieuses pour expliquer la pullulation de ces bestioles cousines des méduses qui nous viennent des mers tropicales.
Grâce à son flotteur, la physalie peut se laisser emporter par les vents et les courants sur de très longues distances. C’est quand le vent vient de la mer que l’on assiste le plus souvent à des arrivages massifs sur les plages. Le danger des physalies est constitué par leurs filaments qui peuvent mesurer jusqu’à plusieurs mètres et que l’on ne voit pas à la surface, contrairement au flotteur d’où ils partent.
Les physalies occasionnent des brûlures qui peuvent revêtir l’aspect de véritables lacérations. Cela peut engendrer une douleur insoutenable pouvant provoquer un malaise et un risque de noyade si l’on est dans l’eau. Même pour une brûlure apparemment bénigne et correctement prise en charge, les lésions cutanées, les douleurs et l’envie de se gratter peuvent persister plusieurs semaines et laisser des traces sur la peau. Pour un traitement qui limitera les symptômes, mieux vaut consulter un médecin après un contact avec une physalie.
Un piqûre de physalie chez un enfant en bas âge revêt immédiatement un caractère de gravité. Certaines personnes peuvent aussi faire une réaction allergique à une piqûre de physalie (urticaire, œdème de Quincke, choc anaphylactique). Pour éviter ces risques, la meilleure prévention consiste à éviter d’aller se baigner ou surfer, ou alors d’y aller revêtu d’une combinaison intégrale avec chaussons, gants et cagoule… »

En bref, ces « polypes » sont très dangereux, morts ou vifs. Il faudrait en informer les pêcheurs de crevettes (eh oui, il y a encore des courageux) et autres utilisateurs de la mer.
Sur Internet j’ai relevé qu’au Pays Basque, au mois de juillet, une compétition de surf avait été annulée et les plages fermées à cause d’une invasion particulièrement importante.
En novembre il en a été trouvé à Brignogan.
Je ne suis pas spécialiste de la chose, mais je ne crois pas qu’il en arrive souvent sur nos côtes et si tard dans la saison.
J’invite les personnes mieux informées que moi à apporter leur contribution à cette mise en garde.

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De notre correspondante, Françoise Lancelot

L’élection présidentielle à Noirmoutier

Les résultats pour les quatre communes de l’île sont disponibles ici pour Barbâtre, ici pour l’Épine, ici pour La Guérinière et ici pour Noirmoutier en l’île.

Sur son site internet, France Nature Environnement (auquel Vivre l’île 12 sur 12 adhère par le biais de COORLIT85) résume les engagements du nouveau Président de la République en matière d’environnement.

Histoire de rond-point II

Le 22 novembre, nous avons publié un billet intitulé « Histoire de rond-point » dans lequel nous attirions l’attention sur le manque d’entretien du giratoire de l’entrée de l’île.

Ce billet avait  fait l’objet d’un article quelques semaines auparavant dans notre bulletin d’infos N° 60.

C’est totalement par hasard que ce même 22 novembre, au conseil municipal de Barbâtre, la question du giratoire a été évoquée par un des conseillers municipaux, comme on pourra le lire à la page 6 du compte rendu. 

Nous reproduisons ci-dessous cette intéressante conversation:

« Monsieur VIOLEAU signale que le rond point de la Fosse n’est pas entretenu. Dans les autres communes, les giratoires sont plus beaux.
Monsieur le Maire répond que c’est le Conseil Général qui crée les giratoires et que sur celui de la Fosse, il y a beaucoup de végétation.
Monsieur GABORIT précise que cela rentre dans le cadre du plan vert.
Monsieur le Maire fait remarquer que l’arrosage se fait avec de l’eau de recyclage. »

Et voilà. Problème reporté, à moins qu’il ne soit réglé dans l’esprit de Monsieur le Maire. En fait, 3 000 plantes ont été utilisées pour « paysager » ce Rond Point, dont la végétation qui a résisté est loin d’être luxuriante. De l’argent gâché dites-vous ?

Internet utile!

Petit à petit, l’internet s’insère dans la vie de tous les jours.  La présence sur la toile de l’association agréée de défense de l’environnement Vivre l’île 12 sur 12 est continue depuis juillet 2003. Notre site a pris la forme d’un blog en 2007. Vers 2005, nous avions commencé à mettre en ligne les comptes rendus des conseils municipaux; cependant, ces documents n’étant disponibles que sous forme de document papier, et notre matériel ne nous permettant pas la lecture optique des caractères, cette mise en ligne demandait beaucoup de travail pour un résultat qui suscitait peu d’intérêt.

Désormais,  les quatre communes de l’île ont chacune leur site internet, ainsi que la Communauté de communes, dont l’ancien site est devenu celui de l’office de tourisme. C’est ainsi que les comptes rendus des réunions des conseils municipaux et communautaire sont désormais disponibles : Noirmoutier en l’île, La Guérinière, Barbâtre, l’Épine et la Communauté de communes.

Le Conseil général de la Vendée et le Conseil régional des Pays de la Loire ont aussi chacun son site qui met des informations à la disposition des internautes, de même que la presse locale  : Ouest France et Le Courrier Vendéen; tandis que  Vendée Info net publie les informations directement sur la toile.

Outre ces sites officiels et de caractère général, il y a une quantité impressionante de sites plus spécialisés. Vous en trouverez un échantillon dans la liste des liens à droite de l’écran (à trouver en faisant défiler vers le bas). Si vous en connaissez d’autres susceptibles d’intéresser nos lecteurs, nous vous invitons à nous les signaler au moyen d’un commentaire (cliquez ci-dessous).

Joachim : vigilance orange !

Ce matin 16 décembre à 6 heures, le vent soufflait sur l’île de Noirmoutier à une vitesse de 119km/h.

Le pont, fermé à 22 heures jeudi soir, a rouvert ce matin vers 8h15.

Le site Viewsurf permet de suivre la situation du pont en temps réel; on peut y accéder, ainsi qu’aux webcams de l’office de tourisme (vue des ports de Noirmoutier et de l’Herbaudière)  à partir de l’onglet WEBCAMS en haut des pages de ce  blog.

Le Monde a mis en ligne un site qui permet de suivre la tempête Joachim en direct.

Sur le parking de la Coquette, à La Guérinière, la dune a reculé, comme le montrent  les photos ci-dessous.

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Le devenir de Bon Secours – réunion publique

Le samedi 17 décembre 2011 à 15 heures dans la Salle des Fêtes de La Guérinière aura lieu une réunion publique sur le devenir de la maison de convalescence de Bon Secours.

La Mairie l’annonce dans un  numéro spécial de la publication Guérin’Infos  (numéro de décembre 2011, disponible en Mairie ou téléchargeable en format pdf à partir du site internet de la Mairie).

Le règlement d’urbanisme de la commune précise qu’à cet endroit  il ne peut y avoir que des équipements sanitaires ou sociaux. Le bâtiment devant être mis en vente, l’équipe municipale de La Guérinière envisage de s’en porter acquéreur.

Pour plus de détails on pourra lire l’article du Courrier Vendéen en cliquant sur la vignette ci-dessous.

Courrier vendéen du 8 décembre 2011

Le nouveau préfet de Vendée

Le nouveau préfet de Vendée vient d’être nommé : il s’agit de Bernard Schmeltz, actuellement préfet du Lot et Garonne.

En cliquant sur ce lien,  on pourra lire un article du journal La Dépêche où le nouveau préfet de Vendée s’exprime sur ses fonctions : « Nous ne sommes là que pour faire respecter les lois et leur application ne peut pas être politique. »

Nous ne pouvons qu’approuver cette affirmation.

Histoire de rond-point

Un nouveau chantier s’est ouvert sur la route de Noirmoutier-en-l’île : il s’agit d’un giratoire devant l’Intermarché. Nous n’en nions pas l’intérêt, même si un autre lieu avait été évoqué dont l’emplacement nous paraissait plus judicieux.

Des giratoires en Vendée fleurissent en toutes saisons. Le choix esthétique peut en être discuté, et ne convient pas à tout le monde ; mais ces giratoires sont en général très bien entretenus.

Rond-point Barbâtre

Ce n’est malheureusement pas le cas du rond point en bas du pont à l’entrée de l’île, ni celui des plantations qui bordent la quatre-voies.

Nous nous sommes renseignés auprès des autorités compétentes. Voici ce qui nous a été répondu : le financement de l’aménagement paysager du rond-point étant pris en charge par le Conseil Général (c’était à l’occasion du 1er départ du Tour de France en juillet 2005), un marché a été passé avec une entreprise pour la plantation et l’entretien. Cette entreprise a bien effectué les plantations, mais lorsqu’il s’est agi de les entretenir, elle était en faillite. La convention avec la commune de Barbâtre prévoyait que la compétence de la gestion du rond-point lui serait confiée après que les plantes aient atteint de la solidité. Or, des plantes ont séché, l’herbe n’est pas tondue, et la commune de Barbâtre à fort justement refusé la prise en charge de l’entretien, tant que tout n’était pas conforme au contrat.

Donc, “les autorités”  se renvoient la balle. Mais il va bien falloir qu’un jour ce problème trouve sa solution, car cette verrue à l’entrée de l’île n’est pas conviviale et elle est peu digne d’une île qui communique sur la qualité de la nature.

Les primaires socialistes

Les dimanche 9 et 16 octobre, les deux tours de l’élection pour désigner le candidat du Parti Socialiste aux élections présidentielles de 2012 ont été organisés, pour le canton de Noirmoutier, dans la salle des fêtes de La Guérinière.

Au premier tour, sur 431 votants (un peu moins de 5% de l’électorat inscrit), 178 voix ont porté sur la candidature de François Hollande (41.4%)  et 117 (27.21%) sur celle de Martine Aubry. Arnaud Montebourg a recueilli 80 voix (18.6%), Manuel Valls 27 (6.8%), Ségolène Royal 26 (6.05%) et Jean-Michel Baylet 2 (0.47%). Un bulletin était blanc.

Au deuxième tour, sur 491 votants (un taux de participation de 5.38%), François Hollande a obtenu 58.73% des voix (286 voix) contre 41.27% (201 voix) pour Martine Aubry.

Le score de François Hollande était plus élevé en Vendée qu’au niveau national ;  ce sont le plus souvent les bureaux de vote littoraux qui ont fait grimper sa moyenne.

Courrier vendéen du 13 octobre 2011  Courrier vendéen du 20 octobre 2011

Cliquez sur les vignettes pour lire les articles du Courrier vendéen sur les premier et deuxième tours des primaires socialistes, avec les résultats des bureaux de vote du Nord-Ouest Vendée.

12 sur 12 au Forum 2011

Vivre l’île 12 sur 12 était présente au Forum des Associations de l’île de Noirmoutier hier, dimanche 2 octobre.

Ce Forum est organisé tous les deux ans par l’espace Grain de Sel, l’occasion pour les associations de l’île de se présenter au public.

Le stand de Vivre l’île 12 sur 12 présentait les principales actions menées par l’association, et  notre projet phare pour 2011/12 : une action pédagogique sur les questions liées à l’assainissement.

12 sur 12 au Forum 2011

Nous mettions également à disposition de la documentation variée sur les questions qui nous préoccupent : urbanisation, défense contre la mer, pollutions…, ainsi que des numéros anciens de notre bulletin d’informations.

Le Forum des Associations 2011

De très nombreux visiteurs ont été intéressés par nos actions et nous avons passé notre journée à répondre aux questions nombreuses et variées. Beaucoup de visiteurs sont repartis avec de la documentation, et nos coordonnées.
Indiscutablement l’environnement de l’île de Noirmoutier passionne!

Le Forum des Associations 2011

C’est dimanche prochain, 2 octobre, qu’aura lieu le Forum des Associations de l’île de Noirmoutier.

Le Forum des Associations

Ce Forum, organisé par  l’espace Grain de Sel, a lieu tous les deux ans et permet aux différentes associations de présenter leurs activités. Comme à chaque fois, Vivre l’île 12 sur 12 sera  présente. Si vous êtes dans les parages, passez nous voir!

Les Brigades Vertes au Tour de France

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Dans un article intitulé « À l’approche du Tour de France, Mobilisation générale sur l’île » paru dans son édition du 30 juin (que l’on peut lire en cliquant sur la vignette ci-dessus) Le Courrier Vendéen cite Monsieur Noël Faucher, Président de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier, qui aurait déclaré que, pour assurer la surveillance de la réserve régionale du polder Sébastopol, « deux agents assermentés seront présents. » L’article poursuit « Et de regretter que l’association Vivre l’île 12 sur 12 ait décliné son invitation à diffuser sur son site internet un appel à volontaires pour cette surveillance. »
Cette affirmation est fausse. En effet, nous n’avons reçu aucune demande en ce sens ; Monsieur Faucher a sollicité notre association d’assurer cette surveillance.

Comme on pourra le lire en cliquant sur la miniature ci-dessous, Le Président nous informe que la Communauté de communes souhaite « mettre en place une brigade verte bénévole encadrée par le personnel de la Réserve, dont l’objectif sera de veiller à la préservation du site, notamment en ce qui concerne le respect des consignes de fréquentation. » Afin de constituer cette brigade verte bénévole, il sollicite les membres de l’association « pour une participation active à cette opération à vocation environnementale. » Il n’est nullement question d’appel à volontaires, ni de notre site internet.

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Notre réponse est reproduite ci-dessous.

Monsieur le Président,
Par courrier du 1er juin, vous nous sollicitez pour assurer « une action de prévention efficace » à travers la mise en place d’une « brigade verte bénévole encadrée par le personnel de la Réserve du Polder SEBASTOPOL pour veiller à la préservation du site ».
Nous avons évoqué votre demande lors de notre dernier Conseil d’Administration et nous estimons que les membres d’associations de défense de l’environnement ne sont pas assermentés ni formés, pour s’opposer à une foule attirée par un événement discuté et mis en place jusqu’alors sans que nous soyons associés en amont.
Nous pensons d’ailleurs, que pour plus d’efficacité, cette « brigade verte » devrait être assurée par la police à cheval.
Cette manifestation relève du Décret 2010-365 du 9 avril 2010 relatif à l’évaluation des incidences Natura 2000 : dans le dossier qui nous préoccupe, elle traverse le site du Gois et longe le polder Sébastopol : ces 2 sites et leurs abords rentrent dans les classements Natura 2000 et ZPS et relèvent donc de ce Décret.
L’analyse des incidences dommageables sur ces sites doit être réalisée par le monteur de projet notamment : les incidences du bruit, les détériorations des abords du Gois et des digues prises ici comme aires de stationnement pour les spectateurs. Dans ce cas, seulement après état des lieux initial, des mesures compensatoires sont à prévoir et mises en place par l’organisateur. Un engagement avec celui-ci permet au moment du bilan la réalisation, si nécessaire, des mesures de restaurations.
Tout ce travail préparatoire relève de votre compétence et de celle du Maire de la Commune sur laquelle se déroule la manifestation, en relation avec l’organisateur du projet, en l’occurrence, le Tour de France, et notre association ne doit pas interférer et avoir une quelconque responsabilité dans cette organisation qui relève des partenaires cités plus haut.
Nous espérons que vous comprendrez le bien fondé de notre position et vous prions de croire, Monsieur le président, à l’assurance de nos salutations distinguées.

Les algues vertes sont de retour

Selon un article paru hier dans le journal Ouest France en ligne, le retour des algues vertes, plus tôt que prévu, aurait épargné l’île de Noirmoutier.

Le Centre d’étude et de valorisation des algues (CEVA) a effectué la semaine dernière des survols du littoral. « On a été agréablement surpris à Noirmoutier,  » disent les experts, en ajoutant toutefois qu’il y a « pas mal de vert » à Barbâtre.

Les photos ci-dessous, prises cet après-midi à la Pointe de la Loire, montrent qu’il y a aussi  un certain panachage entre les algues brunes et vertes à La Guérinière.

Pointe de la Loire 21/5/2011

Pointe de la Loire 21/5/2011

Syndicat mixte Marais-Bocage-Océan : la Communauté de communes nous répond

Le 9 mars, nous avons écrit au Président de la Communauté de communes pour demander l’organisation d’une réunion publique d’information afin que les citoyens puissent apprécier en connaissance de cause l’opportunité de notre rattachement au Syndicat mixte Marais-Bocage-Océan (voir notre article ici).

Nous avons reçu une réponse, que vous pourrez lire en cliquant sur la miniature ci-dessous :

Lettre de la Communauté de communes du 14 mars 2011

La Jetée Jacobsen : travaux

Selon un article publié dans le Courrier Vendéen du 17 mars 2011, « l’affaire de la Jetée Jacobsen peut encore connaître quelques remous avant que l’édifice soit rouvert au public. Cette réouverture est annoncée pour le mois de mai. »

Vous pourrez lire l’article en cliquant sur la miniature ci-dessous:

Courrier Vendéen du 17 mars 2011

Ci-après, des photos récentes de la jetée (cliquez sur les miniatures). Qu’en pensez-vous ?
ja-004.JPG La Jetée Jacobsen : travauxja-003.JPGjetee4.JPGjetee5.JPGja-005.JPGjetee9.JPGjetee8.JPGjetee6.JPGjetee7.JPGjetee3.JPGjetee2.JPGjetee1.JPGja-010.JPGja-009.JPGja-008.JPGja-007.JPGja-006.JPG

La pointe de la Fosse (2ème épisode)

Début décembre 2010 nous avions signalé (à la mairie de Barbâtre, à la Communauté de Communes et à la Préfecture), l’érosion rapide affectant la pointe de la Fosse depuis le pont vers l’ouest. (Voir notre article en cliquant ici.)

Un courrier du maire de Barbâtre se voulait rassurant.

