Pour la laisse de mer

Demain jeudi, la Coordination des Associations Environnementales du Littoral Vendéen, COORLIT85, présentera une exposition mobile sur la « laisse de mer » sur deux plages de l’île, à Barbâtre et à Luzéronde. Le but de cette exposition est d’informer le public sur le dépôt marin, souvent ressenti comme un déchet, dont le rôle écologique est mal connu de la plupart des personnes qui fréquentent nos plages.

À l’aide de photographies, l’exposition présente la définition  de la laisse de mer, et explique son rôle d’apport nutritif pour les plantes pionnières du pied de dune et sa place dans le réseau alimentaire de la plage. Elle insiste sur l’intérêt d’accepter que la laisse de mer ne soit pas systématiquement retirée.

Vous pourrez voir  l’exposition et discuter avec des membres de Vivre l’île 12 sur 12 et de COORLIT85 de 10h à 12h à la plage de l’Océan (Barbâtre) et de 16h à 18h à la plage de Luzéronde (l’Herbaudière) le jeudi 7 août.

Rejet à la Lambarde

Vous trouverez ci-dessous notre participation à l’enquête publique sur une demande d’autorisation de rejet de matériaux de dragage du chenal de l’estuaire de La Loire, des souilles de Montoire et Donges et des zones d’évitage méthanières et pétrolières du port autonome de Nantes – Saint-Nazaire.
Le lieu de rejet est la fosse de La Lambarde, “poubelle“ habituelle du port autonome.
L’enquête publique se termine aujourd’hui, 30 juillet.

Monsieur le Commissaire Enquêteur,

Après consultation du dossier d’enquête, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance les observations de l’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier Vivre l’île 12 sur 12 relative à l’enquête publique que vous diligentez.
Tout d’abord nous nous étonnons que les communes de la Baie de Bourgneuf dont l’économie dépend étroitement de la qualité des eaux de la baie n’aient pas été consultées sur ce sujet. La commune de La Guérinière qui abrite une importante activité ostréicole est la plus directement concernée et les élus et les habitants n’ont pas été informés.
Or, le dossier d’enquête met en évidence à plusieurs reprises que, tant les courants de marée que les courants résiduels de l’estuaire convergent vers cette baie, ils y concentrent donc les sédiments vaseux de l’estuaire. Dans cette zone, la conchyliculture et la qualité des eaux de baignade sont essentielles pour l’économie.
C’est aussi dans cette zone que se situent les sites d’éclosion de la sole.
Les caractéristiques des matières rejetées les rendent favorables à la dispersion, en effet j’ai relevé :

  • que ces matières sont semi liquides quand elles sont extraites et clapées,
  •  que leur vitesse de chute vers la fosse est de l’ordre du mm/seconde ce qui les soumet longuement à la dérive du courant,
  •  que les matériaux qui finalement arrivent à destination sont érodables pendant quelques jours par un courant de seulement 0,4 m/seconde,
  • et qu’enfin, seulement 15% des matériaux stagnent dans la fosse, les 85% restant sont soumis aux courants.

Or ces 85% ne sont pas des matières neutres, on ne trouve pas dans l’enquête de relevés récents, mais les relevés de coliformes, de HAP et de TBT sont significatifs et leurs effets, cumulatifs dans une baie qui s’envase, ne peuvent être négligés.
Nous demandons donc un supplément d’étude afin que l’effet cumulé de l’ensemble des rejets (rejets de la Lambarde mais aussi rejets de dragages des ports de la Baie) sur les eaux et les vases de la Baie de Bourgneuf, site Natura 2000, soit modélisé.
Nous avons par ailleurs remarqué avec étonnement que l’étude morphologique du site ignore complètement l’existence, à 12 km au Sud, d’un site d’extraction de 70 millions de m3 de granulats marins : la concession dite du Pilier. Cette étrange négligence laisse planer des doutes sur la qualité de l‘étude.
Compte tenu de ces restrictions, après un complément d’étude sur les effets des travaux en Baie de Bourgneuf, nous demandons que l’arrêté préfectoral d’autorisation :

  • prévoit une suspension des opérations en cas d’évènements exceptionnels comme l’importante fuite d’hydrocarbures qui vient d’avoir lieu dans l’estuaire,
  •  crée une Commission locale d’information et de surveillance des opérations associant aux représentants de l’État et aux entreprises, les élus, les professionnels et les associations de défense de l’environnement concernées.

Croyez, Monsieur le Commissaire enquêteur, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
La Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne

La SAUR et le prix de l’eau

Vous trouverez ci-dessous le texte du communiqué de presse que nous avons publié la semaine dernière:

Deux évènements nous amènent à réagir :

–  les déclarations de M. Oudin lors du dernier conseil communautaire

–  l’arrivée à échéance du contrat d’affermage de la SAUR à qui la Communauté de communes a confié le service public de l’eau.

Le précédent conseil communautaire avait considéré, chiffres à l’appui, comme raisonnable que les consommateurs noirmoutrins puissent bénéficier d’une baisse de tarif du service public de l’eau qui était un des plus élevé de France.

L’équipe communautaire a été renouvelée et nous lisons dans le journal local qu’un conseiller communautaire, ex président du Cercle français de l’eau, a essayé de démontrer, chiffres à l’appui, que ses prédécesseurs avait agi de façon démagogique, qu’il fallait augmenter d’urgence les tarifs et que, puisque le contrat avec la SAUR arrivait à échéance l’an prochain, il fallait bien sûr le renouveler et  ce, à des conditions encore plus avantageuses pour la SAUR.

Nous rappelons que les prix de la nourriture  de base et de l’essence flambent, que les revenus stagnent et que les collectivités ont le moyen, à l’occasion du renouvellement des contrats de la distribution de l’eau et de l’assainissement  de faire baisser le montant des factures d’eau des usagers.

Nous savons bien que le choix de la décision appartient aux élus mais nous pensons que les usagers consommateurs doivent être informés de façon claire, consultés et entendus. C’est pourquoi, avec l’association vendéenne “La facture d’eau est imbuvable“ nous demandons à nos élus la création d’une commission consultative des usagers du service de l’eau.

Le contrat d’affermage de la SAUR doit être renouvelé : différentes sociétés doivent être mises en concurrence, et surtout, la gestion directe en régie, compte tenu de son impact sur le prix de l’eau  doit être soigneusement étudiée car nous voulons bien payer les charges et les investissements du service public de l’eau mais nous envisageons mal de devoir aussi payer des dividendes aux actionnaires d’une compagnie privée au lieu d’utiliser ces bénéfices pour l’entretien des réseaux.
Nous souhaitons que notre collectivité examine très soigneusement l’éventualité d’une reprise en main de la gestion de l’eau et de l’assainissement sous la forme d’une régie municipale.
Nous demandons qu’une commission consultative des usagers du service de l’eau soit associée aux travaux qui précèderont  la décision en la matière.

En cliquant sur la vignette, lisez l’article publié dans Ouest France du 28 juillet 2008.

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Mortalité anormale chez les huîtres

La mortalité juvénile estivale des huîtres est un phénomène connu; cependant, les jeunes huîtres des côtes françaises sont actuellement frappées de surmortalité, à un taux de 40% à 100% selon les sites, pour un seuil d’alerte fixé à 15%.

Cette crise, la plus grave depuis celle qui décima l’huître plate portugaise aux années 1970, a touché le sud de la France en mai, et le littoral vendéen en juin; elle affecte également les Pays Bas.

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(Courrier vendéen du 17 juillet 2008: cliquez sur les vignettes)

Pour l’instant, la cause de la crise reste inconnue. Des études sont en cours, et plusieurs hypothèses sont émises: la hausse de la température de l’eau, la présence d’une algue toxique ou, hypothèse plus inquiétante, un nouveau virus. Selon le Courrier vendéen, un rapport d’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer), soulève les pistes environnementale et pathologique.

Le Comité régional conchylicole a invité les ostréiculteurs et professionnels de la filière à une réunion d’information sur la mortalité juvénile de l’huitre, mardi dernier à La Guérinière.

Cette crise ne présente aucun risque pour le consommateur.

Artemisia Maritima

Certains marais salants de l’île sont des sites exceptionnels où prolifère une plante rare et protégée, l’absinthe ou armoise maritime: Artemisia Maritima. Cette plante médicinale était bien connue des Noirmoutrins comme vermifuge, les sauniers en mâchonnaient la tige amère ou s’en frottaient la peau contre les moustiques. Située à la limite des plus hautes marées, elle peut se développer plus haut sur les berges au pied des tas de sel, sur les berges où l’on jette les algues salées retirées des réserves d’eau ou aux endroits où la vase salée est étalée lors des travaux de nettoyage.

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Comme une baignoire qui se vide…

La conduite des eaux usées surplombant l’Etier du Moulin sur le Pont Noir vient d’être réparée suite à deux fuites (voir ici). A 500 mètres de là, le long de la route de Champierreux, un bassin d’alimentation salicole en communication avec l’étier du Moulin se remplit d’eau à marée haute, puis se vide mystérieusement, demeurant à sec la plupart du temps. Ce phénomène se produit règulièrement à chaque grande marée depuis plus de quinze ans. Magie de l’évaporation ? Pas du tout. L’observateur attentif peut voir à un endroit une sorte de trou en entonnoir dans le fond du bassin.

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(cliquez sur les vignettes pour les agrandir)

Par ce trou d’effondrement provoqué très probablement par les surpompages intensifs aquacoles, les eaux de surfaces communiquent avec la nappe d’eau salée souterraine. Les qualités biologiques de cette eau souterraine sont dès lors altérées par des eaux de surface dont on sait que la qualité est sujette à de nombreuses sources de pollution potentielles.

Or, aucune cartographie précise n’a pour l’instant répertorié officiellement l’ensemble des effondrements dus aux excès de l’aventure aquacole. Les conséquences juridiques, financières, environnementales et sanitaires de ces “accidents” n’ont toujours pas été officiellement évaluées. Ainsi dans les zones de l’île où le bri (couche d’argile) est de faible épaisseur d’autres effondrements non répertoriés peuvent être encore actifs et générer une pollution de la nappe souterraine et l’impossibilité de valorisation économique des marais concernés.

Canalisations: nous écrivons à Monsieur Faucher

Inquiets de l’état de la conduite qui renvoie à travers les marais les eaux usées de l’Épine vers la station d’épuration de la Salaisière (voir nos articles en cliquant ici) nous avons envoyé la lettre suivante à Monsieur le Président de la Communauté de communes de l’île de Noirmoutier.

