Littoral de demain : comment concilier enjeux environnementaux et économie ?

Nous remercions le Comité pour la Protection de la Nature et des Sites (CPNS) de nous avoir autorisé à reproduire le résumé qu’il en a fait.

« A Nantes, le jeudi 9 février 2017, France Nature Environnement, FNE Pays de Loire organisaient un  colloque sur le thème « littoral de demain : comment concilier enjeux environnementaux et économie ? » Ce colloque était organisé par France Nature Environnement et son représentant régional FNE Pays de Loire avec le soutien du groupe Suez et du Conseil Régional »

Pour lire la suite, cliquez ci-dessous :

Compte rendu complet

 

 

Communiqué de Presse

 

Communiqué de Presse

En cliquant ICI, vous trouverez l’avis sur la proposition d’inscription du Marais Breton, de la Baie de Bourgneuf, de l’Ile de Noirmoutier et de la Forêt de Monts, au titre de la Convention Internationale dite de « RAMSAR » sur les zones humides.

Mr le maire de Noirmoutier nous invite à venir planter « un arbre pour le climat »  par solidarité avec tous les pays qui luttent contre le réchauffement climatique.  Nous ne pouvons que saluer ce geste de solidarité sur une île qui ne serait même pas concernée par la montée des eaux.!…… (voir les différents articles sur l’élaboration du PPRL).

 Et si cette opération n’était pas qu’une simple opération de communication qui profite de l’actualité ambiante de la COP21 ?

Et si l’écologie devenait l’idéologie dominante de nos élus ? Cette plantation d’un figuier serait alors le premier geste d’une longue série de mesures visant à faire de l’île un territoire ou l’expression « développement durable » prendrait toute sa signification.

Laissons-nous rêver…un nouveau PLU va vite être mis en place.  Il mettra fin à un urbanisme débridé qui depuis quelques dizaines d’années détruit peu à peu les zones naturelles de l’île.

  • Tous les terrains actuellement constructibles vont devenir des zones à boiser en priorité.
  • Les projets immobiliers dans les zones humides, réservoirs exceptionnels de biodiversité, seront abandonnés (fin de la procédure des Prés Patouillards).
  • Des mesures de protection permettront à la flore si particulière et si rare des dunes de se développer : aucune construction ne sera plus autorisée dans ces milieux et la maison sur la dune des Thibaudières à l’Epine, dont le permis a été annulé, sera enfin démolie.
  • Pour chaque arbre arraché lors du rehaussement de la digue du polder de Sébastopol, deux seront replantés. De réels corridors écologiques seront maintenus dans les zones urbanisées (trames vertes et bleues) pour un transit enfin possible des espèces animales et végétales.
  • Pas question non plus de densifier l’urbanisation des bourgs, à la place de chaque construction prévue un figuier sera planté.
  • Des subventions viendront soutenir les agriculteurs mettant en place des méthodes de culture non polluantes.
  • Des aides et des mesures vraiment contraignantes permettront l’éradication des plantes invasives que sont le Baccharis et l’Herbe de la Pampa.
  • Tous les projets de parkings, véritables déserts écologiques, seront interdits. Des arbres seront replantés à la Prée -aux- Ducs. Une zone verte de détente et de loisirs viendra remplacer le projet de parking pour camping-cars envisagé sur le terrain de foot de l’Epine…

Et l’imagination de nos élus nouvellement convertis à l’écologie sera sans limite dans la conception de nouveaux projets.

Oui, si un tel scénario se mettait en route, alors la COP21 aura servi à quelque chose pour l’ile de Noirmoutier et nous applaudirions de nos 2 mains la plantation du figuier. »

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Opération baguage de Mouettes Mélanocéphales au polder de Sébastopol

Le polder de Sébastopol est devenu le premier site de nidification de France pour la Mouette Mélanocéphale. Des centaines de couples s’y retrouvent au printemps pour s’y reproduire. Dans un nid construit à même le sol sur les ilots du polder deux ou trois œufs sont pondus au printemps. Les poussins vont naître  environ 3 semaines plus tard. Une aubaine pour les ornithologues qui veulent poser des bagues.

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L’opération est organisée très rationnellement afin de limiter au maximum le temps de dérangement de la colonie. Les poussins sont dirigés vers des enclos ou capturés avec des épuisettes. Puis le baguage peut commencer. Autour des bagueurs officiels, seuls habilités à poser des bagues, s’activent des bénévoles pour approcher les poussins, préparer les bagues, tenir un secrétariat …

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Plus de 700 poussins ont été bagués cette année. Le baguage permet un suivi de ces populations dont les déplacements de population et ne sont pas bien compris.

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L’utilisation de bagues de couleurs portant des numéros, sorte de plaque minéralogique, permet d’identifier à  distance chaque individu. On pourra ainsi le suivre dans ses pérégrinations et peut être le revoir les années suivantes sur son lieu de naissance.

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Compte rendu de la Rencontre avec Thierry Sauzeau

65 personnes environ ont assisté à la conférence de Thierry Sauzeau samedi soir 6 juin à la salle des Oyats à Barbâtre. Jugée par tous très intéressante et particulièrement pédagogique elle a permis de se faire une idée plus précise de ces phénomènes de submersion marine dont il est beaucoup question actuellement suite à la tempête Xynthia et à la mise en place des PPRL (Plan de prévention des Risques Littoraux).

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Thierry Sauzeau

Quelques éléments abordés :

  • Depuis 1075 jusqu’à nos jours des évènements de submersion marine graves ont régulièrement affecté nos côtes au nombre de quelques-uns par siècle avec des périodicités variables et imprévisibles.
  • La plupart de ces évènements se sont produits avec des vents orientés de Ouest-Sud-Ouest à Sud.
  • Ces submersions ont lieu pour la plupart en hiver mais certains se sont produits parfois en plein été.
  • Le niveau de la mer augmente régulièrement depuis 1860 et cette élévation s’accélère actuellement.
  • La dernière submersion grave sur l’île de Noirmoutier date de l’hiver 1937. Des brèches se sont ouvertes en même temps sur la côte EST et sur la côte OUEST entre la Guérinière et Barbâtre. Ce phénomène dit de concomitance viendra surement alimenter les débats sur le PPRL.

……. et beaucoup d’autres enseignements que nous ne manquerons pas de relater dans notre prochain journal !

 

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Mort de Rémi Fraisse à Sivens

renoncule-a-feuille-ophioglosseL’Association « Vivre l’île 12 sur 12 » ne peut admettre que des membres de défense de l’environnement demandant le dialogue et la concertation ne soient pas entendus et que l’on arrive à des actes aussi graves lors de manifestations pacifiques.
Associée à France Nature Environnement nous déplorons l’emploi de la force publique, tant que des discussions sur des aménagements possibles n’aient pas été envisagées.

Lettre de FNE (France Nature Environnent) à Monsieur Manuel Valls (premier ministre), suite au drame de la mort de Rémi Fraisse à Sivens, en pdf: nmp_fne_mp_fne_lettre_m-valls

Enquête d’Utilité Publique Travaux Les Eloux – mai 2014

Notre association a travaillé sur ce dossier lourd par les possibles impacts environnementaux (épis en pierre) et aussi financiers (impôts) selon les choix qui seront faits. Notre Présidente a déposé un dossier préparé avec l’équipe,  avec nos remarques auprès du Commissaire Enquêteur Titulaire Madame Brigitte Chalopin nommée ainsi que Monsieur Jean-Yves Hervé, ingénieur en chef de l’armement en retraite, commissaire enquêteur suppléant, par le Président du Tribunal Administratif de Nantes, pour procéder à ladite enquête.

Vous trouverez le détails de nos remarques en liens (pdf) ci-dessous:

2014 5 5 courrier a commission enquete stabilisation trait cote les éloux

Dossier l’Epine EP avril 2014 JLE AD 5 5 14

Reportage photos Les Eloux avril 2014 JLE AD

La Communauté de Communes présente sur son site Internet (très complet) les détails du projet.

Nous vous tenons informés des conclusions des Commissaires Enquêteurs qui seront remises à la Communauté de Communes de l’Ile de Noirmoutier, et de la suite de cette Enquête Publique.

Animations à la Roche sur Yon

Si vous êtes intéressés et que vous pouvez vous rendre à la Roche sur Yon, deux animations sur des thèmes différents touchant à l’environnement, vous sont accessibles:
samedi 29/3/2014 : le film de Caroline Poliquin (Canada)  » Homo Toxicus », dans le cadre de la semaine « sans pesticide » à 20h au lycée nature de la Roche.
et
vendredi 11/4/2014 à la Bourse du Travail : un atelier proposé par la coordination du littoral vendéen (COORLIT) sur le thème des sédiments portuaires, les problèmes, les solutions.
Ci-après le programme de l’atelier et le bulletin d’inscription si besoin :
atelier Sédiments portuaires    Bulletin d’inscription

Demain, journée internationale des zones humides

Pour tout dire, nous pouvons déjà les remarquer facilement depuis quelques semaines!
Des périodes très pluvieuses comme nous en vivons pour la deuxième année de suite permettent de remettre la nature à sa place et devraient nous inciter à garder la nôtre…
Il semble pourtant que cela ne suffise souvent pas!

Lire le communiqué de presse ci-joint:
journée zones humides et CP FNE

Les pesticides et nous…

Connaissez-vous la légende du colibri ?

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Continuer la lecture

VNE – journée sur les espèces invasives

Vendée Nature Environnement organise une journée d’information sur les espèces invasives le vendredi 15 juin à Saint Jean de Monts.

  • De 11h à 13h,  interventions sur la flore et la faune invasive à l’école de musique de Saint-Jean de Monts (4 rue de la Plage).
  • L’après-midi, sortie sur le terrain à Brem et expo à la médiathéque.
  • À 20h30, conférence sur le frelon asiatique  à St Jean de Monts.

Frelon asiatique

Cliquez ici pour le programme de la journée

Cliquez ici pour le formulaire d’inscription à la journée

Manger « écolo », « régional » et « anti-gaspi »

En 2010, France Nature Environnement a cuisiné deux menus de réveillon, l’un conventionnel, l’autre, meilleur et tout aussi festif, présentant un impact environnemental limité pour un coût réduit de 20%. Cette année, FNE renouvelle l’expérience avec, cette fois-ci, trois menus écolos et régionaux pour démontrer qu’il est possible de préserver l’environnement sans le faire au détriment du patrimoine gastronomique de nos régions. Il y a bien des façons d’être écolo et de se faire plaisir ! France Nature Environnement souhaite, à cette occasion, mettre l’accent sur le gaspillage alimentaire en présentant les résultats de notre opération de caractérisation.

Des menus écolos, gastronomiques et économiques

FNE et ses associations membres, Ile-de-France Environnement, Alsace Nature et FNE-Midi Pyrénées vous proposent trois menus écolos régionaux « anti-gaspillage ». Ces menus sont inspirés des traditions régionales avec de la pintade et des figues sèches dans l’ouest de la France, du choux et du Berewecke en Alsace, de l’agneau et du potimarron en Ile-de-France.

Cuisiner les restes, ça s’anticipe !

Chaque menu proposé par FNE est accompagné de recettes pour cuisiner les restes car on prévoit souvent trop. Alors autant anticiper pour éviter le gaspillage alimentaire, qui est une aberration économique et écologique.

Les résultats de l’étude « gaspillage »

L’étude « gaspillage » qui accompagne ces différents menus de réveillon, révèle que, sur les 17 collectivités qui ont volontairement participé à cette opération, les résultats varient fortement, entre 17 et 43 kg/an de gaspillage rapporté à l’habitant . La moitié des déchets alimentaires (épluchures, sachets de thé, croûtes de fromage, carcasses de viande ou de poisson, restes de repas…) contenus dans nos poubelles concourt au gaspillage.

Les tendances observées dans ces échantillons révèlent que le gaspillage se compose de restes de repas (24%), de fruits et légumes non consommées (24%), de produits partiellement consommés, encore contenus dans leur emballage (20%). Suivent ensuite le pain, les produits non consommés non déballés et enfin les liquides alimentaires.

Pour Bruno Genty, président de France Nature Environnement, « FNE va démontrer qu’on peut être écolo sans être un ascète ni tendre vers une alimentation uniformisée. Le but n’est pas de renoncer à tout plaisir ni de se ruiner. Les produits de saison, locaux, sont variés, riches en saveurs, moins chers, outre le fait qu’ils soutiennent l’économie locale et ne dégradent pas l’environnement. Les traditions alimentaires sont le fruit du bon sens et comme tous les fruits, doivent être consommés à la bonne saison. »

Télécharger le dossier de presse en format PDF

Journée de formation FNE

France Nature Environnement et FNE Pays de la Loire organisent une journée de formation et d’échanges :

Vendredi 25 novembre 2011 à Brissac-Quincé (49)

Continuité écologique, morphologie des cours deau

Quels leviers dactions pour les associations ?

Inscription et renseignements :

Anaïs Giraud, FNE, 02 38 62 55  90, anais.giraud@fne.asso.fr

Xavier Metay, FNE Pays de la Loire, 09.61.48.78.02, paysloirenatureenvironnement@gmail.com

Veuillez signaler votre souhait de participer à cette journée (inscription obligatoire) au plus tard le 20 novembre 2011.

Pour télécharger le programme et le formulaire d’inscription, cliquez sur les liens ci-dessous.

Programme formation FNE 

Formulaire d’inscription

La trame verte et bleue

La « trame verte et bleue » (TVB) est une mesure phare du Grenelle de l’environnement, dont l’objectif est d’enrayer le déclin de la bio-diversité sur le territoire français.

La bio-diversité est un concept récent, complexe et simple à la fois : elle recouvre l’ensemble des milieux naturels et des formes de vie existantes sur terre (plantes, animaux, champignons, bactéries, virus…) ainsi que toutes les relations et interactions qui existent, d’une part, entre ces organismes vivants eux-mêmes, d’autre part, entre ces organismes et leurs milieux de vie. Nous autres humains appartenons à une espèce (Homo sapiens) qui constitue l’un des éléments de la bio-diversité. Environ 1,8 million d’espèces animales et végétales différentes ont été identifiées à ce jour, et quelques 15000 espèces nouvelles sont décrites chaque année. On estime le nombre d’espèces existantes à entre 5 millions et 100 millions : c’est dire à quel point le travail de recensement est loin d’être terminé. Or, dans le même temps, les experts indiquent que la moitié des espèces vivantes pourrait disparaître d’ici un siècle, compte tenu du rythme actuel de leur disparition : 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel d’extinction !

Dans le contexte européen, la France est le 5e pays abritant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées (par exemple le scarabée pique-prune, le vison d’Europe…) après l’Espagne, le Portugal, l’Italie et la Grèce. Environ 165 ha de milieux naturels et terrains agricoles (soit un peu plus de quatre terrains de football) sont détruits chaque jour en  France (métropole et outre-mer), remplacés par des routes, habitations, zones d’activités.

La Trame verte et bleue est un outil d’aménagement du territoire qui vise à (re)constituer un réseau écologique cohérent, à l’échelle du territoire national, pour permettre aux espèces animales et végétales, de circuler, de s’alimenter, de se reproduire, de se reposer… En d’autres termes, d’assurer leur survie, et permettre aux écosystèmes de continuer à rendre à l’homme leurs services.

La loi n°2009-967 du 3 août 2009 de mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement dite « Loi Grenelle I » instaure dans le droit français la création de la Trame verte et bleue, impliquant l’État, les collectivités territoriales et les parties concernées sur une base contractuelle.

La loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, dite « Loi Grenelle II », propose et précise ce projet parmi un ensemble de mesures destinées à préserver la diversité du vivant.

C’est ce mardi 18 octobre que la Ministre en charge de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet ainsi que les Secrétaires d’État en charge des Transports et du Logement installent le Comité National « Trame verte et bleue » dont France Nature Environnement, la Fondation pour la Nature et l’Homme, la LPO, et la Ligue Roc sont membres.

Pour lire le communiqué de presse de France Nature Environnement  à ce sujet, cliquez ici.

Les algues vertes sont de retour

Selon un article paru hier dans le journal Ouest France en ligne, le retour des algues vertes, plus tôt que prévu, aurait épargné l’île de Noirmoutier.

Le Centre d’étude et de valorisation des algues (CEVA) a effectué la semaine dernière des survols du littoral. « On a été agréablement surpris à Noirmoutier,  » disent les experts, en ajoutant toutefois qu’il y a « pas mal de vert » à Barbâtre.