Qu’en est-il aujourd’hui ?
Que s’est-il passé depuis cette date ?
Les pouvoirs publics se sont-ils véritablement inquiétés de la situation ?
Ont-ils la volonté de résoudre ce problème qui, s’il n’affecte pas directement la protection de biens ou de personnes, influe directement sur l’intégrité du territoire insulaire ?

Malheureusement NON, et les images suivantes illustrent bien cette négligence coupable.

Fin novembre 2010

Ci-dessus : fin novembre 2010

15 mars 2011

Ci-dessus : 15 mars 2011

On peut constater au niveau de la roche au premier plan un recul de la falaise de sable d’environ 5 mètres en trois mois.
Le sentier piétonnier largement entamé est en partie disparu.
Et cela alors qu’aucune tempête, aucun coup de vent puissant n’a affecté ce site depuis décembre 2010. On n’ose imaginer l’effet d’un coup de vent de suroit qui frapperait de plein fouet cette dune fragilisée.
Le sable remis en suspension par l’érosion qui affecte ce site à chaque marée d’un coefficient supérieur à 80, repris par le puissant courant de jusant, participe à l’ensablement du chenal, à la formation de bancs de sable vers le nord ouest et à l’ensablement des nourres et des tables ostréicoles, aujourd’hui délaissées.

Les photos suivantes sont tout aussi parlantes (cliquez sur les miniatures pour les agrandir) :

érosion continue autour des piles du pont érosion continue autour des piles du pont

les racines tentent de freiner l’érosion les racines tentent de freiner l’érosion

fin du sentier piétonnier  fin du sentier piétonnier

début de submersion  début de submersion

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Plus au nord, les plantes colonisatrices ont commencé leur travail de fixation du sable sur une zone affectée par les prélèvements de sable.

Xynthia, un an après

Au petit matin du 28 février 2010, la tempête Xynthia a balayé nos côtes, coïncidant avec une très forte marée et une surcôte importante.

Sur ce blog nous avons publié un article dès le 1er mars, et une centaine de photos dans les jours qui ont suivi la tempête.

Le 17 février, le Courrier Vendéen a consacré un article aux actions prises depuis un an à Barbâtre et La Guérinière pour la défense contre la mer (pour lire l’article, cliquez sur la vignette).

Courrier vendéen du 17 février 2011

Le Journal de 13 heures de TF1 consacrera un sujet à Xynthia chaque jour de cette semaine. Pour revoir celui d’aujourd’hui, cliquez sur le lien.

L’érosion à la Fosse : le maire de Barbâtre nous répond

En décembre nous avons publié sur ce blog un article sur l’érosion constatée à la Fosse, avec un lien vers le dossier que nous envoyions à la mairie de Barbâtre, à la Communauté de communes, au Préfet et au sous-Préfet.

En décembre, nous avons reçu du Maire de Barbâtre la réponse que vous pourrez lire en cliquant sur la miniature ci-dessous.

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Deux nouveaux ronds-points à La Guérinière

Le Courrier Vendéen du 3 février nous apprend que le conseil communautaire de La Guérinière a approuvé l’esquisse de la réalisation de deux giratoires à la zone des Mandeliers.

Le premier empiétera sur la route principale reliant La Guérinière à Noirmoutier en l’île et sur le  premier parking du supermarché Intermarché. ll permettra la desserte de la grande surface et la circulation sur l’axe principal dans les deux sens. Le second giratoire sera dans le même axe sur l’emprise du premier parking. Il comprendra une route desservant le deuxième parking, puis le second axe mènera les usagers vers la route desservant la zone des Mandeliers située à l’angle du magasin Greenwood.

Madame le Maire de La Guérinière avait espéré que les travaux soient réalisés en juin de cette année, mais selon le Président de la Communauté de communes, ce serait plutôt en septembre/octobre.

Pour lire l’article du Courrier Vendéen et voir l’esquisse retenue, on pourra cliquer sur la vignette ci-dessous.

Courrier vendéen du 3 février 2011

La population de l’île

Selon un article paru dans Ouest France du 15 janvier 2011, la population légale totale de l’île de Noirmoutier a augmenté de 22.9% par rapport à 1999.

Cependant, la ville de Noirmoutier-en-l’île connaît une légère décroissance de sa population officielle, de 5001 à 4756.

Ouest France pose trois questions à … [sic], qui répond, entre autres, que cette diminution serait partiellement due au fait que « Le territoire ne bénéficie pas d’un réseau routier à la hauteur de son potentiel. »

Sans commentaire!

Vous pouvez lire l’article de Ouest France en ligne en cliquant ici

Et si Noirmoutier redevenait une île ?

pointe de la Fosse, 1980 (vue aérienne)

Ci-dessus, une photo aérienne de la Pointe de la Fosse, prise en 1980. Malgré la mauvaise qualité de cette photo, on distingue assez bien la piste des ostréiculteurs, et on voit que le trait de côte atteint la deuxième pile du pont.

Vivre l’île 12 sur 12 a récemment réalisé un état des lieux sur cet endroit, que nous avons adressé à la mairie de Barbâtre, à la Communauté de communes, au Préfet et au sous-Préfet. Vous pourrez également le lire en cliquant ici.

Les nombreuses photos de notre état des lieux montrent l’érosion continue à cet endroit, qui a pour effet la disparition de la piste des ostréiculteurs, et le déchaussage accéléré du caisson de soutènement de la deuxième pile du pont.

150 000 m³ de sable ont été prélevés en 2006-2007 à la pointe de la Fosse – où il y avait eu effectivement accrétion depuis 1832 – pour le rechargement des plages et dunes, amaigries pour diverses raisons anthropiques ou naturelles, à l’ouest et au nord de l’Ile.
Ces travaux mal étudiés qui ont dépassé les limites prévues sur la plage en largeur, en longueur et en volume, ont causé de graves perturbations, aux conséquences mal appréciées.
En effet, après seulement quelques années, le sable prélevé est largement disparu des plages et dunes qu’il était supposé avoir remis en ordre…
La pointe de la Fosse, dès lors amaigrie et affaiblie subit de plus en plus mal la violence des tempêtes. La houle remet les sédiments en suspension et les courants violents du goulet (jusqu’à 3 m/s) les transportent rapidement vers le delta sous-marin à l’ouest, provoquant des perturbations soudaines dans les immenses bancs de sable mobiles des deux côtés du chenal.
Ces bancs de sable créent un changement rapide et imprévisible du niveau des fonds et une mobilité dangereuse du chenal d’accès au port de Fromentine.
Une drague, coûteuse pour le Conseil Général, doit trop souvent être mise en oeuvre pour corriger la profondeur et le parcours d’une passe de plus en plus étroite et tortueuse, provoquant des problèmes de sécurité. On constate une diminution de la fréquence des rotations des navires vers l’Ile d’Yeu occasionnée par une profondeur d’eau insuffisante, dans la période de temps comprise entre 2h avant et 2h après la marée basse.
La grande mobilité des sables remis en suspension a permis un comblement partiel de la zone vers le nord, avant les récifs d’hermelles, obligeant le retrait des tables d’ostréiculteurs.
En dehors d’une étude récente du Professeur Verger, le fonctionnement de toute cette zone reste mal connu.

Notre état des lieux démontre le danger qui nous guette : le maintien d’une bonne assise du pont est un élément incontournable de la sécurité de l’île. Nous tirons donc la sonnette d’alarme. Notre dossier conclut :

Lorsque la baie nouvellement formée aura atteint son profil d’équilibre, il est probable que l’érosion diminuera, ou s’arrêtera peut-être pour un temps.
Mais cet équilibre saura-t-il se former avant que ne surgissent des problèmes autour du pont en voie de fragilisation ?
Une étude scientifique menée immédiatement, dans le but de résoudre les problèmes de la Pointe de la Fosse bien mis en évidence dans ce court dossier, nous semble indispensable.

Une île de moins en moins isolée…

Au printemps dernier, la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier a rejoint le syndicat mixte Marais-Bocage-Océan, un groupe territorial comprenant les intercommunalités du Marais breton Nord, d’Océan Marais Monts, du pays de Palluau et de Marais et bocages.

En août, le SCOT Nord-Ouest Vendée s’est élargi à la Communauté de communes de Noirmoutier (lire un article du journal Ouest France en cliquant ici).

La Communauté de communes s’associe également (pour l’instant de manière ponctuelle) au  Syndicat de la Vendée des Iles, une cellule de concertation et de coordination du développement et de valorisation touristique du Nord Ouest Vendée (lire un article du journal Ouest France du 1er décembre 2010 en cliquant ici).

Vivre l’île 12 sur 12 dans le Guide des Associations

La Communauté de Communes a édité un Guide des Associations que vous pouvez télécharger en cliquant sur ce lien.

Édité à 7000 exemplaires et distribué dans toutes les boîtes aux lettres, le Guide des Associations 2010/11 comprend 150 références, dont des associations sportives, de Aikido Noirmoutier à Tir de l’île, et des associations de culture, loisirs et société, de A.A.A.A. à Vivre l’île 12 sur 12 (en dernière page – ordre alphabétique oblige!)

Noirmoutier : authentique et chic !

Dans un article publié sous la rubrique « Balades » de son N° 64 (juillet/août 2010), le magazine Campagne Décoration nous propose sous le titre « Goût du vrai » une promenade à Noirmoutier.

Campagne Décoration N° 64
Cliquez sur la vignette pour voir la couverture du magazine.

« De l’île de Noirmoutier » lisons-nous, « on connaît le fameux passage du Gois, cette route submersible, longue de 4,2 kilomètres qui se découvre seulement à marée  basse. Et sa délicieuse pomme de terre au goût de noisette, qui pousse grâce à son micro-climat. À l’envers de cette carte postale se révèle une île au charme particulier. Rien n’y est « tendance », tout est vrai! L’esprit famille, les embruns, le vent, et les paysages jalousement gardés par les îliens et les vacanciers habitués. Pas de golf, ni de casino, juste les plaisirs simples et marins : la voile et la pêche. On vient ici depuis des années (voire des générations!) et on se régale de constater que rien, ou presque, n’a changé ! Celui qui arrive doit apprendre à regarder car la première impression n’est pas la meilleure. L’île n’a presque pas de relief et une grande quatre voies traversant du sud au nord n’indique rien de bien engageant ! Il en va tout autrement sur la façade Atlantique : les communes, blotties derrière les dunes, ont toutes un charme désuet. Autrefois les maisons étaient peintes avec les fonds de pots de peinture des bateaux et de cette tradition est resté le goût d’une diversité colorée. »

La promenade nous mène du port et du Banzeau vers la Jetée Jacobsen, et ensuite au Bois de la Chaize, à la plage des Dames,  à l’Anse Rouge et aux Souzeaux « lieu de villégiature des premiers Nantais et Parisiens au XIXe siècle, [qui] affiche toujours le même charme. Les villas n’on pas changé et le même esprit « réservé » y flotte, toujours bien ancré. Une route qui suit la plage de la Clère conduit jusqu’au Vieil, charmant petit village aux venelles et maisons pimpantes bordées de roses trémières.

[…]

« Mais ce n’est qu’après avoir sillonné l’île de Noirmoutier de bas en haut – en partant de Barbâtre jusqu’à l’Épine et du centre-ville jusqu’aux dunes de Luzéronde à l’Herbaudière – qu’elle se révélera pleinement. Alors, nul doute que vous en tomberez amoureux… »

Le port de Noirmoutier après Xynthia

Au petit matin du 28 février 2010, à marée haute, une forte dépression, un vent de 120 km/h, un coefficient de marée de 108, provoquèrent une surcote de 1,30m sur l’ensemble des côtes de Noirmoutier, le niveau de la mer atteignant 4,00m IGN (un record historique) dans le port de Noirmoutier en l’Ile.

Le niveau des quais du port patrimonial compris entre 3,7m et 4,2m IGN a montré ses limites.

De nombreux débordements ont été observés sur la presque totalité du linéaire des quais au nord comme au sud; des dégâts marquants ont été constatés dans de nombreuses propriétés situées en contrebas des quais.

François Gendron a filmé le port cette nuit-là : pour voir le document, cliquez ici.

Jean-Louis Eugène, administrateur de l’association Vivre l’île 12 sur 12, a réalisé un dossier sur les perspectives pour le port de Noirmoutier après Xynthia, que l’on peut télécharger en cliquant ici.

Fermeture de l’accès au Gois

Du 11 au 15 août, de nouvelles mesures de sécurité ont été prises en raison de la densité de fréquentation que connaît le Gois lors des grandes marées.

Étant donné les coefficients très élevés des marées de la mi-août (jusqu’à 112 le 12), l’accès au Gois était fermé à la fin de la basse mer.

Fermeture de l’accès au Gois

Les gendarmes ont veillé à l’applicaton de l’interdiction d’accès à Beauvoir et à Barbâtre. Quelques heures après, ils ont pu plier bagage, et rendre à la mer la RD 948.

Le Gois

Le Gois à marée haute

Alerte au gaz à La Tresson

Un entrefilet dans le Courrier Vendéen du 8 Juillet n’avait pas spécialement attiré notre attention. Il s’agissait d’une alerte donnée suite à une forte odeur de gaz à La Tresson, qui a nécessité l’évacuation temporaire des habitants. Finalement fausse alerte, cette odeur provenait de produits répandus sur les sols environnants deux jours plus tôt.

Courrier vendéen du 8 juillet 2010

Nous avons été intrigués par le mot « produits »; et avons cherché à savoir de quelle sorte de « produits » il s’agissait. Ce ne peuvent être les fameux produits phyto-sanitaires conditionnés dans de grandes cuves de couleur bleue utilisés naguère pas les cultivateurs de pommes de terre, puisque ceux-là sont désormais interdits en France.

Le capitaine des pompiers a précisé qu’il s’agissait de « produits absolument inoffensifs ». Voilà qui nous rassure. Nous espérons que les habitants concernés ont été rassurés eux aussi!

La tempête Victor sépare l’île en deux!

Vendée Info du 27/4/2030

La tempête Victor a durement frappé sur l’île de Noirmoutier, séparée en deux pendant quelques heures quand l’océan a franchi la dune de la Tresson. Cliquez sur la miniature ci-dessus (extrait de Vendée Infos du 27 avril 2030) pour lire le récit des premières impressions sur place.

Un atelier composé de représentants d’association, d’habitants des lotissements de la Tresson et des Sables d’Or, de représentants du Conseil général, de l’ONF, des élus, … a été réuni dans le cadre du projet VULSACO à l’Herbaudière afin de réfléchir aux décisions qu’il faudrait prendre si le scénario ci-dessus se réalisait.
VULSACO (VULnerability of SAndy COast Systems to climatic and anthropic changes) est un projet de recherches qui, à partir de quatre sites constitués de plages sableuses linéaires et basses, avec des environnements hydrodynamiques et des contextes socio-économiques variés, se propose d’évaluer différentes stratégies qui pourraient être proposées par les gestionnaires du littoral.
Les quatre sites sont la plage du Lido à Sète, un cordon de dunes à l’Est de Dunkerque, le site du Truc Vert en Gironde et la plage de la Tresson à Noirmoutier.

Une impression de déjà vu…

Panneau de l’aquarium juin 2010

Photo prise  hier après-midi, à l’entrée de Noirmoutier-en-l’île. Les lecteurs de ce  blog se rappelleront que le panneau est illégal à deux titres au moins: il se trouve dans la ZPPAU, et il se trouve à  moins de 500 mètres du centre historique.

ZPPAU de Noirmoutier

Le plan ci-dessus montre en jaune les Zones de Protection du Patrimoine Architectural et Urbanistique; le pointillé rose délimite la protection de 500m autour des monuments historiques.

Voir aussi cet article, et celui-ci, et celui-ci, et celui-ci, et celui-ci...

Jointoiement de la Jetée Jacobsen

La semaine dernière a commencé le jointoiement de la Jetée Jacobsen sur 300m à partir de la Voilerie Burgaud

La technique consiste à nettoyer la pierre en surface, puis les anciens joints, à assécher la pierre de surface et à pulvériser sous 22bars un ciment très fin, sec, qui va s’infiltrer dans les joints humides et rendre étanche le parement.
D’après nos informations, ce procédé serait à appliquer sur 300m dans un premier temps, le restant étant en discussion à la Communauté de communes; le coût du jointoiement serait de 85€/m² contre 65€/m² pour l’application du béton.

Jointoiement de la Jetée Jacobsen 1

Jointoiement de la Jetée Jacobsen 2

Jointoiement de la Jetée Jacobsen 3

Jointoiement de la Jetée Jacobsen 4

Plan d’action contre les algues vertes

Le 11 mai dernier, lors des questions orales sans débats à la première séance de l’Assemblée Nationale, Monsieur Louis Guédon, député de la Vendée, a posé une question sur l’application du plan de lutte contre les algues vertes en Vendée.

Comme on pourra le constater en lisant le compte rendu intégral de la session, ainsi que la transcription écrite ci-dessous, la cause du problème vendéen serait, selon le Ministre, située en dehors de notre département …

Question de Louis Guédon, député (UMP) de la Vendée :
Le phénomène des marées vertes touche régulièrement les côtes françaises depuis les années 1970 et ne cesse pas d’augmenter, surtout sur les côtes bretonnes et vendéennes. L’ampleur de ce phénomène a conduit le Premier ministre à diligenter un rapport afin de bâtir un plan d’action de lutte contre cette prolifération. Ce plan de €134M comporte trois volets : améliorer les connaissances et la gestion des risques ; aider les collectivités locales à ramasser et à traiter les algues vertes ; limiter le flux d’azote vers les côtes. Mais il semble que cette enveloppe soit réservée à la Bretagne. Comment faire en sorte que mon département, également touché par cette nuisance, bénéficie de cette aide ?