Noirmoutier, le 4 juillet 2008

Monsieur le Président,

Les incidents répétés (deux fuites successives) survenus ces derniers jours au Pont Noir au niveau de l’Etier du Moulin sur la conduite principale de renvoi des eaux usées vers la station d’épuration de la Salaisière inquiètent, à juste titre les responsables de la SAUR.
Ces incidents concernent directement l’ensemble des professionnels ou usagers dont l’activité dépend de la bonne qualité de l’eau salée littorale (saliculture, aquaculture, pêche à pied, baigneurs…)
Le dynamisme de ces activités liées à la qualité de l’eau est une base essentielle de l’économie insulaire.
Nous nous permettons d’attirer votre attention sur les graves conséquences écologiques et économiques que provoqueraient de nouvelles ruptures de ces canalisations.
Vous n’ignorez pas que ces canalisations traversent les marais de notre île entre L’Epine et Noirmoutier, franchissant deux étiers en tronçons aériens et plusieurs étreaux en tronçons immergés. Il est envisageable que de nouvelles fuites puissent se produire à tout moment sur d’autres parties de ce réseau.
Nous avons constaté que certaines portions à ciel ouvert de ces canalisations se trouvaient dans un état inquiétant et nous pouvons nous demander s’il n’est pas urgent de faire une révision de l’ensemble de ce réseau.

Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous rassurer en mettant le plus rapidement possible cette question à l’ordre du jour du conseil communautaire que vous présidez et en nous informant des mesures d’urgence prises pour évaluer ce risque et prévenir la répétition de ces incidents.

Croyez, Monsieur le Président, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

La Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne

Deuxième fuite au Pont Noir, petite pollution au port de Noirmoutier

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Nouvel épisode du feuilleton des fuites de canalisations des eaux usées dans l’Etier du Moulin au Pont Noir: une nouvelle rupture de canalisation se serait produite le 1er juillet au matin, ayant entraîné une pollution de l’Etier du Moulin. La SAUR a travaillé jusqu’au 2 au soir pour remplacer les nouvelles parties défectueuses, apparemment le tronçon enterré en aval de la première réparation (dont semble-t’il le poste de contrôle).
Où sera la prochaine rupture? Jusqu’à quand ce feuilleton durera-t’il, faisant planer un danger permanent sur la qualité des eaux pour la saliculture et les eaux littorales?
Les prises d’eau prévues pour les marais salants à partir du 1er juillet ont dû être retardées par décision de précaution dans l’attente d’une chasse le 2 juillet au soir. On espère pouvoir prendre une eau indemne à partir du 3 après-midi.
Un responsable de la SAUR aurait reconnu ces jours-ci que la conduite était susceptible de connaître de nouvelles ruptures n’importe où et n’importe quand cet été. Voilà une bonne nouvelle pour les sauniers, les marais salants, les baigneurs, les pêcheurs à pied, les ostréïculteurs et la nappe souterraine avec laquelle les eaux de surface sont en communication à 500m du Pont Noir!. Les élus communautaires vont certainement se saisir très rapidement de ce dossier urgent et ultra sensible; Vivre l’île 12 sur 12 va les interpeller pour les y encourager!

Pour compliquer la situation, une petite marée de déchets divers issus de la casse du Thalassa hante le fond du port tout contre les portes des écluses.

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Il semblerait que la municipalité n’ait rien prévu pour faire repêcher tous ces débris pourtant bien accessibles. On espère sans doute s’en débarrasser lors de la chasse du 2 juillet. Tous ces débris vont alors aller se promener un peu partout dans la baie du port pour revenir ensuite par petits paquets à chaque marée. Ah que la mer est joli… sans l’espèce humaine!
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Canalisations: une fuite se produit

La semaine dernière nous avons publié quelques photos de la conduite qui renvoie à travers les marais les eaux usées de l’Épine vers la station d’épuration de la Salaisière. Par une curieuse coïncidence, la conduite des eaux usées dont nous avons signalé le mauvais état apparent vient de faire hier l’objet d’une intervention.
En effet sur les quatre photos ci-dessous, prises vers 16h30 le 24 juin, on peut constater que les enveloppes métallique et polystyrène de la conduite ont été enlevées sur une certaine longueur au niveau du Pont Noir (route de Champierreux, sur l’Étier du Moulin), qu’un collier de sécurité a été posé sur une partie fissurée de la conduite, et qu’une fuite sous pression se produit par intermittence, un peu d’eau usée tombant sur la chaussée et dans l’étier situé juste dessous, l’étier étant en vidange.

enveloppe polystyrene enlevée

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collier

collier

Vers 17h30, tous les débris de polystyrène et de métal avaient été enlevés; comme on le voit sur la photo ci-dessous, un morceau d’enveloppe métallique avait été replacé sur la conduite, dissimulant au regard l’endroit de la réparation et de la fuite.

réparation

Apparemment, un accident de voiture se serait produit à cet endroit, et un véhicule serait resté en équilibre sur la conduite, ce qui pourrait expliquer une fragilité à ce niveau.

Nous en concluons:

  1. Que la question de l’état de cette conduite que nous avons soulevée est une question malheureusement très pertinente;
  2. Que si la conduite est fissurée à cet endroit, il est possible qu’elle puisse lâcher ailleurs.

Canalisations d’eau usée

Ci-dessous, quelques photos de la conduite qui renvoie à travers les marais les eaux usées de l’Épine vers la station d’épuration de la Salaisière. À plusieurs endroits les installations semblent vétustes; apparemment, elles ne bénéficient pas de l’entretien qui semblerait s’imposer au vu de la sensibilité des milieux traversés (étiers de l’Arceau et du Moulin).

Vivre l’île 12 sur 12 attire l’attention des responsables sur cette situation.

Canalisations d’eau usée
Ci-dessus, la canalisation au-dessus de l’étier de l’Arceau, au pont de la Corbe.

Canalisations d’eau usée
Ci-dessus, un détail.

Canalisations d’eau usée
Ci-dessus, la canalisation dans le fond d’un étreau avant le pont de l’étier du Moulin

Canalisations d’eau usée
Ci-dessus, la canalisation au pont de l’étier du Moulin

conduite de relevement
Ci-dessus, un détail.

Alerte au Baccharis Halimifolia

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Pendant que certains propriétaires délaissent leur devoir d’entretien, pendant que les élus informés du problème (notamment par notre association) s’en désintéressent, le BACCHARIS HALIMIFOLIA progresse à pas de géant dans les zones de marais (ici près du Port de Morin) et est en train de fermer le paysage… et peut-être aussi de préparer les mentalités à l’urbanisation de zones aujourd’hui non constructibles.

Pays de la Loire Nature Environnement

Le 11 juin à Angers a eu lieu l’assemblée générale constitutive de la fédération des associations de protection de la nature et de l’environnement des Pays de la Loire. La Vendée était représentée par COORLIT 85 (en la personne de Michel Devroc, administrateur de Vivre l’île 12 sur 12) et la coordination du marais Poitevin.

Étaient présents :

  • Sauvegarde de l’Anjou
  • Coordination de défense du marais Poitevin
  • COORLIT 85
  • Coordination régionale LPO (qui représente les associations de défense de l’environnement au Conseil régional – CRES)
  • Sarthe Nature Environnement
  • Maine Nature Environnement
  • Eau et Rivières de Bretagne.
  • L’assemblée a adopté des statuts qui seront déposés en Préfecture de Région.

    Les objets de cette fédération d’associations comprennent notamment:

    • la coordination des actions de ses membres,
    • la protection, conservation et restauration des espaces, ressources, milieux et habitats naturels, des espèces animales et végétales, de la diversité et les équilibres fondamentaux écologiques, de l’eau, de l’air, des sols, du sous-sol, des sites, du patrimoine bâti et historique, des paysages et du cadre de vie, de la mer et du littoral,
    • la lutte contre les pollutions et nuisances de toute nature,
    • la promotion d’une utilisation économe et équilibrée des espaces naturels, urbains, périurbains et ruraux, littoraux et maritimes,
    • le soutien aux associations locales œuvrant dans des buts similaires,
    • l’action en faveur d’une meilleure transparence des décisions publiques ou privées, de l’information et la participation du public, et du bon emploi des fonds publics en matière d’environnement,
    • et, de manière générale, l’action pour la sauvegarde de ses intérêts dans le domaine de l’environnement, de l’aménagement harmonieux et équilibré du territoire et de l’urbanisme et pour la défense de l’intérêt de ses membres dans le cadre de leurs activités associatives.

    Sauvegarde de l’Anjou va assurer la présidence par intérim pour le dépôt en préfecture, et en attendant l’assemblée générale du 26 septembre prochain, qui élira le CA.

    La Vendée à l’abri des OGM

    Comme on peut le lire aux pages 6 et 7 du Journal de la Vendée N° 96 (l’organe officiel du Conseil Général), trois grandes mesures ont été prises afin de placer le département à l’abri des cultures d’organismes génétiquement modifiés.

    Il s’agit d’un plan en faveur de l’agriculture biologique, la création d’un label « Vendée sans OGM », et la mise en place d’un contrôle scientifique par le Laboratoire de l’Environnement et de l’Alimentation.

    Semaine de l’environnement

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    Le centre social Grain de Sel organise une semaine de l’environnement du 13 au 17 mai.

    Il y aura deux expositions dans les locaux de « Grain de Sel », ayant pour thème respectivement:

    • Chaque fois ça compte: les gestes simples du quotidien
    • Consommons autrement, consommons malin

    En outre, des visites, débats et ateliers sont organisés chaque jour de la semaine, du mardi au samedi.

    Programme et renseignements disponibles au centre social Grain de Sel.

    Application de la Loi “littoral” en Corse

    L’Association Bonifacienne Comprendre et Défendre l’Environnement (ABCDE), association agréée de protection de l’environnement, demande qu’il soit mis fin aux débuts des travaux des villas de Messieurs Séguéla, Sulitzer et Delsol, sur la côte orientale de Bunifaziu (Corse), en application de la Loi « littoral » et de jugements déjà rendus au cours de ces dernières années.

    Le 17 avril 2008, la présidente du Tribunal Administratif de Bastia, nommée en Corse en octobre 2006, a rejeté ces requêtes.