Les photos ci-dessous, prises cet après-midi à la Pointe de la Loire, montrent qu’il y a aussi  un certain panachage entre les algues brunes et vertes à La Guérinière.

Pointe de la Loire 21/5/2011

Pointe de la Loire 21/5/2011

Terminator II – amélioration du cadre de vie à l’Épine

Au Terpineau, on assiste à la destruction programmée d’une zone humide d’une importance essentielle pour la commune de l’Epine en tant que bassin d’orage, de trame verte et de coupure d’urbanisme.
Cette destruction est illégale, puisque le POS de l’Epine interdit tout rehaussement de terrain.

Pourquoi ce vandalisme ?

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Le 11 mai 2011, des camions bennes déversent du remblai sur cette zone déjà victime d’un remblaiement illégal l’année dernière.

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Manœuvres sournoises sans étude d’impact, quelle « transparence » peut-on espérer d’élus aussi obscurantistes?

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« Glaïeul de Byzance », plante ancienne protégée !
Sous peu, celle-ci n’offrira plus sa beauté au passant.

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Fossé est-ouest, en voie de comblement.

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Fossé de drainage des eaux pluviales en voie de disparition, d’une grande importance lors de précipitations orageuses, il permettait de limiter les inondations dans cette zone exposée, à 1,7m NGF (altitude de bossis, le creux du fossé ci-dessus est à environ 0,7m NGF).

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Fossé de réception des eaux pluviales dont on peut voir le busage en haut de l’image.
Bonne chance aux voisins !

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Un engin de la commune étale le remblai, sans coup férir.

Comment peut-on justifier la destruction de cette zone humide patrimoniale ?
A qui profite cette destruction irrespectueuse?

Comment ne pas reconnaître aux zones humides comme le dit le professeur Verger, « leur intérêt écologique, leur rôle dans l’amélioration de la qualité des eaux et leurs valeurs productive et paysagère ».

En France, la loi sur l’eau de 1992 donne des zones humides cette définition :
« On entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».

Située au fond des marais du centre de l’Ile, cette zone est de toute évidence fort ancienne; selon le géologue Paul Bernier (Environnement littoral, Ile de Noirmoutier page 132), cette zone correspondrait à la ligne de rivage, vasière, il y a 5000 ans !

Ci-dessous, la zone humide (bassin d’orage) de Terpineau et son important réseau de fossés indispensables à l’évacuation du pluvial sous la route du Morin:terpineau8.jpg
Les fossés de drainage sont visibles en bleu.
La zone hachurée en rouge représente la zone comblée en 2010.
A l’heure actuelle, le remblaiement se poursuit à partir de la petite zone rouge en bas à droite vers l’ouest. On peut y remarquer les deux fossés est-ouest mentionnés plus haut.

On peut apprécier l’important réseau de fossés (en bleu) en voie de comblement.
Les hauteurs indiquées sur la carte sont en NGF (Nivellement Général de la France).
Pour mémoire, lors de la tempête Xynthia, on a constaté une hauteur de 4m NGF dans le port de Noirmoutier.
La chaussée Jacobsen vient d’être rehaussée à 5m NGF

On peut aussi constater l’absence totale de mesures compensatoires capables de maintenir une circulation du pluvial par un busage adapté.

Le mot de la fin au professeur Verger ;
« Après avoir longtemps été le lieu d’expression d’une volonté unipolaire des sociétés dans un système socioculturel d’intensification de la production agricole et salicole, les zones humides se trouvent aujourd’hui au carrefour des volontés multipolaires d’aménagement, après une prise de conscience de leur valeur écologique et patrimoniale. »

Ce remblaiement est-il légal ou non ?

Extrait de la lettre expédiée au Commissaire-enquêteur par l’Association Vivre l’Ile 12 sur 12, le 21 décembre 2009 :

Monsieur le Commissaire enquêteur,
J’ai l’honneur de porter à votre connaissance les observations suivantes :
[…]
En ce qui concerne le secteur de Terpineau, nous considérons que l’appréciation de l’autorité départementale en matière d’environnement en l’occurrence la DREAL des Pays de Loire qui le signale comme zone humide probable avec bonne fiabilité n’a pas été prise en compte. Ce secteur de Terpineau est un marais qui a été isolé de la zone centrale de l’Ile par la « deux voies ». Zone très humide, d’une altitude comprise entre 1,8m et 2,2m NGF (pour mémoire le niveau de submersion marine à prendre en compte est de 4 m NGF) elle conserve un réseau de fossés qui la draine et passe sous la deux voies. ZNIEFF de type1, elle doit faire l’objet d’une sérieuse évaluation avant toute urbanisation.
Dans ce contexte, la constitution préalable à cette enquête du dossier d’incidence « loi sur l’eau » aurait mis en évidence l’erreur de cette ouverture à l’urbanisation. Il existe suffisamment d’espaces et dents creuses dans la commune pour atteindre ces modestes objectifs d’urbanisation. Le SCOT impose d’ailleurs que ces espaces soient urbanisés en priorité.

Décision du Commissaire enquêteur :
Décision E09000473/44 du 6.12.2009

« Par ces motifs, je donne un avis FAVORABLE, à l’ouverture à l’urbanisation su secteur du Terpineau, avec les réserves suivantes :
que l’ouverture à l’urbanisation se fasse en une seule opération afin qu’une enquête loi sur l’eau soit effectuée et que soit analysé :
– Les incidences et les mesures compensatoires (secteur humide)
– les prescriptions du sage et du SDAGE.
– La submersion marine.
L’assainissement.…Fait et clos à l’Epine, le 30 décembre 2009
Le Commissaire-enquêteur

Dans l’extrait de la séance du Conseil Municipal de l’Epine du 26 Février 2010 lisible ci-dessous, nous pouvons constater :

Le Conseil municipal a bien « entendu » les conclusions du Commissaire-enquêteur,
A bien « Vu l’avis favorable du Commissaire-enquêteur, à l’exception de l’ouverture à l’urbanisation du secteur du Pas de Lisière ».

Aucune des réserves mentionnées par le Commissaire-enquêteur (voir le texte ci-dessus) ne sont prises en compte !

S’il est vrai que la décision du Commissaire-enquêteur est (malheureusement) favorable à une urbanisation de la zone concernée, il y a aussi obligation pour la commune de satisfaire les demandes formulées par le Commissaire-enquêteur, avant tout début de travaux.
Or, nous assistons en ce moment à un remblaiement sauvage illégal orchestré par la municipalité afin de rehausser des prairies humides classées ZNIEFF 1, sans attendre les résultats des enquêtes préconisées par le Commissaire-enquêteur.

Est-ce légal ?
Et qu’en est-il du PPRI en cours d’élaboration ?
Depuis Xynthia, les normes de gestion des eaux pluviales à prendre en compte sont considérablement plus draconiennes que celles existant au moment de la modification de ce POS.
Ci-dessous, extrait du registre des délibérations du Conseil Municipal de l’Epine dans sa séance du 26 Février 2010:

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Terminator ?

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A l’extrémité est du quai Cassard à Noirmoutier en l’Ile, face à la Chapelle du Souvenir existait jusqu’au 26 avril 2011 (date de la photo) un agréable bosquet d’arbustes survivants du massacre faunistique et floristique – aux innombrables victimes – effectué le long de la chaussée Jacobsen.

Hélas, ces quelques mètres carrés de verdure accueillante devaient apparaître incongrus dans le décor bétonné et asphalté nouvellement créé.
La photo ci-dessus montre le dernier carré résistant torturé par des engins au crane rasé.

Ceux là même qui ont perpétré ce massacre prônent actuellement, des « coulées vertes et bleues » non pas pour développer une souhaitable biodiversité – ce serait trop demander – mais pour ne pas trop la diminuer.

C’est la loi.
Qui va les croire ?

Même le lézard vert au fond du jardin s’inquiète !

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Enseignes publicitaires à Noirmoutier

Selon le Courrier Vendéen du 23 septembre, la ville de Noirmoutier-en-l’île entreprend d’inventorier les enseignes et pré-enseignes présents sur le territoire de la commune.

Courrier vendéen du 23 septembre 2010

 Vivre l’île 12 sur 12 est le correspondant local pour l’île de Noirmoutier de l’association Paysages de France, qui lutte contre les affichages non-réglementaires; à ce titre, nous avons réagi à l’article du Courrier Vendéen en écrivant au Maire de Noirmoutier le 1er octobre la lettre suivante :

Objet : Analyse critique d’un article du Courrier Vendéen du 23 septembre 2010
Monsieur le Maire,

Suite à l’article du Courrier Vendéen du 23 septembre 2010 : « Contrat environnement littoral – L’inventaire des enseignes publicitaires a débuté », nous souhaitons effectuer une mise au point relative au titre et au contenu de cet article.
En effet, les commentaires attribués à la Ville sont en partie erronés ou imprécis et ne respectent pas les termes du « Contrat environnement littoral » signé en 2007 avec le Conseil Général de la Vendée qui stipule entre autres :« un respect des obligations réciproques du contrat ».
Ce contrat requiert : « des engagements réglementaires pris par la commune notamment pour maîtriser le développement de l’hôtellerie de plein air et de la publicité »…
Dans cet article du Courrier Vendéen, la Ville parle d’une « mise en valeur du bâti et paysagement de votre commune » or la Ville a laissé s’implanter en zone ZPPAUP de nombreuses enseignes non conformes et aucun effort de mise en conformité n’est perceptible.
Selon cet article, l’objectif « est de pouvoir identifier et quantifier l’ensemble des enseignes et préenseignes de la commune, afin d’évaluer leur intégration dans l’environnement. Il s’agit avant toute chose d’une démarche qualitative pour renforcer la qualité paysagère de notre commune »
Or, si le contrat environnement littoral parle de « maîtriser la publicité », la Ville parle : « d’évaluer leur intégration (des enseignes et préenseignes) dans l’environnement ». Ce n’est pas la même chose.
Vous n’êtes pas sans savoir qu’il ne s’agit pas d’évaluer tel ou tel panneau mais qu’il s’agit de faire respecter la loi, c’est à dire imposer une mise aux normes ou faire disparaître l’affichage publicitaire en infraction.
Que veut dire la Ville par : « renforcer la qualité paysagère de notre commune » ?
Si vous souhaitez mettre en valeur les richesses du patrimoine architectural et urbain de la ville, pourquoi ne faites-vous pas respecter la zone ZPPAUP existante, atout touristique véritable, au lieu de laisser perdurer les panneaux en infraction, tapageurs, présents dans cette zone maladroitement enlaidie? La mise en conformité de l’ensemble de la commune en général et de cette zone en particulier serait alors en accord avec « la démarche qualitative » que vous préconisez si justement.
De plus, la Ville parle d’une manière restrictive d’enseignes et de pré-enseignes, alors que le contrat parle de publicité en général, c’est à dire incluant les panneaux publicitaires; peut-être s’agit t-il d’un manque de connaissance de la part de la Ville ou tout simplement d’un oubli.
En effet, l’affichage publicitaire comprend trois types d’affichages : les enseignes, les préenseignes et la publicité.
La période de six mois impartie pour faire effectuer par deux employés municipaux, un inventaire – déjà réalisé pour l’essentiel – nous semble être une bien mauvaise gestion, à la fois de l’argent public et de l‘emploi du temps d’employés municipaux, alors que vous n’êtes pas sans savoir qu’un relevé de l’essentiel de l’affichage publicitaire en infraction sur votre commune a déjà été effectué gracieusement par nos soins et vous a été communiqué ainsi qu‘au Préfet de la Vendée.
Des solutions respectueuses des éléments identitaires de votre commune existent.
Paysages de France, qui a acquis une grande expérience en matière de publicité extérieure et de protection du cadre de vie, peut apporter ses conseils aux municipalités. Dans ce cadre, elle aide notamment à la mise en place des règlements locaux de publicité.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le maire, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

Le 7 octobre, le Courrier Vendéen a rendu compte de notre proposition d’aide en publiant l’article ci-dessous (cliquez sur la miniature pour le lire).

Courrier vendéen du 7 octobre 2010

Traitement des algues vertes

Un an après la mort d’un cheval intoxiqué sur la plage de Saint Michel en Grève, un effort de nettoyage sans précédent est engagé sur le littoral breton.

Dans Le Figaro du 19 juillet 2010, un article que vous pouvez lire en cliquant sur la vignette ci-dessous, ou en ligne en cliquant sur ce lien.

Le Figaro, 19/7/2010

Et sur le site de l’Actu-Environnement, sur la vidéo que l’on pourra voir en cliquant sur ce lien, Bruno Le Maire et Chantal Jouanno visitent la plage de Binic et ouvrent la nouvelle usine de traitement des algues vertes; et à Hillion, Michel Guillemot, Président de l’Association Halte aux marées vertes, explique que l’aspect préventif doit primer sur l’aspect curatif – en d’autres termes, mieux vaut prévenir que guérir.

Alerte au gaz à La Tresson

Un entrefilet dans le Courrier Vendéen du 8 Juillet n’avait pas spécialement attiré notre attention. Il s’agissait d’une alerte donnée suite à une forte odeur de gaz à La Tresson, qui a nécessité l’évacuation temporaire des habitants. Finalement fausse alerte, cette odeur provenait de produits répandus sur les sols environnants deux jours plus tôt.

Courrier vendéen du 8 juillet 2010

Nous avons été intrigués par le mot « produits »; et avons cherché à savoir de quelle sorte de « produits » il s’agissait. Ce ne peuvent être les fameux produits phyto-sanitaires conditionnés dans de grandes cuves de couleur bleue utilisés naguère pas les cultivateurs de pommes de terre, puisque ceux-là sont désormais interdits en France.

Le capitaine des pompiers a précisé qu’il s’agissait de « produits absolument inoffensifs ». Voilà qui nous rassure. Nous espérons que les habitants concernés ont été rassurés eux aussi!

Laisse de mer et plantes colonisatrices

haut de la plage

Le haut de la plage avant le passage de la cribleuse (juin 2010).

À gauche, la dune érodée par le passage de la tempête du 28 février.

atriplex 1 atriplex 2

Ci-dessus, l’atriplex,  l’une des premières plantes à fleurs capables de s’aventurer sur le sable, où elle indique le niveau supérieur des marées.

boursoufflures

Les boursouflures correspondent aux algues recouvertes de sable.

cakillier

Le cakillier maritime, l’un des premiers colonisateurs.

couverture végétale

Le couvert végétal s’organise : chiendent des sables, panicaud champêtre et giroflée des dunes.

euphorbe

Euphorbe marine

dune mobile

Dune mobile fixée par des oyats, liseron des sables, chiendent, gaillet des sables.

haut de la dune

Mélange de Cakillier et d’Atriplex en haut de plage : le sable piégé reforme la dune peu à peu, des nouvelles espèces s’installent et limitent l’érosion (début juin 2010).

La fixation du sable en haut de la plage est en bonne voie; mais bientôt les engins (dits « cribleuses ») vont intervenir et réduire à néant en quelques heures les quelques mois nécessaires à la reconstruction naturelle des pièges à sable par les plantes colonisatrices remarquablement efficaces dans leur action.

L’érosion éolienne participe à l’amaigrissement des plages dans l’ordre de 30%, les « cribleuses » dans l’ordre de 80%.

Lorsque le nettoyage est indispensable, on ne peut que préconiser un nettoyage manuel; car le nettoyage mécanique aujourd’hui à l’œuvre sur certaines plages est une totale aberration.

Les algues vertes, c’est aussi chez nous !

Selon cet article du journal Ouest France, plus de 90% des plages touchées par les marées vertes en Vendée le sont à Noirmoutier.

Selon Sylvain Ballu, responsable des suivis au Centre d’étude et de valorisation des algues, les communes sont en général dans la dénégation du phénomène. Monsieur Ballu souhaite « qu’on sorte de la perception maladie honteuse des algues vertes. Ce qui n’incite pas à l’action. » Le chercheur du Ceva ne sous-estime pas le rôle des apports agricoles dans l’eutrophisation. Mais il pense qu’on ne peut exclure d’autres paramètres : la construction des épis, qui piègent les masses d’eau et les algues dérivantes et, bien sûr, le réchauffement climatique.

Moderniser l’agriculture?

