Histoire de rond-point II

Le 22 novembre, nous avons publié un billet intitulé « Histoire de rond-point » dans lequel nous attirions l’attention sur le manque d’entretien du giratoire de l’entrée de l’île.

Ce billet avait  fait l’objet d’un article quelques semaines auparavant dans notre bulletin d’infos N° 60.

C’est totalement par hasard que ce même 22 novembre, au conseil municipal de Barbâtre, la question du giratoire a été évoquée par un des conseillers municipaux, comme on pourra le lire à la page 6 du compte rendu. 

Nous reproduisons ci-dessous cette intéressante conversation:

« Monsieur VIOLEAU signale que le rond point de la Fosse n’est pas entretenu. Dans les autres communes, les giratoires sont plus beaux.
Monsieur le Maire répond que c’est le Conseil Général qui crée les giratoires et que sur celui de la Fosse, il y a beaucoup de végétation.
Monsieur GABORIT précise que cela rentre dans le cadre du plan vert.
Monsieur le Maire fait remarquer que l’arrosage se fait avec de l’eau de recyclage. »

Et voilà. Problème reporté, à moins qu’il ne soit réglé dans l’esprit de Monsieur le Maire. En fait, 3 000 plantes ont été utilisées pour « paysager » ce Rond Point, dont la végétation qui a résisté est loin d’être luxuriante. De l’argent gâché dites-vous ?

Le devenir de Bon Secours – réunion publique

Le samedi 17 décembre 2011 à 15 heures dans la Salle des Fêtes de La Guérinière aura lieu une réunion publique sur le devenir de la maison de convalescence de Bon Secours.

La Mairie l’annonce dans un  numéro spécial de la publication Guérin’Infos  (numéro de décembre 2011, disponible en Mairie ou téléchargeable en format pdf à partir du site internet de la Mairie).

Le règlement d’urbanisme de la commune précise qu’à cet endroit  il ne peut y avoir que des équipements sanitaires ou sociaux. Le bâtiment devant être mis en vente, l’équipe municipale de La Guérinière envisage de s’en porter acquéreur.

Pour plus de détails on pourra lire l’article du Courrier Vendéen en cliquant sur la vignette ci-dessous.

Courrier vendéen du 8 décembre 2011

12 sur 12 et les documents d’urbanisme

Vivre l’île 12 sur 12, c’est près d‘un millier d’adhérents, résidents principaux ou secondaires qui se sont associés pour défendre un extraordinaire environnement, celui de leur île. Le Conseil d’administration de l’association est chargé de réaliser pratiquement cet objectif, il suit inlassablement les problèmes d’urbanisme et particulièrement l’élaboration des documents d’urbanisme que sont les PLU et le SCOT.

C’est ainsi qu’ils sont amenés à décortiquer et quelquefois à critiquer les orientations et le travail des élus responsables des documents d’urbanisme.
Ce travail est reconnu car nous sommes invités à participer aux réunions de préparation des documents (PLU et SCOT) soumis à enquête publique. Lors de l’enquête nous complétons l’information des commissaires enquêteurs en leur apportant des « informations de terrain ». À l’issue des enquêtes, si des projets menaçant l’environnement sont illégaux, nous déposons un « recours gracieux » auprès de la commune soulignant cette illégalité. Quand ce recours est rejeté nous demandons au Tribunal administratif d’examiner l’acte litigieux. C’est ce scénario qui s’est déroulé lors de la mise en place du PLU de Noirmoutier. A l’issue, le Tribunal de Nantes a ainsi reconnu que des zones humides, au caractère de bassin d’orage et inondables (Roussières, Prés Patouillards, etc.) devaient être protégées et en tous cas ne pouvaient être déclarées urbanisables.

Le PLU a été annulé.

Dans le même ordre d’idées :
La communauté de communes de l’Île de Noirmoutier a rejoint le syndicat mixte « Marais Bocage Océan ».