    Pourtant, selon la Loi « littoral » (L. 146-4.1), l’extension de l’urbanisation doit se réaliser soit en continuité avec les agglomérations et villages existants, soit en hameaux nouveaux intégrés à l’environnement. Un hameau comporte un petit ensemble d’habitations ou d’autres constructions regroupées, comportant ou non des commerces, que la loi distingue des bâtiments isolés dont la dispersion renvoie à la notion de mitage.

    Ces trois projets de villas ne sont pas en continuité de constructions existantes et ne constituent pas un ou des hameaux nouveaux.

    Cet article L.146-4.1 doit donc entraîner à lui tout seul le rejet de ces constructions.

    Le Collectif pour l’application de la Loi « littoral » en Corse vous demande à tous de le soutenir en signant la pétition que vous trouverez sur le site internet du collectif.

    Étude de la prise de décisions d’aménagement du littoral

    Une thèse soutenue en 2005 à l’Université de Nantes traite des limites et potentialités des études d’impact et des enquêtes publiques dans la prise de décisions d’aménagement dans l’espace littoral, en prenant l’exemple du littoral atlantique français. Elle est disponible en format pdf (14.2 MB, 423 pages) sur le site Thèses en ligne, serveur de thèses multidisciplinaires.

    Voici ce que dit l’auteur, Claire Choblet, concernant les associations de défense de l’environnement:
    « Les associations ont ainsi un rôle primordial dans l’aménagement local : d’abord, parce qu’elles effectuent un suivi constant des évolutions de l’espace (sur le littoral : UMIVEM (Morbihan), Vivre l’île 12 sur 12 (Noirmoutier), etc) et diffusent l’information par le biais de nombreux moyens facilement accessibles au public : bulletin, sites Web, presse locale ou spécialisée… on est loin des annonces légales des enquêtes publiques !…
    Ensuite, parce qu’elle connaissent bien le territoire sur lequel elles sont engagées et sont fortes de nombreux arguments lorsqu’elles contestent un aménagement. Une solide formation à l’environnement, qui s’est constituée au gré de leur parcours ou qui est le fait de quelques membres « experts », leur permet souvent d’appuyer leurs revendications et de poser les bonnes questions.

    Enfin, les associations s’entraident et s’informent mutuellement de ce qui se passe ou s’est passé sur des espaces ou milieux semblables, ou lors de projets identiques : elles se rassemblent pour cela souvent en groupements (Cohérence, UMIVEM, etc.). »

    Cependant, ajoute Claire Choblet:
    « Malgré sa reconnaissance par son agrément ou le nombre de ses adhérents, l’association de protection de l’environnement n’est pas toujours la bienvenue lorsqu’elle intervient, son image reste souvent péjorative et réductrice au yeux des aménageurs et des élus qui considèrent encore les « écolos » comme des personnes anti-progrès qui auraient dû vivre à l’époque des charrues et des bœufs.
    Ainsi, au lieu d’être avisée au plus tôt d’un projet pour que le dialogue soit constructif et l’aménagement optimisé et accepté, l’association n’est le plus souvent tenue informée que par ses membres « locaux », juste au moment de l’enquête publique. Sa seule possibilité d’intervention, si elle est opposée au projet, sera alors d’agir massivement et rapidement, dans le pire des cas d’engager un recours. C’est pour cela qu’elles sont (et doivent être) de mieux en mieux formées sur la réglementation relative à la protection de l’environnement et leurs droits en général. A titre d’exemple, on citera la mise en place d’un réseau juridique dans le cadre des actions de France Nature Environnement (FNE) en 1995, ou encore l’emploi d’un juriste à plein temps pour la SEPNB. »

    Claire Choblet constate que les associations essayent de faire valoir et appliquer la loi alors que les administrations abandonnent peu à peu ce rôle.
    « Les textes juridiques » écrit-elle, « deviennent leur principale arme pour défendre l’environnement, malgré elles, qui préfèrent la concertation (qui ne leur est que peu proposée) à l’affrontement, usant en argent et en temps. […] De fortes disparités sont néanmoins visibles et les relations avec les élus sont très variables d’une commune à l’autre. Il s’agit beaucoup, comme pour les administrations, de la sensibilité de la personne plutôt qu’une relation entre structures. »

    NATURA 2000 en mer

    Les Directives européennes en matière de développement durable ont imposé :

    • une protection stricte de certaines espèces sur l’ensemble du territoire français,
    • la mise en place d’un réseau de sites représentatifs gérés durablement, le réseau Natura 2000, comprenant les ZPS (zones de protection spéciales oiseaux) et les ZSC (zones spéciales de conservation, habitats et autres espèces).

    Natura 2000 permet de concilier la sauvegarde de la biodiversité et le maintien des activités humaines dans le cadre d’une réflexion locale animée par tous les acteurs concernés par la vie du site.

    NATURA 2000 EN MER :
    Face à une érosion importante de la biodiversité marine, l’Union européenne a décidé se doter, pour fin juin 2008, d’un réseau cohérent d’aires marines protégées exemplaires : le réseau Natura 2000 en mer.
    La façade maritime et la zone marine de la Vendée sont particulièrement riches et diversifiées. On y recense cinq types d’habitats d’intérêt communautaire :

    1. Les bancs de sable à faible couverture permanente d’eau marine : ils comprennent les substrats sableux à moins de 20m.
    2. Les estuaires.
    3. Les replats boueux ou sableux découverts à marée basse.
    4. Les grandes criques et baies peu profondes.
    5. Les récifs, fonds rocheux – exposés à la houle ou abrités – dont certains peuvent se découvrir à marée basse.

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    La Directive « oiseaux » concerne de nombreuses espèces familières de nos côtes: Mouettes, bernache, puffin des Baléares, guillemot, sternes, fou de Bassan, …
    Les mammifères marins (grand dauphin, marsouin commun, globicéphale) sont aussi concernés par la Directive « habitats ».

    Pour des cartes plus détaillées en format pdf, cliquez ici.

    Projet VULSACO

    Nous avons attiré l’attention, dans notre article du 12 août dernier, au projet VULSACO (Vulnerability of Sandy Coast Systems to Climatic and Anthropic Changes), une étude de la vulnérabité des sytèmes côtiers sableux aux changements climatiques et anthropiques – c.à.d. causés par l’activité humaine.

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    Le Courrier Vendéen, dans son numéro du 10 avril, consacre un dossier à ce projet, dont le coordonnateur, Marc Robin, est professeur des universités à Nantes. Selon celui-ci, « la côte vendéenne est caractérisée par une succession de cordons dunaires plus ou moins larges protégeant naturellement des zones basses à l’arrière (marais). Une urbanisation importante depuis un demi-siècle s’y développe généralement au contact entre la dune et le marais. Ce contexte augmente la menace liée à l’érosion marine, aux surcotes génératrices de risques de submersion, mais aussi à l’ensablement par mobilité des dunes pourtant en partie fixées. Noirmoutier réunit ainsi sur un espace restreint l’ensemble des menaces liées à la mer présentes en Vendée. »

    Pour lire le dossier, cliquez sur les miniatures.

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    Panneaux publicitaires: une agression?

    La question posée dans l’émission « On refait Paris » mardi soir (8 avril) sur France 3 -Île de France: la publicité est-elle une agression? »

    on refaitparis - Ma-Tvideo France3

    Cliquez sur l’image ci-dessus pour voir le face à face musclé qui a eu lieu entre Jacques SEGUELA, grand gourou de la pub, et Pierre-Jean DELAHOUSSE, vice-président de l’association Paysages de France… (l’émission dure un petit quart d’heure).

    Lire notre article du 27 janvier 2008 sur Paysages de France en cliquant ici

    Les marais salants attendront…

    Dans la soirée de dimanche 16 mars, alors qu’un pétrolier se ravitaillait à la raffinerie de Donges, une canalisation s’est rompue et quelques 400 tonnes de fuel ont été déversées dans la Loire.

    De ce fait, la prise d’eau de mer pour remplir les réserves des marais salants de l’île de Noirmoutier, qui devait avoir lieu durant les grandes marées actuelles, est repoussée à plus tard. Principe de précaution oblige…

    Pour plus de détails sur cette marée noire, voir la rubrique « Marées noires et pollutions » sous le titre « Articles les plus récents » sur la page d’accueil de la Coordination marée noire (dérouler vers le bas).

    Port de plaisance: le dévasage sauvage…

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    Cliquez sur les vignettes pour les agrandir

    C’est avec stupéfaction que nous avons appris par le presse que les opérations de dévasage du port de plaisance de l’Herbaudière étaient en cours et que les vases issues de l’opération devaient être rejetées sur l’estran de la plage de La Linière.
    Pourquoi cet étonnement ? Revenons un peu en arrière.
    Le précédent dévasage des ports de pêche et de plaisance de l’Herbaudière remonte à l’année 2002. À cette époque, nous nous étions mobilisés afin que Continuer la lecture

    Le bassin versant du nord de l’île – 4

    Ci-dessous: coëfs, clapets et portes au nord de l’île.

    écluse à porte à l’Herbaudière

    Ci-dessus: Ecluse à porte à l’Herbaudière, entièrement ensablée, totalement inopérante.

    écluse de la Linière
    Ci-dessus: Ecluse à porte d’une largeur de 1,4 m à la Linière: alimentée par des pompes électriques, premier déversoir du courseau des Boeufs. Eaux pluviales et autres rejets (drainage partiel de la plaine agricole, sans traitement des eaux !)

    coef de la Linière: déversoir
    Ci-dessus: Déversoir par busage en haut de l’estran, à l’extrémité de la rue de la Plage à la Linière.
    Deuxième exutoire du courseau des bœufs. Facile d’accès, dangereux pour les enfants. Alimenté uniquement par les pompes électriques de la route du Martroger.
    Evacuation des eaux pluviales (souvent polluées par les engrais artificiels de la plaine agricole, nitrates et phosphates), aucun traitement préalable des rejets.

    pompes-route-de-martroger.jpg
    Ci-dessus: Pompes route du Martroger.

    coef-de-la-blanche.jpg

    Ci-dessus: Coëf de la Blanche.
    Au milieu du superbe mur de défense contre la mer de l’abbaye de la Blanche probablement construit en 1733. Ce coëf d’une importance essentielle fonctionne par gravité, alimenté par l’important réseau de fossés et d’étangs à l’intérieur des murs de l’ancienne abbaye de la Blanche.

    coef-de-la-madeleine.jpg

    Ci-dessus: Coëf de la Madeleine.
    Coëf ancien, fonctionne par gravité, souvent ensablé au gré des marées, nécessite un entretien régulier.
    Exutoire des prairies humides au niveau de la Résistance, ainsi que d’une partie de la plaine agricole.
    Inopérant le 13 janvier 2007.

    coef-de-mardi-gras.jpg

    Ci-dessus: Coëf de Mardi-Gras au Vieil.
    Fonctionne par gravité, alimenté par « le canal », courseau fort ancien, doté en partie de murs en pierre dont l’entretien laissait à désirer. Extrémité nord d’un vaste système de fossés aboutissant à la Grande Lande (Prés Patouillards). Mai 2003, janvier 2007, entièrement ensablé, totalement inopérant.

    canal-du-mardi-gras.jpg

    Ci dessus: le canal du Mardi Gras.

