Littoral de demain : comment concilier enjeux environnementaux et économie ?

Nous remercions le Comité pour la Protection de la Nature et des Sites (CPNS) de nous avoir autorisé à reproduire le résumé qu’il en a fait.

« A Nantes, le jeudi 9 février 2017, France Nature Environnement, FNE Pays de Loire organisaient un  colloque sur le thème « littoral de demain : comment concilier enjeux environnementaux et économie ? » Ce colloque était organisé par France Nature Environnement et son représentant régional FNE Pays de Loire avec le soutien du groupe Suez et du Conseil Régional »

Pour lire la suite, cliquez ci-dessous :

Compte rendu complet

 

 

Communiqué de Presse

 

Communiqué de Presse

En cliquant ICI, vous trouverez l’avis sur la proposition d’inscription du Marais Breton, de la Baie de Bourgneuf, de l’Ile de Noirmoutier et de la Forêt de Monts, au titre de la Convention Internationale dite de « RAMSAR » sur les zones humides.

Mr le maire de Noirmoutier nous invite à venir planter « un arbre pour le climat »  par solidarité avec tous les pays qui luttent contre le réchauffement climatique.  Nous ne pouvons que saluer ce geste de solidarité sur une île qui ne serait même pas concernée par la montée des eaux.!…… (voir les différents articles sur l’élaboration du PPRL).

 Et si cette opération n’était pas qu’une simple opération de communication qui profite de l’actualité ambiante de la COP21 ?

Et si l’écologie devenait l’idéologie dominante de nos élus ? Cette plantation d’un figuier serait alors le premier geste d’une longue série de mesures visant à faire de l’île un territoire ou l’expression « développement durable » prendrait toute sa signification.

Laissons-nous rêver…un nouveau PLU va vite être mis en place.  Il mettra fin à un urbanisme débridé qui depuis quelques dizaines d’années détruit peu à peu les zones naturelles de l’île.

  • Tous les terrains actuellement constructibles vont devenir des zones à boiser en priorité.
  • Les projets immobiliers dans les zones humides, réservoirs exceptionnels de biodiversité, seront abandonnés (fin de la procédure des Prés Patouillards).
  • Des mesures de protection permettront à la flore si particulière et si rare des dunes de se développer : aucune construction ne sera plus autorisée dans ces milieux et la maison sur la dune des Thibaudières à l’Epine, dont le permis a été annulé, sera enfin démolie.
  • Pour chaque arbre arraché lors du rehaussement de la digue du polder de Sébastopol, deux seront replantés. De réels corridors écologiques seront maintenus dans les zones urbanisées (trames vertes et bleues) pour un transit enfin possible des espèces animales et végétales.
  • Pas question non plus de densifier l’urbanisation des bourgs, à la place de chaque construction prévue un figuier sera planté.
  • Des subventions viendront soutenir les agriculteurs mettant en place des méthodes de culture non polluantes.
  • Des aides et des mesures vraiment contraignantes permettront l’éradication des plantes invasives que sont le Baccharis et l’Herbe de la Pampa.
  • Tous les projets de parkings, véritables déserts écologiques, seront interdits. Des arbres seront replantés à la Prée -aux- Ducs. Une zone verte de détente et de loisirs viendra remplacer le projet de parking pour camping-cars envisagé sur le terrain de foot de l’Epine…

Et l’imagination de nos élus nouvellement convertis à l’écologie sera sans limite dans la conception de nouveaux projets.

Oui, si un tel scénario se mettait en route, alors la COP21 aura servi à quelque chose pour l’ile de Noirmoutier et nous applaudirions de nos 2 mains la plantation du figuier. »

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Opération baguage de Mouettes Mélanocéphales au polder de Sébastopol

Le polder de Sébastopol est devenu le premier site de nidification de France pour la Mouette Mélanocéphale. Des centaines de couples s’y retrouvent au printemps pour s’y reproduire. Dans un nid construit à même le sol sur les ilots du polder deux ou trois œufs sont pondus au printemps. Les poussins vont naître  environ 3 semaines plus tard. Une aubaine pour les ornithologues qui veulent poser des bagues.

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L’opération est organisée très rationnellement afin de limiter au maximum le temps de dérangement de la colonie. Les poussins sont dirigés vers des enclos ou capturés avec des épuisettes. Puis le baguage peut commencer. Autour des bagueurs officiels, seuls habilités à poser des bagues, s’activent des bénévoles pour approcher les poussins, préparer les bagues, tenir un secrétariat …

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Plus de 700 poussins ont été bagués cette année. Le baguage permet un suivi de ces populations dont les déplacements de population et ne sont pas bien compris.

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L’utilisation de bagues de couleurs portant des numéros, sorte de plaque minéralogique, permet d’identifier à  distance chaque individu. On pourra ainsi le suivre dans ses pérégrinations et peut être le revoir les années suivantes sur son lieu de naissance.

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Compte rendu de la Rencontre avec Thierry Sauzeau

65 personnes environ ont assisté à la conférence de Thierry Sauzeau samedi soir 6 juin à la salle des Oyats à Barbâtre. Jugée par tous très intéressante et particulièrement pédagogique elle a permis de se faire une idée plus précise de ces phénomènes de submersion marine dont il est beaucoup question actuellement suite à la tempête Xynthia et à la mise en place des PPRL (Plan de prévention des Risques Littoraux).

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Thierry Sauzeau

Quelques éléments abordés :

  • Depuis 1075 jusqu’à nos jours des évènements de submersion marine graves ont régulièrement affecté nos côtes au nombre de quelques-uns par siècle avec des périodicités variables et imprévisibles.
  • La plupart de ces évènements se sont produits avec des vents orientés de Ouest-Sud-Ouest à Sud.
  • Ces submersions ont lieu pour la plupart en hiver mais certains se sont produits parfois en plein été.
  • Le niveau de la mer augmente régulièrement depuis 1860 et cette élévation s’accélère actuellement.
  • La dernière submersion grave sur l’île de Noirmoutier date de l’hiver 1937. Des brèches se sont ouvertes en même temps sur la côte EST et sur la côte OUEST entre la Guérinière et Barbâtre. Ce phénomène dit de concomitance viendra surement alimenter les débats sur le PPRL.

……. et beaucoup d’autres enseignements que nous ne manquerons pas de relater dans notre prochain journal !

 

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Mort de Rémi Fraisse à Sivens

renoncule-a-feuille-ophioglosseL’Association « Vivre l’île 12 sur 12 » ne peut admettre que des membres de défense de l’environnement demandant le dialogue et la concertation ne soient pas entendus et que l’on arrive à des actes aussi graves lors de manifestations pacifiques.
Associée à France Nature Environnement nous déplorons l’emploi de la force publique, tant que des discussions sur des aménagements possibles n’aient pas été envisagées.

Lettre de FNE (France Nature Environnent) à Monsieur Manuel Valls (premier ministre), suite au drame de la mort de Rémi Fraisse à Sivens, en pdf: nmp_fne_mp_fne_lettre_m-valls

Enquête d’Utilité Publique Travaux Les Eloux – mai 2014

Notre association a travaillé sur ce dossier lourd par les possibles impacts environnementaux (épis en pierre) et aussi financiers (impôts) selon les choix qui seront faits. Notre Présidente a déposé un dossier préparé avec l’équipe,  avec nos remarques auprès du Commissaire Enquêteur Titulaire Madame Brigitte Chalopin nommée ainsi que Monsieur Jean-Yves Hervé, ingénieur en chef de l’armement en retraite, commissaire enquêteur suppléant, par le Président du Tribunal Administratif de Nantes, pour procéder à ladite enquête.

Vous trouverez le détails de nos remarques en liens (pdf) ci-dessous:

2014 5 5 courrier a commission enquete stabilisation trait cote les éloux

Dossier l’Epine EP avril 2014 JLE AD 5 5 14

Reportage photos Les Eloux avril 2014 JLE AD

La Communauté de Communes présente sur son site Internet (très complet) les détails du projet.

Nous vous tenons informés des conclusions des Commissaires Enquêteurs qui seront remises à la Communauté de Communes de l’Ile de Noirmoutier, et de la suite de cette Enquête Publique.

Animations à la Roche sur Yon

Si vous êtes intéressés et que vous pouvez vous rendre à la Roche sur Yon, deux animations sur des thèmes différents touchant à l’environnement, vous sont accessibles:
samedi 29/3/2014 : le film de Caroline Poliquin (Canada)  » Homo Toxicus », dans le cadre de la semaine « sans pesticide » à 20h au lycée nature de la Roche.
et
vendredi 11/4/2014 à la Bourse du Travail : un atelier proposé par la coordination du littoral vendéen (COORLIT) sur le thème des sédiments portuaires, les problèmes, les solutions.
Ci-après le programme de l’atelier et le bulletin d’inscription si besoin :
atelier Sédiments portuaires    Bulletin d’inscription

Demain, journée internationale des zones humides

Pour tout dire, nous pouvons déjà les remarquer facilement depuis quelques semaines!
Des périodes très pluvieuses comme nous en vivons pour la deuxième année de suite permettent de remettre la nature à sa place et devraient nous inciter à garder la nôtre…
Il semble pourtant que cela ne suffise souvent pas!

Lire le communiqué de presse ci-joint:
journée zones humides et CP FNE

Les pesticides et nous…

Connaissez-vous la légende du colibri ?

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Continuer la lecture

VNE – journée sur les espèces invasives

Vendée Nature Environnement organise une journée d’information sur les espèces invasives le vendredi 15 juin à Saint Jean de Monts.

  • De 11h à 13h,  interventions sur la flore et la faune invasive à l’école de musique de Saint-Jean de Monts (4 rue de la Plage).
  • L’après-midi, sortie sur le terrain à Brem et expo à la médiathéque.
  • À 20h30, conférence sur le frelon asiatique  à St Jean de Monts.

Frelon asiatique

Cliquez ici pour le programme de la journée

Cliquez ici pour le formulaire d’inscription à la journée

Manger « écolo », « régional » et « anti-gaspi »

En 2010, France Nature Environnement a cuisiné deux menus de réveillon, l’un conventionnel, l’autre, meilleur et tout aussi festif, présentant un impact environnemental limité pour un coût réduit de 20%. Cette année, FNE renouvelle l’expérience avec, cette fois-ci, trois menus écolos et régionaux pour démontrer qu’il est possible de préserver l’environnement sans le faire au détriment du patrimoine gastronomique de nos régions. Il y a bien des façons d’être écolo et de se faire plaisir ! France Nature Environnement souhaite, à cette occasion, mettre l’accent sur le gaspillage alimentaire en présentant les résultats de notre opération de caractérisation.

Des menus écolos, gastronomiques et économiques

FNE et ses associations membres, Ile-de-France Environnement, Alsace Nature et FNE-Midi Pyrénées vous proposent trois menus écolos régionaux « anti-gaspillage ». Ces menus sont inspirés des traditions régionales avec de la pintade et des figues sèches dans l’ouest de la France, du choux et du Berewecke en Alsace, de l’agneau et du potimarron en Ile-de-France.

Cuisiner les restes, ça s’anticipe !

Chaque menu proposé par FNE est accompagné de recettes pour cuisiner les restes car on prévoit souvent trop. Alors autant anticiper pour éviter le gaspillage alimentaire, qui est une aberration économique et écologique.

Les résultats de l’étude « gaspillage »

L’étude « gaspillage » qui accompagne ces différents menus de réveillon, révèle que, sur les 17 collectivités qui ont volontairement participé à cette opération, les résultats varient fortement, entre 17 et 43 kg/an de gaspillage rapporté à l’habitant . La moitié des déchets alimentaires (épluchures, sachets de thé, croûtes de fromage, carcasses de viande ou de poisson, restes de repas…) contenus dans nos poubelles concourt au gaspillage.