Ce syndicat mixte réunit cinq communautés de communes représentées par 28 délégués. L’île de Noirmoutier ne sera représentée que par 3 délégués. Ce syndicat mixte doit élaborer un Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) Nord Ouest Vendée.
Le SCOT de Noirmoutier va disparaître. Un certain nombre des compétences communales et intercommunales vont donc être déléguées à un organisme où les voix  noirmoutrines risqueront de ne pas être audibles.
Pourquoi pas ?
Mais cela mérite explications ! Nous estimons que nos élus nous doivent ces explications, nous demandons donc qu’une réunion publique soit organisée dans ce but.

Enseignes publicitaires à Noirmoutier

Selon le Courrier Vendéen du 23 septembre, la ville de Noirmoutier-en-l’île entreprend d’inventorier les enseignes et pré-enseignes présents sur le territoire de la commune.

Courrier vendéen du 23 septembre 2010

 Vivre l’île 12 sur 12 est le correspondant local pour l’île de Noirmoutier de l’association Paysages de France, qui lutte contre les affichages non-réglementaires; à ce titre, nous avons réagi à l’article du Courrier Vendéen en écrivant au Maire de Noirmoutier le 1er octobre la lettre suivante :

Objet : Analyse critique d’un article du Courrier Vendéen du 23 septembre 2010
Monsieur le Maire,

Suite à l’article du Courrier Vendéen du 23 septembre 2010 : « Contrat environnement littoral – L’inventaire des enseignes publicitaires a débuté », nous souhaitons effectuer une mise au point relative au titre et au contenu de cet article.
En effet, les commentaires attribués à la Ville sont en partie erronés ou imprécis et ne respectent pas les termes du « Contrat environnement littoral » signé en 2007 avec le Conseil Général de la Vendée qui stipule entre autres :« un respect des obligations réciproques du contrat ».
Ce contrat requiert : « des engagements réglementaires pris par la commune notamment pour maîtriser le développement de l’hôtellerie de plein air et de la publicité »…
Dans cet article du Courrier Vendéen, la Ville parle d’une « mise en valeur du bâti et paysagement de votre commune » or la Ville a laissé s’implanter en zone ZPPAUP de nombreuses enseignes non conformes et aucun effort de mise en conformité n’est perceptible.
Selon cet article, l’objectif « est de pouvoir identifier et quantifier l’ensemble des enseignes et préenseignes de la commune, afin d’évaluer leur intégration dans l’environnement. Il s’agit avant toute chose d’une démarche qualitative pour renforcer la qualité paysagère de notre commune »
Or, si le contrat environnement littoral parle de « maîtriser la publicité », la Ville parle : « d’évaluer leur intégration (des enseignes et préenseignes) dans l’environnement ». Ce n’est pas la même chose.
Vous n’êtes pas sans savoir qu’il ne s’agit pas d’évaluer tel ou tel panneau mais qu’il s’agit de faire respecter la loi, c’est à dire imposer une mise aux normes ou faire disparaître l’affichage publicitaire en infraction.
Que veut dire la Ville par : « renforcer la qualité paysagère de notre commune » ?
Si vous souhaitez mettre en valeur les richesses du patrimoine architectural et urbain de la ville, pourquoi ne faites-vous pas respecter la zone ZPPAUP existante, atout touristique véritable, au lieu de laisser perdurer les panneaux en infraction, tapageurs, présents dans cette zone maladroitement enlaidie? La mise en conformité de l’ensemble de la commune en général et de cette zone en particulier serait alors en accord avec « la démarche qualitative » que vous préconisez si justement.
De plus, la Ville parle d’une manière restrictive d’enseignes et de pré-enseignes, alors que le contrat parle de publicité en général, c’est à dire incluant les panneaux publicitaires; peut-être s’agit t-il d’un manque de connaissance de la part de la Ville ou tout simplement d’un oubli.
En effet, l’affichage publicitaire comprend trois types d’affichages : les enseignes, les préenseignes et la publicité.
La période de six mois impartie pour faire effectuer par deux employés municipaux, un inventaire – déjà réalisé pour l’essentiel – nous semble être une bien mauvaise gestion, à la fois de l’argent public et de l‘emploi du temps d’employés municipaux, alors que vous n’êtes pas sans savoir qu’un relevé de l’essentiel de l’affichage publicitaire en infraction sur votre commune a déjà été effectué gracieusement par nos soins et vous a été communiqué ainsi qu‘au Préfet de la Vendée.
Des solutions respectueuses des éléments identitaires de votre commune existent.
Paysages de France, qui a acquis une grande expérience en matière de publicité extérieure et de protection du cadre de vie, peut apporter ses conseils aux municipalités. Dans ce cadre, elle aide notamment à la mise en place des règlements locaux de publicité.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le maire, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