    Sa récente réhabilitation devrait efficacement amoindrir les nuisances connues lors de pluies violentes. Le coëf de Mardi­ Gras présentant de nombreuses et larges fissures a été réétanché. Lors des forts coefficients de marée, l’eau de mer ne remonte plus dans le canal ce qui était contraire à sa destination.
    La réfection de la porte en bois de «Mardi­ Gras » devrait permettre d’assurer une vidange régulière du canal et aussi d’augmenter la capacité de rétention d’eaux pluviales tout en réduisant le coût de fonctionnement des pompes des Roussières.

    Noirmoutier, l’Information n°53

    Le canal de « Mardi­Gras » au Vieil, fait l’objet de travaux de remise en état sur environ 80m. Ce canal très âgé réceptionne les eaux pluviales du Vieil et des Roussières et les pierres qui le constituent menacent de s’ébouler par endroits. Afin d’assurer sa solidité, il sera refait à l’aide de U de béton habillés de pierres afin de conserver son cachet.

    Info en bref, juillet-août 2004

    Paysages de France

    L’objet de l’association Paysages de France est de lutter contre toutes les atteintes au paysage et au cadre de vie et contre toutes les formes de pollution visuelle dans les paysages urbains et non urbains, y compris maritimes et aériens.

    Cette association militante et résolument indépendante met à la disposition des adhérents toute une série de matériel pédagogique, ainsi que des fiches de relevé d’enseignes illégales, de points noirs, etc. Le site internet dispose d’un forum où on peut soumettre aux experts ses questions sur des sujets tels que la législation en vigueur, les possibilités de formation, l’activité de l’association, etc.

    Paysages de France propose aussi une assistance affichage pour les collectivités. L’association fournit aux communes trois services complémentaires:

    1. Sessions de sensibilisation/formation en vue d’informer sur la réglementation concernant l’affichage publicitaire et d’exposer les moyens d’action. Dans ce cadre, l’association est notamment intervenue pour les services techniques de la ville de Grenoble.
    2. Diagnostics sur la publicité extérieure assortis de propositions. Ils constituent un préalable indispensable pour l’élaboration d’une réglementation sur la publicité extérieure. L’association va jusqu’à proposer des projets de règlements locaux de publicité pour des communes ou des groupements de communes. Elle vient de réaliser notamment un diagnostic et un guide de propositions pour les 34 communes du pays voironnais (88 000 habitants) dans le cadre des chartes paysagères et architecturales.
    3. Aide à la mise en place des règlements locaux de publicité et suivi de la procédure. Cette aide se révèle précieuse en particulier pour les communes ne disposant pas de services techniques en mesure de prendre en charge la procédure. L’objectif de l’association est de permettre comme le prévoit le premier article du chapitre du Code de l’environnement consacré à la publicité extérieure, de concilier la liberté d’expression par le moyen de la publicité, des enseignes et préenseignes avec la protection du cadre de vie.

    Vivre l’île 12 sur 12 adhère en tant qu’association à Paysages de France, dont nous sommes correspondant local. Vous pouvez aussi adhérer à titre individuel. L’adhésion simple, qui coûte €10 (€12 pour un couple, €4 pour un étudiant ou un demandeur d’emploi), comprend l’abonnement à Action Paysage.

    Le bassin versant du nord de l’île – 3

    Il y a de multiples causes à la disparition des bassins de rétention au nord de l’île:

    • la suppression des « terriers » et haies après le remembrement;
    • la suppression des fossés, mares et étangs (augmentation du foncier);
    • le rehaussement des terrains nouvellement destinés à l’urbanisation ou juste urbanisés;
    • le nivellement après assèchement dans le but d’accroître les terres agricoles;
    • la réduction des fossés anciens due au remblaiement par certains riverains (augmentation du foncier);
    • le remplacement des fossés par un busage.

    Tous les ans au printemps, les trois principaux étiers (du Moulin, de l’Arceau, des Coëfs) évacuent les eaux pluviales par des écluses contrôlées manuellement avant l’alimentation en eau salée indispensable aux sauniers, aux exploitations aquacoles et ostréicoles. Effectivement, cette zone centrale gérée techniquement par deux syndicats (la SNAM et le Syndicat des 3 étiers), peu urbanisée, ne risque pas d’inondations pluviales bien qu’encore exposée à des risques de submersion marine dans des cas extrêmes.

    On peut cependant apprécier la diminution persistante de la surface de cette zone due à des comblements continus souvent souhaités par certaines municipalités après modification du POS ou PLU, à la suite de pressions soutenues de la part de certains élus afin d’accélérer de malencontreux « développements ».

    En particulier : projet de nouvelle zone commerciale et artisanale à la Guérinière; deux anciens marais salants près du Super marché U à l’Epine destinés à augmenter la capacité du parking; et l’établissement de nouveaux commerces, à l’entrée de Noirmoutier.

    A la Linière, à la Blanche, à la Madeleine, aux Roussières, à la Claire, aux Prés Patouillards, des coëfs contrôlés par des clapets et des portes, alimentés par un vaste réseau de fossés et d’étangs éliminaient les eaux pluviales depuis toujours.

    Aujourd’hui, des pompes électriques coûteuses pour la communauté suppléent à la disparition des bassins d’orage et au mauvais entretien des clapets à l’extrémité des coëfs souvent totalement ou partiellement ensablés, donc inopérants.

    pres-patouillards-1970.gif
    Les Prés Patouillards vers 1970 (cliquez pour agrandir)

    COORLIT85

    Vivre l’île 12 sur 12 est une association locale de défense de l’environnement; le territoire où nous luttons est plutôt restreint. Mais les évolutions aux niveaux national et européen nous concernent: une part importante de notre travail consiste à veiller au respect des instruments juridiques en vigueur; et nous avons besoin, pour bien travailler, de faire entendre notre voix au-delà de nos côtes.

    Depuis des années, Vivre l’île 12 sur 12 adhérait à l’Association de Défense de l’Environnement en Vendée (ADEV), fondée en 1968; cette adhésion nous permettait d’étendre notre action au niveau du départment; l’ADEV étant membre de France Nature Environnement (la fédération nationale des associations locales), nous étions également représentés à l ‘échelon national. Depuis 2001, cependant, suite à un changement de dirigeants, nous constatons avec regret que l’ADEV ne fonctionne plus de façon démocratique (certaines décisions sont prises sans la ratification des associations membres), et ne respecte plus ses principes de base. Avec d’autres associations de défense du littoral vendéen, nous sommes finalement amenés à quitter l’ADEV en mars 2006.

    Au début de 2007, avec l’Association de Protection de la Nature du pays des Olonnes (APNO), le Comité de Protection de la Nature et des Sites (CPNS) du Canton de Saint Gilles Croix de Vie, et Yeu demain, bientôt rejoints par l’Association de Sauvegarde de la nature et de l’environnement du littoral sud-vendéen (ASNEL), Vivre l’île 12 sur 12 participe à la création d’une coordination des associations du littoral vendéen (COORLIT 85), pour agir ensemble sur des situations récurrentes qui détruisent peu à peu notre littoral envahi par une urbanisation dévorante et insidieuse. La Coordination est déclarée à la sous-Préfecture des Sables d’Olonne le 9 mai 2007 (parution au Journal Officiel le 2 juin).

    Selon la déclaration, l’objet de Coorlit85 est de « capitaliser et coordonner les savoirs et les savoir-faire des associations agréées de défense de l’environnement des communes vendéennes concernées par la loi littoral. »

    L’ADEV est exclue de France Nature Environnement en avril 2007 (cas unique dans l’histoire de la fédération).
    COORLIT 85 est admis comme membre de France Nature Environnement, qui conserve ainsi des interlocuteurs en Vendée.

    Indépendante des groupes de pression politiques ou professionnels, la Coordination veut promouvoir et défendre un environnement qui se révèle être une des principales richesses de la Vendée.

    COORLIT 85 a pour objectif de permettre :

    • une information réciproque entre les associations,
    • une mise en commun de méthodes de résolution des problèmes environnementaux relatifs au littoral vendéen.

    Elle se propose d’accueillir les associations littorales vendéennes ayant obtenu un agrément officiel en matière de défense de l’environnement ; d’une manière plus générale, elle souhaite faire bénéficier de son expérience les créateurs de nouvelles associations d’orientation identique.

    COORLIT85: siège social:
    62, rue des Normands, 85100 Les Sables-d’Olonne
    courriel: coorlit85@wanadoo.fr

    Voir aussi:
    Dossier de presse

    Procès de l’Erika : Total condamné

    La justice reconnaît le préjudice écologique.

    « Après une procédure judiciaire qui aura duré près d’un an, le tribunal correctionnel de Paris a condamné, mercredi 16 janvier, le pétrolier Total à une amende de 375 000 euro pour « faute d’imprudence caractérisée ». Le tribunal correctionnel de Paris a, pour la première fois en France, reconnu l’existence d’un préjudice « résultant de l’atteinte portée à l’environnement ». »

    Lire l’article du journal Le Monde en cliquant ici.

    Pour le dossier multimédia, cliquez ci-dessous.