Les tendances observées dans ces échantillons révèlent que le gaspillage se compose de restes de repas (24%), de fruits et légumes non consommées (24%), de produits partiellement consommés, encore contenus dans leur emballage (20%). Suivent ensuite le pain, les produits non consommés non déballés et enfin les liquides alimentaires.

Pour Bruno Genty, président de France Nature Environnement, « FNE va démontrer qu’on peut être écolo sans être un ascète ni tendre vers une alimentation uniformisée. Le but n’est pas de renoncer à tout plaisir ni de se ruiner. Les produits de saison, locaux, sont variés, riches en saveurs, moins chers, outre le fait qu’ils soutiennent l’économie locale et ne dégradent pas l’environnement. Les traditions alimentaires sont le fruit du bon sens et comme tous les fruits, doivent être consommés à la bonne saison. »

Télécharger le dossier de presse en format PDF

Journée de formation FNE

France Nature Environnement et FNE Pays de la Loire organisent une journée de formation et d’échanges :

Vendredi 25 novembre 2011 à Brissac-Quincé (49)

Continuité écologique, morphologie des cours deau

Quels leviers dactions pour les associations ?

Inscription et renseignements :

Anaïs Giraud, FNE, 02 38 62 55  90, anais.giraud@fne.asso.fr

Xavier Metay, FNE Pays de la Loire, 09.61.48.78.02, paysloirenatureenvironnement@gmail.com

Veuillez signaler votre souhait de participer à cette journée (inscription obligatoire) au plus tard le 20 novembre 2011.

Pour télécharger le programme et le formulaire d’inscription, cliquez sur les liens ci-dessous.

Programme formation FNE 

Formulaire d’inscription

La trame verte et bleue

La « trame verte et bleue » (TVB) est une mesure phare du Grenelle de l’environnement, dont l’objectif est d’enrayer le déclin de la bio-diversité sur le territoire français.

La bio-diversité est un concept récent, complexe et simple à la fois : elle recouvre l’ensemble des milieux naturels et des formes de vie existantes sur terre (plantes, animaux, champignons, bactéries, virus…) ainsi que toutes les relations et interactions qui existent, d’une part, entre ces organismes vivants eux-mêmes, d’autre part, entre ces organismes et leurs milieux de vie. Nous autres humains appartenons à une espèce (Homo sapiens) qui constitue l’un des éléments de la bio-diversité. Environ 1,8 million d’espèces animales et végétales différentes ont été identifiées à ce jour, et quelques 15000 espèces nouvelles sont décrites chaque année. On estime le nombre d’espèces existantes à entre 5 millions et 100 millions : c’est dire à quel point le travail de recensement est loin d’être terminé. Or, dans le même temps, les experts indiquent que la moitié des espèces vivantes pourrait disparaître d’ici un siècle, compte tenu du rythme actuel de leur disparition : 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel d’extinction !

Dans le contexte européen, la France est le 5e pays abritant le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées (par exemple le scarabée pique-prune, le vison d’Europe…) après l’Espagne, le Portugal, l’Italie et la Grèce. Environ 165 ha de milieux naturels et terrains agricoles (soit un peu plus de quatre terrains de football) sont détruits chaque jour en  France (métropole et outre-mer), remplacés par des routes, habitations, zones d’activités.

La Trame verte et bleue est un outil d’aménagement du territoire qui vise à (re)constituer un réseau écologique cohérent, à l’échelle du territoire national, pour permettre aux espèces animales et végétales, de circuler, de s’alimenter, de se reproduire, de se reposer… En d’autres termes, d’assurer leur survie, et permettre aux écosystèmes de continuer à rendre à l’homme leurs services.

La loi n°2009-967 du 3 août 2009 de mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement dite « Loi Grenelle I » instaure dans le droit français la création de la Trame verte et bleue, impliquant l’État, les collectivités territoriales et les parties concernées sur une base contractuelle.

La loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, dite « Loi Grenelle II », propose et précise ce projet parmi un ensemble de mesures destinées à préserver la diversité du vivant.

C’est ce mardi 18 octobre que la Ministre en charge de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet ainsi que les Secrétaires d’État en charge des Transports et du Logement installent le Comité National « Trame verte et bleue » dont France Nature Environnement, la Fondation pour la Nature et l’Homme, la LPO, et la Ligue Roc sont membres.

Pour lire le communiqué de presse de France Nature Environnement  à ce sujet, cliquez ici.

Traitement des algues vertes

Un an après la mort d’un cheval intoxiqué sur la plage de Saint Michel en Grève, un effort de nettoyage sans précédent est engagé sur le littoral breton.

Dans Le Figaro du 19 juillet 2010, un article que vous pouvez lire en cliquant sur la vignette ci-dessous, ou en ligne en cliquant sur ce lien.

Le Figaro, 19/7/2010

Et sur le site de l’Actu-Environnement, sur la vidéo que l’on pourra voir en cliquant sur ce lien, Bruno Le Maire et Chantal Jouanno visitent la plage de Binic et ouvrent la nouvelle usine de traitement des algues vertes; et à Hillion, Michel Guillemot, Président de l’Association Halte aux marées vertes, explique que l’aspect préventif doit primer sur l’aspect curatif – en d’autres termes, mieux vaut prévenir que guérir.

Laisse de mer et plantes colonisatrices

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Le haut de la plage avant le passage de la cribleuse (juin 2010).

À gauche, la dune érodée par le passage de la tempête du 28 février.

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Ci-dessus, l’atriplex,  l’une des premières plantes à fleurs capables de s’aventurer sur le sable, où elle indique le niveau supérieur des marées.

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Les boursouflures correspondent aux algues recouvertes de sable.

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Le cakillier maritime, l’un des premiers colonisateurs.

couverture végétale

Le couvert végétal s’organise : chiendent des sables, panicaud champêtre et giroflée des dunes.

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Euphorbe marine

dune mobile

Dune mobile fixée par des oyats, liseron des sables, chiendent, gaillet des sables.

haut de la dune

Mélange de Cakillier et d’Atriplex en haut de plage : le sable piégé reforme la dune peu à peu, des nouvelles espèces s’installent et limitent l’érosion (début juin 2010).

La fixation du sable en haut de la plage est en bonne voie; mais bientôt les engins (dits « cribleuses ») vont intervenir et réduire à néant en quelques heures les quelques mois nécessaires à la reconstruction naturelle des pièges à sable par les plantes colonisatrices remarquablement efficaces dans leur action.

L’érosion éolienne participe à l’amaigrissement des plages dans l’ordre de 30%, les « cribleuses » dans l’ordre de 80%.

Lorsque le nettoyage est indispensable, on ne peut que préconiser un nettoyage manuel; car le nettoyage mécanique aujourd’hui à l’œuvre sur certaines plages est une totale aberration.

Les algues vertes, c’est aussi chez nous !

Selon cet article du journal Ouest France, plus de 90% des plages touchées par les marées vertes en Vendée le sont à Noirmoutier.

Selon Sylvain Ballu, responsable des suivis au Centre d’étude et de valorisation des algues, les communes sont en général dans la dénégation du phénomène. Monsieur Ballu souhaite « qu’on sorte de la perception maladie honteuse des algues vertes. Ce qui n’incite pas à l’action. » Le chercheur du Ceva ne sous-estime pas le rôle des apports agricoles dans l’eutrophisation. Mais il pense qu’on ne peut exclure d’autres paramètres : la construction des épis, qui piègent les masses d’eau et les algues dérivantes et, bien sûr, le réchauffement climatique.

Moderniser l’agriculture?

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Le projet de loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche est actuellement examiné par l’Assemblée Nationale. A cette occasion, le 16 juin, la commission des affaires économiques de l’Assemblée a adopté contre l’avis du gouvernement un amendement qui permettrait l’implantation sans autorisation de gros élevages de porcs (jusqu’à 2000 places, soit jusqu’à 5000 porcs par an) alors que le seuil actuel est de 450. Il s’agirait, selon les auteurs du texte, de s’aligner sur les règles moins contraignantes de certains pays européens, alors qu’à ce sujet l’Union européenne n’a manifesté aucune exigence.
Avec une telle disposition, toutes les barrières de sécurité sautent : plus d’étude d’impact sur l’environnement, plus d’enquête publique, plus d’avis du Comité Départemental des Risques Sanitaires et Techniques, ni des communes concernées. Qui dit mieux ?
Les bonnes intentions du Grenelle de l’environnement en matière de qualité de l’eau passeraient-elles aux oubliettes ? Ignorerait-on le rapport 2010 de la Cour des Comptes, qui critique le manque de volonté de l’Etat pour remettre en cause les pratiques de l’agriculture intensive ?
Si cet amendement est voté le 30 juin en séance plénière, les marées vertes ont de l’avenir… comme l’augmentation du coût de production d’eau potable et celle des amendes de la Cour de justice européenne pour non respect de la Directive nitrates.
La Coordination de Défense du Marais Poitevin, la Coordination des associations environnementales du littoral vendéen et LPO 85, membres du réseau FNE, demandent aux députés de Vendée de rejeter publiquement cet amendement qui favoriserait les intérêts de l’élevage industriel au détriment de l’intérêt général, en accentuant la dégradation de la qualité de l’eau de nos rivières.

Les contrats “environnement” littoraux

Le Conseil général de la Vendée propose des contrats environnement littoraux  aux communes de la côte vendéenne. Selon le Conseil général, ces contrats constituent : une force de frappe écologique unique en France, qui propose à chaque commune de dresser une liste exhaustive des points à améliorer, afin de mettre en oeuvre des solutions adaptées. Aménagement des milieux naturels, paysagement des aires de stationnement, réhabilitation des fronts de mer… Autant d’actions diverses et concrètes inscrites dans chaque contrat environnement littoral.

Quatre CEL ont été signés entre le département et les communes de l’ile de Noirmoutier. Le 10 mai, nous avons écrit au Président du Conseil général de la Vendée en ces termes:

Monsieur le Président,

Quatre « contrats  d’environnement littoral » (CEL) ont été signés entre le Département et les Communes de l’ile de Noirmoutier. Ceux-ci comprennent des actions financées par le Département en faveur de la préservation et la mise en valeur du littoral.

On ne peut que se féliciter de la prise en compte de l’environnement si sensible de l’île mais il est un peu étonnant que notre Association, agréée de défense de l’environnement depuis 1989, n’ait été ni informée, ni sollicitée par le Service environnement du Conseil Général, pas davantage par les élus.

Nous soutenons pleinement les actions qui permettent la mise en valeur des sites remarquables, la beauté de certains lieux….et qui peuvent recevoir à ce titre des subventions du Département. Cependant, nous déplorons (particulièrement pour le tourisme) que des travaux que nous considérons comme destructeurs soient aussi organisés et subventionnés par le Département.

Monsieur le Président a écrit « plus une dune à massacrer, plus un marais à boucher ». Nous dénonçons tous projets qui risquent sur le terrain d’entraîner des destructions irréversibles.

C’est le cas de la piste cyclable qui existe au pied de la digue de retrait entre la pointe de la Fosse et le lieudit « le Bonhomme ». Il est question d’en créer une deuxième à 150m de la 1ère dans une réserve naturelle et qui obligera à détruire des marais et à ouvrir des sorties des casiers de retenues d’eau protégeant des inondations. De plus, celle-ci doit passer sur le haut de la digue de défense contre la mer à la Casie…. Est-ce bien raisonnable ? Nous nous y opposons.

Celle en bordure de la forêt de Barbâtre sous réserve qu’on n’envisage pas, par la suite, qu’elle soit élargie et goudronnée pour servir de desserte aux résidences établies le long de la piste.