Réponse du ministre de l’écologie et cætera :
Cette mission d’inspection interministérielle s’est notamment rendue dans votre département. Le plan présenté en conseil des ministres le 3 février a pour objectif, à court terme, de supprimer les nuisances occasionnées par les algues vertes en améliorant la gestion de leur ramassage et de leur élimination et, à moyen terme, de réduire leur développement en diminuant pour ce faire les flux de nitrates véhiculés par les cours d’eau vers la mer.
Au total, 90 % de ce plan, soit €120M, sont destinés à prévenir la croissance des algues vertes ; il faut agir sur les pratiques agricoles dans des zones identifiées par le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux du bassin Loire-Bretagne. Ce Sdage a retenu huit baies comme zones prioritaires d’action au cours de la période 2010-2015. Ces huit baies sont toutes situées en Bretagne et présentent de très forts tonnages d’algues vertes : environ 70 000 tonnes par an.
Un amendement au projet de loi Grenelle II voté par votre assemblée permettra sur ces baies une traçabilité des flux réels d’azote épandu et la mise en place de projets territoriaux dans les bassins versants. Le plan de lutte contre les algues vertes ne prévoit aucune action spécifique en Vendée, car l’origine des échouages y semble différente : il ne s’agit pas de proliférations d’algues dues à des rejets locaux de nitrates qui viendraient des rivières vendéennes, mais d’algues amenées par des courants depuis des zones plus lointaines. Nous travaillons avec le conseil général de votre département et l’agence de l’eau Loire-Bretagne pour connaître précisément cette origine.
Nous attendons les résultats de cette étude pour identifier des moyens de prévention. Cela relèvera certainement d’une logique distincte de la Bretagne, puisque nous n’aurons pas à traiter les cours d’eau en amont. S’agissant de la gestion des algues déjà échouées, la préfecture de votre département a engagé un travail technique avec les collectivités territoriales pour faire face à d’éventuels échouages massifs d’algues cet été.
Au-delà de ce soutien technique, un soutien financier est demandé à l’État, aux côtés des collectivités territoriales. Nous sommes en train d’en établir le chiffrage. Le soutien de l’État pourra vous être accordé sur des actions de ramassage, mais il sera bien plus utile sur les actions préventives, une fois que nous aurons identifié la cause de l’arrivée de ces algues sur le littoral de la Vendée.
AN, 11 mai 2010, 1re séance.

La gestion du service public de l’assainissement collectif

Le 12 mai, la Communauté de communes s’est réunie afin d’approuver le choix de la société délégataire et le contrat de délégation pour la gestion du service public de l’assainissement collectif, et de prendre une décision sur la tarification de la redevance de l’assainissement à compter du 1er juillet de cette année.

Les lecteurs de ce blog se rappelleront que le conseil communautaire avait attribué ce contrat le 10 novembre à la SAUR (voir notre article ici),  lors d’une procédure qui a été ensuite annulée par le Tribunal Administratif de Nantes, saisi par la Lyonnaise des Eaux, société dont l’offre n’a pas été retenue (voir notre article ici).

Sur la convocation à la réunion de jeudi dernier adressée aux conseillers communautaires, on pouvait lire la phrase suivante : « je vous rappelle le caractère confidentiel de ce dossier jusqu’au déroulement de la séance du conseil communautaire faisant l’objet de la présente convocation. »

Serait-ce un rappel en rapport avec l’information diffusée par le journal Ouest France le 16 avril…

Ouest France, 16 avril 2010

… et la précision publiée le lendemain?

Ouest France, 17 avril 2010

Plusieurs conseillers communautaires étaient absents de la réunion, dont le président de la commission, Monsieur Oudin, qui n’a pas donné de pouvoir.
M. le Président a lu (peut-être en version édulcorée) le rapport d’analyse des offres établi par le cabinet OXENA et la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) : beaucoup d’explications sur l’aspect financier, peu de communication sur l’aspect technique.
Le choix de la SAUR a été voté par l’ensemble des élus présents et représentés moins une abstention; idem pour l’approbation du contrat.
La SAUR ayant proposé des tarifs pour la redevance d’assainissement (part délégataire) inférieurs à ceux relatifs à l’avenant à la précédente D.S.P. pour le premier semestre 2010, la tarification est revue à la hausse pour la part communautaire; la tarification globale reste inchangée par rapport au budget primitif 2010.
M. le Président rappelle que cela permettra de compenser « les deux reversements de 350.000 € » du budget d’assainissement au budget général de la communauté de communes.

D’après ce que nous avons pu conclure au vu des comptes administratifs de 2002, 2003 et 2004, les montants reversés seraient en fait de :
16 894,70 € en 2002
653 000 € en 2003
650 000 € en 2004
soit un total reversé de 1 319 894,70 €, qui semble faire suite à un « oubli de l’écriture comptable des amortissements techniques » en 2000.

Nous avons demandé à M. le Président de nous faire parvenir, selon sa promesse, un exemplaire du dossier diffusé aux élus.

Nous pourrons alors comprendre le choix de l’assemblée.

Bétonnage de la Jetée Jacobsen?

Nous avons été prévenus dans l’urgence par l’association « La Chaloupe » que les élus noirmoutrins doivent bientôt choisir le revêtement bétonné qui sera posé sur la face maritime de la Jetée Jacobsen.

Les trois options ont été réalisées sous forme d’échantillon (voir photo ci-dessous, prise ce matin) à soumettre aux conseillers.

Bétonnage de la Jetée Jacobsen

Vivre l’île 12 sur 12 n’était pas au courant de ce projet; nous avions demandé le dossier concernant les travaux de la Jetée Jacobsen par lettre du 15 février, restée sans réponse à ce jour.

Nous ne comprenons pas pourquoi, sur un ouvrage qui fait partie du patrimoine maritime et qui se trouve dans une Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbanistique et Paysager, on n’ait pas choisi une solution plus esthétique et plus conforme à la tradition.

Le “Must” du camping

Dans le journal Ouest-France en ligne de lundi matin, un article sur le nouveau camping municipal de La Guérinière.

« L »écolo’ « pas officiel » a commencé par chasser les 87 mobile-homes du terrain, la saison dernière, « un ballet de camions et de grues pendant deux mois. » Sur les emplacements libérés, il a fait monter des tentes de toiles et de bois, certaines en forme de tipis, d’autres appelées « comtoises » ou « bungalow lodge », qui donnent aux Moulins un air de campement de safari en Afrique. Les terrasses, les tables, les chaises, tout est en bois, et des maisons typiques de pêcheurs hébergent les sanitaires. De gros travaux, terminés ces jours-ci. »

écrit Ouest France, qui nous apprend que le « roi du luxe » aspire, pour son camping, à la mixité sociale: « Les nouvelles tentes attirent des ‘bobos’ parisiens. Et les ‘métallos’ des chantiers de l’Atlantique, de fidèles campeurs, restent ici chez eux. Tout ça se mélange très bien autour d’un poker, d’une belote… »

(Voir aussi notre précédent article sur ce camping, et en particulier l’échange intéressant  entre « Gérard » et « Rachida » dans les commentaires.)

Extraction de granulats : enquête publique

« Par arrêté préfectoral N° 10-DRCTAJ/1-204 du 12 mars 2010, une enquête publique relative aux demandes de concession de granulats marins, au large de l’Estuaire de la Loire et de l’île de Noirmoutier, dite « concession Cairnstrath », et d’autorisation d’ouverture de travaux formulées par la société Dragages-Transports et Travaux Maritime (DTM) est ouverte pendant 40 jours consécutifs du 26 avril au 4 juin 2010 inclus… »

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(cliquez sur la miniature pour lire l’avis de l’enquête publique)

Les pièces du dossier, comprenant notamment une étude d’impact, et un registre d’enquête, seront déposés à la mairie de Noirmoutier-en-l’île afin que chacun puisse en prendre connaissance.

Il existe déjà un site d’extraction de granulats au large de Noirmoutier : la très importante concession du Pilier, dans l’estuaire de la Loire. La zone d’extraction de 70 millions de m³ de sable se trouve à 5km de la côte noirmoutrine.

On se rappelera que le conseil municipal de Noirmoutier-en-l’ile avait adopté, en octobre 2009, une motion contre les extractions de granulat sous-marin au large de l’île de Noirmoutier (voir article du  blog ici, assorti d’un commentaire intéressant).

Nous allons évidemment prendre connaissance du dossier, et en discuter en Conseil d’Administration.

Xynthia et les limites des zones noires

France Nature Environnement a réagi hier dans un communiqué de presse à l’annonce jeudi par le Gouvernement du tracé des « zones noires », zones déclarées inhabitables où les habitations seront détruites.

Près de 1 400 maisons inondées – 798 en Vendée et 595 en Charente-Maritime – devront être purement et simplement rasées, car situées en zone « d’extrême danger ». Les maires des vingt communes concernées ont été avertis de cette nouvelle cartographie mercredi.

FNE souligne les failles de ce zonage et avance des solutions pour que le drame ne se reproduise plus.

La fédération rappelle que ce mécanisme des « zones noires » est un mécanisme nouveau. Or il existe déjà des mécanismes pour délimiter les zones non constructibles : les zones « rouges » et « bleues » incluses dans les plans de préventions des risques naturels prévisibles (PPRNP). L’Etat est tenu de créer ces plans, qui contiennent notamment des plans de préventions des risques d’inondation et de submersion (inondation par la mer).

Et à la différence des « zones noires », décidées par le Préfet, donc l’Etat, seul, les plans de prévention des risques naturels prévisibles sont élaborés à partir d’une concertation avec les communes et la population, notamment via des enquêtes publiques.

Certes, un zonage est urgent. Mais il existe des procédures accélérées pour créer des plans de prévention des risques naturels prévisibles. Pour des décisions aussi sensibles, FNE s’étonne que l’Etat ait préféré créer un nouvel outil, plutôt que d’utiliser ceux existants dans un esprit d’urgence bien sûr, mais aussi de concertation.

Et le reste des côtes ?
Benoit Hartmann, coordinateur du pôle Aménagement Durable du Territoire de FNE, pointe une autre faille : « La tempête Xynthia aurait pu frapper 10 kilomètres plus haut ou plus bas. Protéger les seules zones sinistrées n’est pas suffisant, il faut anticiper les dégâts humains et matériels tout le long du littoral, et également dans les zones de submersion moins évidentes, plus à l’intérieur des terres ! »

Etendre la loi Littoral
Si la loi Littoral est essentielle pour protéger la nature et préserver la diversité des activités liées à l’agriculture et aux activités marines, elle a aussi pour objectif moins connu la protection de la population contre les risques naturels.

« Le 1er mars, Xynthia est venue cruellement rappeler l’extrême vulnérabilité des communes de bord de mer. Aujourd’hui, la loi Littoral doit être transformée pour lui donner de nouveaux moyens pour protéger la population, explique Raymond Léost, administrateur et responsable du réseau juridique de FNE. Il est notamment urgent d’étendre la loi Littoral aux berges des rus, des étiers et des chenaux. En cas de tempête et de remontée du niveau marin, les inondations s’étendent via ces ruisseaux et canaux. L’eau de mer ravage des terres loin à l’intérieur du littoral. »

Les demandes de FNE :
– Il faut supprimer tout droit à construire sur les rives des chenaux et étiers, voies de pénétration des eaux marines à l’intérieur des terres.
– La bande littorale de 100 mètres inconstructible à partir du bord de mer doit être étendue pour prévenir les risques de submersion marine.
– Les documents d’urbanisme doivent délimiter les espaces non urbanisés soumis à des risques de submersion marine et y interdire toute urbanisation

Saisir l’opportunité du Grenelle II
FNE demande donc aux députés et au Gouvernement de tirer toutes les conséquences du drame et de profiter du vote du Grenelle II en mai pour prendre deux mesures :
1. Intégrer dans la loi Littoral un troisième pilier, la prévention des risques naturels
2. Généraliser les plans de préventions des risques sur l’ensemble du territoire, DOM-COM compris, dans un délai de deux ans, faute de quoi des sanctions financières devront être prises.

Semaine du développement durable au Grain de Sel

Du 1er au 3 avril 2010, le centre social Grain de sel s’associe à la semaine nationale du développement durable. Vivre l’île 12 sur 12 participe à ces journées en présentant l’exposition sur « La dune – fragile rempart de l’île » aux Salorges les vendredi 2 et samedi 3 avril.

Ci-dessous, le programme complet des 3 journées :

Jeudi 1er avril

  • 10h Démonstration du désherbage thermique + échange sur les plantes économes en eau et bien adaptées à l’Ile (Site de l’ancien hôpital – près de l’espace Grain de Sel)
  • 14h Visite du Polder Sébastopol (avec intervenant) : RV à l’Office du Tourisme de Barbâtre (pré inscription souhaitable auprès de Grain de Sel)

Vendredi 2 avril

  • 9h 30 à 12h30 Informations diverses sur le tri et le recyclage des déchets (avec intervenant) – Marché de Noirmoutier
  • De 10h à 13h et de 15h à 18h Exposition permanente sur la protection des dunes (présentée par Vivre l’île 12 sur 12) – Centre Culturel les Salorges
  • 17h30 puis 20h30 – Diaporama « Dunes et Digues, une Ile protégée » présenté par Nicole LAHARY – Centre Culturel les Salorges

Samedi 3 avril

  • De 10h à 13h et de 15h à 17h30 Exposition permanente sur la protection des dunes (présentée par Vivre l’île 12 sur 12) Centre Culturel les Salorges
  • 10h – Nettoyage de plage à l’Herbaudière – Rendez-vous : Rue de Luzéronde
  • 12h15 – Verre de l’amitié pour les participants, puis vente de sandwiches (pain et saucisses grillées) – Salle Ganachaud l’Herbaudière
  • 14h30 – Projection du document « Et si la mer était vide ? » (conférence de Michel Adrien en collaboration avec les Amis de l’Ile de Noirmoutier) – Salle Ganachaud à l’Herbaudière

Ces animations sont ouvertes à tous et gratuites.

La conférence-débat

Vendredi soir, à la salle de la Prée au Duc, quelques quatre-vingts personnes sont venues assister à la conférence-débat organisée par Vivre l’île 12 sur 12 sur le thème des impacts du tourisme littoral sur l’économie, l’environnement et la société, et l’évaluation de la capacité d’accueil.

Les intervenantes sont toutes les deux géographes universitaires.

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Anne-Sophie Bonnet (à gauche) est doctorante, auteur d’un thèse sur le tourisme durable sur les îles-ponts, et d’une étude comparative entre des exemples français et brésiliens.
Céline Chadenas (à droite) est géographe, chercheur associé au laboratoire Géolittomer, UMR 6554 LETG-CNRS; elle a participé à l’élaboration d’une méthode d’évaluation de la capacité d’accueil sur les territoires littoraux.

L’île de Noirmoutier possède des caractéristiques remarquables, qui attirent touristes et nouveaux habitants ; d’où un accroissement de la pression humaine qui est certes porteuse de dynamisme local, mais en même temps source de ruptures des équilibres sociaux, économiques et environnementaux.

La capacité d’accueil est définie comme « le niveau maximum de pression exercée par les activités et les populations permanentes et saisonnières que peut supporter le ‘capital’ de ressources du territoire sans mettre en péril ses spécificités. » Dans la perspective de la mise en place d’un projet qui étend la réflexion aux changements qualitatifs à l’œuvre sur un territoire littoral, il faut imbriquer cette notion de capacité d’accueil dans une notion plus large : celle de la « capacité de développement », définie comme l’ensemble des possibilités offertes par le ‘capital’ de ressources du territoire.

Pour déterminer la capacité d’accueil et de développement d’un territoire tel que l’île de Noirmoutier, il faut évaluer si l’accueil de populations et d’activités, permanentes ou saisonnières, que la collectivité envisage est compatible avec les ressources disponibles et les objectifs qu’elle porte pour l’île.

Au fil d’une présentation, nos conférencières nous ont permis de comprendre ces notions clés.
Elles ont décrit le processus, en trois étapes, qui doit permettre de déterminer la capacité d’accueil et de développement d’un territoire. Il faut commencer par mettre en lumière les ressources posant question; ensuite, questionner ressource par ressource, les atteintes qui leur sont portées par la pression démographique et touristique; et enfin mesurer et apprécier la fragilité des ressources, dans le but d’évaluer l’intensité et le niveau de maîtrise ou de non-maîtrise de la capacité d’accueil et de développement du territoire.

À l’issue de la présentation, les questions de l’assistance ont permis de développer certains points. Certains s’étaient sans doute attendus à un diagnostic de la situation de notre île, à une analyse de nos problèmes spécifiques, et peut-être à des recommandations ou des mises en garde claires sur les conséquences de la fréquentation touristique actuelle. Si c’est le cas, ils ont été déçus : l’approche proposée est un outil qui permettra de définir des projets en connaissance de cause; elle ne préjuge pas de l’importance relative des différentes ressources, ni du contenu du projet territorial que sera adopté. Ce sera aux citoyens, à travers leurs représentants élus, de définir les objectifs à atteindre.

Les images que nous avons vues au début de la présentation ont clairement illustré les enjeux des choix : on peut en effet choisir de sacrifier certaines ressources au profit d’autres, dont la capacité de charge est plus importante. C’est ainsi que la ville de Benidorm, par exemple, a sacrifié l’environnement naturel et la qualité de l’eau de baignade au profit de la construction de buildings permettant d’héberger de très nombreux visiteurs, sans pour autant sacrifier la plage, peu attaquée par l’érosion; un choix de ce genre à Noirmoutier serait plus problématique, étant donnée la nécessité de protéger les immeubles sur le bord de mer. Les défenses dures que seraient nécessaires impliqueraient à terme la disparition de la plage – et donc la perte d’un de nos atouts majeurs pour attirer les vacanciers.