    Procès de l' »Erika » : un jugement qui encadre considérablement la notion de préjudice écologique
    LEMONDE.FR | 16.01.08

    © Le Monde.fr

    Le projet de SCOT – ce que nous en pensons

    Le 11 janvier, nous avons envoyé la lettre suivante à la Commission d’enquête relative au projet de SCOT de l’île de Noirmoutier:

    J’ai l’honneur de vous faire parvenir les observations de l’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier “Vivre l’île 12 sur 12“ relatives au projet de Schéma de Cohérence Territoriale de l’Île de Noirmoutier.
    La Communauté de communes de l’île de Noirmoutier a bien voulu nous associer à la préparation de ce SCOT, nous y avons apporté les points de vue d’une association de défense de l’environnement soucieuse du développement durable du territoire, points de vue qui ne coïncident pas toujours avec ceux des élus, souvent obligés de limiter leur projection au court terme ou au moyen terme. Continuer la lecture

    Le bassin versant du nord de l’île – situation actuelle

    Comme nous le savons, environ 66% des terres de l’île sont inondables dans un cas extrême (3m IGN). En dehors de la zone centrale largement formée de marais salants, des dépressions, anciens bassins d’orage, étangs, marais, prairies humides, mares ou fossés existent tout autour de l’île, tous en voie de régression, tous inondables.

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    Les Roussières vers 1950 (cliquez sur la vignette pour agrandir)

    Les anciens s’accommodaient de ces aléas climatiques par le creusement de fossés (les courseaux), souvent pourvus de murs appareillés afin de faciliter la progression des eaux vers les coëfs et écluses, et par le maintien de zones humides en guise de bassins de rétention capables d’absorber un surplus soudain et brutal d’eaux pluviales, à la suite d’orages par exemple.

    pres-patouillards-1900.jpg

    Les Prés Patouillards vers 1900 (cliquez pour agrandir)

    Parfaitement localisées, ces prairies humides ou marécages étaient dénués d’habitations ou de constructions de valeur. Il s’agit en particulier au Nord de l’île, des Roussières, des Prés Patouillards, des étangs de la Blanche et de la Linière, du courseau des Bœufs, du fossé de la Madeleine, du canal au Vieil.

    L’île ne possède aucun ruisseau se jetant à la mer, sa partie centrale étant creusée en cuvette. Dans les endroits où les eaux douces retenues par le littoral forment des marécages, il a fallu établir des canaux pour leur permettre de rejoindre la plage; ce sont eux qui portent le nom de «courseaux».
    Ils sont maçonnés pour résister à l’ensablement, se continuent sous les dunes et sont munis de portes pour régler la sortie de l’eau.

    Dr Viaud-Grand-Marais, Guide du voyageur à Noirmoutier – Lusseau Frères – 1952

    Hélas, de nos jours, maltraitées par les développeurs de tout poil, ces zones basses (inférieures à 2,5 m IGN) dont la capacité de rétention s’amenuise irrémédiablement, n’assument plus leur rôle de vases d’expansion. Les remblaiements consécutifs à l’abandon de l’utilisation habituelle de ces dépressions, une urbanisation déraisonnable dans des zones traditionnellement dénuées de toute construction, provoquent des inondations dont la fréquence et la gravité augmentent d’année en année.

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    Le courseau des Boeufs à la Linière (cliquez pour agrandir)

    L’acharnement des intérêts fonciers à vendre des terrains inondables, l’obstination des municipalités à délivrer des permis de construire sur ces mêmes terrains perdurent, sans souci d’informer franchement voire honnêtement les nouveaux propriétaires sur les risques potentiels et la modulation possible voire probable des polices d’assurances.
    Le risque d’inondation n’est pas un phénomène nouveau à Noirmoutier (dans le centre ville en particulier), cependant, le développement urbain accéléré provoque une double problématique :

    1. un nombre grandissant de constructions diverses situées en zone inondable;
    2. la destruction de milieux humides – fossés, mares, marais – qui par remblaiement (diminution de volume) contribuent à une montée supérieure et plus rapide des eaux en cas d’inondation.

    Le rôle des plaines inondables et de débordement est de servir de réservoir et de vase d’expansion, où les eaux peuvent séjourner temporairement, lors des inondations provoquées par de fortes pluies. Si l’on remblaie ces zones, bloquant alors l’expansion indispensable de l’élément liquide, l’envahissement de ces milieux humides chasse les eaux vers des secteurs adjacents devenus vulnérables, y provoquant des inondations rapides inconnues jusqu’alors.

    Dévasage du port de l’Herbaudière

    Pour une historique rapide, voir notre article dans le Bulletin N° 29 (automne 2001).

    Rappelons qu’un dragage eu lieu en 1985, le suivant en 93-94.

    En 1994, nous avions perdu la bataille : en dépit de tous nos efforts, les vases contaminées provenant du dévasage du port avaient été déversées par dizaines de milliers de m³ sur l’estran, plus précisément sur le platier rocheux du Luzan, zone de pêche à pied et à proximité immédiate d’une zone Natura 2000.

    L’affaire avait été chaude : de “bonnes âmes“ avaient réussi à persuader quelques pêcheurs que des écolos voulaient entraver leurs activités ; des membres de l’association avaient Continuer la lecture

    Le bassin versant du nord de l’île

    carte.jpg

    Carte de la partie nord de l’île: les zones en rose sont situées en dessous des plus hautes mers (cliquez pour agrandir)

    Dans le rapport d’orientation adopté par l’Assemblée Générale de l’association en juillet 2007, nous avons défini trois critères constants pour l’évaluation de tous les projets publics: la capacité d’accueil, le risque de submersion marine et le contrôle qualitatif et quantitatif des eaux de ruissellement.

    L’importance de ce troisième critère est amplement démontrée par notre dossier sur le bassin versant de 600 ha au nord de l’île de Noirmoutier (dossier qui sera publié dans notre bulletin d’infos).

    Le remarquable effort consenti par la Communauté de Communes à la défense contre la mer a quelque peu occulté le problème de l’évacuation vers la mer des eaux pluviales bloquées dans des cuvettes situées au dessous des plus hautes mers. La plupart de ces dépressions sont situées sur la face intérieure des dunes côtières, en particulier au Nord de l’île.

    Préoccupés par la reconversion de ces zones humides fragiles et complexes, les élus et aménageurs ont malencontreusement « oublié » la vulnérabilité et l’utilité indéniable de ces zones indispensables.

    Si la commune de Noirmoutier tient compte dans son PLU, au niveau des pompes des Roussières, du besoin d’un bassin d’orage, (le volume prévu de ce réservoir est d’ailleurs tout à fait insuffisant), elle souhaite cependant urbaniser la zone des Prés Patouillards et une partie des prairies humides à la Linière, en bordure du courseau des Bœufs, alors que toutes les eaux de ruissellement de cette dernière zone s’évacuent en mer, exclusivement par des pompes électriques, sujettes à des pannes, en cas d’orage par exemple. Certaines propriétés y sont régulièrement inondées.
    Ces réceptacles obligatoires des eaux pluviales et d’irrigation sont à la fois un danger pour les biens et pour la santé publique, par le lessivage des eaux de la plaine agricole, fertilisée par des produits hautement polluants jusqu’à preuve du contraire. Le rejet en mer sans traitement pollue toute la zone côtière du nord et de l’est de l’Ile.

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    Les Roussières en mars 2007

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    Les Prés Patouillards en mars 2007

    Toutes les eaux pluviales de cette zone sont évacuées en mer, plage de la Clère, par une pompe électrique.

    Jacques Oudin fait le point

    Le Comité national de l’eau, créé en 1964 et placé auprès du ministre chargé de l’environnement, donne son avis sur toutes les questions relatives à l’eau, et notamment sur les divers textes et plans gouvernementaux. Il rassemble, au sein de cinq collèges, des usagers, des associations, des collectivités territoriales, des représentants de l’Etat, des techniciens et les six présidents des Comités de bassin.

    Présidé depuis décembre 2003 par l’infatigable Jacques Oudin, le Comité national de l’eau est parmi les « organismes consultatifs » saisis dans le cadre du Grenelle de l’environnement.

    On peut télécharger l’avis que le comité a adopté à cette occasion (format pdf) en cliquant ici.

    Courrier vendéen 8 novembre 2007

    article du Courrier vendéen du 8 novembre 2007

    L’impact de la navigation de plaisance

    En raison de la grande visibilité de la navigation de plaisance près des côtes, cette activité est souvent perçue comme hautement polluante; cependant, selon une étude indépendante financée par la Confédération Européenne des industries nautiques (ECNI), son impact sur l’environnement marin est négligeable.
    Le but de cette étude, menée par une équipe d’experts indépendants, était de comprendre l’impact véritable des activités de loisirs sur l’environnement aquatique et marin, en tenant pleinement compte de toutes les autres pressions et sources de pollution.
    Il ressort des conclusions de l’étude que 77% de l’ensemble de la pollution marine serait du aux activités humaines terrestres. Le rejet de déchets en mer represente 10% de l’ensemble, tandis que 1% seulement serait attribuable à l’exploration et le forage pétroliers.
    Les 12% restants seraient dus à l’ensemble des activités maritimes – le transport maritime, le transport d’hydrocarbures et autres produits dangereux, les activités portuaires et les accidents tels que les marées noires, dégazages et autres rejets.
    Les petits vaisseaux (en dessous de 24m) comptent pour 2% seulement dans la pollution pétrolière de l’environnement marin; outre les bateaux de plaisance, cette catégorie comprend également des bateaux de pêche et des vaisseaux commerciaux.
    Bien sûr, on peut toujours contester les conclusions des experts « indépendants » financés par la confédération des industries nautiques; mais l’étude semble sérieuse.
    Publiée en septembre 2007, l’étude est disponible uniquement en anglais. On peut la télécharger en cliquant sur ce lien.

    Dragage du port de pêche de l’Herbaudière

    dragage du port de l’Herbaudière
    une drague en action lors du dévasage de 2004

    Le comité créé par le Préfet de la Vendée pour suivre les travaux de dragage du port de l’Herbaudière s’est réuni le 25 octobre 2007 dans les locaux de la Chambre de commerce et d’Industrie (CCI) de la Vendée. Nous sommes membres de ce Comité de suivi.
    Depuis le dernier dragage (hiver 2003/2004) un mètre de vase s’est déposé dans le port de pêche, 20 cm dans le port de plaisance.
    Les gestionnaires du port de pêche (CCI de la Vendée) souhaitent évacuer cette vase.
    Par arrêté n° 07/ DDE-293 du 19 octobre 2007 le Préfet leur a donné son autorisation.
    40 000 m3 de vase seront donc rejetés en mer au large de l’îlot du Pïlier avant le 31 mars 2008. Le rejet se fera pendant la période de jusant
    Parallèlement 7500 m3 de sable encombrent le chenal d’entrée, ces sables seront dragués avant le 30 avril 2008. Le rejet de ce sable vers la plage de La Linière fait l’objet d’une étude: si elle n’aboutit pas, le sable sera rejeté lui aussi au large du Pilier.
    Nous avons noté avec satisfaction :

    • une amélioration notable de la qualité des sédiments,
    • l’abandon par la CCI du rejet de vases sur l’estran à la pointe de l’Herbaudière.