Le projet de voirie par le Département d’édifier un merlon de 1,20 m de haut sur 2 m de base au milieu de la quatre voies de la Fosse au rond-point de l’Europe défigurera complètement le paysage ; fermeture de vue sur les coupures d’urbanisation. D’autres solutions existent. Il faudra également surélever certains ronds-points et prévoir des barrages sur les voies de contournement d’entrée dans les bourgs pour éviter les inondations ? Nous ne pouvons accepter ce projet qui est contraire à la mise en valeur du bâti et le paysagement de la commune pourtant soutenu par le CEL.

Problème des ronds-points qui se multiplient. Avec les prévisions, nous en compterons au moins 15 sur 22 kilomètres (longueur de l’île). A l’entrée du Gois, secteur en cours de classement, un projet de rond-point est à l’étude quant une seule voie existe et le Comité de Pilotage n’a pas été associé. A notre avis, il n’a pas lieu d’être dans cette zone.

Nous regrettons qu’aucune étude d’ensemble n’ait été faite sur le terrain (espace limité) pour savoir si l’environnement de l’ile résistera à la pression touristique.

Les travaux de défense contre la mer (réalisés en investissement, souvent en travaux d’urgence) détruisent toutes les plages à l’ouest et l’érosion (à défaut d’entretien du trait de côte) continue, aggravée par des montagnes de roches. La descente vers les plages et la promenade à pied sur le haut qui est non recouvert de sable sont dangereuses.

Au titre de ces travaux de défense contre la mer, financer l’élargissement de la jetée Jacobsen sur le Mullembourg, est-ce indispensable et raisonnable ? Récemment, lors de la tempête XYNTHIA, les eaux sont rentrées sur ce secteur non pas par débordement par-dessus la jetée mais par les deux extrémités de cette digue : la plage de Fort Larron et les quais nettement plus bas du vieux Port de Noirmoutier.

L’ile n’est pas extensible, elle possède certes de beaux paysages appréciés de tous mais certains travaux que nous considérons destructeurs continuent : les marais et zones humides (bassin d’orages) sont en danger menacés par des zonages permettant des constructions et ceci sur chacune des communes.

Nous apprécions la décision de nous associer à la réflexion de protection de la dune de la Tresson ; cette démarche intervient à temps si l’on ne veut pas la voir complètement dégradée.

Le sentier cyclable ainsi que le sentier pédestre côtier sont également des préoccupations de l’association : quelle mise en place à travers les CEL sur les 4 communes de l’île ?

Nous vous adressons ce courrier pour vous alerter sur ces différents dossiers qui ne relèvent pas tous des contrats environnements littoraux et dont les maitrises d’ouvrage sont différentes, mais ceux ci nous préoccupent car ils ont tous des conséquences sur l’environnement de l’île.

Dans l’attente d’un échange et si possible d’une rencontre, que vous voudrez bien nous accorder et avec tous nos remerciements, recevez, Monsieur le Président, nos salutations distinguées.

La Présidente

Marie-Thérèse Beauchêne

Extraction de granulats marins

Comme nous vous l’avions annoncé dans un article daté du 22 avril, une enquête publique relative à l’extraction de granulats marins (sable) se déroule du 26 avril au 4 juin 2010. Le siège de l’enquête est situé à la mairie de Noirmoutier-en-l’île.

En réalité ce sont trois enquêtes qui sont proposées simultanément :

  1. la première relative à une demande de concession de la société DTM (Dragage, Transports et Travaux Maritimes);
  2. une seconde relative à la demande de concession faite par une autre société, le Groupement de Cairnstrath dont le mandataire est la société Les Sablières de l’Atlantique; cette fois-ci il s’agit d’une concession d’une superficie supérieure à celle de DTM;
  3. DTM fait alors une nouvelle demande de concession (superficie supérieure à la première) qui entraîne la troisième enquête.

Les demandes finales concernent l’extraction de 38.000.000m³ de sable sur une période de 30 ans. Le volume annuel maximum prévu est de 1.400.000m³.

Le dragage se ferait à une profondeur supérieure à 30m.

Dans un premier temps, nous avons relevé l’extrême  difficulté d’accès pour le public à ces trois dossiers. Nous avons demandé aux commissaires enquêteurs que soit établi un document comparant les conditions d’exploitation des sociétés requérantes.

Comme d’habitude le bureau d’étude chargé d’établir l’étude d’impact est rémunéré par les maîtres d’œuvre.

Il est prévu des mesures de suivi; mais notre d’expérience de la concession du Pilier nous a appris qu’elles étaient de pure forme.

Nous avons relevé des lacunes importantes dans les dossiers.

Dans les prochains jours nous allons rencontrer la commission d’enquête.

Carte de localisation de la concession Cairnstrath B

Pour la carte de localisation de la concession Cairnstrath B, cliquez sur la miniature.

Le pluvial à la Blanche

Pendant toutes ces longues semaines où la France entière (et le reste de l’Europe) était couverte d’un blanc manteau de neige, il restait une petite tache verte sur le bord gauche de la photo satellite de Météo-France : l’île de Noirmoutier a eu froid, mais elle n’a pas vu la neige.

Par contre, il a plu. Abondamment.

(Cliquez sur les vignettes pour voir les photos)

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C’était l’occasion pour nos intrépides investigateurs de mener l’enquête à la Blanche.

Dans le but d’expliquer la présence de panneaux « chaussée inondable » le long de la rue de la Porte Pireau, une brève exploration le long du mur d’enceinte de l’Abbaye de la Blanche nous a permis d’observer l’écoulement des eaux dans les parages immédiats du mur.

Nous avons préparé un court dossier de dix pages, téléchargeable en cliquant ici,  où nous donnons le résultat de nos investigations.

Notre conclusion : il est vraisemblable que cette partie du bassin versant, marécageuse avant l’arrivée des moines, cuvette réceptacle des eaux pluviales du plateau agricole, s’étendait sans interruption de l’Herbaudière au bois de la Chaise avec évacuation possible à la Clère, au niveau de la digue ancienne de Ribandon vers le sud et aux Sableaux.

Des cöefs et écluses pouvaient aussi exister (le « canal » au Vieil, le coëf de la Madeleine par exemple).

Cette cuvette isolée au nord par un cordon dunaire, au sud par la hauteur du plateau rocheux de la plaine, présente encore des restes importants du marécage initial, le « Vivier » à l’Herbaudière, le courseau des Bœufs, les étangs et fossés de la Blanche, le fossé de la Madeleine, les Roussières, la Clère, les Prés Planches et les Prés Patouillards. Le devenir de ces lieux humides, souvent victimes de développements peu respectueux de l’environnement paysager patrimonial, est sans doute plus qu’aléatoire aujourd’hui.

Preuves éloquentes, on ne peut plus évidentes de la nécessité absolue d’épargner les dernières zones non urbanisées, en particulier celles de la Linière, de la Blanche, de la Madeleine, du secteur de la Résistance, des Roussières, des Prés Planches, des Prés Patouillards, du Müllembourg.

Une panne électrique –  toujours possible – associée à de fortes pluies… et c’est de nouveau la catastrophe, non seulement aux environs de la Blanche mais aussi dans tous les lieux cités, clairement identifiés!

On peut aussi avec profit consulter notre dossier sur le Bassin versant du nord de l’île, téléchargeable en cliquant ici.

Combien de temps devrons-nous attendre un Plan de Prévention des Risques naturels prenant effectivement en compte les réalités alarmantes de ce territoire en sursis de catastrophe?

L’occupation de l’estuaire de la Loire

l’occupation de l’estuaire de la Loire

En cliquant sur la vignette ci-dessus, on pourra voir une carte de l’estuaire de la Loire où on distingue:

  • en bleu, les sites d’extraction de granulats, dont le Pilier et le Charpentier sont en cours d’exploitation, l’Astrolabe et le Cairnstrath en projet;
  • les parcs éoliens en projet : WPD (parc des deux îles, 120 éoliennes à 15km de Noirmoutier), Nass&Wind (parc de Guérande, 60 à 80 éoliennes à 15km de la Côte Sauvage) et EDF (parc de la Banche, 12 éoliennes à 7km de la Baie de La Baule);
  • SEM-REV, site de recherches sur les énergies marines à 10km au large du Croisic sur la partie sud-ouest du plateau du Four; en projet, une base d’expérimentation pour machines utilisant les vagues pour produire de l’énergie, qui devrait être opérationnelle en été 2010;
  • le chenal d’accès à Nantes/St Nazaire (zone noire et blanche)
  • en vert, des zones de protection environnementale.

Le classement du Gois – la sous-préfète nous répond

Lettre de Madame la sous-Préfète

Dans notre article du 23 septembre, nous avons publié la lettre que nous envoyions à  Madame le Sous-Préfet.

Nous avons reçu sa réponse, que vous pourrez lire en cliquant sur la vignette ci-dessus. Madame le Sous-Préfet ne commente pas l’information concernant la commune de Barbâtre, et ne promet pas la réactivation du Comité de pilotage, se contentant de s’engager à nous « tenir informé[s] de l’évolution de ce dossier. »

Nous tiendrons nos lecteurs au courant de la suite…

Vivre l’île 12 sur 12 : ouverture sur le monde

France Nature Environnement est un réseau national d’associations régionales de défense de l’environnement. Vivre l’île 12 sur 12 est associé au réseau par son appartenance à COORLIT85, la Coordination des associations du littoral vendéen, présidée par notre Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne. COORLIT85 fait aussi partie de Pays de la Loire Nature Environnement, qui regroupe les fédérations départementales d’associations de protection de la nature et de l’environnement dans la région des Pays de la Loire.

Le rapport d’activités 2008 de France Nature Environnement peut être téléchargé en cliquant ici. L’exposition de COORLIT85 sur la laisse de mer est mentionnée à la page 20, dans les nouvelles régionales.

L’énergie hydrolienne ?

« En quête de sciences » est un blog écrit à quatre mains. Les premières appartiennent à Benjamin G., enseignant, les deux autres à Jonathan Parienté, journaliste.
L’article que publie ce blog aujourd’hui, 17 juin, concerne une nouvelle source d’énergie renouvelable: l’hydrolienne.

« Comme une éolienne, l’hydrolienne convertit l’énergie de la vitesse – énergie cinétique – en énergie électrique. Tout bon physicien vous le dira, l’energie cinétique est proportionnelle à la masse. L’eau étant plus dense que l’air, l’énergie des courants marin est plus importante que celle des courants d’air. A diamètre constant, les hydroliennes produisent plus d’électricité que les éoliennes. »

Jacques Oudin quitte la Présidence de la CLE

Courrier Vendéen 26iii2009

Cliquez sur la miniature pour lire l’article du Courrier Vendéen du 26 mars 2009.

Depuis sa création en 1997, la Commission locale de l’eau de la baie de Bourgneuf était présidée par Jacques Oudin. Désormais, la CLE sera présidée par Robert Guérineau, maire de Saint Gervais.

La CLE se trouve en désaccord avec l’État au sujet du Sdage  (Schéma Directeur d’aménagement et de gestion des eaux) du bassin Loire-Bretagne, trop contraignant à ses yeux. Selon le Courrier Vendéen (voir article ci-dessus), Monsieur Oudin prétendrait que « une terre considérée ici comme sèche pourra désormais être recensée au titre des zones humides pour peu qu’il y ait des traces d’eau dans le sous-sol ». Si c’était le cas, ce serait effectivement inquiétant! Cependant, nous pouvons nous rassurer en lisant l’Article 2 de la loi du 3 Janvier 1992, codifié à l’article L 211-1 du code de l’environnement (la Loi sur l’eau):

on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année.