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Le projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche est actuellement examiné par l’Assemblée Nationale. A cette occasion, le 16 juin, la commission des affaires économiques de l’Assemblée a adopté contre l’avis du gouvernement un amendement qui permettrait l’implantation sans autorisation de gros élevages de porcs (jusqu’à 2000 places, soit jusqu’à 5000 porcs par an) alors que le seuil actuel est de 450. Il s’agirait, selon les auteurs du texte, de s’aligner sur les règles moins contraignantes de certains pays européens, alors qu’à ce sujet l’Union européenne n’a manifesté aucune exigence.
Avec une telle disposition, toutes les barrières de sécurité sautent : plus d’étude d’impact sur l’environnement, plus d’enquête publique, plus d’avis du Comité Départemental des Risques Sanitaires et Techniques, ni des communes concernées. Qui dit mieux ?
Les bonnes intentions du Grenelle de l’environnement en matière de qualité de l’eau passeraient-elles aux oubliettes ? Ignorerait-on le rapport 2010 de la Cour des Comptes, qui critique le manque de volonté de l’Etat pour remettre en cause les pratiques de l’agriculture intensive ?
Si cet amendement est voté le 30 juin en séance plénière, les marées vertes ont de l’avenir… comme l’augmentation du coût de production d’eau potable et celle des amendes de la Cour de justice européenne pour non respect de la Directive nitrates.
La Coordination de Défense du Marais Poitevin, la Coordination des associations environnementales du littoral vendéen et LPO 85, membres du réseau FNE, demandent aux députés de Vendée de rejeter publiquement cet amendement qui favoriserait les intérêts de l’élevage industriel au détriment de l’intérêt général, en accentuant la dégradation de la qualité de l’eau de nos rivières.

Jointoiement de la Jetée Jacobsen

La semaine dernière a commencé le jointoiement de la Jetée Jacobsen sur 300m à partir de la Voilerie Burgaud

La technique consiste à nettoyer la pierre en surface, puis les anciens joints, à assécher la pierre de surface et à pulvériser sous 22bars un ciment très fin, sec, qui va s’infiltrer dans les joints humides et rendre étanche le parement.
D’après nos informations, ce procédé serait à appliquer sur 300m dans un premier temps, le restant étant en discussion à la Communauté de communes; le coût du jointoiement serait de 85€/m² contre 65€/m² pour l’application du béton.

Jointoiement de la Jetée Jacobsen 1

Jointoiement de la Jetée Jacobsen 2

Jointoiement de la Jetée Jacobsen 3

Jointoiement de la Jetée Jacobsen 4

Plan d’action contre les algues vertes

Le 11 mai dernier, lors des questions orales sans débats à la première séance de l’Assemblée Nationale, Monsieur Louis Guédon, député de la Vendée, a posé une question sur l’application du plan de lutte contre les algues vertes en Vendée.

Comme on pourra le constater en lisant le compte rendu intégral de la session, ainsi que la transcription écrite ci-dessous, la cause du problème vendéen serait, selon le Ministre, située en dehors de notre département …

Question de Louis Guédon, député (UMP) de la Vendée :
Le phénomène des marées vertes touche régulièrement les côtes françaises depuis les années 1970 et ne cesse pas d’augmenter, surtout sur les côtes bretonnes et vendéennes. L’ampleur de ce phénomène a conduit le Premier ministre à diligenter un rapport afin de bâtir un plan d’action de lutte contre cette prolifération. Ce plan de €134M comporte trois volets : améliorer les connaissances et la gestion des risques ; aider les collectivités locales à ramasser et à traiter les algues vertes ; limiter le flux d’azote vers les côtes. Mais il semble que cette enveloppe soit réservée à la Bretagne. Comment faire en sorte que mon département, également touché par cette nuisance, bénéficie de cette aide ?

Réponse du ministre de l’écologie et cætera :
Cette mission d’inspection interministérielle s’est notamment rendue dans votre département. Le plan présenté en conseil des ministres le 3 février a pour objectif, à court terme, de supprimer les nuisances occasionnées par les algues vertes en améliorant la gestion de leur ramassage et de leur élimination et, à moyen terme, de réduire leur développement en diminuant pour ce faire les flux de nitrates véhiculés par les cours d’eau vers la mer.
Au total, 90 % de ce plan, soit €120M, sont destinés à prévenir la croissance des algues vertes ; il faut agir sur les pratiques agricoles dans des zones identifiées par le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux du bassin Loire-Bretagne. Ce Sdage a retenu huit baies comme zones prioritaires d’action au cours de la période 2010-2015. Ces huit baies sont toutes situées en Bretagne et présentent de très forts tonnages d’algues vertes : environ 70 000 tonnes par an.
Un amendement au projet de loi Grenelle II voté par votre assemblée permettra sur ces baies une traçabilité des flux réels d’azote épandu et la mise en place de projets territoriaux dans les bassins versants. Le plan de lutte contre les algues vertes ne prévoit aucune action spécifique en Vendée, car l’origine des échouages y semble différente : il ne s’agit pas de proliférations d’algues dues à des rejets locaux de nitrates qui viendraient des rivières vendéennes, mais d’algues amenées par des courants depuis des zones plus lointaines. Nous travaillons avec le conseil général de votre département et l’agence de l’eau Loire-Bretagne pour connaître précisément cette origine.
Nous attendons les résultats de cette étude pour identifier des moyens de prévention. Cela relèvera certainement d’une logique distincte de la Bretagne, puisque nous n’aurons pas à traiter les cours d’eau en amont. S’agissant de la gestion des algues déjà échouées, la préfecture de votre département a engagé un travail technique avec les collectivités territoriales pour faire face à d’éventuels échouages massifs d’algues cet été.
Au-delà de ce soutien technique, un soutien financier est demandé à l’État, aux côtés des collectivités territoriales. Nous sommes en train d’en établir le chiffrage. Le soutien de l’État pourra vous être accordé sur des actions de ramassage, mais il sera bien plus utile sur les actions préventives, une fois que nous aurons identifié la cause de l’arrivée de ces algues sur le littoral de la Vendée.
AN, 11 mai 2010, 1re séance.

Les contrats “environnement” littoraux

Le Conseil général de la Vendée propose des contrats environnement littoraux  aux communes de la côte vendéenne. Selon le Conseil général, ces contrats constituent : une force de frappe écologique unique en France, qui propose à chaque commune de dresser une liste exhaustive des points à améliorer, afin de mettre en oeuvre des solutions adaptées. Aménagement des milieux naturels, paysagement des aires de stationnement, réhabilitation des fronts de mer… Autant d’actions diverses et concrètes inscrites dans chaque contrat environnement littoral.

Quatre CEL ont été signés entre le département et les communes de l’ile de Noirmoutier. Le 10 mai, nous avons écrit au Président du Conseil général de la Vendée en ces termes:

Monsieur le Président,

Quatre « contrats  d’environnement littoral » (CEL) ont été signés entre le Département et les Communes de l’ile de Noirmoutier. Ceux-ci comprennent des actions financées par le Département en faveur de la préservation et la mise en valeur du littoral.

On ne peut que se féliciter de la prise en compte de l’environnement si sensible de l’île mais il est un peu étonnant que notre Association, agréée de défense de l’environnement depuis 1989, n’ait été ni informée, ni sollicitée par le Service environnement du Conseil Général, pas davantage par les élus.

Nous soutenons pleinement les actions qui permettent la mise en valeur des sites remarquables, la beauté de certains lieux….et qui peuvent recevoir à ce titre des subventions du Département. Cependant, nous déplorons (particulièrement pour le tourisme) que des travaux que nous considérons comme destructeurs soient aussi organisés et subventionnés par le Département.

Monsieur le Président a écrit « plus une dune à massacrer, plus un marais à boucher ». Nous dénonçons tous projets qui risquent sur le terrain d’entraîner des destructions irréversibles.

C’est le cas de la piste cyclable qui existe au pied de la digue de retrait entre la pointe de la Fosse et le lieudit « le Bonhomme ». Il est question d’en créer une deuxième à 150m de la 1ère dans une réserve naturelle et qui obligera à détruire des marais et à ouvrir des sorties des casiers de retenues d’eau protégeant des inondations. De plus, celle-ci doit passer sur le haut de la digue de défense contre la mer à la Casie…. Est-ce bien raisonnable ? Nous nous y opposons.

Celle en bordure de la forêt de Barbâtre sous réserve qu’on n’envisage pas, par la suite, qu’elle soit élargie et goudronnée pour servir de desserte aux résidences établies le long de la piste.

Le projet de voirie par le Département d’édifier un merlon de 1,20 m de haut sur 2 m de base au milieu de la quatre voies de la Fosse au rond-point de l’Europe défigurera complètement le paysage ; fermeture de vue sur les coupures d’urbanisation. D’autres solutions existent. Il faudra également surélever certains ronds-points et prévoir des barrages sur les voies de contournement d’entrée dans les bourgs pour éviter les inondations ? Nous ne pouvons accepter ce projet qui est contraire à la mise en valeur du bâti et le paysagement de la commune pourtant soutenu par le CEL.

Problème des ronds-points qui se multiplient. Avec les prévisions, nous en compterons au moins 15 sur 22 kilomètres (longueur de l’île). A l’entrée du Gois, secteur en cours de classement, un projet de rond-point est à l’étude quant une seule voie existe et le Comité de Pilotage n’a pas été associé. A notre avis, il n’a pas lieu d’être dans cette zone.

Nous regrettons qu’aucune étude d’ensemble n’ait été faite sur le terrain (espace limité) pour savoir si l’environnement de l’ile résistera à la pression touristique.

Les travaux de défense contre la mer (réalisés en investissement, souvent en travaux d’urgence) détruisent toutes les plages à l’ouest et l’érosion (à défaut d’entretien du trait de côte) continue, aggravée par des montagnes de roches. La descente vers les plages et la promenade à pied sur le haut qui est non recouvert de sable sont dangereuses.

Au titre de ces travaux de défense contre la mer, financer l’élargissement de la jetée Jacobsen sur le Mullembourg, est-ce indispensable et raisonnable ? Récemment, lors de la tempête XYNTHIA, les eaux sont rentrées sur ce secteur non pas par débordement par-dessus la jetée mais par les deux extrémités de cette digue : la plage de Fort Larron et les quais nettement plus bas du vieux Port de Noirmoutier.

L’ile n’est pas extensible, elle possède certes de beaux paysages appréciés de tous mais certains travaux que nous considérons destructeurs continuent : les marais et zones humides (bassin d’orages) sont en danger menacés par des zonages permettant des constructions et ceci sur chacune des communes.

Nous apprécions la décision de nous associer à la réflexion de protection de la dune de la Tresson ; cette démarche intervient à temps si l’on ne veut pas la voir complètement dégradée.

Le sentier cyclable ainsi que le sentier pédestre côtier sont également des préoccupations de l’association : quelle mise en place à travers les CEL sur les 4 communes de l’île ?

Nous vous adressons ce courrier pour vous alerter sur ces différents dossiers qui ne relèvent pas tous des contrats environnements littoraux et dont les maitrises d’ouvrage sont différentes, mais ceux ci nous préoccupent car ils ont tous des conséquences sur l’environnement de l’île.

Dans l’attente d’un échange et si possible d’une rencontre, que vous voudrez bien nous accorder et avec tous nos remerciements, recevez, Monsieur le Président, nos salutations distinguées.

La Présidente

Marie-Thérèse Beauchêne

L’aménagement du littoral

Selon un article à lire en troisième page du dernier numéro du Journal de la Vendée (le bi-mensuel du Conseil général), un sondage IFOP auprès des Vendéens le 14 et 15 avril dernier aurait révélé que ceux-ci approuvent à une large majorité (66%) la décision de l’État d’interdire toutes nouvelles constructions dans les zones inondables. À la question de savoir s’il faut construire des digues afin de pouvoir construire dans des zones actuellement à risque, 64% répondent non. Et 87% seraient favorables à l’acquisition par le Conseil général de 3000 hectares d’espace naturel sur le littoral afin de le protéger de l’urbanisation galopante.

Sondage IFOP - JdV 138

Extraction de granulats marins

Comme nous vous l’avions annoncé dans un article daté du 22 avril, une enquête publique relative à l’extraction de granulats marins (sable) se déroule du 26 avril au 4 juin 2010. Le siège de l’enquête est situé à la mairie de Noirmoutier-en-l’île.

En réalité ce sont trois enquêtes qui sont proposées simultanément :

  1. la première relative à une demande de concession de la société DTM (Dragage, Transports et Travaux Maritimes);
  2. une seconde relative à la demande de concession faite par une autre société, le Groupement de Cairnstrath dont le mandataire est la société Les Sablières de l’Atlantique; cette fois-ci il s’agit d’une concession d’une superficie supérieure à celle de DTM;
  3. DTM fait alors une nouvelle demande de concession (superficie supérieure à la première) qui entraîne la troisième enquête.

Les demandes finales concernent l’extraction de 38.000.000m³ de sable sur une période de 30 ans. Le volume annuel maximum prévu est de 1.400.000m³.

Le dragage se ferait à une profondeur supérieure à 30m.

Dans un premier temps, nous avons relevé l’extrême  difficulté d’accès pour le public à ces trois dossiers. Nous avons demandé aux commissaires enquêteurs que soit établi un document comparant les conditions d’exploitation des sociétés requérantes.

Comme d’habitude le bureau d’étude chargé d’établir l’étude d’impact est rémunéré par les maîtres d’œuvre.

Il est prévu des mesures de suivi; mais notre d’expérience de la concession du Pilier nous a appris qu’elles étaient de pure forme.

Nous avons relevé des lacunes importantes dans les dossiers.

Dans les prochains jours nous allons rencontrer la commission d’enquête.

Carte de localisation de la concession Cairnstrath B

Pour la carte de localisation de la concession Cairnstrath B, cliquez sur la miniature.

Le “Must” du camping

Dans le journal Ouest-France en ligne de lundi matin, un article sur le nouveau camping municipal de La Guérinière.

« L »écolo’ « pas officiel » a commencé par chasser les 87 mobile-homes du terrain, la saison dernière, « un ballet de camions et de grues pendant deux mois. » Sur les emplacements libérés, il a fait monter des tentes de toiles et de bois, certaines en forme de tipis, d’autres appelées « comtoises » ou « bungalow lodge », qui donnent aux Moulins un air de campement de safari en Afrique. Les terrasses, les tables, les chaises, tout est en bois, et des maisons typiques de pêcheurs hébergent les sanitaires. De gros travaux, terminés ces jours-ci. »

écrit Ouest France, qui nous apprend que le « roi du luxe » aspire, pour son camping, à la mixité sociale: « Les nouvelles tentes attirent des ‘bobos’ parisiens. Et les ‘métallos’ des chantiers de l’Atlantique, de fidèles campeurs, restent ici chez eux. Tout ça se mélange très bien autour d’un poker, d’une belote… »

(Voir aussi notre précédent article sur ce camping, et en particulier l’échange intéressant  entre « Gérard » et « Rachida » dans les commentaires.)

Extraction de granulats : enquête publique

« Par arrêté préfectoral N° 10-DRCTAJ/1-204 du 12 mars 2010, une enquête publique relative aux demandes de concession de granulats marins, au large de l’Estuaire de la Loire et de l’île de Noirmoutier, dite « concession Cairnstrath », et d’autorisation d’ouverture de travaux formulées par la société Dragages-Transports et Travaux Maritime (DTM) est ouverte pendant 40 jours consécutifs du 26 avril au 4 juin 2010 inclus… »

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(cliquez sur la miniature pour lire l’avis de l’enquête publique)

Les pièces du dossier, comprenant notamment une étude d’impact, et un registre d’enquête, seront déposés à la mairie de Noirmoutier-en-l’île afin que chacun puisse en prendre connaissance.

Il existe déjà un site d’extraction de granulats au large de Noirmoutier : la très importante concession du Pilier, dans l’estuaire de la Loire. La zone d’extraction de 70 millions de m³ de sable se trouve à 5km de la côte noirmoutrine.

On se rappelera que le conseil municipal de Noirmoutier-en-l’ile avait adopté, en octobre 2009, une motion contre les extractions de granulat sous-marin au large de l’île de Noirmoutier (voir article du  blog ici, assorti d’un commentaire intéressant).

Nous allons évidemment prendre connaissance du dossier, et en discuter en Conseil d’Administration.

Xynthia et les limites des zones noires

France Nature Environnement a réagi hier dans un communiqué de presse à l’annonce jeudi par le Gouvernement du tracé des « zones noires », zones déclarées inhabitables où les habitations seront détruites.

Près de 1 400 maisons inondées – 798 en Vendée et 595 en Charente-Maritime – devront être purement et simplement rasées, car situées en zone « d’extrême danger ». Les maires des vingt communes concernées ont été avertis de cette nouvelle cartographie mercredi.