    Loi ‘Littoral’ – rapport au Parlement

    On trouve sur le site internet du Ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable, sous le rubrique « aménagement du territoire », le texte du rapport sur l’application de la loi Littoral et sur les mesures spécifiques prises en faveur du littoral, déposé devant le Parlement début octobre. D’après le communiqué de presse publié par le ministère à cette occasion, « ce bilan, fruit d’un travail interministériel coordonné par la Diact avec l’appui du Secrétariat général de la mer, a été établi en concertation avec le Conseil national du littoral (CNL). Il a fait l’objet d’une communication de Nathalie Kosciusko-Morizet en Conseil des ministres le 11 octobre 2007. Il insiste tout particulièrement sur l’importance des changements qui ont affecté les espaces littoraux. »

    Ces changements sont en partie imputables à la forte accélération de l’attractivité résidentielle, économique et touristique du littoral; ainsi, la population des communes littorales s’est accrue de 530 000 habitants depuis l’adoption de la loi Littoral en 1986.

    Toujours selon le Gouvernement, « en définissant des règles permettant de concilier la préservation des espaces naturels et la mise en valeur du littoral, la loi Littoral a dégagé des principes précurseurs qui gardent aujourd’hui toute leur actualité. Elle bénéficie, d’ailleurs, d’une bonne perception dans l’opinion publique : 94 % des Français sont favorables au principe d’une loi régissant spécialement le littoral tandis que 53 % d’entre eux estiment que l’état du littoral s’est amélioré en 20 ans. »

    Le rapport confirme notre position sur la notion de « capacité d’accueil », notion à la fois primordiale et incomprise. A la page 61, nous lisons:

    « Les contours de ces concepts [il s’agit de concepts introduits par la loi Littoral en 1986, qui, bien que novateurs, avaient déjà été expérimentés] sont d’inspiration géographique et écologique. A l’exception de la bande inconstructible des 100 mètres, ils font appel à une approche qualitative et fonctionnelle de l’espace. Il en est ainsi par exemple, de deux notions:

    • les espaces remarquables et caractéristiques,
    • la capacité d’accueil, qui suppose une approche intégrant l’incidence des risques naturels et technologiques, la capacité de charge des écosystèmes concernés et les besoins de préservation des espaces marins et des espaces terrestres, naturels et agricoles ainsi que les conditions de leur fréquentation par le public; les ressources naturelles et les équipements locaux (eau potable, capacité d’assainissement, etc.) . »

    A la page 88, le rapport constate un retard de mise en conformité dans les documents d’urbanisme, et la difficulté qu’ont les élus à saisir certains concepts: « La notion de capacité d’accueil est mal appréhendée par les élus, qui la comprennent souvent comme ‘ce qui reste à urbaniser’ sur leur commune. Cette notion est donc insuffisamment prise en compte dans les documents d’urbanisme, son intégration se limitant dans la plupart des cas à une brève évocation dans le rapport de présentation. » Dans un tableau à la page 89, les conséquences de la non prise en compte des notions de la loi sont identifiées; pour la capacité d’accueil, il s’agit, entre autres, de congestion, saturation et perte d’attractivité.

    En conclusion (p. 124), les rapporteurs recommandent de « poursuivre avec détermination la mise en oeuvre de la loi Littoral. »

    Le rapport est disponible en format pdf sur le site du ministère. Mais attention, il est volumineux: il comporte 127 pages, et pèse 7,7Mo

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    La Pointe de la Loire

    Enquête publique à la Mairie de La Guérinière

    Une enquête publique relative à la modification du Plan d’occupation des sols (POS) de La Guérinère a lieu du 24 septembre au 25 octobre 2007.

    Le dossier peut être consulté à la mairie aux jours et heures d’ouvertures.

    Le projet soumis à enquête prévoit de modifier le réglement de la zone UE (zone artisanale des Mandeliers) :

    1. Article UE.11.2. « Les constructions devront avoir une volumétrie simple, elles seront couvertes d’une toiture à deux pentes (15 à 33%). Le faîtage étant parallèle au plus grand côté, exception faite des petits bâtiments pouvant se situer en appentis contre une autre construction ou contre une clôture »

    est ajouté :

    « cette règle ne s’applique pas aux serres fixes. Elles pourront disposer d’une pente de toit différente.

    Les toitures terrasses sont admises. »

    2. Article UE.12. Stationnement (des véhicules).

    UE.12.2.4. « pour les bureaux et professions libérales, une place par 25 m2 »

    est remplacé par

    « pour les bureaux et professions libérales une place par 20 m2 de surface de vente. »

    Antenne Wimax à La Guérinière

    antenne-wifi.jpg

    Une antenne Wimax a été installée dans la zone artisanale de La Guérinière. Une des raisons invoquée était la nécessité pour les agriculteurs de disposer d’ une liaison permanente alors qu’ils étaient à bord de leur tracteur !
    Le WiFi/ wimax n’est absolument pas encadré en terme de niveaux d’émission et d’exposition du public, contrairement au téléphone, même si les niveaux autorisés sont aberrants.
    La puissance moyenne en WiFi est de 0,1W parce que la portée doit théoriquement être limitée au domicile de l’utilisateur – qui choisit d’être exposé. Quand on dépasse, on expose les voisins qui n’ont rien demandé.
    Le WiFi est reconnu dangereux dans plusieurs pays. Le Wimax, c’est du Wifi plus puissant.
    La puissance moyenne d’une antenne relais GSM est de 100W. Celle d’une antenne Wimax est de 200 à 1000W…
    Le noirmoutrins ont le droit de savoir à quoi ils sont exposés par les promoteurs du Wimax

    Voir aussi notre article ici.

    La plage des Lutins – notre lettre à la DDE

    Monsieur le Directeur Départemental de l’Equipement
    1, quai Dingler
    BP 366
    85119 Les Sables d’Olonne Cedex

    à l’attention de M. Stéphane RAISON

    Projet de travaux de protection de la plage des Lutins.

    Monsieur le Directeur,

    Nous avons l’honneur d’attirer votre attention sur les travaux de défense contre la mer qui vont être exécutés sur la plage des Lutins à l’Herbaudière.

    Les premiers travaux réalisés nous inquiètent beaucoup car ils nous semblent inadaptés à la qualité de ce site. Nous avons appris par la presse que le chantier devait reprendre sur une plus grande échelle en septembre.

    Ces travaux relevant de la compétence de vos services, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir conseiller la Communauté de Commune de l’île de Noirmoutier afin Continuer la lecture

    Les associations, acteurs majeurs de la protection du littoral

    Selon un sondage réalisé en juin 2006 par l’institut CSA pour le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, les Français font surtout confiance, à 61%, aux associations de protection de l’environnement pour protéger le littoral et préserver les côtes en France. Viennent ensuite les collectivités locales / élus locaux (33%), les riverains (28%), la Loi Littoral (26%) et le Ministère chargé de l’environnement (20%). Les secteurs touristiques et immobiliers ne représentent pas une véritable alternative (5% des citations).

    Sur cette question, les opinions se structurent selon trois éléments : la catégorie sociale, la préférence politique et la proximité géographique avec le littoral. Ainsi les catégories supérieures mettent-elles davantage en avant les associations de protection de l’environnement (70%) que les catégories populaires (60%), de même pour la Loi Littoral (31% contre 22%). En revanche, elles font moins confiance aux riverains que les catégories populaires (19% contre 34%). Par ailleurs, ceux qui connaissaient la Loi Littoral avant le sondage la citent plus volontiers (34%), la mettant à quasi-égalité avec les collectivités locales et élus locaux.

    (Pour plus de détails, voir l’article sur le site du Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durable.)

    Érosion marine

    L’érosion touche plus du quart du littoral français

    LE MONDE | 11.08.07 | 14h55 • Mis à jour le 11.08.07 | 15h18

    erra-t-on, dans quelques décennies, la mer battre de nouveau les rivages d’Aigues-Mortes (Gard), comme au temps de Saint Louis, ou le littoral de Normandie ou d’Aquitaine reculer de plusieurs kilomètres ? Le réchauffement climatique, qui devrait augmenter la violence et la fréquence des tempêtes et élever le niveau des mers de 18 à 59 centimètres d’ici à 2100, modifiera la géographie du trait de côte. De l’avis des spécialistes, les rivages plats et sableux, beaucoup plus fragiles que les littoraux rocheux, seront Continuer la lecture

    La Loi “littoral” au Grenelle de l’environnement

    À l’occasion du futur “Grenelle de l’environnement », COORLIT85, la Coordination des associations du littoral vendéen, a fait parvenir à France Nature Environnement, qui est l’un des participants, le message suivant :

    COORLIT 85 vous demande de prendre en compte – mais sans doute est-ce déjà le cas – le problème des attaques incessantes de certains élus contre la Loi Littoral. Comme vous le savez,  une initiative de l’association des maires de France a conduit à une offensive assez générale, puisque de nombreux conseils municipaux ont voté leur soutien à la motion de l’AMF 29. Le Conseil national du littoral est impliqué (via Louis Guédon, député-maire des Sables d’Olonne, qui a fait voter la dite motion par son conseil). Ce point paraît capital à nos associations  : comment défendre cette loi qui, même appliquée comme elle l’est, reste tout de même un garde-fou ?

     Merci de nous dire comment vous envisagez d’agir. 

    France Nature Environnement publie un communiqué de presse concernant le « Grenelle de l’environnement », que vous trouverez en cliquant ici.

    Massacre à la pelleteuse

    Nous avons été alertés du problème de la destruction de toute la dune de la Fosse par le prélèvement de sable pour la pointe du Devin.
    L’engraissement régulier de cette zone permettait la formation d’un cordon dunaire particulièrement riche. On y retrouvait toutes les étapes de la formation de la dune depuis la dune embryonnaire au niveau des laisses de mer jusqu’à la dune boisée. Outre l’intérêt pédagogique, de nombreuses espèces végétales colonisatrices typiques de cet écosystème étaient observables. Enfin ce lieu était particulièrement intéressant pour la nidification de certaines espèces fragiles comme le gravelot à collier interrompu.