En examinant soigneusement la photo parue dans le Courrier Vendéen, on constate que les membres de la Commission Locale de l’Eau boivent de l’eau en bouteille…

Pour en finir avec “l’effet dévastateur” de l’affichage publicitaire sur le paysage

Mardi 24 mars se tiendra la dernière réunion de l’atelier « Publicité et entrées de ville » mis en place par le ministère de l’Écologie dans le cadre du Grenelle II. À la veille de cette échéance, les associations lancent un appel pour en finir avec 30 ans de gâchis.

Lire en cliquant ici le communiqué de presse (abondamment illustré) du Collectif des Déboulonneurs, France Nature Environnement, Paysages de France, Résistance à l’Agression Publicitaire, et la Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France.

Vivre l’île 12 sur 12 adhère en tant qu’association à Paysages de France, dont nous sommes correspondant local. Vous pouvez aussi adhérer à titre individuel. L’adhésion simple, qui coûte €10 (€12 pour un couple, €4 pour un étudiant ou un demandeur d’emploi), comprend l’abonnement à Action Paysage.

Paysages de France publie un guide pratique illustré pour comprendre en images la réglementation sur la publicité, les enseignes, et les préenseignes et partir soi-même à la chasse aux panneaux illégaux.

Disponible en version PDF sur le site de Paysages de France, ou en cliquant ici.

L’éolien en mer : le ministre engage une concertation

Dans un communiqué publié mardi dernier, Jean Louis Borloo annonce sa décision d’engager une concertation sur l’essor de l’éolien en mer. (Voir aussi l’article ici).
Objectif: installer une capacité de 5 000 à 6 000 MW à l’horizon 2020.
Ainsi, pour chaque façade maritime, une instance de concertation et de planification, rassemblant l’ensemble des parties prenantes sur le modèle du Grenelle de l’environnement, devra identifier les zones propices au développement de l’éolien en mer compte tenu des différentes contraintes (usage de la mer, radars, réseau électrique….) indique le communiqué. En outre, les industriels porteurs de  projets devront privilégier ces zones.

Pour booster ce développement, le ministère a indiqué que les procédures applicables à l’éolien en mer « seront très nettement simplifiées, avec la suppression des zones de développement éolien et des procédures d’urbanisme ».

Jean Louis Borloo a ainsi demandé aux préfets des régions concernées – Bretagne, Pays de Loire, Haute Normandie, Aquitaine et Provence Côte d’Azur – d’organiser cette concertation. Ces derniers devront transmettre leur document de planification avant le 15 septembre, a précisé le Ministère.

Enquête publique sur le CREZH : nos commentaires

L’enquête publique concernant les travaux à entreprendre dans le cadre du Contrat de Restauration et Entretien des Zones Humides (CREZH) (voir l’article de presse ici)  s’est déroulé du 12 janvier au 13 février. Nous avons envoyé la lettre suivante au Commissaire enquêteur.

Monsieur le Commissaire enquêteur,

J’ai  l’honneur de vous faire parvenir, au nom de l’association “Vivre l’île 12 sur 12“ un document où nous reprenons l’ensemble de nos observations concernant l’enquête que vous diligentez.
Nous pensons que cette déclaration d’intérêt général de travaux de restauration et d’entretien des zones humides de l’île est une nécessité mais qu’elle ne peut s’accommoder de prescriptions vagues.
Nous avons donc relevé et énuméré une suite d’imprécisions et d’approximations dont l’interprétation est aléatoire et qui doivent donc impérativement être reformulées et complétées.

En effet :

  • L’interdépendance étroite qui existe entre les zones humides, les eaux de ruissellement et la Baie de Bourgneuf est une réalité qui doit  être prise en compte,
  • Les dimensions de la zone Natura 2000 ainsi concernée nécessitent une évaluation environnementale des travaux couverts par la déclaration d’intérêt général.

Par ailleurs, concernant  la question du « Comité de Marais », il est souhaitable que les prescriptions d’un document de cette importance soient contrôlées par un comité de pilotage équilibré et représentatif des intérêts des zones humides.
Pour que ce contrôle soit effectif et équilibré, il faut que la composition de ce comité reflète notamment l’importance surfacique et le nombre d’actifs de l’activité salicole, que les modalités de fonctionnement, les pouvoirs délibératifs des membres associés de ce comité de pilotage soient précisés dans le dossier d’enquête .
Au  titre d’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier, comprenant 800 adhérents résidents de l’île, pouvant justifier d’une activité importante, spécifique et ancienne pour la défense de l’environnement des zones humides de l’île, et faisant partie du Comité de Marais déjà créé, nous demandons à faire partie de ce comité de pilotage avec pouvoir délibératif.

Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire.

Croyez, Monsieur le Commissaire enquêteur, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

La présidente, Marie-Thérèse Beauchêne

Le document dont il est question dans notre lettre peut être téléchargé en format pdf en cliquant ici.

Une nouvelle fédération régionale pour FNE

Pays de la Loire Nature Environnement a organisé à Angers sa première assemblée générale le samedi 10 janvier 2009. Elle rejoint ainsi le vaste réseau associatif de France Nature Environnement (voir aussi notre article ici).

Pays de la Loire Nature Environnement (PLNE) vise à regrouper les fédérations départementales d’associations de protection de la nature et de l’environnement, ainsi que les associations ayant une activité sur tout ou partie de la région. Elle regroupe d’ores et déjà six associations, déjà membres de France Nature Environnement. Cette nouvelle fédération va permettre de renforcer la présence et l’organisation du mouvement associatif dans la région.

«Mieux nous connaître, coordonner les actions régionales de ses adhérents et les représenter auprès des instances régionales : ce sont nos deux premiers objectifs », explique Yves Lepage, son président. « En effet, PLNE souhaite exercer une présence active auprès des élus et des administrations, que ce soit celles de l’Etat, du Conseil Régional ou des autres instances régionales ou de bassin, dans tous les domaines liés à l’environnement. »

Sur le terrain, les préoccupations ne manquent pas. « L’estuaire de la Loire demande toute notre attention, précise Yves Lepage. Obstrué par des bouchons vaseux qui nuisent à la biodiversité et au passage des poissons migrateurs, il est pollué par de gros sites industriels, dont l’usine Total de Donges. En plus de la pollution dans les zones portuaires, nous sommes confrontés à l’intérieur des terres aux pollutions dues aux nitrates et aux pesticides, comme partout en France. Et nous allons être particulièrement vigilants face au projet d’aéroport à Notre Dame des Landes. »

Sébastien Genest, Président de France Nature Environnement, a assisté à cette première assemblée générale. Il a exprimé tout son soutien à PLNE : « Cette nouvelle fédération pourra s’appuyer sur l’expérience nationale de FNE. Sa proximité avec le terrain, comme celles de toutes nos associations régionales et départementales, fait la force de notre réseau. »

Développement durable: comment faire ensemble?

La Région des Pays de la Loire lance une nouvelle démarche citoyenne dans le but d’élaborer un agenda 21 régional : c’est à une vaste consultation sur les territoires régionaux que sont conviés tous les habitants des Pays de la Loire autour du thème «Développement durable, comment faire ensemble?».

Le débat sur « la filière économique du littoral » aura lieu à Longeville-sur-Mer, Salle des Grands Champs, le vendredi 5 décembre 2008 à 18h30.

Qualité de l’eau: les pénalités vont tomber selon le préfet de Vendée

« On s’attend à ce que la France soit condamnée par Bruxelles d’ici la fin de l’année à une pénalité financière de plusieurs dizaines de millions d’euros pour non respect de la qualité de ses eaux distribuées au robinet », a déclaré, vendredi matin, Thierry Lataste, préfet de Vendée, devant les élus de la chambre d’agriculture, à La Roche-sur-Yon. Le contentieux concerne des bassins versants situés dans trois départements: la Vendée, les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime.

(voir Ouest-France du samedi 22 novembre 2008)

Le bassin versant du nord de l’île: notre dossier

L’année dernière nous avons publié une série d’articles sur le bassin versant du nord de l’île, que vous pourrez relire en cliquant  ici pour le premier, ici pour le deuxième, ici pour le troisième, et ici pour le quatrième.

Le contenu de ces articles était  basé sur un dossier (élaboré par Jean-Louis Eugène) qui est maintenant disponible en format pdf, et téléchargeable en cliquant ici.

Nous en recommandons vivement la lecture, ainsi que celle de notre dossier sur les Principales catastrophes et cataclysmes dans l’Île de Noirmoutier depuis le IIIème siècle (également téléchargeable en format pdf en cliquant ici), afin d’aborder en connaissance de cause le débat sur le plan de prevention des risques d’inondation (PPRI).

“Consommons les espaces avec frugalité”

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Jérôme Bignon, député UMP de la Somme, Président du Conservatoire du Littoral, est un farouche défenseur de la loi Littoral.

Dans cet article du journal Ouest France daté du 5 septembre 2008 (cliquez sur la miniature ci-dessus pour lire l’article), il se déclare contre le fait que l’on touche à la loi Littoral. D’après lui, un des problèmes qui se posent est que cette loi n’est pas appliquée partout de la même façon; c’est pourquoi il préconise des tribunaux spécialisés pour juger les affaires la concernant.

On cherche à urbaniser la Méditerranée

Selon un communiqué de presse de France Nature Environnement, le député UMP héraultais Jean-Pierre Grand travaille sur une proposition de loi permettant l’extension de la Grande-Motte sur la mer.
D’après les déclarations du député publiées dans un article du Midi Libre du 20 août, ce projet vise l’édification d’une quinzaine d’immeubles supplémentaires et de très gros yachts dans la station balnéaire. Les associations de protection de l’environnement expriment leur inquiétude, leur perplexité, et déplorent cette nouvelle attaque à la loi Littoral.

Le touriste est lassé du littoral bétonné, certaines stations balnéaires méditerranéennes cherchent donc un second souffle, il n’y a plus un brin de littoral méditerranéen libre à bâtir, alors le député Grand pense que, pour relancer l’économie touristique, il faut continuer à construire… et ce sera sur la mer pour quelques touristes haut de gamme !

Ainsi, dans ce contexte d’une lutte désespérée pour sauver le peu de biodiversité restant le long de nos côtes méditerranéennes, ce projet destructeur n’engendrerait nullement l’essor escompté. Au contraire, une meilleure prise en considération des problèmes climatiques devrait nous conduire à plus de parcimonie et de discernement dans la gestion de nos territoires et sur une meilleure adaptation aux changements à venir : ce projet pharaonique et ruineux doit être entièrement abandonné au profit d’une meilleure utilisation et valorisation de l’existant, dans l’intérêt des générations futures.

Raymond Léost, vice-président de FNE, précise que « la loi Littoral du 3 janvier 1986 interdit actuellement ces travaux et une modification de cette dernière permettant la réalisation d’extensions sur la mer, comme souhaitée par Monsieur le député Jean-Pierre Grand, serait totalement contraire tant aux engagements du Grenelle de l’Environnement qu’à ceux du Président de la République ».

Pour Marie-Thérèse Pebret, vice-présidente de LRNE et présidente d’AGME 34, « en raison de la forte érosion du littoral, nous demandons au contraire que la bande des 100 mètres de protection du littoral soit élargie à 200 voire 300 mètres ».

FNE et ses associations locales déplorent que certains élus locaux aient aussi peu de vision d’avenir, n’aient pas senti la nécessité des changements à venir, et continuent de concentrer leurs efforts sur la destruction du littoral plutôt que sur sa préservation, seule ressource possible de développement pour l’avenir. Elles resteront vigilantes pour que cette nouvelle attaque contre la loi Littoral reste lettre morte.

Commerçants, écolos: même combat

Lors de l’Assemblée Générale de Vivre l’île 12 sur 12 vendredi dernier, nous avons évoqué dans le rapport d’orientation une approche de l’avenir économique de l’île que nous voudrions faire adopter par les décideurs.

Le rapport d’orientation a été adopté à l’unanimité; mais il nous a néanmoins semblé utile d’expliquer  notre raisonnement de façon un peu plus approfondie.