Le 7 octobre, le Courrier Vendéen a rendu compte de notre proposition d’aide en publiant l’article ci-dessous (cliquez sur la miniature pour le lire).

Courrier vendéen du 7 octobre 2010

Échos de la presse

Le 5 août, le Courrier Vendéen a publié la suite de son reportage sur notre Assemblée Générale.

Courrier vendéen du 5 août 2010

Dans la même édition, un article sur l’état du réseau d’assainissement de l’île.

Courrier vendéen du 5 août 2010

On se rappelera que lors du point presse du 14 novembre 2009, Monsieur Faucher affirmait que le réseau était « en bon état ». (Voir notre article ici.)

Mais Monsieur Faucher n’a pas toujours tout mauvais ! Dans l’article ci-dessous, extrait du Courrier Vendéen du 29 juillet 2010, il s’explique sur la révision du PLU de Noirmoutier-en-l’île, en parlant des axes qui :

« n’avaient pas été pris en compte, comme la capacité d’accueil et qui avait notamment été demandée par l’association Vivre l’île 12 sur 12 lors de l’enquête publique. »

L’article précise que :

Pour l’évaluation de la capacité d’accueil, la municipalité va reprendre la méthode mise au point pour le compte de la DREAL. Une présentation publique de cette méthode par deux géographes du laboratoire Géolittomer de l’université de Nantes (associée à ces travaux) a eu lieu à l’initiative de Vivre l’île 12 sur 12 en mars dernier.

Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez sur la miniature ci-dessous.

Courrier vendéen du 29 juillet 2010

Une impression de déjà vu…

Panneau de l’aquarium juin 2010

Photo prise  hier après-midi, à l’entrée de Noirmoutier-en-l’île. Les lecteurs de ce  blog se rappelleront que le panneau est illégal à deux titres au moins: il se trouve dans la ZPPAU, et il se trouve à  moins de 500 mètres du centre historique.

ZPPAU de Noirmoutier

Le plan ci-dessus montre en jaune les Zones de Protection du Patrimoine Architectural et Urbanistique; le pointillé rose délimite la protection de 500m autour des monuments historiques.

Voir aussi cet article, et celui-ci, et celui-ci, et celui-ci, et celui-ci...

Panneau illégal – le retour!

Panneau illégal - le retour!

Ci-dessus : l’entrée de Noirmoutier-en-l’île, le 1er mai 2010 ; on aperçoit, de gauche à droite : le château de Noirmoutier, les salorges, l’église…

L’année dernière à cette époque, nous avons publié un article sur les panneaux publicitaires dans les ZPPAUP, dans lequel nous reproduisions un article du Courrier vendéen où il était question d’un panneau illégal à l’entrée de Noirmoutier-en-l’île. Quinze jours plus tard, le panneau avait disparu, pour réapparaître au mois de juillet. Enlevé à la fin de la saison touristique, le panneau (toujours illégal) est réapparu le mois dernier.

Les élus noirmoutrins n’agissent pas pour faire respecter la loi.