FNE souligne les failles de ce zonage et avance des solutions pour que le drame ne se reproduise plus.

La fédération rappelle que ce mécanisme des « zones noires » est un mécanisme nouveau. Or il existe déjà des mécanismes pour délimiter les zones non constructibles : les zones « rouges » et « bleues » incluses dans les plans de préventions des risques naturels prévisibles (PPRNP). L’Etat est tenu de créer ces plans, qui contiennent notamment des plans de préventions des risques d’inondation et de submersion (inondation par la mer).

Et à la différence des « zones noires », décidées par le Préfet, donc l’Etat, seul, les plans de prévention des risques naturels prévisibles sont élaborés à partir d’une concertation avec les communes et la population, notamment via des enquêtes publiques.

Certes, un zonage est urgent. Mais il existe des procédures accélérées pour créer des plans de prévention des risques naturels prévisibles. Pour des décisions aussi sensibles, FNE s’étonne que l’Etat ait préféré créer un nouvel outil, plutôt que d’utiliser ceux existants dans un esprit d’urgence bien sûr, mais aussi de concertation.

Et le reste des côtes ?
Benoit Hartmann, coordinateur du pôle Aménagement Durable du Territoire de FNE, pointe une autre faille : « La tempête Xynthia aurait pu frapper 10 kilomètres plus haut ou plus bas. Protéger les seules zones sinistrées n’est pas suffisant, il faut anticiper les dégâts humains et matériels tout le long du littoral, et également dans les zones de submersion moins évidentes, plus à l’intérieur des terres ! »

Etendre la loi Littoral
Si la loi Littoral est essentielle pour protéger la nature et préserver la diversité des activités liées à l’agriculture et aux activités marines, elle a aussi pour objectif moins connu la protection de la population contre les risques naturels.

« Le 1er mars, Xynthia est venue cruellement rappeler l’extrême vulnérabilité des communes de bord de mer. Aujourd’hui, la loi Littoral doit être transformée pour lui donner de nouveaux moyens pour protéger la population, explique Raymond Léost, administrateur et responsable du réseau juridique de FNE. Il est notamment urgent d’étendre la loi Littoral aux berges des rus, des étiers et des chenaux. En cas de tempête et de remontée du niveau marin, les inondations s’étendent via ces ruisseaux et canaux. L’eau de mer ravage des terres loin à l’intérieur du littoral. »

Les demandes de FNE :
– Il faut supprimer tout droit à construire sur les rives des chenaux et étiers, voies de pénétration des eaux marines à l’intérieur des terres.
– La bande littorale de 100 mètres inconstructible à partir du bord de mer doit être étendue pour prévenir les risques de submersion marine.
– Les documents d’urbanisme doivent délimiter les espaces non urbanisés soumis à des risques de submersion marine et y interdire toute urbanisation

Saisir l’opportunité du Grenelle II
FNE demande donc aux députés et au Gouvernement de tirer toutes les conséquences du drame et de profiter du vote du Grenelle II en mai pour prendre deux mesures :
1. Intégrer dans la loi Littoral un troisième pilier, la prévention des risques naturels
2. Généraliser les plans de préventions des risques sur l’ensemble du territoire, DOM-COM compris, dans un délai de deux ans, faute de quoi des sanctions financières devront être prises.

Semaine du développement durable au Grain de Sel

Du 1er au 3 avril 2010, le centre social Grain de sel s’associe à la semaine nationale du développement durable. Vivre l’île 12 sur 12 participe à ces journées en présentant l’exposition sur « La dune – fragile rempart de l’île » aux Salorges les vendredi 2 et samedi 3 avril.

Ci-dessous, le programme complet des 3 journées :

Jeudi 1er avril

  • 10h Démonstration du désherbage thermique + échange sur les plantes économes en eau et bien adaptées à l’Ile (Site de l’ancien hôpital – près de l’espace Grain de Sel)
  • 14h Visite du Polder Sébastopol (avec intervenant) : RV à l’Office du Tourisme de Barbâtre (pré inscription souhaitable auprès de Grain de Sel)

Vendredi 2 avril

  • 9h 30 à 12h30 Informations diverses sur le tri et le recyclage des déchets (avec intervenant) – Marché de Noirmoutier
  • De 10h à 13h et de 15h à 18h Exposition permanente sur la protection des dunes (présentée par Vivre l’île 12 sur 12) – Centre Culturel les Salorges
  • 17h30 puis 20h30 – Diaporama « Dunes et Digues, une Ile protégée » présenté par Nicole LAHARY – Centre Culturel les Salorges

Samedi 3 avril

  • De 10h à 13h et de 15h à 17h30 Exposition permanente sur la protection des dunes (présentée par Vivre l’île 12 sur 12) Centre Culturel les Salorges
  • 10h – Nettoyage de plage à l’Herbaudière – Rendez-vous : Rue de Luzéronde
  • 12h15 – Verre de l’amitié pour les participants, puis vente de sandwiches (pain et saucisses grillées) – Salle Ganachaud l’Herbaudière
  • 14h30 – Projection du document « Et si la mer était vide ? » (conférence de Michel Adrien en collaboration avec les Amis de l’Ile de Noirmoutier) – Salle Ganachaud à l’Herbaudière

Ces animations sont ouvertes à tous et gratuites.

Inondations à Noirmoutier – nos photos inédites

Secteur le Pré des Bernes, Terrain Neuf, les Ileaux, les Retraites: photos prises le dimanche 28 février à 11h

Ci-dessous, vues du pont de la RD 948 vers le Pré des Bernes et le Terrain Neuf (cliquez sur les miniatures)

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Ci-dessous, une maison d’habitation inondée située dans le secteur du Pré des Bernes.

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Ci-dessous, une « caloge » traditionnelle au milieu des prés submergés.
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Ci-dessous, la totalité de ce secteur du Pré des bernes sous les eaux, les installations aquacoles du Terrain Neuf en arrière-plan.

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Ci-dessous, la route d’accès à la zone du Terrain Neuf, est entièrement submergée.

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Ci-dessous: Dans ce secteur inondé certaines parcelles émergent de peu de hauteur.

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Ci-dessous: Vue  vers le Nord du secteur ostréïcole des Retraites inondé. Dans ce secteur, un jeune exploitant déjà en difficulté du fait des mortalités d’huîtres avait réussi après beaucoup de difficultés à obtenir un prêt pour racheter du naissain. L’inondation a mis hors d’état de fonctionner l’ensemble de son matériel et de ses installations et dispersé toutes ses mannes d’huîtres. Il ne peut  maintenant compter que sur l’arrêté de catastrophe naturelle et l’indemnisation par l’assurance. Au premier plan, les matériaux de renforcement pré-positionnés pour le consolidement des digues de Retraites, travaux inachevés. On imagine que, à l’occasion de ces inondations catastrophiques, (mais malheureusement tout à fait prévisibles) les travaux de défense des digues estuariennes vont bénéficier d’un surcroît d’attention de la part des élus et des organismes financeurs.

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Ci-dessous: vue de la chaussée de terre très dégradée de l’estuaire de l’étier des Coëfs vers Bon Port.
A cet endroit comme à beaucoup d’autres endroits des estuaires des étiers de l’Arceau et des Coëfs, les digues de terre n’ont fait l’objet depuis très longtemps d’aucun travail d’entretien, de renforcement ou de rehaussement. A la prochaine surcote, à cet endroit comme dans d’autres secteurs, toute la zone en arrière-plan sera à coup sûr totalement submergée.

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Ci-dessous: Cabane ostreïcole inondée dans le secteur des Retraites

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Ci-dessous: Vue du secteur inondé des Retraites en direction de la zone commerciale. 14h après les surcôtes, l’eau arrive encore au niveau du chemin.

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Ci-dessous: Vue du secteur inondé des Retraites en direction de Noirmoutier, à l’arrière-plan, le Terrain Neuf.

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Ci-dessous: Au Sud du secteur ostréïcole des Retraites, au pied des matériaux de renforcements de la digue des Retraites. La laisse des déchets divers le long du talus témoignent que le niveau maximal de la submersion a pu être de l’ordre d’un mètre au-dessus du niveau observé en fin de journée le 28 février, 14h après l’inondation.

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Ci-dessous: Vue de la digue de terre de Terrain Neuf récemment rehaussée. A l’arrière-plan, la baie du Port.

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Ci-dessous: Vue des bassins aquacoles de Terrain Neuf lesquels n’auraient apparemment que peu ou pas souffert d’inondation.inondations19.jpg
Ci-dessous Un tuyau d’alimentation du Terrain Neuf provenant de l’étier des Coëfs. Ce tuyau a été déterré par l’inondation.

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À suivre….

Plan d’action contre les algues vertes

« L’Etat consacrera 134 millions d’euros pour éliminer les algues vertes qui envahissent chaque année les plages du littoral breton. Le plan présenté, mercredi 3 février, en conseil des ministres par la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno, et le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, court de 2010 à 2014 et prévoit notamment la création d’une filière de ramassage et de traitement des algues. »(Lire l’article du Monde.fr)

Ouest France parle d’un plan « qui ménage les agriculteurs ».

Le plan quinquennal est basé sur les recommandations du rapport de la mission interministérielle demandé par le Premier Ministre François Fillon, et remis le 20 janvier, rapport dont, cependant, les recommandations n’ont pas été rendues publiques.

D’après le journal Libération,  les associations écologistes (qui ont été reçues hier par les services de Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie), se demandaient pourquoi les agriculteurs auraient eu connaissance du rapport avant elles. (Voir aussi Ouest France du 28 janvier 2010.)

“Ce rapport devait être rendu public début décembre, on est arrivé fin janvier et c’est le monde agricole qui en a eu connaissance, il y a quelque chose qui n’est pas clair, s’alarmait Gilles Huet, de l’association Eau et Rivières à la fin de janvier.

Après avoir été reçu hier, mardi, avec d’autres écologistes par des membres du cabinet de la secrétaire d’Etat, il ne s’est pas montré moins sceptique. « On est dans la com. Sur l’axe préventif, pour l’instant c’est la nébuleuse. Il est question de la mise en œuvre de projets territoriaux, de ‘renaturalisation’ de 20 % des surfaces, de protection des zones humides sur la base du volontariat, mais qu’est ce qu’on fait si ça ne marche pas ? », s’interroge t-il.

À lire également:

Libération : les écolos sceptiques après avoir été reçus au Ministère

France Info : un plan pour éradiquer les algues vertes

Le Télégramme : déception des associations

FR3 : explication du phénomène ; reportage – Mesquer (44) ; article sur le plan d’action.

Pour un dossier très complet sur la question des algues vertes, on peut consulter le site du Télégramme de Brest, et en particulier la page des vidéos et le dossier sur les algues vertes. À consulter aussi, le site internet de l’association S-eau-S.

Le plan de prévention de risques naturels

La Loi du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l’environnement est mieux connue sous le titre de Loi Barnier, de Michel Barnier, Ministre de l’Environnement du gouvernement Balladur à l’époque.

La  Loi Barnier institue les principes généraux du droit de l’environnement et une série de nouvelles exigences.

En particulier, le Titre II contient des dispositions relatives à la prévention des risques naturels; le Chapitre 2 de ce Titre (article 16 à 22) traite des plans de prévention des risques naturels prévisibles (PPRNP).

Le PPRN n’est pas un programme de travaux qui viserait à empêcher les inondations ou tout autre évènement naturel de se produire. Son objet est de délimiter les zones exposées directement ou indirectement à un risque et d’y réglementer l’utilisation des sols. Cette réglementation va de l’interdiction de construire à la possibilité de construire sous certaines conditions.

L’élaboration des PPRN est une compétence de l’Etat. Les collectivités concernées sont consultées. Le projet est soumis à enquête publique.

Comme le précise la fiche d’un dossier de presse gouvernemental de 2007 téléchargeable en cliquant ici, les PPRN ont pour objectif de maîtriser l’urbanisation dans les zones à risques et de réduire la vulnérabilité des populations et des biens existants.

À Vivre l’île 12 sur 12, nous sommes convaincus que notre île a besoin d’un plan de prévention de risques naturels.  Nous attirons l’attention sur le danger de submersion marine depuis de nombreuses années: nous en avons fait le thème de notre stand au Forum des Associations en 2007, et nous réclamons ce PPRN depuis 2003.

La Présidente et un autre membre du CA, Jean-Louis Eugène, participent au Comité de Pilotage du PPRN. Nous y avons été félicités pour notre travail sur les dossiers sur les catastrophes et cataclysmes, et sur le bassin versant du nord de l’île, qui sont utiles au bureau d’études retenu par le Préfet. Jean-Louis Eugène, l’auteur de ces dossiers, a préparé un mémoire sur le plan de prévention des risques qui a été très bien reçu.

Comme nous l’avons prévu dans notre article du 18 septembre 2008 : « La création de ces PPRN noirmoutrins va soulever certainement beaucoup de commentaires car, dans notre île située en grande partie sous le niveau de la mer mais où les transactions immobilières sont une importante source de revenu, les enjeux financiers vont être considérables. »

Et en effet, après avoir commandé une contre-étude – celle commencée par le Préfet ne leur ayant pas plu – les élus réclament maintenant une troisième étude au Conseil Général pour les soutenir. Ces trois études sur le même sujet sont bien entendu payées par le contribuable! Affaire à suivre, donc.

Pour lire le compte rendu du Courrier Vendéen de la réunion publique sur le PPR tenue en octobre 2008, cliquez ici.

Le pluvial à la Blanche

Pendant toutes ces longues semaines où la France entière (et le reste de l’Europe) était couverte d’un blanc manteau de neige, il restait une petite tache verte sur le bord gauche de la photo satellite de Météo-France : l’île de Noirmoutier a eu froid, mais elle n’a pas vu la neige.

Par contre, il a plu. Abondamment.

(Cliquez sur les vignettes pour voir les photos)

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C’était l’occasion pour nos intrépides investigateurs de mener l’enquête à la Blanche.

Dans le but d’expliquer la présence de panneaux « chaussée inondable » le long de la rue de la Porte Pireau, une brève exploration le long du mur d’enceinte de l’Abbaye de la Blanche nous a permis d’observer l’écoulement des eaux dans les parages immédiats du mur.

Nous avons préparé un court dossier de dix pages, téléchargeable en cliquant ici,  où nous donnons le résultat de nos investigations.

Notre conclusion : il est vraisemblable que cette partie du bassin versant, marécageuse avant l’arrivée des moines, cuvette réceptacle des eaux pluviales du plateau agricole, s’étendait sans interruption de l’Herbaudière au bois de la Chaise avec évacuation possible à la Clère, au niveau de la digue ancienne de Ribandon vers le sud et aux Sableaux.

Des cöefs et écluses pouvaient aussi exister (le « canal » au Vieil, le coëf de la Madeleine par exemple).

Cette cuvette isolée au nord par un cordon dunaire, au sud par la hauteur du plateau rocheux de la plaine, présente encore des restes importants du marécage initial, le « Vivier » à l’Herbaudière, le courseau des Bœufs, les étangs et fossés de la Blanche, le fossé de la Madeleine, les Roussières, la Clère, les Prés Planches et les Prés Patouillards. Le devenir de ces lieux humides, souvent victimes de développements peu respectueux de l’environnement paysager patrimonial, est sans doute plus qu’aléatoire aujourd’hui.

Preuves éloquentes, on ne peut plus évidentes de la nécessité absolue d’épargner les dernières zones non urbanisées, en particulier celles de la Linière, de la Blanche, de la Madeleine, du secteur de la Résistance, des Roussières, des Prés Planches, des Prés Patouillards, du Müllembourg.

Une panne électrique –  toujours possible – associée à de fortes pluies… et c’est de nouveau la catastrophe, non seulement aux environs de la Blanche mais aussi dans tous les lieux cités, clairement identifiés!

On peut aussi avec profit consulter notre dossier sur le Bassin versant du nord de l’île, téléchargeable en cliquant ici.

Combien de temps devrons-nous attendre un Plan de Prévention des Risques naturels prenant effectivement en compte les réalités alarmantes de ce territoire en sursis de catastrophe?

Il y a dix ans : Erika (bis)

Le dixième anniversaire du naufrage de l’Erika était marqué dans les colonnes du Journal du Dimanche, qui publie un article dans son numéro du 12 décembre, lisible sur le site internet du journal en cliquant ici. La page contient aussi des liens vers d’autres articles pertinents, sur le procès de Total.

Outre la pollution, cette catastrophe a eu d’autres effets néfastes, dont l’érosion importante de la plage due au nettoyage.