Nous constatons que nous avons la réputation d’être « contre le développement économique de l’île. » C’est faux! Nous sommes contre la destruction d’un environnement unique en son genre: là où le développement économique peut contribuer à sa conservation, nous sommes pour!

Notre idée est simple: l’environnement est une valeur économique. Partant, détruire l’environnement de Noirmoutier, ce serait, pour ceux qui gagnent leur vie grâce au tourisme, tuer la poule aux oeufs d’or. Le bétonnage tous azimuts peut créer de l’emploi et de la richesse à très court terme et/ou pour un tout petit nombre de personnes; mais pour assurer une prospérité générale durable et des emplois à long terme, il faut un développement harmonieux.

Le marché du tourisme n’est pas homogène. Il existe une demande pour les plages de sable fin, toujours ensoleillées, bordées d’immeubles, d’hôtels quatre étoiles et de boîtes de nuit; cette demande est satisfaite par les stations balnéaires de la côte d’Azur pour les nantis, et à des prix tout à fait démocratiques par celles du sud de l’Espagne, de la Tunisie, du Maroc…

Noirmoutier n’est pas en mesure de satisfaire cette demande-là. Bien évidemment,  nous pourrions construire les hôtels quatre étoiles et les boîtes de nuit, ainsi que les autoroutes qui permettraient de les atteindre; mais le soleil, nous ne pourrons jamais le garantir. Noirmoutier doit donc se positionner sur un autre créneau – un créneau porteur!

Soyons clair: il ne s’agit pas de snobisme, de rechercher une certaine « qualité » de touristes pour notre île; chacun et chacune peut être amené, au cours de sa vie, voire au cours d’une même année, à prendre des vacances « sable, soleil » et des vacances « authenticité, nature ». Il s’agit de tirer le maximum d’avantages des atouts spécifiques, uniques, de notre île.

Si nous pouvons convaincre les décideurs politiques et économico-commerciaux de l’île de Noirmoutier que les valeurs que nous défendons coïncident avec leurs intérêts bien compris, notre tâche de défense de notre patrimoine naturel et culturel sera grandement facilitée. C’est le sens du principe que nous vous avons présenté en Assemblée Générale, et que vous avez approuvé à l’unanimité.

Rejet à la Lambarde

Vous trouverez ci-dessous notre participation à l’enquête publique sur une demande d’autorisation de rejet de matériaux de dragage du chenal de l’estuaire de La Loire, des souilles de Montoire et Donges et des zones d’évitage méthanières et pétrolières du port autonome de Nantes – Saint-Nazaire.
Le lieu de rejet est la fosse de La Lambarde, “poubelle“ habituelle du port autonome.
L’enquête publique se termine aujourd’hui, 30 juillet.

Monsieur le Commissaire Enquêteur,

Après consultation du dossier d’enquête, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance les observations de l’association agréée de défense de l’environnement de l’île de Noirmoutier Vivre l’île 12 sur 12 relative à l’enquête publique que vous diligentez.
Tout d’abord nous nous étonnons que les communes de la Baie de Bourgneuf dont l’économie dépend étroitement de la qualité des eaux de la baie n’aient pas été consultées sur ce sujet. La commune de La Guérinière qui abrite une importante activité ostréicole est la plus directement concernée et les élus et les habitants n’ont pas été informés.
Or, le dossier d’enquête met en évidence à plusieurs reprises que, tant les courants de marée que les courants résiduels de l’estuaire convergent vers cette baie, ils y concentrent donc les sédiments vaseux de l’estuaire. Dans cette zone, la conchyliculture et la qualité des eaux de baignade sont essentielles pour l’économie.
C’est aussi dans cette zone que se situent les sites d’éclosion de la sole.
Les caractéristiques des matières rejetées les rendent favorables à la dispersion, en effet j’ai relevé :

  • que ces matières sont semi liquides quand elles sont extraites et clapées,
  •  que leur vitesse de chute vers la fosse est de l’ordre du mm/seconde ce qui les soumet longuement à la dérive du courant,
  •  que les matériaux qui finalement arrivent à destination sont érodables pendant quelques jours par un courant de seulement 0,4 m/seconde,
  • et qu’enfin, seulement 15% des matériaux stagnent dans la fosse, les 85% restant sont soumis aux courants.

Or ces 85% ne sont pas des matières neutres, on ne trouve pas dans l’enquête de relevés récents, mais les relevés de coliformes, de HAP et de TBT sont significatifs et leurs effets, cumulatifs dans une baie qui s’envase, ne peuvent être négligés.
Nous demandons donc un supplément d’étude afin que l’effet cumulé de l’ensemble des rejets (rejets de la Lambarde mais aussi rejets de dragages des ports de la Baie) sur les eaux et les vases de la Baie de Bourgneuf, site Natura 2000, soit modélisé.
Nous avons par ailleurs remarqué avec étonnement que l’étude morphologique du site ignore complètement l’existence, à 12 km au Sud, d’un site d’extraction de 70 millions de m3 de granulats marins : la concession dite du Pilier. Cette étrange négligence laisse planer des doutes sur la qualité de l‘étude.
Compte tenu de ces restrictions, après un complément d’étude sur les effets des travaux en Baie de Bourgneuf, nous demandons que l’arrêté préfectoral d’autorisation :

  • prévoit une suspension des opérations en cas d’évènements exceptionnels comme l’importante fuite d’hydrocarbures qui vient d’avoir lieu dans l’estuaire,
  •  crée une Commission locale d’information et de surveillance des opérations associant aux représentants de l’État et aux entreprises, les élus, les professionnels et les associations de défense de l’environnement concernées.

Croyez, Monsieur le Commissaire enquêteur, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
La Présidente, Marie-Thérèse Beauchêne

Comme une baignoire qui se vide…

La conduite des eaux usées surplombant l’Etier du Moulin sur le Pont Noir vient d’être réparée suite à deux fuites (voir ici). A 500 mètres de là, le long de la route de Champierreux, un bassin d’alimentation salicole en communication avec l’étier du Moulin se remplit d’eau à marée haute, puis se vide mystérieusement, demeurant à sec la plupart du temps. Ce phénomène se produit règulièrement à chaque grande marée depuis plus de quinze ans. Magie de l’évaporation ? Pas du tout. L’observateur attentif peut voir à un endroit une sorte de trou en entonnoir dans le fond du bassin.

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(cliquez sur les vignettes pour les agrandir)

Par ce trou d’effondrement provoqué très probablement par les surpompages intensifs aquacoles, les eaux de surfaces communiquent avec la nappe d’eau salée souterraine. Les qualités biologiques de cette eau souterraine sont dès lors altérées par des eaux de surface dont on sait que la qualité est sujette à de nombreuses sources de pollution potentielles.

Or, aucune cartographie précise n’a pour l’instant répertorié officiellement l’ensemble des effondrements dus aux excès de l’aventure aquacole. Les conséquences juridiques, financières, environnementales et sanitaires de ces “accidents” n’ont toujours pas été officiellement évaluées. Ainsi dans les zones de l’île où le bri (couche d’argile) est de faible épaisseur d’autres effondrements non répertoriés peuvent être encore actifs et générer une pollution de la nappe souterraine et l’impossibilité de valorisation économique des marais concernés.

Pays de la Loire Nature Environnement

Le 11 juin à Angers a eu lieu l’assemblée générale constitutive de la fédération des associations de protection de la nature et de l’environnement des Pays de la Loire. La Vendée était représentée par COORLIT 85 (en la personne de Michel Devroc, administrateur de Vivre l’île 12 sur 12) et la coordination du marais Poitevin.

Étaient présents :

  • Sauvegarde de l’Anjou
  • Coordination de défense du marais Poitevin
  • COORLIT 85
  • Coordination régionale LPO (qui représente les associations de défense de l’environnement au Conseil régional – CRES)
  • Sarthe Nature Environnement
  • Maine Nature Environnement
  • Eau et Rivières de Bretagne.
  • L’assemblée a adopté des statuts qui seront déposés en Préfecture de Région.

    Les objets de cette fédération d’associations comprennent notamment:

    • la coordination des actions de ses membres,
    • la protection, conservation et restauration des espaces, ressources, milieux et habitats naturels, des espèces animales et végétales, de la diversité et les équilibres fondamentaux écologiques, de l’eau, de l’air, des sols, du sous-sol, des sites, du patrimoine bâti et historique, des paysages et du cadre de vie, de la mer et du littoral,
    • la lutte contre les pollutions et nuisances de toute nature,
    • la promotion d’une utilisation économe et équilibrée des espaces naturels, urbains, périurbains et ruraux, littoraux et maritimes,
    • le soutien aux associations locales œuvrant dans des buts similaires,
    • l’action en faveur d’une meilleure transparence des décisions publiques ou privées, de l’information et la participation du public, et du bon emploi des fonds publics en matière d’environnement,
    • et, de manière générale, l’action pour la sauvegarde de ses intérêts dans le domaine de l’environnement, de l’aménagement harmonieux et équilibré du territoire et de l’urbanisme et pour la défense de l’intérêt de ses membres dans le cadre de leurs activités associatives.

    Sauvegarde de l’Anjou va assurer la présidence par intérim pour le dépôt en préfecture, et en attendant l’assemblée générale du 26 septembre prochain, qui élira le CA.

    Application de la Loi “littoral” en Corse

    L’Association Bonifacienne Comprendre et Défendre l’Environnement (ABCDE), association agréée de protection de l’environnement, demande qu’il soit mis fin aux débuts des travaux des villas de Messieurs Séguéla, Sulitzer et Delsol, sur la côte orientale de Bunifaziu (Corse), en application de la Loi « littoral » et de jugements déjà rendus au cours de ces dernières années.

    Le 17 avril 2008, la présidente du Tribunal Administratif de Bastia, nommée en Corse en octobre 2006, a rejeté ces requêtes.

    Pourtant, selon la Loi « littoral » (L. 146-4.1), l’extension de l’urbanisation doit se réaliser soit en continuité avec les agglomérations et villages existants, soit en hameaux nouveaux intégrés à l’environnement. Un hameau comporte un petit ensemble d’habitations ou d’autres constructions regroupées, comportant ou non des commerces, que la loi distingue des bâtiments isolés dont la dispersion renvoie à la notion de mitage.

    Ces trois projets de villas ne sont pas en continuité de constructions existantes et ne constituent pas un ou des hameaux nouveaux.

    Cet article L.146-4.1 doit donc entraîner à lui tout seul le rejet de ces constructions.

    Le Collectif pour l’application de la Loi « littoral » en Corse vous demande à tous de le soutenir en signant la pétition que vous trouverez sur le site internet du collectif.

    Étude de la prise de décisions d’aménagement du littoral

    Une thèse soutenue en 2005 à l’Université de Nantes traite des limites et potentialités des études d’impact et des enquêtes publiques dans la prise de décisions d’aménagement dans l’espace littoral, en prenant l’exemple du littoral atlantique français. Elle est disponible en format pdf (14.2 MB, 423 pages) sur le site Thèses en ligne, serveur de thèses multidisciplinaires.

    Voici ce que dit l’auteur, Claire Choblet, concernant les associations de défense de l’environnement:
    « Les associations ont ainsi un rôle primordial dans l’aménagement local : d’abord, parce qu’elles effectuent un suivi constant des évolutions de l’espace (sur le littoral : UMIVEM (Morbihan), Vivre l’île 12 sur 12 (Noirmoutier), etc) et diffusent l’information par le biais de nombreux moyens facilement accessibles au public : bulletin, sites Web, presse locale ou spécialisée… on est loin des annonces légales des enquêtes publiques !…
    Ensuite, parce qu’elle connaissent bien le territoire sur lequel elles sont engagées et sont fortes de nombreux arguments lorsqu’elles contestent un aménagement. Une solide formation à l’environnement, qui s’est constituée au gré de leur parcours ou qui est le fait de quelques membres « experts », leur permet souvent d’appuyer leurs revendications et de poser les bonnes questions.