L’outil présenté nous permet aussi d’analyser plus rigoureusement les choix qui ont déjà été faits en matière de hiérarchisation des ressources au plan local. Nous espérons que cette soirée aura permis aux citoyens, et en particulier aux élus, de mieux cerner le problème.

Pour approfondir la méthode d’évaluation de la capacité d’accueil, on peut visiter le site internet de la DREAL des Pays de la Loire. Le document intitulé « Evaluer la capacité d’accueil et de développement des territoires littoraux. Approche et méthode – 2009 » peut être téléchargé à partir de la page disponible en cliquant ici.

Une date pour votre agenda

Conférence débat sur la capacité d’accueil

Selon le droit français, les communes littorales doivent tenir compte de la capacité d’accueil lorsqu’elles élaborent leur documents d’urbanisme.
Cependant, la loi n’apporte pas une définition précise de ce qu’il faut entendre par capacité d’accueil.
Pour essayer de cerner cette notion dans le contexte d’un territoire littoral dont l’activité principale est le tourisme, Vivre l’île 12 sur 12 organise une conférence-débat le vendredi 26 mars à la salle de la Prée au Duc, à Noirmoutier-en-l’île, à partir de 20h00.
Les intervenantes, Anne-Sophie Bonnet et Céline Chadenas, géographes au laboratoire Géolittomer de l’Université de Nantes, travaillent sur les questions des impacts du tourisme côtier sur l’environnement et la société. En collaboration avec les services de l’État, une méthode d’évaluation de la capacité d’accueil des territoires littoraux a été élaborée, à laquelle Céline Chadenas a participé. Ces deux points feront l’objet de leur exposé, et l’île de Noirmoutier, qui est un de leurs terrains d’étude, servira d’exemple.
Cette conférence-débat s’adresse à tous ceux qui voudraient comprendre les enjeux, et mieux cerner la notion de capacité d’accueil : professionnels, responsables, planificateurs, élus, citoyens…

L’entrée est libre et gratuit (mais vous aurez l’occasion de participer aux frais d’organisation si vous le souhaitez).

Arrêt de car TER à La Guérinière

Arrêt de car TER à La Guérinière

Depuis le 15 février, les Guernerins qui utilisent les transports en commun pour se rendre à Nantes ne sont plus obligés d’aller jusqu’à Noirmoutier pour prendre le car. En effet, un arrêt a été mis en service à La Guérinière près du rond-point de l’Europe, accessible par les rues du Pré Margot et du Pré Brochet.

Les horaires de la ligne 13 du TER Pays de la Loire (entre Nantes et Noirmoutier) du 15 février au 26 juin 2010 peuvent etre téléchargés en cliquant ici.

Sauvetage d’un catamaran

La première photo de notre reportage sur l’inondation au Fort Larron montre  un catamaran de 8 mètres perché à cheval sur la jetée qui borde l’avant-port.
Ce catamaran, le Waloo, appartient à un adhérent de l’association Vivre l’île 12 sur 12 qui, dès le lendemain, est venu constater les dégâts, et remettre le Waloo à l’eau.

Il ne fallait pas traîner. Waloo devait être redescendu de son promontoire sans tarder car seule une marée de coefficient maximal permettait d’envisager une remise à l’eau sans moyens mécaniques lourds. Toute l’opération a été décrite dans un article  de Voiles et Voiliers, titré « Sauvez Waloo« . C’est bien d’un sauvetage qu’il s’agissait, destiné à ramener un poisson échoué dans son élément.

L’opération est retracée dans la vidéo ci-dessus, qui reprend aussi quelques images spectaculaires tournées en pleine nuit dans le port de Noirmoutier, au plus fort de la marée (extraites d’une vidéo signée François Gendron que l’on peut voir en intégralité en cliquant ici)

Roger Giquel

Roger Giquel, le journaliste-vedette du journal télévisé des années 1970 et 1980, est décédé hier à l’âge de 77 ans.

En 1993, Roger Giquel a visité l’île de Noirmoutier pour le magazine « En flânant », qu’il présentait chaque samedi sur France 3 Ouest.

Dans la vidéo ci-dessous, du site internet de l’Institut National de l’Audiovisuel, on voit un extrait de l’émission où il rencontre Hercule, ancien Président de Vivre l’île 12 sur 12, qui évoque des problèmes qui sont toujours d’actualité.

Vivre l’île 12 sur 12 témoigne sa solidarité

Réuni hier soir pour sa réunion du mois de mars 2010, le conseil d’administration de Vivre l’île 12 sur 12 a adopté la déclaration suivante:

Lors d’une réunion extraordinaire le mardi 2 mars 2010, le Conseil communautaire de l’île de  Noirmoutier a adopté une délibération sollicitant un Plan de Prévention des Risques Naturels pour le territoire de l’île.
Vivre l’île 12 sur 12 ne peut qu’être satisfait de la prise de conscience par les élus de l’importance de ce PPRN; mais notre satisfaction a un goût très amer. Nous ne souhaitons pas récupérer la situation, ni profiter de l’émotion légitime qui a été suscitée par le drame du weekend du 27/28 février 2010. C’est pourquoi nous nous réservons de donner notre analyse des choix d’urbanisme et de défense contre la mer à une date ultérieure, après plus mure réflexion.
Pour l’instant, nous nous bornerons à exprimer notre profonde tristesse face aux deuils qui ont frappé nos concitoyens, et face aux pertes catastrophiques subies par les professionnels de l’île.

Le conseil d’administration s’est penché sur l’organisation de la conférence-débat qui aura lieu le vendredi 26 mars à 20h à la salle de la Prée au Duc sur les impacts du tourisme côtier et la capacité d’accueil.

Nous avons entendu le compte-rendu de la rencontre entre des membres de la commission « défense contre la mer » et le Président de la Communauté de communes; nous avons parlé des enquêtes publiques à venir (à la Guérinière en mars, et pour la défense contre la mer aux Éloux avant l’été), de notre procédure contre le PLU de Noirmoutier-en-l’île, d’un projet de développement à Barbâtre, de la voirie (pistes cyclables et ronds-points), et des conseils municipaux et communautaires du mois écoulé.

Nous avons décidé de continuer à publier sur le blog des photos des inondations du 28 février, afin de permettre de compléter la carte de « débordements observés » produite par la Communauté de communes.

C’est pourquoi dans les jours à venir, il y aura des articles en ce sens.

Entre le Bouclard et les Ileaux – suite

La semaine dernière, nous avons publié une série de photos prises le 21 février le long des digues orientales entre le Bouclard et les Ileaux.
Nous devions vous donner la suite de ce reportage-photo au début de cette semaine, mais nos calendriers ont été bousculés par la survenu de la tempête Xynthia.

Les photos et le texte ci-dessous sont antérieurs aux inondations.

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Ci-dessus, l’exutoire en mer du coëf de prise et d’évacuation de cette exploitation conchylicole. Situé à environ 20 mètres, pour aller au delà de la sédimentation naturelle de cette zone en forte accrétion. L’exploitant a même du creuser un canal d’évacuation de plusieurs dizaines de mètres dans la vasière pour pouvoir évacuer.

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Cette zone de la digue de Bremaud est dans un secteur à forte sédimentation présentant l’existence d’un « schorre ». Le « Schorre » est la partie supérieure des étendues intertidales (comprises dans la zone de balancement des marées ) faites de sédiments fins accumulés par les pleines mers et couvertes d’un tapis végétal halophile (plantes spécifiquement adaptées aux milieux salés). On voit ici le rôle potentiel des algues dans la sédimentation.

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Les travaux ont creusé dans la couche sédimentaire de » bri » pour poser les fondations de l’enrochement.
Le bri est une terre argileuse constituée par les alluvions fluviomarines issues de la remontée du niveau marin lors de la transgression flandrienne après la fusion des calottes glaciaires du Würm, achevée il y a 8000 ans. Cette transgression a conduit à l’inondation des golfes, puis à leur colmatage progressif par une vase composite très fine, le bri. La proportion d’argile dans le « bri » dépasse 50%, avec 10 à 35% de calcaire et de fines particules sableuses
A la fin des travaux, des blocs de ce « bri » ont été replacés en vrac au pied de l’enrochement. Après érosion par la mer, on voit très bien ici, basculée à 90 degrés, la stratigraphie des différentes couches de plages et vasières fossiles avec leurs coquillages, et des couches brunâtres.

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Ces couches brunâtres correspondent-elles à des phases de dépôts d’algues ? Certains travaux de creusements à travers la couche de bri effectués en zone de marais (Marais Cholleau) ont révélé des couches sédimentaires semblables sur fond sableux.

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Ci-dessus, la digue de Bremaud. Au premier plan on voit bien l’accrétion sédimentaire et les dépôts d’algues. A l’arrière-plan des bâtiments d’exploitation ostreïcole.

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Ci-dessus, la partie Sud de la digue (en forme de pointe triangulaire) du Clouet des Ileaux. L’épaisseur et la hauteur de cette digue sont très impressionnantes, du fait du volume de terre apporté dans le partie interne.

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Ci-dessus, extremité de la digue du Clouet des Ileaux

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Ci-dessus, la partie Nord de la digue du Clouet des Ileaux. On aperçoit, à l’arrière-plan les bâtiment de France Turbot.

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Jusqu’à la digue des Ileaux qu’on aperçoit au loin, ce secteur forme une baie sujette à la sédimentation. On en voit la preuve par l’existence d’un schorre.

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Au droit de cette portion de digue, à une trentaine de mètres dans la vasière, une forme originale de schorre constituée autour d’un banc de galets calcaires.

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Derrière la jetée des Ileaux, vue (ci-dessus) de la salorge récemment construite du marais salant des Ileaux. Ce très beau marais salant de 32 oeillets réhabilité dans les années 1990, et situé entre la digue et France Turbot, est l’unique vestige en activité du très important passé salicole de cette zone presque totalement aménagée à partir des années 1981 pour l’aquaculture et la conchyliculture.

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Les travaux ne sont pas terminés. Comme on peut le voir ci-dessus, la partie intérieure de la digue est encore sous la forme d’un chemin de terre pour le roulage des camions.

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Ci-dessus: dans la partie intérieure de la concavité du trait de côte de la digue des Ileaux, la sédimentation est très forte.

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Une véritable plage s’est formée, se terminant par un schorre.

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Un petit bateau de pêche y a trouvé son port d’échouage.

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Ci-dessus, vue de la digue des Ileaux, de France Turbot jusqu’à l’ancienne jetée maçonnée des Ileaux fermant l’avant-port au Sud. L’épaisseur de bri est très faible à cet endroit. On peut s’interroger sur l’impact d’un tel poids d’ouvrage sur la stabilité du sol aux alentours. C’est dans cette zone que s’étaient produits des effondrements du fait des surpompages aquacoles dans les années 1990. En 2008 nous avions photographié un effondrement récent proche de la digue du Boucaud, récemment rehaussée.

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Cliquez sur les miniatures pour voir les photos du trou, prises en 2008

La surcote : explications techniques

Les commentaires et explications sur les inondations du weekend dernier se réfèrent régulièrement à « l’importante surcote » qui aurait été partiellement responsable de l’inondation.

Mais qu’est-ce qu’une « surcote », et comment pouvons-nous l’évaluer?

Les surcotes et les décotes sont les différences entre les prédictions de marées et les hauteurs d’eau observées en réalité. Une surcote est un écart positif, c’est à dire qu’il y a plus d’eau que prévu. Les décotes, à l’inverse, sont des différences négatives, l’eau étant montée moins haut que prévu.

Le principal facteur déclencheur dans ces phénomènes est la météorologie. Il est ainsi courant de voir une dépression entraîner un effet de surcote et un anticyclone provoquer un effet de décote. La pression atmosphérique peut en effet contrarier ou amplifier les effets de marées, et aller ainsi à l’encontre des prévisions faites.

Dans la nuit du 27/28 février 2010, la marée de coefficient 102 (c’est-à-dire, légèrement au-dessus de la moyenne pour une marée de vive-eau voisine de l’équinoxe) a coïncidé avec une forte tempête et une surcote importante, dépassant un mètre sur le port de Noirmoutier.

Le port de Noirmoutier n’est pas un port référencé; mais le 28 février à l’Herbaudière (marée haute à 4h10), la hauteur d’eau prévue (cote marine) était de 5,82m; à Fromentine (marée haute à 4h08), la hauteur prévue était de 5,6m (Chiffres officiels du SHOM).

On peut supposer une hauteur d’eau prévue dans le port de Noirmoutier de 5,7m. Puisque le zéro NGF (ou IGN) correspond à 3m de la hauteur d’eau cote marine, cette hauteur correspondrait donc à 2,7m NGF.

Or, d’après la carte de la Communauté de communes, la hauteur du quai en face de la voilerie Burgaud est de un mètre de plus, soit 3,7m NGF. Si on estime la lame d’eau sur le quai à 10cm, cela nous donne une hauteur d’eau réelle d’environ 3,8m, c’est à dire une surcote dans le port de Noirmoutier le 28 février 2010 de 3,8m moins 2,7m : environ 1,1m.

Pour visualiser ce que cela donne, cliquez ici.

Xynthia soulève la question de la construction en zone inondable

Après le passage de la tempête, la question de la construction en zone inondable est devenue d’une brûlante actualité!

Quelques exemples parmi tant d’autres:

Corse Matin du 1er mars : questions sur la construction en zones inondables

20 minutes du 2 mars : Après le passage de Xynthia, débat sur les zones inondables

Le Monde du 1er mars : La tempête Xynthia soulève la question des constructions en zone inondable

L’Express du 1er mars : Le gouvernement va revoir les règles de construction en zone inondable

Les Échos du 2 mars : La tempête Xynthia rouvre le débat sur l’urbanisation des zones inondables

Émission C dans l’air sur France 5 du lundi 1er mars (visible intégralement jusqu’au 7 mars, ensuite en résumé), intitulée « Trop près des côtes »

Et, pour la petite histoire, la solution géniale à tous nos problèmes préconisée la semaine dernière : un merlon anti-inondations sur la quatre-voies! Si Xynthia enterre ce projet, elle aura au moins servi à quelque chose.

Il serait édifiant de consulter de nombreux articles de ce blog, en tapant le mot « aléas » dans la fenêtre de recherche du menu de droite.

Pour identifier les zones inondables dans l’île, on peut télécharger ci-dessous des cartes établies pour la DDE en 2002 par la société SOGREAH, qui montrent l’aléa de submersion marine dans toute l’île de Noirmoutier.

Sur ces cartes, on distingue :

  • la zone des 100m derrière les côtes susceptibles de céder où l’aléa est qualifié de “fort“ ; c’est la zone quadrillée en rouge ;
  • en arrière, les zones où l’aléa est défini en fonction de la hauteur d’eau qui résulterait d’une brèche : si cette hauteur d’eau est supérieure à 1m, l’aléa est qualifié de “moyen à fort “ (c’est la zone hachurée en rouge) ; si la hauteur est inférieure à 1m, l’aléa est alors “faible à moyen“ (c’est la zone hachurée en jaune) ;
  • la zone « hors d’eau », guillochée en ocre.

Cet atlas constitue donc une base de connaissances sur les phénomènes en présence.

Ces cartes sont très détaillées (échelle de 1/25000), et les fichiers sont lourds. Le téléchargement risque d’être long! Mais si vous voulez savoir dans quelle zone se situe un endroit précis de l’île, vous pourrez le voir ici.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur la commune de Noirmoutier et le nord de la commune de l’Épine.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur le sud de la commune de l’Épine, et sur la commune de la Guérinière.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur la commune de Barbâtre.

Notre dossier “Catastrophes” (mis à jour en mars 2010) présente le problème de façon très complète, en particulier l’étude du cas de la surcote en 1999 (p.11).

Inondation au secteur de la Grande Passe

Ci-dessous: Vues des prés inondés du secteur de la Grande Passe.

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Ci-dessous: L’eau a traversé la route par un busage sans contrôle hydraulique et inondé les champs cultivés de l’autre côté de la route.

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Ci-dessous: Une buse sans aucun système de contrôle passe sous la route provoquant l’inondation des champs cultivés du secteur « Les Coëfs » et « Les Marais Neufs » à partir du secteur inondé de « La Grande Passe ».

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Ci-dessous: Vue à partir de la route menant à France Turbot (Bon Port) des prés et de la ferme inondée de La Grande Passe.

Nous ne connaissons pas encore la cause précise de l’ inondation dans ce secteur. L’eau a-t-elle passé par-dessus une digue de mer dans ce secteur récemment rehaussé ? Ou le mauvais état des digues de terre de l’estuaire de l’étier des Coëfs est-il en cause ? (cotes des ouvrages  trop basses, coupes pratiquées dans les talus par certains exploitants, mauvais entretien ou gestion défectueuse des ouvrages de prise d’eau ?)

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Ci-dessous: Vues de l’eau traversant la route menant à France-Turbot (Bon Port) Est-ce par là que l’inondation est passée vers le secteur de la Grande Passe ?

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Ci-dessous: Le long de la route menant vers France-Turbot (Bon-Port) le talus de la digue de terre Sud de l’Etier des Coëfs a été coupé par un exploitant ostréïculteur pour faciliter un accès direct à l’étier. Dans le coin de la pièce d’eau à droite on voit qu’un ravinement d’inondation a eu lieu par cet endroit. Cliché pris à 12h30.

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Ci-dessous: Vue de la même coupe à 17h45 Le talus de la digue de terre a été rebouché pendant la journée!

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Ci-dessous: Aspect de la digue de terre Sud de l’Etier des Coëfs à 200m plus au Nord dans le secteur de la Matte, la digue de terre est très haute à cet endroit.