L’association Paysages de France, dont l’objet est « de protéger, réhabiliter et valoriser les paysages urbains et non urbains », a récemment fait démonter des panneaux illégaux mis en place par le conseil général du Gers.

Paysages de France a mis le conseil général en demeure de supprimer ces gigantesques panneaux 4x3m scellés au sol, en référence aux articles L.581-27 et L.581-32 du Code de l’Environnement.

Saint Clar, dans le Gers

Ci-dessus : l’éntrée de Saint Clar (Gers), avant le démontage.

À bon entendeur, salut !

Barrage de l’Auzance

La Lettre Eau de FNE est une revue trimestrielle qui traite des problèmes environnementaux de gestion des ressources en eau au sens large, incluant la mise en perspective des interactions avec d’autres politiques (agriculture, aménagement du territoire, énergie, santé environnement, déchets, etc.).

C’est également un lieu d’expression pour les associations de protection de l’environnement qui oeuvrent dans le domaine de l’eau.

Le N° 47 (qui n’est pas encore disponible en format électronique) inclut, en page 16 un article signé Yves Lepage pour Pays de la Loire Nature Environnement et Anne-Maire Grimaud pour COORLIT85 sur le projet du barrage de l’Auzance, qui s’inscrit dans le cadre du SAGE « Auzance, vertonne et côtiers vendéens. » L’eau est très convoitée en Vendée. Deux gros consommateurs, dont les prélèvements se concentrent sur la période estivale, sont pointés du doigt: le tourisme, en perpétuel accroissement, et l’agriculture intensive, avec la monoculture du maïs. Le syndicat Vendée Eau estime qu’il manquera de 5 à 8 millions de m³ d’eau en 2015, surtout pour la frange littorale. C’est pourquoi ce projet est envisagé.

Les deux associations, PNLE et COORLIT85, ainsi que l’APNO considèrent que ce 14ème barrage vendéen est à proscrire: il empêcherait l’atteinte du bon état écologique de la dernière rivière libre du département.

L’alternative à ce projet controversé serait une conduite à partir de la Loire, qui constitue une option environnementale meilleure sans coût disproportionné. C’est la solution préférée par la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN). Pour les associations, la solution du transfert, si elle ne peut être absolument satisfaisante, est la moins mauvaise des deux. Mais l’urgence est dans la prise de conscience de chacun. S’il faut choisir, écrivent-elles, c’est entre l’augmentation du parc immobilier et le respect de la capacité d’accueil; c’est entre le laisser-aller et la mise en oeuvre d’un programme sérieux d’économies d’eau, incluant cultures peu gourmandes en eau, développement de l’agriculture biologique, et efforts de tous, y compris des collectivités qui se doivent de montrer l’exemple.

Panneaux publicitaires dans les ZPPAUP – suite

Il y a une quinzaine de jours, nous avons attiré votre attention sur le panneau publicitaire à l’entrée de la commune de Noirmoutier, en pleine zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP).

Le Maire de Noirmoutier, en réponse à une question d’un élu de l’opposition, avait refusé de s’engager à faire enlever ce panneau illégal.

Cependant, comme on peut le voir sur les photos ci-dessous, le panneau a disparu la semaine dernière.

emplacement panneau

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Panneaux publicitaires dans les ZPPAUP

L’abbréviation ZPPAUP dénote une Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager. Dès lors que l’acte instituant une ZPPAUP est établi et publié, (et ce, sans attendre un règlement local de publicité qui pourrait légaliser la situation), il convient de rappeler que le code de l’environnement interdit tout simplement la publicité (pas les enseignes) dans la zone.

Article L581-8 du code de l’environnement :
I. – A l’intérieur des agglomérations, la publicité est interdite :
[…]
II. – La publicité y est également interdite : […] 3° Dans les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager

C’est d’ailleurs la raison de la disparition des panneaux publicitaires au centre de Noirmoutier dont nous avons fait écho dans ce billet de septembre 2007.