    Enfin, les associations s’entraident et s’informent mutuellement de ce qui se passe ou s’est passé sur des espaces ou milieux semblables, ou lors de projets identiques : elles se rassemblent pour cela souvent en groupements (Cohérence, UMIVEM, etc.). »

    Cependant, ajoute Claire Choblet:
    « Malgré sa reconnaissance par son agrément ou le nombre de ses adhérents, l’association de protection de l’environnement n’est pas toujours la bienvenue lorsqu’elle intervient, son image reste souvent péjorative et réductrice au yeux des aménageurs et des élus qui considèrent encore les « écolos » comme des personnes anti-progrès qui auraient dû vivre à l’époque des charrues et des bœufs.
    Ainsi, au lieu d’être avisée au plus tôt d’un projet pour que le dialogue soit constructif et l’aménagement optimisé et accepté, l’association n’est le plus souvent tenue informée que par ses membres « locaux », juste au moment de l’enquête publique. Sa seule possibilité d’intervention, si elle est opposée au projet, sera alors d’agir massivement et rapidement, dans le pire des cas d’engager un recours. C’est pour cela qu’elles sont (et doivent être) de mieux en mieux formées sur la réglementation relative à la protection de l’environnement et leurs droits en général. A titre d’exemple, on citera la mise en place d’un réseau juridique dans le cadre des actions de France Nature Environnement (FNE) en 1995, ou encore l’emploi d’un juriste à plein temps pour la SEPNB. »

    Claire Choblet constate que les associations essayent de faire valoir et appliquer la loi alors que les administrations abandonnent peu à peu ce rôle.
    « Les textes juridiques » écrit-elle, « deviennent leur principale arme pour défendre l’environnement, malgré elles, qui préfèrent la concertation (qui ne leur est que peu proposée) à l’affrontement, usant en argent et en temps. […] De fortes disparités sont néanmoins visibles et les relations avec les élus sont très variables d’une commune à l’autre. Il s’agit beaucoup, comme pour les administrations, de la sensibilité de la personne plutôt qu’une relation entre structures. »

    NATURA 2000 en mer

    Les Directives européennes en matière de développement durable ont imposé :

    • une protection stricte de certaines espèces sur l’ensemble du territoire français,
    • la mise en place d’un réseau de sites représentatifs gérés durablement, le réseau Natura 2000, comprenant les ZPS (zones de protection spéciales oiseaux) et les ZSC (zones spéciales de conservation, habitats et autres espèces).

    Natura 2000 permet de concilier la sauvegarde de la biodiversité et le maintien des activités humaines dans le cadre d’une réflexion locale animée par tous les acteurs concernés par la vie du site.

    NATURA 2000 EN MER :
    Face à une érosion importante de la biodiversité marine, l’Union européenne a décidé se doter, pour fin juin 2008, d’un réseau cohérent d’aires marines protégées exemplaires : le réseau Natura 2000 en mer.
    La façade maritime et la zone marine de la Vendée sont particulièrement riches et diversifiées. On y recense cinq types d’habitats d’intérêt communautaire :

    1. Les bancs de sable à faible couverture permanente d’eau marine : ils comprennent les substrats sableux à moins de 20m.
    2. Les estuaires.
    3. Les replats boueux ou sableux découverts à marée basse.
    4. Les grandes criques et baies peu profondes.
    5. Les récifs, fonds rocheux – exposés à la houle ou abrités – dont certains peuvent se découvrir à marée basse.

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    La Directive « oiseaux » concerne de nombreuses espèces familières de nos côtes: Mouettes, bernache, puffin des Baléares, guillemot, sternes, fou de Bassan, …
    Les mammifères marins (grand dauphin, marsouin commun, globicéphale) sont aussi concernés par la Directive « habitats ».

    Pour des cartes plus détaillées en format pdf, cliquez ici.

    Projet VULSACO

    Nous avons attiré l’attention, dans notre article du 12 août dernier, au projet VULSACO (Vulnerability of Sandy Coast Systems to Climatic and Anthropic Changes), une étude de la vulnérabité des sytèmes côtiers sableux aux changements climatiques et anthropiques – c.à.d. causés par l’activité humaine.

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    Le Courrier Vendéen, dans son numéro du 10 avril, consacre un dossier à ce projet, dont le coordonnateur, Marc Robin, est professeur des universités à Nantes. Selon celui-ci, « la côte vendéenne est caractérisée par une succession de cordons dunaires plus ou moins larges protégeant naturellement des zones basses à l’arrière (marais). Une urbanisation importante depuis un demi-siècle s’y développe généralement au contact entre la dune et le marais. Ce contexte augmente la menace liée à l’érosion marine, aux surcotes génératrices de risques de submersion, mais aussi à l’ensablement par mobilité des dunes pourtant en partie fixées. Noirmoutier réunit ainsi sur un espace restreint l’ensemble des menaces liées à la mer présentes en Vendée. »

    Pour lire le dossier, cliquez sur les miniatures.

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    Panneaux publicitaires: une agression?

    La question posée dans l’émission « On refait Paris » mardi soir (8 avril) sur France 3 -Île de France: la publicité est-elle une agression? »

    on refaitparis - Ma-Tvideo France3

    Cliquez sur l’image ci-dessus pour voir le face à face musclé qui a eu lieu entre Jacques SEGUELA, grand gourou de la pub, et Pierre-Jean DELAHOUSSE, vice-président de l’association Paysages de France… (l’émission dure un petit quart d’heure).

    Lire notre article du 27 janvier 2008 sur Paysages de France en cliquant ici

    Port de plaisance: le dévasage sauvage…

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    Cliquez sur les vignettes pour les agrandir

    C’est avec stupéfaction que nous avons appris par le presse que les opérations de dévasage du port de plaisance de l’Herbaudière étaient en cours et que les vases issues de l’opération devaient être rejetées sur l’estran de la plage de La Linière.
    Pourquoi cet étonnement ? Revenons un peu en arrière.
    Le précédent dévasage des ports de pêche et de plaisance de l’Herbaudière remonte à l’année 2002. À cette époque, nous nous étions mobilisés afin que Continuer la lecture

    Le bassin versant du nord de l’île – 4

    Ci-dessous: coëfs, clapets et portes au nord de l’île.

    écluse à porte à l’Herbaudière

    Ci-dessus: Ecluse à porte à l’Herbaudière, entièrement ensablée, totalement inopérante.

    écluse de la Linière
    Ci-dessus: Ecluse à porte d’une largeur de 1,4 m à la Linière: alimentée par des pompes électriques, premier déversoir du courseau des Boeufs. Eaux pluviales et autres rejets (drainage partiel de la plaine agricole, sans traitement des eaux !)

    coef de la Linière: déversoir
    Ci-dessus: Déversoir par busage en haut de l’estran, à l’extrémité de la rue de la Plage à la Linière.
    Deuxième exutoire du courseau des bœufs. Facile d’accès, dangereux pour les enfants. Alimenté uniquement par les pompes électriques de la route du Martroger.
    Evacuation des eaux pluviales (souvent polluées par les engrais artificiels de la plaine agricole, nitrates et phosphates), aucun traitement préalable des rejets.

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    Ci-dessus: Pompes route du Martroger.

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    Ci-dessus: Coëf de la Blanche.
    Au milieu du superbe mur de défense contre la mer de l’abbaye de la Blanche probablement construit en 1733. Ce coëf d’une importance essentielle fonctionne par gravité, alimenté par l’important réseau de fossés et d’étangs à l’intérieur des murs de l’ancienne abbaye de la Blanche.

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    Ci-dessus: Coëf de la Madeleine.
    Coëf ancien, fonctionne par gravité, souvent ensablé au gré des marées, nécessite un entretien régulier.
    Exutoire des prairies humides au niveau de la Résistance, ainsi que d’une partie de la plaine agricole.
    Inopérant le 13 janvier 2007.

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    Ci-dessus: Coëf de Mardi-Gras au Vieil.
    Fonctionne par gravité, alimenté par « le canal », courseau fort ancien, doté en partie de murs en pierre dont l’entretien laissait à désirer. Extrémité nord d’un vaste système de fossés aboutissant à la Grande Lande (Prés Patouillards). Mai 2003, janvier 2007, entièrement ensablé, totalement inopérant.

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    Ci dessus: le canal du Mardi Gras.

    Sa récente réhabilitation devrait efficacement amoindrir les nuisances connues lors de pluies violentes. Le coëf de Mardi­ Gras présentant de nombreuses et larges fissures a été réétanché. Lors des forts coefficients de marée, l’eau de mer ne remonte plus dans le canal ce qui était contraire à sa destination.
    La réfection de la porte en bois de «Mardi­ Gras » devrait permettre d’assurer une vidange régulière du canal et aussi d’augmenter la capacité de rétention d’eaux pluviales tout en réduisant le coût de fonctionnement des pompes des Roussières.

    Noirmoutier, l’Information n°53

    Le canal de « Mardi­Gras » au Vieil, fait l’objet de travaux de remise en état sur environ 80m. Ce canal très âgé réceptionne les eaux pluviales du Vieil et des Roussières et les pierres qui le constituent menacent de s’ébouler par endroits. Afin d’assurer sa solidité, il sera refait à l’aide de U de béton habillés de pierres afin de conserver son cachet.

    Info en bref, juillet-août 2004

    Paysages de France

    L’objet de l’association Paysages de France est de lutter contre toutes les atteintes au paysage et au cadre de vie et contre toutes les formes de pollution visuelle dans les paysages urbains et non urbains, y compris maritimes et aériens.

    Cette association militante et résolument indépendante met à la disposition des adhérents toute une série de matériel pédagogique, ainsi que des fiches de relevé d’enseignes illégales, de points noirs, etc. Le site internet dispose d’un forum où on peut soumettre aux experts ses questions sur des sujets tels que la législation en vigueur, les possibilités de formation, l’activité de l’association, etc.

    Paysages de France propose aussi une assistance affichage pour les collectivités. L’association fournit aux communes trois services complémentaires:

    1. Sessions de sensibilisation/formation en vue d’informer sur la réglementation concernant l’affichage publicitaire et d’exposer les moyens d’action. Dans ce cadre, l’association est notamment intervenue pour les services techniques de la ville de Grenoble.
    2. Diagnostics sur la publicité extérieure assortis de propositions. Ils constituent un préalable indispensable pour l’élaboration d’une réglementation sur la publicité extérieure. L’association va jusqu’à proposer des projets de règlements locaux de publicité pour des communes ou des groupements de communes. Elle vient de réaliser notamment un diagnostic et un guide de propositions pour les 34 communes du pays voironnais (88 000 habitants) dans le cadre des chartes paysagères et architecturales.
    3. Aide à la mise en place des règlements locaux de publicité et suivi de la procédure. Cette aide se révèle précieuse en particulier pour les communes ne disposant pas de services techniques en mesure de prendre en charge la procédure. L’objectif de l’association est de permettre comme le prévoit le premier article du chapitre du Code de l’environnement consacré à la publicité extérieure, de concilier la liberté d’expression par le moyen de la publicité, des enseignes et préenseignes avec la protection du cadre de vie.

    Vivre l’île 12 sur 12 adhère en tant qu’association à Paysages de France, dont nous sommes correspondant local. Vous pouvez aussi adhérer à titre individuel. L’adhésion simple, qui coûte €10 (€12 pour un couple, €4 pour un étudiant ou un demandeur d’emploi), comprend l’abonnement à Action Paysage.