    Un accord avait même été passé entre la mairie de Barbâtre et Natura 2000 prévoyant qu’aucun travail de nettoyage mécanique n’aurait lieu pendant les périodes sensibles. Les ostréiculteurs acceptaient eux aussi de ne pas passer par le haut de la Dune pour se rendre sur leurs parcs afin de protéger cet espace.

    Et tout a été détruit par les pelleteuses et autre engins qui prélèvent le sable pour renforcer la dune de l’Hommée!!!

    A quoi ça sert de protéger d’un côté si on doit détruire de l’autre??
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    Géologie de l’île (courrier reçu)

    Bulletin N° 44

    Bonsoir.

    J’ai reçu aujourd’hui votre journal. Toujours très intéressant. Encore une fois, on y apprend beaucoup. En particulier, sur les marais.

    Vos marais se trouvent donc sur une couche d’argile épaisse seulement d’un mètre ? Qu’y a-t-il donc au-dessous : l’eau douce ou la mer ? A quelle époque et comment cette couche d’argile s’est-elle formée ? Vos marais sont, je suppose, tous au-dessous du niveau de la mer ? Quelle est leur altitude ?

    Merci, si vous pouvez m’apporter des informations.

    L’île est constituée de deux entités géologiques :

    – au Nord une partie surélevée ( + 20m NGF) composée de roches métamorphiques

    – au Sud une zone déprimée (+ 3m NGF) constituée en surface par des formations argileuses de marais de 1 à 7 m.

    Sous ces argiles on trouve des calcaires et des grès d’environ 25 m de hauteur, ces calcaires et grès affleurent de part et d’autre de l’île. Ils surmontent des sables moyennement aquifères mais qui constituent un « réservoir » épais de 25 à 50 m d’eau salée ayant une température stable (environ 14°) et des caractéristiques physico chimique sensiblement différentes de celles de l’eau de mer en ce qui concerne les éléments nutritifs.

    Sur la bordure Ouest de l’île, un cordon de dunes sableuses recouvre le calcaire et l’argile, il est le siège d’une nappe d’eau douce alimentée par l’infiltration des eaux de pluie et qui « flotte » sur les eaux salées sous jacentes.

    Charte de l’environnement: mirage ou engagement?

    Bulletin N° 42

    La Charte de l’environnement a été votée par le Congrès le 28 février. Ce texte reconnaît au principe de précaution la valeur d’un principe constitutionnel. Il trace une ligne éthique forte pour le développement de notre société que la mise en œuvre des progrès technologiques devra respecter, tout en dynamisant la recherche scientifique vers des innovations essentielles pour les générations à venir.

    Ce texte consacre le principe d’une réparation des atteintes à l’environnement sans qu’il soit besoin de démontrer – comme c’est aujourd’hui le cas – la réalité d’un dommage anormal et spécial venant frapper un intérêt particulier.

    Le texte de la Charte de l’environnement peut être téléchargé à partir de ce lien.

    L’ibis sacré devient indésirable

    Article du Bulletin N° 40

    ibis-indesirable.jpgNous avions consacré, il y a quelques temps, un article à cet oiseau échappé du zoo de Branféré en Bretagne, qui s’installe et se reproduit dans notre région depuis 1997. Il s’adapte très bien aux conditions de l’île et sa population ne cesse d’augmenter : 238 individus recensés sur le « dortoir » du Mullembourg le mardi 28 septembre par les responsables de la LPO de Noirmoutier, soit 100 de plus que l’an passé et 150 de plus qu’en 2002.

    Sous des apparences un peu balourdes, ce gros oiseau blanc et noir, facile à observer car peu farouche, semble bien inoffensif et pourtant, comme beaucoup d’espèces introduites accidentellement ou volontairement par l’homme, il commence à perturber l’écosystème de l’île. Le 9 juillet dernier, sur la réserve naturelle du Mullembourg, 2 ibis sacrés ont anéanti en quelques minutes une trentaine de nids de sternes caujeks, espèce menacée et protégée, en mangeant les œufs. Déjà en Brière ils s’étaient attaqués aux nids d’une autre espèce protégée : la guiffette noire. Des faits similaires sont régulièrement rapportés sur d’autres sites. L’ibis, peu difficile au niveau de la nourriture, s’accommode de tout ce qu’il trouve dans les marais, sur les bossis et même dans les décharges. Sa réputation de pilleurs de nids, œufs et oisillons, est bien connue des ornithologues mais n’avait pas été encore constatée sur l’île.

    Une fois de plus, l’introduction d’une nouvelle espèce est venue perturber l’équilibre naturel existant comme c’est déjà le cas avec le ragondin, la crépidule ou le baccharis pour ne citer que des exemples de l’île. On estime qu’à travers le monde, l’implantation accidentelle ou volontaire d’espèces animales ou végétales représente la deuxième cause du recul de la biodiversité après la destruction des habitats naturels par l’homme. Dans le cas présent, l’ibis risque de réduire à néant tous les efforts consentis depuis plusieurs années pour la protection d’espèces fragilisées ou en voie de disparition.

    Les acteurs concernés par ce nouveau problème se concertent actuellement pour trouver des solutions. Une limitation de la reproduction est possible par la destruction des œufs mais le nombre d’individus est important et l’on voit mal comment ne pas passer par un abattage systématique.

    Les antennes de téléphone mobile: danger!

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    La question de l’implantation d’une antenne de téléphonie mobile près du stade de football à La Guérinière, l’installation l’an dernier d’une antenne dissimulée dans le clocher de l’église de Barbâtre nous a amené à nous informer sur l’innocuité de ces pratiques.
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    Voici quelques éléments d’information qui pourraient amener nos élus à prendre quelques précautions avant d’accepter de vendre notre espace.

    La question des antennes-relais en quelques lignes :

    La téléphonie mobile représente une prouesse technologique considérable et présente des avantages pratiques évidents. Il n’est pas question de les nier ni de s’en passer. La question qui se pose est celle de sa compatibilité avec la santé publique.

    Les antennes-relais et les téléphones mobiles émettent par micro-ondes un signal numérique pulsé en basses fréquences. En d’autres termes, il y a de l’énergie rayonnée comme avec un four à micro-ondes, mais à une puissance très inférieure pour éviter des effets thermiques . En revanche, les seuils d’émission autorisés par loi ne prévoient pas de protéger les utilisateurs de téléphones ou les riverains d’antennes-relais contre des effets athermiques : l’existence d’extrêmement basses fréquences provoque, entre autres, une perméabilisation de la barrière entre le sang et le cerveau, source d’un inconfort avéré (maux de tête, problèmes de concentration, etc) et de possibles complications graves (leucémies, cancer). Les enfants sont plus particulièrement vulnérables. La différence entre les antennes et les téléphones est que les utilisateurs de téléphone peuvent suivre les recommandations d’usage (limiter le temps de conversation, utiliser une oreillette) alors que les riverains d’antennes ne peuvent que subir les effets des communications qui transitent au dessus de leurs têtes.

    A ce jour, la loi fixe des seuils d’émission maximum de 41 et 58 V/m (volt/mètre) pour les fréquences de 900 ou 1800 MHz. Ces puissances sont élevées mais permettent aux opérateurs d’installer moins d’antennes pour couvrir rapidement le territoire national, donc à moindre coût. Toutes les études officielles valident ces normes, mais les recherches des experts consultés sont toutes financées par les opérateurs de téléphonie mobile. Ces études ne sont donc pas indépendantes : les opérateurs ont un droit de regard et de rectification sur tous les rapports publiés. Partout dans le monde, des chercheurs indépendants ont conclu à des risques sanitaires graves liés à l’exposition du public à des puissances supérieures à 0,6 V/m.

    De nombreuses municipalités en France ont voté des arrêtés réglementant l’installation d’antennes-relais sur leur territoire au nom du principe de précaution, en particulier à proximité de lieux sensibles (écoles, crèches, hôpitaux). Les opérateurs attaquent régulièrement ces arrêtés en justice mais Orange vient d’être déboutée par le Tribunal administratif de Marseille, et cette décision pourrait faire jurisprudence. Pour le Commissaire du Gouvernement, le nombre et la nature même des études entreprises ces dernières années, notamment par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) sur les risques sanitaires liés à la propagation des ondes électromagnétiques, démontrent la potentielle gravité du risque encouru : attendre le résultat définitif de ces enquêtes pour se prononcer serait nier l’existence même du principe de précaution.

    De nombreux sites internet et de nombreuses publications informent des dangers de la téléphonie mobile ; en attendant qu’une réglementation plus respectueuse de la santé publique soit mise en place ils expliquent la manière de s’opposer à l’installation d’antennes-relais. Aujourd’hui, les réseaux UMTS (téléphonie mobile de 3ème génération) sont en train d’être déployés partout en France alors qu’aucune étude n’a été menée sur les effets sanitaires de cette nouvelle technologie.

    La loi encadre l’installation d’antennes-relais, mais les règles du code de l’urbanisme (comme les chartes de bonne conduite signées par les opérateurs) sont rarement suivies. Le dossier de demande d’installation d’une antenne-relais doit comporter les éléments suivants:

    – mention précisant si l’installation projetée ou la modification fait l’objet d’une autorisation au titre du Code de l’Urbanisme et/ou de l’Environnement

    – adresse complète et coordonnées géographiques de l’immeuble précisant le caractère nouveau ou modificatif de l’installation,

    – le nombre d’antennes avec des précisions sur leur taille, la fréquence utilisée, les plans et les schémas de localisation des équipements techniques,

    – des plans de situation au 1/2.000 et au 1/500,

    – un extrait cadastral du site concerné,

    – le coordonnées géographiques du site,

    – l’état de l’existant (toiture, élévation façade) et état projeté, à la même échelle,

    – la copie de la « fiche santé » constitutive du dossier COMSIS telle que définie par l’ANFr (agence nationale de répartition des fréquences),

    – l’engagement écrit de l’opérateur certifiant que les valeurs d’exposition aux champs électromagnétiques fixées dans le décret du 3 mai 2002 sont respectées,

    – la mention sur plan des périmètres de sécurité conformes aux préconisations de la circulaire du 16 octobre 2001 et du balisage effectif réalisé sur le terrain,

    – la liste et/ou schémas précisant les distances des ouvrants (fenêtres, portes, balcons…) situés dans un rayon de 10 mètres de l’antenne,

    – dans les mois suivant la mise en service de l’antenne, une copie du procès-verbal de recette fonctionnelle confirmant la conformité du service par rapport au projet,

    – des photos de l’environnement immédiat,

    – les mesures prises par l’opérateur en respect des dispositions d’intégration environnementale,

    – simulation des installations par photomontage (vérifiée ensuite lors de l’installation réelle).