Cette disposition est de nouveau à  l’ordre du jour, comme nous pouvons le lire dans l’article suivant, extrait du Courrier Vendéen du 30 avril 2009:

Courrier vendéen 30 avril 2009

Aménagement de la déchèterie

Comme on peut le lire dans le dossier aux pages 6 et 7 du Journal de la Vendée N° 115, disponible sur le site internet du Conseil général, le plan départemental des déchets est une réussite.

Ce plan prévoit, entre autres, l’implantation d’un centre de tri mécano-biologique à Saint Christophe du Ligneron. Cependant, cette technique de traitement des ordures ménagères n’est pas sans poser certains problèmes, comme on peut le lire dans le document intitulé « Tri mécano-biologique : une fausse alternative » (fichier pdf à télécharger) publié par le CNIID (Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets). Les déchets ménagers ramassés dans les quatre communes de l’île de Noirmoutier seraient acheminés au centre de traitement de Saint Christophe du Ligneron par camion-benne à partir de la déchèterie de La Guérinière. (Voir aussi l’article du Courrier vendéen du 11 septembre 2008 dans notre billet du 20 septembre.)

Vivre l’île 12 sur 12 a rencontré le Commissaire enquêteur lors de l’enquête publique à La Guérinière sur l’aménagement de la déchèterie. Nous avons exprimé notre position sur cet aménagement dans une lettre que vous pouvez télécharger en cliquant ici. Nous attirons l’attention sur l’importance d’une prise en compte de la capacité de traitement de cette déchèterie, en termes d’équivalent-habitants : c’est, encore une fois, la question de la capacité d’accueil de l’île de Noirmoutier qui se pose. Nous demandons une meilleure prise en compte des risques d’inondation et de pollution, et un meilleur suivi de la qualité des eaux d’écoulement.

La police innove

Article du Bulletin N° 40

Un projet devenu réalité

C’est en Avril 2002 que Michel Daillant (responsable de la police de Noirmoutier en l’île) et trois fondateurs élaborent une unité spéciale de police.

Sept heures par jour, quatre jours par semaine, pendant toute la saison, la patrouille de la brigade à cheval de Noirmoutier sillonne les dunes, les sentiers, et les marais.
Son but principal : assurer une meilleure sécurité aux habitants de l’île et aux estivants dans les endroits où les autres brigades rencontrent des problèmes d’accès.
En pleine saison cette brigade se compose de trois membres, trois jeunes femmes cette année. Les chevaux sillonnent un parcours prévu d’avance par la police. Le circuit évolue au fil des jours selon les obligations de la journée, les marchés, les événements et les représentations, ou encore les contrôles d’entreprises, de commerçants ou de véhicules.
Les cavalières veillent au respect des lois en vigueur dans le pays et surtout celles relatives à la protection du littoral.

Le recrutement et l’apprentissage

Les conditions d’admission à la brigade de police à cheval sont très strictes et correspondent à un contrat à durée déterminée car ce sont des emplois saisonniers.
Premièrement, les cavaliers qui se présentent sont titulaires au minimum du “Galop 5”, connaissent des tactiques de self-défense à cheval et possèdent une maîtrise irréprochable de leur collègue de travail : le cheval.
Deuxièmement, un policier doit aussi bien savoir se défendre que défendre autrui. La notion de défense à cheval est issue d’un art martial, le Yoseikan Bajutsu. Cette technique permet la protection de soi mais aussi la capture d’éventuels fuyards, vite rattrapés par le destrier, comme c’est le cas notamment pour les vols à l’étalage. Équipées d’une sangle de ramassage les cavalières sont libres de leurs mouvements et peuvent facilement se pencher pour apposer des PV aux véhicules en infraction ou attraper des voleurs.

En ce qui concerne les chevaux, ils sont au nombre de trois. Gazelle, Garance et Jairzhino, ils ont été recrutés dans des clubs où ils ont appris à être en contact avec les humains, les voitures, et la mer. Ils sont à l’aise sur tous les terrains, aussi bien sur les chemins en terre que sur l’asphalte, les sentiers mal aplanis des marais, les dunes de sables ou encore dans les zones forestières.