    Le bassin versant du nord de l’île – 3

    Il y a de multiples causes à la disparition des bassins de rétention au nord de l’île:

    • la suppression des « terriers » et haies après le remembrement;
    • la suppression des fossés, mares et étangs (augmentation du foncier);
    • le rehaussement des terrains nouvellement destinés à l’urbanisation ou juste urbanisés;
    • le nivellement après assèchement dans le but d’accroître les terres agricoles;
    • la réduction des fossés anciens due au remblaiement par certains riverains (augmentation du foncier);
    • le remplacement des fossés par un busage.

    Tous les ans au printemps, les trois principaux étiers (du Moulin, de l’Arceau, des Coëfs) évacuent les eaux pluviales par des écluses contrôlées manuellement avant l’alimentation en eau salée indispensable aux sauniers, aux exploitations aquacoles et ostréicoles. Effectivement, cette zone centrale gérée techniquement par deux syndicats (la SNAM et le Syndicat des 3 étiers), peu urbanisée, ne risque pas d’inondations pluviales bien qu’encore exposée à des risques de submersion marine dans des cas extrêmes.

    On peut cependant apprécier la diminution persistante de la surface de cette zone due à des comblements continus souvent souhaités par certaines municipalités après modification du POS ou PLU, à la suite de pressions soutenues de la part de certains élus afin d’accélérer de malencontreux « développements ».

    En particulier : projet de nouvelle zone commerciale et artisanale à la Guérinière; deux anciens marais salants près du Super marché U à l’Epine destinés à augmenter la capacité du parking; et l’établissement de nouveaux commerces, à l’entrée de Noirmoutier.

    A la Linière, à la Blanche, à la Madeleine, aux Roussières, à la Claire, aux Prés Patouillards, des coëfs contrôlés par des clapets et des portes, alimentés par un vaste réseau de fossés et d’étangs éliminaient les eaux pluviales depuis toujours.

    Aujourd’hui, des pompes électriques coûteuses pour la communauté suppléent à la disparition des bassins d’orage et au mauvais entretien des clapets à l’extrémité des coëfs souvent totalement ou partiellement ensablés, donc inopérants.

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    Les Prés Patouillards vers 1970 (cliquez pour agrandir)

    COORLIT85

    Vivre l’île 12 sur 12 est une association locale de défense de l’environnement; le territoire où nous luttons est plutôt restreint. Mais les évolutions aux niveaux national et européen nous concernent: une part importante de notre travail consiste à veiller au respect des instruments juridiques en vigueur; et nous avons besoin, pour bien travailler, de faire entendre notre voix au-delà de nos côtes.

    Depuis des années, Vivre l’île 12 sur 12 adhérait à l’Association de Défense de l’Environnement en Vendée (ADEV), fondée en 1968; cette adhésion nous permettait d’étendre notre action au niveau du départment; l’ADEV étant membre de France Nature Environnement (la fédération nationale des associations locales), nous étions également représentés à l ‘échelon national. Depuis 2001, cependant, suite à un changement de dirigeants, nous constatons avec regret que l’ADEV ne fonctionne plus de façon démocratique (certaines décisions sont prises sans la ratification des associations membres), et ne respecte plus ses principes de base. Avec d’autres associations de défense du littoral vendéen, nous sommes finalement amenés à quitter l’ADEV en mars 2006.

    Au début de 2007, avec l’Association de Protection de la Nature du pays des Olonnes (APNO), le Comité de Protection de la Nature et des Sites (CPNS) du Canton de Saint Gilles Croix de Vie, et Yeu demain, bientôt rejoints par l’Association de Sauvegarde de la nature et de l’environnement du littoral sud-vendéen (ASNEL), Vivre l’île 12 sur 12 participe à la création d’une coordination des associations du littoral vendéen (COORLIT 85), pour agir ensemble sur des situations récurrentes qui détruisent peu à peu notre littoral envahi par une urbanisation dévorante et insidieuse. La Coordination est déclarée à la sous-Préfecture des Sables d’Olonne le 9 mai 2007 (parution au Journal Officiel le 2 juin).

    Selon la déclaration, l’objet de Coorlit85 est de « capitaliser et coordonner les savoirs et les savoir-faire des associations agréées de défense de l’environnement des communes vendéennes concernées par la loi littoral. »

    L’ADEV est exclue de France Nature Environnement en avril 2007 (cas unique dans l’histoire de la fédération).
    COORLIT 85 est admis comme membre de France Nature Environnement, qui conserve ainsi des interlocuteurs en Vendée.

    Indépendante des groupes de pression politiques ou professionnels, la Coordination veut promouvoir et défendre un environnement qui se révèle être une des principales richesses de la Vendée.

    COORLIT 85 a pour objectif de permettre :

    • une information réciproque entre les associations,
    • une mise en commun de méthodes de résolution des problèmes environnementaux relatifs au littoral vendéen.

    Elle se propose d’accueillir les associations littorales vendéennes ayant obtenu un agrément officiel en matière de défense de l’environnement ; d’une manière plus générale, elle souhaite faire bénéficier de son expérience les créateurs de nouvelles associations d’orientation identique.

    COORLIT85: siège social:
    62, rue des Normands, 85100 Les Sables-d’Olonne
    courriel: coorlit85@wanadoo.fr

    Voir aussi:
    Dossier de presse

    Procès de l’Erika : Total condamné

    La justice reconnaît le préjudice écologique.

    « Après une procédure judiciaire qui aura duré près d’un an, le tribunal correctionnel de Paris a condamné, mercredi 16 janvier, le pétrolier Total à une amende de 375 000 euro pour « faute d’imprudence caractérisée ». Le tribunal correctionnel de Paris a, pour la première fois en France, reconnu l’existence d’un préjudice « résultant de l’atteinte portée à l’environnement ». »

    Lire l’article du journal Le Monde en cliquant ici.

    Pour le dossier multimédia, cliquez ci-dessous.

    Procès de l' »Erika » : un jugement qui encadre considérablement la notion de préjudice écologique
    LEMONDE.FR | 16.01.08

    © Le Monde.fr

    Le bassin versant du nord de l’île – situation actuelle

    Comme nous le savons, environ 66% des terres de l’île sont inondables dans un cas extrême (3m IGN). En dehors de la zone centrale largement formée de marais salants, des dépressions, anciens bassins d’orage, étangs, marais, prairies humides, mares ou fossés existent tout autour de l’île, tous en voie de régression, tous inondables.

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    Les Roussières vers 1950 (cliquez sur la vignette pour agrandir)

    Les anciens s’accommodaient de ces aléas climatiques par le creusement de fossés (les courseaux), souvent pourvus de murs appareillés afin de faciliter la progression des eaux vers les coëfs et écluses, et par le maintien de zones humides en guise de bassins de rétention capables d’absorber un surplus soudain et brutal d’eaux pluviales, à la suite d’orages par exemple.

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    Les Prés Patouillards vers 1900 (cliquez pour agrandir)

    Parfaitement localisées, ces prairies humides ou marécages étaient dénués d’habitations ou de constructions de valeur. Il s’agit en particulier au Nord de l’île, des Roussières, des Prés Patouillards, des étangs de la Blanche et de la Linière, du courseau des Bœufs, du fossé de la Madeleine, du canal au Vieil.

    L’île ne possède aucun ruisseau se jetant à la mer, sa partie centrale étant creusée en cuvette. Dans les endroits où les eaux douces retenues par le littoral forment des marécages, il a fallu établir des canaux pour leur permettre de rejoindre la plage; ce sont eux qui portent le nom de «courseaux».
    Ils sont maçonnés pour résister à l’ensablement, se continuent sous les dunes et sont munis de portes pour régler la sortie de l’eau.

    Dr Viaud-Grand-Marais, Guide du voyageur à Noirmoutier – Lusseau Frères – 1952

    Hélas, de nos jours, maltraitées par les développeurs de tout poil, ces zones basses (inférieures à 2,5 m IGN) dont la capacité de rétention s’amenuise irrémédiablement, n’assument plus leur rôle de vases d’expansion. Les remblaiements consécutifs à l’abandon de l’utilisation habituelle de ces dépressions, une urbanisation déraisonnable dans des zones traditionnellement dénuées de toute construction, provoquent des inondations dont la fréquence et la gravité augmentent d’année en année.

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    Le courseau des Boeufs à la Linière (cliquez pour agrandir)

    L’acharnement des intérêts fonciers à vendre des terrains inondables, l’obstination des municipalités à délivrer des permis de construire sur ces mêmes terrains perdurent, sans souci d’informer franchement voire honnêtement les nouveaux propriétaires sur les risques potentiels et la modulation possible voire probable des polices d’assurances.
    Le risque d’inondation n’est pas un phénomène nouveau à Noirmoutier (dans le centre ville en particulier), cependant, le développement urbain accéléré provoque une double problématique :

    1. un nombre grandissant de constructions diverses situées en zone inondable;
    2. la destruction de milieux humides – fossés, mares, marais – qui par remblaiement (diminution de volume) contribuent à une montée supérieure et plus rapide des eaux en cas d’inondation.

    Le rôle des plaines inondables et de débordement est de servir de réservoir et de vase d’expansion, où les eaux peuvent séjourner temporairement, lors des inondations provoquées par de fortes pluies. Si l’on remblaie ces zones, bloquant alors l’expansion indispensable de l’élément liquide, l’envahissement de ces milieux humides chasse les eaux vers des secteurs adjacents devenus vulnérables, y provoquant des inondations rapides inconnues jusqu’alors.

    Le bassin versant du nord de l’île

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    Carte de la partie nord de l’île: les zones en rose sont situées en dessous des plus hautes mers (cliquez pour agrandir)

    Dans le rapport d’orientation adopté par l’Assemblée Générale de l’association en juillet 2007, nous avons défini trois critères constants pour l’évaluation de tous les projets publics: la capacité d’accueil, le risque de submersion marine et le contrôle qualitatif et quantitatif des eaux de ruissellement.

    L’importance de ce troisième critère est amplement démontrée par notre dossier sur le bassin versant de 600 ha au nord de l’île de Noirmoutier (dossier qui sera publié dans notre bulletin d’infos).

    Le remarquable effort consenti par la Communauté de Communes à la défense contre la mer a quelque peu occulté le problème de l’évacuation vers la mer des eaux pluviales bloquées dans des cuvettes situées au dessous des plus hautes mers. La plupart de ces dépressions sont situées sur la face intérieure des dunes côtières, en particulier au Nord de l’île.

    Préoccupés par la reconversion de ces zones humides fragiles et complexes, les élus et aménageurs ont malencontreusement « oublié » la vulnérabilité et l’utilité indéniable de ces zones indispensables.

    Si la commune de Noirmoutier tient compte dans son PLU, au niveau des pompes des Roussières, du besoin d’un bassin d’orage, (le volume prévu de ce réservoir est d’ailleurs tout à fait insuffisant), elle souhaite cependant urbaniser la zone des Prés Patouillards et une partie des prairies humides à la Linière, en bordure du courseau des Bœufs, alors que toutes les eaux de ruissellement de cette dernière zone s’évacuent en mer, exclusivement par des pompes électriques, sujettes à des pannes, en cas d’orage par exemple. Certaines propriétés y sont régulièrement inondées.
    Ces réceptacles obligatoires des eaux pluviales et d’irrigation sont à la fois un danger pour les biens et pour la santé publique, par le lessivage des eaux de la plaine agricole, fertilisée par des produits hautement polluants jusqu’à preuve du contraire. Le rejet en mer sans traitement pollue toute la zone côtière du nord et de l’est de l’Ile.

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    Les Roussières en mars 2007

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    Les Prés Patouillards en mars 2007

    Toutes les eaux pluviales de cette zone sont évacuées en mer, plage de la Clère, par une pompe électrique.