« Dans l’urgence, la dépollution a privé les plages de plus de 200.000 tonnes de sable et de galets. Cela a favorisé l’érosion du littoral. » explique le géomorphologue Paul Fattal, directeur de l’Institut de géographie et d’aménagement régional de Nantes.

Comme le dit notre présidente, Marie-Thérèse Beauchêne, citée dans l’article du Journal du Dimanche : « Une plage n’est pas faite pour être balayée tous les jours! »

À Noirmoutier, on a parfois l’impression d’être passé de l’autre côté du miroir avec Alice!

 

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Or, le Morse et le Charpentier
S’en allaient tous deux côte à côte.
Ils pleuraient à faire pitié
De voir le sable de la côte,
En disant : « Si on l’enlevait,

Quel beau spectacle ce serait ! »


« Sept bonnes ayant sept balais
Balayant pendant une année
Suffiraient-elles au déblai ? »
Dit le Morse, l’âme troublée.
Le Charpentier dit: « Certes non »,
Et poussa un soupir profond.

L’occupation de l’estuaire de la Loire

l’occupation de l’estuaire de la Loire

En cliquant sur la vignette ci-dessus, on pourra voir une carte de l’estuaire de la Loire où on distingue:

  • en bleu, les sites d’extraction de granulats, dont le Pilier et le Charpentier sont en cours d’exploitation, l’Astrolabe et le Cairnstrath en projet;
  • les parcs éoliens en projet : WPD (parc des deux îles, 120 éoliennes à 15km de Noirmoutier), Nass&Wind (parc de Guérande, 60 à 80 éoliennes à 15km de la Côte Sauvage) et EDF (parc de la Banche, 12 éoliennes à 7km de la Baie de La Baule);
  • SEM-REV, site de recherches sur les énergies marines à 10km au large du Croisic sur la partie sud-ouest du plateau du Four; en projet, une base d’expérimentation pour machines utilisant les vagues pour produire de l’énergie, qui devrait être opérationnelle en été 2010;
  • le chenal d’accès à Nantes/St Nazaire (zone noire et blanche)
  • en vert, des zones de protection environnementale.

Il y a dix ans : Erika

Le 12 décembre 1999, le pétrolier Erika s’est brisé en deux à 40 milles au large des côtes de la Bretagne. Plus de 10.000 tonnes de pétrole lourd ont été répandues dans la mer, polluant 400 kilomètres de côte, endommageant gravement la flore et la faune, et provoquant de graves répercussions pour la pêche et le tourisme.

Dans notre Bulletin d’Infos  N°23 du printemps 2000, nous avons rendu compte du déroulement des événements.

Plage début janvier 2000

Plage de la Coquette début janvier 2000

Ci-dessus, la plage à la Pointe de la Loire, à La Guérinière, début janvier 2000.

L’observatoire des marées noires a été constitué le 8 avril 2000 à la DIREN (Direction régionale de l’environnement) à Nantes. Son but était de permettre aux associations de protection de l’environnement de poursuivre leur travail au-delà des opérations d’urgence, et d’établir leur propre bilan écologique.

C’est le 16 janvier 2008 que Total a finalement été condamné à une amende de €375.000 pour « faute d’imprudence caractérisée ». La société a fait appel de ce jugement, procédure que l’on pourra suivre sur le site internet de la coordination Marée Noire. On attend l’arrêt de la Cour d’appel le 30 mars 2010 à 9h30.

La lutte contre la prolifération des algues

Notre Association a été invitée à participer à une réunion publique organisée en Mairie de La Guérinière le 24 novembre dans le cadre de la “Mission interministérielle en vue d’un plan de lutte contre la prolifération des algues vertes” ordonnée par le Monsieur le Premier Ministre François FILLON.

Une journée de travail en Vendée était consacrée à cette mission, associant le Préfet, les élus et les services de l’Etat. Notre association n’était invitée que le matin à partir de 11h en mairie. Nous n’avons donc malheureusement pas pu assister à la totalité des débats du matin déjà en cours lors de notre arrivée, ni à l’ensemble des échanges de cette journée.

La visite sur place et la rédaction pour le 8 décembre du rapport de deux inspecteurs généraux était au centre de cette réunion présidée par Madame le Sous Préfet, recueillant les témoignages des élus locaux, des professionnels, des associations. Plusieurs habitants de l’île y assistaient également à titre personnel.

Les principaux élus présents:  Mme Gisèle GAUTIER, sénatrice de Loire Atlantique; Mr Louis GUEDON, député des Sables d’Olonne; Mr Noël FAUCHER, Président de la Communauté de Communes de l’ïle de Noirmoutier; Mr  Jean GAUTIER, maire de l’Epine;  Mme Marie France LÉCULÉE, maire de La Guérinière.

La réunion était structurée en deux parties:

  1. Analyse et compréhension des causes du phénomène des marées d’algues sur l’île.
  2.  Reflexions et propositions pour la mise en place d’une méthodologie préventive et opérationnelle efficace.

Questions principales posées par les différents élus locaux:

  • D’où viennent les nutriments ayant nourri ces phénomènes d’eutrophisation ?
  • Comment se sont formées ces algues ? D’où viennent-elles ?
  • Comment sont-elles venues ?
  • Des études courantologiques existent-elles permettant de modéliser leurs déplacements ?

Certaines propositions explicatives ont été apportées venant des inspecteurs généraux ou de services techniques présents.

Mr Noël FAUCHER  est intervenu longuement, traduisant l’attente forte de la population insulaire sur ce dossier :

« On a vraiment besoin de comprendre comment le phénomène se déroule et d’identifier la provenance. Nous avons aujourd’hui un questionnement sanitaire et un problème économique impactant la pêche, le tourisme. Tout doit être fait pour éviter l’échouage. Concernant le traitement de ces algues, comment les  valoriser? les détruire? On est clairement victimes avec des moyens inadaptés. Il faut par ailleurs que les données analytiques soient croisées avec les phénomènes de mortalité d’huîtres. »

Les questions principales en filigrane de ce débat:

  • L’évaluation des impacts respectifs du bouchon vaseux anoxique estuarien, des sources locales de nitrates et phosphates venant de la Baie de Bourgneuf et de l’île, d’autres sources plus lointaines.
  • L’appréciation des facteurs déclenchants météorologiques: secteur de vent d’Ouest Sud Ouest, ensoleillement exceptionnel…, ou géomorphologiques: formes littorales naturelles ou artificielles non dispersives et provoquant des courants giratoires aggravants l’accumulation de macroalgues.

Il est à noter que ce facteur morphologique dû à des aménagements artificiels a été particulièrement souligné par Madame le Sous Préfet, qui a rappelé sur un ton particulièrement ferme le lien potentiel de ces phénomènes de marées d’algues avec certains choix locaux d’aménagements littoraux (ouvrages de défense contre la mer, urbanisation…) mentionnant son expérience de Présidente de la Commisssion des sites.

Les inspecteurs généraux ont interrogé les professionnels présents pour connaître l’impact des phénomènes d’algues sur les activités primaires.

L’activité aquacole  était représentée par Mr Michel ADRIEN qui est intervenu pour évoquer les problèmes de mortalité d’huîtres liées à l’action virale récente de l’Herpès et à l’émergence d’un facteur environnemental nouveau mettant en péril les activités aquacoles liées à la bonne qualité de l’eau littorale.

L’activité agricole était représentée par Mr Luc JEANNEAU, qui est intervenu pour demander qu’en cas de nouveaux épandages agricoles à l’avenir, une convention tripartite solide soit signée entre la profession agricole, les élus, et l’Etat.

Le représentant mandaté par l’association Vivre l’ïle 12 sur 12, Nicolas GARNIER, est intervenu à cette occasion pour évoquer les forts développement d’algues vertes dans les étiers et les réserves de marais salants depuis plusieurs années.
Il a ensuite rappelé l’existence d’importants apports de nutriments (nitrates et phosphates) à partir de l’étier du Moulin et du Ribandon, citant les résultats du Bilan 1995-2004 de l’Observatoire de la Baie de Bourgneuf. Il a insisté sur la nécessité de ne pas occulter les sources locales potentielles dans les phénomènes d’eutrophisation des eaux littorales insulaires (voir l’article: “Les marées d’algues” dans notre bulletin N°55)

Messieurs DATTIN (Comité local des Pêches) et BURGAUDEAU (Adjoint au maire de l’Epine et ancien pêcheur) sont intervenus pour évoquer l’impact très fort du panache d’eau douce chargée en sédiments de l’estuaire de la Loire jusqu’à 30-40 kms au large.

Il a été souligné à cette occasion les lacunes de la recherche d’IFREMER sur l’impact du bouchon vaseux estuarien.

Mr Marc POIREAUDEAU, président de l’association Les amis de Noirmoutier, était présent mais n’est pas intervenu.

Suite au départ, en milieu de réunion, de Messieurs Louis GUÉDON et Noël FAUCHER, Mme Marie France LÉCULÉE, maire de La Guérinière, a rappelé l’obligation de solidarité intercommunale, appelant à des résultats rapides sur le plan de traitement opérationnel à organiser avant la saison prochaine. Où va t’on traiter les algues sur l’île? et qui va payer?
Elle a également posé la question des plages classées Natura 2000 (où la laisse de haute mer doit être préservée), particulièrement celle de Barbâtre : « des latitudes devront être données pour protéger à la fois la sécurité sanitaire et les règles environnementales. »

La question du financement, essentielle pour les élus locaux et les populations en attente de moyens efficaces, à été relativement bien évoquée lors de la fin de la matinée. Elle va forcément être au centre des discussions entre les élus locaux et l’Etat dans les prochains mois.

Mme Gisèle GAUTIER, sénatrice de Loire Atlantique, semble particulièrement impliquée depuis plusieurs mois sur ce dossier, qui a fait l’objet de sa part d’une question écrite à la secrétaire d’Etat à l’Environnement (JO sénat du 08-10-09 page 2343) ainsi que d’une intervention le 22 septembre à Angers dans le cadre de la mise en oeuvre du Grenelle de l’Environnement.

Lors de ces interventions elle a notamment attiré l’attention sur l’impact en termes de santé publique et d’impact économique et appelé à la reconduction en 2010 des crédits exceptionnels versés lors de l’été 2009 pour le ramassage.

Lors de la réunion en mairie de La Guérinière Mme Gisèle GAUTIER a été la seule à pointer directement cette question des financements, rappelant à l’adresse des inspecteurs généraux l’engagement du premier Ministre: “L’Etat paiera”. Elle a demandé que soit porté au procès-verbal de la réunion la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat.

En vrac, quelques interventions des inspecteurs généraux:

  • L’existence d’une unité du CNRS à Roskoff spécialisée sur ces domaine de recherche.
  • L’INERIS est compétente pour évaluer le risque sanitaire.
  • Lors des enlèvements d’algues, enlever le moins de sable possible.
  • Nécessité de compétence et de plan d’action intercommunal.
  • La quantité d’algues vertes sur l’île était d’environ un tiers de la masse totale.
  • Enlever les algues pour les mettre en tas ailleurs ne fait que déplacer le danger dû à la fermentation.
  • Certaines communes ont mis au point une technique de traitement permettant de stabiliser la fermentation en 8-10 jours à partir d’un mélange d’algues et de paille (ou de broyat de déchet vert) avec un seul retournement. La réduction du quart du volume permet le report de l’épandage. Cette solution est présentée comme la moins coûteuse et la plus efficace dans un premier temps utilisée par le CAT de Dinan depuis 10 ans.
  • C’est en accumulant de l’analyse qu’on arrive à trouver des solutions.
  • Plus on étudie les phénomènes plus on découvre la complexité des intéractions.
  • Ici on est sans doute sur un panache Loire-Vilaine.
  • Proposition de création d’un comité opérationnel méthodologique associant élus, associations, et experts.

Suite à ces différentes remarques un débat a été engagé par Madame le Sous Préfet pour “revenir au côté opérationnel”: « Comment fait-on venir la paille Où la stocke-t’on ? Sur quelle plate-forme on travaille? » Elle a demandé la mise en place d’un plan de collecte, de stockage et d’épandage.

Nous tiendrons les lecteurs du blog informés du suivi de ce dossier.

Hydrocarbure et méduses

Un correspondant nous envoie des photos, avec le commentaire suivant:

« Promenade d’observation Pointe du Devin et plage de l’Hommée suite aux informations entendues à la radio sur des échouages de galettes d’hydrocarbures. Ça et là quelques galettes de la taille d’une bille à la taille de la paume de la main. De couleur noire et de la consistance du mastic, elles collent au doigt.

Sans être spécialiste je doute de ce qui est avancé à la radio, à savoir des pollutions anciennes remuées par la tempête. Leur aspect et leur consistance me font plutôt penser à un dégazage relativement récent. Sur le bas de l’estran, les galettes voisinent de très belles petites méduses en assez grand nombre. »

Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Boulettes de fioul à la pointe du Devin Boulettes de fioul à la pointe du Devin Méduse sur la plage Boulettes et médusesBoulettes de fioul à la pointe du Devin

Après les algues, le fioul…

C’est Ouest-France qui a donné la nouvelle le premier, vendredi dernier: des boulettes et galettes de fioul avaient été trouvées sur la plage des Onchères à Barbâtre vers 16h30.

Depuis, près de deux tonnes de fioul ont été collectées sur les plages noirmoutrines, et celles du continent de la Barre de Monts à Notre Dame de Monts. De nombreux journaux font écho de l’affaire, entre autres: Le Télégramme, Le Matin (journal suisse), Libération, Le Monde, le journal de TF1

Boulettes de fioul sur la plage de la Coquette à la Guérinière

Boulettes de fioul sur la plage de la Coquette à la Guérinière

Ci dessus, des photos prises sur la plage de la Coquette, à la Guérinière, à 13h30 ce dimanche 29 novembre.

Ce n’est pas encore l’Erika, mais ce n’est pas joli quand même.

Nous vous tiendrons au courant sur ce blog.

Les extractions de sable

Le conseil municipal de Noirmoutier-en-l’île a adopté, lors de sa réunion du 20 octobre dernier, une motion contre les extractions de granulat sous-marin au large de l’île de Noirmoutier.

Noirmoutier est concerné par deux projets de concession minière pour l’extraction de sable en mer: le projet Astrolabe, un nouveau projet sur un site au-delà des eaux territoriales françaises, et  le projet Cairnstrath, en cours depuis 2008, que nous n’avons pas pu situer précisément (sans doute près de l’endroit où repose l’épave du SS Cairnstrath, torpillé le 4 août 1917 par un sous-marin allemand, à une dizaine de kilomètres à  l’ouest de l’Herbaudière).

Le Conseil Général de Vendée s’est également prononcé contre le projet Astrolabe.

Il existe déjà un site d’extraction de granulats au large de Noirmoutier : la très importante concession du Pilier, dans l’estuaire de la Loire. La zone d’extraction de 70 millions de m³ de sable se trouve à 5km de la côte noirmoutrine. Nous en parlons souvent dans ce blog, et dans notre Bulletin d’Infos –  par exemple, dans cet article du Bulletin N° 48. La suivie de cette concession par les intéressés – pêcheurs professionnels, association agréée de défense de l’environnement… – réunis dans la Commission local d’information et de surveillance est malheureusement peu efficace, en raison de l’apparente mauvaise volonté des autorités.

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Dans la motion adoptée par le conseil municipal de Noirmoutier-en-l’île le 20 octobre, on peut lire:

Les élus de l’île s’inquiètent aujourd’hui du développement de l’extraction de granulats marins, susceptible d’entraîner des conséquences néfastes, notamment sur l’environnement marin, et sur les activités qui en dépendent.
Les problèmes environnementaux peuvent être comparés à ceux qui ont conduit à limiter l’extraction des granulats alluvionnaires en rivière ; s’y ajoutent des problèmes d’acceptabilité dus aux conflits directs (lutte pour l’espace, disparition des ressources halieutiques), et indirects (appauvrissement du milieu) avec d’autres activités, en particulier la pêche.
Aussi les élus de l’île accordent-ils une vigilance toute particulière aux deux projets annoncés au large de leurs côtes, et pour lesquels ils n’ont pour l’instant pas eu officiellement connaissance.
En application du principe de précaution, le Conseil Municipal, après en avoir délibéré, à l’unanimité:

  • exige une transparence totale sur les dossiers déposés par les sociétés minières, et une association effective des collectivités locales concernées par les projets, en amont de la procédure d’instruction des demandes de concession,
  • demande systématiquement une étude de l’impact environnemental des projets d’extraction, quelle que soit leur situation géographique et leur superficie,
  • demande que ces études soient menées par des cabinets indépendants, et qu’elles comprennent des analyses sur les fonds marins et le devenir des ressources halieutiques,
  • prévoit que soient inclues en complément des redevances financières dues à l’Etat au titre des concessions qui seraient attribuées, des charges de régulation liées aux extractions, et notamment le suivi des impacts environnementaux, et la compensation de ces impacts,
  • prévoit le principe d’une indemnisation des pertes d’exploitation pour les activités touchées par les extractions, en liaison avec les professions concernées,
  • dit que les collectivités qui seraient sujettes à l’érosion de leurs côtes et de leurs fonds du fait de cette activité nouvelle puissent également obtenir compensation auprès des compagnies concédantes,
  • dit que cette motion sera transmise à l’ensemble de la chaîne administrative de délivrance des titres miniers.