Les lieux de patrouille et le mode de prévention

Vous pouvez rencontrer la brigade à cheval au détour d’un chemin, d’un œillet de marais salant, ou plus fréquemment sur les plages de Luzeronde, du Lutin, de la Linière, du Mardi-Gras et du Bois de la Chaize.

Les chevaux ne sont présents que sur les plages non surveillées par les sauveteurs et uniquement sur celles situées dans la partie nord de l’île.
La patrouille s’effectue par paire et par tous les temps : deux valeureux destriers montés par deux jeunes femmes en uniforme, âgées de 24 ans environ. La hauteur que leur procure le cheval, combinée à celle du cavalier offre un meilleur champ de vision à ces femmes policières.

Elles veillent à entretenir un bon contact verbal avec les habitants et les vacanciers, tout en maintenant une présence d’ordre et de surveillance.
Notons par exemple que l’accès aux plages est formellement interdit aux chiens, au camping sauvage, aux feux de camp (le jour et la nuit), aux nudistes hors de la zone qui leur est réservée, et aux vendeurs à la sauvette.
Les marais salants sont également surveillés avec attention car des vols de sel ou de matériels, nécessaires à l’entretien régulier des marais, sont à déplorer.

Le bilan :

Cette brigade connaît depuis deux ans un franc succès au près des estivants. La brigade à cheval est moyen d’intervention écologique et rapide. Bien acceptée par la population, elle remplit parfaitement son rôle de médiateur.
Les services de police apprécient ce mode d’intervention pour des raisons de commodité, de rentabilité, de sécurité et de logistique.

Cependant ce bilan globalement positif doit être nuancé :
Les cavaliers n’ont pas le droit de descendre de selle sauf en cas d’extrême urgence. Ils ne sont pas habilités à apporter les premiers secours en cas de problème de santé ou d’accident de mer.
Un réseau de télécommunication leur permet de joindre à n’importe quel moment le poste des pompiers de l’île et celui des forces de police motorisées. Les secours prévenus, les interventions se font dans les meilleurs délais.
Par ailleurs, des crottins de chevaux sont inévitables après chaque passage de la brigade. Ces excréments sont certes biodégradables mais peu esthétiques ni hygiéniques. Des techniques comme le panier, utilisé pour ramasser les déjections, existent mais demanderaient une plus grande subvention et des réglages perfectionnés de l’appareillage.

Rappel sommaire des interdictions les plus courantes :

– Les vélos, sur le littoral, ne sont pas autorisés sauf sur les chemins appropriés.
– Les véhicules motorisés ne sont pas admis sur les plages, les dunes, et les réserves naturelles.
– Les vidanges sauvages, concernant avant tout les camping cars, sont interdites.
– Les feux de camp et les campings improvisés sont strictement réglementés.
– Les chiens ne sont pas autorisés à rester sur la plage pour des raisons d’hygiène.
– Tous les chevaux sont interdits sur la plage sauf à marée basse. Seuls des services spécialisés, comme la police de Noirmoutier, y sont autorisés.

Pour information :

A Noirmoutier : la brigade des chevaux est mise en place pendant la période estivale afin d’assurer une complémentarité de protection avec les unités déjà mise en place.
A l’Epine : un Garde Champêtre est responsable de la plage.
Dans les autres communes : c’est le Garde Municipal qui veille.

Dans un souci de protection de l’environnement de l’île, nous vous prions de bien vouloir vous tenir informés des lois en vigueur sur vos activités de loisirs, et de prendre le temps de lire les affiches appropriées à chaque entrée de dunes ou de chemins classés.
Merci de respecter votre environnement !

Nous remercions vivement Sylvie Tesson qui a bien voulu, cet été, se charger de ce reportage pour 12 sur 12 info.