    Lire à ce sujet le livre Votre GSM, votre santé : on vous ment ! par Richard Gautier, Pierre Le Ruz, Daniel Oberhausen, Roger Santini; Éditions Marco Pietteur ; prix: 16,80 € ; 160 pages broché.

    Liens sur le sujet:

    Comité Scientifique sur les champs Eléctromagnétiques

    PRIARTéM (Pour une Réglementation de l’Implantation des Antennes Relais de Téléphonie Mobile)

    Agir Pour l’Environnement

    Site des associations de Saint-Cyr l’Ecole (78)

    AVOM (Association des Victimes des Opérateurs de Mobiles)

    Teslabel

    CIARTEME (Contre l’Implantation des Antennes Relais de Téléphonie Mobile près des Ecoles)

    Association Antennes Dangers: milite pour une réglementation de l’implantation anarchique des antennes relais de téléphonie mobile, et plus généralement contre la pollution électromagnétique.

    22 bis rue de la Meignanne,
    49100 Angers,
    Tél : 02 41 20 14 83

    Camouflage d’antennes: faux arbres !

    Domaine publique maritime: définitions

    Article du Bulletin N° 37

    À l’occasion de la forte attirance du public pour le littoral, la mer et les loisirs nautiques, le DPM (domaine public maritime) a trouvé un regain d’actualité ( les fameuses paillottes en étaient un exemple). La gestion du DPM doit concilier l’intérêt général et l’intérêt des particuliers, les pêcheurs professionnels et les plaisanciers, la protection du littoral et le développement local des activités liées à la mer : intérêts souvent difficilement conciliables .

    LES TEXTES : C’est l’État qui gère le domaine public maritime à l’aide de quelques textes comme le Code du Domaine de l’État, la loi du 28 novembre 1963 relative au Domaine Public Maritime et surtout la loi du 3 janvier 1986 relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral dite Loi littoral.

    LES PRINCIPES : les principes de gestion peuvent être résumés ainsi :
    – le domaine public maritime doit être laissé en l’état naturel, autant que faire se peut,
    – toute implantation doit, soit satisfaire à un service public, soit présenter un caractère d’intérêt général bien affirmé, soit avoir un caractère privé destiné à l’intérêt public,
    – l’implantation doit nécessiter impérativement la proximité de la mer ou rechercher le bord de mer du fait de son attraction touristique,
    – elle doit respecter les conditions de salubrité, de sécurité, de conservation, et de protection des droits des usagers et du public, en particulier l’accès au bord de l’eau,
    et faire l’objet d’un titre juridique approprié.
    LA TERMINOLOGIE : le DPM comprend :
    1. le domaine public maritime naturel, constitué :
    – des lais (dépôts alluvionnaires) et relais de mer (terrains dont la mer s’est retirée) formés postérieurement à la loi du 28 novembre 1963, ou antérieurs à la loi et incorporés par un acte administratif,
    – du rivage, appelé également estran ou zone interdidale ( compris entre la limite haute des plus hautes mers en l’absence de perturbations météorologiques exceptionnelles et la limite des plus basses eaux),
    du sol et sous -sol de la mer (compris entre la limite des plus basses eaux et 12 milles marins).
    2. le domaine public maritime artificiel, constitué :
    – des ports et de leurs dépendances à l’intérieur des périmètres portuaires,
    – des ouvrages liés à la sécurité de la navigation maritime (phares, etc).

    Le DPM est inaliénable (on ne peut le vendre) et imprescriptible (il est interdit de l’acquérir grâce à une occupation prolongée).

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    Politique française de l’eau: troisième phase du grand débat national

    La Présidente de Vivre l’île 12 sur 12 vient de recevoir une lettre de Madame la Directrice Régionale de l’Environnement, annonçant la troisième phase du large débat national mené afin de déterminer de manière partagée, avec l’ensemble des acteurs de l’eau, quels aménagements doivent être apportés à la politique française de l’eau.

    Faisant suite aux deux premières phases de ce débat, menées auprès des principaux acteurs au niveau national et à celui des bassins, cette troisième phase sera consacrée à la consultation du grand public, et aura pour objectif de recueillir de la façon la plus diversifiée possible l’avis du public.

    « Nous vous informons » écrit la Directrice Régionale de l’Environnement « qu’une enquête portant sur les grands thèmes du débat : – L’eau et l’homme, l’eau et les milieux aquatiques, la gouvernance et les moyens – a été lancée auprès de la population. Nous vous invitons à y participer au moyen d’un questionnaire, en ligne sur le site internet du ministère : http://www.environnement.gouv.fr/; les réponses peuvent être effectuées par voie postale ou directement sur le site avant le 24 octobre. »

    La Direction de l’Eau du ministère a réalisée une collection de fiches d’information grand public, disponible à la DIREN des Pays de la Loire (contact : Madame Michèle HERR-CHATELAIN – téléphone 02.40.99.58.00 – michele.herrchatelain@pays-de-la-loire.environnement.gouv.fr).

    Madame La Directrice conclut en priant notre Présidente de bien vouloir relayer cette information auprès des adhérents.

    Un visiteur indésirable

    Article du Bulletin N° 31

    Peut-être avez-vous remarqué un drôle d’oiseau qui a fait son apparition dans l’île depuis quelques années. Grand, presque entièrement blanc avec le bout des ailes, la tête et le cou noirs, son grand bec est courbé vers le bas, il a tout pour séduire les amateurs d’ornithologie. Il s’agit en fait de l’ibis sacré, oiseau origine de l’Est de l’Afrique, vénéré par l’Egypte Ancienne, présent sur beaucoup de hiéroglyphes.

    Observés pour la première fois sur l’île en  1994, leur nombre n’a cessé d’augmenter. On peut en dénombrer parfois plus de 70 qui se regroupent, le soir, pour dormir dans les arbres de la réserve naturelle de Mullembourg. Présente toute l’année sur l’île c’est une espèce opportuniste qui se nourrit de tout ce qu’elle trouve autour des marais et dans les prés suivant les saisons et les endroits : insectes, mollusques, petits mammifères, …

    Comment est-il arrivé sur l’île ?Il y a 25 ans, quelques individus se sont échappés du du zoo de Branféré, commune de Muzillac dans le Morbihan. Les oiseaux revenant régulièrement au parc, personne, au début, ne s’est inquiété. Puis un jour certains ont commencé à nicher au-dehors. S’adaptant très bien à ces nouvelles conditions de vie, ils ont peu à peu colonisé des régions proches. Plus adaptés aux zones humides douces, ils nichent autour du lac de Grandlieu. On y dénombre quelques 250 couples et leur nombre continus à s’accroître.

    Simple anecdote passagère ou début de problèmes plus importants ? Nul ne peut encore le prédire. L’évolution de la population fait en tout cas l’objet d’un suivi attentif. En effet l’introduction accidentelle d’espèces exotiques par l’homme a été quelquefois à l’origine de sérieux problèmes. Citons le ragondin d’origine américaine autrefois élevé pour sa fourrure puis relâché quand n’a plus été rentable, ou la crépidule, coquillage débarqué en juin 44 sur les côtes normandes avec les bateaux anglais et américains, redoutée par les ostréiculteurs car ce sont des concurrents directs des huîtres et des moules au niveau de l’alimentation. Bien connu également des agriculteurs noirmoutrins le doryphore a profité des échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Europe pour coloniser nos champs de pommes de terre.

    En ce qui concerne l’ibis, rien d’alarmant pour le moment même s’il a la fâcheuse habitude de s’attaquer aux oeufs des autres oiseaux pour se nourrir? Ce comportement n’a pas encore été observé sur les populations actuelles. Mais à l’avenir ?

    Souvent l’homme, volontairement ou non joue à l’apprenti sorcier. L’équilibre naturel entre les êtres vivants est fragile, il est difficile de prévoir les conséquences de l’arrivée d’une nouvelle espèce. La prudence est donc de rigueur mais en attendant ne boudons pas notre plaisir : profitons de l’élégance et de l’exotisme de cet oiseau.

    Les vases de l’Herbaudière

    Article du Bulletin N° 26

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    (cliquez dessus pour agrandir)

    ENQUÊTE PUBLIQUE POUR UNE NOUVELLE MARÉE NOIRE LÉGALE.
    (100 000 m 3 de vases contenant des produits toxiques)

    APRÈS LE MAZOUT DE L’ERIKA, APRÈS LE STYRÈNE DU IEVOLY SUN, LES VASES DE L’HERBAUDIÈRE.
    Tous les six, sept ans, l’accumulation des sédiments dans le port de l’Herbaudière provoque une remontée des fonds donc une diminution de la hauteur d’eau dans le chenal et dans les bassins ; les bateaux de pêche commencent à avoir des difficultés à regagner les postes à quai s’ils se présentent à des heures très éloignées de la marée haute. Il faut donc draguer le port.
    L’avant dernier dragage a eu lieu en 1985, le dernier en 93-94. Tous les deux ont provoqué des conflits entre les usagers du port soutenus, pour des raisons de clientélisme, par les politiques, et les habitants qui demandent que Continuer la lecture

    Noir cafouillage

    Bulletin N° 23

    La saga du naufrage de l’Erika a débuté le 12 décembre. Pendant deux semaines les nappes de fioul auront baguenaudé au gré des prévisions de Météo France : le premier jour on lit : “dans tous les cas de figure, le pétrole ne risque pas de s’échouer en nappes sur les côtes”. Trois jours après les nappes dérivaient vers l’Espagne… puis ensuite, l’Île d’Yeu devait avoir le privilège d’accueillir les premières souillures… Les paroles rassurantes n’ont pas manqué: le fioul devait se fragmenter sous l’effet de la tempête, la nappe devait stagner en surface, s’évaporer en partie, elle ne devait pas s’émulsionner… Continuer la lecture