Les délibérations du conseil municipal de Noirmoutier-en-l’île peuvent être téléchargées à partir de cette page.
La motion concernant les extractions de sable se trouve en pages 9 et 10 des délibérations du 20 octobre 2009.

Le Courrier vendéen commente cette motion dans son édition du 29 octobre, en donnant des détails supplémentaires sur les échanges au sein du conseil municipal à l’occasion de son adoption.

Courrier vendéen du 29 octobre 2009

Cliquez sur la miniature pour lire l’article du Courrier vendéen du 29/10/2009.

Les algues vertes à Noirmoutier

Dans son édition du 3 novembre, Le Figaro illustre son article sur le retrait par l’État de son appel dans l’affaire des algues vertes en Bretagne d’une photo montrant… les algues vertes sur une plage Noirmoutrine.

Au premier plan, des rochers couverts de laitue de mer; en arrière-plan, on reconnaît facilement les cabines de l’Anse Rouge, et la Tour Plantier.

La cour administrative de Nantes se prononcera dans les semaines à venir sur la validité du retrait d’appel de l’Etat. Si ce retrait n’est pas accepté, elle se prononcera sur le fond du dossier.

Une plante envahissante

Les pages 5 à 8 du journal de la Communauté de communes du mois de septembre 2009 consistent en une plaquette d’information sur la lutte contre le Baccharis halimifolia, ou séneçon en arbre.

Vivre l’île 12 sur 12 s’inquiète depuis longtemps de cette « peste végétale ». En été 2002, nous avons distribué aux iliens et aux vacanciers une brochure donnant des informations sur cette plante; en décembre de la même année, nous avons demandé que des plans anti-baccharis soient adoptés par les communes de l’île; la lutte contre la prolifération du baccharis était le thème de notre stand au Forum des associations en 2004. Nous avons consacré plusieurs articles du blog à ce problème, en particulier celui-ci, en juin 2008.

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Comme le montrent les photos ci-dessus (cliquez dessus pour les agrandir), septembre et octobre sont les mois de floraison du baccharis. Discret tout le reste de l’année il devient particulièrement visible, et le climat exceptionnellement doux de cette année prolonge encore cette floraison.

Grâce à ses petites fleurs blanches il est facilement repérable et on constate que d’année en année il gagne du terrain dans beaucoup d’endroits. De plus en plus d’arbres isolés se révèlent ici et là et vont immanquablement donner autour d’eux un très grand nombre de plants qui peu à peu vont continuer à envahir le milieu. La situation n’est pas nouvelle mais elle empire. Il est indispensable de prévoir un plan sérieux, à long terme, pour l’éradication de cette plante envahissante.

Heureusement que la Communauté de communes semble se mobiliser, car si l’on tarde encore il faudra bientôt parler davantage de l’ile au baccharis que de l’île au mimosa.

Le classement du Gois – la sous-préfète nous répond

Lettre de Madame la sous-Préfète

Dans notre article du 23 septembre, nous avons publié la lettre que nous envoyions à  Madame le Sous-Préfet.

Nous avons reçu sa réponse, que vous pourrez lire en cliquant sur la vignette ci-dessus. Madame le Sous-Préfet ne commente pas l’information concernant la commune de Barbâtre, et ne promet pas la réactivation du Comité de pilotage, se contentant de s’engager à nous « tenir informé[s] de l’évolution de ce dossier. »

Nous tiendrons nos lecteurs au courant de la suite…

Invasion d’algues

Le mois dernier nous avons évoqué dans un article du blog la fermeture de la plage de la Bosse, à l’Épine, en raison de la présence d’un important amas d’algues.

Après plusieurs semaines de fermeture, la plage est rouverte depuis le 13 août. Mais les odeurs persistent, non seulement à l’Épine, mais également à La Guérinière, où les algues continuent de s’amasser.

Plusieurs articles de presse locale ont traité ce problème. Vous pourrez les lire en cliquant sur les miniatures.

Courrier vendéen du 30 juillet 2009
Article du Courrier Vendéen du 30 juillet 2009 : les explications de spécialistes d’Ifremer.

Courrier vendéen du 6 août 2009
Courrier des lecteurs du Courrier Vendéen du 6 août : des Épinerins réagissent à l’article du 30 juillet.

Courrier vendéen du13 août 2009

Courrier Vendéen du 13 août 2009 : Monsieur Oudin explique le problème.

Plage des Éloux, 20/8/2009 Algues vertes sur la plage des Éloux Algues vertes sur la plage des Éloux

Les photos ci-dessus étaient prises cet après-midi sur la plage des Éloux. Elles montrent une proportion non négligeable d’algues vertes dans la laisse.

L’association « Bien vivre à l’Épine » commente l’affaire dans son blog: Debout l’Épine.

Expo mobile : la laisse de mer

Journée « défense de la dune » sur les plages de Barbâtre et de La Guérinière. Des panneaux simples mais complets permettaient à une animatrice compétente et excellente pédagogue de convaincre un auditoire jeune et moins jeune de l’utilité de la laisse de mer.
Dans les deux communes nous avons eu le plaisir d’accueillir des élus venus nous encourager.

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La laisse de mer

Pour la laisse de mer

L’exposition itinérante de COORLIT85 « Pour la laisse de mer » sera présentée sur l’île de Noirmoutier vendredi 31 juillet.

Le but de cette exposition est d’informer le public sur le dépôt marin, souvent ressenti comme un déchet, dont le rôle écologique est mal connu de la plupart des personnes qui fréquentent nos plages.

À l’aide de photographies, l’exposition présente la définition  de la laisse de mer, et explique son rôle d’apport nutritif pour les plantes pionnières du pied de dune et sa place dans le réseau alimentaire de la plage. Elle insiste sur l’intérêt d’accepter que la laisse de mer ne soit pas systématiquement retirée.

Vous pourrez voir  l’exposition et discuter avec des membres de Vivre l’île 12 sur 12 et de COORLIT85 sur la plage en face du camping du Midi à Barbâtre de 11h à 13h, et sur la plage de la Cantine à La Guérinière de 16h à 18h. Venez découvrir la laisse de mer. Une activité est prévue pour les enfants : la chasse aux trésors de la laisse !

Barrage de l’Auzance

La Lettre Eau de FNE est une revue trimestrielle qui traite des problèmes environnementaux de gestion des ressources en eau au sens large, incluant la mise en perspective des interactions avec d’autres politiques (agriculture, aménagement du territoire, énergie, santé environnement, déchets, etc.).

C’est également un lieu d’expression pour les associations de protection de l’environnement qui oeuvrent dans le domaine de l’eau.

Le N° 47 (qui n’est pas encore disponible en format électronique) inclut, en page 16 un article signé Yves Lepage pour Pays de la Loire Nature Environnement et Anne-Maire Grimaud pour COORLIT85 sur le projet du barrage de l’Auzance, qui s’inscrit dans le cadre du SAGE « Auzance, vertonne et côtiers vendéens. » L’eau est très convoitée en Vendée. Deux gros consommateurs, dont les prélèvements se concentrent sur la période estivale, sont pointés du doigt: le tourisme, en perpétuel accroissement, et l’agriculture intensive, avec la monoculture du maïs. Le syndicat Vendée Eau estime qu’il manquera de 5 à 8 millions de m³ d’eau en 2015, surtout pour la frange littorale. C’est pourquoi ce projet est envisagé.

Les deux associations, PNLE et COORLIT85, ainsi que l’APNO considèrent que ce 14ème barrage vendéen est à proscrire: il empêcherait l’atteinte du bon état écologique de la dernière rivière libre du département.

L’alternative à ce projet controversé serait une conduite à partir de la Loire, qui constitue une option environnementale meilleure sans coût disproportionné. C’est la solution préférée par la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN). Pour les associations, la solution du transfert, si elle ne peut être absolument satisfaisante, est la moins mauvaise des deux. Mais l’urgence est dans la prise de conscience de chacun. S’il faut choisir, écrivent-elles, c’est entre l’augmentation du parc immobilier et le respect de la capacité d’accueil; c’est entre le laisser-aller et la mise en oeuvre d’un programme sérieux d’économies d’eau, incluant cultures peu gourmandes en eau, développement de l’agriculture biologique, et efforts de tous, y compris des collectivités qui se doivent de montrer l’exemple.

Dune mobile, dune vivante

L’exposition dans l’entrée de l’Intermarché de La Guérinière est moins bien fréquentée que celle tenue il y a six ans dans la salle de la rue piétonne de Noirmoutier. Peu de personnes se déplacent exprès pour l’expo, qui est visitée principalement par les clients d’Intermarché à la sortie des caisses.

Expo dune intermarché

Expo dune intermarché 2

Nous distribuons des exemplaires de nos statuts, d’anciens numéros du Bulletin d’Infos, des formulaires d’adhésion et des plaquettes publiées par COORLIT85 (téléchargeable en cliquant ici pour le recto, ici pour le verso). Ces plaquettes servent de relais à l’exposition, expliquant la formation de la dune, son importance et sa fragilité, et donnant des recommandations afin d’assurer sa préservation.

Pêche à pied au Fort Larron

En septembre 2006 nous avons publié sur le site internet de Vivre l’île 12 sur 12  un article avec des photos montrant des pêcheurs à pied sans peur et sans remords, qui ramassaient des coquillages sérieusement contaminés.

Le 1er juin de cette année, nous avons encore une fois observé ce comportement incompréhensible.

Fort Larron 1

Selon cette affiche (voir ci-dessus), le nombre d’escherichia coli pour 100gr de chair et de liquide intervalvaire  relevé sur les palourdes le 26 mai 2009 était de 5400, équivalent à une forte contamination : la cuisson des coquillages est recommandée à partir de 240; le ramassage et la consommation des coquillages sont interdits par arrêté municipal dès que ce nombre dépasse 1000, et deux résultats à moins de 1000 sont nécessaires pour lever la fermeture temporaire.

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L’article 1 de cet arrêté municipal dispose que « La zone de pêche à pied de loisirs située à l’ouest du Fort Larron est temporairement fermée. Le ramassage des coquillages ainsi que leur consommation est strictement interdit. »

Fort Larron 2

Les relevés et l’arrêté municipal sont bien en évidence sur le site. Et pourtant…

Fort Larron 3

Fort Larron 4

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Vivre l’île 12 sur 12 : ouverture sur le monde

France Nature Environnement est un réseau national d’associations régionales de défense de l’environnement. Vivre l’île 12 sur 12 est associé au réseau par son appartenance à COORLIT85, la Coordination des associations du littoral vendéen, présidée par notre Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne. COORLIT85 fait aussi partie de Pays de la Loire Nature Environnement, qui regroupe les fédérations départementales d’associations de protection de la nature et de l’environnement dans la région des Pays de la Loire.

Le rapport d’activités 2008 de France Nature Environnement peut être téléchargé en cliquant ici. L’exposition de COORLIT85 sur la laisse de mer est mentionnée à la page 20, dans les nouvelles régionales.

“Chaussée inondable”

Panneau Porte Piron

Ce panneau de signalisation est apparu récemment à la Porte Pireau.

Un de nos lecteurs connaîtrait-il quel problème local récent aurait requis l’édification de ce panneau? Qui pourrait nous en expliquer la nécessité?

Les eaux de pluie qui tombent à cet endroit sont normalement évacuées par le fossé de la Madeleine, qui passe sous le mur de la Blanche. Depuis le Moyen Âge, il existe à l’intérieur des murs de l’ancienne abbaye de la Blanche un important réseau de fossés et d’étangs qui s’évacue en mer par le coëf de la digue (voir photo ci-dessous).

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Au milieu du superbe mur de défense contre la mer de l’abbaye de la Blanche, probablement construit en 1733, ce coëf d’une importance essentielle fonctionne par gravité.

Apparemment, il y aurait désormais un danger de voir le fossé de la Madeleine déborder lors de pluies importantes.

Notre dossier sur le bassin versant du nord de l’île de Noirmoutier (téléchargeable en cliquant ici) donne des détails sur le système hydrographique de cette partie de l’île.

Nous avons également publié une série d’articles basés sur ce dossier, que vous pourrez relire en cliquant ici pour le premier, ici pour le deuxième, ici pour le troisième, et ici pour le quatrième.

L’énergie hydrolienne ?

« En quête de sciences » est un blog écrit à quatre mains. Les premières appartiennent à Benjamin G., enseignant, les deux autres à Jonathan Parienté, journaliste.
L’article que publie ce blog aujourd’hui, 17 juin, concerne une nouvelle source d’énergie renouvelable: l’hydrolienne.

« Comme une éolienne, l’hydrolienne convertit l’énergie de la vitesse – énergie cinétique – en énergie électrique. Tout bon physicien vous le dira, l’energie cinétique est proportionnelle à la masse. L’eau étant plus dense que l’air, l’énergie des courants marin est plus importante que celle des courants d’air. A diamètre constant, les hydroliennes produisent plus d’électricité que les éoliennes. »

Journée mondiale de l’environnement

Le conseil d’administration de Vivre l’île 12 sur 12 se réunit d’habitude chaque mois, le premier vendredi.

Ce mois-ci, exceptionnellement, notre réunion mensuelle aura lieu le premier samedi du mois, afin de permettre aux administrateurs qui le souhaitent d’assister à la sortie nationale du film de Yann Arthus-Bertrand Home.

Vendredi 5 juin, la séance de 21 heures au cinéma « Les Mimosas » à Noirmoutier sera gratuite, offerte par GDF Suez, « acteur engagé du développement durable ». Selon l’imprimé publicitaire distribué par le cinéma : « en nous offrant des images inédites de plus de 50 pays vus du ciel, Yann Arthus-Bertrand nous fait autant partager son émerveillement que son inquétude sur le fait qu’il reste à peine 10 ans à l’humanité pour prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la terre et changer son mode de consommation. »

La sortie de ce film dans les cinémas de 100 pays le même jour, sa mise à disposition gratuite sur internet dès sa sortie, et sa diffusion le même soir à la télévision font de la journée du 5 juin un événement médiatique considérable, et montrent à quel point l’environnement est devenu une valeur porteuse (pour ne pas dire un créneau porteur).

Le point sur le CREZH

Du 12 janvier au 13 février s’est déroulée l’enquête publique sur les travaux à entreprendre dans le cadre du Contrat de Restauration et Entretien des Zones Humides (CREZH).

Comme vous pourrez le lire dans cet article du Courrier vendéen du 14 mai 2009 (cliquez sur la vignette), le contrat est actuellement en phase de validation auprès des autorités.

Courrier vendéen 14 mai 2009

Piste de motocross et quadcross en projet

Courrier vendéen 30 avril 2009

Selon l’article ci-dessus, publié dans le Courrier Vendéen du 30 avril (cliquez sur la vignette pour lire l’article), Le Moto Club de l’île souhaite pouvoir implanter une piste de motocross à Barbâtre.

En ce qui concerne les contraintes environnementales, le président du Moto Club déclare souhaiter intégrer la piste (qui occuperait une superficie de 3 hectares) dans « l’aspect paysager du site. » À notre avis, toute décision à propos de ce projet devrait aussi tenir compte de l’aspect sonore, et des effets éventuels du bruit des engins sur les habitudes des oiseaux qui y nichent.