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Ci-dessous: A partir de la digue Sud de l’Etier des Coëfs, vue vers l’Est du secteur inondé.

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Ci-dessous: Alors que ce secteur est totalement inondé, le busage de contrôle hydraulique de cette zone est laissé en situation de prise d’eau par défaut de gestion par le propriétaire ou l’exploitant de cette zone. (Clichés pris à 18h le 28 février.)

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Ci-dessous: Secteur de la Matte, rive Sud de l’Etier des Coëfs.
Ecluse intérieure de gestion en position fermée.

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Inondation au secteur Les Clouets

Ci-dessous: A l’entrée de Noirmoutier en l’Ile, le secteur des Clouets a été partiellement inondé, apparemment par le pont de la RD 948 et les chaussées de terre de la rive Nord de l’Etier de l’Arceau.

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(Cliquez sur les miniatures pour voir les photos)

Ci-dessous: A la marée haute suivante le dimanche 28 février dans l’après-midi, vue sur les chaussées de terre, fragiles protégeant le secteur de prés en partie urbanisé des Clouets voisinant l’estuaire de l’Etier de l’Arceau.
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Photos des inondations aux Sableaux

La résidence des Sableaux fait partie des secteurs d’urbanisation de l’île soumis à un aléa moyen à fort du point de vue du risque de submersion marine (sources DDE 85 Atlas SOGREAH 2000) L’inondation dont ce secteur vient d’être l’objet constitue une alerte sérieuse.

Ci-dessous: L’accès pompier à la plage des Sableaux, à l’extrémité du muret de protection, par où l’eau s’est engouffrée dans les allées de la résidence des Sableaux situées en contrebas de la route longeant la plage. Les débris à droite de l’arbre proviennent d’une cabine endommagée par la tempête, il ont été ramassés sur la plage.

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Ci-dessous: Vue d’une des trois allées par lesquelles l’eau a inondé ce secteur.

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Ci-dessous: Niveau de l’eau à 13h 40 après 9h 40 de pompage.

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Le pompage de ce secteur a duré de 4h  du matin à 15 h

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Ci-dessous: Vers 15h30 seules les traces en bas des murs,et quelques flaques témoignent de l’inondation.

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La stagnation de l’eau dans le jardin de cette villa montre que cette zone résidentielle doit sans doute revoir complètement son schéma d’évacuation des eaux pluviales.

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Le niveau maximal d’inondation semble avoir été dans ce secteur d’une trentaine de centimètres (voir ci-dessous).

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Ci-dessous: dans la partie la plus basse du secteur à environ 50 mètres en contrebas de la route, le pompage a été effectué pendant environ 11h dans un puisard recueillant l’eau provenant de rigoles cimentées servant à la collecte de l’eau pluviale de la zone.

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On peut faire l’hypothèse que l’association des copropriétaires de la résidence des Sableaux mette à l’ordre du jour de sa prochaine Assemblée générale la question de la protection contre la mer (équipement de protection amovible à créer pour l’accès pompier) et celle de la révision de son schéma d’évacuation des eaux pluviales (recreusement d’un réseau de fossés avec évacuation gravitaire).

Inondation au Fort Larron – photos

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La position de ce catamaran au Fort Larron témoigne de la très forte élévation du niveau de la mer à l’occasion d’une conjonction de plusieurs évènements exceptionnels: Chute exceptionnelle de la pression atmosphérique, très forte tempête, marée haute de fort coefficient. On comprend ici le rôle du muret de tête d’ouvrage, qui si il a été construit, témoigne qu’à l’époque de sa construction, on connaissait parfaitement la possibilité de ce risque de surcôte exceptionnelle.

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Un camping-car s’était garé la mauvaise nuit au mauvais endroit, il a été surpris par l’inondation.

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Ci-dessus: Au matin l’eau de la cuvette de Fort Larron s’écoule à travers la route vers le polder de Grand Müllembourg par deux tranchées pratiquées avec une pelleteuse.

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Ci-dessus: Vue sous un autre angle de l’eau traversant la route de Fort Larron et se déversant dans le polder de Grand Müllembourg.

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Tranchée pratiquée à la pelleteuse dans le chemin d’accès à la plage de Fort Larron permettant l’écoulement de l’eau vers le polder de Grand Müllembourg.

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Ci-dessus: reprofilage de la pente intérieure de la digue jacobsen, pour permettre l’évacuation du trop plein d’eau par le clapet d’évacuation du Grand Müllembourg.

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L’un des points par où la mer a envahi la cuvette dunaire de Fort Larron au niveau du chantier de stockage des pierres, face au bâtiment du Conservatoire du Littoral.

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Ci-dessus: Vue de la cuvette de Fort larron inondée à partir d’un des points d’inondation.

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Ci-dessus: Vues du deuxième point d’inondation, à l’angle terminal de la digue ancienne, au niveau de la plage du Fort Larron, à l’entrée de l’avant-port.

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Ci-dessus: Le muret a été emporté par la pression de l’eau.

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Ci-dessus : L’affouillement dû à l’érosion de l’inondation a mis à jour la pente intérieure pavée de l’ancienne digue de haut de plage.

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Ci-dessus: La cuvette inondée de Fort Larron formant un lac dans l’ancienne anse sablonneuse, l’eau s’évacue à basse mer à travers la digue, à sa base, creusant un canyon dans le sable du haut de plage.

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Ci-dessus: A basse mer écoulement de l’eau d’inondation par exfiltration à travers la digue.

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Ci-dessus: A basse mer au niveau des palplanches de la base de la digue, écoulement de l’eau d’inondation sous pression  par dessous les fondations.

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Ci-dessus : A marée basse, non loin du pied de digue dans le sable vaseux, plusieurs points de sorties de l’eau sous pression faisant sources témoignent de la fragilité du sous-sol sous la digue.

Inondations à Noirmoutier – nos photos inédites

Secteur le Pré des Bernes, Terrain Neuf, les Ileaux, les Retraites: photos prises le dimanche 28 février à 11h

Ci-dessous, vues du pont de la RD 948 vers le Pré des Bernes et le Terrain Neuf (cliquez sur les miniatures)

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Ci-dessous, une maison d’habitation inondée située dans le secteur du Pré des Bernes.

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Ci-dessous, une « caloge » traditionnelle au milieu des prés submergés.
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Ci-dessous, la totalité de ce secteur du Pré des bernes sous les eaux, les installations aquacoles du Terrain Neuf en arrière-plan.

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Ci-dessous, la route d’accès à la zone du Terrain Neuf, est entièrement submergée.

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Ci-dessous: Dans ce secteur inondé certaines parcelles émergent de peu de hauteur.

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Ci-dessous: Vue  vers le Nord du secteur ostréïcole des Retraites inondé. Dans ce secteur, un jeune exploitant déjà en difficulté du fait des mortalités d’huîtres avait réussi après beaucoup de difficultés à obtenir un prêt pour racheter du naissain. L’inondation a mis hors d’état de fonctionner l’ensemble de son matériel et de ses installations et dispersé toutes ses mannes d’huîtres. Il ne peut  maintenant compter que sur l’arrêté de catastrophe naturelle et l’indemnisation par l’assurance. Au premier plan, les matériaux de renforcement pré-positionnés pour le consolidement des digues de Retraites, travaux inachevés. On imagine que, à l’occasion de ces inondations catastrophiques, (mais malheureusement tout à fait prévisibles) les travaux de défense des digues estuariennes vont bénéficier d’un surcroît d’attention de la part des élus et des organismes financeurs.

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Ci-dessous: vue de la chaussée de terre très dégradée de l’estuaire de l’étier des Coëfs vers Bon Port.
A cet endroit comme à beaucoup d’autres endroits des estuaires des étiers de l’Arceau et des Coëfs, les digues de terre n’ont fait l’objet depuis très longtemps d’aucun travail d’entretien, de renforcement ou de rehaussement. A la prochaine surcote, à cet endroit comme dans d’autres secteurs, toute la zone en arrière-plan sera à coup sûr totalement submergée.

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Ci-dessous: Cabane ostreïcole inondée dans le secteur des Retraites

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Ci-dessous: Vue du secteur inondé des Retraites en direction de la zone commerciale. 14h après les surcôtes, l’eau arrive encore au niveau du chemin.

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Ci-dessous: Vue du secteur inondé des Retraites en direction de Noirmoutier, à l’arrière-plan, le Terrain Neuf.

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Ci-dessous: Au Sud du secteur ostréïcole des Retraites, au pied des matériaux de renforcements de la digue des Retraites. La laisse des déchets divers le long du talus témoignent que le niveau maximal de la submersion a pu être de l’ordre d’un mètre au-dessus du niveau observé en fin de journée le 28 février, 14h après l’inondation.

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Ci-dessous: Vue de la digue de terre de Terrain Neuf récemment rehaussée. A l’arrière-plan, la baie du Port.

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Ci-dessous: Vue des bassins aquacoles de Terrain Neuf lesquels n’auraient apparemment que peu ou pas souffert d’inondation.inondations19.jpg
Ci-dessous Un tuyau d’alimentation du Terrain Neuf provenant de l’étier des Coëfs. Ce tuyau a été déterré par l’inondation.

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À suivre….

Inondations

Comme nos lecteurs le savent sans doute, la tempête dans la nuit de samedi 27 à dimanche 28 février 2010 a occasionné des dégâts importants en Vendée (voir par exemple cet article de Ouest France).

Nous ne déplorons pas de décès à Noirmoutier; mais il y a eu de très importantes surcotes avec inondations à différents endroits de l’île lors de l’exceptionnelle chute de pression avec très forte tempête au moment d’une marée haute de vive-eau avec coefficient de 102.

En raison de cette surcote importante, l’eau est passée par dessus les digues dans la zone aquacole et ostréïcole, à la fois par l’estuaire de l’étier de l’Arceau et par celui des Coëfs. Certains points faibles trop bas, pont de la D 948, écluses, coupes dans les chaussées faites par ostréïculteurs, ouvrages hydrauliques traversants mal gérés, ont également laissé passer beaucoup d’eau.

Les dégâts à certaines exploitations conchylicoles et aquacoles de la zone de Terrain Neuf et des Ileaux sont susceptibles d’être importants.

Au Fort Larron deux passages d’eau très importants avec très forts affouillements des ouvrages anciens (muret, chemins empierré) ont eu lieu par dessus les ouvrages, l’un au niveau du Fort Larron, l’autre 200m plus à l’Est. Toute la partie basse entre Fort Larron et la mer a été remplie, deux tranchées ont été creusées à la pelleteuse pour permettre l’évacuation d’une partie de cette eau vers le polder de Grand Müllembourg.

Aux Sableaux, tout un quartier inondé (environ 30 cm) en contrebas du muret. L’eau est passée par l’accès pompier, au bout du mur côté Bois de la Chaize, où le mur s’arrête, et s’est engouffrée par trois allées vers les villas en contrebas. L’eau a été pompée dimanche de 4h du matin  à 15h vers l’évacuation pluviale.

Une inondation a eu également lieu par le quai du port de Noirmoutier devant chez Burgaud et sur la place d’Armes. Le premier marais salant du polder du Petit Müllembourg a été inondé par  de très grandes quantités d’eau provenant principalement du quai du port et par des surcotes par dessus la digue Jacobsen. Ces surcotes ont créé des « coulons », effondrements importants de la terre de la pente intérieure à différents endroits.

Le marais salant de Bonne Pogne, voisin de l’estuaire de l’Etier des Coëfs, a subi des pertes importantes dû aux inondations de l’ensemble de l’exploitation par des surcotes par dessus les points bas des chaussées de terre, assez fragiles et non entretenues dans cette zone située juste avant l’écluse de cet étier. Les bas des tas de sel stockés sur les bossis de ce marais ont subi des pertes du fait de la dissolution de la base des tas de sel par l’élévation très importante du niveau de l’eau.

La Communauté de communes tiendra une réunion exceptionnelle le 3 mars pour discuter de la sécurité des populations face à la mer. Vous serez informés en lisant le blog. Entretemps, on peut lire les réactions du Président de la Communauté de communes dans un article de Ouest France, en cliquant ici.

Nous mettrons des photos sur le blog dans les heures qui viennent.

Entre le Bouclard et les Ileaux

Reportage photos du 21 février le long des digues orientales entre le Bouclard et les Ileaux.

Chacun d’entre nous a pu suivre ces travaux à distance depuis plusieurs mois à travers les pancartes ou documents d’information et les innombrables camions de terres ou de rochers transitant par les routes. Il nous a semblé intéressant d’aller nous promener dans ce secteur peu connu du public jusque là réservé à de très rares promeneurs. La visite s’est effectuée le long des ouvrages de défense à partir de l’écluse du Bouclard jusqu’à la jetée des Ileaux sur un parcours d’environ 2500 mètres de digues, la majeure partie de ce parcours ayant fait l’objet de travaux récents de consolidation et de rehaussement.

Les noms des ouvrages successivement rencontrés: Digue de Bouclard (230m), Digue de l’Anglée (175m), Digue de Jubert (530m), Digue de Bremaud (400m), Digue du Clouet des Ileaux (470m), Digue des Ileaux (1200m).

bi-plan.jpg Pour voir un plan des lieux, cliquez sur la miniature.

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Ci-dessus, vue de l’écluse intérieure du coëf de l’ancienne zone salicole du Bouclard, aujourd’hui conchylicole.

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Ci-dessus, vue vers la vasière au niveau de l’exutoire du coëf du Bouclard. On voit bien que le niveau d’évacuation gravitaire est largement en dessous du niveau de la vasière. L’eau y a creusé un lit sinueux. C’est pourquoi il est essentiel, dans ce genre de situation, d’effectuer des chasses (hydrocurages par manoeuvres de « garde » lors des vives eaux, suivies de lâchers d’eau à marée basse).

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Ci-dessus, vue des digues du Bouclard et de l’Anglée avec à l’arrière-plan la digue de Jubert. Les travaux de consolidation des digues ont créé une « marche » extérieure, passage bétonné permettant l’accès du public. Nous avons rencontré plusieurs couples de promeneurs comme nous très intéressés de ce nouvel itinéraire de découverte. Ce site de promenade permettant de découvrir l’identité historique et technique d’une île conquise et défendue contre la mer, est sans doute promis à un bel avenir. Il faudra peut-être surveiller sa dangerosité en cas de tempête. Ce passage, s’il est durablement ouvert au public, va créer un « regard » nouveau du public sur les zones conchylicoles et aquacoles et donc modifier considérablement la « perception » paysagère de ces zones.

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Ci-dessus, vue d’une exploitation conchylicole riveraine des digues de Jubert-Bremaud. Il semble que, malgré les informations alarmantes sur l’environnement sanitaire de l’ostreïculture (fortes mortalités) des installations professionnelles à fort investissements ont toujours lieu. Ici, on voit des travaux d’agrandissement de bâtiments en cours sur une exploitation, les bassins ayant fait l’objet d’une importante campagne de travaux de curage et de réaménagement hydraulique. Les piquets avec fil de fer barbelé au premier plan témoignent d’une préoccupation importante et nouvelle créée par ce nouvel accès par la digue, d’éviter l’accès aux exploitations.

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Ci-dessus, l’exutoire en mer du coëf de prise et d’évacuation de cette exploitation conchylicole. Situé à environ 20 mètres, pour aller au delà de la sédimentation naturelle de cette zone en forte accrétion. L’exploitant a même dû creuser un canal d’évacuation de plusieurs dizaines de mètres dans la vasière pour pouvoir évacuer.

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Cette zone de la digue de Bremaud est dans un secteur à forte sédimentation présentant l’existence d’un « schorre ». Le « Schorre » est la partie supérieure des étendues intertidales (comprises dans la zone de balancement des marées ) faites de sédiments fins accumulés par les pleines mers et couvertes d’un tapis végétal halophile (plantes spécifiquement adaptées aux milieux salés). On voit ici le rôle potentiel des algues dans la sédimentation.

(à suivre…)

Jetée Jacobsen : suite du photo-reportage

Les photos ci-dessous ont été prises le 17 février.

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Ci-dessus, vue de la pente intérieure de la jetée, Grand Müllembourg. Environ 200 mètres d’enrochement ont été réalisés.

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Ci-dessus, Grand Müllembourg, trappe intérieure du coëf de prise d’eau après achèvement des travaux de pose du nouveau busage.

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Ci-dessus, vue de la tête de digue  et de sa pente extérieure refaite après remplacement du busage.

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Ci-dessus, la vieille porte intérieure du coëf de l’Etier de Ribandon, tristement vouée à la destruction et à l’oubli (photographiée en place dans notre précédent reportage).

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Le Coëf maçonné de l’Etier de Ribandon a perdu sa vieille porte. Nous ne savons pas si une nouvelle porte est prévue.

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Ci-dessus, la pente extérieure de la chaussée, côté mer, au niveau du clapet du coëf de l’étier de Ribandon.

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Au dessus de la voûte du coëf de Ribandon, un coffrage a été réalisé pour renforcer le coeur de la chaussée. A droite on voit le muret maçonné qui renforce le sommet de la digue côté mer. La coupe laisse apparaître les couches successives d’empierrement sous le bitume.

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Vue à partir de l’étier de Ribandon vers le Petit Müllembourg. Les travaux d’enrochement intérieur ont commencé.

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Ci-dessus, détail de la réalisation vu du haut de la digue: On distingue bien le géotextile et la couche de petites roches stabilisant la base de l’enrochement lourd.

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Vue du début du chantier d’enrochement de Petit Müllembourg à proximité de l’étier de Ribandon.