    Jacques Oudin fait le point

    Le Comité national de l’eau, créé en 1964 et placé auprès du ministre chargé de l’environnement, donne son avis sur toutes les questions relatives à l’eau, et notamment sur les divers textes et plans gouvernementaux. Il rassemble, au sein de cinq collèges, des usagers, des associations, des collectivités territoriales, des représentants de l’Etat, des techniciens et les six présidents des Comités de bassin.

    Présidé depuis décembre 2003 par l’infatigable Jacques Oudin, le Comité national de l’eau est parmi les « organismes consultatifs » saisis dans le cadre du Grenelle de l’environnement.

    On peut télécharger l’avis que le comité a adopté à cette occasion (format pdf) en cliquant ici.

    Courrier vendéen 8 novembre 2007

    article du Courrier vendéen du 8 novembre 2007

    L’impact de la navigation de plaisance

    En raison de la grande visibilité de la navigation de plaisance près des côtes, cette activité est souvent perçue comme hautement polluante; cependant, selon une étude indépendante financée par la Confédération Européenne des industries nautiques (ECNI), son impact sur l’environnement marin est négligeable.
    Le but de cette étude, menée par une équipe d’experts indépendants, était de comprendre l’impact véritable des activités de loisirs sur l’environnement aquatique et marin, en tenant pleinement compte de toutes les autres pressions et sources de pollution.
    Il ressort des conclusions de l’étude que 77% de l’ensemble de la pollution marine serait du aux activités humaines terrestres. Le rejet de déchets en mer represente 10% de l’ensemble, tandis que 1% seulement serait attribuable à l’exploration et le forage pétroliers.
    Les 12% restants seraient dus à l’ensemble des activités maritimes – le transport maritime, le transport d’hydrocarbures et autres produits dangereux, les activités portuaires et les accidents tels que les marées noires, dégazages et autres rejets.
    Les petits vaisseaux (en dessous de 24m) comptent pour 2% seulement dans la pollution pétrolière de l’environnement marin; outre les bateaux de plaisance, cette catégorie comprend également des bateaux de pêche et des vaisseaux commerciaux.
    Bien sûr, on peut toujours contester les conclusions des experts « indépendants » financés par la confédération des industries nautiques; mais l’étude semble sérieuse.
    Publiée en septembre 2007, l’étude est disponible uniquement en anglais. On peut la télécharger en cliquant sur ce lien.

    Loi ‘Littoral’ – rapport au Parlement

    On trouve sur le site internet du Ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durable, sous le rubrique « aménagement du territoire », le texte du rapport sur l’application de la loi Littoral et sur les mesures spécifiques prises en faveur du littoral, déposé devant le Parlement début octobre. D’après le communiqué de presse publié par le ministère à cette occasion, « ce bilan, fruit d’un travail interministériel coordonné par la Diact avec l’appui du Secrétariat général de la mer, a été établi en concertation avec le Conseil national du littoral (CNL). Il a fait l’objet d’une communication de Nathalie Kosciusko-Morizet en Conseil des ministres le 11 octobre 2007. Il insiste tout particulièrement sur l’importance des changements qui ont affecté les espaces littoraux. »

    Ces changements sont en partie imputables à la forte accélération de l’attractivité résidentielle, économique et touristique du littoral; ainsi, la population des communes littorales s’est accrue de 530 000 habitants depuis l’adoption de la loi Littoral en 1986.

    Toujours selon le Gouvernement, « en définissant des règles permettant de concilier la préservation des espaces naturels et la mise en valeur du littoral, la loi Littoral a dégagé des principes précurseurs qui gardent aujourd’hui toute leur actualité. Elle bénéficie, d’ailleurs, d’une bonne perception dans l’opinion publique : 94 % des Français sont favorables au principe d’une loi régissant spécialement le littoral tandis que 53 % d’entre eux estiment que l’état du littoral s’est amélioré en 20 ans. »

    Le rapport confirme notre position sur la notion de « capacité d’accueil », notion à la fois primordiale et incomprise. A la page 61, nous lisons:

    « Les contours de ces concepts [il s’agit de concepts introduits par la loi Littoral en 1986, qui, bien que novateurs, avaient déjà été expérimentés] sont d’inspiration géographique et écologique. A l’exception de la bande inconstructible des 100 mètres, ils font appel à une approche qualitative et fonctionnelle de l’espace. Il en est ainsi par exemple, de deux notions:

    • les espaces remarquables et caractéristiques,
    • la capacité d’accueil, qui suppose une approche intégrant l’incidence des risques naturels et technologiques, la capacité de charge des écosystèmes concernés et les besoins de préservation des espaces marins et des espaces terrestres, naturels et agricoles ainsi que les conditions de leur fréquentation par le public; les ressources naturelles et les équipements locaux (eau potable, capacité d’assainissement, etc.) . »

    A la page 88, le rapport constate un retard de mise en conformité dans les documents d’urbanisme, et la difficulté qu’ont les élus à saisir certains concepts: « La notion de capacité d’accueil est mal appréhendée par les élus, qui la comprennent souvent comme ‘ce qui reste à urbaniser’ sur leur commune. Cette notion est donc insuffisamment prise en compte dans les documents d’urbanisme, son intégration se limitant dans la plupart des cas à une brève évocation dans le rapport de présentation. » Dans un tableau à la page 89, les conséquences de la non prise en compte des notions de la loi sont identifiées; pour la capacité d’accueil, il s’agit, entre autres, de congestion, saturation et perte d’attractivité.

    En conclusion (p. 124), les rapporteurs recommandent de « poursuivre avec détermination la mise en oeuvre de la loi Littoral. »

    Le rapport est disponible en format pdf sur le site du ministère. Mais attention, il est volumineux: il comporte 127 pages, et pèse 7,7Mo

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    La Pointe de la Loire

    Les associations, acteurs majeurs de la protection du littoral

    Selon un sondage réalisé en juin 2006 par l’institut CSA pour le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable, les Français font surtout confiance, à 61%, aux associations de protection de l’environnement pour protéger le littoral et préserver les côtes en France. Viennent ensuite les collectivités locales / élus locaux (33%), les riverains (28%), la Loi Littoral (26%) et le Ministère chargé de l’environnement (20%). Les secteurs touristiques et immobiliers ne représentent pas une véritable alternative (5% des citations).

    Sur cette question, les opinions se structurent selon trois éléments : la catégorie sociale, la préférence politique et la proximité géographique avec le littoral. Ainsi les catégories supérieures mettent-elles davantage en avant les associations de protection de l’environnement (70%) que les catégories populaires (60%), de même pour la Loi Littoral (31% contre 22%). En revanche, elles font moins confiance aux riverains que les catégories populaires (19% contre 34%). Par ailleurs, ceux qui connaissaient la Loi Littoral avant le sondage la citent plus volontiers (34%), la mettant à quasi-égalité avec les collectivités locales et élus locaux.

    (Pour plus de détails, voir l’article sur le site du Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durable.)

    Érosion marine

    L’érosion touche plus du quart du littoral français

    LE MONDE | 11.08.07 | 14h55 • Mis à jour le 11.08.07 | 15h18

    erra-t-on, dans quelques décennies, la mer battre de nouveau les rivages d’Aigues-Mortes (Gard), comme au temps de Saint Louis, ou le littoral de Normandie ou d’Aquitaine reculer de plusieurs kilomètres ? Le réchauffement climatique, qui devrait augmenter la violence et la fréquence des tempêtes et élever le niveau des mers de 18 à 59 centimètres d’ici à 2100, modifiera la géographie du trait de côte. De l’avis des spécialistes, les rivages plats et sableux, beaucoup plus fragiles que les littoraux rocheux, seront Continuer la lecture

    La Loi “littoral” au Grenelle de l’environnement

    À l’occasion du futur “Grenelle de l’environnement », COORLIT85, la Coordination des associations du littoral vendéen, a fait parvenir à France Nature Environnement, qui est l’un des participants, le message suivant :

    COORLIT 85 vous demande de prendre en compte – mais sans doute est-ce déjà le cas – le problème des attaques incessantes de certains élus contre la Loi Littoral. Comme vous le savez,  une initiative de l’association des maires de France a conduit à une offensive assez générale, puisque de nombreux conseils municipaux ont voté leur soutien à la motion de l’AMF 29. Le Conseil national du littoral est impliqué (via Louis Guédon, député-maire des Sables d’Olonne, qui a fait voter la dite motion par son conseil). Ce point paraît capital à nos associations  : comment défendre cette loi qui, même appliquée comme elle l’est, reste tout de même un garde-fou ?

     Merci de nous dire comment vous envisagez d’agir. 

    France Nature Environnement publie un communiqué de presse concernant le « Grenelle de l’environnement », que vous trouverez en cliquant ici.

    Géologie de l’île (courrier reçu)

    Bulletin N° 44

    Bonsoir.

    J’ai reçu aujourd’hui votre journal. Toujours très intéressant. Encore une fois, on y apprend beaucoup. En particulier, sur les marais.

    Vos marais se trouvent donc sur une couche d’argile épaisse seulement d’un mètre ? Qu’y a-t-il donc au-dessous : l’eau douce ou la mer ? A quelle époque et comment cette couche d’argile s’est-elle formée ? Vos marais sont, je suppose, tous au-dessous du niveau de la mer ? Quelle est leur altitude ?

    Merci, si vous pouvez m’apporter des informations.

    L’île est constituée de deux entités géologiques :

    – au Nord une partie surélevée ( + 20m NGF) composée de roches métamorphiques

    – au Sud une zone déprimée (+ 3m NGF) constituée en surface par des formations argileuses de marais de 1 à 7 m.

    Sous ces argiles on trouve des calcaires et des grès d’environ 25 m de hauteur, ces calcaires et grès affleurent de part et d’autre de l’île. Ils surmontent des sables moyennement aquifères mais qui constituent un « réservoir » épais de 25 à 50 m d’eau salée ayant une température stable (environ 14°) et des caractéristiques physico chimique sensiblement différentes de celles de l’eau de mer en ce qui concerne les éléments nutritifs.

    Sur la bordure Ouest de l’île, un cordon de dunes sableuses recouvre le calcaire et l’argile, il est le siège d’une nappe d’eau douce alimentée par l’infiltration des eaux de pluie et qui « flotte » sur les eaux salées sous jacentes.

    Politique française de l’eau: troisième phase du grand débat national

    La Présidente de Vivre l’île 12 sur 12 vient de recevoir une lettre de Madame la Directrice Régionale de l’Environnement, annonçant la troisième phase du large débat national mené afin de déterminer de manière partagée, avec l’ensemble des acteurs de l’eau, quels aménagements doivent être apportés à la politique française de l’eau.

    Faisant suite aux deux premières phases de ce débat, menées auprès des principaux acteurs au niveau national et à celui des bassins, cette troisième phase sera consacrée à la consultation du grand public, et aura pour objectif de recueillir de la façon la plus diversifiée possible l’avis du public.

    « Nous vous informons » écrit la Directrice Régionale de l’Environnement « qu’une enquête portant sur les grands thèmes du débat : – L’eau et l’homme, l’eau et les milieux aquatiques, la gouvernance et les moyens – a été lancée auprès de la population. Nous vous invitons à y participer au moyen d’un questionnaire, en ligne sur le site internet du ministère : http://www.environnement.gouv.fr/; les réponses peuvent être effectuées par voie postale ou directement sur le site avant le 24 octobre. »

    La Direction de l’Eau du ministère a réalisée une collection de fiches d’information grand public, disponible à la DIREN des Pays de la Loire (contact : Madame Michèle HERR-CHATELAIN – téléphone 02.40.99.58.00 – michele.herrchatelain@pays-de-la-loire.environnement.gouv.fr).

    Madame La Directrice conclut en priant notre Présidente de bien vouloir relayer cette information auprès des adhérents.