Une découverte peu rassurante

Pour établir la hausse possible du niveau des mers d’ici la fin du siècle, sous l’influence du réchauffement climatique global, le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat) n’a pas pris en compte la possibilité de fonte accélérée des glaces. A sa décharge, en 2007, un tel phénomène n’avait jamais été constaté sur une échelle de temps aussi courte, et les 18 à 69 cm de hausse avancée ne rassuraient déjà pas. Or, une étude que vient de publier le magazine Nature, du 16 avril, suggère qu’une telle possibilité est non seulement probable mais s’est déjà produite il y a environ 121 000 ans, lors de la fin de la dernière période interglaciaire.
C’est en étudiant des coraux fossilisés, découverts à l’occasion de travaux au Mexique, que l’équipe du professeur Blanchon, de l’institut des sciences marines de l’université de Mexico, aurait fait ce constat. En effet, selon ses travaux, à cette époque, le niveau des océans se serait élevé d’environ 3 mètres en l’espace de 50 ans.

Aujourd’hui, la survenue d’un tel événement redessinerait immanquablement les côtes. Des régions aussi densément peuplées que Shanghai, Calcutta, la Nouvelle-Orléans ou New York se verraient quasiment rayées de la carte, près de 60 % de la population mondiale serait touchée.
Pour l’ancien porte-parole de la fondation Hulot lors du Grenelle de l’environnement, Jean-Paul Besset, cette étude « …est un coup de tonnerre supplémentaire. Contrairement à ce qu’on pensait jusqu’à présent, en espérant un lissage de la hausse des océans dans le temps, tout indique qu’un phénomène d’une telle ampleur et d’une telle célérité pourrait se reproduire sous l’impact du réchauffement climatique actuel ».

Pascal Farcy

(voir l’article sur le site Univers Nature)

Jacques Oudin quitte la Présidence de la CLE

Courrier Vendéen 26iii2009

Cliquez sur la miniature pour lire l’article du Courrier Vendéen du 26 mars 2009.

Depuis sa création en 1997, la Commission locale de l’eau de la baie de Bourgneuf était présidée par Jacques Oudin. Désormais, la CLE sera présidée par Robert Guérineau, maire de Saint Gervais.

La CLE se trouve en désaccord avec l’État au sujet du Sdage  (Schéma Directeur d’aménagement et de gestion des eaux) du bassin Loire-Bretagne, trop contraignant à ses yeux. Selon le Courrier Vendéen (voir article ci-dessus), Monsieur Oudin prétendrait que « une terre considérée ici comme sèche pourra désormais être recensée au titre des zones humides pour peu qu’il y ait des traces d’eau dans le sous-sol ». Si c’était le cas, ce serait effectivement inquiétant! Cependant, nous pouvons nous rassurer en lisant l’Article 2 de la loi du 3 Janvier 1992, codifié à l’article L 211-1 du code de l’environnement (la Loi sur l’eau):

on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année.

En examinant soigneusement la photo parue dans le Courrier Vendéen, on constate que les membres de la Commission Locale de l’Eau boivent de l’eau en bouteille…

Pour en finir avec “l’effet dévastateur” de l’affichage publicitaire sur le paysage

Mardi 24 mars se tiendra la dernière réunion de l’atelier « Publicité et entrées de ville » mis en place par le ministère de l’Écologie dans le cadre du Grenelle II. À la veille de cette échéance, les associations lancent un appel pour en finir avec 30 ans de gâchis.

Lire en cliquant ici le communiqué de presse (abondamment illustré) du Collectif des Déboulonneurs, France Nature Environnement, Paysages de France, Résistance à l’Agression Publicitaire, et la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France.

Vivre l’île 12 sur 12 adhère en tant qu’association à Paysages de France, dont nous sommes correspondant local. Vous pouvez aussi adhérer à titre individuel. L’adhésion simple, qui coûte €10 (€12 pour un couple, €4 pour un étudiant ou un demandeur d’emploi), comprend l’abonnement à Action Paysage.

Paysages de France publie un guide pratique illustré pour comprendre en images la réglementation sur la publicité, les enseignes, et les préenseignes et partir soi-même à la chasse aux panneaux illégaux.

Disponible en version PDF sur le site de Paysages de France, ou en cliquant ici.

Opération nettoyage sur deux plages de l’île de Noirmoutier

Surf Rider Foundation Europe est une association ayant pour but la défense, la sauvegarde, la mise en valeur et la gestion durable de l’océan, du littoral, des vagues et de la population qui en jouit.

Du jeudi 19 au dimanche 22 mars elle organise la 14ème édition des « Initiatives Océanes », le « plus grand week-end éco citoyen d’Europe », une initiative de nettoyage des plages. Des équipes de bénévoles vont travailler en France, partout en Europe, et dans le monde entier.

À Noirmoutier, deux plages ont été retenues pour l’opération : la plage de Luzéronde, à l’Herbaudière, et la plage du Midi à Barbâtre, qui seront nettoyées le samedi 21 mars.

La participation est ouverte à tous. Il faut chausser ses bottes, et porter des gants. Des  conteneurs seront installés à proximité des sites par la collectivité pour recevoir les déchets.

Rendez-vous est donné samedi à la plage de Luzéronde de 9h30 à 12h, et à la plage du Midi (accessible par la rue du Camping) de 14h à 17h.

Pour tout renseignement, on peut s’adresser à l’Escale Nautique (téléphone 02.51.35.93.26).

L’éolien en mer : le ministre engage une concertation

Dans un communiqué publié mardi dernier, Jean Louis Borloo annonce sa décision d’engager une concertation sur l’essor de l’éolien en mer. (Voir aussi l’article ici).
Objectif: installer une capacité de 5 000 à 6 000 MW à l’horizon 2020.
Ainsi, pour chaque façade maritime, une instance de concertation et de planification, rassemblant l’ensemble des parties prenantes sur le modèle du Grenelle de l’environnement, devra identifier les zones propices au développement de l’éolien en mer compte tenu des différentes contraintes (usage de la mer, radars, réseau électrique….) indique le communiqué. En outre, les industriels porteurs de  projets devront privilégier ces zones.

Pour booster ce développement, le ministère a indiqué que les procédures applicables à l’éolien en mer « seront très nettement simplifiées, avec la suppression des zones de développement éolien et des procédures d’urbanisme ».

Jean Louis Borloo a ainsi demandé aux préfets des régions concernées – Bretagne, Pays de Loire, Haute Normandie, Aquitaine et Provence Côte d’Azur – d’organiser cette concertation. Ces derniers devront transmettre leur document de planification avant le 15 septembre, a précisé le Ministère.

Ficopomatus enigmaticus

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Connu depuis longtemps sur nos côtes sous le nom de Mercierella enigmatica, de son nom commun le cascail, le Ficopomatus enigmaticus est un ver grégaire, originaire de l’hémisphère sud. Apparu dans le nord de la France en 1921, ce ver colonise, de manière plus ou moins permanente, les canaux saumâtres du Nord de la France, du Poitou-Charente et les bassins à flot de certains ports de plaisance.

Le Ficopomatus enigmaticus fabrique un tube calcaire qui lui sert de protection, les tubes se soudant entre eux pour former des récifs qui peuvent atteindre quelques décimètres d’épaisseur. Aussi, dans les bassins à flot, les canaux et lagunes où il se développe, il peut provoquer des désordres divers : canalisations obstruées, structures portuaires ou coques de bateaux colonisées Les concrétions calcaire des colonies de ce ver tubicole  ont posé de sérieux problèmes dans le Polder de Sébastopol, où d’importantes colonies sont observées depuis 2002.

Leur extension pourrait menacer toutes les zones humides saumâtres et salées de l’île.

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Pour en savoir plus, vous pouvez lire  l’article aux pages 12 et 13 de notre Bulletin d’infos No 51 (printemps 2008), que l’on peut télécharger en version pdf en cliquant ici.

Enquête publique sur le CREZH : nos commentaires

L’enquête publique concernant les travaux à entreprendre dans le cadre du Contrat de Restauration et Entretien des Zones Humides (CREZH) (voir l’article de presse ici)  s’est déroulé du 12 janvier au 13 février. Nous avons envoyé la lettre suivante au Commissaire enquêteur.

Monsieur le Commissaire enquêteur,

J’ai  l’honneur de vous faire parvenir, au nom de l’association “Vivre l’île 12 sur 12“ un document où nous reprenons l’ensemble de nos observations concernant l’enquête que vous diligentez.
Nous pensons que cette déclaration d’intérêt général de travaux de restauration et d’entretien des zones humides de l’île est une nécessité mais qu’elle ne peut s’accommoder de prescriptions vagues.
Nous avons donc relevé et énuméré une suite d’imprécisions et d’approximations dont l’interprétation est aléatoire et qui doivent donc impérativement être reformulées et complétées.

En effet :

  • L’interdépendance étroite qui existe entre les zones humides, les eaux de ruissellement et la Baie de Bourgneuf est une réalité qui doit  être prise en compte,
  • Les dimensions de la zone Natura 2000 ainsi concernée nécessitent une évaluation environnementale des travaux couverts par la déclaration d’intérêt général.

Par ailleurs, concernant  la question du « Comité de Marais », il est souhaitable que les prescriptions d’un document de cette importance soient contrôlées par un comité de pilotage équilibré et représentatif des intérêts des zones humides.
Pour que ce contrôle soit effectif et équilibré, il faut que la composition de ce comité reflète notamment l’importance surfacique et le nombre d’actifs de l’activité salicole, que les modalités de fonctionnement, les pouvoirs délibératifs des membres associés de ce comité de pilotage soient précisés dans le dossier d’enquête .
Au  titre d’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier, comprenant 800 adhérents résidents de l’île, pouvant justifier d’une activité importante, spécifique et ancienne pour la défense de l’environnement des zones humides de l’île, et faisant partie du Comité de Marais déjà créé, nous demandons à faire partie de ce comité de pilotage avec pouvoir délibératif.

Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

Croyez, Monsieur le Commissaire enquêteur, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

La présidente, Marie-Thérèse Beauchêne

Le document dont il est question dans notre lettre peut être téléchargé en format pdf en cliquant ici.

Une nouvelle fédération régionale pour FNE

Pays de la Loire Nature Environnement a organisé à Angers sa première assemblée générale le samedi 10 janvier 2009. Elle rejoint ainsi le vaste réseau associatif de France Nature Environnement (voir aussi notre article ici).

Pays de la Loire Nature Environnement (PLNE) vise à regrouper les fédérations départementales d’associations de protection de la nature et de l’environnement, ainsi que les associations ayant une activité sur tout ou partie de la région. Elle regroupe d’ores et déjà six associations, déjà membres de France Nature Environnement. Cette nouvelle fédération va permettre de renforcer la présence et l’organisation du mouvement associatif dans la région.

«Mieux nous connaître, coordonner les actions régionales de ses adhérents et les représenter auprès des instances régionales : ce sont nos deux premiers objectifs », explique Yves Lepage, son président. « En effet, PLNE souhaite exercer une présence active auprès des élus et des administrations, que ce soit celles de l’Etat, du Conseil Régional ou des autres instances régionales ou de bassin, dans tous les domaines liés à l’environnement. »

Sur le terrain, les préoccupations ne manquent pas. « L’estuaire de la Loire demande toute notre attention, précise Yves Lepage. Obstrué par des bouchons vaseux qui nuisent à la biodiversité et au passage des poissons migrateurs, il est pollué par de gros sites industriels, dont l’usine Total de Donges. En plus de la pollution dans les zones portuaires, nous sommes confrontés à l’intérieur des terres aux pollutions dues aux nitrates et aux pesticides, comme partout en France. Et nous allons être particulièrement vigilants face au projet d’aéroport à Notre Dame des Landes. »

Sébastien Genest, Président de France Nature Environnement, a assisté à cette première assemblée générale. Il a exprimé tout son soutien à PLNE : « Cette nouvelle fédération pourra s’appuyer sur l’expérience nationale de FNE. Sa proximité avec le terrain, comme celles de toutes nos associations régionales et départementales, fait la force de notre réseau. »

La dune de la Tresson classée en espace naturel sensible

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Ouest France du 3 décembre 2008 (cliquez pour agrandir)

1984: Jacques Oudin, président du SIVOM (syndicat intercommunal à vocation multiple) de l’île de Noirmoutier, affichait comme objectif l’implantation sur les dunes de La Tresson d’un terrain de golf et, surtout, d’une résidence hôtelière.  Vivre l’île 12 sur 12, s’appuyant en 1986 sur la loi Littoral, avait alors remué ciel et terre pour s’opposer à ce projet.

2008: que de progrès en vingt-quatre ans! Jacques Oudin ne cache pas sa satisfaction de voir  cet espace exceptionnel sur le plan environnemental  classé “Espace Naturel Sensible » (voir ci-dessus la photo qui illustre l’article de Ouest-France).

Nous nous réjouissons de sa conversion, et espérons qu’elle est authentique.

Développement durable: comment faire ensemble?

La Région des Pays de la Loire lance une nouvelle démarche citoyenne dans le but d’élaborer un agenda 21 régional : c’est à une vaste consultation sur les territoires régionaux que sont conviés tous les habitants des Pays de la Loire autour du thème «Développement durable, comment faire ensemble?».

Le débat sur « la filière économique du littoral » aura lieu à Longeville-sur-Mer, Salle des Grands Champs, le vendredi 5 décembre 2008 à 18h30.

Qualité de l’eau: les pénalités vont tomber selon le préfet de Vendée

« On s’attend à ce que la France soit condamnée par Bruxelles d’ici la fin de l’année à une pénalité financière de plusieurs dizaines de millions d’euros pour non respect de la qualité de ses eaux distribuées au robinet », a déclaré, vendredi matin, Thierry Lataste, préfet de Vendée, devant les élus de la chambre d’agriculture, à La Roche-sur-Yon. Le contentieux concerne des bassins versants situés dans trois départements: la Vendée, les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime.

(voir Ouest-France du samedi 22 novembre 2008)

Le bassin versant du nord de l’île: notre dossier

L’année dernière nous avons publié une série d’articles sur le bassin versant du nord de l’île, que vous pourrez relire en cliquant  ici pour le premier, ici pour le deuxième, ici pour le troisième, et ici pour le quatrième.

Le contenu de ces articles était  basé sur un dossier (élaboré par Jean-Louis Eugène) qui est maintenant disponible en format pdf, et téléchargeable en cliquant ici.

Nous en recommandons vivement la lecture, ainsi que celle de notre dossier sur les Principales catastrophes et cataclysmes dans l’Île de Noirmoutier depuis le IIIème siècle (également téléchargeable en format pdf en cliquant ici), afin d’aborder en connaissance de cause le débat sur le plan de prevention des risques d’inondation (PPRI).

Le risque de submersion marine

Ce jeudi 23 octobre à 19 heures aura lieu à la Salle de la Prée au Duc (Noirmoutier en l’île) une réunion publique d’information sur le Plan de Prévention des Risques Naturels  (PPRN : voir notre article du 18 septembre), en présence des élus des quatre communes de l’île. Si vous avez la possibilité d’y assister, n’y manquez pas!

Dans notre île, nous sommes surtout menacés par :

  • les submersions marines qui sont des inondations temporaires de la zone côtière par la mer dans des conditions météorologiques (forte dépression et vent de mer) et marégraphiques sévères provoquant des ondes de tempête. Elles envahissent en général des terrains situés en dessous du niveau des plus hautes mers, mais aussi parfois au-dessus si des projections d’eaux marines franchissent des ouvrages de protection;
  • le recul du trait de côte qui est le déplacement vers l’intérieur des terres de la limite entre le domaine marin et le domaine continental. C’est la conséquence d’une perte de matériaux sous l’effet de l’érosion marine, combinée parfois à des actions continentales.

Des cartes établies en 2002 (téléchargeables ci-dessous) montrent l’aléa de submersion marine dans toute l’île de Noirmoutier.

Sur ces cartes, on distingue :

  • la zone des 100m derrière les côtes susceptibles de céder où l’aléa est qualifié de “fort“ ; c’est la zone quadrillée en rouge ;
  • en arrière, les zones où l’aléa est défini en fonction de la hauteur d’eau qui résulterait d’une brèche : si cette hauteur d’eau est supérieure à 1m, l’aléa est qualifié de “moyen à fort “ (c’est la zone hachurée en rouge) ; si la hauteur est inférieure à 1m, l’aléa est alors “faible à moyen“ (c’est la zone hachurée en jaune) ;
  • la zone « hors d’eau », guillochée en ocre.

Cet atlas constitue donc une base de connaissances sur les phénomènes en présence.

Ces cartes sont très détaillées (échelle de 1/25000), et les fichiers sont lourds. Le téléchargement risque d’être long! Mais si vous voulez savoir dans quelle zone se situe un endroit précis de l’île, vous pourrez le voir ici.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur la commune de Noirmoutier et le nord de la commune de l’Épine.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur le sud de la commune de l’Épine, et sur la commune de la Guérinière.