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Le froid tombe avec le soir, dans les dernières lueurs du soleil, il n’y a pas de vent. Sous cette belle étendue d’eau, sous la vase de l’avant-port, entre les membrures enfouies du cimetière des vieux bateaux, dorment des souvenirs…

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…et des secrets, que connaissent peut-être ces oies Bernaches qui s’envolent.

Quel temps fait-il sur Noirmoutier?

La musique générique du film de Jacques Tati « Les vacances de Monsieur Hulot« , une mélodie légère et entraînante, a pour titre « Quel temps fait-il à Paris? »

L’idée sans doute serait que les estivants peuvent accroître leur bonheur d’être en vacances en pensant avec Schadenfreude à la vie quotidienne qui est si loin de leur lieu de villégiature; ou peut-être que la question ne cherche pas de réponse : on ne sait pas, lorsqu’on est en vacances, quel temps il fait à Paris – et on ne s’en soucie guère!

Par contre, ceux qui viennent dans l’île de Noirmoutier pour les vacances, mais en sont tenus éloignés le reste de l’année, se demandent peut-être parfois quel temps il fait sur la côte atlantique en dehors de leurs séjours.

Eh bien, grâce au blog de Vivre l’île 12 sur 12, vous pourrez toujours savoir quel temps il fait sur Noirmoutier,  où que vous soyez dans le monde, à condition d’avoir une connection internet.

Il suffit de cliquer sur l’onglet Webcams  en haut de cette page (et de chaque page du blog)  pour voir, en temps réel, le port de l’Herbaudière et le port de Noirmoutier.

Pour une vue plus globale, on peut cliquez sur le lien Vues satellite en direct,  dans la liste de liens à droite. La carte de la NASA est mise à jour quotidiennement.

Un nouveau Préfet pour le département

Le Conseil de Ministres du 20 janvier a nommé Jean-Jacques Brot préfet de Vendée. À en croire  cet article paru dans l’Écho Rébublicain du 21 janvier, Monsieur Brot, préfet d’Eure-et-Loire depuis novembre 2007, n’aurait pas peur des confrontations avec les élus : « de son passage [en Eure-et-Loire] on retiendra surtout le climat de tension parfois extrême qui prévalut dans ses relations avec le député-maire UMP de Chartres, Jean-Pierre Gorges. «L’Etat ne polémique, et ne polémiquera pas» répétait à l’envi Jean-Jacques Brot après chaque «couac» avec le maire de Chartres. De son côté, ce dernier ne faisait pas mystère des sentiments que lui inspirait un préfet qu’il plaçait au rang de ses opposants. Au centre des divergences entre les deux hommes: une vision différente de la politique du logement social – qui éclata au grand jour et de manière spectaculaire en octobre 2008 lors d’un congrès des maires à Dreux – et le dossier de la station d’épuration de Seresville dont le préfet refusa de signer la déclaration d’utilité publique l’été dernier. »

Vivre l’île 12 sur 12 a écrit la lettre ci-dessous au nouveau préfet, pour lui faire part de nos inquiétudes quant à l ‘avenir de l’île.

Monsieur le Préfet,

Ce courrier que nous avions prévu d’adresser à votre prédécesseur vous permettra d’envisager le travail engagé sur l’Ile de Noirmoutier, par l’association Vivre l’Ile 12 sur 12, agréée pour la défense de l’environnement depuis 1989.

L’environnement de l’Ile nous semble en grand risque de subir d’importantes dégradations, dues aux nombreux projets envisagés et en cours.

Depuis le début d’octobre, nous avons étudié pas moins de cinq révisions et modifications des P.L.U. ou des POS de trois des quatre communes de l’île :

  • Modification du P.L.U. de Noirmoutier en l’Ile, qui envisage d’autoriser la surélévation des habitations du secteur historique classé de Banzeau et celui du port de l’Herbaudière, face à la mer. Est-il utile de détruire des secteurs classés en unifiant les hauteurs des bâtiments (Cf rapport au Commissaire enquêteur chargé de l’enquête publique) ?
  • Révision de la zone du Port de Morin à l’Epine. Après l’annulation du P.L.U. de 2005 par les élus actuels, nous sommes retournés au POS de 1983, le plus dommageable pour l’environnement par la création de nombreuses zones en IINM (Cf rapport au Commissaire enquêteur chargé de l’enquête publique).
  • Encore à l’Epine, ouverture à l’urbanisation des secteurs de « Terpineau » (zone humide ZNIEFF de type 1), « la Cosse » proche du « Marais au Jon » (secteur protégé), le « Pas de Lisière » (voies étroites Cf rapport au Commissaire enquêteur chargé de l’enquête publique).
  • Modification des zones NA à Barbâtre (copie du rapport adressé directement à M. le Préfet).
  • Toujours à l’Epine, révision du secteur des « Eglats » dont nous avons pris connaissance en Mairie : passera-t-il en enquête publique ? C’est un secteur de marais où la Loi sur l’eau s’impose, et où il est prévu l’agrandissement d’un garage (Cf fiche).
  • A l’Epine, révision du camping sur une zone boisée classée, en bordure du littoral (Cf fiche).
  • A l’Epine, création d’une aire de stationnement ouverte aux camping-cars, à l’entrée du village, où étaient précédemment stockés des matériaux nécessaires à la commune pour ses travaux, ce qui oblige le transfert des dits matériaux vers le « Pré aux oies », au cœur des marais salants, en zone Natura 2000, ZICO, ZPS. Ce qui ne manquera pas d’engendrer un trafic important d’engins lourds dans une zone très sensible et où de surcroît tous dépôts sont interdits.
  • A Barbâtre, ouverture à l’urbanisation d’un lotissement sur 36000 m² au lieu-dit « le Niaisois ». Cette zone, située à 6 km du bourg (aucun transport public), au pied d’un moulin classé, en dessous du niveau de la mer (1,50 m), inondé lors des épisodes pluvieux, bordé à l’est par la D. 38, voie à grande circulation et à l’ouest par une forêt, une dune et une plage classés Natura 2000.
  • Enrochement des plages à l’ouest et à l’est de l’Epine, à l’Herbaudière, sur la jetée Jacobsen. Tous ces travaux visant à rendre l’île insubmersible, ce qui permettrait de s’affranchir du P.P.R.N.
  • Projet d’aménagement de rond-point et parkings dans le secteur du Gois à Barbâtre, site de très grand intérêt en cours de classement. Les études se font en toute discrétion, alors qu’il existe un Comité de pilotage qui ne s’est pas réuni depuis la fin 2000.

Malgré nos demandes réitérées, par courriers recommandés, nous ne sommes pas invités aux réunions concernant les personnes publiques. Nous avons été exclus de la Commission de défense contre la mer, sans aucune explication.

Au vu du travail réalisé par l’Association, votre prédécesseur nous a invités à participer au groupe de suivi du P.P.R.N. et à la révision du SAGE. Dans tous les dossiers, nous sommes confrontés à un refus de prise en compte des zones humides, alors que 70 % de la surface de l’île se situe en dessous du niveau de la mer et que les eaux pluviales ne peuvent s’évacuer à la mer qu’en fonction de la marée et pendant un temps restreint. Bassins d’orages ou zones classées Natura 2000 sont menacées de pollution par les projets de constructions, création de zones artisanales, parkings, et à terme vont disparaître.

Devant tant d’incompréhensions, nous avons voulu vous alerter et nous souhaitons votre soutien pour la poursuite de ce travail que nous effectuons depuis 1985.

L’Ile de Noirmoutier est belle mais fragile. Nous l’aimons et nous souhaitons qu’elle garde le charme qui nous a séduits, pour que tous puissent en profiter dans les années à venir. Venez la voir, Monsieur le Préfet. Nous serions aussi heureux de vous rencontrer pour évoquer les différents dossiers avec nous.

Veuillez accepter, Monsieur le Préfet, l’assurance de notre haute considération.

La Présidente :
M. T. Beauchêne

Travaux sur la Jetée Jacobsen (suite du reportage photo)

 Ci-dessous, des photos prises aujourd’hui sur la Jetée Jacobsen.

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Ci-dessus, le matériel utilisé pour les travaux.

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Ci-dessus, vue de la trappe intérieure du Grand Müllembourg après finition.

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Ci-dessus, les plaques métalliques constituant le plateau de travail de la pelleteuse d’enrochement.

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Ci-dessus, 80 mètres d’enrochement ont été réalisés sur la pente intérieure. Pendant le travail, de nombreuses pierres sont tombées sur la pente extérieure.

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Ci-dessus, travaux de remplacement du busage de prise d’eau du Grand Müllembourg, 40 mètres à l’Est de l’Etier de Ribandon. Coupe de la digue au trois-quart remblayée après pose d’un busage plastique renforcé de 630mm.
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Ci-dessus, vue de la pente extérieure de la digue après pose du nouveau busage.

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Ci-dessus, le clapet extérieur.

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Ci-dessus, vue du chantier côté polder. L’épaisseur de la digue est à moitié ouverte. Les éléments de busage et le tablier en béton qui portera la trappe intérieure attendent leur pose définitive.

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Après de longues années de bons et loyaux services la porte à crémaillère ci-dessus mériterait de plus honorables funérailles!
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Travaux sur la Jetée Jacobsen

Si vous aimez à vous promener le long de la Chaussée Jacobsen, vous allez être privé d’un plaisir pendant quelques semaines : la jetée est interdite à toute circulation pendant la durée des travaux.

Voici notre reportage photo, réalisé mercredi dernier, 3 février.

jacobsen-1.jpg Ci-dessus, les derniers travaux de remblaiement suite au remplacement du coef de vidange du Grand Müllembourg, tout au bout de la jetée, avant le fort Larron. Ce coef (terme noirmoutrin désignant les canalisations hydrauliques traversant les digues de mer) servait autrefois pour l’évacuation des eaux de cette zone salicole.

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Ci-dessus, détail du système de contrôle intérieur Ventelle coulissante à crémaillère.

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Ci-dessus, vue du clapet côté mer. La digue, d’une cinquantaine de mètres de largeur à ce niveau a été ouverte, un tuyau de 800mm a été posé à côté de l’ancien coef en pierre de section rectangulaire, postérieurement prolongé de busages en ciment. Le passage sous-pierre a été rebouché afin qu’il ne constitue pas un point faible caché.

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Ci-dessus, la totalité de la pente intérieure de la jetée a été débroussaillée, les troncs de tamarin tronçonnés ou arrachés.

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Sous le poids des allées et venues des engins de chantier (pelleteuses, camions), les fissures du revêtement de bitume montrent le tassement du sol et la fragilité de l’ouvrage.

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La bande enherbée côté mer a été décaissée par endroits, mettant en évidence la tête maçonnée et l’épaisseur des couches successives de bitume.

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La pelleteuse, avec son bras de quinze mètres, en train de décaisser environ un mètre d’épaisseur de terre meuble sur la pente intérieure.

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Ci-dessus, au premier plan, la planche-gabarit de bois indiquant au pelleteur le bon angle pour la pose de  l’enrochement. En haut à gauche les planchers métalliques de 10 mètres de large permettent à la pelleteuse d’avoir une assise stable et une meilleure répartition du poids. A l’arrière, l’enrochement en cours de réalisation.

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Après décaissement, pose d’un géotextile, de pierraille, puis de roches. Le 3 février, 40 mètres d’enrochements ont déjà été réalisés, 100m à l’Est de l’étier de Ribandon.

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Ci-dessus, la vieille porte intérieure du coef de Ribandon, entièrement maçonné. Les enfants y allaient jouer et pêcher autrefois.

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Ci-dessus, l’escalier fait de pierres en saillie permet de descendre manoeuvrer et entretenir le clapet de la porte extérieure.

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La ferraille à la mer, ça fatigue dur, des gonds en inox sont les bienvenus!

Plan d’action contre les algues vertes

« L’Etat consacrera 134 millions d’euros pour éliminer les algues vertes qui envahissent chaque année les plages du littoral breton. Le plan présenté, mercredi 3 février, en conseil des ministres par la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno, et le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, court de 2010 à 2014 et prévoit notamment la création d’une filière de ramassage et de traitement des algues. »(Lire l’article du Monde.fr)

Ouest France parle d’un plan « qui ménage les agriculteurs ».

Le plan quinquennal est basé sur les recommandations du rapport de la mission interministérielle demandé par le Premier Ministre François Fillon, et remis le 20 janvier, rapport dont, cependant, les recommandations n’ont pas été rendues publiques.

D’après le journal Libération,  les associations écologistes (qui ont été reçues hier par les services de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie), se demandaient pourquoi les agriculteurs auraient eu connaissance du rapport avant elles. (Voir aussi Ouest France du 28 janvier 2010.)

“Ce rapport devait être rendu public début décembre, on est arrivé fin janvier et c’est le monde agricole qui en a eu connaissance, il y a quelque chose qui n’est pas clair, s’alarmait Gilles Huet, de l’association Eau et Rivières à la fin de janvier.

Après avoir été reçu hier, mardi, avec d’autres écologistes par des membres du cabinet de la secrétaire d’Etat, il ne s’est pas montré moins sceptique. « On est dans la com. Sur l’axe préventif, pour l’instant c’est la nébuleuse. Il est question de la mise en œuvre de projets territoriaux, de ‘renaturalisation’ de 20 % des surfaces, de protection des zones humides sur la base du volontariat, mais qu’est ce qu’on fait si ça ne marche pas ? », s’interroge t-il.

À lire également:

Libération : les écolos sceptiques après avoir été reçus au Ministère

France Info : un plan pour éradiquer les algues vertes

Le Télégramme : déception des associations

FR3 : explication du phénomène ; reportage – Mesquer (44) ; article sur le plan d’action.

Pour un dossier très complet sur la question des algues vertes, on peut consulter le site du Télégramme de Brest, et en particulier la page des vidéos et le dossier sur les algues vertes. À consulter aussi, le site internet de l’association S-eau-S.

La Grande Boucle

Le Tour de France partira, en 2011, de Barbâtre : la première étape débutera par le passage du Gois.

Le bruit courait déjà depuis quelque temps; il a été confirmé ce matin par Philippe de Villiers, Président du Conseil Général, et Christian Prudhomme, directeur de l’épreuve (cliquez ici pour voir le site du Conseil Générale).

En juillet 2005, le Tour avait commencé par une épreuve contre la montre entre Fromentine et Noirmoutier en l’île. (Lire notre article ici.)

Les coureurs étaient déjà passés par le Gois en 1993 et 1999.

Le plan de prévention de risques naturels

La Loi du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l’environnement est mieux connue sous le titre de Loi Barnier, de Michel Barnier, Ministre de l’Environnement du gouvernement Balladur à l’époque.

La  Loi Barnier institue les principes généraux du droit de l’environnement et une série de nouvelles exigences.

En particulier, le Titre II contient des dispositions relatives à la prévention des risques naturels; le Chapitre 2 de ce Titre (article 16 à 22) traite des plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPRNP).

Le PPRN n’est pas un programme de travaux qui viserait à empêcher les inondations ou tout autre évènement naturel de se produire. Son objet est de délimiter les zones exposées directement ou indirectement à un risque et d’y réglementer l’utilisation des sols. Cette réglementation va de l’interdiction de construire à la possibilité de construire sous certaines conditions.

L’élaboration des PPRN est une compétence de l’Etat. Les collectivités concernées sont consultées. Le projet est soumis à enquête publique.

Comme le précise la fiche d’un dossier de presse gouvernemental de 2007 téléchargeable en cliquant ici, les PPRN ont pour objectif de maîtriser l’urbanisation dans les zones à risques et de réduire la vulnérabilité des populations et des biens existants.

À Vivre l’île 12 sur 12, nous sommes convaincus que notre île a besoin d’un plan de prévention de risques naturels.  Nous attirons l’attention sur le danger de submersion marine depuis de nombreuses années: nous en avons fait le thème de notre stand au Forum des Associations en 2007, et nous réclamons ce PPRN depuis 2003.

La Présidente et un autre membre du CA, Jean-Louis Eugène, participent au Comité de Pilotage du PPRN. Nous y avons été félicités pour notre travail sur les dossiers sur les catastrophes et cataclysmes, et sur le bassin versant du nord de l’île, qui sont utiles au bureau d’études retenu par le Préfet. Jean-Louis Eugène, l’auteur de ces dossiers, a préparé un mémoire sur le plan de prévention des risques qui a été très bien reçu.

Comme nous l’avons prévu dans notre article du 18 septembre 2008 : « La création de ces PPRN noirmoutrins va soulever certainement beaucoup de commentaires car, dans notre île située en grande partie sous le niveau de la mer mais où les transactions immobilières sont une importante source de revenu, les enjeux financiers vont être considérables. »

Et en effet, après avoir commandé une contre-étude – celle commencée par le Préfet ne leur ayant pas plu – les élus réclament maintenant une troisième étude au Conseil Général pour les soutenir. Ces trois études sur le même sujet sont bien entendu payées par le contribuable! Affaire à suivre, donc.

Pour lire le compte rendu du Courrier Vendéen de la réunion publique sur le PPR tenue en octobre 2008, cliquez ici.

Il y a dix ans : Erika (bis)

Le dixième anniversaire du naufrage de l’Erika était marqué dans les colonnes du Journal du Dimanche, qui publie un article dans son numéro du 12 décembre, lisible sur le site internet du journal en cliquant ici. La page contient aussi des liens vers d’autres articles pertinents, sur le procès de Total.

Outre la pollution, cette catastrophe a eu d’autres effets néfastes, dont l’érosion importante de la plage due au nettoyage.

« Dans l’urgence, la dépollution a privé les plages de plus de 200.000 tonnes de sable et de galets. Cela a favorisé l’érosion du littoral. » explique le géomorphologue Paul Fattal, directeur de l’Institut de géographie et d’aménagement régional de Nantes.