Cliquez ici pour la carte d’aléas sur la commune de Barbâtre.

Information et intérêt public

Un ensemble de collectifs de la région PACA, l’Union de Collectifs pour un environnement électromagnétique compatible avec la Santé, du groupe de Coordination pour une Obligation de Responsabilité Politique et Sociale (C.O.R.P.S. ), envoie une lettre à tous les élus des départements des Alpes de Hautes Provence et des Hautes Alpes pour contester le fonctionnement des institutions publiques dans la mise en place des technologies de télécommunications.
L’Union de Collectifs a demandé à l’association nationale Robin des Toits de diffuser le texte de cette lettre; Robin des Toits donne aux Collectifs de la Région PACA la diffusion demandée, en proposant aux membres et sympathisants de la cosigner et de l’adresser à tous les décideurs qu’ils connaissent, politiques ou autres.
Robin des Toits propose en même temps à chaque politique contacté de réagir à trois points, de façon publique, en déclarant par OUI ou par NON s’il ou elle est d’accord. Les trois points sont les suivants:

Point 1 – L’intérêt public est prioritaire sur tout intérêt économique, quel qu’il soit.

Point 2 – La démocratie implique que sur les sujets d’intérêt public une information claire et entière soit fournie à la population.

Point 3 – Je m’engage, personnellement, à mettre en oeuvre les moyens dont je dispose, politiques ou autres, et en particulier la diffusion maximale des informations réelles dont j’ai connaissance dans l’objectif de l’intérêt public.

Il serait intéressant de savoir ce qu’en pensent les élus de l’île de Noirmoutier.

Risques naturels sur l’île

Le mois dernier, nous avons publié sur notre blog un dossier du Courrier Vendéen concernant les dangers d’inondation de l’île lors des très grandes marées attendues pour 2013.

Or, les habitants de l’île de Noirmoutier ont dû faire face depuis toujours à une triple menace:

  • les volements de sables: les sables littoraux et les dunes déplacés par les vents violents;
  • les inondations: l’envahissement par la mer au cours de tempêtes extrêmes et de pluies exceptionnelles;
  • le froid, qui s’ajoute certaines années aux calamités, rendant pénibles à la fois les travaux d’intervention imprévus nécessaires au maintien d’un minimum de sécurité, et les réparations indispensables à  la survie de l’intégralité de l’île.

Il y a quelques années, l’association a publié un dossier sur les principales catastrophes et cataclysmes dans l’île de Noirmoutier depuis le IIIème siècle. Ce document répertorie les catastrophes depuis le « vimer » qui sépara l’île du continent au IIIème siècle jusqu’à la tempête du 26/27 décembre 1999, en passant par le tremblement de terre de 1112, le raz de marée de 1638, les inondations catastrophiques à La Guérinière de 1838…

Vivre l’île 12 sur 12 plaide en faveur de l’établissement d’un Plan de Prévention des Risques Naturels. Heureusement, ce plan est actuellement à l’étude (voir notre article).

Le dossier de Vivre l’île 12 sur 12, distribué avec notre bulletin d’infos N° 33 de décembre 2002, est maintenant disponible en format pdf en cliquant ici. Nous en recommandons la lecture.

Le parc éolien des deux îles: quelques liens

Le blog de 3B conseils

Site du Conseil Général (dernier paragraph du sous-titre: « Agir pour un développement harmonieux de la Vendée »)

Le journal Ouest France du 13 septembre

http://www.thewindpower.net/news/actualite-eolien-642.php

La Roche sur Yon maville.com (avec un lien vers un forum où l’on peut donner son avis)

Le parc éolien des deux îles

Une Directive Européenne de 2001 fixe une part indicative de 21% d’électricité produite à partir de sources d’énergie renouvelables dans la consommation totale d’électricité de la Communauté en 2010.

La Commission Européenne a présenté, en janvier 2008, une proposition de directive relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables. Cette proposition vise à fixer un objectif global contraignant de 20% pour la part des sources d’énergie renouvelables dans la consommation d’énergie  ainsi que des objectifs nationaux contraignants pour 2020 conformes avec l’objectif global de 20% pour l’UE. Pour la France, l’objectif à l’horizon 2020 serait de 23% d’énergie produite à partir de sources renouvelables (cette part était de 10.3% en 2005).

Pour atteindre ces objectifs, la part de l’éolien dans le « bouquet énergétique » devra s’accroître.
C’est en vertu de ce constat que l’entreprise WPD-offshore France a entrepris la prospection de gisements d’énergie éolienne en mer, au large de la France. Outre l’existence d’un gisement de vent, le choix d’une zone potentielle a été dicté par les servitudes maritimes et les zones naturelles; c’est ainsi qu’une zone au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier a été identifiée pour accueillir ce projet particulièrement ambitieux.

WPD a présenté son projet jeudi soir à la Prée aux Ducs à un public d’invités composé des élus de l’île de Noirmoutier, et de représentants des pêcheurs et des associations (dont Vivre l’île 12 sur 12). La presse n’était pas convoquée.

Le projet éolien offshore des deux îles est présenté comme suite: « couvrant 70% des besoins en électricité de la Vendée, un parc très distant et peu visible, un parc voulu en accord avec la pêche. »

Il s’agirait de 120 éoliennes, implantées à environ 16km au nord de l’île d’Yeu, et 15 à 20 km à l’ouest de Noirmoutier. Les éoliennes, à 800 mètres de distance les unes des autres, fourniraient 600 megawatts, ce qui représente 180% de la consommation des foyers vendéens, ou 70% de la consommation totale d’électricité de la Vendée.

Au cours d’une présentation très professionnelle et rassurante, WPD insiste sur son souci de transparence et sa volonté de travailler en concertation avec tous les intéressés. La société affirme avoir obtenu le soutien sans réserve du comité local de pêche de l’île d’Yeu; il a cependant semblé, au cours de la présentation, que les pêcheurs noirmoutrins étaient moins convaincus par les assurances des présentateurs.

D’après WPD, la pêche aux arts dormants est pratiquée sans encombre dans les parcs éoliens existants, et l’effet « récif » induit par la présence des éoliennes serait même positif sur la ressource. WPD se propose d’organiser des visites au parc éolien au large de Liverpool afin de convaincre les pêcheurs. Les arts traînants ne peuvent pas être utilisés dans un parc éolien, mais ceux-ci étant de toutes façons prohibés dans la zone considérée,  le problème ne se pose pas. Un membre de l’assistance, dubitatif, affirme que le chalutage se pratique actuellement dans la zone en question, ce que conteste WPD.

Aux nombreuses questions concernant l’impact environnemental de ce projet, il est répondu que l’étude d’impact permettra d’identifier les problèmes éventuels et de trouver des solutions adéquates. WPD admet volontiers que l’impact ne sera pas nul; mais tout sera fait pour le limiter. Encore faut-il avoir une solide confiance dans les études d’impact…

En réponse à une question du Président de la Communauté de Communes, WPD précise qu’elle n’a pas encore obtenu un engagement ferme de la part de l’État en ce qui concerne l’autorisation de l’implantation du parc; cependant, étant donné les engagements que la France devra respecter, il est peu probable qu’il s’y oppose.

Il est clair que l’implantation de ce parc éolien se traduirait par une rentrée d’argent importante pour les communes littorales. Pour le Président de la Communauté de Communes, cependant, il ne faut pas que les élus tiennent compte des financements promis aux collectivités: ils doivent être motivés par la volonté de participer à l’effort que fait la France pour diminuer les émissions de CO2.

Quant à Vivre l’île 12 sur 12, nous prendrons position après avoir pris en considération tous les éléments dont nous pourrons disposer. Si le projet se concrétise, nous demanderons à participer au comité de pilotage que WPD se propose de mettre en place.

“Consommons les espaces avec frugalité”

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Jérôme Bignon, député UMP de la Somme, Président du Conservatoire du Littoral, est un farouche défenseur de la loi Littoral.

Dans cet article du journal Ouest France daté du 5 septembre 2008 (cliquez sur la miniature ci-dessus pour lire l’article), il se déclare contre le fait que l’on touche à la loi Littoral. D’après lui, un des problèmes qui se posent est que cette loi n’est pas appliquée partout de la même façon; c’est pourquoi il préconise des tribunaux spécialisés pour juger les affaires la concernant.

Canalisations d’eau usée

Fin juin et début juillet, nous avons publié une série de billets sur le problème de la conduite qui renvoie à travers les marais les eaux usées de l’Épine vers la station d’épuration de la Salaisière.

Nous avons écrit à Monsieur Faucher, Président de la Communauté de Communes, le 4 juillet. Monsieur Faucher nous a répondu le 24 juillet, en nous fournissant quelques éléments historiques et techniques sur le réseau, les circonstances de l’incident et la façon dont il a été traité.

Monsieur Faucher ajoute que l’état de la canalisation a été signalé par SOGREAH dans son diagnostic du réseau, remis récemment aux élus, et que les travaux de restauration de la conduite font partie du programme de travaux établi pour les cinq années à venir. Les conseillers communautaires planchent actuellement sur la définition des priorités du programme, mais il semble acquis que la restauration du réseau en question en fera partie.

Inauguration de la réserve naturelle régionale du Polder Sébastopol

Barbâtre, commune de l’île de Noirmoutier, est décidément une petite commune bien discrète. Les grands événements de ce bourg de 1400 habitants ne risquent pas d’émouvoir le grand public et de passer à la postérité.
Il fête cette année ces 150 ans: les Barbatrins l’ont appris par un article du journal après la rencontre organisée par les élus avec les élèves des écoles maternelles et primaires, et leurs parents. La population n’était pas invitée.
Heureusement le feu d’artifice prévu comme chaque année a permis aux habitants de participer un peu à cet événement.

De nouveau, le 26 août 2008, nous apprenions après coup par le journal l’inauguration de la réserve naturelle régionale du Polder Sébastopol.
of26viii2008.jpg (Ouest France, 26/8/2008: pour lire, cliquez sur la miniature)
Ce qui aurait pu être une grande fête du pays a été gardé secret. Pourquoi? N’est-ce pas un honneur pour la commune d’avoir su conserver et offrir à tous – résidents, vacanciers – un espace de grande valeur, zone humide, zone naturelle d’intérêt écologique, floristique et faunistique? Nous sommes fiers d’avoir participé aux commissions du travail préparatoire et au comité de suivi de cet ensemble remarquable. À tous ceux qui, comme nous, ont oeuvré dans ce sens et n’ont pas été informés de cette manfestation, nous disons un grand merci! Tant de modestie nous laisse interrogatifs.

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(Ouest France, 27/8/2008: Pour lire les articles, cliquez sur les miniatures.)

On cherche à urbaniser la Méditerranée

Selon un communiqué de presse de France Nature Environnement, le député UMP héraultais Jean-Pierre Grand travaille sur une proposition de loi permettant l’extension de la Grande-Motte sur la mer.
D’après les déclarations du député publiées dans un article du Midi Libre du 20 août, ce projet vise l’édification d’une quinzaine d’immeubles supplémentaires et de très gros yachts dans la station balnéaire. Les associations de protection de l’environnement expriment leur inquiétude, leur perplexité, et déplorent cette nouvelle attaque à la loi Littoral.

Le touriste est lassé du littoral bétonné, certaines stations balnéaires méditerranéennes cherchent donc un second souffle, il n’y a plus un brin de littoral méditerranéen libre à bâtir, alors le député Grand pense que, pour relancer l’économie touristique, il faut continuer à construire… et ce sera sur la mer pour quelques touristes haut de gamme !

Ainsi, dans ce contexte d’une lutte désespérée pour sauver le peu de biodiversité restant le long de nos côtes méditerranéennes, ce projet destructeur n’engendrerait nullement l’essor escompté. Au contraire, une meilleure prise en considération des problèmes climatiques devrait nous conduire à plus de parcimonie et de discernement dans la gestion de nos territoires et sur une meilleure adaptation aux changements à venir : ce projet pharaonique et ruineux doit être entièrement abandonné au profit d’une meilleure utilisation et valorisation de l’existant, dans l’intérêt des générations futures.

Raymond Léost, vice-président de FNE, précise que « la loi Littoral du 3 janvier 1986 interdit actuellement ces travaux et une modification de cette dernière permettant la réalisation d’extensions sur la mer, comme souhaitée par Monsieur le député Jean-Pierre Grand, serait totalement contraire tant aux engagements du Grenelle de l’Environnement qu’à ceux du Président de la République ».

Pour Marie-Thérèse Pebret, vice-présidente de LRNE et présidente d’AGME 34, « en raison de la forte érosion du littoral, nous demandons au contraire que la bande des 100 mètres de protection du littoral soit élargie à 200 voire 300 mètres ».

FNE et ses associations locales déplorent que certains élus locaux aient aussi peu de vision d’avenir, n’aient pas senti la nécessité des changements à venir, et continuent de concentrer leurs efforts sur la destruction du littoral plutôt que sur sa préservation, seule ressource possible de développement pour l’avenir. Elles resteront vigilantes pour que cette nouvelle attaque contre la loi Littoral reste lettre morte.

Incivilités

Notre correspondant Skipper49 nous envoie quelques photos affligeantes.

Ci-dessous, prises le même jour à la fin du mois de juillet dans la rue du Rosaire à Noirmoutier, des chapelets peu ragoûtants. Skipper49 écrit: « Je n’ai aucun reproche à faire aux animaux mais je dois constater qu’un certain nombre de propriétaires de ces petites bêtes n’ont aucun civisme. »

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Vous pouvez (si vous le voulez vraiment) cliquer sur les vignettes pour les agrandir.

Celles-ci, illustrant un autre type d’incivilité, étaient prises le 12 août au Fort Saint Pierre.

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Pour Skipper49, « On ne peut pas imaginer que la mise en place d’une politique environnementale puisse se faire sans la présence d’une « brigade verte » chargée de la protection des sites. Leur rôle : information et pouvoir de sanction. »

Qu’en pensent nos lecteurs?

Commerçants, écolos: même combat

Lors de l’Assemblée Générale de Vivre l’île 12 sur 12 vendredi dernier, nous avons évoqué dans le rapport d’orientation une approche de l’avenir économique de l’île que nous voudrions faire adopter par les décideurs.

Le rapport d’orientation a été adopté à l’unanimité; mais il nous a néanmoins semblé utile d’expliquer  notre raisonnement de façon un peu plus approfondie.

Nous constatons que nous avons la réputation d’être « contre le développement économique de l’île. » C’est faux! Nous sommes contre la destruction d’un environnement unique en son genre: là où le développement économique peut contribuer à sa conservation, nous sommes pour!

Notre idée est simple: l’environnement est une valeur économique. Partant, détruire l’environnement de Noirmoutier, ce serait, pour ceux qui gagnent leur vie grâce au tourisme, tuer la poule aux oeufs d’or. Le bétonnage tous azimuts peut créer de l’emploi et de la richesse à très court terme et/ou pour un tout petit nombre de personnes; mais pour assurer une prospérité générale durable et des emplois à long terme, il faut un développement harmonieux.

Le marché du tourisme n’est pas homogène. Il existe une demande pour les plages de sable fin, toujours ensoleillées, bordées d’immeubles, d’hôtels quatre étoiles et de boîtes de nuit; cette demande est satisfaite par les stations balnéaires de la côte d’Azur pour les nantis, et à des prix tout à fait démocratiques par celles du sud de l’Espagne, de la Tunisie, du Maroc…

Noirmoutier n’est pas en mesure de satisfaire cette demande-là. Bien évidemment,  nous pourrions construire les hôtels quatre étoiles et les boîtes de nuit, ainsi que les autoroutes qui permettraient de les atteindre; mais le soleil, nous ne pourrons jamais le garantir. Noirmoutier doit donc se positionner sur un autre créneau – un créneau porteur!

Soyons clair: il ne s’agit pas de snobisme, de rechercher une certaine « qualité » de touristes pour notre île; chacun et chacune peut être amené, au cours de sa vie, voire au cours d’une même année, à prendre des vacances « sable, soleil » et des vacances « authenticité, nature ». Il s’agit de tirer le maximum d’avantages des atouts spécifiques, uniques, de notre île.

Si nous pouvons convaincre les décideurs politiques et économico-commerciaux de l’île de Noirmoutier que les valeurs que nous défendons coïncident avec leurs intérêts bien compris, notre tâche de défense de notre patrimoine naturel et culturel sera grandement facilitée. C’est le sens du principe que nous vous avons présenté en Assemblée Générale, et que vous avez approuvé à l’unanimité.