Comme le dit notre présidente, Marie-Thérèse Beauchêne, citée dans l’article du Journal du Dimanche : « Une plage n’est pas faite pour être balayée tous les jours! »

À Noirmoutier, on a parfois l’impression d’être passé de l’autre côté du miroir avec Alice!

 

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Or, le Morse et le Charpentier
S’en allaient tous deux côte à côte.
Ils pleuraient à faire pitié
De voir le sable de la côte,
En disant : « Si on l’enlevait,

Quel beau spectacle ce serait ! »


« Sept bonnes ayant sept balais
Balayant pendant une année
Suffiraient-elles au déblai ? »
Dit le Morse, l’âme troublée.
Le Charpentier dit: « Certes non »,
Et poussa un soupir profond.

Il y a dix ans : Erika

Le 12 décembre 1999, le pétrolier Erika s’est brisé en deux à 40 milles au large des côtes de la Bretagne. Plus de 10.000 tonnes de pétrole lourd ont été répandues dans la mer, polluant 400 kilomètres de côte, endommageant gravement la flore et la faune, et provoquant de graves répercussions pour la pêche et le tourisme.

Dans notre Bulletin d’Infos  N°23 du printemps 2000, nous avons rendu compte du déroulement des événements.

Plage début janvier 2000

Plage de la Coquette début janvier 2000

Ci-dessus, la plage à la Pointe de la Loire, à La Guérinière, début janvier 2000.

L’observatoire des marées noires a été constitué le 8 avril 2000 à la DIREN (Direction régionale de l’environnement) à Nantes. Son but était de permettre aux associations de protection de l’environnement de poursuivre leur travail au-delà des opérations d’urgence, et d’établir leur propre bilan écologique.

C’est le 16 janvier 2008 que Total a finalement été condamné à une amende de €375.000 pour « faute d’imprudence caractérisée ». La société a fait appel de ce jugement, procédure que l’on pourra suivre sur le site internet de la coordination Marée Noire. On attend l’arrêt de la Cour d’appel le 30 mars 2010 à 9h30.

Assainissement : le TA de Nantes annule la procédure pour l’attribution de la DSP

Comme nous l’avons signalé sur le blog, le conseil communautaire s’est réuni le 10 novembre pour choisir le délégataire pour le service public de l’assainissement collectif des eaux usées à partir du 1er janvier 2010. C’est la SAUR qui a emporté le contrat, pour une durée de 12 ans. Le Courrier Vendéen du 19 novembre rend compte de la réunion du conseil communautaire dans un article que vous pourrez lire en cliquant sur la vignette ci-dessous.

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Comme nous l’avons précisé, la tarification de la Lyonnaise des Eaux était plus intéressante pour les habitants à l’année (consommation entre 40m³ et 100m³), mais le choix de cette société impliquait un surcoût pour la Communauté de communes. En effet, un budget de €50.000 en sus pour la Lyonnaise lui permettait de faire un audit complet du réseau de l’ile; ensuite, un budget annuel tarifé permettait la remise à neuf de ce réseau. Jacques Oudin, dont la voix fut la seule contre le choix de la SAUR,  prétendait que ce surcoût serait vite rentabilisé par l’amélioration du réseau. Selon Noël Faucher, un contrat avec la Lyonnaise des Eaux comportait une obligation de travaux de rénovation de €300.000 par an.

Le samedi suivant, le Président de la Communauté de communes proposait un point presse pour refaire le point sur cette délégation, ce qui a permis aux journalistes présents de poser un certain nombre de questions. En particulier, à la question de savoir si les calculs de Jacques Oudin étaient bons, le Président répond que non. En ce qui concerne l’état du réseau, dont Monsieur Faucher prétend qu’il est « en bon état », nos photos de l’été 2008 visibles en cliquant ici ou ici seraient de nature à démontrer le contraire.

Vous pourrez lire le reportage du Courrier Vendéen sur ce point presse en cliquant sur la vignette ci-dessous.

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Le Courrier Vendéen nous propose aussi une comparaison sur les tarifs du prix d’assainissement dans les deux offres mises en concurrence. Pour la lire, cliquez sur la vignette ci-dessous.

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Nous venons d’apprendre qu’un jugement en référé du Tribunal Administratif de Nantes, saisi par la Lyonnaise des Eaux, a annulé la procédure d’attribution de la Délégation de Service Public de l’assainissement collectif des eaux usées. Il est reproché à la Communauté de communes son manque de transparence dans les critères de choix de la meilleure offre.

La Communauté de communes devra reprendre la procédure à compter de l’envoi aux candidats retenus initialement.

Vivre l’île 12 sur 12 va se pencher sur l’affaire. Lisez le blog pour rester au courant.

La lutte contre la prolifération des algues

Notre Association a été invitée à participer à une réunion publique organisée en Mairie de La Guérinière le 24 novembre dans le cadre de la “Mission interministérielle en vue d’un plan de lutte contre la prolifération des algues vertes” ordonnée par le Monsieur le Premier Ministre François FILLON.

Une journée de travail en Vendée était consacrée à cette mission, associant le Préfet, les élus et les services de l’Etat. Notre association n’était invitée que le matin à partir de 11h en mairie. Nous n’avons donc malheureusement pas pu assister à la totalité des débats du matin déjà en cours lors de notre arrivée, ni à l’ensemble des échanges de cette journée.

La visite sur place et la rédaction pour le 8 décembre du rapport de deux inspecteurs généraux était au centre de cette réunion présidée par Madame le Sous Préfet, recueillant les témoignages des élus locaux, des professionnels, des associations. Plusieurs habitants de l’île y assistaient également à titre personnel.

Les principaux élus présents:  Mme Gisèle GAUTIER, sénatrice de Loire Atlantique; Mr Louis GUEDON, député des Sables d’Olonne; Mr Noël FAUCHER, Président de la Communauté de Communes de l’ïle de Noirmoutier; Mr  Jean GAUTIER, maire de l’Epine;  Mme Marie France LÉCULÉE, maire de La Guérinière.

La réunion était structurée en deux parties:

  1. Analyse et compréhension des causes du phénomène des marées d’algues sur l’île.
  2.  Reflexions et propositions pour la mise en place d’une méthodologie préventive et opérationnelle efficace.

Questions principales posées par les différents élus locaux:

  • D’où viennent les nutriments ayant nourri ces phénomènes d’eutrophisation ?
  • Comment se sont formées ces algues ? D’où viennent-elles ?
  • Comment sont-elles venues ?
  • Des études courantologiques existent-elles permettant de modéliser leurs déplacements ?

Certaines propositions explicatives ont été apportées venant des inspecteurs généraux ou de services techniques présents.

Mr Noël FAUCHER  est intervenu longuement, traduisant l’attente forte de la population insulaire sur ce dossier :

« On a vraiment besoin de comprendre comment le phénomène se déroule et d’identifier la provenance. Nous avons aujourd’hui un questionnement sanitaire et un problème économique impactant la pêche, le tourisme. Tout doit être fait pour éviter l’échouage. Concernant le traitement de ces algues, comment les  valoriser? les détruire? On est clairement victimes avec des moyens inadaptés. Il faut par ailleurs que les données analytiques soient croisées avec les phénomènes de mortalité d’huîtres. »

Les questions principales en filigrane de ce débat:

  • L’évaluation des impacts respectifs du bouchon vaseux anoxique estuarien, des sources locales de nitrates et phosphates venant de la Baie de Bourgneuf et de l’île, d’autres sources plus lointaines.
  • L’appréciation des facteurs déclenchants météorologiques: secteur de vent d’Ouest Sud Ouest, ensoleillement exceptionnel…, ou géomorphologiques: formes littorales naturelles ou artificielles non dispersives et provoquant des courants giratoires aggravants l’accumulation de macroalgues.

Il est à noter que ce facteur morphologique dû à des aménagements artificiels a été particulièrement souligné par Madame le Sous Préfet, qui a rappelé sur un ton particulièrement ferme le lien potentiel de ces phénomènes de marées d’algues avec certains choix locaux d’aménagements littoraux (ouvrages de défense contre la mer, urbanisation…) mentionnant son expérience de Présidente de la Commisssion des sites.

Les inspecteurs généraux ont interrogé les professionnels présents pour connaître l’impact des phénomènes d’algues sur les activités primaires.

L’activité aquacole  était représentée par Mr Michel ADRIEN qui est intervenu pour évoquer les problèmes de mortalité d’huîtres liées à l’action virale récente de l’Herpès et à l’émergence d’un facteur environnemental nouveau mettant en péril les activités aquacoles liées à la bonne qualité de l’eau littorale.

L’activité agricole était représentée par Mr Luc JEANNEAU, qui est intervenu pour demander qu’en cas de nouveaux épandages agricoles à l’avenir, une convention tripartite solide soit signée entre la profession agricole, les élus, et l’Etat.

Le représentant mandaté par l’association Vivre l’ïle 12 sur 12, Nicolas GARNIER, est intervenu à cette occasion pour évoquer les forts développement d’algues vertes dans les étiers et les réserves de marais salants depuis plusieurs années.
Il a ensuite rappelé l’existence d’importants apports de nutriments (nitrates et phosphates) à partir de l’étier du Moulin et du Ribandon, citant les résultats du Bilan 1995-2004 de l’Observatoire de la Baie de Bourgneuf. Il a insisté sur la nécessité de ne pas occulter les sources locales potentielles dans les phénomènes d’eutrophisation des eaux littorales insulaires (voir l’article: “Les marées d’algues” dans notre bulletin N°55)

Messieurs DATTIN (Comité local des Pêches) et BURGAUDEAU (Adjoint au maire de l’Epine et ancien pêcheur) sont intervenus pour évoquer l’impact très fort du panache d’eau douce chargée en sédiments de l’estuaire de la Loire jusqu’à 30-40 kms au large.

Il a été souligné à cette occasion les lacunes de la recherche d’IFREMER sur l’impact du bouchon vaseux estuarien.

Mr Marc POIREAUDEAU, président de l’association Les amis de Noirmoutier, était présent mais n’est pas intervenu.

Suite au départ, en milieu de réunion, de Messieurs Louis GUÉDON et Noël FAUCHER, Mme Marie France LÉCULÉE, maire de La Guérinière, a rappelé l’obligation de solidarité intercommunale, appelant à des résultats rapides sur le plan de traitement opérationnel à organiser avant la saison prochaine. Où va t’on traiter les algues sur l’île? et qui va payer?
Elle a également posé la question des plages classées Natura 2000 (où la laisse de haute mer doit être préservée), particulièrement celle de Barbâtre : « des latitudes devront être données pour protéger à la fois la sécurité sanitaire et les règles environnementales. »

La question du financement, essentielle pour les élus locaux et les populations en attente de moyens efficaces, à été relativement bien évoquée lors de la fin de la matinée. Elle va forcément être au centre des discussions entre les élus locaux et l’Etat dans les prochains mois.

Mme Gisèle GAUTIER, sénatrice de Loire Atlantique, semble particulièrement impliquée depuis plusieurs mois sur ce dossier, qui a fait l’objet de sa part d’une question écrite à la secrétaire d’Etat à l’Environnement (JO sénat du 08-10-09 page 2343) ainsi que d’une intervention le 22 septembre à Angers dans le cadre de la mise en oeuvre du Grenelle de l’Environnement.

Lors de ces interventions elle a notamment attiré l’attention sur l’impact en termes de santé publique et d’impact économique et appelé à la reconduction en 2010 des crédits exceptionnels versés lors de l’été 2009 pour le ramassage.

Lors de la réunion en mairie de La Guérinière Mme Gisèle GAUTIER a été la seule à pointer directement cette question des financements, rappelant à l’adresse des inspecteurs généraux l’engagement du premier Ministre: “L’Etat paiera”. Elle a demandé que soit porté au procès-verbal de la réunion la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat.

En vrac, quelques interventions des inspecteurs généraux:

  • L’existence d’une unité du CNRS à Roskoff spécialisée sur ces domaine de recherche.
  • L’INERIS est compétente pour évaluer le risque sanitaire.
  • Lors des enlèvements d’algues, enlever le moins de sable possible.
  • Nécessité de compétence et de plan d’action intercommunal.
  • La quantité d’algues vertes sur l’île était d’environ un tiers de la masse totale.
  • Enlever les algues pour les mettre en tas ailleurs ne fait que déplacer le danger dû à la fermentation.
  • Certaines communes ont mis au point une technique de traitement permettant de stabiliser la fermentation en 8-10 jours à partir d’un mélange d’algues et de paille (ou de broyat de déchet vert) avec un seul retournement. La réduction du quart du volume permet le report de l’épandage. Cette solution est présentée comme la moins coûteuse et la plus efficace dans un premier temps utilisée par le CAT de Dinan depuis 10 ans.
  • C’est en accumulant de l’analyse qu’on arrive à trouver des solutions.
  • Plus on étudie les phénomènes plus on découvre la complexité des intéractions.
  • Ici on est sans doute sur un panache Loire-Vilaine.
  • Proposition de création d’un comité opérationnel méthodologique associant élus, associations, et experts.

Suite à ces différentes remarques un débat a été engagé par Madame le Sous Préfet pour “revenir au côté opérationnel”: « Comment fait-on venir la paille Où la stocke-t’on ? Sur quelle plate-forme on travaille? » Elle a demandé la mise en place d’un plan de collecte, de stockage et d’épandage.

Nous tiendrons les lecteurs du blog informés du suivi de ce dossier.

Hydrocarbure et méduses

Un correspondant nous envoie des photos, avec le commentaire suivant:

« Promenade d’observation Pointe du Devin et plage de l’Hommée suite aux informations entendues à la radio sur des échouages de galettes d’hydrocarbures. Ça et là quelques galettes de la taille d’une bille à la taille de la paume de la main. De couleur noire et de la consistance du mastic, elles collent au doigt.

Sans être spécialiste je doute de ce qui est avancé à la radio, à savoir des pollutions anciennes remuées par la tempête. Leur aspect et leur consistance me font plutôt penser à un dégazage relativement récent. Sur le bas de l’estran, les galettes voisinent de très belles petites méduses en assez grand nombre. »

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Boulettes de fioul à la pointe du Devin Boulettes de fioul à la pointe du Devin Méduse sur la plage Boulettes et médusesBoulettes de fioul à la pointe du Devin

Après les algues, le fioul…

C’est Ouest-France qui a donné la nouvelle le premier, vendredi dernier: des boulettes et galettes de fioul avaient été trouvées sur la plage des Onchères à Barbâtre vers 16h30.

Depuis, près de deux tonnes de fioul ont été collectées sur les plages noirmoutrines, et celles du continent de la Barre de Monts à Notre Dame de Monts. De nombreux journaux font écho de l’affaire, entre autres: Le Télégramme, Le Matin (journal suisse), Libération, Le Monde, le journal de TF1

Boulettes de fioul sur la plage de la Coquette à la Guérinière

Boulettes de fioul sur la plage de la Coquette à la Guérinière

Ci dessus, des photos prises sur la plage de la Coquette, à la Guérinière, à 13h30 ce dimanche 29 novembre.

Ce n’est pas encore l’Erika, mais ce n’est pas joli quand même.

Nous vous tiendrons au courant sur ce blog.

L’assainissement collectif des eaux usées : nouvelle délégation de service public

Dans son édition du 24 septembre 2009, le Courrier Vendéen consacre un article aux problèmes rencontrés aux serres de séchage solaire à la station d’épuration de la Salaisière.

Courrier vendéen du 24 septembre 2009

Cliquez sur la vignette ci-dessus pour lire l’article.

« La mise en route de l’installation, » lit-on, « réalisée par l’entreprise Ternois, est faite depuis le 16 juin pour une période théorique d’un mois. »

Malheureusement, les arrêts ont été nombreux depuis cette date.

À la lecture de cet article, il semblerait que, si l’entreprise Ternois qui a réalisé les serres de séchage solaire est certainement en cause dans les dysfonctionnements, elle n’est pas la seule puisque, selon Gérard Guillet, l’élu en charge du dossier : « la qualité des boues en sortie de la centrifugeuse est non satisfaisante ». Or, le traitement des boues fait partie intégrante de la gestion de la station par la SAUR, dans le cadre du contrat d’affermage du service d’assainissement.

Courrier vendéen du 5 novembre 2009

Selon le Courrier Vendéen du 5 novembre (cliquez sur la miniature ci-dessus), le Président de la Communauté de communes n’est pas du tout content.

Le 10 novembre, réunion de la Communauté de communes pour choisir le futur fermier au service d’assainissement. En lice : la Lyonnaise des Eaux et la SAUR. Après une réunion houleuse, marquée par un désaccord profond entre Noël Faucher, Président de la Communauté de communes, et Jacques Oudin, c’est la SAUR qui a été désignée pour les douze années à venir.

Les deux dossiers présentaient une diminution par rapport au tarif de la SAUR en 2008/09; la tarification de la Lyonnaise des Eaux était plus intéressante pour les habitants à l’année (consommation entre 40m³ et 100m³), mais le choix de cette société impliquait un surcoût pour la Communauté de communes. En effet, un budget de €50.000 en sus pour la Lyonnaise lui permettait de faire un audit complet du réseau de l’ile; ensuite, un budget annuel tarifé permettait la remise à neuf de ce réseau.

C’est finalement la SAUR qui a été désignée, presque à l’unanimité (la seule voix contre étant celle de Jacques Oudin).

Nous avons six semaines environ pour faire parvenir nos observations au Préfet. Affaire à suivre donc…

(Lire aussi les articles du blog du 22 juillet 2008,  et les différents articles de l’été 2008 concernant le mauvais état des canalisations des eaux usées, par exemple celui-ci, daté du 8 juillet 2008, ou celui-ci, montrant des photos d’une partie du réseau.)

“Les amis de l’île de Noirmoutier” et les éoliennes

Lors d’une réunion tenue le 2 novembre par l’association « Les amis de l’île de Noirmoutier », la société WPD a présenté le projet dit « du parc éolien des deux îles ».

Selon le président, Marc Poiraudeau, la commission environnement de l’association « a émis un avis favorable à ce projet éolien offshore. »

Le 16 octobre, l’association « L’avenir de Noirmoutier », présidée par Jacques Oudin, avait invité le fondateur de l’association N.E.N.Y. (« Non aux  Éoliennes entre Noirmoutier et Yeu ») à présenter ses arguments contre ce parc lors d’une rencontre au cours de laquelle la polarisation et la passion des positions, pour ou contre, étaient manifestes.

Monsieur Oudin a commencé par expliquer que son association ne prenait pas position, et qu’il avait organisé la rencontre dans le but d’informer. Pressé par le groupe favorable aux éoliennes, il a bien dû finir par admettre, à l’issue de la présentation, qu’il était « personnellement » opposé à ce projet, et qu’il avait voté contre au Conseil Général.

Michel Adrien, chef de file des supporteurs du projet, a fait valoir qu’en s’y opposant « c’est un business énorme qui va nous passer sous le nez. » D’après Monsieur Adrien, « 10% de l’énergie mondiale sera éolienne dans 10 ans. »

L’opposition au projet, tout aussi passionnée, a fait valoir les risques de perturbation du milieu marin et l’incertitude concernant le sort des éoliennes à la fin de leur vie utile. S’il est clair que nous avons besoin de nouvelles sources d’énergie, il ne faut pas négliger le gisement important constitué par les économies d’énergie.

C’est sans doute pour faire contre-poids à cette rencontre que « Les Amis » ont invité WPD à présenter son projet, et à contredire l’étude de N.E.N.Y.

En cliquant sur la miniature ci-dessous, on pourra lire l’article que le Courrier Vendéen a consacré à la réunion des Amis de l’île de Noirmoutier dans son édition du 5 novembre.

Courrier vendéen du 5 novembre 2009

Pour envoyer un courriel à l’association Non aux Éoliennes entre Noirmoutier et Yeu: mail.neny [arobase] orange.fr, ou cliquez ici

Pour contacter les Amis de Noirmoutier :
adresse : Logis du Gouverneur, Le château – BP 201, 85330 NOIRMOUTIER EN L’ILE
Tél / fax: 02 51 39 54 54

Les extractions de sable

Le conseil municipal de Noirmoutier-en-l’île a adopté, lors de sa réunion du 20 octobre dernier, une motion contre les extractions de granulat sous-marin au large de l’île de Noirmoutier.

Noirmoutier est concerné par deux projets de concession minière pour l’extraction de sable en mer: le projet Astrolabe, un nouveau projet sur un site au-delà des eaux territoriales françaises, et  le projet Cairnstrath, en cours depuis 2008, que nous n’avons pas pu situer précisément (sans doute près de l’endroit où repose l’épave du SS Cairnstrath, torpillé le 4 août 1917 par un sous-marin allemand, à une dizaine de kilomètres à  l’ouest de l’Herbaudière).

Le Conseil Général de Vendée s’est également prononcé contre le projet Astrolabe.

Il existe déjà un site d’extraction de granulats au large de Noirmoutier : la très importante concession du Pilier, dans l’estuaire de la Loire. La zone d’extraction de 70 millions de m³ de sable se trouve à 5km de la côte noirmoutrine. Nous en parlons souvent dans ce blog, et dans notre Bulletin d’Infos –  par exemple, dans cet article du Bulletin N° 48. La suivie de cette concession par les intéressés – pêcheurs professionnels, association agréée de défense de l’environnement… – réunis dans la Commission local d’information et de surveillance est malheureusement peu efficace, en raison de l’apparente mauvaise volonté des autorités.

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Dans la motion adoptée par le conseil municipal de Noirmoutier-en-l’île le 20 octobre, on peut lire:

Les élus de l’île s’inquiètent aujourd’hui du développement de l’extraction de granulats marins, susceptible d’entraîner des conséquences néfastes, notamment sur l’environnement marin, et sur les activités qui en dépendent.
Les problèmes environnementaux peuvent être comparés à ceux qui ont conduit à limiter l’extraction des granulats alluvionnaires en rivière ; s’y ajoutent des problèmes d’acceptabilité dus aux conflits directs (lutte pour l’espace, disparition des ressources halieutiques), et indirects (appauvrissement du milieu) avec d’autres activités, en particulier la pêche.
Aussi les élus de l’île accordent-ils une vigilance toute particulière aux deux projets annoncés au large de leurs côtes, et pour lesquels ils n’ont pour l’instant pas eu officiellement connaissance.
En application du principe de précaution, le Conseil Municipal, après en avoir délibéré, à l’unanimité:

  • exige une transparence totale sur les dossiers déposés par les sociétés minières, et une association effective des collectivités locales concernées par les projets, en amont de la procédure d’instruction des demandes de concession,
  • demande systématiquement une étude de l’impact environnemental des projets d’extraction, quelle que soit leur situation géographique et leur superficie,
  • demande que ces études soient menées par des cabinets indépendants, et qu’elles comprennent des analyses sur les fonds marins et le devenir des ressources halieutiques,
  • prévoit que soient inclues en complément des redevances financières dues à l’Etat au titre des concessions qui seraient attribuées, des charges de régulation liées aux extractions, et notamment le suivi des impacts environnementaux, et la compensation de ces impacts,
  • prévoit le principe d’une indemnisation des pertes d’exploitation pour les activités touchées par les extractions, en liaison avec les professions concernées,
  • dit que les collectivités qui seraient sujettes à l’érosion de leurs côtes et de leurs fonds du fait de cette activité nouvelle puissent également obtenir compensation auprès des compagnies concédantes,
  • dit que cette motion sera transmise à l’ensemble de la chaîne administrative de délivrance des titres miniers.

Les délibérations du conseil municipal de Noirmoutier-en-l’île peuvent être téléchargées à partir de cette page.
La motion concernant les extractions de sable se trouve en pages 9 et 10 des délibérations du 20 octobre 2009.

Le Courrier vendéen commente cette motion dans son édition du 29 octobre, en donnant des détails supplémentaires sur les échanges au sein du conseil municipal à l’occasion de son adoption.

Courrier vendéen du 29 octobre 2009

Cliquez sur la miniature pour lire l’article du Courrier vendéen du 29/10/2009.

Les algues vertes à Noirmoutier

Dans son édition du 3 novembre, Le Figaro illustre son article sur le retrait par l’État de son appel dans l’affaire des algues vertes en Bretagne d’une photo montrant… les algues vertes sur une plage Noirmoutrine.

Au premier plan, des rochers couverts de laitue de mer; en arrière-plan, on reconnaît facilement les cabines de l’Anse Rouge, et la Tour Plantier.

La cour administrative de Nantes se prononcera dans les semaines à venir sur la validité du retrait d’appel de l’Etat. Si ce retrait n’est pas accepté, elle se prononcera sur le fond du dossier.

Vivre l’île 12 sur 12 : une association apolitique

Comme nous l’avons signalé sur ce blog, une réunion d’informations sur l’augmentation de la taxe foncière s’est tenue jeudi dernier, 29 octobre, organisée par le collectif TOM (taxe sur les ordures ménagères), qui compte parmi ses rangs Georges Mélanson, membre du Conseil d’Administration de Vivre l’île 12 sur 12.

C’est sans doute à cause de cette double appartenance que Ouest France prétend, dans son article du 31 octobre (cliquez ici), que l’association Vivre l’île 12 sur 12 était représentée à la réunion. Il n’en est rien, même si plusieurs adhérents et administrateurs aient été présents à titre personnel.

Autre malentendu que nous relevons: nous sommes cités dans un paragraphe qui laisse à croire que la participation de Vivre l’île 12 sur 12 impliquerait la politisation de la réunion.

En effet, on lit à la fin du premier paragraphe et au début du deuxième:

[Le] coordinateur des débats précisait […] « Il ne s’agit pas d’une réunion politique » […] On pouvait, néanmoins, remarquer la présence […] des représentants de l’association 12/12.

Nous avons écrit à  la rédaction du journal Ouest France pour  demander une rectification, en précisant d’une part que Vivre l’île 12 sur 12 n’était pas représentée à cette réunion, et d’autre part que nous sommes une association apolitique. Nos adhérents proviennent de tout l’échiquier politique, de la droite à la gauche en passant par le centre. Nos seuls soucis, comme il est précisé dans nos statuts, (Article 3) sont:

  • d’assurer la protection de la nature et de l’environnement de l’île;
  • de sauvegarder sa flore, sa faune, ses réserves naturelles en tenant compte du milieu dont elles dépendent;
  • de veiller au bon équilibre des intérêts humains, sociaux, culturels, scientifiques, économiques, sanitaires et touristiques;
  • et de rechercher une meilleure information pour une action constructive.

L’impôt foncier : l’opposition s’organise

Les lecteurs du Courrier Vendéen ont écrit nombreux au journal pour exprimer leur mécontentement face à la hausse de la fiscalité locale sur l’île. « Certains d’entre eux » commente le journal « n’ont pas hésité à […] s’adresser directement au président de la Communauté de communes en nous adressant copie de leur lettre. »

Nous aussi avons reçu, sous forme de commentaires sur notre article du 8 octobre, des copies de lettres adressées au Président de la Communauté de communes. Le mécontentement de la plupart des correspondants est d’autant plus aigu qu’il n’y avait aucun signe de cette hausse avant la distribution des avis d’impôt foncier : au contraire, c’est une baisse qui était promise aux contribuables.

Un groupe de contribuables, y compris des élus et des anciens élus, organise une réunion d’information ouverte à toute personne intéressée par la question à la salle de la Prée au Duc à Noirmoutier jeudi prochain, 29 octobre, à 20h45.

Courrier vendéen du 15 octobre 2009

Pour lire l’article du Courrier Vendéen du 15 octobre 2009, cliquez sur la miniature.

Augmentation des impôts : l’explication

Les commentaires que nous envoient les lecteurs de ce blog montrent clairement l’intérêt que suscite l’augmentation de l’impôt foncier, dont la plupart des contribuables noirmoutrins n’ont eu connaissance qu’au moment d’ouvrir leur avis d’impôt. Ceux qui paient par mensualisation afin d’éviter les mauvaises surprises à l’automne ont été décus d’apprendre le montant important du solde à régler en novembre et décembre; ceux qui ne sont pas mensualisés se trouvent devant une facture plus élévé de 38% que celle de l’année dernière.

La Communauté de communes édite une plaquette destinée à nous permettre de « tout savoir sur le coût réel de la collecte et du traitement de vos déchets….. »

Le blog  épinerin Debout l’Épine publie un article fort intéressant sur l’augmentation de l’impôt foncier. En particulier, cet article explique comment le jeu des hausses et des baisses de la base imposable et des parts de la Région, du département, de la commune et de la Communauté de communes se solde par une augmentation de 38%, et un doublement de l’impôt perçu par la Communauté de communes.

Une plante envahissante

Les pages 5 à 8 du journal de la Communauté de communes du mois de septembre 2009 consistent en une plaquette d’information sur la lutte contre le Baccharis halimifolia, ou séneçon en arbre.

Vivre l’île 12 sur 12 s’inquiète depuis longtemps de cette « peste végétale ». En été 2002, nous avons distribué aux iliens et aux vacanciers une brochure donnant des informations sur cette plante; en décembre de la même année, nous avons demandé que des plans anti-baccharis soient adoptés par les communes de l’île; la lutte contre la prolifération du baccharis était le thème de notre stand au Forum des associations en 2004. Nous avons consacré plusieurs articles du blog à ce problème, en particulier celui-ci, en juin 2008.

Baccharis halimifoliabaccharis2.jpgbaccharis3.jpgbaccharis4.jpgbaccharis6.jpgbaccharis5.jpgbaccharis7.jpg

Comme le montrent les photos ci-dessus (cliquez dessus pour les agrandir), septembre et octobre sont les mois de floraison du baccharis. Discret tout le reste de l’année il devient particulièrement visible, et le climat exceptionnellement doux de cette année prolonge encore cette floraison.

Grâce à ses petites fleurs blanches il est facilement repérable et on constate que d’année en année il gagne du terrain dans beaucoup d’endroits. De plus en plus d’arbres isolés se révèlent ici et là et vont immanquablement donner autour d’eux un très grand nombre de plants qui peu à peu vont continuer à envahir le milieu. La situation n’est pas nouvelle mais elle empire. Il est indispensable de prévoir un plan sérieux, à long terme, pour l’éradication de cette plante envahissante.

Heureusement que la Communauté de communes semble se mobiliser, car si l’on tarde encore il faudra bientôt parler davantage de l’ile au baccharis que de l’île au mimosa.

Augmentation importante des impôts locaux

Les redevables de l’impôt foncier de l’île de Noirmoutier ont eu une mauvaise surprise l’autre semaine en recevant leur avis d’imposition pour cette année : en effet, l’augmentation très importante du montant à régler pour le 15 octobre était totalement inattendue de la plupart des contribuables. En cliquant sur la miniature ci-dessous, vous pourrez lire l’article du Courrier Vendéen daté du 1er octobre, et apprécier les arguments du Président de la Communauté de communes, qui soutient que, puisque l’engagement de faire baisser les impôts n’a été pris qu’au niveau communal, il a été tenu. Nous espérons que le « document explicatif » qui doit prochainement être envoyé à la population nous aidera à comprendre.

Courrier vendéen du 1er octobre 2009

12 sur 12 au Forum des associations

Joli succès pour l’association noirmoutrine Grain de sel, qui organisait le forum des associations le dimanche 20 septembre. Le stand de Vivre l’Île 12 sur 12 présentait les dossiers environnementaux les plus importants : urbanisme, défense contre la mer, pollutions, etc.

forum des associations 2009

De très nombreux visiteurs ont été intéressés par nos actions et nous avons passé notre journée à répondre aux questions nombreuses et variées.
Indiscutablement l’environnement de l’île de Noirmoutier passionne!

Quelques bulletins d’inscription ont été remplis et beaucoup sont repartis avec nos coordonnées. Mieux encore, certains envisagent de s’engager dans nos actions. Le texte ci-dessous les avait sans doute inspirés :

Vous aimez l’île de Noirmoutier, vous souhaitez que la qualité de son environnement ne soit pas dégradée par des intérêts à court terme.

Vous êtes “actif“ ou retraité et vous souhaiteriez intervenir dans le processus des décisions qui concernent cet environnement privilégié.

L’association agréée de défense de l’environnement Vivre l’île 12 sur 12 vous permet de vous engager pour défendre ce cadre de vie.

Aucune compétence particulière n’est requise au départ; vous allez les acquérir « sur le tas ».

Nous avons besoin de bénévoles pour constituer des dossiers et les suivre, nous avons besoin de leurs qualités humaines, de leurs motivations et aussi de leurs acquis professionnels.

Consultez notre blog : www.12sur12.org
ou contactez-nous
par courrier : Vivre l’île 12 sur 12 – BP 412 – 85330 Noirmoutier
par courriel : 12sur12 (arobase) 12sur12.org

forum des associations 2009 : les visiteurs

Parmi les documents exposés, certains sont disponibles en version PDF à partir de liens sur le blog :

Le forum des associations

affiche Forum des Associations

Vivre l’île 12 sur 12 sera présent au Forum des associations, organisé par le Centre social Grain de Sel le dimanche 20 septembre dans les locaux de l’ancien lycée des Sorbets de 10h30 à 17h30. Notre stand présentera le blog et des documents en rapport avec notre travail.

Le Forum des associations se tient tous les deux ans (la dernière édition date donc de 2007) afin de permettre à toutes les associations de l’île de se faire connaître et d’attirer de nouveaux adhérents.

Venez nous rendre visite si vous avez l’occasion de passer au Forum.

Nos algues ne sont pas dangereuses …

… elles sont seulement nauséabondes !

Cliquez ici pour voir le reportage de TV Vendée du 10 septembre sur l’invasion d’algues de cet été sur les plages de l’Épine et La Guérinière. Marie-France Léculée (maire de la Guérinière), Robert Burgaudeau (adjoint au maire de l’Épine) et Fanny Collier (Communauté de communes) expliquent le problème et rassurent le public.

Les algues sur la plage

Photos prises à la Plage St Jean à l’Épine dimanche 30 août.

Plage St Jean - algues Plage St Jean - algues Plage St Jean - algues Plage St Jean - algues

(Cliquez sur les miniatures pour agrandir les photos.)

Si les nôtres ne sont pas vertes comme celles de la Bretagne, elles sont tout de même gênantes.

Mercredi dernier, 26 août, la Mairie de La Guérinière a tenu une réunion de quartier pour les riverains des plages touchées par cette invasion sur sa commune, où 1800m³ d’algues avaient été déstockées en trois jours de ramassage. Avec un souci louable de transparence, et beaucoup de bon sens, Madame le Maire a exposé la situation et décrit les problèmes presque insolubles auxquels doivent faire face les autorités. La présence d’hydrogène sulfuré est confirmée, mais à des concentrations qui sont sans danger pour les riverains, sauf éventuellement sur le site de l’enlèvement, où des précautions ont été prises par les travailleurs chargés de déstocker les algues. Une veille sanitaire est posée sur l’île. Madame le Maire précise que la qualité des eaux de baignade et celle des coquillages est satisfaisante, et qu’aucun problème de santé dû aux émanations n’a été constaté.

Madame le Maire a insisté sur le fait que, en l’absence de risque sanitaire avéré, la priorité reste la protection des plages et de leur écosystème fragile.